| Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant |
| Auteur |
Message |
demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 13214 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
|
Posté le: Mer Fév 25, 2026 19:05 Sujet du message: |
|
|
Horthy est un cas particulier, un genre de grande figure à regarder avec une compréhensive bienveillance. Personne n'a jamais réhabilité les Croix-Flechées, sauf peut-être le Jobbik (à droite d'Orban ...) dans des accès visibles d'antisémitisme.
| Citation: | Tibor Ágoston, the deputy chairman of Jobbik's Debrecen and Hajdú-Bihar County organization, referred to the Holocaust as the "holoscam"
|
C'est plus l'obsession roumaine qui les occupe. En fait ce sont des turanistes excités d'extrême droite;
De même, en Slovaquie, les alliés de FIco sont le parti national slovaque... qui est, qui ... Ben écoutez, lisez ca ne manque pas de sel.
The party had been known for its inflammatory rhetoric against ethnic Roma and Hungarians.[74][87] The Party of European Socialists, considered SNS as a "political party which incites or attempts to stir up racial or ethnic prejudices and racial hatred."[57] The former party's leader Ján Slota, referred to by Earthtimes as "a xenophobic politician who has stirred anti-Hungarian sentiments",[88] said the best policy for dealing with the Romani was "a long whip in a small yard."[89][90] He is quoted as saying "we will sit in our tanks and destroy Budapest"[89] and questioning if homosexuals are normal people.[91] Slota stated that "The Hungarians are a cancer in the body of the Slovak nation."[92] Slota called the fascist leader Jozef Tiso "one of the greatest sons of the Slovak nation"[69] and on 17 February 2000, 40 of the 41 city council members in Žilina, where Slota was mayor at the time, voted to dedicate a plaque honouring Jozef Tiso,[69] who was convicted and executed for the breaking up the Czechoslovak state and for collaboration with Nazi Germany. Later in a move that was described as absurd by a Slovak journalist, SNS demanded the seat of deputy prime minister responsible for human rights and national minorities. The party did not manage to obtain the seat.[56]
In the past when Ján Slota was its leader, the SNS party was accused of being a fascist party (or having its origins in a far right ideology).[97][98] The allegations are sometimes connected to various statements of party members or that SNS was behind "the continuing campaign to rehabilitate Jozef Tiso, head of the wartime fascist regime, which was responsible for the deportation of the country's Jews to the death camps" might also be a contributing factor.[99] One high-profile fascist allegation was when in 2006 in a live interview with Inforadio, a politician of the Party of the Hungarian Coalition, Miklós Duray described SNS as a "fascist party".[100] Duray said "one third of the Slovak government is made up of Slota's party which is fascist"[101] describing the 2006 governing coalition between Robert Fico's Smer, Ján Slota's SNS, and HZDS, making SNS one of the three governing parties. SNS sued for financial damages, alleging the statement caused it loss of votes, image, and reputation.[102] The District Court ruled that Duray was to pay one million crowns as a compensation and to apologize for his statements.[103] The Slovak Supreme Court ultimately decided that SNS is not entitled for the financial compensation, because the party did not sufficiently document the alleged damage.[104][105] SNS party chairman Ján Slota denounced the Supreme Court of Slovakia for that decision.[106]
Comme quoi, tout ceci ne peut pas tenir. C'est le problème de vouloir faire des coalitions internationales quand on est ultranationaliste. _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15562 Localisation: Paris
|
Posté le: Jeu Fév 26, 2026 09:49 Sujet du message: |
|
|
12 août
La Hongrie, coûte que coûte
Après Györ-Nitra – Tenir le filet
Au sud du Danube – Le 2e Corps Blindé (Ivan Lazarev), quoiqu’affaibli et encore un peu dispersé, commence à s’abattre en direction de Pápa. Il devrait y arriver dès cette nuit, guère ralenti par l’ébauche de résistance que les unités locales lui opposent – mais les équipes antichars mobiles, improvisées ou non, font toujours aussi mal, et leurs piqûres d’épingle se comptent en dizaines, ce qui est beaucoup trop. Enfn ! Derrière lui, la 59e Armée (Ivan Korovnikov) tient fermement le secteur de Györ.
Plus en aval, le 5e Corps de Cavalerie (V.D. Kriuchenkine) commence à passer le Danube à Komárom pour aider à stabiliser ce qui est désormais pour de bon, l’anneau extérieur de l’encerclement de Budapest. Budapest, justement, où le 8e Corps Mécanisé (Vladimir Baskakov) entreprend, non pas de refluer, mais de stabiliser ses positions dans les faubourgs nord de Buda jusqu’à Tatabánya, face à la menace d’une guérilla menée par le XXVII. ArmeeKorps (Paul Völckers) sur ses arrières.
Opération Tatabánya-Székesfehérvár – Fermer la nasse
Au sud de Budapest – Avec le recul désormais franc du LXIX. Armee-Korps (Erich Abraham), la 9e Armée (Vasily Glagolev) a les coudées franches pour progresser vers l’ouest et le sud… Enfin, elle les a, pour être précis, jusqu’au sud d’Iváncsa et de Gárdony, où les glorieux combattants de la Révolution se retrouvent confrontés aux suppôts du colonialisme réactionnaire – leurs alliés. Les procédures précautionneuses convenues depuis le printemps dernier entre la 8th Army et le 2e Front Ukrainien permettent toutefois d’éviter les plus gros problèmes, à quelques near miss dites involontaires et autres coups de semonce près. Rien de bien grave dans le fond : les coloniaux comme les frontovikis ont vu pire.
La Hongrie, terre décidément centrale (7), est ainsi une fois encore le théâtre de rencontres au moins inattendues, entre Sibériens de l’Oural et natifs du Pendjab coiffés d’un turban – rencontres qui donneront lieu à quelques photos faisant aujourd’hui le bonheur de bien des maquettistes amateurs de dioramas originaux. Elles n’auront pratiquement pas de conséquences négatives pour les Nations-Unies. Il est vrai les Indiens savaient bien que les Russes arrivaient, étant donné le nombre de Huns qui accouraient vers eux pour se rendre – les rats quittaient le navire !
Du côté allemand, bien sûr, c’est la panade. La 214. ID (Harry von Kirchbach), sévèrement amputée par ses pertes (en combat ou par désertions), prétend toujours tenir Székesfehérvár contre les Indiens – mais c’est faute de mieux comme perspective. Kirchbach aimerait sans doute beaucoup qu’on lui demande plutôt de défendre Veszprém, plus à l’ouest. Quant à la 199. ID (Walter Wißmath), toujours coincée entre Százhalombatta et Lovasberény, elle risque – si on ne l’autorise pas à suivre son équipière – de se retrouver demain broyée entre le 8e Corps Mécanisé, au nord, et la 9e Armée, qui tourne vers elle pas moins de six divisions…
Festung Budapest – Mort sur le Danube
Forteresse de Buda (côté est) – L’arrêt des opérations offensives du 8e Corps Mécanisé – voire peut-être sa mise sur la défensive, du point de vue de l’Axe – n’est pas passé inaperçu. Après les rudes combats de la veille pour la vallée de Hüsösvölogy et le terminus du funiculaire Széchenyi-Hegy, le commandement germano-magyar (enfin, surtout allemand) se prend à rêver de l’épuisement tant espéré de son adversaire. Il est vrai que celui-ci est pour le moins dispersé, ayant foncé droit vers le Danube en laissant sur ses arrières de nombreux retardataires de l’Axe et des poches de résistance décidées à combattre (pour l’heure).
N’empêche, la garnison de la capitale a peut-être échappé de peu à la catastrophe. Et si l’échec évident d’Iván Hindy est compréhensible – le malheureux n’a plus la moindre autorité – celui de Pfeffer-Wildenbruch s’avère proprement lamentable. En effet, ce dernier n’a cessé de repousser d’un revers de gant les rapports toujours plus alarmants issus de ses propres troupes, en refusant de prendre la moindre précaution. Un officier de son QG se souvient : « Le dépôt de carburant de Buda est tombé aux mains de l’ennemi en fin de journée le 11 août, alors que le 10 et encore deux fois le 11, le commandant du dépôt avait alerté l’officier du corps SS chargé du ravitaillement de la menace qui pesait sur l’installation, demandant l’enlèvement du carburant ou au moins l’autorisation de préparer sa destruction. Le dépôt de nourriture, avec des stocks substantiels, est aussi tombé aux mains de l’ennemi le 11 août. Ce jour-là, une part significative des carrioles à chevaux envoyées déplacer le stock ont été perdues. ».
Et pourtant, c’est l’Allemand qui va faire la leçon au Magyar, exigeant avec morgue que la Honvèd prenne une part bien plus active dans la défense de Buda – l’armée du Reich tient déjà une large part de Pest, elle ne peut pas tout faire ! Ainsi soit-il : dans l’heure, le 6e Corps d’Armée hongrois (Kornél Oszlányi) reçoit l’ordre d’envoyer des éléments de reconnaissance dans les secteurs de Piliscsaba, Perbál et Zsámbék et sur la route au nord de Páty, vers Perbál et Budajenö. L’objectif est carrément de préparer une contre-offensive, sur la base des éléments très préliminaires transmis par l’aide de camp d’Hindy, le lieutenant Józef Bíró. A cette heure, aucune unité n’a été formellement désignée pour cette opération… Mais les regards se tournent déjà vers la division Szent Lászlo (major-général Zoltán Szügyi), seule unité de la Honvèd à trouver plus ou moins grâce aux yeux de la Wehrmacht.
En attendant, Pfeffer-Wildenbruch demandera à ses chefs un miracle comme le Reich en réclame décidément beaucoup ces dernières années : un ravitaillement aérien de la Festung.
Festung Budapest – Commandos navals
Au sud de Budapest – « Tandis que Lyubisha Zhorzhevich – irremplaçable interprète – Nikuline et Veretenik organisaient les porteurs et le chariot, Kalganov alla voir le commandant de la compagnie de fusiliers dont le secteur couvrait la position qu’il entendait occuper avec ses marins et les Hongrois. Kalganov demanda à la compagnie que son infanterie couvre leur retraite par le feu, si d’aventure l’ennemi découvrait ses « voleurs de farine ». Surpris que l’on tente une aventure aussi risquée, l’officier donna son accord. Mieux, il établit une liaison entre Kalganov et le chef de la section de mortiers installée à son poste d’observation, lequel promit son appui s’il se passait quelque chose.
La nuit estivale était déjà tombée sur les cinq éclaireurs – Nikuline, Malakhov, Veretenik, Maksimenko et Neverov, sous le commandement de Kalganov – quand ils passèrent les lignes avancées de Pestszenterzsébet vers la voie ferrée. Derrière eux, un chariot tiré par une paire de chevaux, et dix Hongrois volontaires à pied. Il faisait noir et tout était calme. Les éclaireurs se déplaçaient le long des chemins et des terrains vagues dans l’ombre des bâtiments. Ils atteignirent l’entrepôt en feu sans difficulté, suivis par les Magyars et leur véhicule.
Pendant que l’on préparait l’expédition, l’incendie s’était étendu et le feu avait touché d’autres tas de sacs. La farine brûlait déjà fortement à certains endroits, lançant d’épaisses colonnes de fumée et de longues flammes vers la charpente de l’entrepôt. Combien de temps avant que tout le bâtiment disparaisse dans les flammes ? Pourraient-ils en sortir ? Ils n’avaient aucun équipement pour combattre le feu, ni le temps de le faire.
Ils postèrent un guetteur et cachèrent le chariot dans un coin. Les éclaireurs et les Magyars se ruèrent dans l’entrepôt. Ils prirent les sacs les plus lourds, dans les endroits les plus chauds (voire déjà incandescents), les jetèrent sur leurs dos et les portèrent au chariot. Sitôt ce dernier chargé, un éclaireur prit les rênes et mena l’attelage vers les lignes amies, à environ deux cents mètres. Ils déchargèrent les sacs en vrac dans une cour derrière un mur d’enceinte, puis ramenèrent le chariot au trot vers l’entrepôt.
Ils firent ainsi plusieurs voyages. Une montagne de sacs apparut dans la cour. Mais à un moment, quand le chariot sortit de l’allée pour parcourir une fois de plus la route déserte vers l’entrepôt, un sifflement se fit entendre dans le noir et un obus explosa sur les pavés devant le chariot. Les chevaux, apeurés, partirent au galop avec la carriole dans une allée. Un autre obus, puis encore un autre explosèrent derrière eux. Les mortiers de notre côté répondirent immédiatement.
Aucun des chevaux ou de leurs accompagnants n’était blessé. Mais il était clair qu’ils ne pourraient plus passer par là. Et il n’y avait pas d’autre route disponible. Alors, que faire ? Interrompre leur travail ? Mais tant de sacs restaient dans l’entrepôt et il y avait tant de gens affamés !
Lyubisha Zhorzhevich suggéra une autre solution – ou plutôt, les Hongrois avec lesquels il parlait l’informèrent que l’on pouvait atteindre l’entrepôt sans être vu par l’ennemi, en passant non par les allées et les rues, mais par un entrepôt attenant à la gare. Le chariot ne pourrait pas passer dans cet espace encombré, mais des hommes le pourraient.
Ils décidèrent d’essayer. Tous prirent un sac et le portèrent à travers les bâtiments jusqu’à la clôture, puis jusqu’à l’aire de chargement. Les chevaux, libres de tout harnachement, attendaient là. Ils jetèrent deux sacs sur le dos de chaque équidé, puis leur claquèrent la croupe – ils revinrent seuls à leur point de départ. Et avant le matin, tous les sacs intacts avaient été sortis de l’entrepôt pour être rapportés dans les lignes amies.
Dans la cour où tout le stock sauvé avait été rassemblé, les éclaireurs firent le point – fatigués, en sueur, leurs visages comme leurs vêtements noirs de suie et blancs de farine, mais très satisfaits d’avoir mené leur plan à son terme. Avec eux, les Hongrois, qui avaient porté la farine avec tant de zèle. En dépit de l’heure fort matinale et des obus allemands qui tombaient ici ou là, un grand nombre de résidents – hommes et femmes – s’attroupaient. De plus en plus arrivaient des rues alentour. La rumeur que les Russes distribuaient de la farine avaient vite fait le tour de tous les abris où les civils affamés se cachaient.
Se tournant vers la foule, Kalganov lança à Lyubisha : « Dis-leur de choisir plusieurs responsables – un comité ou un commissaire ! – pour procéder à la distribution. Les enfants en premier ! » Plus tard, Lyubisha devait transmettre de très nombreux mots de remerciement à ses camarades du détachement. »
(Commandos in the Baltic and Danuba: Soviet Naval Spetsnaz in World War II, Yuriy Strokhnine, Naval Institute Press, 1996)
Il en reste encore, dans le fond…
Budapest – La Honvèd continue de tenter d’exister en dépit de tout – ses ennemis (trop nombreux), ses moyens (trop faibles), ses alliés (trop méprisants), les circonstances (de pires en pires)… En témoigne la formation d’une nouvelle unité hongroise, sous le commandement de Károly Ney, un officier de réserve hussard.
Il s’agit du “SS-Regimentsgruppe Ney”, composé principalement de bénévoles hongrois issus du KABSZ (Association de Camarades du Front de l’Est). L’effectif prévisionnel est de 3 500 hommes. Soudée par une forte cohésion idéologique et par la camaraderie, l’unité bénéficie d’un haut degré d’engagement personnel. Elle est aussi équipée pour partie de matériel hongrois – quand il en reste – et pour partie de celui de leurs amis et parrains aryens. Mais il est vrai que par les temps qui courent, mieux vaut dépendre directement des Allemands, pour les munitions comme pour la nourriture.
Des Roumains chez les Soviets
Le bal des maudits – « La chute du moral des fascistes magyars se confirme chaque jour : les déserteurs se comptent par dizaines. A ce compte, notre Vladimirescu Kecskemét n’aura même pas à se battre pour entrer dans Budapest.
Les ordres sont suivis – les captifs sont dirigés vers l’arrière, consolés, nourris et couverts d’une attention fraternelle que nous avons appris à cultiver. Mais cette tâche de garderie ne durera pas. En fait, elle ne dure déjà plus : la nuit, des obus de 81 mm, tirés par la 225e Division allemande, frappent nos positions avancées. Le lieutenant Lucian Hasdeu est partout sur nos lignes – visiblement, quelque chose se prépare. Le lieutenant-commissaire Palariar dit l’évidence, une fois de plus : la lutte finale contre les Hongrois, une fois pour toutes et surtout pour la paix à jamais dans l’avenir. »
(Adieu mon pays… encore une fois, Vasil Gravil, Gallimard 1957)
La Slovaquie, prochaine étape !
Bagramian fait une petite pause
A l’est de Bratislava – La 5e Armée de Chars d’Andrei Kravchenko est tout entière devant Bratislava – ou peu s’en faut. Le 9e Corps Mécanisé (M.I. Savelyev) a sécurisé Bernolákovo, et touche désormais Svätý Jur (sur les contreforts des Petites Carpates), tout en envoyant quelques pointes dans le faubourg de Dornkappeln [Dornkapla (8) ] contre un Armee-Abteilung Ungarn bien incapable de faire face. Sur sa gauche, le 4e Corps Blindé (Mikhaïl Fomichkov) a atteint Most-pri-Bratislave et Biskupisce. Il borde désormais le Malý Dunaj (le Petit Danube), lequel offre une ligne de défense naturelle aux garnisons du secteur. Enfin, le 16e Corps Blindé (Andrei Getman) arrive à Szenc [Senec], en passe d’être nettoyée par la 38e Armée (Kyrill Moskalenko), qui se répand dans la région afin de couvrir le flanc nord de Bagramian. Enfin, sur le flanc sud, la 10e Armée (Vasily Popov) fait face au Danube à Sommerein [Šamorín].
Pour l’Axe, la situation est donc toujours aussi catastrophique. Walter Weiss est contraint de laisser la 78. Sturm-Division (Hans Traut) et le 311. StuG Abt (Hauptmann Karl-Ludwig von Schönau) contre la 5e Armée de la Garde (Vyacheslav Tsvetaev), déployée autour de Nitra – celle-ci ne pousse pas encore trop fort, c’est déjà ça. Mais du coup, son unique renfort pour Bratislava réside dans le maigre XLIX. ArmeeKorps (Rudolf Konrad), lequel va devoir contourner l’ensemble du saillant soviétique par le nord et Senica, faute d’avoir les moyens de menacer le flanc rouge. Il sera aux abords de la pseudo-capitale slovaque demain soir, au mieux. Et pendant ce temps, le XVII. AK (Otto Tiemann) doit faire face à Žilina et Prievidza à la 16e Armée (Nikolai Kiryukhine), à la 47e Armée (Filipp Zhmachenko) et au 20e Corps Blindé (Pavel Poluboiarov)… tout de même. A l’état-major de l’OB Donau, chacun ronge discrètement le cuir de sa casquette en attendant les renforts venus du sud, qui permettront (peut-être) de stabiliser la situation.
Côté soviétique, bien sûr, on est satisfait. Kravchenko le premier, qui constate avec plaisir que les pertes de son armée de chars sont restées somme toute réduites (selon les standards russes). Lui, qui s’attache tant à la formation des troupes, ne dit-il pas régulièrement avec emphase qu’un équipage, c’est une famille ? Et aussi, accessoirement : « Tant qu’un canon peut faire feu, un char ennemi peut être mis hors de combat. Tant qu’un membre d’équipage reste en vie, un char reste en formation. » Dans une famille, il faut savoir faire preuve de solidarité !
Mais le chef de la 5e Armée de Chars ne tient pas non plus perdre du monde en entrant pour rien dans Bratislava, et il le fait savoir avec insistance. C’est que, pendant ce temps, Ivan Bagramian lui-même doit subir des pressions de plus en plus fortes pour s’emparer de la cité, ou au moins de la contourner par Neusiedl am See, sur la Neusiedler See – en préalable, sans doute, à une remontée vers le nord… Le Danube est si large et les distances si faibles ! Avec une pareille manœuvre, la situation des fascistes dans Bratislava deviendrait intenable et les portes de Vienne seraient grand ouvertes, peut-être même sans casser grand-chose !
Inutile de réfléchir beaucoup pour savoir qui caresse un projet aussi grandiose. Sur la carte, ça se tient, c’est vrai, mais sur la carte seulement. Et Bagramian doit pour l’heure expliquer et réexpliquer la nécessité absolue d’un ravitaillement en carburant, comme le fait que son Front manque à présent gravement de pontons. C’est que les opérations dans le secteur de Györ ont été jugées prioritaires !
En tout cela, le maréchal est assuré du soutien de Vassilevski et d’Antonov, à la Stavka. Mieux vaut ne courir qu’un lièvre à la fois… Certes, mais comment faire pour calmer l’appétit du loup une fois au milieu des moutons, avec si peu de défenses et des proies si nombreuses !
Le Renard improvise
Bratislava – Le canon tonne et les cieux sont pleins d’étoiles rouges vrombissantes – mais cela n’empêche pas le feld-maréchal Erwin Rommel d’échafauder (avec précaution…) de nouveaux plans au fil de l’évolution de la situation. A son grand étonnement, celle-ci parait se stabiliser quelque peu : l’assaut qu’on pensait imminent – au point de préparer le départ de son QG, comme toujours embarqué sur un convoi de semi-chenillés ! – n’a pas encore eu lieu. Les Russes seraient-ils devenus prudents ? Sans doute ont-ils subi des pertes substantielles dans leur ruée depuis la trouée de Šahy – comme quoi, n’en déplaise à l’OKH, ces opérations ne se sont pas soldées par un échec complet. Avec un peu d’emphase (et d’optimisme), Rommel caresse désormais l’idée d’une défense ferme, voire d’un contre, sur le prochain assaut soviétique. Bratislava pourrait bien devenir demain le piège dans lequel irait s’enferrer la totalité de ce Front russe, comme jadis durant les grands encerclements d’Ukraine.
« Et si jamais l’assaut ne vient pas ? » risque Weiss. « Alors, répond Rommel, il faudra considérer le cas de Budapest » – car la situation dans la capitale hongroise serait bien moins stable qu’espéré, ce qui est tout à la fois décevant et étonnant.
Guerre aérienne
Confusion
Au-dessus de la Hongrie – L’Experte Erich Hartmann continue de faire parler de lui sur le Danube. Aujourd’hui, il intercepte avec quelques équipiers des Boston soviétiques volant bien au-dessous de son Gustav en direction de Szombathely. Détail amusant : le pilote allemand repère, autour des bombardiers américains frappés de l’étoile rouge (9), deux escortes, une soviétique et une américaine – des P-51 visiblement en train d’observer leurs alliés. Plongeant de plus de 1 000 mètres, Hartmann tire un Boston qu’il manque de peu… Toutefois, ce n’est pas ce qui l’étonne le plus : « Soudain, le plus incroyable s’est produit. Les chasseurs soviétiques et les Américains ont commencé à se battre entre eux, et la confusion a joué en notre faveur. Ils ne s'étaient pas rendu compte que des Allemands avaient déclenché toute l’affaire ! ».
Visiblement, la confiance n’est pas de mise entre grands alliés. Ce nouvel incident ne fait pas de victime, mais dit quelque chose de l’état des relations entre Américains et Soviétiques, qui n’imaginent même plus que ce soit des Allemands qui tirent sur un de leurs avions !
Notes
7- Un nouvel omphalos, s’exclament certains officiers hellénistes (rares du côté des Rouges, mais assez nombreux chez les Coloniaux).
8- Aujourd’hui Trnávka.
9- Le prêt-bail est parfaitement connu des Allemands à cette époque – le contraire serait surprenant, vu la publicité qui en a été faite. |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15562 Localisation: Paris
|
Posté le: Jeu Fév 26, 2026 09:52 Sujet du message: |
|
|
Hongrie soumise
Enfants soldats – Congé maladie
« Il ne pleut plus. Ma température est remontée. J’ai un mal de gorge épouvantable. Le capitaine Bajzáth me donne un congé maladie jusqu’au 16. Je serai à la maison pour l’Assomption ! »
(Boy Soldier – Budapest 1944, par Ervin Iván Galántay, Militaria 2007)
Amateurs… et dépassés
Quartier juif historique de Budapest – Pour les prisonniers du ghetto, l’encerclement de Budapest ne signale pas, hélas, une fin heureuse de leurs malheurs. Sauf pour les Espagnols (ou prétendus tels) protégés par Giorgio Perlasca et les quelques survivants des maisons internationales, évidemment.
Pire encore : vu le tour pour le moins incertain que prend la bataille, les Juifs prisonniers, redoutant le sort que leur préparent leurs bourreaux, se suicident en masse – le nombre de suicidés en une semaine d’août 1944 dans la capitale excédera ainsi le nombre total de suicidés pour toute la Hongrie en 1943. Un témoin raconte : « Des vieux, des jeunes filles, des femmes enceintes se tuaient. J’ai vu des mères assommer leurs filles réticentes avec un rouleau à pâtisserie avant de leur mettre la tête dans un four. ».
Mais tout cela ne gêne guère les autorités magyares. Enfin si : István Löcsei, commissaire ministériel à la Concentration des Juifs (sic) est bien embêté. On lui a ordonné de former douze bataillons de travailleurs forcés afin de construire des fortifications, or l’état de ses détenus affamés les rend visiblement inaptes à tout travail. Alors, qu’en faire, enfin ! |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Archibald

Inscrit le: 04 Aoû 2007 Messages: 11889
|
Posté le: Jeu Fév 26, 2026 10:55 Sujet du message: |
|
|
| demolitiondan a écrit: | | Citation: | Hé en même temps il a sauvé la Slovaquie et les slovaques. Sinon c'était le partage entre le Reich, la Pologne (vilains polonais, ils ont récupéré en 38 un canton majoritairement polonophone ! Complices des nazis va !) et la Hongrie.
Bon, il a envoyé des rebelles au carton et livré des juifs, des tziganes et des homos. Ca va, pas des slovaques. |
|
Tu sais que ça ressemble à la défense de Laval en 1945, ça ?
https://fr.wikipedia.org/wiki/Logique_du_chaudron
"J'ai balancé 80 000 juifs à la mort. Mais hé, c'était pas des juifs français, ceux là j'en déporté beaucoup moins donc en fait j'ai sauvé des juifs citoyens français, je suis un héros !
Mais surtout, au delà des juifs j'ai fait ça pour que Hitler soit plus gentil avec les français en général, bref que l'occupation sois un peu moins dure. Après tout, ceux qui comptent vraiment ce sont les 40 millions de bons français, on peut donc utiliser quelques dizaines de millier de juifs comme monnaie d'échange avec Hitler." _________________ Sergueï Lavrov: "l'Ukraine subira le sort de l'Afghanistan" - Moi: ah ouais, comme en 1988.
...
"C'est un asile de fous; pas un asile de cons. Faudrait construire des asiles de cons mais - imaginez un peu la taille des bâtiments."
Dernière édition par Archibald le Jeu Fév 26, 2026 11:03; édité 2 fois |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
ChtiJef
Inscrit le: 04 Mai 2014 Messages: 4414 Localisation: Agathé Tyché
|
Posté le: Jeu Fév 26, 2026 11:01 Sujet du message: |
|
|
| Citation: | | La Hongrie, terre décidément centrale (7), est ainsi une fois encore le théâtre de rencontres au moins inattendues, entre Sibériens de l’Oural et natifs du Pendjab coiffés d’un turban – rencontres qui donneront lieu à quelques photos faisant aujourd’hui le bonheur de bien des maquettistes amateurs de dioramas originaux. |
Ts ts ts.... Alors comme ça, on "spoile" (1) quant à ses prochaines créations ?
(1) j'ai toujours un peu de mal avec le Franglish...  _________________ Les vérités sont des illusions dont on a oublié qu'elles le sont (F. Nietzsche) |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Colonel Gaunt

Inscrit le: 26 Mai 2015 Messages: 2541 Localisation: Val de Marne
|
Posté le: Jeu Fév 26, 2026 12:07 Sujet du message: |
|
|
Pas que Laval, à l'ère moderne Z a utilisé la même rhétorique pour défendre P... _________________ Les guerres de religion consistent à se battre pour savoir qui a le meilleur ami imaginaire
Citation vue sur le net |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 13214 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
|
Posté le: Jeu Fév 26, 2026 13:03 Sujet du message: |
|
|
Même pas ChtiJef. Après j'ai toujours de vagues projets - maintenant que tu le dis, si je trouvais des Indians.
Divulgacher est bien sympathique, pourquoi s'en priver ? _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Alias

Inscrit le: 06 Juil 2007 Messages: 812 Localisation: Dans les environs de Genève-sur-Léman
|
Posté le: Jeu Fév 26, 2026 18:24 Sujet du message: |
|
|
Avec le recul désormais franc du LXIX. Armee-Korps (Erich Abraham), la 9e Armée (Vasily Glagolev) a les coudées franches
Répétition. Je suggèrerais de remplacer le premier par "net". _________________ Stéphane "Alias" Gallay -- https://alias.erdorin.org
Multi-classé rôliste / historien / graphiste / fan de rock-prog / utilisateur de Mac
Dernière édition par Alias le Jeu Fév 26, 2026 23:49; édité 1 fois |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Monomaker

Inscrit le: 04 Juin 2023 Messages: 399 Localisation: Nantes
|
Posté le: Jeu Fév 26, 2026 22:32 Sujet du message: |
|
|
| Casus Frankie a écrit: | 12 août
La Hongrie, coûte que coûte
Après Györ-Nitra – Tenir le filet
Au sud du Danube – Enfn !
Festung Budapest – Mort sur le Danube
Forteresse de Buda (côté est) – Un officier de son QG se souvient : « Le dépôt de carburant de Buda est tombé aux mains de l’ennemi en fin de journée le 11 août, alors que le 10 et encore deux fois le 11, le commandant du dépôt avait alerté l’officier du corps SS chargé du ravitaillement de la menace qui pesait sur l’installation, demandant l’enlèvement du carburant ou au moins l’autorisation de préparer sa destruction..
Guerre aérienne
Confusion
Au-dessus de la Hongrie – Aujourd’hui, il intercepte avec quelques équipiers des Boston soviétiques volant bien au-dessous de son Gustav en direction de Szombathely. Détail amusant : le pilote allemand repère, autour des bombardiers américains frappés de l’étoile rouge (9), deux escortes, une soviétique et une américaine – des P-51 visiblement en train d’observer leurs alliés. Plongeant de plus de 1 000 mètres, Hartmann tire un Boston qu’il manque de peu… |
- Enfin !
- vu que FTL, il n'y a pas de corps SS, on peut dire l'officier du corps allemand.
- Est-ce que les soviétiques auront des Boston FTL ? L'annexe E C1 sur le Prêt-Bail pour l'URSS n'en mentionne pas (« l’Union Soviétique avait besoin : [...] (c) d’une quantité finalement limitée d’équipements proprement militaires : émetteurs-récepteurs radio, véhicules non blindés, appareils d’appui au sol 1 et bateaux de débarquement. ») et aussi, la France va probablement absorber une bonne partie des appareils construits.
Sinon, est-ce que les soviets avancent sur l'île Csepel ? _________________ "Bonjour ! Oh et au cas où on ne se reverrait pas d'ici là, je vous souhaite une bonne soirée et une excellente nuit!" Truman |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15562 Localisation: Paris
|
Posté le: Jeu Fév 26, 2026 22:56 Sujet du message: |
|
|
1) Merci.
2) Pas de corps SS en FTL ? …… Bon, ce n'est pas le sujet, de toute façon c'est un officier allemand, c'est plus simple.
3) Les demandes formulées dans les premiers jours de l'attaque allemande ont très bien pu être étendues, notamment sur de petites quantités, ne serait-ce que parce que les Soviétiques veulent disposer d'un échantillon aussi large que possible de la production alliée ! _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Monomaker

Inscrit le: 04 Juin 2023 Messages: 399 Localisation: Nantes
|
Posté le: Jeu Fév 26, 2026 23:12 Sujet du message: |
|
|
2) Dans la réalité, la principale unité allemande de la garnison de Budapest était le IX. Waffen-Gebirgs-Armeekorps der SS. Sauf qu'il n'y a pas de corps SS à Budapest FTL. Juste la division de cavalerie SS Maria-Theresa. J'imagine que le témoignage a été repris tel quel depuis OTL.
3) de là à les utiliser sur le front ? _________________ "Bonjour ! Oh et au cas où on ne se reverrait pas d'ici là, je vous souhaite une bonne soirée et une excellente nuit!" Truman |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15562 Localisation: Paris
|
Posté le: Jeu Fév 26, 2026 23:54 Sujet du message: |
|
|
2) Bien sûr, pas de corps SS à Budapest.
3) Ben oui, pour voir ce qu'ils donnent vraiment ! Faut pas gâcher !…… _________________ Casus Frankie
"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire) |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 13214 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
|
Posté le: Ven Fév 27, 2026 00:23 Sujet du message: |
|
|
Ne pas oublier qu'Erwine note ca du haut de ses 13 ans ...
Et pour les avions, je ne vois pas pourquoi les SOV s'en priveraient. Les besoins sont immenses OTL comme FTL. _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
Monomaker

Inscrit le: 04 Juin 2023 Messages: 399 Localisation: Nantes
|
Posté le: Ven Fév 27, 2026 00:40 Sujet du message: |
|
|
Bah, c'est pas Erwine qui parle d'un officier du corps SS mais un officier du QG de Pfeffer-Wildenbruch donc j'espère quand même que l'officier d'état-major sait de quoi il parle. _________________ "Bonjour ! Oh et au cas où on ne se reverrait pas d'ici là, je vous souhaite une bonne soirée et une excellente nuit!" Truman |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 13214 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
|
Posté le: Ven Fév 27, 2026 00:45 Sujet du message: |
|
|
Juste mais les souvenirs peuvent se brouiller. Et d'ailleurs , c'est l'officier ou le corps qui est SS ? _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
|
| Revenir en haut de page |
|
 |
|
|
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum
|
|