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Italie et Balkans, Septembre 44
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Sep 14, 2026 19:14    Sujet du message: Répondre en citant

patzekiller a écrit:
il faudrait peut etre supprimer le mot nisei puisque maintenant on est sur qu'ils sont plus au nord


Non : le 100 th Btn est au nord, dans la 34th Division, le 442nd RCT dans la 92nd Division, est en Italie.
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Casus Frankie

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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Sep 14, 2026 19:29    Sujet du message: Répondre en citant

2 septembre - La campagne des Balkans
Agreement – Clearance : pour de bon
Vallée de la Save
– L’assaut du Groupement divisionnaire des Balkans (Camille Caldairou) contre le XV. GAK (Rudolf Lüters) se poursuit, tel un bras de fer joué d’avance où l’adversaire malheureux ne peut rien sinon souffrir pour ne pas perdre trop vite.
La 192e DIA (Paul Jouffrault) pousse son avantage en effectif et en puissance de feu – artillerie, aviation, véhicules… – pour rejeter très violemment la 114. Jäger (Hans Bölsen) aux abords de Graberje Ivaničko, ce qui coupe sa liaison avec la 277. ID (Albert Praun). Celle-ci se retrouve donc coincée dans un combat perdant avec le 4e RST (colonel Georges Guillebaud) au nord de Johovec, soit peu ou prou dans le secteur boisé et humide où la 117. Jäger (August Wittmann) s’écharpe déjà avec le 2e GTM (Augustin Guillaume),
Pour inégaux qu’ils soient, les combats sont particulièrement hargneux – notamment du côté de la 114. Jäger, qui estime avoir son rang à tenir. En résumé, ici et à cette heure, rien n’est encore tranché – mais cela n’a sans doute pas grande importance, car la route d’Ivanić-Grad, elle, est dégagée !
Cela n’échappe d’ailleurs à personne ici – et surtout pas à Alexandros Othonaios. Comme c’était prévisible, celui-ci donne personnellement l’ordre de jeter la 1ère Brigade Blindée de Socrates Demaratos dans la brèche, avec la cruelle satisfaction de celui qui va enfin venger trois années de mort et de souffrance. En face, les Allemands envoient tout ce qu’ils peuvent – réservistes, bataillons de marche, Beutepanzers et autres rogatons du 105. SS-StuG Abt (Johannes Mühlenkamp) et du 1007. StuG Abt Paleta (Hauptsturmführer Paleta), équipé par exemple d’automitrailleuses italiennes Autoblinda AB41 Greca ou encore de vénérables “Bison I” de 1940. Étonnamment, les Oustachis ne se dérobent pas, et leurs “divisions de choc” Hela, Odin et Nora montent en ligne. Mais ce fatras ne saurait faire illusion bien longtemps. Pas en terrain dégagé, face à une troupe à plein potentiel, soutenue par une artillerie efficace et une aviation omniprésente. Et les Croates comme leurs maîtres disparaissent dans la fumée (1)…
Comme un symbole, dans les cieux, le Fiat CR.42 frappé du pentagramme est revenu, pour narguer les Occupants, porter haut les couleurs de la nouvelle Yougoslavie et… abattre finalement devant tout le monde un des Bucker 131 croates. Bon, celui-ci tentait peut-être de déserter, tant pis…
Au soir, bousculant tout, les Grecs approchent déjà de Rugvica – soit pratiquement au niveau de l’extrême avancée de la 1ère Brigade Blindée Unité du colonel Milutin D. Stefanović, quelques temps plus tôt. Laquelle bien sûr, piaffe d’impatience pour suivre les Hellènes, sur la ligne de départ d’une course pratiquement assumée avec le Groupement Blindé Nord (Lazlo Marin) de la Brigade Blindée Fraternité. Victoire ! Enfin bientôt. In the death car !
………
« La colonne frappait à la porte du Goth comme le marteau sur l’enclume du forgeron. Je me souviens encore très bien du premier contact avec l’infanterie allemande, à l’approche d’Ivanić-Grad. Logique, Delta était en seconde position.
Nous sommes tombés sur toute une section de Russes (mais oui !) mélangés à des territoriaux croates. Ceux-ci ne nous attendaient pas ! En réalité, tellement pas qu’ils se sont mis à courir le long de la route, droit vers les maisons, nous tournant le dos. Nous ne nous sommes même pas arrêtés. On a roulé droit en tirant de toutes nos armes, sans trop chercher à savoir ce que c’était – ces types-là étaient foutus, de toute façon.
Deux kilomètres plus loin, environ, première opposition sérieuse : non point un canon antichar, mais deux petits chars français, qui nous tiraient dessus au 37 mm (selon Bias) avec une précision franchement théorique. Nous avons laissé les Centaure s’amuser avec eux, en fait les effacer comme on élimine quelqu’un en le désignant du doigt. Pas le temps de s’arrêter – pas d’ordre pour s’arrêter. Direction le nord, en tournant à droite devant la montagne qui venait vers nous ! »

(Markus Amynthe –  [Machines de guerre] – Souvenirs de la campagne de Bosnie, Kedros éditeur via LGF, 1993)

Entretien avec un Oustachi
« – Quand nous sommes arrivés dans le coin, j’ai vite réalisé à quel point l’affaire était pliée. Comme quiconque de sensé l’aurait dû, d’ailleurs. De l’orée des bois, j’observais à la jumelle des camions et des semi-chenillés en retraite qui se faisaient mitrailler par l’aviation…
– Et qu’avez-vous fait ?
– Je me suis bien gardé de me jeter en avant comme d’autres imbéciles. Mes ordres étaient de tenir Lijevi Dubrovčak, une position déjà dépassée et menacée d’être enveloppée. Sans doute comme l’ensemble du flanc allemand jusqu’à Sisak, voire Karlovac. Sans rien savoir, on peut toujours lire une carte – ou la connaitre par cœur, dans le cas présent. J’ai donc préféré me retirer en direction de l’ouest et de Drnek – au moins pour couvrir la fuite des nôtres vers Zagreb. Je me doutais déjà qu’il allait mieux falloir contourner la ville…
– Donc c’était une retraite sans ordre ?
– Oui, c’est cela. Vous parlerez sans doute oser parler de fuite, allez-y ! Mais qu’étais-je censé faire au juste ? Me sacrifier au bénéfice d’Allemands qui me méprisaient, pour obéir aux ordres d’un commandement ayant complétement perdu le contact avec le terrain ? Mon honneur est la fidélité, oui. Mais fidélité aux miens. Et puis, quoi qu’il en soit, mes options se réduisaient à une vitesse folle. Par contre, ça n’a pas plu à tout le monde. Et dans la troupe, et chez nos ennemis. Le temps de traiter ces contingences, de repasser le fleuve et je suis arrivé à Lekenik… trop tard.
– Trop tard pour quoi ?
– Trop tard tout court. Ça m’apprendra à faire le généreux. »

(Robert Stan Pratsky, Dans la tête du monstre – Conversation avec un officier oustachi, Flammarion 1982)

Agreement – Union : Diversion sur l’Adriatique
Front de Dalmatie
– Karlovac est visiblement sur le point de tomber. Assailli de trois côtés, incertain de ses flancs et sous la menace d’un encerclement, l’Axe ne peut raisonnablement prétendre tenir ici. En tout cas, pas à un prix compatible avec ses effectifs. La 162. ID (Ralph von Heygendorff) abandonne donc le gros de la ville à la 6e Brigade de Montagne (Pafsanias Katsotas), pour se retirer au-delà de la Kupa, vers Orlovac. Au moins, cela lui permettra d’appuyer la SS-Handschar (Desiderius Hampel) et le Corps du Poglavnik (Ante Moškov) à Husje, face au 11e Corps “Croate” (Pavle Jaksic, Artur Turkulin), qui s’acharne à tenter de prendre pied sur la rive nord ! Ces terroristes, heureusement, font montre une fois encore d’une lamentable maladresse dans leurs manœuvres blindées.
C’est un fait : incapable d’actions autonomes – qu’on ne lui a d’ailleurs jamais demandées ! – le Groupement blindé Sud (Periša Grujić) n’en finit pas de se perdre dans de coûteuses actions d’appui d’infanterie, faute d’une coordination adéquate. Gueuler par la trappe en tentant de dominer le bruit du moteur, c’est un exercice qui a ses limites ! En face, les Landsers disposent de pléthore d’armes antichars portatives et de mines magnétiques… Même s’ils n’apprécient que modérément les bricolages locaux – tels les Bren bardés de mitrailleuses ou ce châssis de Somua doté d’un Flak Vierling (!) (2).
Quoi qu’il en soit, les Alliés s’emparent donc d’une cité autrefois stratégique – car étape sur la route de Zagreb – mais aujourd’hui en ruines, mais surtout sans véritable enjeu. Il faut dire qu’avec tout ce qu’il se passe à l’est au même moment, Dimitrios Papadopoulos n’est pas certain que ses adversaires tiennent à s’accrocher ici encore longtemps… Sur la droite ennemie, la SS-Freiwilligen PzrGr Brigade Nederland (Helmut Scholz) décroche en direction de Gornje Pokupje, toujours poursuivie par la 1ère Brigade yougoslave (Marko Mesić). Elle est cependant couverte, désormais, par l’arrivée de la SS-Freiwilligen Gebirgs-Brigade Karstjäger (Hans Brandt), laquelle improvise une ligne de recueil jusqu’à Ozalj avec l’aide (méprisée) d’une partie des gardes oustachis, qu’on envoie surtout tenir les flancs… C’est que l’Obergruppenführer Georg Keppler tient à conserver les troupes de valeur de son V. SS-GAK ! Ce qui n’inclut pas la 1ère Division de Montagne (Matija Čanić) – ravagée par les combats et la sédition, celle-ci achève de se désagréger dans les montagnes en direction de Metlika. Certains meurent, beaucoup se rendent, d’autres enfin… rentrent chez eux après avoir jeté leurs armes et ôté leurs uniformes. Matija Čanić, lui, fuit vers Zagreb – où il ne s’arrêtera pas de courir (3).
Et la 7e Division Banija (Vojislav Djokic, Kluro Kladarin) continue d’avancer à travers bois vers le nord, couverte par la 9e Division “de Bosnie” (Vojo Todorovic “Lerer”, Pavle Goranin). Elle vise désormais Ribnik.
Un peu plus bas, la 164. ID (Carl-Hans Lungerhausen) se trouve à présent dans une position au mieux inconfortable ! Coincé au fond d’un vallon entre les titistes enragés à gauche, à Netretić, et les Grecs ploutocrates (mais vaillants) de la 13e DI (Charalambos Katsimitros) à droite, à Dragatuš, Lungerhausen a de quoi s’inquiéter… Et ce n’est pas le fait qu’Eduard Aldrian demande officiellement à de passer sous ses ordres, avec la poignée d’hommes qui lui reste, qui va le rassurer : la 369. ID Vražja Divizija d’Aldrian s’est effectivement évaporée, laissant la 164. ID lutter seule. Cette dernière se retire donc vers Črnomelj avant qu’il soit trop tard. Et encore, elle n’est pas certaine d’y arriver !
Pendant ce temps, la 264. ID (Otto Lüdecke) recule pas à pas vers Delnice, bordée par le reste du 4e Corps “Croate” (Ivan Gosnjak, Veeslav Holjevac), toujours renforcé d’Hellènes. Sur la côte, le 173. Infanterie Rgt (Oberst Hans-Georg Schramm) fait de même vers Šmrika, serré de près par la 5e DI grecque (Georgios Stanotas) et le 13e Corps de l’AVNOJ (Ljubo Vuckovic, Vasilije Smajević) le long d’une magnifique route côtière d’où l’on découvre un superbe panorama : l’île de Krk en flammes.
C’est une retraite, pas une déroute, on pourrait y parer… Si on avait des réserves !

Agreement – Clearance + Union = Beaucoup trop, vraiment !
Château de Ljubljana
– Au soir de cette nouvelle journée catastrophique pour l’Axe, le chef de la 2. SS-GebirgsArmee constate avec désarroi que ses craintes les plus terribles sont en train de prendre corps. Trois fois, Walter Krüger a appelé ce mou de Lothar Rendulic (HG E), bien planqué à Graz. Trois fois, il a lui a répété : il me faut des renforts, il me faut au moins la 15. SS-Panzergrenadier Reichsführer-SS ! Mais impossible de lui faire entendre raison – la défense de Vienne serait apparemment trop affectée. Les choses en sont à ce point ? Incroyable !
Comme consolation, Rendulic lui a appris que Herr Rommel serait en route pour le voir – il arrivera demain midi, sans doute. Wunderbar! Et en attendant ?
En attendant, les instructions de la veille s’appliquent : abandon de la ligne tenue par le V. SS-GAK – de toute façon largement percée – et repli plus haut sur la vallée de la Save, entre le massif des Medvednica et les monts Žumberak (que l’on commence décidément à bien connaitre). En pratique, cela revient à abandonner tout ce qui reste de Croatie à l’adversaire. En soi, ce n’est pas catastrophique – Krüger ne risque pas de verser une larme pour Pavelic et sa parodie d’état. Mais tout de même… Le Laibach, c’est pratiquement le Reich – pratiquement. On se bat donc sur le perron de la maison. Un perron, d’ailleurs, qui n’a que deux sorties encore sûres : la vallée de la Save vers Klagenfurt et celle de la Drava par Unterdrauburg (Dravograd).
L’Obergruppenführer Walter Krüger lève la tête et observe les torons de la corde qui l’empêche de tomber dans l’abîme craquer les uns après les autres.

Crépuscule aérien
Au-dessus des Balkans
– La disponibilité des derniers chasseurs croates est en chute libre – les moteurs, à bout de potentiel, sont supposés être bientôt remplacés. On attend juste pour ce faire une livraison de DB 605 depuis l’Allemagne. Selon l’avis commun, on risque de l’attendre encore longtemps !
Une fois encore, un Schwarm de Gustav décolle néanmoins pour une patrouille au-dessus du champ de bataille, menée par le Sat Ljudevit Bencetić. Une fois encore, un des aviateurs, le Vod Milan Grm, fait mine de s’égarer et atterrit dans un champ près de Jelas Polje (pas loin de Slavonski Brod). Là, le Croate gare son appareil sous un arbre, en descend, roule en boule sa veste d’uniforme… et rentre carrément à pied chez lui, à une quinzaine de kilomètres !
Heureusement pour ce qu’il reste d’honneur à la ZNDH (4), les trois autres chasseurs n’ont pas fini leur mission. Et ils aperçoivent des Spitfire du Squadron 112 qui rentraient à leur base ! Le journal du Sqn 112 décrit ainsi l’engagement : « Volant à 8 000 pieds en direction de Zagreb, la section s’est fait coiffer par trois 109, camouflage bleu-gris, queues jaunes et casseroles d’hélice à spirale blanche. Ils ont attaqué de plus haut et de derrière. Le F/O Barett a appelé pour indiquer qu’il avait été touché par plusieurs impacts à l’aile droite. Les Me 109 ont plongé. Le leader, F/L Hulse les a poursuivis et en a attaqué un à courte portée à 2 000 pieds. Il l’a suivi à basse altitude en tirant plusieurs rafales et en se rapprochant jusqu’à 150 yards. 10-15 impacts observés sur le flanc droit et l’aile droite. Plusieurs pièces de l’appareil se sont détachées et l’adversaire a émis de la fumée noire. Le leader a rompu le combat faute de munitions. Son ailier a poursuivi les tirs et revendiqué plusieurs impacts. Arrivés au-dessus du secteur de Zagreb, avons subi un feu intense de Flak légère et rompu le combat. Le F/O Barett est porté disparu. »
En fait, le pauvre Barett, son appareil touché par la rafale du Sat Bencetić au niveau du radiateur et de l’aile, s’est écrasé vers Velika Gorica. Quant au 109 (très) endommagé, il s’agit du “27 Noir” du Por Jelak, qui s’est posé sur le ventre dans un champ pas loin de Borongaj. Rentrant à pied à la base, Jelak sera tout fier de s’en être sorti vivant, et que le score soit de un partout ! Si l’on néglige, bien sûr, la, défection de Grm…
………
Borongaj – N’empêche, il faudrait des renforts… Après l’affrontement de ce matin, l’escadrille n’a plus que deux Gustav opérationnels ! Et justement, comme un encouragement du destin – et par un de ces grands hasards incohérents dont le Reich a le secret – la ZNDH reçoit aujourd’hui un Bf 109 G-14 – le tout dernier modèle ! Il ne servira pas beaucoup…
Le por Marjan Kokot, un officier du QG de la ZNDH retourné lui aussi par les titistes, raconte : « Le 2 septembre a une place toute particulière dans mes souvenirs de guerre, car nous avons réussi ce jour-là à faire quelque chose de très utile à la Révolution et à la Yougoslavie, en ces temps si difficiles. Tout était calme de notre côté de l’aérodrome, mais il y avait des signes d’agitation du côté allemand, comme s’ils préparaient une évacuation. Dans un de nos hangars, des mécaniciens détachaient le moteur d’un Fieseler 167 sous la direction du Poručnik “Miško” Pintarić pour l’envoyer en grande révision. J’étais l’officier de quart.
Soudain, sans avoir été annoncé, un 109 avec des marquages allemands a survolé le district ferroviaire, s’est posé de notre côté et a remonté le taxiway pour finalement se garer devant le bâtiment de commandement, pile là où je me tenais. Le pilote a sauté de l’avion, s’est approché de moi, m’a fait un salut militaire (mais pas hitlérien) avant de me demander en allemand s’il se trouvait bien à l’aérodrome de Borongaj. J’ai salué à mon tour et répondu dans un allemand parfait que c’était le cas. Je me suis ensuite présenté avant d’expliquer qu’il avait atterri du mauvais côté, lui montrant de la main la partie allemande. Ça ne l’a pas perturbé. Il s’est présenté comme un Unteroffizier d’une unité de convoyage. C’était un jeune type blond, avec une belle gueule, de taille moyenne et dont le nom ne me revient pas, mais qui disait être surnommé Weiss.
Il m’a affirmé qu’il avait reçu l’ordre de son commandement de livrer ce Bf 109 à la force aérienne croate, avant de me dire qu’il espérait rentrer chez lui au plus vite, car la guerre n’allait pas durer. Il semble bien que, durant nos échanges, nous avons tous deux compris rapidement que nos points de vue coïncidaient largement et que nous nous trouvions dans un état d’esprit fort analogue… Et tandis qu’une voiture aux couleurs allemandes arrivait pour le récupérer, il m’a simplement serré la main en me glissant « Hitler Kaputt ! ».
J’étais surpris. Mais j’ai approuvé d’un simple sourire, lui ai mis la main sur l’épaule et nous nous sommes séparés dans les termes les plus amicaux. Puis il est parti et “Miško” Pintarić – qui était l’officier technicien en charge des transferts ce jour-là – m’a rejoint. Nous avons expédié les formalités et nos mécaniciens ont vite déplacé l’engin dans un coin isolé, avant de le recouvrir de filets pour éviter les attentions non souhaitées.
Le Bojnik Cvenček n’a pas tardé à apparaitre, et nous avons procédé tous trois à un examen attentif de la bête. C’était une machine toute neuve, la plaque d’usine l’identifiant comme un G-14. Il avait les codes radios en quatre lettres sur le fuselage ainsi qu’un système d’injection d’eau et une nouvelle verrière, parmi plein d’autres options intéressantes. Je pense que c’est là que Cvenček a pris la décision de cacher l’avion – en fait, de le voler ! Il a donc ordonné qu’il reste ici toute la journée, camouflé et gardé par une sentinelle de confiance. Pendant ce temps, nous avons mis aussi peu de gens que possible dans la confidence, seulement des personnes de confiance, qui avaient toutes quelques tâches à accomplir sur le terrain auxiliaire et le “dépôt technique” (le cimetière d’avions !), 500 mètres plus au sud.
A six, avec les Poručnik Ljudevit Aladrović et Huog Vanjek et le nadPoručnik Đuro Gredičak – qui sortait juste d’un congé maladie de deux mois pour épuisement – nous avons attendu la nuit. Gredičak a procédé à un examen complet de l’appareil et conclu qu’il était en parfait état de vol. A la tombée de la nuit, Gredičak s’est assis dans le cockpit, a sorti l’avion de son stationnement, a décollé et a survolé à ras du sol tout le terrain pour aller se poser sur le terrain auxiliaire – lequel servait alors pour les atterrissages d’urgence ou, plus souvent, lors des décollages vers le sud – juste à côté du dépôt technique. Le G-14 a alors été pris en charge par un groupe de mécaniciens (parmi lesquels Franjo et Stanko Jäger, Franjo Pavletić, Slavko Polak, Ivan Kablar, Franjo Krznarič et Josip Bück), toujours sous la direction de Mijo “Miško” Pintarić. Nous l’avons poussé parmi les épaves, sous l’aile d’un Junkers 52 abandonné. Là, nous lui avons donné l’air démantelé, en démontant son hélice avant de le poser au sol, par réduction de la pression dans le train, avant de le recouvrir de déchets et de diverses tôles métalliques jusqu’à le faire disparaitre complétement.
Dans le même temps, le Bojnik Cvenček a fait disparaitre les archives le concernant. Cet avion n’avait jamais été enregistré. Il n’existait pas, et il est resté caché ici sans que personne ne le remarque jusqu’à la chute de Zagreb. »

Reprise d’épidémie
Aérodrome de Črnomerec (Zagreb)
– Sitôt revenu de ses aventures dans le parc à ferraille de la ZNDH (où l’on trouve pourtant, selon la rumeur, quelques beaux joujoux tout neufs), le Bojnik Cvenček fait passer un mot. Un mot qui circulera de main et main et de baraquement en baraquement avec une relative discrétion – ce qui peut étonner, au vu du nombre de personnes concernées. Un mot tout simple, de cinq lettres dans la langue du pays : « Sutra » – Demain.

Grappillages partisans
Chien chaud
Île de Krk
–les forces de l’Axe encore présentes commencent à se retirer vers le continent – de nuit, forcément – abandonnant l’île aux troupes de l’AVNOJ. Cette manœuvre s’effectue sur des barges, voire sur des esquifs plus légers (le passage fait moins d’un kilomètre (5) !) et elle n’est pas véritablement gênée par la marine alliée. Trop dangereux (mines, risque d’échouage…), pour un gain trop incertain. Et puis, la dernière grande île de l’Adriatique vient de tomber – c’est l’essentiel. Ça et éteindre les incendies.

Forces de l’AVNOJ
Générosité internationaliste
Banja Luka
– La mission technique aimablement envoyée par les VVS afin d’initier les camarades yougoslaves aux subtilités rustiques des 16 chasseurs MiG 3 encore opérationnels arrive en Lisonov Li 2. Tous ses membres affichent à la descente d’avion une cordialité visiblement forcée. Enfin ! La formation devrait aller vite : après tout, les camarades locaux sont débrouillards, ils connaissent déjà les appareils capitalistes voire fascistes ! Et de toute façon, le MiG 3 n’a pas une durée de vie infinie, tandis que les pièces détachées font défaut pour ces cellules déjà usées. Quant aux moteurs, leur révision ne saurait se faire qu’en URSS, enfin !
En résumé, les chasseurs russes au pentagramme pourront bientôt voler. Sans doute… d’ici une semaine, probablement. A temps pour participer au défilé de la victoire, avec les Spitfire et les Fieseler ? Impossible à dire.
Mais si, dans son bureau de la Loubianka, Lavrenti Beria est ravi d’avoir tordu le bras de ces fainéants d’aviateurs au bénéfice d’un ami devenu maréchal, il n’en a pas moins commis une intrusion claire hors de ses prérogatives. En soi, elle n’a rien de grave, bien sûr – mais elle démontre une sorte de… vulnérabilité. Et ce népotisme sera donc noté par qui de droit, parmi d’autres, pour, peut-être, le faire payer cher. Plus tard.

Forces spéciales alliées
Mosquito Lake
Fonyód (Hongrie occupée par les forces britanniques) –
Le lieutenant-colonel John “Jake” Richard Easonsmith est heureux de présenter ses plans : une véritable petite guerre à travers le lac Balaton, faite de coups de main et autres raids en vedette rapide, menés par des sections de 4 à 8 hommes – impossible de faire plus après le départ des Néo-Zélandais, hélas.
Ces groupes devront opérer sous uniforme allemand – de toute façon, personne ne parle hongrois… Ils commenceront par une première phase de renseignement d’environ une semaine, destinée à repérer, mettons… l’ensemble des objectifs de valeur au sud de la Zala (Easonsmith aime voir grand !). Entrepôts, centrales téléphoniques, dépôts de munitions, ouvrages d’art – tout doit y passer.
Ensuite, au moment jugé adéquat par le commandement, la Danubian Strike Force lancera une salve d’attaques coordonnées, sur deux ou trois jours au plus – en préalable à ce qu’elle présume être une future action offensive de la VIIIth Army. C’est risqué, assurément – mais les commandos impériaux ont de la ressource et du courage à revendre. Et puis, ils sont fatigués de jouer les supplétifs sur un théâtre secondaire et sur une mer où il ne s’est plus passé grand-chose depuis un an au moins.
Évidemment, cela ne peut que plaire à Richard O’Connor – et surtout à Montgomery, lequel tient à mettre toutes les chances de son côté pour Epsom – Ordeal.
– Go, go, Gentlemen !

Hongrie écrasée
La saison américaine (oubliée)
Ouest de la Hongrie –
Nouveau raid sur Vienne, mené par une immense formation de 530 bombardiers, dont certains pousseront même jusqu’à Dresde (pourquoi se gêner ?). La MKHL, une fois encore sollicitée par ses bons amis allemands, tente de faire décoller quelques Gustav. Mais entre indisponibilités, pénurie de carburant et absence de guidage, ces faibles efforts ne déboucheront sur aucun engagement, donc aucun résultat. Il est vrai que ce n’est pas comme si cela allait changer quelque chose, vu ce qu’il reste d’aviation hongroise…


Notes
1- Plus tard, un écrivain croate nationaliste osera un parallèle avec la fameuse scène finale du fim japonais Kagemusha – la réalité fut sans doute moins ordonnée, mais pas moins tragique.
2- Rétrospectivement, on pourrait y voir des ébauches d’APC…
3- Après la guerre, on retrouvera le général… à Rome, tenant un restaurant ethnique faisant table ouverte aux Oustachis réfugiés ! Le scandale sera tel que l’intéressé devra fuir en Argentine – il y serait mort en mai 1964.
4- Si rester fidèle à l’alliance avec le Reich peut être considéré comme honorable…
5- Aujourd’hui, Krk est reliée à la Croatie par le pont de Krk – autrefois pont Tito – le second plus long ouvrage composé d’arches en béton dans le monde (1 430 m), après le pont de Wanxian, en Chine. Il a été construit entre 1976 et 1980 par une technique d’encorbellement avec haubanage provisoire. Dans les milieux d’ingénierie, on murmure que des experts occidentaux ont été mobilisés – mais à Belgrade, on affirmera toujours qu’il s’agissait d’un chantier purement national.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Sep 14, 2026 19:31    Sujet du message: Répondre en citant

Slovénie plus ou moins occupée
Retour à d’autres vieilles méthodes
Slovénie
– La proclamation d’Edvard Kardelj a beau avoir eu un effet opérationnel… disons limité – du moins en ce qui concerne l’activité partisane locale, elle a eu un impact beaucoup plus fort sur l’Occupant. En effet, celui-ci s’estimait encore hier chez lui en Slovénie, surtout après le petit toilettage de cet été. Or, il constate que ce n’est (peut-être) plus du tout le cas.
Appliquant une fois de plus ses méthodes avec davantage de vigueur que de réflexion, le Reich et les autorités militaires de la 2. SS-Gebirgs-Armee ne sont pas long à lâcher la bride à leur principale unité de chasse en Slovénie : la SS-Kosaken-Freiwilligen Kavalerie-Brigade (Helmuth von Pannwitz) – ce, il faut le dire, contre l’avis de l’Obergruppenführer Erwin Rösener, chef de la police militaire à Ljubljana, pour qui tout est normal, enfin !
Les cosaques débarqueront bien vite entre Bled et Postojna – sans oublier bien sûr la capitale. Et ils viendront précédés d’une réputation franchement épouvantable, qu’ils auront bien sûr à cœur d’honorer.

Croatie plus vraiment dans l’Axe
Tentative de bascule
Palais du gouvernement (place Ban Jelačić, Zagreb)
– La panique revient dans la capitale croate, où l’on entend de nouveau le canon tonner – mais cette fois-ci, les Allemands partent, et n’arrivent pas.
Sentent bien que leurs forces sont près de la désintégration et qu’on est en train de les abandonner en rase campagne, Ante Pavelić et sa cour tentent une dernière manœuvre : ils mettent sur pied une mission diplomatique, qui embarque dans quelques voitures escortées de deux ou trois ADGZ. Celle-ci part vers la vallée de la Save, porteuse d’une missive demandant « l’organisation d’une transition pacifique et ordonnée respectant les droits du peuple croate ». On a vu plus enthousiasmant et plus réaliste, par les temps qui courent…


De Sparte à Teutoburg (capitaine Pierre Percay)
Retour
Pas loin de Bunjani (vallée de la Save)
– « La bataille continuait avec violence – certain de notre valeur, l’état-major nous poussait sans cesse en avant, à la poursuite de redoutables Jägers, lesquels se dérobaient sans cesse mais étaient indubitablement battus. La race européenne.
L’exercice étant par nature risqué, les unités de reconnaissance – dont nous faisions partie – passaient logiquement devant, déblayant la route pour le gros de la troupe. Peu avant d’entrer dans un nouveau village déserté, notre peloton se retrouva ainsi pris dans une embuscade tendue par un détachement allemand en retraite que nous avions rattrapé sans le savoir par la gauche. Le Diamant avait ses qualités – mais il avait un gros défaut : un blindage des plus perfectibles, lequel ne protégeait guère que des armes les plus légères.
« On descend, on descend, allez allez ALLEZ ! »
Les coups de feu claquent tout autour – la M38F offrait ici de longues rafales de couverture bienvenues. Assez pour faire baisser la tête aux adversaires. Assez pour nous permettre, à nous, de nous jeter sous le premier couvert. Par exemple, cette tranchée devant moi. J’y plongeai la tête la première au mépris de mon cou comme de mon uniforme, pour relever le chef et me retrouver nez à nez avec… une mine allemande, qui me contemplait du haut de sa tige mortelle, avec l’intention visible de me sauter à la figure au premier faux-pas !
Un instant de réflexion. Se relever comme cela sans voir où l’on posait ses pieds, c’était le risque bien trop grand de trébucher, donc de tomber pour mieux sauter. J’examinai l’engin, la sueur au front…
Un câble. Théoriquement, il suffisait de le couper pour neutraliser la bête. Je savais bien que les Allemands avaient tendance à user de chausse-trappes à double détente, justement pour parer à une telle manœuvre – mais quel choix avais-je, au juste ? Je sortis donc avec d’infinies précautions une pince de ma poche, la passai autour du câble, fermai les yeux… Appuyai très fort d’un coup sec… Rien. Je rouvris les yeux – ma main était toujours là, et l’engin aussi. Inerte, mais certainement pas mort. Les mains dans la terre, j’en saisis le fond avant de crier : « Attention ça va sauter ! » puis de me redresser d’un coup pour lancer la mine comme une grenade en direction du buisson le plus proche. Lequel sembla encaisser l’injure sans rien dire, avant d’être pris de tressaillements sous l’impact de la grenaille – le senseur avait enfin dû lâcher.
La fusillade se calmait déjà. Court accrochage, contre un adversaire ne sachant plus guère que retarder faute de pouvoir lutter. « Des pertes ? » Jourdier apparut, et j’aperçus Augagneur qui courait au loin – « A voir, mon capitaine. Deux morts et je crois qu’un de vos gars, là, en a pris une. Je fais le point sur l’ennemi et les prisonniers. » »
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demolitiondan



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MessagePosté le: Lun Sep 14, 2026 20:25    Sujet du message: Répondre en citant

Les trucs et astuces de déminage, ainsi que les petites aventures d'aviateurs croates sont absolument authentiques.
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Hendryk



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MessagePosté le: Lun Sep 14, 2026 20:36    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Reprise d’épidémie
Aérodrome de Črnomerec (Zagreb)
– Sitôt revenu de ses aventures dans le parc à ferraille de la ZNDH (où l’on trouve pourtant, selon la rumeur, quelques beaux joujoux tout neufs), le Bojnik Cvenček fait passer un mot. Un mot qui circulera de main et main et de baraquement en baraquement avec une relative discrétion – ce qui peut étonner, au vu du nombre de personnes concernées. Un mot tout simple, de cinq lettres dans la langue du pays : « Sutra » – Demain.

Un mot qui vient du coeur. Un Sutra du Coeur, en somme.
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Hendryk



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MessagePosté le: Lun Sep 14, 2026 20:40    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
Les trucs et astuces de déminage, ainsi que les petites aventures d'aviateurs croates sont absolument authentiques.

On repense au film No Man's Land, qui se passe pour l'essentiel au fond d'une tranchée pendant la guerre d'ex-Yougoslavie, avec un pauvre troufion bosniaque qui s'aperçoit qu'il est tombé sur un mine et qu'elle explosera s'il fait un geste.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Lun Sep 14, 2026 20:45    Sujet du message: Répondre en citant

Ca c'est les modèles à goupilles aiguilles. Ici, Pierre fait face à un modèle à câble.

J'aime beaucoup, quand même, le coup du gars qui gare son 109 sous un arbre et rentre chez lui à pied, la veste en boule sous le bras...
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loic
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MessagePosté le: Lun Sep 14, 2026 22:13    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Vous parlerez sans doute oser parler de fuite, allez-y

Tounure bizarre
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demolitiondan



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MessagePosté le: Lun Sep 14, 2026 22:23    Sujet du message: Répondre en citant

Loic a évidemment raison.
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loic
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MessagePosté le: Lun Sep 14, 2026 22:26    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
mais aujourd’hui en ruines et surtout sans véritable enjeu

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En principe (moi) ...
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Hendryk



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MessagePosté le: Mar Sep 15, 2026 09:22    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
J'aime beaucoup, quand même, le coup du gars qui gare son 109 sous un arbre et rentre chez lui à pied, la veste en boule sous le bras...

Ce trope est référencé sous le nom de "Screw this, I'm outta here". Quand un personnage décide que le jeu n'en vaut plus la chandelle et se casse purement et simplement. Souvent une sage décision de la part des sous-fifres du méchant qui comprennent qu'ils vont perdre.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Sep 15, 2026 09:37    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:
Citation:
Vous parlerez sans doute oser parler de fuite, allez-y

Tounure bizarre


Ce n'est pas une tournure - les mots "oser parler" auraient dû sauter, ils sont restés. Embarassed
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Archibald



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MessagePosté le: Mar Sep 15, 2026 10:09    Sujet du message: Répondre en citant

Hendryk a écrit:
demolitiondan a écrit:
J'aime beaucoup, quand même, le coup du gars qui gare son 109 sous un arbre et rentre chez lui à pied, la veste en boule sous le bras...

Ce trope est référencé sous le nom de "Screw this, I'm outta here". Quand un personnage décide que le jeu n'en vaut plus la chandelle et se casse purement et simplement. Souvent une sage décision de la part des sous-fifres du méchant qui comprennent qu'ils vont perdre.


Le cerveau d'Homer Simpson fait ça plusieurs fois.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Mar Sep 15, 2026 10:15    Sujet du message: Répondre en citant

Sauf que là, c'est pas un trope ! J'ai même la photo de l'avion !
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Hendryk



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MessagePosté le: Mar Sep 15, 2026 10:35    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
Sauf que là, c'est pas un trope ! J'ai même la photo de l'avion !

Ah mais un trope peut parfaitement arriver dans la vie réelle.
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