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Monomaker

Inscrit le: 04 Juin 2023 Messages: 399 Localisation: Nantes
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Posté le: Lun Sep 01, 2025 00:21 Sujet du message: |
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| Casus Frankie a écrit: | 27 juillet
Grappillages partisans
Retour au paradis de l’Adriatique
Adriatique – La flotte des Partisans débarque plusieurs éléments d’infanterie sur l’île de Rab, pratiquement abandonnée par l’ennemi après le retournement italien de décembre 1942 – et pour une excellente raison. De fait, en juillet de la même année, le régime fasciste italien avait établi ici l’un de ses (très peu connus) camps de concentration, destiné en partie aux Juifs, mais surtout à des otages slovènes ou croates.
Le camp de Rab était l’un des maillons du système de terreur et de nettoyage ethnique parfaitement assumé et dirigé par le général Roatta. Ce dernier précisait ainsi la conduite à tenir vis-à-vis de la population locale elle-même : « [Nos instructions] doivent être exécutées le plus énergiquement possible et sans fausse compassion. Si nécessaire, n’hésitez pas à faire preuve de cruauté. Il s’agit d’un nettoyage total. Nous devons interner tous les habitants pour mettre des familles italiennes à leur place. »
Cette… institution n’a heureusement fonctionné que peu de temps : moins de six mois avant de fermer, du fait des circonstances. Mais dans l’intervalle, son taux de mortalité s’était tout de même révélé supérieur à celui de Buchenwald : plus de 18 %. Les rescapés (7 400 environ) avaient ensuite été sauvé de la famine et de la maladie les 27 et 28 décembre 1942, par une expédition titiste soutenue par des éléments français et quelques repentis. |
- Peut-être serait-il utile de mentionner que sur les 3000 juifs sauvés en décembre 1942, 204 sont restés sur l'île où ils sont morts du fait de leur santé trop dégradée pour pouvoir survivre, 300 ont rejoints les Partisans et 2500 ont étés évacués vers l'Italie par la Regia Marina en janvier 1943 lors de l'opération Mer Rouge. D'ailleurs les épisodes de la chrono mentionnant la libération de l'île de Rab en décembre 1942 et janvier 1943 ne font mention que de 3000 juifs mais d'aucun otages slovènes ou croates. |
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demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 13213 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
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Posté le: Lun Sep 01, 2025 07:24 Sujet du message: |
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Hé bien c'est une faute. Y a eu plus de morts otages que de morts liés à antisémite à Rab. Et ce n'est pas de la concurrence mémorielle, juste un simple pénible fait issu du nettoyage ethnique. Aptes, Rab - isolée comme elle l'était et proche de la côte, à évidemment été réoccupée. _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15562 Localisation: Paris
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Posté le: Jeu Sep 04, 2025 08:33 Sujet du message: |
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28 juillet
La campagne des Balkans
Opération Goodwill – En finir, face au Renard
Vallée de la Save – La Brigade blindée Unité, du colonel Stefanović, est la troisième grande unité motorisée que les Alliés engagent. Et même si royalistes, titistes et Hellènes ne partagent pas les mêmes opinions, matériels et doctrines, même si la vallée est étroite, la résistance féroce et les poches nombreuses, même si tous ces engins se coordonnent difficilement sous un ciel où repointe un début de pluie… C’est largement plus que ce que la défense de l’Axe, déjà bien chancelante, peut supporter.
La 192e DIA a rejoint la Brigade blindée grecque (Socrates Demaratos) à hauteur de Novska, à la poursuite du 14. SS-Freiwilligen Gebirgsjäger Rgt Reinhard-Heydrich (Michael Groß). En fuite vers Banova Jaruga, celui-ci s’accroche désormais au piémont près de Zbjegovača. Sur sa gauche, la SS-Nederland (Jürgen Wagner), postée derrière les forêts et étangs de Malo Vukovje, fait face au 8e Corps “Dalmate” (Vicko Krstulović, Ivan Kukoč) qui déferle depuis le bassin de Požega. Français, Grecs et titistes (pourtant supposés se séparer pour exploiter !) remontent ainsi tous ensemble vers Ilova et Kutina. En chemin, ils rattrapent le Groupement Blindé Nord (Lazlo Marin) de la brigade Fraternité – lequel a reçu l’ordre de ralentir un peu, faute de savoir progresser seul. C’est donc plus ou moins en chœur – mais un chœur discordant – que les fantassins franco-algériens et les tankistes grecs et titistes montent à l’assaut de Kutina, défendue par l’aile gauche du Reinhard-Heydrich, le 1007. StuG Abt Paleta et la 1ère Division d’Assaut oustachie (Ante Moškov).
Évidemment, l’affaire ne peut que mal tourner – une fois encore – pour l’Axe. Cependant, l’étroitesse du terrain dessert les Alliés, que la météo prive déjà de reconnaissance aérienne. Du coup, les friendly fires sont nombreux (1) – même s’il est vrai que les vétérans ont leur méthode à eux pour reconnaitre un obus. Comme le dira un fantassin grec : « Si vous entendez un boum suivi d’un sifflement, c’est l’un des nôtres. Si vous entendez un sifflement suivi d’un bang, c’est l’un des leurs ! ». Non que cela fasse beaucoup de différence à l’arrivée…
Malgré tout, le résultat est là – irrémédiablement défaits, Croates et Volksdeutschen se replient ensemble dans les reliefs du Moslavina avant d’être exterminés, poursuivis l’épée dans les reins par l’infanterie coloniale française et sous les tirs des véhicules gréco-yougoslaves. Derrière, le 4e RST (Georges Guillebaud), qui a évité de venir se mêler aux embouteillages, commence à nettoyer les poches… Moškov ne sait visiblement pas commander son unité, qui n’a de toute manière jamais eu la moindre chance. Quant à Karl Reichsritter von Oberkamp, sa Prinz-Eugen paraît désormais irrémédiablement coupée en deux.
Plus au sud, en effet, le 13. SS-Freiwilligen Gebirgsjäger Rgt Artur-Phleps (Ernst Deutsch) est toujours rabattu vers la Save en terrain difficile, entraînant la SS-Kosaken-Freiwilligen Kavallerie-Brigade (Helmuth von Pannwitz) et tout ce que le secteur compte d’auxiliaires dans une fuite éperdue – mais point une déroute – en direction de l’ouest, jusqu’à hauteur de Lonja. Pour les poursuivants – Marocains du 2e GTM (Augustin Guillaume) et titistes du 1er Corps “Prolétarien” (Pero Kosorić, Mijalko Todorovic), du 3e Corps “Prolétarien” (Kosta Nađ, Osman Karabegovic) ou du 5e Corps “Bosniaque” (Slavko Rodić, Velimir Stojnic) – l’affaire est particulièrement dangereuse : chaque buisson, chaque coupure humide, chaque fondrière peut cacher une position d’arme automatique, un tireur embusqué désespéré voire simplement une mine, standard ou artisanale mais très souvent mortelle. Les Partisans ont trop souvent infligé cette petite guerre aux hommes de la Prinz-Eugen pour qu’ils ne sachent pas la pratiquer. Et leurs auxiliaires aussi !
Pareille défense, toutefois, n’empêche pas le front d’avancer, inexorablement. Certains cosaques tentent même de passer sur la rive sud en direction de Cerovljani, espérant sans doute y trouver la protection de la 164. ID (Karl-Heinz Lungerhausen). Mais là, le 2e Corps “de Choc” (Radovan Vukanović, Mitar Bakić) ou le 12e Corps “de Voïvodine” (Danilo Lekic “Spaniard”, Stefan Mitrović) les prennent vite en chasse…
Et au milieu de ce carnage, la Brigade Unité du colonel Milutin Stefanović charge comme au bon temps de la cavalerie sur la route de Belgrade. Les chars royalistes contournent ou balayent une multitude de barrages improvisés plus ou moins solides, tels ceux du SonderKommando Dirlewanger (pas forcément disposé à se sacrifier !), bousculant plusieurs trains blindés comme le Panzerzug n° 24 (2) (lequel fait vite machine arrière), pour finalement toucher Popovača dans la soirée. Une belle progression de 20 kilomètres ! Il est tout de même dommage que cette l’injection de la brigade n’ait pas eu lieu, comme prévu dans les plans, plus tôt et de préférence dans le sillage des Grecs. Du coup, un peu isolé, Stefanović est condamné à avancer tout droit, tandis que s’il était resté en second échelon, il aurait pu obliquer vers Sisak et tomber sur les arrières de la SS-Polizei, tout en menaçant d’encerclement l’ensemble des défenseurs alignés sur la Save par le XVIII. Gebirgs-Armee-Korps (Julius Ringel). Tant pis ! Écraser les Croates passe avant tout.
………
« – Ne les lâchez pas, ne les lâchez surtout pas !
J’avais déjà eu l’occasion de crier cet ordre un certain nombre de fois. Mais cette fois, c’était différent. Les Croates et même les SS qui nous faisaient face étaient nos ennemis, pour sûr – mais ils n’étaient jamais allés ravager notre Grèce. Et si le bataillon en général – comme Delta en particulier – était toujours d’attaque pour régler leur compte aux Goths, l’allant du début avait fait place à la lassitude du paysan qui va cueillir les olives tous les matins. Des têtes nouvelles remplaçaient sans cesse des visages connus… Du coup, on ne cherchait plus vraiment à les connaitre.
La violence anesthésie conscience et corps. Si on n’y prend pas garde, elle mène à la chute. L’ennemi est malin, l’ennemi est fourbe. L’ennemi surprend. Il ne fait pas deux fois la même erreur et ne t’accorde pas de seconde chance. Alors, même en montant à l’assaut de ce fichu bois, collé à un M3, avec sur notre flanc une automitrailleuse occupée à taper sur un Panzer (ces Yougoslaves, royalistes ou communistes, étaient vraiment tous fous), il fallait effacer cette impression de déjà-vu. Le réflexe, c’était l’animal. Or, l’animal, c’était l’abattoir. Et la sauvagerie aussi.
Et puis une chose occupait toujours nos pensées. Où étaient les nôtres ? Où était Tovías ? »
(Markus Amynthe – [Machines de guerre] – Souvenirs de la campagne de Bosnie, Kedros éditeur via LGF, 1993)
………
Dans les airs – La pluie qui s’abat sur la Save sert, comme de coutume, bien davantage l’Axe que les Alliés. Elle permet cependant aux combattants de faire un (petit) bilan des pertes subies depuis le démarrage de Goodwill, il y a déjà quatre jours. Et si, du côté allié, tout va encore relativement bien (trois Bucéphale, un NA-102 et deux Boston perdus, tous victimes de la Flak ou d’incidents mécaniques), en face, on fait grise mine.
Faute de véritable intervention des Schlachtgeschwader sur Fw 190 F ou Ju 87 – engagés en masse au-dessus de la Hongrie et qui ont subi des pertes notables – l’essentiel du pauvre effort fourni par l’aviation de l’Axe a reposé sur la Zrakoplovstvo Nezavisne Države Hrvatske, au dénuement proverbial, plus grand encore que celui de l’aviation hongroise. Autant dire que c’était une gageure !
En plus des quatre Dornier 17 récemment abattus et de deux Bf 109 endommagés, les forces du général Adalbert Rogulja ont perdu un Fieseler 167 (accidenté), ainsi que deux Fiat G.50, deux Breguet XIX et un Potez 25, plus quelques autres vieilleries incendiées par les mitraillages réguliers subis sur les terrains. Et ce n’est qu’un début ! De fait, entre les pilotes égarés qui se parachutent de peur de tenter un atterrissage de nuit, les pénuries de pièces, les cellules hors d’âge et les autres problèmes mécaniques (3), l’usure des maigres forces oustachies s’accentue à grande vitesse. Évidemment, cela ne saurait durer.
Pourtant, la ZNDH a reçu des renforts, comme quelques pilotes… slovaques. Mais les effets n’ont pas été ceux escomptés.
Découlant courageusement dans la bruine d’un terrain de dégagement de la région de Zagreb à la poursuite d’un raid adverse, deux Bf 109 G6 (stražnik Vladimir Sandtner et stražnik Josip Ceković) ont disparu vers le nord. Officiellement, les deux pilotes se sont perdus. En réalité, ils ont fait demi-tour pour se poser sur un aérodrome de la région d’Osijek, livrant à l’ennemi leurs deux appareils frappés du Damier. Ceux-ci, récupérés un temps par les Australiens du 6th Squadron, seront finalement cédés à l’aviation yougoslave contre… deux caisses de Rakija et une quantité non précisée de cigarettes locales. Comme quoi, l’inflation !
Goodwill – Le Renard finaude
Vrbovec – Réunion au sommet dans la petite ville croate, entre Walter Krüger (2. SS-Gebirgs-Armee), Friedrich-Wilhelm Krüger (III. SS-Gebirgs-Armee-Korps) et le maréchal Erwin Rommel en personne. Ce dernier ne s’est pas approché davantage du front, ayant pour cette fois jugé que la situation était décidément trop… instable pour risquer la capture.
Le Renard des Balkans a cependant décidé de diriger personnellement la bataille et pour cela, il lui faut faire le point sur ce qui se passe. Sur le fond, son discours n’en est pas moins simple : tenez bon, l’aide arrive. D’ici là, Rommel fait confiance à son fameux génie tactique pour réserver quelques surprises aux Alliés. Il a par exemple donné l’ordre, non pas de dynamiter les ponts (en bois, nombreux dans la région), mais de les faire scier de biais pour qu’ils restent en équilibre, et en apparence stables. Bien sûr, à la première sollicitation longitudinale (telles les vibrations du passage d’un véhicule par exemple), l’équilibre est rompu et l’ensemble part dans les flots.
Sur un plan plus stratégique : « Il faut arrêter Waldrausch, au moins dans sa composante “Save”. De toute façon, la Kroatian Linie est crevée, tenir le saillant à l’est de Sisak n’a plus le moindre sens. Afin de soutenir ce qui reste de la Prinz-Eugen et la Nederland, tout ce qui peut être sacrifié doit l’être : les Oustachis, la division spéciale Stephan… La SS Polizei doit se précipiter vers ce secteur, afin d’intervenir sur la route de Zagreb. Les autres forces se replieront pied à pied en saignant l’ennemi. ».
Tout ceci est très logique. Voire raisonnable. Et Rommel conclut : « Il reste 48 heures à tenir, chers camarades ! Bientôt, Löhr positionnera sa 12. Armee devant Zagreb, voire pourra prendre de flanc ces impudents, et ils vont regretter d’avoir cru que nous étions déjà vaincus ! Le Slave reste le Slave, même du Sud. Et si les Français et les Grecs nous ont depuis longtemps montré leurs qualités, ils ne feront pas le poids. »
Les deux Krüger n’ont rien à ajouter à ce discours digne d’un chef de l’Ordre Noir – un chef compétent, s’entend. Enfin, si, ils ont une question : que va devenir la 7. SS-Gebirgs Prinz-Eugen (Karl Reichsritter von Oberkamp), désormais clairement menacée de destruction ? Si jamais elle s’en sort, elle risque d’être encore plus estropiée que la Handschar – un comble ! Mais sur ce point, Rommel n’a aucune réponse : il est maréchal, pas magicien. En bon chef, cependant, il va expliquer en personne à l’intéressé qu’il est… sacrifiable, peut-être persuadé que son prestige et la nécessaire foi en la victoire feront claquer des talons le Reichsritter.
Le Renard téléphone donc à Oberkamp devant les deux Krüger. Mais il en est pour ses frais : le Reichsritter n’avait déjà pas peur de feu “Papa Phelps”, pourtant réputé pour sa férocité – alors, un “gentil” maréchal… Il répète, il confirme les mots utilisés la veille avec son chef direct, il les assume, y compris ceux qui ne sont pas professionnels. Et il en ajoute quelques autres. Finalement, quand il raccroche, Rommel n’a qu’une certitude : la Prinz-Eugen se battra, elle ne fuira pas – mais son chef décidera seul comment elle luttera.
En face, Friedrich-Wilhelm Krüger ne peut éviter de sourire – peut-être même a-t-il provoqué cet incident en toute connaissance de cause. Le Feldmarschall ne fait pas de commentaire, mais il sent bien que l’heure n’est plus à la complaisance. Pour lui, une conclusion s’impose : quand l’offensive ennemie sera arrêtée, il faudra aussi solder cette affaire.
Goodwill – Principe de réalité, vraiment ?
Paklenica (QG avancé de la Brigade blindée Fraternité) – Au milieu de mille autres rapports, le major Lazlo Marin prend connaissance d’un récit aussi héroïque que vaguement fou : l’une de ses autos blindées AEC a rencontré un Panzer III du 1007. StuG Abt Paleta au coin d’une rue de Kutina. Loin de fuir devant ce boxeur mi-moyen, le poids plume, sans possibilité de manœuvrer, aurait alors carrément engagé son adversaire à coups de six-pounder, tirant le plus vite possible tout en avançant, pour finalement le détruire !
De quoi donner du baume au cœur au Yougoslave. Comme quoi, quand on y croit, quitte à paraitre un peu fou, ça marche ! Tant mieux, car pendant ce temps, les pertes s’accumulent.
Goodwill – Chimères blindées
Usine “La Dalamtien”, ateliers de la brigade blindée Fraternité (Šibenik) – C’est un bien curieux convoi qui quitte aujourd’hui la côte adriatique en direction de Bihać, attirant l’attention de tous ceux qu’il croise – et pas uniquement en raison des drapeaux yougoslaves frappés des six épis peints avec soin sur les flancs de chaque véhicule.
En vérité, les dits engins provoqueraient presque quelques sourires chez les officiers grecs ou français de passage. Et si les correspondants de guerre sortent leurs appareils photos, ce n’est peut-être pas seulement pour faire leur travail… Il est des souvenirs qu’il vaut mieux graver sur la pellicule, sous peine d’être pris pour un menteur ou pour un ivrogne ! A la coudée de sa Jeep statutaire, le colonel Vojislav Voja Radić esquisse un sourire. Il est très satisfait des camarades mécaniciens : « Quelle créativité ! ».
Pour le moment, Radić peut sourire. Mais la route est aussi longue que mauvaise jusqu’à Bihać et les enfants de “La Dalamtien” en ont bien pour cinq ou six jours…
Goodwill – Feu de tout bois
Zagreb – Le Vojni korpus hrvatske legije a perdu de son aura, après ses défaites successives le long la côte adriatique, du Monténégro jusqu’en Dalmatie. Autrefois troupe d’élite et fierté du régime, il végète désormais aux confins de la Bosnie occidentale, aggloméré avec l’ancien 1er Corps d’Armée et sous commandement uniquement allemand, dans un secteur réputé peu favorable aux percées brutales, donc peu stratégique.
C’est donc fort logiquement que l’OB Donau annonce ce jour aux Oustachis que tous les véhicules et les munitions prévus pour recompléter et ravitailler la “Division du Diable” seront transférés aux unités de la 12. Armee. Simple question de rapport coût-efficacité – de toute façon, cela risquait de finir chez les Partisans, alors…
Croatie encore dans l’Axe
Waldrausch – Ivresse des profondeurs
Croatie centrale – La bataille pour Novi Sad est engagée (et bien engagée !) entre le 7. SS-PzGr Rgt (Hans Traupe), parti de Glina, et la 29e Division “d’Herzégovine” (Vlado Segrt, Dragisa Ivanovic), renforcée des débris de la 34e Division “Croate” (Martin Dasović, Francis Knebl) et surtout du 5e Régiment de la 1ère DI grecque, détaché par Vasileios Vrachnos. Ce régiment est commandé par le colonel Nikolaos Georgoulas – un officier compétent, qui combat depuis 1941 et a d’ailleurs refusé plusieurs promotions flatteuses à des postes moins exposés (4).
La Sidirá Merarchía – la Division de Fer (5) – n’a nulle intention de laisser aux bouchers SS la moindre possibilité de s’en tirer. Pas maintenant, pas après tout ce qui s’est passé en Thrace, et même auparavant. Et certainement pas en laissant dans l’embarras la 3e Brigade de Montagne (colonel Thrasyvoulos Tsakalotos), désormais menacée d’encerclement faute de moyens de franchissement immédiatement mobilisables par dessus la Save, et qui revient en marchant de Klujani par la route du nord, en tenant le 8. SS-PzGr Rgt (Walther Schimana) à distance.
Le choc survient brutalement, au cœur de la nuit de Vanići. N’ayant guère eu de temps pour se retrancher mais bénéficiant de nombreux renseignements fournis par les titistes en retraite, le 5e Rgt a improvisé un barrage dont le volume de feu impressionne fortement les Panzergrenadiers. Ceux-ci tentent alors un débordement en terrain difficile par le sud, en direction de Zakopa (6) mais ce sont alors les tirailleurs de Vlado Segrt qui les ralentissent. Malgré tout, la 4. SS-Polizei-PzGr (Karl Schümers) veut encore croire en ses chances – l’aube pointe c’est vrai, mais la pluie met l’aviation hors-jeu et Schimana arrive, donc ça ira…
Cette illusion dure jusqu’à l’approche de midi, quand un ordre tombe : retraite vers Petrinja. Une fois encore, la Polizei enrage qu’on ne la laisse pas finir le travail ! Même si la bataille s’annonçait difficile et même si, dans le secteur de Zamlača et Hrtić, l’arrivée des montagnards de Tsakalotos avait achevé de stabiliser une situation qui se figeait déjà. Les SS ne passeront pas – et ils reculent désormais franchement vers le nord sous les insultes, tant que le ciel les protège, en cédant une fois encore un terrain bien trop chèrement acquis.
………
Monts Žumberak (entre Slovénie et Croatie) – C’est au tour du mont Hranilovićev de tomber sous les coups de boutoir de la SS-Freiwilligen Gebirgs-Brigade Karstjäger (Hans Brandt), laquelle ne lâche décidément pas l’affaire. Brandt en profite pour achever enfin de faire monter ces fichus Beutepanzer de la 1. Polizei-Panzer-Kompanie. Avec la prise du refuge de Rajakovići, les SS ont enfin une bonne base pour avancer dans les reliefs. La journée est donc consacrée à stabiliser leurs positions face aux contre-attaques du 7e Corps “Slovène” (Rajko Tanasković, Jože Brilej), peut-être imprudentes mais néanmoins stimulées par le renfort de la 13e Division “de Primorje-Gorski Kotar” (Veljko Kovacevic, Josip Skočilić). Les SS slovènes profitent eux aussi de la météo pluvieuse – et la pluie comme le sang rendent les rochers glissants. Cependant, reste le cas des prisonniers !
Du côté de Kostanjevac, la 1. SS-Gebirgs Handschar (Karl-Gustav Sauberzweig) et la Gendarmerie-Reserve-Kompanie “Alpenland-3” (mot) commencent à assaillir les positions titistes, tout en lançant – c’était prévisible – une tentative de contournement par Veliki Vrh. Face à un 9e Corps “Slovène” (Lado Ambrožič, Dušan Kveder) encore frais et ayant bien pris le relais des hommes de Rajko Tanasković dans le secteur, cette action ne va pas bien loin et s’arrête finalement vers la Cascade de Vranjak. Mais cela ne veut pas dire qu’il en sera de même demain…
De fait, les forces de l’AVNOJ, qui ont beaucoup donné ces derniers jours, et notamment en volume de feu – l’enthousiasme d’utiliser le nouveau matériel fourni par les Occidentaux ! – rapportent un début de pénurie de munitions. Idéalement, il leur faudrait un ravitaillement aérien, sur le modèle de ce qui s’est déjà fait bien des fois ailleurs…
………
Monts Bočko (Slovénie) – Poursuite du ratissage infructueux des secteurs de Gradišče et de Zagorje. D’évidence, cela ne mène nulle part. C’est la conséquence limpide du manque d’effectifs ! La 2. SS-GebirgsArmee a eu les yeux plus gros que le ventre – ou elle s’est crue en 42, quand on pouvait compter sur les locaux. Du coup, les Partisans sont libres de courir un peu partout, tendent des embuscades, causent des pertes et enregistrent des ralliements – y compris ceux d’hommes de la Domobranci, tombée ces temps-ci à un niveau proche de celui des troupes croates.
Tant pis. L’opération s’arrête. De toute façon, la 162. ID (Johann Fortner) va sans doute devoir repartir sous peu pour contribuer à la défense de Zagreb. Les forces de police, le Pol. E Stad Stüdost et surtout les trains blindés – Streckenschutzzug Max, München et Werner pour l’essentiel – suffiront à sécuriser la vallée de la Save : grâce au réseau ferré pour une fois cohérent et récent, c’est une habitude très locale d’y avoir recours. Les brigades Pavlek Miškina et Nikola Demonja sont donc pratiquement tirées d’affaire.
Après Daruvar
Contreforts des Alpes Dinariques, de Garešnica à Bjelovar – Avec le repli allemand, l’engagement de la SS-Nederland (Jürgen Wagner) – seule unité de valeur du secteur – en soutien de la Prinz-Eugen achève d’anéantir les possibilités de défense de la zone par le NDH. Celui-ci ne dispose tout simplement ni des effectifs, ni des compétences pour tenir la zone !
En effet, parmi le fatras d’unités encore présentes dans le coin, seule la Légion noire (Rafael Boban) paraît apte à résister – seulement, entre les pertes subies à Belgrade et lors des engagements successifs depuis deux ans, elle ne compte même plus 1 000 soldats. Et comme la férocité ne fait pas tout, que ce n’est pas la 6e DI croate (Ivan Sarnbek) – 3 500 soldats sans équipements et peu fiables – qui va pouvoir faire quelque chose, et que l’on ne parlera même pas des Hrvatske Oruzane Snage pour rester poli, l’avance titiste est à cette heure impossible à stopper. Les Oustachis reçoivent donc l’ordre de se retirer en hâte sur une ligne allant de Čazma à Bjelovar – laquelle risque bien de devenir assez vite une ligne de Čazma à Križevci, au train où vont les choses. Cela permettra au moins d’aligner leurs positions avec celles du LXVIII. Armee-Korps (Hellmuth Felmy) à Koprivnica…
Ils partent donc tous au milieu des réfugiés, dans la précipitation, la panique, la honte et les pleurs – c’est en particulier le cas des légionnaires de Boban, féroces “patriotes” dont la réputation de cruauté n’est plus à faire et qui ne manqueront pas de chercher (puis de trouver) assez vite l’occasion de se venger. Derrière, le 15e Corps “Macédonien” (Tihomir Milosevski, Naum Naumovski) et le 8e Corps “Dalmate” (Vicko Krstulović, Ivan Kukoč) continuent de progresser. Les Macédoniens prennent Poljana et ne tardent pas à retrouver le contact avec les SS néerlandais coincés dans le massif de Moslavina. Quant aux hommes de Vicko Krstulović, ils entrent en vainqueurs dans Garešnica – l’ancien QG du Kommando Slawonien, quelle revanche depuis Požega ! – au milieu d’une atmosphère de liesse qui tournera toutefois assez vite au règlement de comptes. Sur la droite, la 28e Division “Slavone” (Vicko Antic Pepe, Vlado Janic Capo) poursuit vers Hercegovac et Pavlovac, sur la piste d’un adversaire haï qui décroche en silence, sans opposer de résistance structurée.
Alors certes, les deux corps de l’AVNOJ – pas plus de 10 ou 15 000 combattants, de niveau comme d’équipements inégaux – ne pourront pas aller bien loin tout seuls. En tout cas, certainement pas jusqu’à Zagreb ou Varaždin. Mais leur simple présence sur le flanc allemand représente toujours un risque, menaçant sans cesse d’infiltrations et d’attaques la liaison la plus directe entre Hongrie et Croatie, ce qui force l’Axe à garder ses arrières avec des troupes de qualité médiocre, certes, mais dont on pourrait toujours avoir l’utilité ailleurs…
Quant aux insurgés de Daruvar, qu’ils soient oustachis, cosaques ou simples ralliés plus ou moins opportunistes sinon avisés, il en reste moins de 300. Leur geste honoré (7), ils rejoindront les rangs de leurs camarades dans l’enthousiasme de rigueur – ce qui, en passant, arrange bien certains cosaques du Don déserteurs, qui espèrent bien s’installer ici avec leurs familles.
Slovénie encore occupée
Difficile retour d’exil
Belgrade – Le gouvernement unifié de Belgrade sollicite officiellement du 18th AAG son appui technique afin de permettre l’infiltration – le retour ! – du nouveau gouvernement slovène en terre nationale. Il faut bien qu’on puisse le proclamer sur place, sinon il risquerait de passer pour une création artificielle et étrangère élaborée en exil !
Sans doute, sans doute, mais comment l’acheminer ? La terre est très mal fréquentée et les airs toujours dangereux, surtout dans un territoire montagneux restant (malgré tout) proche des bases de la Luftwaffe. Reste la mer… Oui mais par où ?
C’est ainsi que, entre considérations techniques et naïveté (ou indifférence) politique, les Alliés en viennent à proposer aux Yougoslaves une solution qui ne pourra que les ravir. Quant à l’unité spéciale chargée de l’escorte, elle est toute trouvée…
Notes
1- Quelques jours plus tard, quand Lazlo Marin évoquera avec le responsable de l’artillerie divisionnaire de la 192e DIA certains cas particulièrement problématiques, en affirmant que les positions de sa brigade avaient bien été transmises par VHF, le Français ne pourra que lui dire sa surprise. Et pour une raison simple : personne n’avait jamais communiqué à la 192e DIA (ni à qui que ce soit, apparemment) la fréquence radio titiste !
2- Armé de deux Panzer 38(t) et de deux automitrailleuses AB41 sur plateforme.
3- Les moteurs Jupiter AB 100 des Breguet XIX construits sous licence à Kraljevo, trop lourds et trop puissants pour des fuselages datant au mieux des années 1935-1937, ont notamment tendance à s’arracher en vol…
4- C’est un fait peu connu mais avéré : durant l’hiver 1941-1942, le haut commandement grec a subi une vigoureuse quoique discrète épuration, afin d’éliminer ses éléments les plus germanophiles, voire franchement fascisants. Le consentement du roi Georges II à cette épuration fut toutefois tardif : le souverain craignait en effet qu’éliminer les officiers de son armée les plus à droite ne favorise l’émergence d’un régime républicain, voire communiste. Leur mise à l’écart était pourtant des plus nécessaires – il n’est qu’à voir le profil de certains limogés, tel le colonel Nikolaos Kourkoulakos, adhérent à l’OEKK (ouvertement nazie). Ambiguïté balkanique, comme de coutume !
5- Surnom acquis durant les guerres balkaniques. De fait, cette unité créée en 1897 a été de toutes les batailles depuis lors !
6- Où se trouve aujourd’hui un mémorial aux soldats tombés et aux victimes du fascisme, près du cimetière local.
7- Mais curieusement jamais commémoré, et notamment pas dans l’historiographie yougoslave. Il faut beaucoup chercher pour trouver même l’existence de cette affaire ! |
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Casus Frankie Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 15562 Localisation: Paris
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Posté le: Jeu Sep 04, 2025 08:42 Sujet du message: |
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28 juillet (pas de Dennis aujourd'hui, désolé)
De Sparte à Teutoburg (capitaine Pierre Percay)
Petite mais coûteuse Grande guerre
Dans les bois à l’ouest de Novi Varoš (marais de la Save) – « L’avance de notre troupe était rythmée par des tirs isolés, auxquels répondaient presque toujours des rafales d’armes automatiques dans le lointain. Puis, de temps à autre, une salve de détonations secouait l’atmosphère et nous nous jetions pour la millième fois par terre, souillant équipements, visages et uniformes.
C’était nécessaire. C’était aussi pénible. Sur ma droite, le caporal Baumann appelait sans cesse à la prudence. Et à gauche, le groupe du sergent Augagneur apparaissait par intermittence entre les couverts. Après le dixième échange de tirs de la journée, nous nous sommes retrouvés au milieu d’une médiocre clairière pour faire le point.
– C’est comme, comme…
– Oui sergent ?
– J’ai rien de gaulois qui me vient, là, mais…
– Alors tant mieux. Voilà.
– Non, Hvala (8).
– Faites de l’humour. Des pertes ?
– Rien pour nous, sinon une éraflure chez Achraf et une belle estafilade pour moi.
Il me montre sa jambe – le pantalon est entaillé et assombri par un peu de sang.
– Et vous ?
– Garifullina s’est pris une balle dans la jambe. Et puis j’ai une mine qui a sauté sous les Yougoslaves qui avançaient devant moi.
– Ah… C’est pour ça, la boue sur le visage.
– Mmm…
– Charles parlait parfois d’une danse bizarre. La danse macaque ?
– Je crois c’est macabre, sergent. En attendant, faut continuer.
Et trouver un endroit où je pourrai me laver le visage. Ces fichues chausse-trappes teutonnes sautent à un mètre de haut quand on marche dessus, avant de détoner. L’une d’elles a emporté la jambe et le bassin de l’homme qui marchait devant moi, avant de mitrailler toute sa section – juste au-dessus de ma tête (9). »
Notes
8- Hvala veut dire merci en serbo-croate, mais se prononce comme Voilà en français.
9- Les Schrapnellmine SMi-35 et SMi-44 sur fusée, produites en masse (1,5 million d’unités à partir de 1939 !) étaient très craintes par les Alliés pour leur tendance à mutiler. L’explosion est létale jusqu’à 20 m et dangereuse jusqu’à 100 m – 140 selon le manuel US. Les SMi étaient souvent panachées avec des mines antichars – du coup, les équipages de blindés pris dans un champ de mines n’osaient pas quitter leur engin, même déchenillé.
Ces mines réussirent sans doute à elles seules à repousser certains assauts mal préparés. Les Français avaient un nom pour ces engins de mort : les soldats silencieux. Les SMi furent bien évidemment copiées : par les Français (modèle 1939), les Yougoslaves (PROM-1), les Suédois (Truppmina 11) et les Américains (M2, d’une finition déficiente, puis M16). Les Russes basèrent sur le même principe leur OZM, toujours produite à ce jour.
Contrairement à une légende tenace, une SMi détone une fois déclenchée, que l’on retire son pied ou non. La meilleure solution face à ce piège est assurément de se plaquer au sol, les mains sur la tête, dans un délai inférieur à 3 secondes – précisément ce qu’a fait le capitaine… |
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Archibald

Inscrit le: 04 Aoû 2007 Messages: 11888
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Posté le: Jeu Sep 04, 2025 09:10 Sujet du message: |
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| Citation: | Au milieu de mille autres rapports, le major Lazlo Marin prend connaissance d’un récit aussi héroïque que vaguement fou : l’une de ses autos blindées AEC a rencontré un Panzer III du 1007. StuG Abt Paleta au coin d’une rue de Kutina.
Loin de fuir devant ce boxeur mi-moyen, le poids plume, sans possibilité de manœuvrer, aurait alors carrément engagé son adversaire à coups de six-pounder, tirant le plus vite possible tout en avançant, pour finalement le détruire ! |
Ca rapelle l'Ukraine et cette vidéo hallucinante ou on voit un Bradley tirer comme un malade et presque à bout portant avec son 25 mm sur un char russe... et le faire sauter après quelques secondes. _________________ Sergueï Lavrov: "l'Ukraine subira le sort de l'Afghanistan" - Moi: ah ouais, comme en 1988.
...
"C'est un asile de fous; pas un asile de cons. Faudrait construire des asiles de cons mais - imaginez un peu la taille des bâtiments." |
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ChtiJef
Inscrit le: 04 Mai 2014 Messages: 4414 Localisation: Agathé Tyché
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Posté le: Jeu Sep 04, 2025 09:56 Sujet du message: |
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| Citation: | | Karl Reichsritter von Oberkamp | Carl Ritter von Oberkamp.
Karl, c'est pas lui, c'est le papa, selon la fiche Wikipédia en allemand de l'intéressé.
S'il est vrai que son ancêtre Johann a été fait chevalier par l'Empire en 1629 et non par un prince ou duc quelconque, l'usage et l'état-civil ignorent l'origine de l'anoblissement (même chose en France, où l'on ne distingue plus la noblesse d'Empire de l'ancienne) De plus, la famille est depuis un bon moment bavaroise...
Pour mémoire, la constitution républicaine a aboli la noblesse mais incorporé le titre dans le nom de famille : on s'appelle donc Ritter, Freiherr, Graf, Herzog ou Fürst von Machinchose.
Mais pas Kurfürst von Brandenburg....
(Je sais, je pinaille, je pinaille....) _________________ Les vérités sont des illusions dont on a oublié qu'elles le sont (F. Nietzsche) |
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ChtiJef
Inscrit le: 04 Mai 2014 Messages: 4414 Localisation: Agathé Tyché
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Posté le: Jeu Sep 04, 2025 10:48 Sujet du message: |
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Egalement Splittermine ("mine à fragmentation"). Appelation générique : Springmine ("mine bondissante" - très évocateur), souvent abrégée en "S-Mine".
Il est question de ces engins dans "Le jour le plus long" (le bouquin) : Le 6 juin 44, les premières troupes à débarquer posèrent le pied à 4 h 30 sur les îles Saint-Marcouf, une dizaine de km au large du Cotentin, suspectes d'abriter des batteries d'artillerie lourde. Il n'y avait ni soldats, ni canons. Juste et rien que des S-Minen. 2 morts et 17 blessés en quelques minutes, sur 132 hommes... _________________ Les vérités sont des illusions dont on a oublié qu'elles le sont (F. Nietzsche) |
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demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 13213 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
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Posté le: Jeu Sep 04, 2025 12:18 Sujet du message: |
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C'est OTL le duel AEC, mais avec un Stug. _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
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loic Administrateur - Site Admin

Inscrit le: 16 Oct 2006 Messages: 10782 Localisation: Toulouse (à peu près)
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Posté le: Jeu Sep 04, 2025 12:40 Sujet du message: |
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| Citation: | | Décollant courageusement dans la bruine d’un terrain de dégagement de la région de Zagreb à la poursuite d’un raid adverse, deux Bf 109 G6 (stražnik Vladimir Sandtner et stražnik Josip Ceković) ont disparu vers le nord. Officiellement, les deux pilotes se sont perdus. En réalité, ils ont fait demi-tour pour se poser sur un aérodrome de la région d’Osijek, livrant à l’ennemi leurs deux appareils frappés du Damier. Ceux-ci, récupérés un temps par les Australiens du 6th Squadron, seront finalement cédés à l’aviation yougoslave contre… deux caisses de Rakija et une quantité non précisée de cigarettes locales. Comme quoi, l’inflation ! |
En plus de la correction, vu que le Bf 109 G6 est un modèle relativement récent (arrivée en unités mi-43), peut-être un passage à l'arrière pour évaluation ?
| Citation: | | un Panzer III du 1007. StuG Abt Paleta |
Au vu de l'unité, le blindé sera plutôt un Stug III, non ? _________________ On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ... |
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John92
Inscrit le: 27 Nov 2021 Messages: 1620 Localisation: Ile de France
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Posté le: Jeu Sep 04, 2025 13:09 Sujet du message: |
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...
28 juillet
La campagne des Balkans
Opération Goodwill – En finir, face au Renard
Vallée de la Save –
…
Une belle progression de 20 kilomètres ! Il est tout de même dommage que cette (à supprimer ?) l’injection de la brigade n’ait pas eu lieu, …
…
Goodwill – Chimères blindées
Usine “La Dalamtien”, ateliers de la brigade blindée Fraternité (Šibenik) –
…
En vérité, les dits (lesdits ?) engins provoqueraient presque quelques sourires chez les officiers grecs ou français de passage.
…
28 juillet (pas de Dennis aujourd'hui, désolé)
De Sparte à Teutoburg (capitaine Pierre Percay)
Petite mais coûteuse Grande guerre
Dans les bois à l’ouest de Novi Varoš (marais de la Save) –
…
RAS
… _________________ Ne pas confondre facilité et simplicité |
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Bob Zoran
Inscrit le: 19 Nov 2017 Messages: 292
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Posté le: Jeu Sep 04, 2025 15:03 Sujet du message: |
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| Citation: | | Les forces de police, le Pol. E Stad Stüdost |
Südost non?
Concernant les S-Minen, j'avais eu la chance de voir un film (mais impossible de me souvenir le nom) dans les années 2000 relatant un épisode de la guerre civile en Yougoslavie, où l'on voit un homme (de quelle nationalité?, un civil en tout cas) posant le pied sur ce type de mine et ne l'enlevant pas de tout le film de peur de la déclencher et d'y rester, différents protagonistes interviennent autour de lui ( différents soldats des deux camps, des casques bleus, des humanitaires), tantôt pour essayer de le sauver, tantôt pour autre chose et à la fin, ben l'homme est toujours le pied posé sur sa mine. |
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demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 13213 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
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Posté le: Jeu Sep 04, 2025 18:11 Sujet du message: |
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@Bob Zoran : ce sont mes sources,
@Loic : Oh c'est surement pas le premier; Non, cette unité est formée avec des rogatons et des panzers d'école, _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
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Anaxagore
Inscrit le: 02 Aoû 2010 Messages: 11875
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Posté le: Jeu Sep 04, 2025 18:19 Sujet du message: |
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Des panzers d'école, Tu veux dire, les vieux panzers démodés gardés uniquement pour former les futurs équipages?
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... ... ....
S'ils sont contraint d'aligner ce genre de semi-épave, ça sent le sapin pour le Reich de Mille Ans et pas qu'un peu. _________________ Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe. |
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ChtiJef
Inscrit le: 04 Mai 2014 Messages: 4414 Localisation: Agathé Tyché
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Posté le: Jeu Sep 04, 2025 18:43 Sujet du message: |
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| demolitiondan a écrit: | @Bob Zoran : ce sont mes sources,
@Loic : Oh c'est surement pas le premier; Non, cette unité est formée avec des rogatons et des panzers d'école, | Ce sont aussi tes sources qui baptisent les gens "Reichsritter" (comme nom de famille...) ? _________________ Les vérités sont des illusions dont on a oublié qu'elles le sont (F. Nietzsche) |
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demolitiondan

Inscrit le: 19 Sep 2016 Messages: 13213 Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris
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Posté le: Jeu Sep 04, 2025 19:26 Sujet du message: |
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 _________________ Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste |
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