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1940 - La France continue la guerre
 
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Novembre 1942 la Revanche. La France reprend la lutte
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Flavien, dit le Colisée



Inscrit le: 23 Juin 2024
Messages: 519

MessagePosté le: Mer Avr 29, 2026 22:06    Sujet du message: Répondre en citant

coucou, voici la suite


13 juin 1944,

7h12,
Les unités de reconnaissances de la 2e Di font état d'une résistance soudainement très accrue au niveau d'Arles. Le général pense d'abord à un retour offensif pour ralentir la poursuite.

7h35,
C'est la 4e division qui avançait vers Avignon qui fait à son tour état d'une forte résistance allemande. Les informations ne tardent pas à pleuvoir. Il semblerait que le général Blaskowitz ait établis trois puissantes têtes de pont défensives entre Arles, Baucaire et Avignon. Les reconnaissances vers Carpentras sont également sèchement repoussées.

9h58,
Le général Larminat qui sécurise les hauteurs au nord de la Provence annonce que ses unités ont été vertement repoussées depuis les montagnes en avant de Sisteron. Le manque de moyens français dans le secteur nord les empêche de tenter un détournement à travers la montagne comme avec la ligne Gustave.

12h53,
Le général Verneau ordonne l'arrêt des offensives et la consolidation du front en face des défenses allemandes. Depuis son QG provisoire en Corse il met la priorité sur l'arrivée des renforts et la réouverture des ports. C'est le début d'une pause relative.

En face Blaskowitz peut s'estimer très satisfait de lui, et à raison. Il a réussit à constituer un front cohérent et à empêcher les alliés de percer, en dépit d'une infériorité sur tout les plans.

Le dispositif germanique s'articule comme tel :

Aux têtes de pont de Arles et Baucaire la 11e panzer, la 276e et la 277e division, soutenue par de nombreuses unités en tout genre et des hommes ayant fuient depuis la Provence. 64 000 hommes

Sur la tête de pont d'Avignon, la 271e division, renforcée par la 9e pzd. 32 000 hommes

Sur la ligne de défense entre Avignon et Carpentras se trouvent la 272e division, la 189e, la 17e SS mécanisée Gotz von Berlichingen et la 2e SS Das Reich. 71 000 hommes

De Carpentras a Sisteron les premiers élements de la 708e et la 157e division. 21 000 hommes (31 000 les jours suivants)

La 338e division, surveille ce qui reste de littoral au sud, 13 000 hommes.

Au total l'ensemble allemand pèse 198 000 (211 000 si on compte la 338e) hommes une fois complet. Près de la moitié des forces présentes en Normandie. Mais la qualité est globalement inférieure. Blaskowitz ne dipose que de 700 chars et n'a aucune réserve digne de ce nom. Son ravitaillement subit les foudres de l'aviation alliée et aucune nouvelle unité ne lui sera donné.

En face Verneau pourra disposer de 29 division (24 françaises, 5 américaines) avec un soutient abondant. Plus de 1 million d'hommes et 2200 chars (1600 français, 600 américains)

Du 13 au 21 juin :

Les jours suivants sont organisés autour du débarquement des nouvelles forces et de la réorganisation du commandement.

Groupe d'armée F, Général Verneau

1ere armée, général Juin.
Composition : 2e, 3e et 9e division
Positionnée entre Arles et Baucaire.

2e armée, général Frère
Composition : 4e, 6e, 7e, 12e division
Positionnée devant Avignon

7e armée américaine, général Patch
Composition : VIe corps d'armée, 3e, 45e et 34e di
XXI corps d'armée, 36e di et 1ere armored
Positionné devant Carpentras

3e armée, général Montsabert
Composition : 5e, 8e, 11e division
Positionnée face aux montagne des alpes

Légion républicaine, général Rojo
Composition : 1ere Dmce, 2e, 3e, 4e, 5e et 6e Die
Positionnée en réserve autour de Salon de Provence


Réserve générale :
Second Corps de Cavalerie, général Koenig
Composition : 1ere et 2e Dmc, 1ere et 2ere Dcr

Corps M, général Mast
Composition : 1ere et 14e Di

Corps K, général Koeltz
Composition : 10e et 13e Di



L'organisation de l'armée française amène a plusieurs commentaires. Le cloisement relatif du front empêche de déployer toutes les unités en ligne, mais Verneau comptait de toute façon garder de nombreuses réserves. La crainte d'un assaut allemand fulgurant comme en 40, durant lequel la réserve française avait été envoyée en Hollande, est visible. Les corps M et K devant à la fois aider à l'offensive tout comme permettre la constitution d'une ligne de défense. Mais on peut voir aussi la présence du SCC, gardé en repos en attendant le moment ou il pourra frapper à fond et engager une exploitation de grand style.
Pour les combats à venir, Verneau compte reprendre la même méthode que pétain à Verdun, faire des roulements. Son plan est de mener des assauts continus sur les points défensifs allemands en alternant les divisions pour leurs permettre de souffler. Les divisions françaises sont plus lourdes que leurs homologues allemandes et l'artillerie pléthorique, tout comme le matériel. Et les unités de soutient permettent de donner aux divisions la puissance nécessaire pour accomplir leurs missions à l'instant T.

Loin d'être un changement dans la manière de faire la guerre, c'est au contraire l'application des doctrines françaises théorisés et préparées depuis 1936. Verneau s'est échiné à corriger tout les défauts qui ont mit le système français en échec en 1940. La bataille de Provence est à cet égard une magnifique démonstration des capacités acquises par l'armée française.

Concernant la personalité propre de Verneau qui reprend un commandement au combat, il ne se distingue pas par des plans audacieux ou des manoeuvres géniales. Il commande largement au dela de ses capacités, comme il le dit lui même, et veille à assurer le fonctionnement global et le moyen à chaque général de jouer sa propre partition. Il organise souvent des réunions pour permettre l'émergence d'idées et préparer les plans.
Tous ses subordonnés mettrons en avant la facilité à travailler avec lui, à obtenir des ordres clairs et à revoir les plans prévus, tout l'inverse de Gamelin. C'est le général Georges qui assure la partie la plus importante du travail d'état major. Le journaliste Lucien Burtoni est peut être celui qui dresse le meilleur portrait du général en chef des armées française :

"Ni un génie, ni une machine, ni autoritaire, ni lâche. Jean-Edouard n'était assurément pas de la lignée de Turenne ou de Joffre. Mais il avait ce quelque chose dont seuls les grands chefs disposent. L'art de commander. D'un bout à l'autre de l'armée, la confiance régnait et tout fonctionnait comme dans la plus moderne des usines américaines. Il savait déléguer aux personnes compétentes et prendre les décisions, et s'y tenir, au lieu de les repousser. Voila l'homme dont avait besoin l'armée de la République. Un simple gestionnaire qui s'assurait que tout marche bien."
_________________
Terminator 1 est meilleur que Terminator 2 et le pain au chocolat est une arnaque
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