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Flavien, dit le Colisée
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Posté le: Dim Juil 19, 2026 18:06 Sujet du message: |
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Je vais me lacher au niveau des descriptions et passer dans un style plus épique et beaucoup plus axé fiction, mais en restant rigoureux sur le coté uchronique. C'est juste la forme qui va changer.
Initialement je pensais que les américains réussiraient à mieux se replier au nord et à sauver des choses, mais a priori ça semble être parti pour un énorme massacre. Le freinage allemand me semble ici plus rapide et plus net, car en l'absence de la luftwaffe les renforts peuvent se déployer rapidement et efficacement.
Chapitre 1 : La guerre alsacienne
16 décembre,
5h30,
Le XVe corps US est très étiré sur près de 120 Km de Saint Avoid jusqu'au Rhin. Un corps formé de nouvelles divisions commandé par le général Revers est en route pour densifier le front. Il n'est plus qu'à une journée, peut être deux, de route. C'est trop tard.
Dans la nuit le corps US est victime d'infiltration profonde. Les soldats américains restent dans leurs positions et évitent de s'exposer. Le général Haislip soupçonne qu'il puisse s'agir d'une attaque en règle et donne des ordres au cas ou pour un repli. Si les Allemands mettent de gros moyens les divisions américaines les retarderont jusqu'à se lier avec les Français.
5h53,
Le VIe corps US, commandé par le général Truscott est également victime d'infiltration. Mais le front ne fait que 30 kilomètre entre le Rhin et les Vosges. Solidement retranchés autour des noeuds de Benfeld et Boofzheim, l'armée américaine réplique très rapidement et fait donner l'artillerie. Le général Truscott préviens les généraux Zeller (16e division) et Salan (17e division) de se tenir en réserve en vue d'une attaque majeure.
7h24,
Les combats ne baissent pas en intensité, au contraire des bruits de chenilles se font même entendre dans l'obscurité. Le général Patch reçoit de nouvelles informations, des combats ont éclatés dans les Vosges près de Saint Blaise la Roche. Un rapide coup d'oeil sur la carte et l'évidence lui saute aux yeux. Sa seule voie logistique, la trouée de Saverne, est extrêmement vulnérable. Après un entretien avec Haislip il retrourne se reposer, rassuré qu'il ait prit des dispositions en cas d'attaque.
8h
Les 14e, 10e et 19e armées allemandes attaquent sous un déluge de milliers de pièces d'artilleries et de lance roquettes nebelwerfer.
Le VIe corps se fait attaquer à pleine force à l'ouest de Benfeld. La 18e panzer SS et la 20e division d'infanterie de la luftwaffe veulent fixer les renforts américains pendant que la 2e gebirg (montagne) et la 42e jager (chasseur) division coupent les routes autour de Saint Blaise la Roche. La 45e division recule et cède 6 kilomètres de terrain avant que la 42e n'arrive en renfort et qu'un très violent combat de chars s'engage. Truscott croit cependant à une diversion, ses soldats identifiant rapidement qu'il n'y a que 2 divisions. La situation est dure, mais son front tient.
Ce qui n'est pas le cas du XVe corps US. Les 100e et 103e division qui tiennent le front du Rhin au nord des Vosges se font assaillir par des centaines de chars et des dizaines de milliers de soldats d'élites. En dépit de leur manque d'expérience les soldats américains tentent de tenir et réussissent même à tenir leurs positions défensives dans de nombreux secteurs. Mais les forces qui leur font face sont si puissantes...5e et 8e gebirgs, 9e pzd et 78e division d'assaut, plus deux divisions d'infanteries et la 11e pzgrd (mécanisée) SS Nordland qui perce et filent vers la profondeur sans se soucier du reste.
De Saint avoid a Sarreguine, jusqu'aux Vosges, les 44e et 63e divisions sont ébranlées par la 114e jager, la 157e gebirg, la 4e fallschirmjager (parachutiste) et les 29e, 90e et 16e SS pzgrd divisions. Devant le déluge d'acier et de feu les soldats se replient rapidement mais se font poursuivre l'épée dans les reins. Le mauvais temps n'aide pas les soldats alliés, privés des yeux de leur aviation.
11h30,
Le front dans les Vosges s'effondre. Les unités américaines fuient Bitche et tombent sur les colonnes allemandes qui foncent vers Saverne.
Patch ordonne à Haislip de se rétablir autour de l'axe de Sarre Union et de Haguenau. Elles serviront de base pour la nouvelle ligne de défense. Dans le chaos et le manque d'information il ne se rend pas compte que rien ne couvre la trouée de Saverne et que les forces de montagnes allemandes s'y dirigent à marche forcée.
12h19
Réunion d'urgence à Strasbourg entre Patch et Rojo. Le général français a besoin d'une journée pour rassembler son armée, dispersée dans l'Alsace avec les permissions. Il prendra à sa charge le front nord.
13h24,
La 16e SS atteint Sarre Union et percute la 44e division. La 63e est autour de Diemeringen quand la 157e gebirg et la 4e fallschirmjager lui tombe dessus. Le combat dégénère en une mêlée furieuse. Haislip pense avoir réussit à stoppé les Allemands de ce coté la. Mais du coté des 100e et 103e la situation est terrible.
Alors qu'elles se dirigeaient vers l'axe de Haguenau pour se redéployer elles sont défoncées par la 9e pzd qui ouvre un passage pour les 5e et 8e gebirg, alors que la mêlée dantesque n'est toujours pas terminée. Les shermans américains et les panthers allemands s'affrontent sous les trombes de neiges , les colonnes ne se voient qu'au dernier moment. La confusion gagne les Américains qui n'ont pas l'habitude d'un combat aussi difficile, ce qui n'est pas le cas des Allemands qui maintiennent leur cohésion en dépit du passage difficile des divisions de montagnes.
13h38,
Les 45e et 42e division contre attaquent la 18e SS panzer. Contrairement aux forces du reich, les soldats de l'alliance connaissent bien la région, en plus d'être aidés par les locaux. Truscott tente d'attaquer en direction des Vosges, il a comprit que les Allemands voulaient couper pour de bon l'axe logistique, déjà inutilisable, vers Saint Blaise. Il est cependant arrêté après une progression de 4 kilomètres.
14h
Patch et Rojo s'entretiennent avec Verneau. La situation est tendue mais selon les premières informations les allemands sont contenus. Une percée limitée est en cours en Alsace, mais sera circonstrite rapidement avec le déploiement de l'armée de Rojo le lendemain. Le corps Revers quant à lui permettra d'arrêter les forces nazies en avant de Saverne. Mais il est clair que ce ne sera pas suffisant pour reprendre l'initiative face à une offensive majeure.
De son coté, le général en chef des armées française n'est pas resté inactif. Depuis le matin il bat le rappel des permissionnaires et des unités dispersées dans toute la France. Il tranche également les questions de commandement. Patch commandera toutes les unités pour tenir la Moselle et Rojo toutes les unités pour tenir le nord de l'Alsace. Le général Truscott tient très bien de son coté. Une fois les prérogatives réglées il met fin à la réunion. Patch prépare ses affaires pour rejoindre sont front, direction Sarrebourg.
15h15,
Ingwiller est prise par la 78e sturm division. Les unités qui la défende ont le temps d'envoyer un message pour prévenir de l'infiltration, mais à cause de la mauvaise réception elle est confondue avec Bischwiller. Dès que Haislip est au courant il appelle le commandement de la 103e qui annonce tenir encore la ville et que les Allemands sont à Soufflenheim.
16h03,
Le général Revers termine de rassembler son corps à Lunéville. C'est la dernière étape avant Sarrebourg demain. Il a eut le temps d'échanger avec Patch avant son départ, il devra sans doute mener une contre attaque, pour être sur de mettre la trouée de Saverne à l'abris.
16h55,
le soir tombe. Le général Patch, à Strasbourg, monte dans son convoi pour rejoindre Sarrebourg. Il se déplace relativement lentement à cause du mauvais temps.
17h46,
Le chauffeur de Patch indique qu'il y aura du retard, un embouteillage. Le général gromelle quelque chose et s'endort. Qu'on le réveille une fois arrivée au QG.
Dans la nuit,
Les unités américaines du XVe corps sont aissaillis par les soldats allemands. Dans l'obscurité et la neige, les bruits sont éttouffés et la coordination impossible. Des milliers de soldats américains, des recrues, paniquent, fuient, et se perdent. Les 44e et 63e se délitent en silence, infiltrées et coincées de partout.
17 décembre,
05h30
La 11e SS pzgrd, la 9e pzd et la 78e sturm division contournent Haguenau par derrière et filent plein est, culbutant les convois américains qui se font allumer aux derniers moments. La 5e et la 8e gebirg continuent vers Saverne, lentement mais surement.
6h17,
Rojo est réveillé en catastrophe. Des Allemands ont été vus au nord de Saverne ! Un maire a pu prévenir par téléphone. Rojo ordonne à Salan et Zeller de foncer immédiatement sur Saverne. Il n'y a qu'une poignée d'Américains dans le secteur et ses divisions républicaines ne sont pas encore prêtes.
6h32,
Rojo tente de joindre Patch, mais impossible de contacter son QG. Il parvient finalement à avoir Haislip qui est à Sarrebourg, et n'indique n'avoir aucune nouvelle de son supérieur.
"Allo général Haislip ? Ici Rojo, est ce que Patch est avec vous ?"
"Non mon général, il n'est pas la. Il n'est pas resté à Strasbourg ? Je croyais qu'il avait décidé de reporter son déplacement."
"Mierda ! Général, écoutez moi attentivement, la trouée de Saverne n'est plus sure, des Allemands ont atteint la ville il y a quelques minutes."
"QUOI !? Mais j'ai un rapport de mes unités, elles sont attaquées à Haguenau en ce moment même !"
"Nous avons été tourné. En l'absence de Patch je prend le commandement. Conservez Phalsbourg, je vous confie le corps du général Revers. Je me charge de l'Alsace, nous continuons comme prévus."
"Bien monsieur. Je vous rappelle dès que j'ai plus d'informations"
7h24,
En l'absence de rapport des 45e et 63e, Haislip ordonne une reconnaissance.
7h36,
Les Allemands attaquent Phalsbourg ! Le régiment et les unités de l'arrière qui tiennent la ville sont assaillit par la 16e SS nordland ! Et de nouveaux rapports arrivent, Haguenau est attaquée...depuis le sud ! Haislip se rend compte avec effroi que la totalité de son corps est perdu.
Le général s'effondre et laisse tomber le rapport. Il regarde dans le vide pendant quelques secondes, il comprends maintenant. Patch...son convoi n'est jamais arrivé..Il redresse les yeux..la trouée de Saverne...l'Alsace...15 divisions sont à prendre..et ensuite avec la Moselle de perdue...
Puis l'ordre. Tenez la trouée.
Aussi vite qu'il s'est affaissé, Haislip se redresse et donne ses ordres. Dans un tourbillon, il improvise des unités combattantes, met des officiers à la tête de soldats de l'arrière. Tout ce qui peut porter une arme et qui n'est pas absolument indispensable à la logistique la plus élémentaire doit partir immédiatement pour Phalsbourg et les hauteurs nord !
Il contacte ensuite Revers. Qu'il fonce, tant pis pour les risques et la casse, c'est une question de vie ou de mort. Il peut lui acheter quelques heures au mieux.
8h26,
BOUM !
Le stug explose sous les hourrahs des soldats américains. Le servant du bazooka ne perd pas son temps et recharge. Derrière lui plusieurs mitrailleurs vident leurs munitions sur un groupe de nazis qui tentent de protéger les autres blindés. L'un d'eux l'aligne, ainsi que son coéquipier. L'Américain à le temps de voir le reflet sur le chargeur courbé, puis une pétarade lui explose les oreilles.
Vicenzo beugle un ordre et une femme balance une grenade pour terminer le boulot. Il vérifie que rien ne bouge. Pendant ce temps l'équipe du bazookas tire depuis son trou et s'offre un second carton sur un petit engin d'assaut, un hetzer. Celui ci se cale et se met à flamber. Nouveau cri, un des mitrailleurs de Vicenzo descend l'équipage qui s'extraie de l'engin.
-Capitan ils ont des soucis à la ferme en croix !
-Mais putain c'est la 17 ou la 18 ?
-La 19 !
Un autre homme montre une carte à Vicenzo. Ils ont improvisés comme ils ont pu, personne ne s'attendait à une attaque ! Il avait simplement décidé de prendre du bon temps avec quelques membre du corps francs Sans Nom, et voila que les Allemands leurs tombaient sur la gueule !
-Et merde ! On y va pas, c'est trop exposé et on va manquer de munitions. Henriette tu me trouves un camion, Daniel tu l'accompagnes, vous me le bourrez de roquettes et vous revenez dans une demi heure, on se casse à Strasbourg et au point de ralliement.
-Mais capitan ils tiendront pas ici !
-Nous non plus, mais en ville on sera bien plus utile ! Aller ! Magnez vous le cul !
Nouvelle rafale et jurons. Des Américains qui montaient une mitrailleuse se sont fait hacher menu à cent mètres. Les Français s'y précipitent en restant derrière le talus et arrivent juste à temps pour arroser les nazis de balles.
Comment on en est arrivé la putain ?
Il entend des cris derrière lui. Français ?!
Vicenzo se retourne et voit des nouveaux, c'est comme ça qu'on appelle ceux de la levée d'aout, guidés par un vétéran arabe. Qui se couche à coté de lui.
-Vous êtes qui ?
-Lieutenant Mimoun, enchanté mon gars. 17e division. On arrive juste à temps on dirait.
-Capitaine Santorini du corps francs Sans Nom. Ca devient chaud, les fascistes se sont infiltrés dans Saverne, ça tabasse grave la bas aussi.
-T'étais avec Darnand ? Mon gars t'a loupé ton combat, les boches sont en train de passer par les montagnes.
-Putain ! Je dois rallier Strasbourg pour retrouver mon unité. Ca ira ici ?
-Ce sera pas pire qu'à Cassino, on prend le relais !
Vicenzo lui fait une tape dans le dos et va à l'arrière avec sa petite troupe. Plus qu'à trouver Henriette et son camion...Ah ben tient elle a fait vite ! L'ancienne FFI s'arrête à coté de ses camarades.
-Montez les gars !
8h44,
-Mon général ? Ici Zeller au rapport monsieur !
-Comment ça se passe à Saverne ?
-C'est une mêlée générale, on est arrivé juste à temps. Salan a envoyé des hommes pour tenir les hauteurs mais impossible d'utiliser la voie vers Phalsbourg. Les Américains sont dans un sale état mais on a un colonel énergique qui nous réorganise tout ça.
-Vous pourrez tenir ?
-Oui. On a de l'espace pour préparer des défenses et on manque pas de matériel.
-Très bien, alors, au cas ou. Votre priorité c'est Saverne. Si vous perdez tout contact, si les nazis sont partout, vous devez uniquement conserver le passage pour la prochaine contre offensive.
-Compris monsieur !
-Bien. Donc, vous allez établir votre dernière ligne défensive de Saverne jusqu'à Willgotheim.
-Ca vous dérange pas si je l'épaissit plus au nord ?
-Tant que vous pensez à prévenir non.
-Mon général..comment ça se passe ?
-...On va être quasiment encerclé. Mais vous devriez vous en sortir.
-Comment ça ?
-Les nazis ont encore des unités en réserves. Et si elles ne sont pas à Saverne, elles sont pour Strasbourg.
9h12,
La 15e Di du général Noiret est la première à atteindre Phalsbourg en catastrophe et sous la mitraille. Des chars allemands sont en train de se diriger vers Sarrebourg ! Les shermans français ont volé avant que les gros m36 et leurs canons de 90 ne fassent un peu de ménage.
La bataille dans la ville est complètement désorganisée. Les Américains se sont fait massacrer mais ils ont tenus bon assez longtemps. Les soldats descendent des half tracks sous le feu des mg 42 et se ruent à l'assaut couverts par leurs équipes de mortiers. Ces bleus la n'ont jamais vu la guerre mais ne se débandent pas. Les sous off font un très bon travail.
Le général ordonne à un de ses régiment de foncer dans la trouée pour tenir la partie nord. Avec de la chance ils pourront prendre contact avec la 17e division.
10h30,
Verneau contacte Rojo sur la situation. Pour l'instant les 100e et 103e division résistent en dépit de leur encerclement. Si elles tiennent bon jusqu'à la soirée alors les Espagnols pourront attaquer et les dégager. La 2e Die s'est déjà positionnée pour empêcher les Allemands de foncer trop au sud, mais ils semblent se concentrer sur les Américains.
La disparition de Patch est un coup difficile, mais heureusement Haislip a sut le remplacer rapidement. On suppose que le général de la 7e armée a été prit en embuscade pendant la nuit par une patrouille très avancée.
Saverne et Phalsbourg tiennent mais impossible de traverser entre les deux villes. Et pour ne rien arranger Sarrebourg risque d'être attaquée, ce qui oblige Revers à envoyer sa 18e division pour couvrir la ville.
-Est ce que ce sera suffiant pour dégager la route ? Le 2e bureau est aveugle et n'arrive pas à savoir ce que veulent les chleus, on nage en plein brouillard.
-Aucune idée mon général. Si je pouvais engager mes légionnaires je serais confiant, mais les nazis nous préparent un très sale coup. Je pense qu'il vont attaquer Strasbourg.
-Quoi ? Mais cela n'a pas de sens. La ville tomberait toute seule si l'Alsace était isolée loin du front.
-Sauf votre respect Verneau, on parle des types qui ont perdu une armée complète pour tenter de prendre cette ruine de Stalingrad et qui ont envoyé une division complète pour détruire Paris au moment où leur front s'effondrait.
-Je vois. Et leur coup en Alsace manque de puissance blindée. Je vous laisse, continuer comme vous le pressentez.
-A vos ordre mon général !
14h12,
La 3e Die et la 1ere DMCe rejoignent la 2e Die de Bernolsheim a Gambshein. L'unité mécanisée doit attaquer en pointe et rallier les division américaines, pendant que les deux autres préparent une solide ligne de défense.
Les unités américaines souffrent terriblement. Prises en étau et ravagées par l'artillerie, elles ont perdu l'organisation qu'elles avaient retrouvé au matin. A quelques minutes d'intervalles les deux généraux qui les commandes sont tués.
15h26,
La 100e et la 103e divisions s'effondrent sur elles mêmes et sont submergées, sans capituler. Les combats durent jusqu'au soir dans des ruines de plus en plus retreintes. La rage au coeur, leur attaque annulée, les légionnaires républicains ne peuvent que receuillir les quelques survivants qui s'échappent. Certain à pieds, d'autres en jeep après des courses folles. Une colonne de sherman arrive même à passer dans la confusion. Les récits des rescapés ne sont pas pour rassurer. Il y a des SS, et ils massacrent les soldats qui résistent, même une fois que ceux ci se rendent.
17h42,
Le dernier soldat américain, un radio, meurt quand son trou est la cible d'un stug III. Mais il est trop tard pour que les Allemands poursuivent l'attaque vers le sud. A la place ils se regroupent et se préparent pour l'attaque du lendemain.
Heure inconnue,
La neige produit comme un glouglou, un petit bruit de gorge, quand les bottes de l'homme s'enfoncent dedans. Peut être est ce le cuir. Ou le sang qui gorge la glace. Des milliers de corps sont rassemblés dans des tas. Il observe l'un d'eux. On voit la où la baionette a été enfoncée. Surement un blessé qui ne pouvait pas se lever pour rejoindre les prisonniers. Pas un grand mal. Il entend un bruit. Il se retourne et par réflexe tend le bras.
-Mein oberstgruppenfuhrer.
-Gruppenfhurer.
Le général Student ne porte pas l'uniforme SS qui sied à son rang. Pas la peine d'offrir une cible facile. Sepp Dietrich lui n'a pas les même craintes.
-Je viens d'avoir le général Wietengohf. Nous restons l'arme au pied pour demain, il compte nous utiliser pour Strasburg au dernier moment.
-Hmph.
-Vous désaprouvez ? Pourtant le combat sera rude.
-Avec votre respect, regardez ça. Nous n'avons fait qu'une bouchée des ploutocrates. Les communistes étrangers n'ont pas la moindre chance. Nous devrions plutot foncer les premiers pour les culbuter avant qu'ils ne se retranchent en ville.
-Ne surestimez pas Strasburg, ce n'est pas Stalingrad.
-Ce n'est pas ce que je veux dire mein Obsertgruppenfurher. Nous pouvons nous en occuper nous même pendant que le reste de l'armée foncerait dans tout l'est de la France. Nous gachons une opportunité.
Student éclate de rire et sort une cigarette, puis en tend une autre à son subordonné qui accepte.
-Mais nous sommes l'opportunité. Que pensez vous qu'il se passera quand la moitié des armées américaine et la totalité des anglaises seront encerclées et détruites à Anvers ? Et que nous libérions entièrement l'Alsace ? Les Alliés vont s'effondrer, trop de morts pour rien. Et les Français cesseront le combat aussi. Ils accepteront avec joie de perdre cette province pour ne pas être de nouveau totalement envahit.
Il jette sa cigarette.
-Un ramassis de nègres et d'arabes, voici tout ce qui restera. Les blancs ne voudront pas mourir pour voir leur femmes se faire engrosser par ces sous races. Les Français ne sont pas idiot. Ils ne peuvent pas gagner.
18 décembre,
7h44,
Cette fois le général Mackensen a décidé d'en finir et de prendre Phalsbourg ET Sarrebourg dans la journée. Il a prévu de mettre le paquet avec ses trois divisions de panzergrenadiers. La 114e et la 157e sont empêtrés pour couper la route vers Saverne, mais le ravitaillement et les conditions sont passablement difficiles. Et ses divisions d'infanteries classique se gardent d'un retour alliés par l'ouest.
En face Revers à exactement la même idée. Pendant que la 18e, avec les forces que Haislip improvise, protège Sarrebourg, il va attaquer avec les 20e et 21e. Les divisions françaises étant calquées sur les américaines, il dispose donc de plusieurs centaines de chars. Un combat frontal particulièrement puissant s'annonce.
8h12,
Les 29e et 90e pzgrd filent vers le sud ouest pendant que les 20e et 21e foncent plein nord. La 15e tient fermement ses acquis et se prépare à repousser un assaut de la 16e SS. Le ciel bouché interdit les reconnaissance aérienne et les deux camps ont du mal à bien situer leur adversaire.
8h26,
La 18e croit entendre venir les 20e et 21e quand la silhouette caractéristique des engins allemands se dessine. FEU ! Plusieurs halfs tracks et chars explosent, mais l'infanterie nazie ne perd pas pied et fonce à l'assaut, couverte bientot par ses propres tubes. Les Allemands sont surpris, ils pensaient attaquer des Américains.
8h39,
Revers comprend que les Allemands attaquent Sarrebourg avec des forces conséquentes. Le risque de perdre la ville n'est pas mince, et il n'y a pas de réserves par devers lui. Il décide de faire au plus simple. Ordre aux 20e et 21e de leur foncer dedans !
9h12
C'est maintenant Mackensen qui est surpris. Non seulement il y a des réserves françaises, mais ils contre attaquent ! Décidément ils ont le chic pour pourir la vie des courageux soldats du Reich. Il ajourne l'attaque sur Sarrebourg pour d'abord s'occuper de cette menace.
9h45,
La 20e et la 21e reculent, leurs shermans ne peuvent rien faire contre les panthers dans ce terrain ouvert. Mais en même temps le général Duval envoie sa division à l'attaque !
10h29,
Les deux divisions mécanisées allemandes se replient pour former un front cohérent. Pendant ce temps les combats pour Phalsbourg continuent. Les Allemands ont amené leur artillerie pour soutenir la Nordland, et les Français sont solidement appuyé par des artilleurs américains. En dépit de leur manque d'expérience les novices montrent un cran magnifique et se montrent dignes de leurs prédecesseurs venus d'Afrique. Le front bouge à peine en dépit des milliers d'obus qui tombent.
11h22,
Les trois divisions françaises attaquent de front la ligne allemande. Une reconnaisance erronnée a laissé croire qu'ils envoyaient des renforts vers l'attaque contre Phalsbourg. (en réalité un groupe de la 9e pzd qui était en soutient et était ensuite reparti).
Cette fois les Allemands acceuillent très chaudement les Français. Bien qu'ils doivent reculer de plusieurs kilomètres pour éviter de se faire déborder.
13h44,
Les Français jettent l'éponge et se replient. Revers ne veut pas de pertes inutiles, et compte envoyer la 20e à Phalsbourg maintenant que la 18e et la 21e protègent fermement Sarrebourg.
14h35,
Les 29e et 90e relancent une attaque pour fixer les Français ! Revers cependant n'annule pas son mouvement.
14h46,
Et il a bien raison car la 9e pzd entre en lice pour attaquer Phalsbourg. La 15e ne peut pas affronter autant de forces à la fois et commence à reculer vers la ville.
15h22,
La 20e arrive et renforce les positions de la 15e, qui cependant ne réussit pas à éloigner les Allemands de la route vers Saverne. Pendant une heure de combat intense le front ne bouge plus, puis Mackensen ordonne le repli. Les Français ne bougent pas, épuisés. Le baptême du feu a été très sévère pour le corps Revers, mais la Moselle reste française !
17h22,
Le front est calme à l'ouest des Vosges. Le général Haislip organise comme il peu des unités combattantes avec ce qui lui reste a disposition. Il a perdu la totalité de son corps en trois jours de combats. Mais l'alliance tient bon.
Hélas la victoire n'est pas acquise pour autant. Au contraire même. La route de Saverne est coupée, impossible à utiliser. L'armée française est encore largement dispersée et la crise très profonde.
Militairement le risque de voir l'est entier de la France tomber existe. Il faut rétablir une défense cohérente. Mais en même temps il y a près de 15 divisions en Alsace, dont la perte serait un coup terrible au moment même ou les forces Allemandes de l'opération Wacht am Rhein ont réussit à franchir la Meuse et tentent de s'ouvrir un passage vers Anvers.
Le général Eisenhower a demandé au général Verneau si il pouvait se replier sur une ligne Metz/Nancy/Besançon afin d'assurer le flanc de l'alliance. Impossible a répondu Verneau.
Impossible militairement car cela reviendrait à abandonner 15 divisions à un ennemi dont on sait désormais qu'il ne respecte pas les lois de la guerre. Moralement l'armée ne pourrait pas suivre un tel ordre tant qu'il est encore possible de combattre.
Et politiquement aussi c'est hors de question. Après tout les sacrifices consentis par la France, la perte de l'Alsace serait une terrible défaite, la défaite nette de son armée ouvrirait un nouveau traumatisme. Le serment de Koufra prêté par Leclerc est connu de tous. La Franc est puissante, mais convalescente et meurtrie. Elle ne pourrait peut être pas se remettre d'une défaite aussi écrasante en rase campagne.
La décision est donc prise. On se battra pour l'Alsace. Strasbourg ou Anvers, il n'y a pas de différence. Qu'elles tombent et la victoire ne sera plus qu'un rêve. Eisenhower prévient, il n'y aura aucun renfort, tout va à Anvers. La France devra, pour la première fois, se battre seule. Certains chefs failliraient à la tâche. Mais Verneau n'est pas Gamelin. Il n'est peut être pas l'homme le plus intelligent pour le poste, mais il a ce qui compte, la volonté. A 18 heure il envoie, en clair, un message en direction des assiégés.
18h,
"Par ordre du général chef Jean-Edouard Verneau. Le général Vicente Rojo Lluch est mit à la tête de toutes les autorités, quelles qu'elles soient, en Alsace et sans la zone encerclé. Nous arrivons. Tenez Strasbourg. _________________ Terminator 1 est meilleur que Terminator 2 et le pain au chocolat est une arnaque |
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Colonel Gaunt

Inscrit le: 26 Mai 2015 Messages: 2710 Localisation: Val de Marne
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Posté le: Lun Juil 20, 2026 07:45 Sujet du message: |
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Quid de la réaction à l'Est ? Parce que on parle du renforcement des armées nazies pendant la pause stratégiques 43-44, planqués derrière leur Ostwall. Mais les courriers diplomatiques doivent voler afin que les soviétiques lancent leurs opérations sur leur coin de carte _________________ Les guerres de religion consistent à se battre pour savoir qui a le meilleur ami imaginaire
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Flavien, dit le Colisée
Inscrit le: 23 Juin 2024 Messages: 610
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Posté le: Lun Juil 20, 2026 11:12 Sujet du message: |
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Je gardais ça en surprise à la fin, mais les soviets vont lancer une grosse attaque dans le sud, défoncer la ligne panther au sud de l'ukraine, percer jusqu'à isoler la crimée, et ce saisir de deux tête de ponts, une autour de kherson, l'autre quelque part vers krementchouk car ils lanceront aussi une attaque à travers le dniepr (ici l'armée soviet a des plans soignés et une armée plus entrainée paradoxalement)
Cela permettra au soviet de préparer l'équivalent de Vistule Oder pour mai 1945, après la saison des boues. Cela dépendra de Wacht am Rhein et des pertes allemandes, mais a priori ça devrait être une offensie qui détruira l'axe d'un coup sur le front de l'est. _________________ Terminator 1 est meilleur que Terminator 2 et le pain au chocolat est une arnaque |
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Colonel Gaunt

Inscrit le: 26 Mai 2015 Messages: 2710 Localisation: Val de Marne
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Posté le: Lun Juil 20, 2026 12:34 Sujet du message: |
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Oui mais là, les alliés vont se faire pressant, voir menacer de stopper tout prêt-bail si les soviets ne lancent pas leurs attaques. Surtout que si toutes les forces sont sur le front l'ouest... Le front européen a toujours été un jeu de tiroirs, attaquer d'un coté ou un autre pour relâcher la pression. _________________ Les guerres de religion consistent à se battre pour savoir qui a le meilleur ami imaginaire
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Flavien, dit le Colisée
Inscrit le: 23 Juin 2024 Messages: 610
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Posté le: Lun Juil 20, 2026 13:29 Sujet du message: |
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Aucun soucis pour ça, Staline présentera ça comme la grosse offensive d'hiver pour traverser le dniepr. Et il ordonnera surement des assauts un peu partout pour faire semblant. Je ne pense pas que les soviets auront les moyens de faire plus dans la période
Il va aussi de son intérêt d'aider les alliés la, car si ils sont mit KO, il ne pourra pas vaincre tonton adolphe tout seul _________________ Terminator 1 est meilleur que Terminator 2 et le pain au chocolat est une arnaque |
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Colonel Gaunt

Inscrit le: 26 Mai 2015 Messages: 2710 Localisation: Val de Marne
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Posté le: Lun Juil 20, 2026 13:51 Sujet du message: |
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Oui mais quand, parce que cela urge sur le front ouest, et ça Eisenhower ne va pas manquer de le rappeler. _________________ Les guerres de religion consistent à se battre pour savoir qui a le meilleur ami imaginaire
Citation vue sur le net |
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solarien
Inscrit le: 13 Mai 2014 Messages: 2910 Localisation: Picardie
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Posté le: Lun Juil 20, 2026 22:16 Sujet du message: |
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Faut quand même prendre en compte qu'il faut du temps pour lancer une offensive, c'est pas parce que les alliées demanderont une offensive qu'elle pourra être lancer en 48h.
Ne pas oublier qu'une bonne partie du parc automobile soviétique sont des camions américains, si les soviétiques ont eu d'importante perte durant l'été 43, cela veux aussi dire qu'ils ont perdus des camions, or, les américains doivent fournir des camions pour leur armées, pour les britanniques, maintenant pour les français, c'est pas sûre qu'ils puissent en envoyer suffisamment pour permettre aux soviétiques de reconstituer tout leur parc automobile.
Donc soit ils attendent plus longtemps pour lancer leur offensive, mais avec le risque que les allemands puissent battre les alliées et retourner toute leur forces contre eux.
soit ils lancent une importante offensive mécanisée, qui va percer le front, mais qui ne pourra pas être exploiter au max par manque de camions, ou alors l'offensive sera concentrer sur une tenaille, qui sera harcelés par les allemands après l'exploitation.
j'espère être compréhensible dans mes propos ? |
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Colonel Gaunt

Inscrit le: 26 Mai 2015 Messages: 2710 Localisation: Val de Marne
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Posté le: Lun Juil 20, 2026 23:55 Sujet du message: |
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Si tu a permis aux allemands de considérablement se renforcer pendant la pause stratégique à l'Est, il est normal que les soviétiques aient eu la même chance....
Notamment de produire en interne ? _________________ Les guerres de religion consistent à se battre pour savoir qui a le meilleur ami imaginaire
Citation vue sur le net |
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Flavien, dit le Colisée
Inscrit le: 23 Juin 2024 Messages: 610
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Posté le: Mar Juil 21, 2026 01:26 Sujet du message: |
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Tout à fait, et ça jouera un role clé dans leur succès de 1945. _________________ Terminator 1 est meilleur que Terminator 2 et le pain au chocolat est une arnaque |
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solarien
Inscrit le: 13 Mai 2014 Messages: 2910 Localisation: Picardie
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Posté le: Mar Juil 21, 2026 14:59 Sujet du message: |
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Ben justement, pas sûre qu'ils en produisent autant en interne, parce qu'ils se concentre sur les chars, véhicules automoteur et autre, c'est d'ailleurs pour cela qu'ils voulaient en priorité des camions américains.
vus qu'ils ont eu des pertes importante en équipement, durant la pause stratégique, ils vont reconstituer leur stocks de char, de canon d'assaut et d'avion en priorité.
La logistique n'a jamais été le point fort des russes, ni de l'armée rouge. |
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Flavien, dit le Colisée
Inscrit le: 23 Juin 2024 Messages: 610
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Posté le: Mar Juil 21, 2026 21:50 Sujet du message: |
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Chapitre 2 : les exilés et les condamnés (il est pas encore finit, mais je met quand même ce que j'ai écrit
Alsace
18 décembre,
7h42,
Les 2e, 3e et 5e Die établissent une solide position défensive en étendant leur front à Hochfelden. Rojo leur a confié la mission de tenir et ralentir les forces nazies au maximum en attendant que d'autres positions défensives soient établis.
La légion Républicaine, enfin rassemblée, se prépare pour la bataille de Strasbourg. Les 4e et 6e Die, les services arrières, les unités de soutient, et des volontaires, creusent et établissent des défenses partout sur un front de 13 a 17 kilomètres de profondeurs. Des plans sont dressés pour préparer les combats dans Strasbourg elle même, mais pour le moment Rojo évite de rendre cela public. Il espère encore que la liaison avec la Moselle sera rétablie entre Saverne et Phalsbourg. La 1ere DMCe et la 7e DCRe se tiennent en réserve.
8h22,
L'offensive nazie reprend. La 78e sturm division ouvre le feu de son artillerie sur les positions de la 3e Die du général Valentin Gonzalez. La dureté de la division est égale à celle de son général. Les profondes tranchées résistent assez bien et de nombreux chars camouflés ne se dégagent qu'au dernier moment, tandis que l'artillerie républicaine répond en tirant au plus près de ses positions. Loin de se débander, les Espagnols bloquent les infiltrations et contre attaquent hardiment.
8h47,
Les généraux Salan et Zeller renvoient leurs divisions à l'assaut. La 17e division avance très lentement vers Steinbourg que la 8e gebirg défend avec acharnement, pendant que la 5e gebirg et la 16e di s'affrontent dans les pentes enneigés. Les blessés sont légions et l'artillerie un cauchemar. Les obus envoie des milliers de fragments de bois sur les soldats. L'imbrication des combats telle que des tirs fratricides ont parfois lieu.
9h15,
C'est à la 9e pzd d'entrer en jeu pour tenter de prendre Bernolmshein. Mais la ligne de défense de Gonzalez n'est qu'à peine entamée et il a rassemblé ses chasseurs de chars. La défense efficace des vétérans ralentit énormément les forces allemandes.
Il faut plus d'une heure pour avancer de 300 mètres, et atteindre la ligne principale de la 3e Die. Et encore derrière Gonzalez a préparé des hérrissons défensifs.
10h33,
Les attaques allemandes cessent. Comprennant qu'ils ont atteint le dure de la défense républicaine, les Allemands amènent en vitesse leur artillerie encore dispersée.
12h39,
La pause relative qui avait lieu sur le front saute. Wietenghof a rassemblé l'artillerie de 5 divisions, plus amené des unités de l'arrière. Près de 800 pièces se déchaines sur 5 kilomètres de front, pendant que des centaines d'autres encagent la zone. Aucun doute un énorme assaut se prépare. Rojo ordonne à son bouillant subordonné de gagner du temps et de ne pas user inutilement sa division. Il lui envoie un bataillon de chasseurs de chars en renfort. Derrière les travaux de fortifications continuent.
13h01,
La 17e division réussit à reprendre l'axe logistique à l'ouest de Steinbourg. Mais l'artillerie de montagne de la 8e et de la 5e casse l'élan français depuis les hauteurs. Salan doit suspendre son action offensive pour préserver les hommes qui sont épuisés par 5 heure de combats et sévèrements choqués par le froid. Zeller quant à lui n'arrive pas à progresser, pire, ses unités passent en défense. Il a en outre échoué à reprendre Danne les quatre vents. Le petit village permet aux Allemands de couper la route. Rien du tout, quelques centaines de mètres de large, à peine, mais sous un feu constant en défilement et face à des troupes d'élites c'est une mission impossible.
14h,
Pile à l'heure la 9e pzd et la 78e ID repartent à l'attaque. Rojo concentre l'artillerie défensive sur cette attaque. La ténacité espagnole ne résiste pas toujours à la pluie d'obus, mais l'élan allemand est brisé à coup de mines, de contres infiltrations et d'embuscades permanentes. Des chars ont été enterrés pour que seule la tourelle, camouflée, dépasse.
16h23,
La 3e Die doit évacuer le noeud de Bernolshein. Son front devient concave.
16h38,
Le général Gonzalez ordonne un repli général de 2 kilomètres.
16h41,
La 11e SS pzgrd Nordland, composée en majorité de volontaires européens (scandinaves, baltes et même des anglais, français et espagnols !), attaque et tente de provoquer une percée vers le sud. Son arrivée soudaine, elle n'a pas été détectée, rend la situation des défenseurs très difficile, plus de 4 contre 1.
16h55,
Des unités de la 2e Die montent à l'assaut pour gêner l'attaque nazie. Le général Saravia n'entend pas faire autre chose que gagner du temps jusqu'à la nuit tombée. Les pertes sont lourdes pour un résultat modeste. Les Allemands sont trop puissants dans le secteur.
17h36,
La tombée du soir met fin aux combats dans tout l'Alsace. Les Espagnols ont reculé de 5 kilomètres par endroit et doivent décrocher pendant la nuit pour maintenir un front cohérent. Le bilan n'est pas trop mauvais sachant qu'il y a encore beaucoup de réserves prêtes à entrer en action. C'est du coté ouest du front que c'est difficile. Les forces françaises ne pourront pas dégager la trouée de Saverne par elle même et Rojo a appris l'échec de Revers à avancer de son coté. Le front est bloqué.
17h48,
Rojo est contacté par Verneau qui le met au courant de la situation globale.
-Vincente, nous avons échoué. L'Alsace est désormais virtuellement encerclée. Patch est considéré comme mort. Je vous nomme à la tête de toutes les autorités civiles et militaires dans la zone encerclée.
-Dans combien de temps pourrez vous nous dégager ?
-9 jours, peut être 8. Le mauvais temps est une catastrophe...Vincente, les Allemands ont percés la Meuse. En ce moment même les anglais contre attaquent pour éviter le pire. Il n'y aura aucun secours de nos alliés.
-J'ai connu pire mon général.
-En effet. Je ferais une déclaration publique pour le moral des troupes en vous ordonnant de tenir Strasbourg. Nous ne pouvons pas nous permettre de la perdre de nouveau, même si elle doit devenir une ruine.
-Elle en sera surement une. Je ne la laisserai pas tomber. Mais mon général, je ne compte pas faire preuve de la moindre mollesse.
-Je vous l'ai dit, vous êtes à la tête de toutes les autorités. Quoi que vous fassiez, cela n'a pas d'importance.
-Très bien. Nous tiendrons mon général. La France est notre seconde patrie. Cette fois nous vaincrons.
-Il le faut. Sinon qui sait ce que ces barbares feront...Au revoir Rojo.
-Au revoir mon général.
18h,
Alors que Verneau annonce publiquement la mission de Rojo pour rassénérer les hommes, à l'arrière du front, en Alsace, le général Gonzalez regarde d'un oeil haineux la dizaine de prisonniers SS qui ont été fait.
Que des scandinaves soient nazis, à la limite il s'en fiche...mais voir un Espagnol et un Français...
-Misérable...misérable traitres...Vous vous battez pour celui qui a détruit nos nations. Comment pouvez vous vivre avec ça batard ?!
-C'est vous qui avez détruit l'Espagne ! Vous avez massacré les prêtres et violés les nonnes. Vous vous êtes même massacré entre vous, rétorque le phalangiste non sans une certaine justesse. Vous pouvez dire ce que vous voulez, moi au moins je me suis engagé contre la barbarie rouge et je n'ai pas le sang d'innocents sur les mains.
Gonzalez explose.
-Pas de sang innocents ?! Les fascistes ont éxécuté des dizaines de milliers de civils ! Ils ont détruits l'URSS ! J'ai vu les fosses comunes ! En te battant pour eux tu fais ça toi aussi ! Exécutez moi ça !
PAN ! Le SS espagnol s'effondre, et est poussé sur le coté. Gonzalez se tourne ensuite vers le français, très calme.
-Et toi ? Ton pays est envahit et tu te bats pour les nazis ? C'est quoi ton excuse ?
-Vous pouvez pas comprendre. On a perdu à cause des juifs. Sans eux on aurait gagné. Les boches eux aux moins ils combattent le vrai ennemi. Et moi je suis fidèle au maréchal, je suis pas Darnand.
-Ca c'est sur. Gonzalez sort son pistolet, hésite, et le range. Envoyez le chez les Français, ils vont adorer.
Le SS français sera exécuté à la suite d'une court martiale quelques jours plus tard.
19h,
Dans toute l'Alsace, on lit l'ordre du jour du général Rojo, transmit par radio et par les unités.
"Citoyennes et citoyens de France. Mes camarades de 10 années de lutte. Mes amis Américains.
L'Allemagne nazie arrive. Nos lignes ont été enfoncées et nos pertes sont lourdes. Mais nous avons rétablit un front et nous tenons bon désormais. Mais ce n'est que le début de nos épreuves. Nous sommes comme encerclés et nous ne pourrons compter que sur notre force, notre courage et notre solidarité envers les autres.
Je vous promet que nous combattrons de toutes nos forces. Les nazis ne viennent pas pour conquérir. Ils viennent pour détruire. Ils viennent pour éxécuter les soldats. Blancs, noirs, métèques. Cela n'a pas d'importance pour eux. Ils ne respectent rien. Nous l'avons vu à Corbas, à Paris, à Lyon. Strasbourg deviendra un cimetière car c'est tout ce qu'ils veulent en faire.
Je vous demande, citoyens, de nous aider. Vous pouvez creuser, vous pouvez porter des caisses, vous pouvez préparer à manger, tout ce qui soutient nos soldats. Et à vous qui savez manier une arme. Je vous demande de vous préparer à vous battre. Ce n'est pas une question de guerre, mais de la vie de ceux que vous aimez.
Il se peut que Strasbourg soit détruite, il se peut que des villages disparaissent. Il se peut plein de choses. Mais une chose est certaine, et j'en fais le serment. Nous soldats, en faisons tous le serment. Nous résisterons pour la liberté et pour la démocratie. Nous nous battrons pour que le rêve de la Fédération Française devienne une réalité. Une réalité ou tout les hommes et toutes les femmes seront égaux.
Ils ne passeront pas." _________________ Terminator 1 est meilleur que Terminator 2 et le pain au chocolat est une arnaque |
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Colonel Gaunt

Inscrit le: 26 Mai 2015 Messages: 2710 Localisation: Val de Marne
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Posté le: Mar Juil 21, 2026 23:48 Sujet du message: |
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Alors là non, c'est non. Tu n'a pas le droit de rater ça... Il te faut en quatrième vitesse me supprimer cette dernière phrase.
Compte tenu de la dimension hagiographique de la situation, de Rojo (un ex-républicain !), tu es obligé d'utiliser la version dans la langue de Cervantes, tellement plus connue:
« ¡No pasarán! » _________________ Les guerres de religion consistent à se battre pour savoir qui a le meilleur ami imaginaire
Citation vue sur le net |
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Flavien, dit le Colisée
Inscrit le: 23 Juin 2024 Messages: 610
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Posté le: Mer Juil 22, 2026 11:57 Sujet du message: |
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Ok maman
mais je préviens, c'était pas encore le moment le plus épique concernant Rojo _________________ Terminator 1 est meilleur que Terminator 2 et le pain au chocolat est une arnaque |
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Flavien, dit le Colisée
Inscrit le: 23 Juin 2024 Messages: 610
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Posté le: Dim Aoû 09, 2026 22:03 Sujet du message: |
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Le dernier jalon est posé, place au pétage de plomb !
19 décembre :
7h30,
C'est le branle bas de combat dans toute l'Alsace libre. La population se mobilise, toute la nuit les établissements de restaurations et des particuliers ont cuisinés des plats pour les soldats. Des services de livraison plus ou moins improvisés distribuent du pain frais et des gateaux. Même le vin chaud, pas plus de deux verres par jour, parvient à la troupe en première ligne. Des milliers d'hommes et de femmes suivent des militaires du génie pour préparer des défenses. On creuse en avant de Strasbourg et on prépare déjà les futures barricades. Les membres du Parti Démocrate Fédéral apportent un fort soutient à aux administration débordées par toutes les tâches à accomplir. Spontanément, pour remercier leurs protecteurs, des femmes ont cousus des drapeaux espagnols et les offrent aux légionnaires républicains.
Mais il y a aussi des choses plus dures. L'évacuation des anciens et des enfants commence. Des dizaines de milliers de personnes sont à évacuer vers les villages plus au sud ou l'on s'organise comme on peut. Les photographes prennent des clichés saisissants. Ici une mère avec ses enfants tire une petite cariole. La un ancien combattant de 14-18 porte son bébé dans son bras restant. Les images ne transmettent pas les sons des pleurs, des familles déchirées et de ceux qui risquent de perdre tout leurs biens.
8h12,
La bataille reprend, cette fois ce sont les positions de la 5e Die du général Mera qui sont visées entre Hoerdt et Gambsheim. Une nouvelle fois la terrible SS est gardée en réserve pendant que la 78e sturm division attaque, soutenue par les 278e et 356e divisions. Mackensen sait que la 5e DIe est surnommée la division anarchiste par les Français, du fait de son général et de l'état d'esprit de la troupe. Mais si il imagine une division plus fragile que les autres, il en est pour ses frais.
8h39,
C'est un véritable déluge d'artillerie, de feux croisés et d'embuscade, suivit de contre attaque blindées très localisées (deux ou trois chars), qui répond aux Allemands. Les soldats anarchistes, loin de se débander, tiennent avec mordant et réagissent, l'ausfragtaktik version française. L'expérience du général Mera en matière de combat urbain a joué à plein dans les consignes et les conseils prodigués à ses officiers sur le front.
En quelques heures de combats l'hiver est oublié. Les hameaux et fermes sont en feux, des carcasses de véhicules et des bois brulent. En dépit d'une artillerie qui se renforce sans cesse les allemands ne parviennent pas à s'infiltrer dans les lignes républicaines. Mais l'énorme réactivité tactique rend la direction de la division passablement difficiles, les unités n'arrêtent pas de bouger, voirent se mélangent. Heureusement le professionalisme permet de rétablir rapidement l'ordre.
10h46,
La 17e division du général Salan entame à son tour une attaque pour terminer de dégager Steinbourg, et distraire les Allemands. L'attaque se fait plein nord, vers les Vosges, pour menacer le ravitaillement germanique, qui doit être passablement compliqué estime t il entre l'absence de bonnes routes et l'hiver.
Comme la veille la progression est lente. Salan ne prend pas de risques et cherche à maintenir avant tout le potentiel de sa division, il n'a plus de crise de son coté et Saverne est tenue. Zeller lui par contre envoie ses hommes à l'assauts des monts sans la moindre retenue. C'est une guerre d'escarmouche avec une artillerie inneficace d'une pente à l'autre.
13h31,
Après plus de cinq heures de combats acharnés, les forces du Reich sont enfin en mesure de chasser la 5e Die de Hoerdt et Gambsheim. Mais c'est pour se retrouver immédiatement empêtrées dans de nouvelles lignes de défenses et des réseaux de tranchées creusées les jours précédent par la seconde ligne. Néanmoins uen certaine partie du matériel lourd ne peut pas être évacué. Heureusement les bazookas ne manquent pas, ni les mines et les pièges laissés par quelques anarchistes forts taquins.
14h,
La 11e SS Nordland prend le relais sous un feu roulant puissant et avec son infanterie solidement appuyée par ses engins blindés. Dans ce combat frontal méthodique la 5e Die recule lentement, incapable d'arrêter la Nordland sans risquer de lourdes pertes.
15h21,
Rojo et Mera s'entretiennent au QG de la 5e. Une question cruciale se pose, faut il faire donner la 4e Die et contre attaquer ? Ou attendre passivement ?
Le général Mera n'est pas favorable à l'idée d'une attaque. Il pense déjà que la véritable ligne d'arrêt sera Strasbourg elle même qui donnera à la légion républicaine la meilleure zone de défense possible. Cela rassure Rojo qui se rappelle de certains moments ou l'enthousiame de Mera avait prit le dessus sur les pertes subies par ses soldats. Décision est prise de tenir jusqu'au soir. Ensuite la 5e Die se repliera derrière les positions de la 4e qui a passé la journée à préparer sa défense en profondeur.
Il n'empêche que le rythme de l'avancée allemande est plus rapide que prévu. Il est décidé de préparer en priorité la défense de Strasbourg.
17h45,
Les combats s'arrêtent, le temps pour un petit groupe de la 5e d'attaquer une patrouille allemande et de faire des prisonniers. Ordre est donné d'abandonner les positions défensives et de s'établir derrière la 4e Die qui tient autour de Wanbtzenau jusqu'à la N64, avec le soutient de la 3e de Gonzalez.
Les forces nazies ne sont plus qu'à dix kilomètres de Strasbourg.
18h, Strasbourg, QG de Rojo
Vincenzo fait les cents pas dans le petit couloir devant le bureau de celui qui fut, il y a si longtemps, son général. Le jeune homme a pu réunir le corps francs Sans Nom et compte engager rapidement de nouvelles missions de reconnaissances et de sabotages dans les lignes allemandes. Mais il a reçut une convocation. Si il s'était attendu a..
La porte s'ouvre, un aide de camp lui fait signe d'entrer dans un français marqué. Ils ne savent pas qu'il est espagnol d'origine. Santorini sourit. Il entre et fait un salut qui rendrait fier son sergent de la guerre civile.
-Mi General ! Rojo est étonné de l'entendre.
-Repos. Vous êtes espagnol ?
-Ouaip. Vétéran d'Espagne mon général.
-Eh bien si je m'attendais. Vous avez fait la guerre à quel moment ?
-Depuis le début. Madrid, Catalogne, Ebre, la totale. Vincenzo sourit de connivence avec Rojo.
Le général indique une chaise au capitaine et lui passe une cigarette.
-Vous en avez fait du chemin pour devenir le bras droit de Darnand.
-Je vous raconterais après tout ça, c'est rocambolesque. Pourquoi vouliez vous me voir ?
-J'ai besoin d'une mission de reconnaissance efficace pour cette nuit, votre corps franc est a priori taillé pour ce genre de mission. Et je voulais vous jauger. Vous êtes jeune.
-24 ans. Mais vous trouverez difficilement plus expert que moi. Ou doit on chercher ?
- Au dela des lignes de la 3e. J'ai besoin de connaitre l'axe d'effort allemand pour demain. Je guette particulièrement la présences de chars et canons d'assauts.
-Très bien mon général. Si vous pouviez juste prévenir le général Gonzalez de mon arrivée. Nous ne vous décevrons pas ! Cette fois on va gagner !
Rojo raccompagne le jeune homme. En vérité il s'offrait une petite pause au passage. Il a beau supporter la pression, il faut parfois se méngager quelques moments.
22h33, quelque part au sud d'Hoerdt
-Devant, 20 mètres, le camion.
-Je vois...Je l'ai en joue.
-Attend le bombardement.
Les deux francs tireurs sont quasi invisibles dans leurs vêtements et leurs cagoules noires. Ils sont l'avant garde du reste du corps qui attend pour donner l'assaut. Voila près de 30 minutes qu'ils sont sur place. La 3e division doit lancer un barrage d'artillerie d'un instant à l'autre pour couvrir leur raid nocturne. Tout les hommes et femmes ont l'expérience du combat, mais c'est la première fois que le corps francs agit de manière constituée depuis Paris.
Quelqu'un arrive en rampant. Santorini a hérité de Darnand le gout de la première ligne.
-C'est comment ?
-Tranquille capitan. La bas il y a un camion et une sentinelle.
-Et la seconde ?
-Il chie derrière la roue. Et la il y a une carcasse de char. Sinon c'est du classique. Les Allemands vont pas nous voir venir.
-Prudence, on sait pas ce q...
BOUM BOUM BOUM !
Pile à l'heure pour couvrir l'assaut du corps francs, la 3e Die fait donner son artillerie sur les positions allemandes supposées. Une petite poésie nocturne dans l'espoir de faire du dégat. D'ailleurs la 4e aussi fait donner du canon pour que les Allemands ne se doutent de rien. Vincenzo fait un signe à ses soldats derrière lui. Le tir des francs tireur est inaudible dans le bombardement. Puis le corps francs se lance à l'attaque..
20 décembre, 4h45
-Camarade Rojo ? Ici Gonzalez. Les fascistes se sont redéployés face à mon unité. Présence de canons d'assauts lourds et même de tigres. Ils vont surement essayer de percer ma division. Leur puissance de feu semble très importante.
-Est ce vous pourrez gagner du temps tout en vous repliant ? Nous n'avons pas finit de préparer la ligne de défense à l'ouest de Strasbourg. Il ne faudrait pas que les nazis poussent trop loin de ce coté.
-Je devrais pouvoir le faire.
7h30,
Un grand bombardement commence sur les positions de la 4e division. Le général Mackensen a prévu une diversion alors qu'il a encore changé son axe d'attaque. Si il avait sut que le corps francs sans nom avait attaqué la nuit précédente, nul doute qu'il aurait changé ses intentions.
8h10,
L'artillerie républicaine se déchaine...sur les position supposées de la véritable attaque allemande. Le bombardement aléatoire manque d'efficacité mais jette une certaine confusion.
8h36,
Les premiers accrochages entre les Allemands et les Espagnols commencent. Cette fois l'attaque est lente et n'a pas le punch des jours précédents. Une bonne nouvelle en perspective ?
9h32,
Le gros de l'assaut commence. L'infanterie de 3 divisions soutenu par près de 300 engins blindé avance derrière un triple feu roulant. La 3e Die est obligée de reculer.
11h26,
La 2e Die de Saravia lance des contre attaque sur le flanc de l'attaque allemande à mesure qu'un léger saillant se forme. Mais elle ne peut pas être efficace à cause de la supériorité allemande dans la plaine. L'assaut doit être arrêté au bout d'une heure, sans effet.
13h14,
Un rapport d'éclaireurs de la 4e Die provoque un vif émoi. Le IIe SS panzerkorp a été détecté entre Hoerdt et Wantzenau ! Pour Rojo il ne fait aucun doute que les fasciste veulent prendre au piège une partie de la légion républicaine par un encerclement dans une attaque vers l'ouest, comme ils ont piégé les Américains dans Haguenau. Et face à un tel adversaire aucun autre terrain que urbain ne conviendra.
13h31,
La légion républicaine émet un ordre de retraite générale sur la ligne défensive dite ceinture d'acier d'Alsace. Rojo avait l'option d'une contre attaque puissante avec ses réserves mais il a choisit d'amener les Allemands dans Strasbourg où leur puissance de feu sera diminuée. La bataille dans la ville devient inévitable à partir de ce moment
14h24,
A la surprise de Mackensen les forces républicaines se replient. Il ne lui faut pas longtemps pour comprendre que le II SS panzerkorp en est la cause. Il ordonne à sa force offensive de pousser, objectif Strasburg !
Il ne peut cependant pas donner un coup de bélier pour percer. Ses deux divisions mobiles sont dispersées en soutient d'infanterie et le IIe n'est pas disponible pour une attaque immédiate à ce moment de la journée. En dépit de cet accroc, la journée est tout de même un grand succès pour Mackensen qui a l'insigne honneur de recevoir un appel du fuhrer en personne. Le Grofaz félicite le général qui a sut si bien manoeuvrer et lui enjoint d'attaquer sans se soucier de considération bassement humanitaire. Le prix de la victoire est à portée de main. Il est temps pour le Reich de gagner la seconde guerre mondiale une fois pour toute et de briser la France à jamais.
17h,
La légion républicaine se positionne autour de Strasbourg pendant que les Allemands s'arrêtent en bordure des premières lignes. Bien qu'il fasse encore jour les combats s'arrêtent.
Salan déploie sa division entre Steinbourg et Willgotheim. Il reçoit le renfort de la 79e DI US, Truscott tenant très fermement le sud il peut s'en passer. La division prend à sa charge l'est de la position défensive. Des travaux de fortifications continuent en profondeur afin d'assurer que Saverne ne puisse pas tomber si le pire devait arriver.
A Strasbourg, Rojo redéploie sa légion républicaine. Ses forces sont globalement fraiches et il n'a perdu que quelques milliers d'hommes, tués et blessés. Mais il avait jusqu'à la la possibilité de se replier. C'est un choc des volontés sans précédent sur le front de l'ouest qui s'annonce, et qui dépassera celui, pourtant mythologique de Verdun.
Le IIe SS Panzerkorp regroupe les plus puissantes unités du Reich et les plus réputés. L'orgueil racial, politique et militaire de l'Allemagne nazie y est. Les soldats SS sont fanatisés, gavés jusqu'à plus soif d'une propagande qui en fait les surhommes de l'humanité, la race des seigneurs devant lesquels tous doivent se soumettre. Les crimes dont ils sont responsables et complices sont sans égals dans l'histoire d'une humanité qui pourtant n'en a pas été avare.
La Légion Républicaine est l'armée la plus atypique et la plus politisée de l'alliance. Composée en immense majorité d'Espagnols soit en exils, ou qui ont quitté l'Espagne franquiste après les accords Blum-Franco, elle s'est structurée en un parti politique qui porte haut les valeurs de la démocratie et de l'humanisme. Toutes les mouvances de gauche y sont représentés, des soldats aux généraux. Cette armée en exil est à la fois portée par un immense désir de vengeance pour la Guerre d'Espagne perdue, et de lutte pour protéger sa nouvelle patrie.
Ce choc des puissances est l'incarnation du choc de civilisation entre les dictatures fascistes et les démocraties libérales. Les meilleurs soldats des deux camps savent qu'ils se lancent dans une lutte à mort. Il n'y aura aucun prisonnier, aucune reddition. Seulement l'anéantissement jusqu'au dernier homme. _________________ Terminator 1 est meilleur que Terminator 2 et le pain au chocolat est une arnaque |
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Flavien, dit le Colisée
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Posté le: Mer Aoû 12, 2026 11:38 Sujet du message: |
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Chapitre 3 : La première barricade
21 décembre 1944
0h49
Les dernières évacuations se font sous les premiers tirs de harcèlement des canons allemands qui tirent au hasard dans la villes pour effrayer les défenseurs. Depuis son pc dans une cave au sud de la ville, Rojo revoit une dernière fois le dispositif qu'il a mit en place.
En réserve au sud ouest de Strasbourg, la 1ere DMCe et la 7e DCRe se préparent à faire face à n'importe quelle tentative de contournement. Elles serviront aussi à lancer une contre attaque et à laisser ouvert un corridor de sortie dans le pire des cas.
En avant de la ville proprement dite on trouve la 2e Die qui a prit position autour de la Robertsau. La 6e est retranchée dans Schiltigheim. Ces deux môles empêchent toute attaque directe sur Strasbourg et devront donc être conquis de haute lutte.
Dans Strasbourg la 3e tient derrière le canal de la Marne au Rhin. C'est ici que se replieront les diviiosn avancées. La 4e tient fermement l'ouest de la ville en cas de tentative de contournement, Rojo n'a pas oublié les rapports sur la bataille de Rome et Student qui change ses axes d'efforts. Enfin la 5e Die est en réserve dans la ville. Les unités de combats non organiques ne sont pas comptées. Chaque division d'infanterie fait la taille d'un petit corps d'armée.
Toute la nuit les soldats tentent de se reposer dans l'attente inévitable du choc. L'artillerie républicaine reste silencieuse. Les pièces sont très largement dispersées en arrière et garde le silence jusqu'au dernier moment. Il n'est pas une rue dans laquelle on ne trouve pas un char ou un canon terré derrière des sacs de sables.
Dans leur fuite les Strasbourgeoies laissent des encouragements à leurs fenêtres, des centaines puis des milliers de drapeaux de la république espagnole défunte. Le mouvement a été initié depuis les ponts, puis s'est répandu dans toute la ville. Avant de quitter la ville, les derniers services municipaux hissent un dernier drapeau sur la cathédrale.
7h03,
Les bombardements aveugles contre Strasbourg cessent. L'alerte générale est donnée. Sur tout le front les officiers réveillent les soldats qui se ruent hors de leurs abris. Plusieurs patrouillent foncent dans le no man's land pour essayer de découvrir l'axe d'attaque mais son vertement repoussés par les patrouilles de l'ordre noir.
8h12,
L'assaut est immiment, un silence de mort règne sur les 2e et 6e Die. Dans son QG Rojo sait que l'une des deux divisions sera attaquée, mais il n'a pas été en mesure de savoir laquelle. Il n'a plus q'uà attendre les rapports de Saravia et Ibarrola.
8h35,
Alors qu'il prie avec un aumônier dans une petite chapelle improvisée à coté de son bureau, le général Ibarrola est prévenu que des bruits de chars ont été détecté. Une attaque contre Schiltigheim est imminente. L'homme de foi catholique se signe une dernière fois, embrasse son crucifix, et rejoint son poste quelques secondes plus tard. Il téléphone à Rojo pour le prévenir de l'axe d'attaque SS et de préparer l'artillerie en conséquence.
8h44,
Rien ne se passe, le soleil se lève doucement. La brume omniprésente masque les démons qui approchent.
8h48,
Un immense barrage d'artillerie explose contre les premières lignes de la 6e Die. Pas moins de 1600 pièces d'artilleries sont à la manoeuvre pour écraser les défenseurs dans les ruines. Au même moment des centaines de fantassins attaquent depuis le nord ouest. Ils portent sur leur brassard la tête de mort de la 3e panzer SS. La bataille de Strasbourg commence.
8h59,
L'artillerie républicaine entre en action. 1300 canons. Truscott a prêté tout ce qu'il pouvait. Le déluge de feu qui ravage le champ de bataille est sans égal dans la guerre à l'ouest. Dans les tranchées rapidement submergées les défenseurs déversent des flots de balles et de roquettes sur les fantassins et les chars. Des dizaines de canons d'assauts tirent au plus juste mais doivent se replier devant des contre attaques hardies à coup de bazookas. Le front est en ébulition mais ne semble pas devoir bouger.
9h03,
Plein nord, d'autres SS approchent. Les Espagnols reconnaissent dans leurs jumelles le symbole de la Das Reich. Ils sont reçus chaudement par des barrages de mortiers et butent sur un champ de mine. Les démineurs souffrent mille morts à avancer sous les tirs en dépit du soutient très soutenus des chars.
9h32,
-L'assaut principal est contre moi c'est sur, ils vont m'envoyer une troisième division Rojo..Mierda !
-Juan ? Juan ?!
-Ca va ! Juste un vase qui est tombé. Donc, pour le soutient d'artillerie il me faut toujours la priorité.
-Ce sera fait. Tu crois qu'ils attaqueront par quel endroit ?
-Depuis l'ouest vers l'est. A mon avis ils attendent que je déploie mes réserves.
-Tu es comment de ce coté ?
-Le seigneur est avec nous, je n'en ai utilisé aucune. Je sais pas si ils osent pas y aller à fond ou si nous nous battons trop bien pour eux.
-On se bat trop bien. Oublie pas que ce sont des SS.
-Espèrons que ça continue au moins pour aujourd'hui. Je te fais mon rapport quand ils attaqueront.
-D'accord. Rojo, terminé.
Ibarrola racroche et retourne vers ses cartes.
-Alors pour l'infiltration au nord ?
-C'est contenu mon général. Le C6 (régiment C de la 6e Die, ndlt) les a bloqué avant qu'ils n'entrent . Il a perdu deux chars et un canon, poursuit l'aide de camp qui montre ensuite l'ouest de la position. On a des gars qui nous ont rapportés avoir vu du mouvement, quelques hommes mais pas d'engins. Ici et la.
-Ils sont pas assez cons pour croire qu'on se défend pas en cas de débordement. Student fait comme à Rome, Rojo avait raison. Que le régiment D aille en renfort et...hmm..voila, ce bataillon de chasseur de char. Si ils veulent lancer une grosse attaque mécanisé, par dieu ils vont pas le regretter.
BAAOUM !!!
Le bâtiment tremble sur ses fondations et le général s'accroupit par réflexe comme lorsque il était prit sous des tirs ennemis.
-Mais putain ils nous envoient quoi les boches ?
10h03,
Dans leurs tranchées à l'ouest les républicains voient apparaitre des fantassins, la 17e SS Gotz von Berlingingen...mais il y a également avec eux des engins étranges qu'ils ne reconnaissent pas.
-On dirait des Stug a canon court et très haut capitaine...BORDEL DE MERDE !
Devant les yeux du sergent, le canon automoteur fait feut et rase une position entière d'un seul tir. Soudainement il se rappelle. Cet engin la on en avait parlé à un moment en italie.
-Ce sont des brumbar capitaine ! Du 150 ! On va pas tenir si on a rien pour les défoncer ! ALLUMEZ LE AVEC LES BAZOOKAS VITE !
Des dizaines de roquettes filent vers l'engin. Plusieurs tombent à coté mais d'autres touchent...et le stupa avance encore et tire, son blindage frontal trop épais.
-Miguel ? Miguel répondez !
-Vers la ligne ! On se replie à la ligne ! Aller aller ! Capitaine il sont dernières nous !
Les autres stupa ouvrent le feu et chassent les Espagnols qui sont poursuivis par les rafales des STG 44. Dans un vibrant "HEIL HITLER !" les premiers soldats SS foncent jusqu'aux lignes devant les bâtiments de Schiltegheim.
11h17,
L'avancée des SS n'est contenue qu'à grand peine après la voie de chemin de fer. Le barrage d'arrêt des antichars et des chasseurs de tanks en embuscade a permit de repousser les stupa, mais d'autres chars arrivent derrière des fumigènes et l'artillerie incessante empêche de reprendre le terrain perdu. La pression qui pèse sur la 6e Die est énorme. Les lignes nord et nord ouest tiennent solidement dans leur ensemble mais les défenses sont grignotées lentement. L'allonge supérieure des chars lourds nazis leur permettent de piloner les tranchées et les positions défensives une fois celles ci découvertes en repoussant l'infanterie. Mais les choses vont plutot bien. L'élan ennemi semble refroidit. Il a compris qu'il n'avait pas affaire à des américains étirés. Si seulement on pouvait contre attaquer leur maudite artillerie.
12h,
Un nouvel assaut extrêment violent est relancé plein nord. C'est une véritable nuée de plusieurs dizaines de panthers, tigres et stug, qui tirent sur les maison et les bâtiments. Les canons en défense sont submergés par les tirs directs uen fois découverts et l'artillerie se concentre à plein sur la zone pour soutenir l'assaut. Les Espagnols tiennent et reculent pas à pas en disposants pièges et mines. Ordre est donné de ne pas contre attaquer et d'attirer les nazis dans les ruelles.
13h11,
L'attaque allemande semble s'accéllérer...et décroit brutalement une fois atteint les premières maisons et les premiers pièges. Loin de foncer tête baisser, les SS agissent avec méthodes et se coordonnent pour se soutenir les uns les autres. Les leçons de Stalingrad et Paris ont été bien retenues. Un barrage roulant se met en place pour aider les assaillants qui jouent de l'usure dans les maisons en ruines.
14h03,
Ibarrola ordonne d'abandonner le nord de Schiltigheim de crainte qu'une attaque allemande ne prenne les quelques bâtiments qui assurent un couvert. De fait il avait raison, car pendant la manoeuvre une force de chars est repérée en train de franchir la ligne de chemin de fer et bouscule les défenseurs dans la zone.
14h19,
Une quinzaine de M10 et deux M18 lancent une contre attaque pour casser les chars allemands. Après quelques succès de flancs contre 4 panthers et deux stugs, les chasseurs de chars laissent ensuite 7 M10 sur le carreau, incapable de percer le blindage frontal. Les M18, très rares, se replient dès que la situation évolue en leur défaveur.
15h32,
Le nords de Schiltigheim est évacué et les soldats républicains se ressaisissent dans sa partie sud. L'artillerie nazie se reconcentre sur l'agglomération pendant que celle des espagnols tire sur ses anciennes positions.
L'ouest est le théatre d'un nouvel assaut puissant, appuyé par une combinaison de barrage roulant et de fumigène. Les stupa écrasent cette fois les défenses et l'attaque pénètre jusque dans la ville puis oblique vers le sud. La résistance ne parvient à faire cesser la progression qu'après une grosse centaine de mètres dans la ville. Les stupa tiennent, mais pas d'autres engins d'accompagnement, et l'infanterie SS, en dépit de sa formidable combativité, accuse le coup après plusieurs heures d'assauts non stop. Ibarrola décide de faire évacuer les services non essentiels derrière le canal de dérivations. Il doit endurer les insultes des femmes qui veulent se battre mais obéissent de mauvaise grace.
16h07
L'attaque continue alors que le soleil décline de plus en plus. Les incendies n'éclairent pas assez les combattants sous les bourrasques de neiges qui se sont levés. A plusieurs endroits des patrouilles se tirent dessus à quasi bout portant tandis que d'autres se découvrent tout d'un coup encerclés. Ces combats ne sont pas moins longs, les défenseurs résistent jusqu'à la dernière cartouche avant d'être horriblement massacrés, quel que soit le camp.
Quand finalement les combats s'arrêtent, faute de visibilité, la situation de la 6e Die n'est pas trop mauvaise. Elle a perdu la moitié de ses positions, mais seulement un quart de la ville. Toutefois elle est prise dans un saillant et elle est coincée dos aux canaux. Ibarrola demande, et obtient, l'autorisation de se replier derrière et d'abandonner ses positions. Une partie de sa division ira renforcer la 2e Die de Saravia. La retraite se fais très rapidement.
18h02
Radio Berlin fait un communiqué, à la fois pour booster le moral de la population allemande et pour miner celui des alliés.
"Aujourd'hui les forces victorieuses du Reich ont repris pied dans Strasburg ! Le sol sacré du Vaterland redevient Allemand et les apatrides communistes y trouveront leur tombeau ! La victoire attend le Reich !"
18h34,
Une communication venant de Strasbourg est émise en clair puis propagée par radio Paris. La voix ferme de Rojo répond à celle de l'Allemagne.
"Nazis. Vous pouvez vous vanter autant que vous le voulez. Vous n'avez rien détruit qui soit important, rien conquis que nous n'étions prêt à céder. Vous vous vantez d'une grande victoire, mais ce n'est que le début de la bataille. Vous n'avez fait que pénétrer dans les faubourg. Il y a d'autres Schiltigheim qui vous attendent. Ce n'était que la première barricade." _________________ Terminator 1 est meilleur que Terminator 2 et le pain au chocolat est une arnaque |
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