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Busan en Cotentin - Le réduit normand
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DMZ



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MessagePosté le: Dim Sep 13, 2026 11:41    Sujet du message: Répondre en citant

Pour le plaisir des yeux, les positions de DCA à Cherbourg après renforcement du réduit par une demi brigade AA : un régiment de canons AA lourds (HAA Regiment à trois batteries de QF 3.7 inch AA) et un régiment de canons AA légers (LAA Regiment à trois batteries de Bofors 40 L/60 AA) .


IGN - Remonter le temps

Les ronds violets et blancs représentent les demi-batteries (4 pièces donc) de QF 3.7 inch AA (94 mm).
Les ronds oranges représentent chaque pièce de Bofors 40 mm.
Deux demi HAA Battery (2 x 4 pièces de 94 mm) et une LAA Battery (12 pièces de 40 mm) défendent le port.
Deux demi HAA Battery et une LAA Battery défendent la ceinture Sud (ligne des forts terrestres).
Deux demi HAA Battery et une LAA Battery défendent la ceinture Nord (ligne des forts de la digue extérieure plus Tourlaville et terrain de Querqueville).
Chaque emplacement de demi-batteries de 94 est complétée par des projecteurs et, si possible, un radar AA No 1 Mk1 / GL pour les diriger. Le minimum serait de trois GL installés au fort des Flamands, au fort du Roule et à l'Arsenal


Vickers QF 3-inch AA - Wikipedia


Bofors 40 L/60 - Wikipedia


Radar AA No 1 Mk2 / GL2 - Très proche du modèle GL1 - Wikipedia

Ah, et puis, comme déjà précisé antérieurement, un radar AMES 2 CHL sur le sommet de la montagne du Roule pour alimenter aussi bien la salle de contrôle de la chasse que donner une information avancée aux batteries. J'ai rajouté l'emplacement radar sur la carte avec une étoile noire pour bien indiquer que c'est le cœur de la défense... Avec une portée donnée de 110 miles, 175 km, ça couvre théoriquement de Saint-Valéry-en-Caux à Perros-Guirec.


Antenne du radar AMES 2 CHL - The Radar Pages


Radar AMES 2 CHL - The Orkney News
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MessagePosté le: Dim Sep 13, 2026 14:53    Sujet du message: Répondre en citant

Merci pour le récit !

Citation:
on doit bien faire quinze nœuds sur le fond

Que signifie la partie en gras ?
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MessagePosté le: Dim Sep 13, 2026 15:22    Sujet du message: Répondre en citant

C'est comme pour un avion qui a sa vitesse par rapport à l'air et qui peut aller plus ou moins vite par rapport au sol, ou même en crabe, s'il y a du vent.

Pour un navire ou un bateau (je rappelle que les navires vont sur la mer et les bateaux sur la mare au canards, c'est à dire les eaux intérieures...), c'est le courant qui joue le rôle de l'air pour l'avion et tu dois composer ta vitesse propre sur l'eau avec celle du courant pour calculer ta vitesse fond qui est la seule qui compte en navigation.

Quand tu te trouves dans une zone de courants forts (ça peut aller jusqu'à 12 nœuds dans le Raz Blanchard), tu as l'impression d'être sur un tapis roulant par rapport à la côte (ou faire du sur-place, voire reculer si tu vas dans le mauvais sens). C'est toujours très impressionnant dans ces endroits là, même par faible coefficient de marée donc avec des courants plus faibles.

Ici, le Gros-Pierre fait gaillardement ses six nœuds sur une mer belle et le courant le porte à neuf nœuds dans la même direction, ça donne quinze nœuds sur le fond. Tu comprends l'angoisse qui prend l'équipage si le moteur ne peut être remis en marche avant la renverse. S'ils évitent les cailloux, et c'est pas gagné dans le Passage de la Déroute, ils risque de se retrouver au Sud, au delà de la ligne de front, à portée de tir des batteries allemandes...
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MessagePosté le: Dim Sep 13, 2026 22:07    Sujet du message: Répondre en citant

Merci, je me doutais d'un truc dans le genre, mais ça va mieux avec l'explication de texte !
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MessagePosté le: Lun Sep 14, 2026 09:29    Sujet du message: Répondre en citant

Dès le début de la retraite et la préparation du réduit normand, le général Allan Brook, nouveau commandant des troupes britanniques en France, est bien conscient de l’état d’usure et de la fragilité des unités qui s’y battent et qui vont devoir occuper la ligne de défense et en fait immédiatement part au général Irondide, Chief of the Imperial General Staff. Il est redouté que, quoique géographiquement parfaitement située, elle puisse être bousculée par des forces supérieures en nombre et, surtout, en pleine possession de leurs moyens. Le Haut commandement britannique fait alors le point sur les unités disponibles qu’il pourraient envoyer pour renforcer ou relever les restes du BEF.

Des quatre divisions encore sur le continent, seule la 1st Canadian Division du général McNaughton est intacte qui n’a pas encore pris contact avec l’ennemi. Elle est actuellement en route vers le Cotentin pour préparer la ligne et s’y positionner à son extrémité Ouest. La 157th (Hightland Light Infantry) Brigade de la 52nd (Lowland) Infantry Division, général Drew, est insérée dans le dispositif français qui résiste dans les environs de Caen, elle est très éprouvée mais toujours combative. Le reste de la 52nd ID est en chemin pour se repositionner dans la région d’Isigny pour recueillir les restes de la Xe armée du général Altmayer. La 1st Armoured Division du general Evans, qui a perdu une grande partie de ses chars, retraite vers le Nord Cotentin pour servir de réserve. La Beauman Division, éponyme du général la commandant, est une unité de circonstance composée de soldats souvent mal entraînés au combat, provenant de fragments de la 51st (Highland) Division, de dépôt ou d’unités de support. Elle a cependant vaillamment combattu et se trouve un peu en retrait du front en route pour la région de Carentan où elle va contribuer à la préparation des défenses.

Quelles unités peuvent être détachées en France pour remplacer les 52nd et Beauman divisions dont les valeurs combatives sont bien entamées ? Dans l’ensemble des grandes unités qui sont plus ou moins opérationnelles, il convient de chercher celles qui ne sont pas encore déployées sur la côte Sud-Est du pays pour s’opposer à une possible invasion après le désastre en cours. Quelques unes semblent répondre à ces critères.

La 3rd Infantry Division du général Montgomery est dans le Lincolnshire pour se reconstituer après son évacuation de Dunkerque. C’est l’unité ayant subi le moins de pertes et gardé le plus fort potentiel de combat. La région qu’elle défend est vraisemblablement trop au Nord pour être réellement menacée à court terme, la 44th (Home Counties) Division, elle aussi en cours de reconstitution mais beaucoup plus éprouvée, pourrait la remplacer.

La 43rd (Wessex) Infantry Division, général Pollok, est tenue en réserve dans le Centre de l’Angleterre, elle était initialement prévue pour intervenir en France et peut faire mouvement rapidement. Trois autres divisions, les 45th Infantry Division, 55th (West Lancashire) Motor Division et 59th (Staffordshire) Infantry Division étaient également sur le point de traverser le Channel mais elles sont désormais positionnées dans les régions côtières stratégiques et il n’est pas envisageable de les en retirer ou même de les y remplacer par des unités non prêtes. La 38th (Welsh) Infantry Division est cantonnée dans le Nord-Ouest de l’Angleterre, elle peut être redéployée plus au sud pour remplacer la 43rd ID comme réserve.

Les 53rd (Welsh) Infantry Division et 61st Infantry Division sont en Ulster pour contrer les plans allemands d’offensive parachutistes appuyée par l’Irish Republican Army de la République d’Irlande. La menace paraît sérieuse et il vaudrait mieux les renforcer que les affaiblir.

Cinq autres divisions territoriales en capacité de combattre sont également disposées sur la côte Sud et Est de l’Angleterre ou de l'Écosse, elle y resteront stationnées tant que la menace d’invasion perdurera et en profiteront pour compléter leur entraînement.

C’est donc la 43rd (Wessex) Infantry Division qui est la plus indiquée. La 3rdInfantry Division sera la suivante sur la liste et fera mouvement vers le Sud de l’Angleterre où elle pourra servir de réserve en cas d’invasion en attendant. Cette décision est approuvé par Churchill et immédiatement mise en application, la 43rd ID reçoit l’ordre de se préparer et les moyens initialement prévus pour l’évacuation des troupes britanniques en France sont réaffectés à son transport vers Cherbourg.

L'organisation défensive des Îles Britanniques sera alors :

Du Sud-Ouest au Nord de la Grande-Bretagne :
• 48th (South Midland) Division ; Devon
• 50th (Northumbrian) Motor Division : Dorset
• 4 th Infantry Division : Hampshire
• 45th Infantry Division : Sussex
• 1st London Division : Kent
• 15th (Scottish) Infantry Division : Essex
• 55th (West Lancashire) Motor Division : Sufolk
• 18th Infantry Division : Norfolk
• 44th (Home Counties) Division : Lincolnshire
• 1st Infantry Division : Lincolnshire
• 2nd Infantry Division : Yorshire
• 59th (Staffordshire) Infantry Division : Yorkshire
• 42nd (East Lancashire) Infantry Division : Couty Durham
• 54th (East Anglian) Infantry Division : Northumberland
• 5th Infantry Division : région d'Édinbourg
• 9th (Highland) Infantry Division : région d'Inverness
En réserve :
• 38th (Welsh) Infantry Division : BedfordShire (en remplacement de la 43rd (Wessex) Infantry Division)
• 2nd Armoured Division (une seule brigade)
Dans l'Ouest :
• 2nd London Division : région de Cardiff
• 46th Infantry Division : Cheshire
En Irlande du Nord :
• 53rd (Welsh) Infantry Division
• 61st Infantry Division

Nota : Vous aurez noté, pour les plus attentifs, que les ordres de bataille ont légèrement évolués. C'est simplement dû au fait que je découvre de nouveau faits ou des approximations dans les éléments initialement collectés et que j'ajuste mon récit en conséquence. C'est, bien entendu, les versions des derniers messages (sauf nouvelle erreur de ma part toujours possible) qui prévalent. Je ne corrigerai pas les anciens messages.

Edit : J'avais mentionné par erreur la 1st ID à la place de la 3rd ID mais c'est bien de cette dernière, commandée par le général Montgomery, dont il est question. La 3rd ID ne sera pas remplacé dans le Somerset.
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MessagePosté le: Lun Sep 14, 2026 12:05    Sujet du message: Répondre en citant

La 1st Infantry Division qui avait perdu son matériel lourd doit être rééquipée, peut-être pas sur le même matériel, il lui faut sans doute du temps pour être entraînée.
Je me demande aussi si la France n'aura pas à cœur d'envoyer coûte que coûte des renforts, pour ne pas laisser à l'allié anglais la totalité du fardeau au fur et à mesure que les stocks se vident.
Se pose aussi la question de l'évacuation des civiles du chaudron, sinon l'ennemi (et les défaitistes) auront beau jeu de souligner qu'on laisse les Anglais décider du sort de milliers de civils.
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MessagePosté le: Lun Sep 14, 2026 13:37    Sujet du message: Répondre en citant

Je voulais ici explorer les capacités du Royaume-Uni à fournir l'effort nécessaire dans la durée au sein de la Xe armée d'Altmayer. Le BEF ne tient que l'aile droite (Ouest) du front, c'est dans ce secteur que les Britanniques doivent se préoccuper de garantir sa solidité à terme. Le texte ci-dessus ne traite que de ça et non du secteur de Carentan qui est de la responsabilité du 16e corps d'armée. La France va bien prendre en charge le renforcement de son secteur. Cette partie reste à écrire de même que beaucoup d'autre comme l'évacuation des civils et le décrochage de la Xe armée de la Basse-Seine à Carentan. Je l'ai déjà décrit dans les grandes lignes mais il reste à voir si chaque unité pourra se dégager comme je l'ai supposé. C'est tout sauf évident et il me semble de plus en plus que c'est le point le plus délicat de cette opération.

La 3rd ID a bien perdu tout son matériel lourd mais c'est la division qui s'est le mieux comporté et qui a gardé toute sa cohésion jusque dans l'évacuation. Ce point est primordial pour les unités envoyées en France. Elle n'a donc besoin que de se faire ré-équiper, a priori avec le même matériel qui est la dotation standard de l'armée britannique, quitte à détrousser quelques autres unités qui vont rester statiques un moment. C'est quand même la raison pour laquelle je fais partir la 43rd ID et ai mis la 3rd ID en second sur la liste (alors que je l'avais mise en tête dans mes premiers écrits...) pour lui laisser le temps de récupérer sa dotation complète en matériel.

Edit : Même correction : 3rd ID et non 1st ID qui est, en effet, bien plus mal en point à cette date.

Pour le matériel, il faut se souvenir que les antichars des unités anglaises ont été fournis par la France (25 mm AC et munitions), il faut donc que ça continue et ce ne peut être qu'au détriment des capacités de l'armée d'Afrique.

Pour l'évacuation, la population de Cherbourg est d'un peu moins de 40.000 habitants en 1940. La population de Valognes était d'un peu plus de 5.000 et les autres villes encore moins mais il faut ajouter les réfugiés, encore que le Nord Cotentin n'était probablement pas l'axe d'évacuation "préféré".

Si on compare avec Jersey (51.000 personnes, 6.600 évacuées) et Guernesey (41.000 personnes, 17.000 évacuées), on peut estimer à 20.000 les évacués (femmes et enfants) normands. On pourrait imaginer de les envoyer dans les Anglo-Normandes qui parlent majoritairement français (et même patois normand) à cette époque mais les autorités seront probablement réticentes à surcharger des îles qui vont peut-être devoir être abandonnées à leur tour. Encore que si l'ensemble est conquis par les Allemands, ça devient leur problème, ils vont certainement renvoyer les Normands chez eux. Sinon, ils vont finir en Écosse, comme les Aurignais...
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MessagePosté le: Lun Sep 14, 2026 19:37    Sujet du message: Répondre en citant

Bien que la largeur du front ne doit pas permettre d'avoir beaucoup plus de divisions que les Alliés, les Allemands devraient en revanche avoir beaucoup plus de réserves, d'artillerie (plus facile à concentrer), de blindés (malgré les limitations d'emploi dans le Cotentin), et l'aviation peut être postée plus proche du front que les squadrons opérant depuis les îles Britanniques, ce qui limite l'aviation vraiment proche à ce qui sera installé dans le réduit.

Dans ces conditions, je ne suis pas certain que les Alliés puissent garder le réduit jusqu'à la Libération, mais à l'été 1940 les Allemands vont avoir un petit dilemme:

- soit ils considèrent qu'il faut éliminer le réduit immédiatement et ils alignent les moyens nécessaires, mais au prix de moyens moins importants pour poursuivre les Alliés dans le reste du pays pour empêcher leur évacuation ou leur maintien en France,

- soit ils considèrent la prise du contrôle du reste du pays et l'élimination des "cibles faciles" (toutes les unités qui ne sont pas dans un réduit aussi favorable) comme prioritaire, et se contentent de couvrir le réduit du Cotentin pendant quelques semaines avant d'attaquer, mais cela favorise son renforcement par les Alliés et laisse tout le temps d'évacuer les personnes et le matériel non-indispensable à la défense du réduit

Il est vrai qu'avec plus de 100 divisions disponibles à l'Ouest face à des Alliés désorganisés et en infériorité numérique après la percée de la ligne Weygand, l'Allemagne pourra peut-être faire les 2.
_________________
Archives Partie 1: https://drive.google.com/drive/folders/1RY2BrN58s0nZW1mtsA2a-43Sjz_HPZBo
2: https://drive.google.com/drive/folders/1BPcevjSeog43IG6CJ6GJcTkGAtQVc2Ns
3: https://drive.google.com/drive/folders/1ZkSsiJ78A8kyorSWENoDeetEeuABhbCu
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MessagePosté le: Lun Sep 14, 2026 20:58    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour,

superbe hypothèse, dont l'étude permet de comprendre comment d'autres plans auraient pu être étudiés voire mis en oeuvre...

J'ai regardé un peu tes hypothèses de travail sur les forces terrestres britanniques dans cette hypothèse "Cotentin".

Je crains que le potentiel de l'armée britannique à cette date soit inférieur à ce que serait nécessaire : sans avoir eu le temps de creuser moi-même, mon souvenir était qu'avec la perte du BEF à Dunkerque, il ne restait presque plus aucun matériel pour le reconstituer avant plusieurs mois... je t'invite à regarder deux sources : "The defence of the United Kingdom" de Basil Collier et "The war in France and Flandres" du Major Ellis, deux épisodes de l'histoire officielle de l'armée britannique, qu'on doit pouvoir trouver en version electronique sur le net (par ex https://ibiblio.org/hyperwar/UN/UK/UK-Defence-UK/index.html).
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Laurent
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MessagePosté le: Mar Sep 15, 2026 06:36    Sujet du message: Répondre en citant

Quant aux forces françaises disponibles pour ce réduit Cotentin, je rappelle la situation en Normandie superbement décrite (un peu d'autosatisfaction Embarassed Loic, Casus, Pontus, cela ne nous rajeunit pas Vieux Sage ) dans la chrono FTL, sur la base des forces en présence OTL, des opérations OTL jusqu'au 12 juin et d'un POD politique au 12 juin, avec des ordres uchroniques donnés aux GU françaises dès le 13 juin.


7 juin
Percée
Sur la Somme, c’est la percée. Le front de la Xe Armée est définitivement enfoncé : les unités françaises et anglaises du 9e CA qui ont survécu aux deux premières journées, regroupées en môles défensifs dans chaque village, luttent farouchement sur la Bresle, assaillies par les cinq divisions d’infanterie du II. AK allemand. Elles sont cependant déjà contournées et les blindés
du XV. AK (mot) de Hoth, exploitant la brèche de 25 km (entre Hornoy et Conty) qui sépare les 9e et 10e CA, foncent vers la Seine et Rouen. Après avoir dispersé au passage la 17e DLI surprise en train de débarquer de ses trains, les unités de tête de la 7. PzD atteignent dans la nuit Formerie et Forges-les-Eaux. En soirée, le 9e CA reçoit l’ordre de se replier derrière la
Seine ; ce mouvement devrait demander quatre étapes aux fantassins, couverts par les 2e et 5e DLC.

8 juin
Normandie
La Xe Armée française est coupée en deux par l’offensive allemande. Le 9e CA est menacé d’encerclement. La 17e DLI et la 3e DLC se replient en combattant, essayant de retarder Rommel dans sa marche sur Rouen.
Tout juste rapatrié d’Angleterre, le général de La Laurencie reçoit pour mission de défendre les passages de la Basse-Seine en liaison avec le Groupement Duffour (3e Région). Mais il ne dispose pour cela que de moyens très réduits : le 3e CA en cours de reconstitution et deux divisions légères en cours de transport.

9 juin
Résistances
Normandie
La 7. Panzer atteint Elbeuf dans la nuit. Peu après, c’est la 5. Panzer qui parvient dans les faubourgs de Rouen. Mais tous les ponts de la Seine ont sauté devant les premiers chars allemands, les bacs sont coulés et le génie doit se mettre à l’ouvrage. Les Britanniques sabordent plusieurs navires dans le port, dont le vapeur belge Liège.
La poussée allemande a été si rapide que des unités françaises occupent encore leur position sur la Bresle : le 9e CA et la 51e Division britannique Highland sont isolés et forment une poche autour de Saint-Valéry-en-Caux. Leur seule échappatoire est un embarquement au Havre, à Fécamp ou à Dieppe.
Au sud de la Seine, les généraux Duffour et La Laurencie tentent de mettre en place un mince rideau de troupes. Parmi les quelques unités qui ont pu échapper à l’encerclement, les divisions Beauman et Evans traversent le fleuve et se portent dans le secteur de Louviers où elles rejoignent la 237e DLI, en cours de déploiement. Pendant ce temps, la 3e DLC, admirablement commandée par le général Petiet, se regroupe à quelque distance de la Seine
pour contre-attaquer un franchissement allemand.
On regroupe les fantassins rescapés de Dunkerque au sein du 5e CA. Le général René Altmayer et le lieutenant-colonel Clogenson redoublent d’activité afin de réarmer ces unités et les déployer ces unités sur la Seine avant que les Allemands ne franchissent le fleuve.

10 juin
Normandie
La 7. Panzer de Rommel atteint la Manche aux Petites-Dalles. Cependant, des unités alliées encerclées combattent toujours sur la côte. Les équipes de démolition britanniques sabordent trois vieux bateaux, dont les Belges Améthyste et Turquoise, afin de bloquer les passes du port de Dieppe. Seuls les petits ports de Saint-Valéry-en-Caux et Veules-les-Roses demeurent
accessibles pour une évacuation organisée tant bien que mal.
La Basse-Seine est franchie en plusieurs points et malgré les contre-attaques de la 3e DLC, la 9. ID, progressant à partir des Andelys, occupe dans la soirée une large bande de terrain sur la rive gauche de la Seine. Vernon est attaquée par la 46. ID, sans que l’on puisse y envoyer de secours. La garnison, décimée par de violents bombardements aériens, n’oppose qu’une faible résistance.
Regroupés autour de Rambouillet et Montlhéry après leur évacuation de Dunkerque et leur renvoi en France (avant l’infanterie), les 12 000 hommes du Corps de Cavalerie, réarmés et réorganisés en trois DLM réduites, sont placés sous le commandement du général Langlois.
Celui-ci va tenter d’étayer le front de la Seine.


11 juin
Apocalypse
Normandie
Dans le port du Havre, les raffineries incendiées volontairement l’avant-veille brûlent toujours ; les flammes et la fumée créent une atmosphère d’apocalypse, que l’on retrouvera à de nombreuses reprises aux quatre coins du monde les années suivantes… Cinq navires de commerce qui participent à l’évacuation (dont deux Belges, le paquebot Albertville et le vapeur Piriapolis) sont coulés par les stukas et un sixième doit s’échouer ; deux autres sont
victimes des mines. Le vieux cuirassé Paris, qui couvre la zone en compagnie de son jumeau le Courbet, est également endommagé. Il doit se rendre à Brest pour y être réparé.
Eperonnée par Rommel, la 7. PzD remonte la côte vers Saint-Valéry-en-Caux, réduisant en route les centres de résistance comme Fécamp.
Face à la Xe Armée, sur la rive sud de la Seine, les Allemands consolident leurs positions. Des ponts du génie sont opérationnels aux Andelys, Courcelles et à Vernon – l’aviation alliée réussit pourtant à détruire ce dernier dans la journée et les autres sont endommagés par des mines mouillées dans la Seine par la Marine Nationale. Mais les Français épuisent leurs faibles réserves en tentant de réduire les têtes de ponts.
A Louviers, la 3e DLC et la 236e DLI se défendent pied à pied et plusieurs contre-attaques parviennent à refouler les Allemands. En représailles, la Luftwaffe détruit la majeure partie de la ville, heureusement désertée par ses habitants.
Une autre contre-attaque est menée sur Vernon par la 2e DLM soutenue par l’infanterie de la 8e DLIC. Elle se heurte à la 46. ID débouchant de la forêt de Bizy. La progression des Allemands est arrêtée, ils sont refoulés dans la forêt où ils se maintiennent jusqu’à la nuit.
La 1ère DLM, appuyée par les chars B1 de la 352e CACC, s’emploie à nettoyer la forêt de Pacy, capturant une quarantaine de soldats allemands.
Malgré ces efforts courageux, le front est enfoncé au centre. Vers 18h00, les éléments de reconnaissance de la 27. ID franchissent l’Eure entre Heudebourg et Autheuil, dans la soirée des side-cars allemands parviennent à proximité d’Evreux.
La liaison entre la Xe Armée et l’Armée de Paris est rompue. Le 3e CA (3e DLM, 3e DLC et 236e DLI) est contraint de se replier sur la ligne Elbeuf-Evreux.

12 juin
Normandie
Dans la matinée, les forces alliées encerclées (9e CA français et plusieurs unités britanniques) capitulent à Saint-Valéry-en-Caux. Quarante mille Français et six mille Anglais sont capturés, dont douze généraux. Le brouillard et l’étroitesse des ports ont empêché un nouveau miracle
de Dunkerque. Cependant, une flottille d’une trentaine de navires, dont cinq belges, sous le commandement du capitaine de corvette Aubert, est parvenue à évacuer 1 104 Français et 2 137 Britanniques, sous le feu des canons allemands de 105 et 88 mis en batterie sur les falaises. Deux destroyers anglais ont été avariés et les Français ont perdu un patrouilleur et
deux dragueurs.
Sur l’Eure, la 27. ID consolide ses têtes de pont et se renforce tout au long de la journée.
L’état des forces du 3e CA français ne lui permet plus de contre-attaquer. Bien au contraire, la pression est désormais inversée et tout en se maintenant sur l’Iton et autour d’Evreux, le général La Laurencie donne l’ordre d’abandonner les derniers points d’appui surplombant la
Seine.
Plus au sud, la 1ère DLM lance quelques attaques désespérées pour reprendre le pont de Cocherel : le 1er escadron du 4e RDP, engagé dans l’affaire, perd 55 hommes sur 78. Ce qui reste de la 1ère DLM pivote dans la soirée autour de Pacy pour couvrir l’axe Evreux-Dreux-Chartres, objectif principal des panzers qui cherchent à déborder Paris par l’ouest.


13 juin
Normandie
03h30 – L’évacuation du Havre s’achève avec l’embarquement de l’amiral Gaudin de Villaine et de son état-major ; l’amiral Charles Platon, adjoint de l’amiral Abrial (Amiral Nord), le rejoint à Cherbourg à bord d’un chasseur de sous-marins. Depuis le 11 juin, 26 600 soldats français et 11 059 britanniques ont pu quitter la ville par mer.
Lorsqu’ils entrent dans la ville peu après le lever du jour, les Allemands trouvent les raffineries en flammes et le port encombré d’épaves. Dans la nuit, le sous-marin La Créole, en voie d’achèvement, a été évacué ; il pourra gagner Swansea, en Angleterre. Dans les chantiers navals de la région du Havre et de Rouen, plusieurs navires et sous-marins en construction ont
été sabordés ou abandonnés.
Dans la matinée, la 154e brigade de la 51e division Highland, évacuée la veille du Havre, débarque à Cherbourg afin de participer à la défense du Cotentin.
Le Groupement Duffour, qui contrôle les méandres de la basse Seine, se redéploie sur les hauteurs dominant Elbeuf pour mieux résister aux attaques du II. AK.
Au sud de la Seine, le XXXVIII. AK continue de se renforcer. La 27. ID se rend maîtresse de la rive gauche de l’Eure.
Le 3e CA, qui se regroupe sur le plateau de Neubourg et sur le haut cours de l’Iton, tente d’interrompre l’avance allemande. La 1ère DLM, très éprouvée, se regroupe entre Brézolles et Châteauneuf en Thimerais puis se déploie dans la soirée sur l’Avre, dont elle contrôle les passages de Verneuil à Nonancourt.
Le ravitailleur auxiliaire Granville, ignorant la chute de Saint-Valéry-en-Caux la veille, est détruit par le tir de canons allemands, alors qu’il recherche encore des soldats alliés à évacuer.
[...]

14 juin
Des unités britanniques (Division Evans, deux brigades de la Division Beauman, les débris de la 1ère Division Blindée et la 157e Brigade de la 52e Division) combattent avec la Xe Armée française.
[...]
Normandie
La Xe Armée bat en retraite. Le Groupement Duffour a abandonné les dernières boucles de la Seine et atteint la Risle dans la soirée, le 3e CA combat autour d’Evreux une partie de la journée puis décroche vers le sud-ouest à la nuit. Alors que les Allemands occupent Evreux, la 3e DLM reçoit l’ordre de tenir Damville face aux détachements ennemis qui progressent vers l’ouest. Le 11e RDP, aidé par deux escadrons de Somua S-35, nettoie la ville et fait bon nombre de prisonniers. Les combats se poursuivent plus au nord, autour du pont du Petit-Sacq où deux pelotons de dragons, combattant toute la nuit, finissent par refouler les Allemands qui tentaient de franchir l’Iton. Le XXXVIII. AK avance pourtant vers le sud et atteint l’Avre, d’où il repousse la 1ère DLM qui s’était déployée dans le Bois des Brouillets.

15 juin
Normandie
La Xe Armée poursuit son recul.
Retraitant durant la nuit et une partie de la journée, le Groupement Duffour et le 3e CA ont réussi une délicate manœuvre : pivotant d’est en ouest autour du Corps de Cavalerie, ils ont reporté leurs positions sur les hautes vallées forestières de la Risle, de l’Iton et de l’Avre, démasquant ainsi le 5e CA qui tient la Dive. Les Allemands, qui ont marché prioritairement
sur l’axe Evreux-Chartres afin de piéger l’Armée de Paris, n’ont pas poursuivi.
Le 5e CA est un ressuscité, issu de la reconstitution des divisions d’infanterie évacuées de Dunkerque, qui se poursuit en Normandie, comme partout où les évacués ont été débarqués. A Rouen, le lieutenant-colonel Clogenson, rescapé lui aussi des combats de Belgique, a été chargé dès le 5 juin de réorganiser ce qui restait du GA 1. Il a constitué quatre Divisions
Légères d’Infanterie (1ère, 32e et 43e DLI et 1ère DLI Nord-Africaine), composées d’un état major réduit, d’un groupe de reconnaissance motorisé, de deux régiments d’infanterie à trois bataillons, d’un régiment mixte d’artillerie, d’un bataillon du génie et d’une Cie mixte de transmissions. Il y a peu d’officiers et jusqu’au 10 juin, parmi ceux présents, beaucoup considéraient la reconstitution des unités du GA 1 comme une aimable plaisanterie. On a dû épurer les cadres : ainsi, deux généraux de division (De Camas et Lucas), refusant d’imposer à leurs hommes les efforts exigés par la situation ont été cassés. Les premières consignes du général Huntziger, jugées enfin cohérentes par tous, ont commencé à modifier cet état
d’esprit, puis les décisions politiques claires et énergiques du “Sursaut” ont fait taire les dernières réticences.
Finalement, le 5e CA renaît juste à temps. Au 15 juin, sa reformation, sous le commandement du général René Altmayer, est quasiment achevée (1ère DLI général Barthélémy, 1ère DLINA général Tarrit, 32e DLI colonel Sevez, 43e DI général Vernillat). Cinq escadrons motorisés, 16 bataillons d’infanterie, quatre groupes d’artillerie et quatre compagnies divisionnaires antichars sont aptes au combat, avec un taux de motorisation d’environ 50 %.
L’armement individuel a été complété par prélèvement sur les stocks d’instruction des dépôts normands (11 500 armes individuelles, 760 FM, 290 mitrailleuses, 100 mortiers et 260 000 grenades ont été distribués). Le capitaine Le Hingrat a mis la main sur les canons de 25 antichars du cours pratique de tir de Granville, qui ont doté les compagnies d’engins divisionnaires et régimentaires. L’artillerie provient pour l’essentiel du parc de Vincennes.
Une cinquantaine de vieux canons de 75 train-rouleurs ont été répartis entre les quatre groupes reformés par les personnels du 54e RANA et du 327e RAD. Les moyens de transport fournis par l’état-major se révélant très insuffisants, on a procédé d’abord à des réquisitions, puis on a récupéré les véhicules militaires isolés sans ordre de mission et saisi les autocars
civils. Enfin, quelques hommes se sont emparés – de force ! – des parcs automobiles de Rennes et Caen avant l’arrivée des Allemands.


16 juin
La bataille de Chaumont
Normandie
Les colonnes allemandes progressent toute la matinée sur l’axe Verneuil-Longny sans rencontrer de résistance.
Vers midi, le contact est pris de Marchainville à Jort. A 13h00, les Allemands lancent une violente attaque de chars appuyée par de l’artillerie entre Aube-sur-Risle et Auguaise. La 237e DLI résiste avec succès, infligeant des pertes importantes aux Allemands, mais sur sa droite la 157e Brigade britannique fléchit, menacée de débordement par la 27. ID qui vient de bousculer les faibles éléments du 11e RDP (3e DLM) qui protégeaient son flanc. Vers 18h00, une nouvelle offensive allemande neutralise l’artillerie de la 3e DLM. Seule l’intervention de la 1ère DLM et de ce qui reste de la 3e DLM permet de rétablir provisoirement la situation en dégageant in extremis la 157e Brigade.
La retraite de la Xe Armée reprend à la nuit. Le Corps de Cavalerie décroche le premier en direction de l’Huisne qui forme un obstacle antichar appréciable. A l’aile gauche, le 5e CA du général René Almayer abandonne la Dives pour reporter sa défense sur l’Orne, de la mer jusqu’à Argentan. Le Groupement Duffour se redéploie vers la trouée de Sées, mais
l’encombrement des routes dans sa zone de marche est tel que le mouvement de son infanterie prend un dangereux retard. A l’aile droite, le 3e CA, transporté en camions, occupe la lisière nord des forêts de Bellême et d’Ecouves.
La 157e Brigade britannique, dont le ravitaillement à partir de Cherbourg devient problématique, passe en réserve d’armée. Le général Robert Altmayer obtient néanmoins du général Brooke le maintien de la brigade sur le continent jusqu’au 19 ; elle doit être ensuite évacuée par un port de l’Atlantique.

Au 17 juin, avec le retour au front des 5 et 7 PzD, le dispositif français est définitivement enfoncé...
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MessagePosté le: Mar Sep 15, 2026 07:54    Sujet du message: Répondre en citant

Elan Vital a écrit:
Bien que la largeur du front ne doit pas permettre d'avoir beaucoup plus de divisions que les Alliés, les Allemands devraient en revanche avoir beaucoup plus de réserves, d'artillerie (plus facile à concentrer), de blindés (malgré les limitations d'emploi dans le Cotentin), et l'aviation peut être postée plus proche du front que les squadrons opérant depuis les îles Britanniques, ce qui limite l'aviation vraiment proche à ce qui sera installé dans le réduit.

Il va y avoir une bataille d'attrition dans laquelle l'aviation et l'artillerie vont jouer un rôle principal.

Côté aviation, la RAF dispose de six terrains (Querqueville, Maupertus, Valognes, Jersey, Guernesey, Aurigny) donc six Squadrons à proximité du front. Le terrain de Vauville que j'avais initialement inclus est trop exigu pour être opérationnel mais peu servir de terrain de secours. La LW dispose de plus de terrains (Bayeux, Caen, Deauville, Alençon, Flers, Saint-Servan, Dinard, Rennes, Coëtquidan) pour les plus proches mais qui sont tous plus loin que les terrains Alliés, même Christchurch est à peu près à la même distance du front (170 km) que les plus éloignés cités...

Supportée par deux ou trois radars, la défense aérienne anglaise devrait pouvoir au moins faire jeu égal avec les assaillants allemands.

Au passage, les chasseurs anglais vont pouvoir se réfugier en Angleterre la nuit, ne laissant qu'un ou deux flight pour assurer un minimum de sécurité, pour limiter les pertes par bombardement nocturne.

Comme déjà dit, l'artillerie est le point faible du réduit en raison du nombre de canons et des difficultés logistiques. Les Allemands ne sont pas limités en canons mais auront, initialement du moins, les mêmes problèmes de ravitaillement.

Mais il y a une solution que je ne vais pas divulgâcher ici... Very Happy

Elan Vital a écrit:
Dans ces conditions, je ne suis pas certain que les Alliés puissent garder le réduit jusqu'à la Libération, mais à l'été 1940 les Allemands vont avoir un petit dilemme:

- soit ils considèrent qu'il faut éliminer le réduit immédiatement et ils alignent les moyens nécessaires, mais au prix de moyens moins importants pour poursuivre les Alliés dans le reste du pays pour empêcher leur évacuation ou leur maintien en France,

- soit ils considèrent la prise du contrôle du reste du pays et l'élimination des "cibles faciles" (toutes les unités qui ne sont pas dans un réduit aussi favorable) comme prioritaire, et se contentent de couvrir le réduit du Cotentin pendant quelques semaines avant d'attaquer, mais cela favorise son renforcement par les Alliés et laisse tout le temps d'évacuer les personnes et le matériel non-indispensable à la défense du réduit

Il est vrai qu'avec plus de 100 divisions disponibles à l'Ouest face à des Alliés désorganisés et en infériorité numérique après la percée de la ligne Weygand, l'Allemagne pourra peut-être faire les 2.

Bien résumé. Les Allemands vont faire les deux mais au détriment de l'avancée à dans l'Ouest puisque plus d'unités seront rameutées dans le Cotentin. Ceci sera compensée par une avance moins perturbée initialement par les résidus d'unités françaises sur les routes de la Mayenne.

à Ladc51,

Du coup, j'ai bien choisi la 43dr ID qui a la dotation la moins déficitaire de toutes les divisions territoriales :
- 48 canons 25-pdr. sur 72
- 8 canons anti chars sur 48 (il va falloir en piquer un peu aux copains ou faire gentiment pression sur la France)
- 307 fusils anti-chars sur 307 (top, c'est justement ce qu'il faut pour une guerre des haies)

https://ibiblio.org/hyperwar/UN/UK/UK-Defence-UK/UK-DefenseOfUK-7.html

Il me faut encore creuser un peu pour voir à quelle date la 3rd ID pourra être re-complétée.

Edit : il va falloir compter deux mois, soit fin juillet au plus tard, pour que la 3rd ID dispose de sa dotation complète en 25-pdr :
Citation:
Deliveries of 25-pounder field guns had risen slowly from less than one a month in the first quarter of 1939 to roughly thirty-five a month at the time of the withdrawal.

ibid, page suivante.

À suivre pour le reste...
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MessagePosté le: Mar Sep 15, 2026 08:10    Sujet du message: Répondre en citant

Pas de terrain sur l'île de Wight, dommage ça ne fait que 111 km jusqu'à Cherbourg (Ventnor était une station radar Chain Home)
https://www.distance.to/Cherbourg-en-Cotentin,Manche,Normandie,FRA/Ventnor,Isle-of-Wight,England,GBR

Pas grave, Tangmere est aussi à 110 km
https://www.distance.to/Cherbourg-en-Cotentin,Manche,Normandie,FRA/Tangmere,Chichester,West-Sussex,England,GBR

Par contre Christchurch - Cherbourg ça fait 130 km, tout comme Warmwell
https://www.distance.to/Cherbourg-en-Cotentin,Manche,Normandie,FRA/Christchurch,Dorset,England,GBR

https://www.distance.to/Cherbourg-en-Cotentin,Manche,Normandie,FRA/Warmwell,Dorset,England,GBR

Sacrément utile ce site internet...
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MessagePosté le: Mar Sep 15, 2026 08:53    Sujet du message: Neptune s'en mêle Répondre en citant

Après son intervention entre Isigny et Carentan, le Courbet est désigné pour faire la même chose de l’autre côté car les croiseurs envoyés chaque nuit manquent un peu de précision et de punch. Le problème posé ici est que les eaux sont plus resserrés et les fonds moindre, le Passage de la Déroute bien dangereux pour un bâtiment de cette taille. De plus, les Allemands disposent maintenant sur la zone de moyens aériens qui rendent une opération de jour pour le moins dangereuse. Il est alors imaginé, considérant l’obsolescence du navire, de l’échouer à proximité de Lessay d’où il pourra tirer sans craindee une perte totale. Les Britanniques acceptent de donner quatre pièces lourdes de 94 mm (QF 3.7-inch AA) et quatre Bofors 40 mm pour renforcer autant la DCA du navire (qui ne dispose que de 4 x 47 mm) que celle du front tout proche.

Dès l’installation des canons de DCA à bord, ses torpilles débarquées par sécurité mais avec sa dotation complète d'obus, le Courbet fait route à équipage réduit vers ce qui sera certainement sa dernière destination et est échoué au petit matin, à la pleine mer de fort coefficient, cap au 70, à proximité du sémaphore de Saint-Germain-sur-Ay. Les ballasts sont remplis et le navire se pose franchement sur le fond. Il débute alors ses tirs de réglage et les Allemands sont réveillés par la chute des obus de 305 mm qui portent jusqu’au front de Sainteny. Dix des douze canons de 305 peuvent battre les positions ennemies et huit des vingt-deux canons de 138 peuvent atteindre tout le front du BEF, ce qui réjouit les Anglais qui se félicitent de la bonne affaire faite. La précision donnée par les télémètres du navire, situés à 35 m d’altitude, est redoutable.

Les positions allemandes sont dévastées et leurs troupes doivent reculer de plus de dix kilomètres pour se mettre à l’abri. La Luftwaffe intervient dans l’heure mais se heurte à un barrage de chasse et de DCA presque impénétrable. Les Stuka sont décimés et les bombardiers moyens ne parviennent pas à placer plus de deux coups au but de toute la journée qui déclenchent des incendies rapidement maîtrisés.

La nuit venue, de petits caboteurs amènent des munitions pour re-compléter les soutes et les Britanniques déplacent une demi-batterie de 94 AA et une demi de 40 AA sur la dune de Saint-Germain pour renforcer les défenses anti-aériennes de ce qu’ils considèrent à présent comme un don du ciel (ou de Neptune...) Le « fort Courbet » tiendra longtemps en échec les divisons allemandes au point qu'il sera un temps envisagé de faire la même chose de l'autre côté du Cotentin avec le Paris.
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MessagePosté le: Mar Sep 15, 2026 08:58    Sujet du message: Répondre en citant

Super idée, j'adore. C'est évidemment une variante de FTL, elle même une variante d'OTL - ou le cuirassé a littéralement fait parler la poudre, action contre la terre dirait-on en novlangue d'aujourd'hui.
https://en.wikipedia.org/wiki/French_battleship_Courbet#World_War_II

Ah oui le Paris aussi (ninja'd !)
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MessagePosté le: Mar Sep 15, 2026 09:15    Sujet du message: Répondre en citant

DMZ a écrit:

à Ladc51,

Du coup, j'ai bien choisi la 43dr ID qui a la dotation la moins déficitaire de toutes les divisions territoriales :
- 48 canons 25-pdr. sur 72
- 8 canons anti chars sur 48 (il va falloir en piquer un peu aux copains ou faire gentiment pression sur la France)
- 307 fusils anti-chars sur 307 (top, c'est justement ce qu'il faut pour une guerre des haies)

https://ibiblio.org/hyperwar/UN/UK/UK-Defence-UK/UK-DefenseOfUK-7.html

Il me faut encore creuser un peu pour voir à quelle date la 3rd ID pourra être re-complétée.

Edit : il va falloir compter deux mois, soit fin juillet au plus tard, pour que la 3rd ID dispose de sa dotation complète en 25-pdr :
Citation:
Deliveries of 25-pounder field guns had risen slowly from less than one a month in the first quarter of 1939 to roughly thirty-five a month at the time of the withdrawal.

ibid, page suivante.

À suivre pour le reste...


Oui, je te confirme que la 43 ID est la division la plus proche d'un statut 100% opérationnel à date.

Cela pose d'autres questions sur ce qu'il resterait en UK pour répondre à un éventuel débarquement allemand en aout / septembre mais c'est un autre débat.

Pour les délais de remise sur pied de la 3 ID (ou de toute autre division évacuée en urgence de France), ne pas oublier qu'il y a 3 étapes avant de pouvoir considérer cette division comme opérationnelle (que ce soit pour la défense statique des côtes anglaises ou pour une utilisation plus mobile dans un corps expéditionnaire) :
1- réorganisation (certaines divisions ne sont pas au Tableau d'organisation théorique et doivent se voir affecter un bataillon ou une brigade supplémentaire) et recomplètement des effectifs (toutes les unités engagées en France ont eu des pertes, plus ou moins sévères) : 1 à 3 mois selon les cas ?
2- recomplètement en armes et munitions : dépend des manques, de la production, et des priorités... 1 à 3 mois selon les cas ?
3- entrainement (basique et/ou avancé) avec les nouveaux effectifs et les nouveaux armements : très variables, plus ou moins long...

Si j'ai bonne mémoire, la (ou les deux) première ID évacuée(s) de Dunkerque sont considérées comme à nouveau opérationnelles en septembre, la plupart des autres fin 1040, les autres en 1941 (voire jamais pour certaines qui passeront en "low establishment" en 1941 pour finalement être dissoutes en 41 ou 42...
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