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Le Front Russe, Août 44
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demolitiondan



Inscrit le: 19 Sep 2016
Messages: 12965
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MessagePosté le: Mar Jan 06, 2026 16:06    Sujet du message: Répondre en citant

Je dirai plutôt quil y en a un qui veut pas se coucher et que l'autre en peut plus de mettre et prendre des gnons.
_________________
Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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Wings



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MessagePosté le: Mar Jan 06, 2026 19:00    Sujet du message: Répondre en citant

Groß Hottenhagen = Groß Ottenhagen
Almenhaüsen = Almenhausen
Heiligenfeld = Heiligenfelde
Kopydłówko = Koppendicks Grund
_________________
"It takes the Navy three years to build a ship. It will take three hundred years to build a new tradition. The evacuation will continue." Sir Andrew Cunningham, Mai 1941
"Let me soar! [...] I need no great host, just [Tyene]" - Nymeria Sand, AFFC II
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Archibald



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Messages: 11778

MessagePosté le: Mar Jan 06, 2026 19:49    Sujet du message: Répondre en citant

Hendryk a écrit:
On sent l'épuisement de part et d'autre du front. A lire le récit des batailles, on a l'impression de deux boxeurs au bord du KO mutuel qui tiennent debout en s'appuyant l'un sur l'autre.


J'ai une théorie similaire sur le "coup de faucille" vs "Dyle Breda".

1-L'Allemagne et la France sont deux boxeurs de force égale qui se tapent dans la tronche.

2-D'un coup le français prend son élan pour balancer une énorme droite (Escault - Dyle - Breda)

3-Mais l'allemand plie les genoux (feinte), laissant passer le coup au dessus de sa tête

4-Avant de balancer un grand coup dans le bas ventre voire carrément dans les cou--cougnettes. (le "coup de faucille" : fait passer l'axe d'attaque principal de centre-Belgique à sud-Belgique, du plat pays aux Ardennes)

5-Le français cassé en deux par la douleur s'effondre, K.O pour le compte. Match plié en six minutes... six jours (10 Mai - 16 Mai)

GAME OVER
_________________
Sergueï Lavrov: "l'Ukraine subira le sort de l'Afghanistan" - Moi: ah ouais, comme en 1988.
...
"C'est un asile de fous; pas un asile de cons. Faudrait construire des asiles de cons mais - imaginez un peu la taille des bâtiments."


Dernière édition par Archibald le Mer Jan 07, 2026 10:45; édité 5 fois
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FREGATON



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MessagePosté le: Mar Jan 06, 2026 21:01    Sujet du message: Répondre en citant

Archie, si on ne t'avait pas parmi nous, il faudrait t'inventer!
J'adore... Laughing Idée
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La guerre virtuelle est une affaire trop sérieuse pour la laisser aux civils.
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patzekiller



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MessagePosté le: Mer Jan 07, 2026 07:36    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:
Citation:
Baltique – Nouvelle frappe de la 117e IAP. Celle-ci, qui a tout à apprendre, retente sa chance dans la rade de Königsberg

On peut préciser que la batterie flottant Niobe, ancrée côté Pillau, est une des responsables des pertes.


y'a pas eu un navire DCA portant le même nom en adriatique Question
_________________
www.strategikon.info
www.frogofwar.org
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loic
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MessagePosté le: Mer Jan 07, 2026 08:38    Sujet du message: Répondre en citant

Si, on en a déjà parlé, ce n'est pas le même.
_________________
On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
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Casus Frankie
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Localisation: Paris

MessagePosté le: Mer Jan 07, 2026 17:05    Sujet du message: Répondre en citant

9 août
Opération Hannibal
Apprentissage
Baltique
– Le K-56 (capitaine de vaisseau de 2e rang Evgueni Georguievitch Choulakov) est un classe Katjusa réputé moderne, bon de guerre et relativement fiable. La preuve : il repère un transport à l’écart de son convoi et tire deux torpilles qui envoient par le fond le vapeur Baltenland (3 038 GRT). Toutefois, le destroyer Z-23 et le torpilleur T-5, qui escortaient le convoi, repèrent l’agresseur et le grenadent trois heures durant. Posé sur le fond, le Loup rouge doit patienter en s’inquiétant de l’état de ses cuves de gazole et de ses si fragiles batteries.

Infaisable
Shell-Haus (Tiergarten)
– Pendant ce temps, l’état-major de la Kriegsmarine tire le bilan d’un mois d’Hannibal. Lequel se résume en deux chiffres : 135 000 (le nombre de personnes évacuées) et 17 (le nombre de bâtiment perdus). Ce qui peut paraitre respectivement beaucoup et peu, donc pas si mal – mais il reste encore dans les deux millions de civils à sauver des griffes rouges, sans même parler de ce qui se passe en Poméranie ! Et à ce rythme, on y sera encore en décembre 1945… Quant aux navires perdus, ils sont irremplaçables – les incessants bombardements anglo-américains ayant réduit la production des chantiers navals traditionnels à… peu de choses.
Plus pénible encore : l’adversaire s’est ressaisi après sa surprise initiale. Et les attaques des Loups rouges n’ont plus l’air aussi improvisées… C'est contrariant, car ils sont nombreux ! Des loups… Des chiens, oui ! Mal dressés, sauvages même. Mais ce sont parfois les plus dangereux. Par bonheur, ils restent encore visiblement incapables de reproduire les tactiques de meute qui ont jadis fait le succès de l’U-bootwaffe.
Et puis, il y a les récentes innovations de l’aviation soviétique : la neutralisation du Z-33 (Kptlt Rudolf Menge), hors de combat pour plusieurs mois, constitue un précédent dangereux. Une coordination plus fine avec ce qu’il reste de Luftwaffe, voire un phasage des convois le long de chenaux bordés de batteries de Flak est à envisager. A défaut, il faudrait naviguer uniquement de nuit.
Globalement, le tableau est donc bien inquiétant. La situation est mauvaise – et elle ne peut que se dégrader, en l’absence de remède envisageable.

Après l’opération Oder
Face à la Baltique
Prusse orientale – Front de la Baltique
– La 4e Armée (Nikolai Gusev) a fini de dégager le West Kanal. Il est toutefois douteux qu’elle puisse aller plus loin… enfin, pas immédiatement : la faute à un ravitaillement hasardeux, et surtout à un épuisement certain de ses troupes. Mettkeim est l’objectif du jour – l’une des composantes de la ligne sur laquelle la 61. ID (Gunther Krappe) espère toujours se rétablir… même si ce sera plus probablement quelque chose comme une ligne Rinau-Brasdorf.
C’est que, plus au sud, la situation se débloque. Après les terribles combats pour la forêt de Greiben, la 1ère Armée (Aleksei Kourkine) atteint enfin Wilkuhnen, son aile droite touchant Schiewenau. Elle entre ensuite très vite dans Tapiau, où des éléments épars, oubliés ou coincés, vont livrer une lutte à mort sans aucun espoir. Son adversaire la 217. ID (Friedrich Bayer) se retire au même moment vers Waldau et l’ouest de la forêt de Greiben, point trop fort poursuivi par un adversaire tout à la fois dispersé et usé.
Mais le point le plus chaud du jour reste encore une fois Königsberg, où le 10e Corps Mécanisé (Nikolai Vedeneyev) est désormais en franche difficulté. Ici, le redéploiement (que d’aucuns pourraient baptiser recul…) de la 13. SS-Grenadier Kurland (Carl-Friedrich von Pückler-Burghauss) vers Groß Hottenhagen a sonné le glas des tentatives de ravitaillement des pointes soviétiques. La liaison avec la 42e Armée (Ivan Morozov) est coupée et c’est en vain qu’Alexey Krutikov fouette ses troupes, faisant avancer sa 7e Armée en dépit de tout par des chemins copieusement minés… Le terrain est bien trop mauvais et les hommes trop fatigués pour percer rapidement. La conséquence de tout ceci est inévitable : le 10e Corps Mécanisé ne part pas en déroute et ne se disperse pas, c’est vrai, mais il… se délite par petits groupes. Ces éléments cèdent l’un après l’autre, abandonnant tout ou partie de leur matériel, et décrochent enfin sans ordre vers Seligenfeld, où ils se regroupent – dans ce secteur, la pression allemande, exercée surtout par le Gruppe Memel, se fait la moins forte.
Il revient à Malinovski de prendre une décision, et assez vite. Mais pour l’heure, faute de pouvoir contremander les ordres de la Stavka, le chef du Front de la Baltique s’accroche à la perspective d’un renversement de la situation face au I. ArmeeKorps (Otto Wöhler) par la remontée de la 7e Armée de la Garde (Nikolai Berzarine). Celle-ci lutte désormais épaule contre épaule avec la 42e Armée à hauteur de Domnau, repoussant vers l’ouest la 64. Volksgrenadier (Fritz Warnecke) et la 59. Volksgrenadier (Rudolf Sperl). C’est bien… Toutefois, cela ne résout absolument pas le problème de Vedeneyev, encore coincé 30 kilomètres en avant. Certes, la 21. ID (Gerhard Matzky) a dû se décaler vers Fuschberg, suivant le repli de la Kurland, mais la pression sur Uderwangen n’en est que plus forte.
Quant à la 34e Armée (Anton Lopatine), elle ne perce toujours pas face à la 254. ID (Alfred Thielmann) aux environs de Liesken… Même si, en fournissant cet effort, elle se rapproche à chaque heure un peu plus de Bartenstein, qui n’est désormais plus qu’à une dizaine de kilomètres.

Offensive sur Bartenstein – Difficultés…
Prusse orientale et Pologne – 1er Front de Biélorussie
– La chute de ce nœud logistique aiderait beaucoup Kyrill Meretskov – quand bien même, théoriquement, c’était lui qui était supposé soutenir Malinovski. Solidarité entre camarades, tout ça… Mais à Bischofstein, la mêlée entre le II. ArmeeKorps (Paul Laux) – renforcé au fil de l’eau par le X. ArmeeKorps (Thomas-Emil von Wickede) – et la masse soviétique devient décidément confuse.
La 55e Armée (Vladimir Smiridov) attaque encore depuis le sud à hauteur de Gerthen et Strauchmühl, face à la 12. ID (Kurt-Jürgen von Lützow), soutenue par la 30. ID (Wilhelm Hasse). L’infanterie soviétique, amaigrie mais toujours motivée, ne parvient qu’à gagner deux kilomètres qui la portent jusqu’aux faubourgs de la ville. Sur la gauche, la 126. ID (Gotthard Fischer) et la 269. ID (Hans Wagner) tâchent de tenir bon vaille que vaille à Rosenschön, en terrain fort heureusement médiocre, face à une 39e Armée (Andrei Zigin) bien dispersée. La tâche serait possible, mais subsiste la menace du 1er Corps de Cavalerie de la Garde (N.S. Oslikovsky). Sur la gauche, ce dernier commence en effet à appuyer fortement Zigin… et surtout il menace de déborder jusqu’à Galligen, sur la route de Bartenstein. Pour l’heure, il ne s’agit que d’infiltrations… Mais qu’Oslikovsky réunisse une masse suffisante et le II. AK comme le X. AK risquent d’être encerclés puis détruits. Décidément, Georg von Küchler aurait-il eu raison ?
Pour l’heure, la bataille se poursuit à Heilsberg. A l’ouest, le XXIV. PanzerKorps (Martin Wandel), retranché par-delà l’Alle et sur les monts surplombant la vallée (1), affronte la 3e Armée de la Garde (Ivan Zakharkine). A l’est, la 1ère Armée de la Garde (Ivan Chistiakov) presse la 122. ID (Gustav Hundt) et la 39. Volksgrenadier (Ludwig Löweneck), qui tentent de tenir les reliefs autour de Rehagen, sans vraiment y parvenir. Entre elles, la ville souffre.
Il est tout de même regrettable pour les Russes que le 6e Corps Mécanisé (V.V. Koshelev) et le 10e Corps Blindé (Alexei Popov) ne parviennent pas à repousser davantage la 20. Panzer (Hyazinth Strachwitz) à Braunsberg. Malheureusement, le carburant si nécessaire est parti sur l’Oder, sur le Danube… partout ailleurs, sauf ici.
Enfin, entre Bischofstein et Heilsberg, la 20e Armée (Arkady Ermakov) arrive à peine à Seeburg.

Un autre balcon sur la Baltique
Poméranie – 2e Front de Biélorussie
– La 3e Armée de Choc (Mikhail Purkayev) presse toujours plus fort les défenses nord de Gotenhafen. Elle semble cette fois en passe d’atteindre enfin la rade aux environs d’Òblëżé, mais pas encore les chantiers navals ou les mouillages. Ceux-ci se trouvent en effet sur la rive sud, protégés par le See Wall, cette digue de 4 km qui ferme l’anse. Pas grave… Au nord, les défenseurs sont à l’agonie – la 4. Panzer (Dietrich von Saucken) s’est retirée le long des voies ferrées vers Kielau avant d’être encerclée. Dans un ou deux jours, toute la rive jusqu’à Oxhöft sera aux mains des Rouges. Ils pourront alors mettre en batterie des pièces qui empêcheront tous les navires de passer…
Bref, de quoi s’occuper pendant que le 14e Corps Blindé (Ivan Kirichenko) se prépare et que la 1ère Armée polonaise (J. “Radoslaw” Mazurkiewicz) sonde enfin les défenses de Dantzig. Dantzig ! C’est tout de même à partir de cette ville que le monde s’est embrasé ! De quoi, aussi, faire patienter le maréchal Rokossovski, lequel n’a toujours pas de réponse à la demande d’instructions qu’il a respectueusement envoyée à Moscou (instructions tout de même un peu suggérées). C’est que le 13e Corps Blindé (Boris Bakharov) a fini de labourer et va bientôt être libre ! Et dans les prochains jours, il sera théoriquement possible – avec du soutien – de rebasculer tout le 2e Front Biélorusse vers l’Oder, pour profiter d’une occasion évidente mais qu’on tarde pourtant à saisir. Serrant ses dents en métal, le maréchal esquisserait bien un geste viril – c’est rageant.
A Kolberg, il y a aussi comme un air de déjà vu… Pendant que la 2e Armée de la Garde (Leonid Govorov) tape de plus en plus fort sur la ville et sur la 169. ID (Georg Radziej) au fur et à mesure que ses canons sont déployés, la 2e Armée de Choc (Kuzma Galitsky) frappe par-dessus la Persante. Elle immobilise ainsi la 163. ID (Karl Rübel) et la 15. Panzer (Willibald Borowitz) à Rościęcino et Kopydłówko dans des combats pénibles, mais gagnés d’avance. Galitsky n’est pas inquiet – certes, il y aura de la casse, mais à ce stade du conflit, l’Armée Rouge ne cherche plus tant à surclasser l’ennemi qu’à l’exterminer une fois pour toutes. En plus, d’autres progressent – ainsi, le 1er Corps Mécanisé de la Garde (Mitrofan Zinkovich). Passant Roman et les grands bois de la région, celui-ci retrouve la route de Stettin à hauteur de Kelpin pour débouler finalement à Plathe an der Rega en fin d’après-midi, prenant tout le monde par surprise et fermant la route de Kolberg. Certes, il est maintenant isolé et à bout de course… mais il ouvre la voie et se donne en exemple à Moscou.
Car partout ailleurs, l’Armée Rouge commence à cesser de poursuivre les troupes allemandes en déroute et à s’arrêter dans les bois, une poignée de kilomètres devant la ligne Woldenberg – Reetz – Wangerin, avant que la fatigue et les réservoirs vides ne stoppent tout à fait leur avance.

Armée Rouge des Ouvriers et Paysans
La discipline faisant la force principale des armées…
Moscou (et ailleurs…)
– La nouvelle de la mort du général Gribov a semé comme un effroi intense mais discret dans les rangs de la hiérarchie soviétique, se répandant un peu partout tel un très mauvais courant d’air qu’on ne parvient pas à étouffer.
En soi, toute cette histoire devrait être un non-événement. D’ailleurs, ce n’est rien d’autre. La preuve, aucun journal n’en souffle mot. S’il fallait évoquer le sort de chaque brave officier qui s’est sacrifié pour la Rodina… Mais il reste les détails de l’épisode.
Alors, bien sûr, le marteau de la justice des Travailleurs va s’abattre très, très fortement sur la tête des coupables – enfin, des complices : pour le coupable principal, c’est déjà fait – comme sur celle de tous leurs proches d’ailleurs (2). C'est ainsi en URSS : on partage tout, surtout la misère, les fautes et la terreur. Mais tout de même… Le commandement soviétique commence enfin à réaliser la nature de la meute qu'il dirige – et qui risque bien de le mordre s'il n’y prend pas garde, sans parler de dévaster irrémédiablement les précieuses conquêtes du Paradis des Travailleurs – conquêtes qu’il faudra bien rentabiliser un jour.
Du point de vue de Moscou – et de Staline, le seul qui compte – il est donc temps, décidément, de changer son fusil d’épaule pour ce qui est du traitement des Allemands. Au moins dans la lettre, sinon dans l’esprit. Surtout alors qu’à Kiev, les échanges avec les Occidentaux s’achèvent, pour un résultat somme toute plus que positif ! C’est d’ailleurs sans aucun doute cela l’essentiel, qui conditionne la suite des opérations.

Passer l’Oder
Le rocher de Joukov – Opération Braunbär
Sur l’Oder – 3e Front de Biélorussie
– La 4e Armée de la Garde (Ivan Muzychenko) reprend des couleurs. Sa redoute de Lebus, bordée à l’ouest par le lac d’Aalkasten – effectivement, c’est un piège à anguilles (3), ce champ de bataille – est continuellement renforcée par un grand nombre de fantassins acheminés par des bacs. Lesquels, bien que mitraillés de temps à autre par la Luftwaffe, alimentent tout de même copieusement le broyeur. Dommage que chars et canons ne suivent qu’à dose homéopathique… Mais comme, en face, la 3. SS-Panzer Totenkopf (Hermann Priess) manque trop d’effectifs pour submerger l’adversaire et que les gros panzers du 102. SS-schw. Pz Abt (Anton Laackmann) sont éliminés l’un après l’autre par les bombes des Sturmovik ou les obus de gros calibre tirés de l’autre rive – quand ce n’est pas par un sapeur soviétique suicidaire – l’action se transforme en une lente et coûteuse reptation. Lebus et Schönfliess deviennent de véritables abattoirs – les deux adversaires manquent de moyens pour déborder vraiment au-delà de Fichtenhöhe. Coincés face à face, les deux blocs s’érodent mutuellement.
Dans Frankurt-Am-Oder règne une atmosphère de fin du monde. Au milieu de ce fracas, la 5. SS-Panzer Wiking (Herbert-Otto Gille) continue de progresser avec difficulté. Comme c’était prévisible, la 8e Armée de la Garde (Sergei Trofimenko) lui oppose une résistance farouche, suivant les ordres de son maréchal ! Les Allemands ont passé le Bahnhof, au prix des plus grandes difficultés – son tunnel, notamment, n’est toujours pas nettoyé et plusieurs groupes d’infanterie soviétique se terrent dans les niveaux techniques et sortent la nuit pour mener des coups de main. L’Armée Rouge envoie régiment après régiment, avec de temps en temps un T-34, tout en continuant à édifier vaille que vaille un pont flottant sous les tirs allemands. Elle riposte par-dessus le fleuve de Dammvorstadt. La Kommandantur et plus généralement le quartier sud jusqu’à la Legen Straße sont cependant en passe d’être nettoyés par les SS…
Mais ceux-ci restent mal soutenus par le ramassis d’unités récupérées qui les accompagne, tandis que le Major Helmut Hudel répugne toujours à engager son 508. schw. Pz Abt dans les petites rues du centre médiéval. On le comprend ! Déjà que les rues étaient étroites avant les bombardements… La Marienkirche est le point de fixation du jour – avec la Theaterplatz, évidemment. Entre les deux, la Hohenzollern Platz reste un immense champ de tir. Si elle avait du renfort, la Wiking pourrait au moins déborder par l’Alter Friedhof…
Ces renforts arrivent peut-être bientôt. En amont, en effet, la 60e Armée (Ivan Kreyzer) n’est plus très loin d’être rejetée dans l’Oder – ou du moins neutralisée pour de bon. Au prix d’un effort violent, la Panzer-Division GrossDeutschland (Hasso von Manteuffel) atteint en effet Wiesenau. On est donc en vue de Brieskow-Finkenheerd, ultime point d’appui rouge, que la 1. Fallschirm-Panzer Hermann-Göring (Paul Konrath) et la 104. Panzerbrigade (Oberst Kurt Gehrke) assiègent déjà. Paul Hausser est impatient – comme c’était prévisible, les Rouges lui font perdre ici beaucoup de temps. Il faut en finir et vite. Avec tout ce qui se passe au nord, la Hermann-Göring doit bouger dès cette nuit, pour aller appuyer la Wiking dans les ruines et les flammes. La journée se passe donc en assauts coûteux, et peut-être pas aussi maitrisés que le voudrait Walter Model. Et à minuit, quand Paul Konrath se dégage enfin, l’armée de Kreyzer est certes en position très défavorable – ses bacs de renforts sont arrosés de tirs, son pont submersible démoli par les obus. Mais elle n’est toujours pas complètement vaincue !
Du côté soviétique, Joukov estime encore qu’il maîtrise la bataille – et de fait, c’est le cas : il a certes dû passer à la défensive face à la contre-offensive fasciste, mais sans même devoir lui céder vraiment l’initiative. La preuve, les actions de Muzychenko au nord de la bataille. Sans parler de la 64e Armée (Mikhaïl Sharokine), qui achève de prendre Landsberg an der Warthe et attend des renforts pour avancer vers Küstrin (Vassilevski a promis qu’il ferait le nécessaire …). Mais c’est bien dommage, ce temps changeant qui gêne l’aviation.
En vérité, qu’il maîtrise ou pas la bataille, le maréchal n’est pas certain à cette heure de conserver Frankfurt et sa bande de terre à l’ouest de l’Oder. Il est bien contrariant d’envisager pareille défaite en pareilles circonstances… Et la 3e Armée de Chars de Bogdanov qui ne fait rien – ou si peu, de l’artillerie mobile ! – sur la rive est. La question commence à se poser : y a-t-il encore un sens à la garder en réserve ? Et, sinon, ne faudrait-il pas plutôt l’envoyer – tenter de l’envoyer – appuyer l’infanterie sur la rive ouest, afin de sauvegarder ce qui peut encore l’être ?

Mais qui a eu cette idée folle ?
(De retour dans le) centre de Frankfurt-am-Oder
– La Sturmbrigade der Waffen-SS Charlemagne continue d’accompagner des blindés et de jouer les tirailleurs en appui de la SS Wiking. La faiblesse de ses effectifs et la compétence incertaine de ses membres (quoique les survivants, à force, ont acquis quelque savoir-faire…) lui interdisent d’espérer peser sur la bataille. Les SS français perdent ainsi encore une ou deux dizaines d’hommes, morts ou blessés, dans des accrochages sans gloire autour de la Hohenzollern Platz ou pour les blocs de la Gursch Straße.
Les Français coincés dans la Kommandantur ont été retrouvés – ils sont tous morts, exécutés d’une balle dans la tête, selon la tradition bien établie sur le front de l’Est. Un sombre présage qui n’émeut plus personne, sauf les naïfs qui croyaient encore… tiens, qui croyaient quoi au juste ? Ça ou la guillotine ?
Darnand a peut-être eu raison de disparaitre. Quant à Céline, on le revoit – à l’arrière, dans un poste de secours positionné sur Leipziger Platz. Assez loin du front donc – mais risquer sa vie n’est pas le rôle de l’écrivain, n’est-ce-pas ?

Les Festungen, encore et toujours
Festung Posen
– Période de transition… La 50e Armée (Konstantin Golubev) et la 10e Armée de la Garde (Vasily Chuikov) bombardent un peu la vieille ville et surtout le fort Winiary. La 69e Armée (Mikhaïl Kazakov) n’a pas fini de se retirer vers Chartowo, en prévision d’un départ vers l’Oder. En vérité, tout ça traîne un peu. C’est agaçant !
………
Festung Breslau – La 5e Armée (Mikhaïl Potapov) attaque la grande île aux abords de Zimpel, sur un front étroit saturé de fumigènes et selon un axe absolument pas anticipé par les responsables allemands – lesquels estimaient logiquement que l’on frapperait en premier la vieille ville, plus exposée.
L’infanterie soviétique, bien couverte par l’artillerie et la 1ère Armée Aérienne (T. Khrioukine), qui multiplient les frappes indiscriminées sur tous les quartiers visés, progresse et prend pied sur 2 kilomètres de profondeur, atteignant ainsi la périphérie du zoo. Il faut dépêcher d’urgence plusieurs Kampfgruppen motorisés, constitués autour d’engins de la 23. Panzer (Nikolaus von Vormann), voire du 276. StuG Abt (Norbert Braun), pour tenter d’endiguer l’offensive. Au soir, la situation n’est absolument pas stabilisée et un flot rouge ténu, mais continu, inonde l’île.

Tankiste (Evgeni Bessonov)
Décorations

« Kozienko avait un vieux salopard qui lui servait d’ordonnance et furetait toujours un peu partout afin de rapporter au chef de bataillon. Nous n’avions de cesse de le sortir de notre hutte – Nikita était préposé à cette tâche – mais il se débrouillait toujours pour tout savoir en dépit de tout. Il distillait lui aussi de la gnôle – pour le chef de bataillon et ses adjoints. Mais un petit malin avait découvert où il produisait et, quand le mouchard s’en alla faire un tour, il lui subtilisa la totalité de son stock d’alcool – une belle déception pour l’adjoint et les huiles ! Le chef adjoint Burkov décréta qu’il ne pouvait s’agir que de vétérans de la compagnie et se dirigea droit vers notre hutte. Mais nous n’avions aucune gnôle – même si nous n’allions pas manquer de la goûter deux jours plus tard. A ce jour, je ne connais toujours pas l’identité du voleur…
Cependant, je dois de mentionner ici que Burkov devait recevoir peu de temps après l’Ordre de la Bannière rouge ainsi que le grade de capitaine. A ce titre, il ne manqua pas de visiter chaque compagnie, pour fêter et la décoration, et l’épaulette. Il était très heureux, lui qui était resté lieutenant de 1ère classe si longtemps. C’était l’un des gros points noirs du travail d’état-major – non seulement on recevait bien moins de décorations, mais il était également bien plus dur d’être promu. »

(Tankiste ! – Jusqu’au cœur du Reich avec l’Armée Rouge, Evgueni Bessonov, Skyhorse 2017)

Pour l’Histoire
Bagatelle
Sur la route de Frankfurt-am-Oder
« Vers le soir, temps brumeux et pluvieux, odeur sylvestre de moisi. Flaques sur la chaussée. Petites forêts sombres de sapins, champs, hameaux, resserres, maisons aux toits pointus. Une immense affiche : « Soldat, le voici, le repaire de la bête fasciste ». Ce paysage a beaucoup de charme, belles forêts, pas très grandes mais très denses, traversées par des routes revêtues de mâchefer ou d’asphalte bleu-gris. Et sur ces routes, nos canons tractés, nos canons automoteurs, les camions dépenaillés de l’état-major remplis de butin, qui quittent Poznan. »
Pas de doute, Grossman est en Allemagne.
En chemin, il fait des rencontres… étonnantes. « Une jeune fille libérée, Galia, parle des caractéristiques amoureuses de l’Internationale masculine des prisonniers : « Les Français ont des pratiques différentes… » dit-elle. » Tant qu’on reste dans le registre de gauloiseries, tout va bien… Que le correspondant en profite, ça ne durera pas.

Guerre psychologique
Offensive sur papier
Sur tout le front
– L’Union Soviétique engage une nouvelle campagne de propagande, destinée – pour cette fois – à l’adversaire, et destinée à lui faire comprendre à la fois combien sa situation est désespérée, sa lutte parfaitement vaine et son seul salut dans la reddition immédiate.
De telles campagnes n’ont jamais cessé depuis Barbarossa – les deux régimes totalitaires accusant mutuellement leur rival de sacrifier les vies de ses bons soldats pour une cause perdue d’avance. C’était… de bonne guerre, dirons-nous. Cependant, le cours de la guerre étant désormais ce qu’il est, le major-général Mikhail Burtsev relance son service spécial de propagande avec savoir-faire et énergie. Comme il l’expliquera plus tard : « La création des tracts fut, sans exagération, un véritable calvaire créatif. Chacun d’eux devait en effet toucher l’esprit et le cœur de la cible à tromper. L’apparence, la conception artistique et l’impression étaient tout aussi importantes : couleur, police, mise en page, illustration – tout cela devait capter l’attention du soldat ennemi, lui donner envie de prendre le tract et, une fois en main, de le lire. Le plus difficile était sans doute de choisir le sujet, pour développer les problèmes et les questions qui préoccupaient les soldats allemands. Leur présentation se devait d’être aussi brève que possible, mais également expressive et extrêmement conclusive. Enfin, les appels à l’action devaient être clairs et faciles à suivre. En bref, la réalisation d'un tract exigeait un travail considérable. »
On le croit volontiers. Comme le proclame fièrement une pancarte sur une photo de « soldats allemands capturés » fort bien nourris et souriants : « Der Kürzeste Weg in Die Heimat ist die russiche Kriegsgefangenschaft ». La captivité russe, le plus court chemin vers la maison ! Il est vrai que Burtsev et ses équipes ne précisent pas la durée de cette captivité. Mais comme il est désormais patent que le Reich perd, ils espèrent, comme beaucoup, que l’armée allemande se révolte contre « la bande fasciste d’Hitler » pour que la guerre cesse enfin. Espérer est le mot qui convient – l’Armée Rouge peut dessiner autant de Führer qu’elle le souhaite, debout droit sur une pile de crânes, la peur du NFO et la terreur du Rouge rendent la démarche fort peu rentable.
Seuls les tracts spécifiquement destinés à des unités identifiées portent un peu – on y fait par exemple allusion à certaines récentes défaites de divisions essorées depuis l’Ukraine, surtout dans des situations tactiques sans issue : « Soldats ! Vous êtes encerclés ! Rendez-vous ! Des centaines de vos camarades ont trouvé la mort à Minsk ! Aucun secours n'est à prévoir ! Le commandement soviétique vous garantit la vie, un abri chaud, des vivres abondants et la possibilité de correspondre avec vos proches. Choisissez : la vie en captivité ou la mort encerclés. ».
L’URSS en viendra à éditer des journaux spécifiquement destinés à l’ennemi, imprimés en langue allemande et largués de nuit au-dessus des lignes adverses – en prenant soin de semer le doute sur leur origine. “Front Illustrierte” sera la plus connue de ces publications – bien que sa simple possession vaille d’être fusillé.
En résumé, en cette matière comme ailleurs, il ne faut pas s’attendre à des miracles immédiats. Après, reste l’effet d’usure… Ce qui a marché avec les unités depuis 1942 devrait bien marcher avec les hommes !


Pologne “libérée”
Grands projets fraternels
Cracovie
– Le général Nikolai Boulganine est venu ce matin, avec son camarade le ministre polonais des Affaires étrangères, Wincenty Rzymowski, apporter une excellente nouvelle au Conseil des ministres : l’Armée Rouge dispose enfin de suffisamment d’effectifs polonais pour ajouter à la 1ère Armée polonaise un nouveau corps d’armée renforcé !
– Vous avez bien fait de nous remettre la liste de vos Partisans ! explique doctement le soviétique, l’index levé. Avec eux, nous avons largement assez d’hommes pour que les soldats polonais puissent conclure de façon visible la campagne à nos côtés, en amis et en vainqueurs.
Le ministre de la Défense nationale, Michal Zymierski – autre séide de Moscou, approuve, comme le veut la discipline collectiviste. Approuver est le bon terme, car tout ceci est une nouveauté. En vérité, aucun des grands responsables de l’ancien gouvernement en exil n’a été tenu informé, sans même parler d’avoir été consulté.
Mais ce n’est pas grave. Parce que, comme le ministre le précise immédiatement : « La faiblesse de nos encadrements et l’expertise de nos amis soviétiques m’ont conduit à prévoir un commandement mixte, sous dominante de l’Armée Rouge. S’agissant d’une décision purement technique, sans enjeu politique, je n’ai pas jugé bon de soumettre ce point à délibération gouvernementale. » C’est que Zymierski est habitué à s’arranger entre deux couleurs – déjà, de 1939 à 1942, le camarade “Rola” a joué un rôle d’intermédiaire important entre les Rouges et la Gestapo. Il fallait bien continuer à se parler par-dessus le pays conquis…
Pour le gouvernement polonais “historique”, c’est une humiliation de plus. Rien de nouveau, donc, au pays du damier rouge et blanc – enfin, surtout rouge…


Notes
1- Où se trouvent d’ailleurs plusieurs antennes radios, très utiles pour régler les tirs d’artillerie.
2- « Jusqu'à leurs chiennes de nourrices ! » aurait dit Beria dans un rare accès d’humour noir rageur. En pratique, tout le 2e Régiment de la 33e Division de Fusiliers biélorusses sera transformé en “unité pénale” consacrée aux missions suicide.
3- Signification originale du mot Aalkasten.


Dernière édition par Casus Frankie le Mer Jan 07, 2026 18:56; édité 1 fois
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Hendryk



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MessagePosté le: Mer Jan 07, 2026 17:28    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Le commandement soviétique commence enfin à réaliser la nature de la meute qu'il dirige – et qui risque bien de le mordre s'il n’y prend pas garde

Aussi forcément quand on fait chanter de telles paroles à sa population:

S'ils s'obstinent, ces cannibales,
À faire de nous des héros,
Ils sauront bientôt que nos balles
Sont pour nos propres généraux

Ivrogne
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Wings



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MessagePosté le: Mer Jan 07, 2026 18:24    Sujet du message: Répondre en citant

Groß Hottenhagen = Groß Ottenhagen
Rościęcino = Rossenthin
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John92



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MessagePosté le: Mer Jan 07, 2026 18:48    Sujet du message: Répondre en citant

Rien à signaler sauf un souci avec les notes :
0 et 1 en doublon
supprimée la 1
et renuméroter la 2 en 1 et la 3 en 2
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Ne pas confondre facilité et simplicité
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le poireau



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MessagePosté le: Mer Jan 07, 2026 20:35    Sujet du message: Répondre en citant

...et la coquille sur l'Armée de Chars, déjà présente un jour précédent, à corriger.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Jan 07, 2026 23:23    Sujet du message: Répondre en citant

le poireau a écrit:
...et la coquille sur l'Armée de Chars, déjà présente un jour précédent, à corriger.


Heu, 'mande pardon… Peux-tu être plus précis ?
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Casus Frankie

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Monomaker



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MessagePosté le: Jeu Jan 08, 2026 02:20    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
9 août
Opération Hannibal
Infaisable
Shell-Haus (Tiergarten)
– les incessants bombardements anglo-américains ayant réduit la production des chantiers navals traditionnels à… peu de choses.

Un autre balcon sur la Baltique
Poméranie – 2e Front de Biélorussie

Bref, de quoi s’occuper pendant que le 14e Corps Blindé (Ivan Kirichenko) se prépare et que la 1ère Armée polonaise (J. “Radoslaw” Mazurkiewicz) sonde enfin les défenses de Dantzig. Dantzig ! C’est tout de même à partir de cette ville que le monde s’est embrasé !

Passer l’Oder
Le rocher de Joukov – Opération Braunbär
Sur l’Oder – 3e Front de Biélorussie
– Et la 3e Armée de Chars de Bogdanov qui ne fait rien – ou si peu, de l’artillerie mobile ! – sur la rive est.


- l'existence de chantiers traditionnels voudrait dire qu'il y en a des innovants. Pas très clair. On peut remplacer par « des chantiers navals civils » (d'ailleurs les allemands ont-ils des chantiers militaires ?).

- disons plutôt le continent européen, parce que le monde est déjà bien embrasé du côté de l'Asie en Chine.

- @Casus c'est ça l'erreur dont parlait le Poireau : Bogdanov commande la 1re Armée de Chars de la Garde qui est affectée au 3e Front Ukrainien. La 3e Armée de Chars est commandée par Rybalko.
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MessagePosté le: Jeu Jan 08, 2026 09:38    Sujet du message: Répondre en citant

Monomaker a écrit:
Citation:
Shell-Haus (Tiergarten) – les incessants bombardements anglo-américains ayant réduit la production des chantiers navals traditionnels à… peu de choses.

- l'existence de chantiers traditionnels voudrait dire qu'il y en a des innovants. Pas très clair. On peut remplacer par « des chantiers navals civils » (d'ailleurs les allemands ont-ils des chantiers militaires ?).

Fin 1944 / début 1945, tous les chantiers travaillent encore. Comme je l'ai écrit, la production de charbon continue et son transport aussi, même s'il est perturbé.
On a en gros 3 types de chantiers :
- les chantiers militaires, c'est à dire appartenant à l'Etat : exemple celui de Wilhelmshaven, auquel il faut ajouter les structures plus petites qui font les "petites" réparations
- les gros chantiers privés (Deutsche Werke - détenu en fait par le gouvernement - , Deschimag, Bremer Vulkan, Blohm & Voss, Krupp, etc) qui construisent des unités civiles (pas beaucoup depuis 1939...) et militaires
- des petits chantiers civils (fluviaux en général) qui n'avaient aucune connaissance dans la production militaire (navires de plaisance, péniches, etc) et à qui on a confié la production des sections d'Elektro-boot ; celle-ci sont ensuite équipées puis assemblées dans les gros chantiers concernés (voir 21 juillet 44 Avenir pour le cas des Type-XXI)
_________________
On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
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Anaxagore



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MessagePosté le: Jeu Jan 08, 2026 09:41    Sujet du message: Répondre en citant

Monomaker a écrit:

- l'existence de chantiers traditionnels voudrait dire qu'il y en a des innovants. Pas très clair. On peut remplacer par « des chantiers navals civils » (d'ailleurs les allemands ont-ils des chantiers militaires ?).


La réponse est oui. Howaldtswerke-Deutsche Werft ou HDW, fondé en 1838 et basé à Kiel,il avait aussi AG Vulcan Settin (disparu en 1928), Kaiserliche Werft Wilhelmshaven (disparu en 1918... probablement à cause du Kaiser dans son nom), Arsenal Germania ( démantelé par les forces d'occupation alliées en 1945), Schichau-Werke (qui a continué à fonctionner pour le compte de l'Allemagne de l'Est jusqu'en 1966). De nos jours, les chantiers navals existant encore sont contrôlés par le groupe Thysen-Krupp et forment le deuxième chantier naval au monde.
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Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe.
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