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Le Front Russe, Août 44
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demolitiondan



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MessagePosté le: Sam Fév 28, 2026 13:39    Sujet du message: Répondre en citant

On est sidéré par ce mélange d'inconscience et de tragique en effet. Ervin n'est pas le dernier dans ce domaine.
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solarien



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MessagePosté le: Sam Fév 28, 2026 16:37    Sujet du message: Répondre en citant

Je pose la question innocemment mais pourrait on voir en Hongrie en aout 44 ce qui va arriver en Allemagne en Avril 1945 ?

les allemands laisser volontairement les unités alliées avancer et faire front contre les russes pour après se rendre au alliées ? et surtout, faire que la population civile locale tombe sous la coupe alliée plutôt que le joug soviétique?
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demolitiondan



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MessagePosté le: Sam Fév 28, 2026 17:22    Sujet du message: Répondre en citant

Dans le cas particulier de Budapest, c'est un peu tard vu qu'elle est encerclée par deux anneaux de l'armée rouge. Les plus proches lignes britanniques sont à 60 km, Rommel a 110 km environ. Après je ne divulgache pas.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Mar 02, 2026 12:00    Sujet du message: Répondre en citant

15 août
La Hongrie, coûte que coûte
Après Györ-Nitra – Tenir le filet
Au sud du Danube
– Bien qu’isolé et assez peu nombreux, le 2e Corps Blindé (Ivan Lazarev) continue de semer la panique sur les arrières de l’Axe, où aucune unité organisée n’est à cette heure à même de lui résister. D’Ajka – où Lazarev doit laisser une garnison substantielle, au moins pour couvrir ses arrières – les chars rouges font un nouveau bond en avant, rejoignent la route Tapolca-Veszprém au niveau de Kapolcs vers midi, avant d’obliquer à droite comme prévu et de poursuivre en direction de l’ouest. Cependant, soucieux de démontrer la superbe réussite de son action, Ivan Lazarev envoie des éléments motorisés sur sa gauche, jusqu’à Zánka. Et dans la soirée, alors que les chars de tête écrasent des barrages à Monostorapáti, au bord du petit lac Halastó, la nouvelle tombe : le Balaton est atteint ! Budapest est encerclée sans recours, avec un anneau extérieur à plus de 100 kilomètres de ses faubourgs.
Quant au 5e Corps de Cavalerie (V.D. Kriuchenkine), il approche de Székesfehérvár par la route de Mór, aggravant la confusion déjà grande des unités de l’Axe en plein désarroi dans ce secteur. Son aile droite, elle, est à Eplény. Un peu ralenti par les reliefs, c’est vrai – le terrain favorise les barrages et autres embuscades désespérées – mais il devrait arriver à Veszprém demain. Ce qui complètera la destruction des forces ennemies dans toute la région.

Opération Tatabánya- Székesfehérvár – Fermer la nasse
Au sud-ouest de Budapest
– L’arrivée des Soviétiques sur ses arrières achève de rendre la position de la 214. ID (Harry von Kirchbach) absolument sans espoir. Coincée entre deux adversaires écrasants – le 5e Corps de Cavalerie (V.D. Kriuchenkine) et la 6th Indian (Brian Chappel), l’unité résiste encore un peu dans les ruines de Székesfehérvár, mais finit par se débander. Ses éléments les plus à l’ouest tentent de rallier Veszprém dans un effort tout à fait illusoire – faute de salut là-bas – tandis que le reste se disperse au premier assaut déterminé des Impériaux, préférant toujours la reddition aux Coloniaux britanniques à la capture par les Rouges. Dans ces circonstances confuses, Harry von Kirchbach disparait – peut-être suicidé, peut-être tué, peut-être pris par les Soviétiques : son sort reste un mystère à ce jour.
Les Indiens s’emparent ainsi, lors d’un de ces épisodes extraordinairement étranges qu’apprécie décidément cette guerre, de la première cité historique de Hongrie, siège sacré du Royaume, lieu du couronnement de Saint-Etienne, premier roi magyar, aux environs de l’An Mil. Pour certains, c’est une nouvelle invasion turque. Pour d’autres, au contraire, les Indiens sont les Polonais arrivant au dernier moment pour sauver Vienne assiégée par les Ottomans.
Quoi qu’il en soit, Székesfehérvár est en très grande partie en ruines… mais elle espère bien se rétablir très vite. C’est que, outre son passé prestigieux, elle reste un centre politique majeur : par exemple, elle accueille depuis 1932 (13) les sessions extraordinaires du Parlement (surtout pour les résolutions commémoratives (14) ) et les cérémonies d’adoubement. Tout cela aura peut-être plus de conséquences politiques qu’on aurait pu le croire…
Du coup, la 199. ID (Walter Wißmath) ne peut plus guère prétendre rétablir la liaison avec sa voisine… vu qu’il n’y a plus de voisine. Incertaine de son flanc droit comme de ses arrières – les actions sur Budaörs ne semblent pas avoir rencontré le succès attendu – elle se retire donc définitivement sur Érd, perdant de gros morceaux (l’équivalent d’un régiment…) dans le secteur Vál-Tordas.
Le LXIX. Armee-Korps (Erich Abraham) a pratiquement vécu : il en reste moins du tiers. Et ce reste est désormais coincé dans Budapest, tandis que la 9e Armée (Vasily Glagolev) remonte jusqu’à Etyek, pour faire enfin liaison en fin d’après-midi avec le 8e Corps Mécanisé (Vladimir Baskakov) aux environs de Biatorbágy et du lac Biai-tó.

Festung Budapest – Mort sur le Danube
Forteresse de Buda (côté est)
– Tandis que la 20. Panzergrenadier (Georg Jauer) et le cœur encore battant de la Honvèd tentent toujours en vain une percée désormais sans objet autour de Budaörs, le 8e Corps Mécanisé (Vladimir Baskakov) contre-attaque !
Il frappe par le nord, suivant l’Aranyhegyi-patak par la route de la briqueterie Rozália vers les faubourgs de Ürömhegy et Csillaghegyi – lesquels ouvrent tout de même sur Obuda et le IIIe district. Oh, Baskakov n’est pas assez fort pour aller seul aussi loin… mais il veut faire douter son adversaire et l’obliger à relâcher la pression au sud, ce qui permettra à la 9e Armée de prendre le relais sans plus de casse.
Les unités de garnison du secteur – deux compagnies KISKA et la 153e Compagnie de pionniers – sont pulvérisées par la trentaine de chars qui s’avancent. Face à cette menace, la Honvèd renvoie vers le nord, comme prévu par Baskakov, le 2e Bataillon de parachutistes (de la Szent Lászlo), ainsi que plusieurs éléments de la 17. SS-Freiwilligen Kavallerie Maria-Theresa (August Zehender), tandis que la 12. Luftwaffen-Feld-Division (Herbert Kettner) est elle aussi rameutée de ce côté, avec une foule d’unités improvisées. On va se battre pour reprendre Ürömhegy et Csillaghegyi ! Mais du coup, on ne se battra pas ailleurs, ni peut-être demain…
………
QG avancé du 4e Front Ukrainien (Monor) – Fiodor Tolboukhine a passé la journée à inspecter les lignes avancées à Pest, comme il le fait depuis déjà plusieurs jours. Le maréchal, on l’a dit, est modérément satisfait du déroulement de Tatabánya-Székesfehérvár. L’opération semble enfin sur le point d’atteindre ses objectifs, quoique fort poussivement. Il est vrai que les délais prévus étaient inaccessibles, mais qu’importe…
Enfin, désormais c’est fait : Budapest est encerclée, et bien encerclée même. Par un et même presque deux anneaux, fort éloignés l’un de l’autre et qui rendent assurément toute tentative de percée de l’Axe absolument illusoire.
La capitale condamnée, le 4e Front Ukrainien n’a donc “plus qu’à” tirer les marrons du feu, sans trop se brûler les doigts mais sans attendre non plus qu’ils refroidissent. Tolboukhine le sait : sa pantalonnade du mois dernier (inscrite à son débit, même si on la lui a largement imposée…) a laissé des traces, et on ne lui pardonnera pas facilement un nouvel échec, tout vainqueur de la Roumanie qu’il est. Les faits d’armes s’oublient et les réputations peuvent changer. Ce serait dommage, alors que la guerre est presque finie ! Du coup, le maréchal a mis au point une stratégie parfaitement cynique, destinée à user le plus possible les unités tenant cette supposée ligne Attila, avant de percer d’un coup vers le centre en enveloppant le maximum de défenseurs. La progression devra être rapide, afin de ne pas laisser le temps aux fascistes de reformer une seconde ligne. Cela étant, le maréchal n’est pas naïf : Budapest est vaste et bâtie, la lutte y sera pénible. Mais l’Armée Rouge a l’habitude et les défenseurs ont déjà le moral dans les chaussettes. Ce sera l’affaire de quoi, trois semaines au maximum ? Peut-être quatre, en comptant le nettoyage.
L’opération devra donc démarrer au plus vite – le 18 août, passées quelques ultimes reconnaissances. La ligne Attila sera crevée dès le 20 – pour la fête nationale hongroise… Un peu rapide, mais les armées sur la rive est ont eu largement le temps de se reposer. De toute façon, bientôt, les Allemands comme leurs supplétifs hongrois n’auront plus de munitions, plus d’eau et plus de quoi se nourrir, avec en sus une population civile coincée au milieu des combats, qu’il faudra bien gérer… à défaut de pouvoir s’en débarrasser. C’est que l’Armée Rouge compte bien appuyer là où ça fait mal. Et l’on verra alors la réalité de la solidarité européenne antibolchevique tant vantée par les propagandistes nazis.
………
Radio Berlin« Après 35 jours de combats victorieux, Festung Budapest tient toujours, vibrant exemple de la fraternité d’armes entre les peuples allemand et magyar, unis sur la barrière de défense de la civilisation européenne. »

Finalement, il n’en restait pas vraiment dans le fond
Région de Ratisbonne
– Depuis son arrivée dans la région, la 19. Waffen-Grenadier-Division der SS (ungarisch) Hunyadi du Standartenführer-SS Thomas Müller n’a pas beaucoup brillé, il faut bien le dire. C’était prévisible, somme toute : vu la médiocre estime que le Reich voue désormais aux Hongrois, le peu de matériel dont elle est dotée et le peu de temps consacré à son entraînement, le contraire eût été étonnant !
Disons-le franchement : depuis la dissolution (c’est le terme) du gouvernement Croix-Fléchées et l’occupation quasi complète du royaume de Hongrie par les Alliés, le Reich n’attend absolument plus rien de cette formation. Les désertions et les cas de mutilation douteux s’y multiplient alors même qu’elle se trouve surveillée en terre allemande. L’expérience roumaine a déjà montré ce qu’il en est d’un tel rogaton… Au point qu’on n’a même pas pensé à la 19. Waffen-Grenadier pour aller défendre Budapest, c’est dire !
Sans doute vaudrait-il mieux dissoudre tout ce fatras pour l’envoyer dans un camp de travail. Mais pour des questions de prestige, la Waffen-SS n’en fera rien. Pour toute anti-chrétienne qu’elle est, elle croit sans doute un peu aux miracles ! En réalité, la Hunyadi ne verra jamais l’ennemi, sinon quand des chars alliés viendront la désarmer durant les derniers jours de la guerre.

La Slovaquie, prochaine étape !
Bagramian fait une petite pause
A l’est de Bratislava
– La pince sur Trnava prend forme : la 5e Armée de la Garde (Vyacheslav Tsvetaev) s’empare de Freistadt an der Waag [Hlohovec], ce qui permet de rétablir un début de liaison avec la 38e Armée (Kyrill Moskalenko) – plus au sud, sur une ligne Senec-Sered’, et qui prépare déjà son assaut.
Pire encore pour l’Axe : au même instant, sur la rive est, les troupes de Vyacheslav Tsvetaev remontent de plus en plus vers le nord, s’emparant de Ludanitz [Ludanice], à moins d’une dizaine de kilomètres de Großtopoltschan [Topoľčany]. La prise de celle-ci ouvrirait aux Soviétiques la route de Bánovce nad Bebravou puis de Trenčín – soit l’unique voie de repli pour un XVII. AK (Otto Tiemann) en danger d’encerclement imminent. C’est donc à Großtopoltschan que la 78. Sturm-Division (Hans Traut) et le 311. StuG Abt (Hauptmann Karl-Ludwig von Schönau) se sont regroupés pour tenter au moins de ralentir l’ennemi – ce qui explique d’ailleurs la chute relativement rapide d’Hlohovec.
Il fait beau, les T-34 avancent dans les champs, les Sturmovik vrombissent dans les cieux… Et pendant ce temps, Walter Weiss comme Rommel sont au téléphone, à tenter de convaincre qui de droit que l’offensive rouge sur Vienne est une chimère – donc qu’il faut négliger le centre – mais qu’il faut défendre l’aile gauche sur la Waag [Váh], au seuil de la Bohême-Moravie, tout en contrant à droite sur le lac Balaton. Décidément, les contorsions stratégiques allemandes ont largement dépassé le stade du crédible…
Au même moment, Ivan Bagramian a pratiquement épuisé, à force de refus risqués, ses arguments contre un assaut sur Bratislava. Il reçoit donc de la Stavka une instruction claire et détaillée : avant le 20 – dans cinq jours – la capitale slovaque doit être prise ou en passe de l’être, grâce à un mouvement tournant depuis Nickelsdorf, lequel ouvrira par ailleurs la route de Vienne. Cette action engagera la 10e Armée (Vasily Popov) en premier échelon pour passer le Danube, suivie de la 5e Armée de Chars (Andrei Kravchenko) pour l’exploitation. Quant à la prise de la rive est, ce sera l’affaire de la 38e Armée, qui redescendra sur le Fleuve Bleu sitôt réglées les petites affaires sur la Váh. Le tout sans moyens complémentaires. C’est donc d’un trait de plume qu’à Moscou, on a décidé qu’il serait facile d’achever la conquête – pardon, la libération – de la Slovaquie. Fermez le ban !

Le Renard fait trancher
Bratislava
– Dans la soirée, à force d’arguties et autres discussions acrimonieuses avec la cour de Guderian, Erwin Rommel réussit enfin à joindre le seul décisionnaire valable : Adolf Hitler, toujours retranché dans son espèce de sanatorium montagnard. Ce dernier a certes les yeux rivés sur l’Oder et le Rhin, mais il n’oublie pas l’Europe centrale, où chacun sait qu’il cultive (à juste titre !) une véritable obsession pour les ressources hongroises, notamment pétrolières. Après la trahison roumaine de décembre, le dictateur compte en effet sur elles pour poursuivre sa guerre.
Hitler comprend bien ce qui se joue – à défaut de saisir exactement la disproportion des forces en présence, et l’inanité de ses moyens pour y faire face. Aujourd’hui, perdre ce qu’il lui reste de Hongrie, c’est céder le seuil de la route de Vienne, condamner la Festung Budapest à une disparition rapide… mais c’est surtout, surtout, faire son deuil de toute action contre les Britanniques pour reprendre le secteur de Nagykanizsa. Or, cette contre-offensive est impérative, il en va de la victoire finale du Reich !
Aussi, s’il se montre modérément convaincu par les arguments de Rommel quant à ce que son feld-maréchal appelle désormais « la feinte vers Vienne » (depuis quand les Slaves sont-ils assez malins pour faire des feintes ? Et puis, pas question de prendre un risque sur l’Autriche !), le Führer veut bien céder sans trop de deuil – et, bien sûr, provisoirement – ce qui lui reste de Slovaquie. « Réalignez votre dispositif vers le sud, ordonne-t-il. Contrez les Rouges, chassez-les du lac Balaton. La 6. Armee va finir de se retirer sur les Sudètes et vous déchargera de la défense de Brünn (15). »
Voilà, c’est fait. Quand il raccroche, Rommel a obtenu ce qu’il voulait : récupérer l’équivalent de deux petits AK pour son projet Corvinus, lequel visera tout compte fait Székesfehérvár et Györ, à défaut de milles autres objectifs moins urgents. Quant à la 6. Armee de De Angelis, elle risque d’avoir un peu de mal à remplir sa mission, Sudètes ou pas, attendu qu’elle défend déjà la Bohême jusqu’en face de Breslau. Enfin, ça, c’est le problème de Model !

Guerre aérienne
Espèces en voie de disparition
Szombathely (Steinamanger)
– L’ancien repaire de ses avions n’étant toujours pas occupé par l’ennemi, le colonel Aladár Heppes – qui constate qu’à cette heure, il a perdu plus de la moitié de son effectif opérationnel – envoie à Veszprém un groupe de pilotes volontaires pour récupérer les appareils pouvant encore être en état de vol.
Un Fw 58 de courrier décolle ainsi, au mépris de tous les risques. Aux commandes, le lieutenant Ferenc Málnássy (101/4 Vihar), emmène trois passagers : le lieutenant-colonel László Benárd (101/3), le lieutenant-colonel Lajos Török (101/2) et le sergent István Kárpáti (101/5 Mókus). Malheureusement pour eux, le fragile bimoteur de liaison est intercepté aux environs d’Ajka par une patrouille de La-5 en maraude, qui ne lui laisse aucune chance. Ferenc Málnássy, touché dès la première passe, est tué sur le coup. L’avion parvient de justesse à se poser en campagne, mais les trois autres pilotes sont grièvement blessés (16).
Pendant ce temps, sans rien savoir du destin du Fw 58, le lieutenant-colonel Szőcs et le sergent Zoltán Raposa décollent à leur tour à bord d’un avion de liaison Levente II. Attaqués par des Il-2 – qui s’amusent à jouer aux chasseurs et leur arrachent un bon mètre d’entoilage sur l’aile gauche ! – ils parviennent néanmoins à regagner Steinamanger. Hélas, ils ne sont pas sortis d’affaire, car un Bf 109 allemand, n’opérant pas sur la même fréquence radio, se présente en même temps qu’eux à l’atterrissage et se pose sur le malheureux petit appareil hongrois ! Le Levente II est littéralement écrasé et Raposa tué sur le coup – quant au 109, son pilote est blessé dans le cheval de bois qui suit. Du coup, l’appareil endommagé est réattribué d’autorité au lieutenant Károly Farkas (101/1). Maigre bilan !
Pendant ce temps, la 102e Fehér sas (major Gyula Csathó) et la 103e Gyorsbombázó (capitaine Lévay Győző) reçoivent l’ordre de se redéployer à Grosspetersdorf. C’est moins pratique, c’est loin… en fait, c’est même en Autriche ! Mais il faut absolument désengorger Szombathely, le drame de ce jour le prouve.

La saison russe (malgré tout)
Hongrie
– Dans la confusion la plus totale et en dépit des circonstances catastrophiques, la 102e Escadre, faisant un crochet sur la route de Grosspetersdorf, intercepte plusieurs formations de la 17e Armée aérienne. Cette action coûte aux VVS quatre Il-2 (deux pour le pilote de 1ère classe István Kálmán, deux pour le sergent Béla Füleky) et un La-5 pour le lieutenant György Horváth. Puis, les Hongrois descendent au ras du sol pour mitrailler des convois de ravitaillement avant de se poursuivre leur route sans pertes.

Notes
13- Grâce au lobbying particulièrement farouche mené par le député Bálint Hóman, qui n’hésita pas à utiliser comme preuves des documents historiques d’authenticité incertaine.
14- Par exemple pour les 900 ans de la mort de Saint Etienne.
15- Brno – mais Hitler utilise évidemment le nom allemand de cette ville tchèque.
16- Benárd décédera une quinzaine de jours plus tard des suites de ses blessures.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Mar 02, 2026 12:05    Sujet du message: Répondre en citant

Hongrie soumise
Enfants soldats – Jour de fête
Budapest
« Nous rentrons tôt et prenons la direction d’Obuda. Il fait chaud et le canon tonne, mais nous marchons vite et parlons beaucoup. Eugene admet être ensorcelé par Lily Kresz, une camarade rousse de l’Ecole de Musique. Elle est peut-être pour partie juive. Il ne l’a plus vu depuis un certain temps, elle vit dans une maison sanctuaire sous protection suédoise. Je dis à Eugene que notre priorité doit être de gagner de l’expérience au combat. Puis, je pense un instant aux filles d’Ilona.
Notre objectif le plus immédiat est de ne pas arriver à la maison les mains vides. Nous souhaitons faire l’acquisition d’un énorme kürtőskalács (17). Hélas, au Haymarket, il y en a beaucoup, mais de petite taille. On nous dit que de plus grosses pâtisseries peuvent se trouver à Kiscell. C’est une adresse éloignée de notre nouveau chez nous, mais nous voyons cette expédition comme une aventure. Le vendeur nous dit de choisir la broche de notre choix. Nous en prenons une de 30 centimètres. Une fois en main, c’est un peu lourd à porter et le sucre coule. Descendant sur notre chemin depuis la route de Vienne, nous sommes alpagués par des miliciens Croix-Fléchées. Je me mets devant, mon insigne du bataillon bien en avant, je lève le bras et crie « Kitartás ! ». Ça fonctionne à merveille, et nous passons. Nous escaladons très vite les escaliers de notre nouvelle maison et sonnons à la porte.
Nos parents et notre petit frère sont fous de joie de nous voir, mais aussi visiblement inquiets pour nous. La radio est pleine de nouvelles désagréables, alors nous l’éteignons. Père écoute toujours la BBC et Radio Moscou. Il indique que les Soviétiques ne connaissent pas l’Assomption et que rien n’empêche donc l’ennemi d’attaquer. A midi, l’orateur envoie ses vœux aux soldats sur le front.
Le repas est magnifique. Nous expliquons à Tiborka le sens de cette fête en l’honneur de la mère du Petit Jésus, qui est monté endormie au ciel après avoir donné au Monde le fils de Dieu, il y a bientôt 1944 années, dans un endroit fort éloigné où il ne pleut jamais et où les gens se déplacent sur des ânes parmi les cactus. J’entends Mère qui gronde doucement.
Mère a retrouvé quelques cadeaux de notre villa du lac Balaton, parmi tout ce qui a été laissé là-bas. Eugene et moi recevons des sous-vêtements en laine Jäger et des chaussettes. Je me demande à quoi tout ça va nous servir en été. Je téléphone à mon grand-père Richard et je lui promets de lui apporter demain des Beigli fourrés aux noisettes et à la crème pâtissière.
Nous en sommes au digestif traditionnel dans notre appartement bien confortable, quand soudain un obus explose dans la rue et le courant est coupé. La fête est finie, il est l’heure d’aller dormir. »

(Boy Soldier – Budapest 1944, par Ervin Iván Galántay, Militaria 2007)

Amateurs douchés dans leur enthousiasme
Quartier juif historique de Budapest
– Le général Schmidhuber (18), commandant de la rive droite (Pest) pour la Wehrmacht, convoque ce jour Ernő Vaja, ainsi que quelques autres antisémites enragés bien connus, hongrois ou allemands. Globalement, le général – qui a bien d’autres chats à torturer – indique sèchement à ces supplétifs que les impératifs de la défense de la Festung étant ce qu’ils sont, ce n’est pas l’heure de gaspiller du temps, de l’énergie et surtout des munitions contre des sous-êtres à l’agonie. En bref, Schmidhuber interdit leur petite sauterie en forme de pogrom prévue le 20 août – tout le monde le sait, Messieurs, ne soyez pas surpris que je sois au courant ! – et exige d’être obéi. Au point que, pour s’en assurer, ce sera l’armée allemande et non plus les Croix-Fléchées qui assurera la garde du ghetto jusqu’à nouvel ordre !
Les convoqués repartent dépités – un peu vexés aussi : m’enfin, si la race des Seigneurs elle-même n’autorise plus le massacre des Juifs, où va-t-on ? Schmidhuber a même semblé bien agacé. Et qui l’a prévenu, au fait ?
Après la guerre, le consul Wallenberg expliquera être allé voir le général pour lui indiquer qu’il témoignerait personnellement contre lui en cas de procès, attendu qu’un chef ne peut qu’être responsable de l’action de ses subordonnés. Un discours bien hardi, face à un nazi armé d’un pistolet et bénéficiant d’une impunité absolue ! Mais il a eu un très bon résultat.
Malheureusement, cela ne résout rien – et Ernő Vaja comme les autres ont déjà une foule d’autres idées qui grenouillent dans leurs petits esprits.

Notes
17- Gâteau à la broche fourré de divers ingrédients, vendus dans la rue. Il existe des variantes tchèques, slovaques et allemandes.
18- Gerhard Schmidhuber, homonyme d’August Schmidhuber, qui commande un régiment de la SS Prinz-Eugen.
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John92



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MessagePosté le: Lun Mar 02, 2026 13:09    Sujet du message: Répondre en citant

...
15 août

La saison russe (malgré tout)
Hongrie


Puis, les Hongrois descendent au ras du sol pour mitrailler des convois de ravitaillement avant de se (à supprimer) poursuivre leur route sans pertes.








Hongrie soumise
Enfants soldats – Jour de fête
Budapest


RAS

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demolitiondan



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MessagePosté le: Lun Mar 02, 2026 19:48    Sujet du message: Répondre en citant

Ah et sinon ... la fête est finie. C'est OTL je ne force meme pas le trait.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Mar 03, 2026 09:06    Sujet du message: Répondre en citant

16 août
La Hongrie, coûte que coûte
Après Györ-Nitra – Tenir le filet
Au sud du Danube
– Le 2e Corps Blindé (Ivan Lazarev) semble enfin arriver au bout de sa cavalcade. Il approche de Tapolca par la route de Veszprém, après avoir passé la nuit à forcer, à un certain prix, les multiples barrages mis en place par des unités de marche esseulées et désespérées – pour les allemandes, parce qu’elles ne peuvent fuir, pour les hongroises, parce que leurs chefs sont… stupides. Il reste à Lazarev 22 engins en pointe : pas assez pour affronter un Abteilung, mais bien assez pour balayer la garnison de Tapolca. Puis, les T-34 s’arrêtent. D’abord, parce qu’ils n’ont plus guère d’essence. Ensuite, parce qu’ils n’ont plus guère où aller !
Lazarev peut s’attribuer un satisfecit : il vient de réaliser en cinq jours un raid de 130 kilomètres, lequel a coupé l’Axe de presque toutes les rives du lac Balaton, lui interdisant sans doute de dégager Budapest. A présent, il va falloir tenir… En attendant une improbable contre-attaque, les soviétiques sortent de leurs engins pour profiter un peu du pays. On sait bien que le tourisme en opérations est une tradition dans l’Armée Rouge ! Et Tapolca est justement l’un des centres viticoles du pays (17).
Plus à l’est, le 5e Corps de Cavalerie (V.D. Kriuchenkine) n’en est pas encore là. Constatant avec dépit que Székesfehérvár vient de lui échapper – maudits capitalistes colonialistes ! –Kriuchenkine tourne toutes ses forces vers Veszprém depuis Eplény et Várpalota. Sa proie ne peut s’échapper : durant la nuit, on se bat encore sur l’ancien aérodrome des Pumas, certes, mais c’est sans aucun espoir.

Opération Tatabánya-Székesfehérvár – Fermer la nasse
Au sud-ouest de Budapest
– L’effondrement total des forces de l’Axe dans ce secteur permet à chacun des Alliés (et quelque peu rivaux) d’atteindre l’essentiel de ses objectifs. Partant des ruines de Székesfehérvár, la 6th Indian (Brian Chappel) entreprend de border l’action de Kriuchenkine jusqu’à Balatonfűzfő – elle ne parviendra toutefois que jusqu’à Balatonkenese. Sans doute, vu la dispersion notable des unités de l’Armée Rouge dans le secteur, les colonnes motorisées impériales auraient sans pu forcer le passage ou du moins tenter un contournement plus loin vers le nord. Mais outre le fait qu’elles n’en ont pas reçu l’ordre, les Soviétiques, prévenus de la présence de gêneurs dans les environs, n’ont pas tardé à déployer sur toutes les routes remontant de Székesfehérvár de véritables barrages routiers, avec quelques engins positionnés en travers de la voie, officiellement dans un souci de contrôle de la ligne de front !
Plus à l’est, au bord du Danube, la 9e Armée (Vasily Glagolev) n’oublie pas, elle non plus, de garder soigneusement ses arrières face aux Coloniaux. Elle n’en repousse pas moins la 199. ID (Walter Wißmath) toujours plus loin dans Érd. Mais sans trop forcer, toutefois : elle doit remonter vers Budaörs, pour prendre de relais du 8e Corps Mécanisé (Vladimir Baskakov) jusqu’à Telki – derrière les monts du Buda, au moins pour commencer.
Ici aussi, dans quelques jours, les opérations d’encerclement de la capitale hongroise seront achevées. Restera “simplement” à mener le siège…

Festung Budapest – Mort sur le Danube
Forteresse de Buda (côté est)
– Des combats poussifs et stériles ont lieu aux abords de Budaörs et d’Obuda. L’Axe ne se satisfait pas ici d’une bête défense statique – c’est qu’on n’est plus qu’à 4 kilomètres des quais donnant sur l’île Marguerite ! Et une percée dans ce secteur, donnant directement sur les points de passage du Danube en descendant le fleuve, serait assurément fatale à la Festung.
Pfeffer-Wildenbruch a donc réuni et fait réunir une force mixte, renforcée encore depuis la veille par deux bataillons de réservistes allemands essorés, un Panzer Abteilung formé de chars disparates péniblement extraits des ateliers, 26 canons de calibres divers et une foule de mortiers. L’assaut démarre avant l’aube : remontant par la route principale depuis Táborhegy, Allemands et Hongrois visent le carrefour passant l’Aranyhegyi-patak à hauteur du cimetière d’Óbuda. Mais l’attaque, pour violente qu’elle soit, se heurte à une résistance féroce : Vladimir Baskakov s’accroche, et il peut renforcer ici son 8e Corps Mécanisé au fur et à mesure que la 9e Armée prend le relais plus au Sud. Au soir, rien n’est tranché. C’est logique – quel que soit l’assaillant et le sens dans lequel on progresse, il est toujours difficile de dégager un vainqueur dans des combats urbains.
S’inquiétant d’un possible débordement par Mocsárosdűlő – une zone plane et peu bâtie (18), la Wehrmacht fait dépêcher ici par Iván Hindy des renforts de flanquement. Ils doivent tenir le secteur parsemé de parcs où se trouve, par exemple, la Pogánytorony – la tour “païenne” édifiée en 1934 par la Société de Turán. Un genre de ruine antique, comme un symbole de certaines illusions perdues de grandeur magyare…

Des Roumains chez les Soviets
Le bal des maudits
« Le moral continue de chuter chez l’ennemi fasciste, tandis que le nôtre grimpe toujours plus en flèche. C’est désormais évident : une grande offensive se prépare contre Budapest encerclée. Le lieutenant-commissaire Palariar a des informations de première classe, et il est question d’avancer vers Vienne. Les chars soviétiques seraient déjà à Bratislava. A ce train-là, une seule question hante les plus jeunes : comment participer à la Victoire si la guerre s’achève aussi vite ? Pour ma part, je ne suis pas inquiet. En face, nous avons certes de minables Magyars démotivés. Mais il y a aussi de très nombreux Allemands, qui lutteront jusqu’à la mort, eux.
Ce soit, je suis de corvée pour une reconnaissance sur la route d’Ócsa. Je commence à bien la connaitre et mon expérience dans les Carpates, sur le val de l’Argeșel – et même avant – attire l’attention bienveillante de Palariar. Après tout, je connais un peu les manières de faire des Allemands ! Raison de plus pour s’assurer que je survive, ajoute le lieutenant Lucian Hasdeu, qui prévoit de nous accompagner. »

(Adieu mon pays… encore une fois, Vasil Gravil, Gallimard 1957)

Dans le fond, il ne reste plus grand chose…
Rajka
– Voilà maintenant quelque temps que la 12. SS-Grenadier Galizien (Fritz Freitag) n’a plus fait parler d’elle. C’est assez normal, au vu des pertes considérables subies depuis… hé bien depuis Zitadelle, en fait. Et ce n’est pas comme si le Reich disposait d’un réservoir infini de ressources humaines ukrainiennes, n’en déplaise (peut-être) à certains responsables. Désormais positionnée sur la rive est du Danube, face à la 10e Armée soviétique, les Ukrainiens ne sont plus guère que 2 000. Peut-être moins, mais il faut ajouter leurs familles.
Les volontaires de la Galizien sont des soldats perdus qui ont très mal choisi la cause qu’ils défendent, laquelle se révèle être l’Europe nazie et pas l’Ukraine indépendante. Mais ils ne sont pas idiots. Ils voient bien que leur situation est désormais… dangereusement sans issue. Faute de gagner la guerre et de rentrer au pays en héros, il leur faut ménager leur avenir. Les Rouges viennent du nord et de l’est. A l’ouest, ce sont (encore) les Allemands. Alors, faute de renforts, reste donc le sud…

La Slovaquie, prochaine étape !
Bagramian met fin à la pause
A l’est de Bratislava
– L’Armée Rouge continue de remonter les vallées de la Nitra et de la Waag, menaçant l’Axe davantage à chaque heure d’un enveloppement dans le nord de la Slovaquie. A l’ouest, la 38e Armée (Kyrill Moskalenko) assaille enfin Trnava, ayant regroupé bon an mal an l’équivalent d’un corps de fusiliers pour cet exercice. La cité, peu ou mal tenue par des éléments territoriaux sacrifiés, tombe presque sans coup férir en moins d’une journée (19). La saisie de ce nœud ferroviaire achève pratiquement de supprimer les possibilités de résistance de l’Axe en Slovaquie.
Sur la rive est de la Waag, la 5e Armée de la Garde (Vyacheslav Tsvetaev) se lance à l’assaut de Großtopoltschan [Topoľčany], ses éléments de tête bousculant à nouveau la 78. Sturm-Division (Hans Traut) et le 311. StuG Abt (Hauptmann Karl-Ludwig von Schönau), menacés cette fois de destruction totale. Mais Walter Weiss n’a pas le choix : il leur ordonne de tenir encore, tant la perte de cette ville serait une catastrophe ! En effet, les Rouges ne seraient plus alors qu’à une quarantaine de kilomètres de Trenčín, dont la chute marquerait l’encerclement du XVII. AK (Otto Tiemann).
Heureusement pour les Allemands, Erwin Rommel a finalement obtenu la veille de l’OKH l’autorisation de « redéployer [ses] forces hors de ce secteur peu stratégique ». Et Tiemann commence désormais à se dégager sur Trenčín et Považská Bystrica, avant sans doute de descendre vers le Danube au fil de la supposée prise de relais de la 6. Armee sur les Carpates blanches – et surtout sur les Petites Carpates, plus au sud. Derrière, les forces soviétiques suivent, bien sûr… Mais, mal ravitaillées, sur du mauvais terrain et en sous-effectifs, il n’est pas certain qu’elles puissent immédiatement bousculer cet adversaire qui se dérobe. Néanmoins, cela ne veut pas dire que certains ne vont pas essayer – par exemple, le 20e Corps Blindé (Pavel Poluboiarov) ou la 1ère Armée tchécoslovaque (Ján Golian). En tout cas, l’assaut ne viendra pas du sud – sitôt Trnava atteinte, la 38e Armée (Kyrill Moskalenko) redescend se mettre en position dans les faubourgs de Bratislava, afin de remplacer la 5e Armée de Chars (Andrei Kravchenko). Une fois Trenčín couverte, celle-ci ne craindra plus rien sur son arrière droit ! Plus rien, même en théorie… Et l’attaque sur la capitale slovaque pourra commencer, avant le 20, comme promis.

Opération Corvinus – Mordre les mollets des Soviets
Bratislava
– Erwin Rommel quitte la capitale slovaque pour redescendre cette nuit, en convoi motorisé fortement escorté. Direction Sárvár, à l’est de Szombathely, pour commencer. Le Renard des Balkans vient de rediriger les renforts remontés de Zalaegerszeg – le LXV. Panzer-Korps et le III. PanzerKorps – vers cette zone. Rommel aurait aimé y redéployer aussi l’Armee-Abteilung Ungarn, mais ce dernier est franchement hors de combat, toujours sans commandant… et il faut bien se garder d’un éventuel raid en direction de Vienne.
Du coup, faute d’effectifs, d’infanterie, de couverture aérienne… faute de moyens en fait, Corvinus ne sera certainement pas la bataille décisive espérée, qui dégagerait le secteur entre Danube et Balaton. D’autres généraux auraient peut-être tenté la chose, contre toute vraisemblance… mais Rommel, lui, sait encore être réaliste. Non : Corvinus sera la première étape d’une future opération de dégagement de Budapest. Une action limitée destinée à fournir des bases de départ : Veszprém et Pápa. Il s’agit d’avancer vers les Rouges de 70 kilomètres en territoire contesté, avant d’aviser. Pas si mal, déjà… Et en cas d’effondrement adverse, hé bien, on pourra toujours poursuivre !

Guerre aérienne
Espèces en voie de disparition
Szombathely (Steinamanger)
– Avec la chute imminente de son ancien aérodrome et le transfert chaotique vers son nouveau terrain, le colonel Heppes Aladár fait les comptes. Il y a eu de la casse ! Pourtant, bon an mal an, et nonobstant la pénurie de carburant, l’aviation hongroise conserve quelques crocs :
– 101e vadászrepülő-ezred Miklós (colonel Heppes Aladár) – 25 Bf 109 G sur 72.
– 102e v-e Fehér sas (major Gyula Csathó) - 17 Bf 109 G sur 72.
– 103e v-e Gyorsbombázó (capitaine Lévay Győző) – 5 Me 210 Ca et 8 Bf 110 F6 sur 36 bombardiers.
On reste tout de même assez loin des effectifs théoriques. En sus, la MHKL doit surmonter l’intense désorganisation (d’aucuns diraient même le chaos total…) lié à l’encerclement de Budapest. Pour preuve : quand la 102e escadre tente une première mission, escortant quelques Bf 110 de la 103e pour une reconnaissance et une attaque d’opportunité à basse altitude, c’est un échec absolu ! Mal guidés par le contrôle aérien et sans information sur la situation du front, les Magyars se perdent au-dessus de Jánosháza, ne trouvent rien à se mettre sous la dent, et manquent finalement de se faire descendre par la Flak en repassant le Raab au sud de Sárvár. Ce ne sont pourtant pas les cibles qui manquent…

Notes
17- Quinze marchands sur les 25 de la ville vendent du vin, ou l’échangent contre d’autres biens. On comptait d’ailleurs de nombreux marchands parmi les 800 Juifs de la ville, mais la totalité de cette communauté a disparu au printemps précédent.
18- C’est d’ailleurs devenu en grande partie une réserve naturelle intra-urbaine depuis 2002.
19- D’autant plus facilement que la garnison régulière slovaque était portée manquante depuis le Soulèvement national. Certains de ses membres avaient même rejoint la 1ère Armée tchécoslovaque.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Mar 03, 2026 09:12    Sujet du message: Répondre en citant

16 août
Hongrie soumise
Enfants soldats – Lendemain de fête
Budapest
« Je me réveille tard, le téléphone sonne. C’est grand-père Richard. Apparemment, les lignes ne passent plus et les tramways sont à l’arrêt. Je l’assure que je me débrouillerai pour lui livrer son gâteau. Eugene décide de rester à la maison. Il dit qu’il peut être appelé ici par son bataillon à tout moment. Je pars donc seul.
Le long de la route de Vienne, je croise de longues lignes de conscrits sans armes, qui marchent vers le nord, semblant quitter la capitale. Il y a peu de civils dans les rues. Le grondement du canon tonne sur Buda, venant du sud et de l’est. Au lieu de prendre le boulevard Margit, je choisis de passer par les quais du Danube. Un long train de fret est poussé sur les voies du tram. Il est très surveillé.
Je parviens au point de passage du pont aux chaînes, toujours aussi désespérément abîmé. Les civils peuvent passer, mais par groupes de 50. Devant le tunnel (20), il y a un canon AA dont le tube pointe sur le tablier. Je traverse le tunnel, où il y a des sentinelles postées tous les 50 mètres.
Sur le boulevard Krisztina, je croise une colonne de semi-chenillés allemands qui raclent le pavé. Je rejoins finalement la rue Greguss, celle de grand-père Richard. Il m’offre une vieille montre à gousset peinte. Il veut aussi que je porte un paquet à la rue Márvány pour l’oncle Richi.
Chez l’oncle Richi, la famille dit au revoir à un officier fort élégant dans une veste à galons dorés. Il explique que Buda est sous attaque des Soviets du sud et maintenant du Nord. La route de Vienne est coupée, celle de Székesfehérvár peut-être pas encore. Il envoie un camion dans cette direction et veut que la famille de mon oncle utilise cette occasion de quitter la capitale. Mon oncle s’y refuse. Il m’offre son pistoler Steyr de la Première guerre.
Je pars avec l’officier en direction du Champ rouge, une prairie dégagée utilisée pour les parades et les exercices. Une batterie d’obusiers y a pris position et a tourné ses tubes vers l’ouest. Il n’y a plus de temps à perdre ! Je cours à travers la prairie vers le palais Posta. Il y a des centaines de contrôleurs désœuvrés sur la place Széll Kálmán. Les trams seraient paralysés par une panne d’électricité. Je demande à un groupe d’hommes ce qui se passe.
– Hé bien Monsieur ! Les Russes ont pris le principal dépôt !
Je suis outragé et ne peux croire que ce soit vrai. Le dépôt n’est qu’à deux kilomètres d’ici.
– Si vous répandez des rumeurs, je vous fais arrêter.
– Si vous ne nous croyez pas, vous n’avez qu’à aller voir par vous-même. Des Russkies ont même réussi à s’infiltrer à l’hôpital Saint-Jean. Le bataillon de garde nettoie peu à peu ces reconnaissances.

Je dois prendre une décision rapide : me présenter à l’école Toldy ou rentrer à la maison. Je veux dire au revoir à ma famille alors je commence à courir dans cette direction.
Au Haymarket, il y a une section de mortiers d’assaut en position, qui tirent en direction de la colline Hármashatár ! Le boulevard Margit est déserté. Des ronds noirs de suie sur le pavé indiquent des tirs sporadiques de mortier. Et il y a le cadavre d’une femme sur le pavé. Sa robe est ouverte devant, avec ses sous-vêtements obscènement révélés. Sa bouche est ouverte, ses yeux aussi. Je ne vois pas de sang, je tente d’arranger ses vêtements, j’essaie de lui fermer les yeux, je ne parviens pas à lui clore la mâchoire, je mets un caillou dans sa bouche…
Des obus de mortiers continuent de tomber. Ils arrivent sans bruit. Je commence à paniquer et je dois rentrer à la maison. Cours Ervin, cours !
Notre appartement est éclairé à la bougie depuis hier. Nous avons beaucoup de chandelles – Mère en avait acheté une provision pour les fêtes de fin d’année. Je raconte mon aventure, Tiborka est très excité.
Je prends un bain chaud, peut-être le dernier. Mère fait les bagages pour moi et pour Eugene, à emporter demain matin. Papa nous prend à part pour nous expliquer comment éviter de se faire mal… »

(Boy Soldier – Budapest 1944, par Ervin Iván Galántay, Militaria 2007)


Tchécoslovaquie “libérée“
Vis serrée
Košice
– C’est fait ! Viliam Široký s’est installé, dans la foulée de sa glorieuse libération de captivité. Le vice-Premier ministre a bien pris ses marques, aux côtés de son collègue, compatriote et camarade Klement Gottwald. Et à eux deux – les probables n° 3 et n° 4 de la future Tchécoslovaquie, mais sans aucun doute les n° 1 et 2 de la Slovaquie libérée – ils commencent à verrouiller point par point et poste par poste les institutions en reconstruction. Le tout, sans que le gouvernement revenu d’exil puisse (s’il le souhaitait) y faire grand-chose, littéralement hypnotisé qu’il est par la perspective de la réunification avec les “repentis”. Du reste, le président Edvard Beneš va bientôt rentrer au pays. Ce vieux renard de la politique, artisan déjà du rapprochement avec Moscou, saura assurément négocier un statut particulier.

Hongrie “libérée”
Inventaire avant saisie
Camps de prisonniers hongrois faits par l’Armée Rouge
– Les communistes hongrois ont beau être très patients, très généreux et d’excellents camarades, ils ont du mal à recruter pour leurs futures unités cobelligérantes. Le corps des officiers, notamment, pose beaucoup de problèmes. Ces indécrottables passéistes semblent particulièrement réticents à combattre aux côtés des Rouges, obsédés qu’ils sont par le souvenir cuisant de la République des Conseils, et dissuadent visiblement la troupe de répondre à l’appel !
Mais les recruteurs disposent tout de même de quelques arguments qui portent. Le lieutenant de hussards Salomon Aurél se souvient…
« Le matin suivant, il y a eu un autre appel. Les soldats crevaient de faim et de soif. Deux ou trois se sont effondrés, peut-être d’inanition ou de fatigue nerveuse. Un officier parlant hongrois a craché en face de nous ces mots décisifs : « Soldats hongrois, ceux qui veulent combattre les fascistes allemands avec l’Armée Rouge et les nouvelles unités hongroises, faites un pas en avant. Tous garderont leurs grades et recevront le même traitement que les soldats soviétiques. »
Très peu répondirent, à ce moment. Les hommes suspectaient un piège ou bien conjecturaient ce qui pourrait bien leur arriver s’ils se trouvaient demain face à leurs anciens camarades, à leurs proches, ou encore pris entre les Soviétiques et les Allemands. Nous savions parfaitement qu’avant la campagne allemande, le grand Staline avait liquidé des milliers de ses officiers (sans hélas en payer le prix), n’épargnant pas même ses maréchaux, de peur que l’un d’entre eux ne devienne un Napoléon. Et nous n’avions pas oublié non plus le coup de poignard dans le dos contre les Polonais. Mais l’officier continuait de parler :
« Un soldat hongrois, confronté au néant, a un choix. Il peut accepter de devenir une victime de l’idéologie hitlérienne comme des milliers de ses camarades, voire finir sa vie sans objet dans un camp de prisonniers meurtrier, si jamais il y parvient. Mais il peut aussi décider de participer au combat contre les Allemands, celui qui a eu le cœur serré à la vue de nos fiers ponts sombrant dans les flots, ou de la fumée tournoyant au-dessus de nos villes… Les crimes odieux des nazis… »
Pendant ce temps, ses hommes commençaient à déshabiller les mieux vêtus et les mieux équipés parmi ceux qui renâclaient. Un enseigne se planta devant moi et entreprit de m’arracher ma ceinture.
« Vous n’en aurez pas besoin, lieutenant ! » me lança-t-il avec un sourire insolent. « Je t’arrache la tête si tu y touches ! » dis-je, et je giflai cette hyène. « Je rejoins l’unité contre les allemands. » Mon nouveau camarade fila, la queue entre les jambes. C’est tout cela qui m’a fait changer de camp…
Quand les pillards eurent battu en retraite, de plus en plus d’hommes me rejoignirent. Trois de nos hussards, dont mon ordonnance, Miklós Króczkai, choisirent de partir en Sibérie. Je lui dis :
« Miklós, tu vas le regretter ! ». Mais non, il ne voulait pas retourner au front. Nous nous sommes embrassés, et je ne le revis que trois ans plus tard. Les deux autres, Dobos et Koska, avaient fini dans la fosse commune d’un camp.
Mon pronostic s’était avéré correct : la mortalité au front ou dans les camps ne différait pas grandement. »



L’Esprit de la Guerre (Dennis Kolte)
Porcelets
Quelque part en Hongrie occupée
« “Il se passe quelque chose.” Cette phrase, je me la répétais sans cesse, pour mieux appuyer ma réflexion. Si ma géographie était bonne, nous aurions déjà dû passer la Raab pour arriver à Steinamanger, ou au moins aux abords de cette ville. Mais rien de tout cela n’avait eu lieu. Pire : notre convoi avait très légèrement rebroussé chemin et nous parcourions désormais une plaine marécageuse difficile à identifier de nuit mais que je supposais border la Raab.
D’évidence, on avait changé les plans nous concernant. Contrariant – je savais très bien qu’on ne fait rien de bon dans l’urgence. Mon radotage agaçait visiblement la section, coincée avec moi depuis plusieurs jours et plusieurs nuits dans ce camion qui sentait la pisse et la transpiration. « C’est du transport d’animaux ! » lança Valeska. « Les Russes appellent les gens qu’ils détestent des porcelets, on est des porcelets. » Des porcs ? Cela ne plaisait pas à Youcef ! « Ta gueule, le blanc ! » – « Hé ta gueule, le brun ! »
« Vos gueules à tous les deux oui ! On arrive bientôt. »
Bien sûr, je n’en savais rien. Mais cette fois encore, comme toujours, j’avais raison. Malheureusement. Devant nous, un panneau et deux sentinelles, dans une agitation visible malgré toute l’obscurité des Dieux : Kotenburg, ou Sárvár pour les locaux. »


Note
20- Sous la colline de Buda, dans le prolongement du pont aux chaînes.
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John92



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MessagePosté le: Mar Mar 03, 2026 09:59    Sujet du message: Répondre en citant

...
16 août
La Hongrie, coûte que coûte
Après Györ-Nitra – Tenir le filet
Au sud du Danube


Puis, les T-34 s’arrêtent. D’abord, parce qu’ils n’ont plus guère d’essence (de carburant ? Le T-34 roule au diesel ).

Opération Tatabánya-Székesfehérvár – Fermer la nasse
Au sud-ouest de Budapest


Sans doute, vu la dispersion notable des unités de l’Armée Rouge dans le secteur, les colonnes motorisées impériales auraient sans doute (à ajouter ?) pu forcer le passage ou du moins tenter un contournement plus loin vers le nord.

Des Roumains chez les Soviets
Le bal des maudits
« …
Ce
soit (soir), je suis de corvée pour une reconnaissance sur la route d’Ócsa.
… »


Dans le fond, il ne reste plus grand chose…
Rajka


Désormais positionnée (positionnés ?) sur la rive est du Danube, face à la 10e Armée soviétique, les Ukrainiens ne sont plus guère que 2 000.

Guerre aérienne
Espèces en voie de disparition
Szombathely (Steinamanger)


En sus, la MHKL doit surmonter l’intense désorganisation (d’aucuns diraient même le chaos total…) lié (liée ?) à l’encerclement de Budapest.

Notes
17- Quinze marchands sur les 25 de la ville vendent du vin, ou l’échangent contre d’autres biens. On comptait d’ailleurs de nombreux marchands (commerçants ?) parmi les 800 Juifs de la ville, mais la totalité de cette communauté a disparu au printemps précédent.









16 août
Hongrie soumise
Enfants soldats – Lendemain de fête
Budapest
« …
Il explique que Buda est sous attaque des Soviets du sud et maintenant du
Nord (nord ? ).
…»


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Ne pas confondre facilité et simplicité
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demolitiondan



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MessagePosté le: Mar Mar 03, 2026 10:05    Sujet du message: Répondre en citant

Ben non, Sud puis Nord. Sur la carte !
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Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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John92



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MessagePosté le: Mar Mar 03, 2026 10:07    Sujet du message: Répondre en citant

On ne s'est pas compris, je faisais juste remarqué que :
"Les points cardinaux (nord, sud, est, ouest) s'écrivent avec une minuscule lorsqu'ils désignent une orientation ou une direction, mais prennent une majuscule lorsqu'ils sont employés dans des noms de voies de communication ou dans des noms de lieux."
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le roi louis



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MessagePosté le: Mar Mar 03, 2026 12:09    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
La Slovaquie, prochaine étape !
(...)
Sur la rive est de la Waag, la 5e Armée de la Garde ...

Sommes nous au 41ème millénaire pour affronter des orcks ?
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demolitiondan



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MessagePosté le: Mar Mar 03, 2026 12:12    Sujet du message: Répondre en citant

Alors là, bravo !
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C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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Anaxagore



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MessagePosté le: Mar Mar 03, 2026 12:47    Sujet du message: Répondre en citant

... je n'y avais pas pensé, pourtant Warhammer 40k est en partie inspiré de la 2ème GM (et encore plus de la première).
_________________
Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe.
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