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1940 - La France continue la guerre
 
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Grand Déménagement Aérien
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Archibald



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MessagePosté le: Jeu Nov 14, 2024 19:25    Sujet du message: Répondre en citant

Avec toutes les variantes différente des Farman 220, je plains le pauvre gars en AFN qui tiendra la liste à jour.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Farman_F.222#Prototypes_et_variantes

C'est qu'au total ils en ont construits 70, on est pas si loin du Pe-8 russe (mais très loin du B-17 et B-24).

Difficile de faire pire à part peut être ces dingues de russes avec leur dérivés des Su27s.
_________________
Sergueï Lavrov: "l'Ukraine subira le sort de l'Afghanistan" - Moi: ah ouais, comme en 1988.
...
"C'est un asile de fous; pas un asile de cons. Faudrait construire des asiles de cons mais - imaginez un peu la taille des bâtiments."
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Nov 15, 2024 09:52    Sujet du message: Répondre en citant

11 novembre 1940
La guerre des Farman bombardiers
Tafaraoui, 07h30
– Précédés une heure plus tôt par trois F-224TT emmenant leurs échelons volants, les neuf appareils de la B5 et de la E10 s’alignent et s’envolent un à un pour un vol de liaison vers Ajaccio.
Les 1 200 km avalés à la vitesse de croisière maximum, ils se posent en Corse juste à temps pour la soupe, pendant que les mécanos dispersent les avions (chose pas très aisée, vu la taille des avions et l’encombrement de l’aérodrome) pour les armer et refaire les pleins. Pendant ce temps, les Morane du III/1 et les Curtiss du I/9 maintiennent à tour de rôle une patrouille triple (3 x 2) sur zone.
A peu près aux mêmes horaires, les huit F-2233 du GB I/15 disponibles décollent de Thélepte, en Tunisie, et viennent se poser à Calvi après un vol sans histoire, passant bien au large de la Sardaigne, escortés par six Potez 631 de l’ELCN-Tunisie.
………
Ajaccio - Campo dell’Oro, 17h00 – Yonnet : « C’est donc dit ! Ce soir, cette nuit, c’est la “dernière” du Jules et de ses deux acolytes – comme bombardiers, du moins. Pour lui, 47 missions, et 43 pour moi à ses commandes depuis le 25 mai. Quelques “premières”, une floppée de souvenirs… Ce soir, par exemple !
Comme le secret est bien toujours gardé, on connait déjà l’objectif… On aura neuf avions en ligne, du jamais fait pour la Marine, dont la priorité n’a jamais été le bombardement stratégique ! Tout cela grâce à l’acharnement du Pacha ! Et puis, le Jules est un appareil qui a toujours ramené son équipage au complet.
Bien entendu, à neuf avions, on ne va pas raser l’objectif, mais l’important est de marquer ce Onze Novembre, de causer le maximum de dégâts et certainement faire hurler de rage Adolf, Goebbels et compagnie !
Selon le Pacha, on ne sera pas tout seul ce soir dans le ciel teuton : si la météo britannique leur permet de décoller de leur île, les Anglais rendront visite aux chantiers navals de Hambourg – il y a là deux grosses bêtes qui filent des cauchemars à Churchill.
Quant aux copains de l’AdA (toujours selon le Pacha), leurs F-2233 suivent à une heure ou un peu plus. Eux vont faire signe à Monsieur Messerschmitt, à Augsbourg.
Bon, fin de la rêverie, il est temps de passer aux choses sérieuses en attendant le Pacha, encore au PC Ops. « On roule à 17h30 ! » a-t-il dit.
Dans la semi-pénombre, deux Potez décollent, au cas où…
Mise en marche ! Corneillet lance le 1… L’Hispano hoquette, toussote, crache un peu d’huile aux échappements… Un tour d’hélice, deux ou trois cylindres donnent dans le désordre… Deuxième tour de la batteuse… Troisième tour… quelques cylindres de plus… Quatrième, les douze cylindres semblent tous là, même si c’est pas encore çà, cinquième tour, sixième… L’allumage est dans l’ordre. Quelques flammes orange qui virent rapidement au bleu… Montée à 1 500 tours, on laisse chauffer doucement quelques minutes. Coup d’œil à l’extérieur, à ma droite, vu les nuages de fumée qui se dispersent, les copains ont aussi lancé leur séquence.
Réduire le 1 à 1 000 tours pendant que Corneillet démarre le 2, puis le 3 et le 4. Au sol, les mécanos surveillent, reniflent les odeurs de gaz brûlés, sont à l’écoute du moindre bruit suspect… et saluent le Pacha qui saute du caisson arrière d’une chenillette Renault UE ! Il embarque, s’assoit à sa place – Parez partout ! Il est 17h27, je hurle « Trois minutes, Commandant ! » en lui montrant l’horloge du tableau de bord.
Signe aux mécanos d’enlever les cales. Freins desserrés, hélices avant au petit pas, montée à 1 800 tours sur le 1 et le 2… Le Jules s’avance. Virage à gauche, remonter la bande de décollage… Dans les rétros, les autres suivent. Un droite, un deuxième, alignement… Au loin, la mer, à peine visible dans la nuit presque tombée. A droite et à gauche, les pots à feu s’allument. « Parés, Commandant ! » Un signe du Pacha… J’emballe les moteurs, le Jules frémit sur son train. 2 000 tours… Le zinc monte sur ses roues, les amortisseurs se tassent un peu, l’arrière se soulève légèrement… 2 300, 2 500 tours… 2 700, 2 800… Les quatre hélices au plein petit pas, freins lâchés… Lourdement, le Jules s’ébranle, accélère, avale la piste de plus en plus vite… Dehors, à droite, au-delà des pots à feu : les autres, à la queue leu-leu, juste des ombres devinées par leurs feux de position et les flammes de leurs échappements. Mi-piste, le cul se lève un peu, les commandes répondent – un peu ! La mer est bien visible maintenant. 150 km/h au badin, les volets à bloc… 160… Temps de tirer sur le volant ! Malgré son poids, le Jules répond. Les roues quittent le sol… On retombe et on rebondit une fois lourdement, une deuxième plus légèrement… En vol !
En montée droit devant. Coup de frein, rentrer les roues. En virage à bâbord, cap au sud quelques minutes en sortant du golfe, avant de virer à 180°. Cap au nord… 1 000 mètres. Derrière, les autres suivent. Le Flammarion, à bâbord, et le Le Verrier, à tribord, rassemblent sur nous. La E10 derrière, en deux trios. On continue de grimper. Petit mot de Comet : « Viens au 310, Saint Tropez à 45 minutes, monte à 2 500 mètres, coupe les feux de position et mets le feu blanc ! » Dans l’astrodôme, Deschamps surveille la formation : « Ça suit ! ». Bien chargés en essence et en bombes, on monte gentiment. Stabilisés, on est encore lourds, 260 km/h au badin. »
………
Ajaccio - Campo dell’Oro, 17h50 – Le SNCAO 700 Acrux se pose, venant de Tafaraoui, d’où il a décollé à 15h30.
………
Au-dessus de la Méditerranée, 18h35 – Yonnet : « Devant nous, on distingue déjà le trait de côte sous les faibles lueurs d’un ciel sans nuages. A tribord, quelques lumières d’une ville côtière. Comet : « On a dérivé légèrement vers l’est, c’est Fréjus à tribord avant. Viens au 337 en passant la côte, Grenoble 210 km pour 40 minutes. Garde quand même un œil au relief en dessous ! ».
Tout en restant à l’écoute, on maintient le silence radio même sur la RI 537. De toute façon, on n’a pas grand-chose à raconter, et s’il y a des oreilles indiscrètes…
C’est quand même bizarre de voler en mission de guerre au-dessus de son pays, qui semble en paix, quand son Armée continue le combat !
La route choisie par Comet, en restant sur la bordure ouest des Alpes du Sud jusqu’au Jura, nous laisse une confortable marge d’altitude, avec très peu de risque de chasse de nuit teutonne, et leur chasse tout court est encore occupée plus au nord à lécher ses plaies. Quant à la chasse de nuit italienne, elle est inexistante au-dessus de l’Italie, alors au-dessus de la France ! Et c’est pas les vendus lavalistes qui vont nous gêner.
La E10, échelonnée vers le haut en deux trios, suit sans difficulté semble-t-il, dans cette nuit toujours sans nuages, le phare blanc entre nos dérives. Au pire, Comet a veillé à ce qu’ils connaissent la route à suivre. Ceux qui se perdront payeront juste la tournée et auront à subir les quolibets et autres fines plaisanteries au retour.
………
Au-dessus de la France, 19h15 – Yonnet : « Grenoble droit devant : masse noire parsemée de points lumineux et coupée en deux par le ruban argenté de l’Isère. Comet nous fait appuyer à bâbord au-dessus du Vercors pour éviter la ville. Plus au nord, on retraverse l’Isère, au-dessus de la Chartreuse. « Cap au 5, Besançon 230 km. Les lumières à tribord, ce sera Genève, passe au large, à bâbord, les Suisses ont la DCA chatouilleuse paraît-il. »
Avec cette nuit claire, la navigation est facile. Les points de repère s’enchainent : le lac d’Aiguebelette, avec la chaîne de l’Epine à main droite… Plus qu’à suivre le ruban du Rhône jusqu’à ce qu’il fasse une boucle à l’est. « Genève à droite, viens au 8, Besançon 125 km, 25 minutes. ». « Tout le monde est là ! » dit Deschamps, toujours dans l’astrodôme.
20h10, Besançon. La vieille ville et la citadelle, bien visible dans la boucle du Doubs. La litanie des points de repère et des caps donnés par Comet continue. Strasbourg 200 km au 41… On survole les Vosges dont les sommets sont déjà blanchis. La plaine d’Alsace occupée. Le Rhin luit à tribord, on le franchit à plusieurs reprises au fil des boucles du fleuve au nord de Strasbourg avant de survoler l’Allemagne pour de bon.
Karlsruhe à tribord. Des projecteurs fouillent le ciel. Sympas, les Allemands nous balisent la route. Objectif au 43, 500 km, presque 2 heures de vol au-dessus d’un territoire franchement hostile mais au couvre-feu pas très bien respecté. Il y a de grandes zones de noir total et d’autres où l’éclairage public est encore bien visible dans les rues des villes et villages que l’on survole. « Brandebourg, dit le petit papier. Viens au 88, on est arrivés ! » Une vaste masse lumineuse : Berlin droit devant ! Daillière descend à son poste de bombardier. « 1… 2… 3… 7… 8… Tout le monde est là ! » hurle Deschamps.
23h30, la passe de bombardement commence au-dessus d’une ville encore en grande partie éclairée. Plus qu’à me laisser guider par les lampes du tableau de bord. Soudain le noir total ! Vite remplacé par des dizaines de projecteurs qui fouillent le ciel. Au sol, on distingue les lueurs de départ des premiers tirs de flak. Tir de barrage préréglé, trop haut pour l’instant. Quelques traceurs commencent à monter dans notre direction. Devant moi, un grand cercle noir. On y est ! La rouge clignote : une fois, deux, trois fois. Vert une fois. Les deux ensemble ! Comme ça ! Libéré de ses bombes, le Jules fait un bond vers le haut. La flak donne toujours de la voix, des traceurs se rapprochent. « Vire au 110 au-dessus de la rivière et sors nous d’ici ! Plein gaz ! » me hurle Comet.
A 350 km/h, on est vite sorti de la zone dangereuse, intacts, c’est encore mieux ! Retour au calme… Temps de prendre le chemin du retour. Plein sud en grimpant au max… Réduire à 300 km/h, altitude 3 000. « On n’est plus que sept ! Le Flammarion n’est pas là et il manque un autre zinc à bâbord ! annonce Deschamps. Mais je n’ai rien vu exploser en vol. » Mauvaise nouvelle, mais ça ne veut encore rien dire, on verra à Ajaccio.
On fonce plein sud vers Munich, 500 km plus bas, toujours recherchés par les pinceaux des projecteurs à proximité des villes ou des zones industrielles. Parfois, quelques obus explosent, assez loin : visiblement, les Allemands ne nous allument qu’au bruit que produisent nos moteurs. Comet nous fait éviter Munich par l’est.
Il est 01h10. Innsbruck. On est salués une dernière fois par la flak. Le col du Brenner et Bolzano défilent sous nos ailes dans l’heure qui suit.
02h00, au 202, 550 km : on est rentrés dans moins de deux heures.
03h00, on quitte le continent. Une forme sombre nous serre à bâbord. De son nez vitré, une lampe clignote en morse : 5…B…2 ! Le Flammarion a rejoint, ouf ! Soulagement général à bors ! Ils ont dû nous courir après depuis Berlin, ça fait une drôle de course ! Il ne manque plus qu’un zinc de la E 10…
Le cap Corse sous nos ailes. Il est temps de prévenir Ajaccio de notre retour. Plus qu’à suivre la cote à main gauche, en commençant à descendre doucement.
04h10, les roues touchent le sol, on rebondit un peu tellement on est léger, vide de bombes et d’essence. Le Jules est à l’arrêt en moins de 800 mètres. Au roulage… Un mécano nous récupère en bout de piste dans une chenillette. On le suit jusqu’au parking. Derrière, les autres suivent.
Cales en place, moteurs coupés… Le silence après plus de dix heures de bruit et de fureur. Machinalement, je compte les phares d’atterrissage, une fois, deux fois, trois… pas d’erreur ! « Tout le monde est là, Commandant, manque personne ! » J’ai l’impression de voir les yeux de Daillière briller dans le noir du cockpit. Plus qu’à aller boire un café, casser la croûte et discuter le coup avec les copains, pour savoir ce qui s’est passé : c’est bien d’être devant, mais on ne voit strictement rien sur ce qui se passe derrière, sauf dans les rétros. »


12 novembre 1940
La guerre des Farman bombardiers… et du CAO.700
Ajaccio, 04h00
– Pleins complétés, l'Acrux redécolle, cap au nord, pour un vol de 2 500 km aller-retour. Montée en douceur… 8 000 mètres en passant la côte italienne au sud de La Spezia à un confortable 500 km/h (vitesse de croisière, la Vmax est de 540 km/h avec les G&R 14N). Parme… Vérone… Traverser sans ralentir les Alpes autrichiennes en passant à l’est d’Innsbruck, loin en dessous. Eviter Munich par l’est, salué par un barrage de flak lourde vers Ingolstadt et d’autres, de loin en loin.

Ajaccio, 10h00 – Pleins refaits, les neuf Farman décollent pour Tafaraoui, suivis 30 minutes plus tard par les trois F-224TT.
Yonnet : « Finalement, le Flammarion a dû faire un écart à cause de la flak avant de larguer son chargement, ce qui l’a obligé à refaire un tour complet pour effectuer sa passe de bombardement derrière tout le monde. Il nous a ensuite couru après jusqu’à la côte italienne et nous a retrouvés parce qu’il a respecté le plan de vol prévu au départ (et nous aussi). Quant au E10.3, qui le suivait, il s’en tire avec quelques trous dans le fuselage… et la lampe entre les dérives fracassée par un éclat ! C’est ce qui a fait que, de l’avant, on l’a cru absent. »

L'Acrux au-dessus de l’Allemagne, 07h00 – Dans le jour naissant, Berlin droit devant. Même si le ciel est vaste, le réseau de guet doit être actif, il est temps de faire attention à la chasse, surtout à proximité de la capitale.
Le CAO.700 vire à l’est pour contourner l’agglomération, puis revient au nord avant de prendre au sud-sud-ouest au-dessus de la ville. Déchaînement de la flak mais, même s’ils se rapprochent, les gros noirs explosent trop bas pour l’instant. Etrange, mais toujours aucun chasseur… Devant, bien visible, la Rummelsburger See (la “piscine” des Berlinois) avec, derrière elle, la Spree qui coupe Berlin en deux.
Il est temps de mettre les Planiphotes en action. Voici Tempelhof, où l’observateur dans le nez distingue encore, à la jumelle, les flammes d’un incendie dans l’aérogare et des nuages de fumée qui montent vers le ciel. La flak tonne toujours, deux gros noirs explosent à 150 mètres à droite ! Passe reco terminée, on coupe les caméras, le pilote plonge et vire plein sud pour dérégler la télémétrie, avant de rétablir mille mètres plus bas, à 7 000 mètres, pour remonter à 8 500 puis 9 000 mètres quand éclatent les obus au niveau précèdent.
Des scintillements beaucoup plus bas à gauche brillent dans le soleil levant : « Chasseurs loin en bas ! » annonce le mitrailleur arrière. Manettes dans la poche, l’Acrux file à 540 km/h et distance peu à peu les chasseurs en montée. Des zincs fatigués par les combats ou une ancienne version de Messer ?
Dresde par tribord avant, il est temps de ralentir et de reprendre le cap pour la deuxième partie de la mission.
Bientôt 08h00, Augsbourg à 350 km cap au 217, le moteur 2 chauffe un peu… Le réduire légèrement… 480 km/h au badin, la température du 2 se stabilise. On reste comme ça pour l’instant.
Nuremberg à bâbord. Six… huit… non, douze 12 Messer luisent au soleil, mazette ! Une escadrille complète, c’est trop d’honneur ! Ils sont presque au même niveau, mais encore à au moins à 7 ou 8 nautiques. Quelques secondes d’hésitation… Augsbourg attendra. Le pilote met franchement le cap plein sud, tout en montant les trois moteurs valides presque à pleine puissance. 500… 510… 520, un léger piqué… 535 km/h… Ça devrait suffire : les Messer ont dû bouffer une bonne partie de leur essence pour monter aussi vite et aussi haut, ils devraient vite abandonner.
Eviter Munich par l’est… Quelques traceurs rageurs fendent le ciel loin derrière. Il y a encore quatre zincs qui courent après l’Acrux, mais loin ! Retour cap au sud. Les deux derniers 109 abandonnent – avec un peu de chance, ils iront aux vaches !
Réduire les moteurs… Les premiers contreforts des Alpes enneigées défilent sous les ailes. Déborder Innsbruck par l’ouest, au cas où…
………
Au-dessus de l’Italie – Le col du Brenner, l’Italie… On souffle : plus grand chose à craindre de ce côté de la montagne. Bolzano… Tiens donc, les Italiens sont réveillés, leur DCA tonne, en vain. Trente. Le lac de Garde, survolé dans toute sa longueur…
Le 2 donne de vrais signes de faiblesse. Par précaution, couper l’arrivée d’essence, hélice en drapeau. Le moteur s’arrête, tout éteint, et la vitesse chute à 430 km/h.
Parme… Quelques obus explosent dans le sillage de l’Acrux. La mer au loin… On perd un peu d’altitude, mais ça reste raisonnable. Il est temps de siffler les copains à Bastia ou à Calvi. Au sud de La Spezia, on passe la côte à 7 500 mètres stabilisés.
Devant, à mi-chemin du cap Corse, une demi-douzaine de monomoteurs grimpent vers le CAO.700. Des Curtiss, qui encadrent l’Acrux. Signe amical du leader : pas de RI 537 à bord, donc pas de contact radio possible. Plus qu’à se laisser porter gentiment jusqu’à Ajaccio, l’Armée de l’Air veille au grain.
Pendant ce temps, le navigateur se livre à quelques calculs rapides… Il reste suffisamment d’essence pour rentrer en Algérie ! Ce sera bien plus facile d’y réparer le moteur 2 qu’à Ajaccio, dont l’aérodrome doit toujours être encombré par les 12 Farman, qui n’ont pas encore pris le chemin du bercail.
………
Au-dessus de Bastia, 09h00 – « Navigateur au pilote, on peut rentrer à la base sur trois moteurs sans s’arrêter à Ajaccio ! Il reste de quoi faire au moins 1 500 km dans les réservoirs. En prenant au 227, on a 1 200km pour Tafaraoui. On réduit à 400 km/h par sécurité. Au pire on se déroutera sur Alger ou Blida en cas d’urgence. On sera à la maison pour la soupe ! »
………
Tafaraoui, 12h20 – Légèrement retardé par un vent de face, le CAO.700 se pose en douceur, malgré le moteur 4, qui commençait à donner lui aussi des signes de faiblesse. Les mécanos vont avoir du travail. Mais une fois encore, très vite, la meilleure solution, aussi pratique qu’évidente, va s’appeler Pratt & Whitney…
Deux heures plus tard, les Farman de la B5 et de la E10 sont de retour au nid, pendant que ceux du GB I/15 retournent en Tunisie


13 novembre 1940
La guerre des Farman bombardiers (fin)
Tafaraoui
– Voilà, c’est fini. Le Jules et ses deux acolytes sont rangés côte à côte devant le hangar Farman. Ils vont être transformés pour abandonner leur rôle de bombardier. Première opération prévue : décaper la peinture noire, pendant que seront démontés les lance-bombes, les réservoirs de fuselage et le poste bombardier. Le nez vitré et le poste navigateur resteront toutefois en place.
Viendra ensuite, en plus d’une révision générale, l’installation d’une grande porte cargo, d’un plancher renforcé et de banquettes rabattables sur les flancs. Des radios américaines sont aussi prévues… quand elles auront été reçues !
Yonnet : « Le Pacha nous a annoncé huit jours de permission bien méritée… Plus galons, citations et médailles dès que la paperasse sera faite. La passation de Commandement et la remise du Fanion d’Escadrille se feront à la fin du mois.
Par ailleurs, un dessinateur anonyme a modifié le dessin de l’Escadrille peint sur le mur du poste des Maîtres, en ajoutant au fusain la silhouette du Jules tournant autour de la Lune ! Ce que tout le monde a approuvé sans rechigner.
Au retour de perm’, les équipages seront reformés pour être adaptés au Glenn : un pilote, un navigateur, un mitrailleur arrière. Certains vont nous quitter et, bien sûr, d’autres vont arriver pour mettre l’Escadrille à 15 équipages et 12 avions plus 3 rechanges.
L’Escadrille est censée être opérationnelle sur Glenn entre le 15 et le 20 décembre prochain. Une nouvelle aventure commencera alors ! »




Fin janvier 1941
Patrouille lointaine
Atlantique Sud
– A 300 km au large de l’île de Saõ Miguel (Açores), le Farman 222 E10.4 Acubens fait une très mauvaise rencontre : celle d’un collègue allemand, un Fw 200 Kondor. Bien mieux armé, celui-ci se montre très agressif et seule l’arrivée opportune d’un Sunderland australien sauve la mise du Français ! Le Sunderland parvient à… tourner le dos à l’Allemand à courte distance, et une longue rafale de sa tourelle de queue quadruple vient à bout du puissant mais fragile Kondor, qui n’avait été que très légèrement endommagé par le Farman. Il doit se poser sur l’eau. Le Sunderland récupère l’équipage et le dépose à Port Lyautey avant de continuer sa route vers Freetown. Quant à l’Acubens, il rentrera percé comme une écumoire, un moteur en moins et deux blessés à bord. Il faudra plus de quinze jours aux mécanos pour le remettre en ligne.
Du coup, les F-222 obtiendront l’armement réclamé depuis longtemps : un jumelage de Browning M2 de .50 dans chacune des tourelles (nez et arrière).
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houps



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MessagePosté le: Ven Nov 15, 2024 10:32    Sujet du message: Répondre en citant

11 novembre 1940
La guerre des Farman bombardiers
Tafaraoui, 07h30


Au-dessus de la France,
03h00, on quitte le continent. Une forme sombre nous serre à bâbord. De son nez vitré, une lampe clignote en morse : 5…B…2 ! Le Flammarion a rejoint, ouf ! Soulagement général à bors !

Soit c'est l'émotion, soit c'est un terme de l'Aéronavale que je ne connaissons point...

Le cap Corse sous nos ailes. Il est temps de prévenir Ajaccio de notre retour. Plus qu’à suivre la cote à main gauche, en commençant à descendre doucement.

A dix contre un ?

On le suit jusqu’au parking. Derrière, les autres suivent.

Je suggère " Il nous précède jusqu'au parking."

J’ai l’impression de voir les yeux de Daillière briller dans le noir du cockpit. Plus qu’à aller boire un café, casser la croûte et discuter le coup avec les copains, pour savoir ce qui s’est passé : c’est bien d’être devant, mais on ne voit strictement rien sur ce qui se passe derrière, sauf dans les rétros. »

survient ? se déroule à l'arrière ?
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loic
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MessagePosté le: Ven Nov 15, 2024 13:58    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
En prenant au 227, on a 1 200<espace>km pour Tafaraoui.


Bravo ! Applause
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On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
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raven 03



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MessagePosté le: Ven Nov 15, 2024 16:32    Sujet du message: Répondre en citant

John92 a écrit:
raven 03 a écrit:

...
et l'erreur de frappe ...
...
on garde la demonination pour les Escadrilles en B1 ,B2 ou E10 pour eviter d'avoir justement à modifier toute la FTL .....pas moyen de faire autrement , de toutes façons , "l'indien " a fini accroché par le cou à la grande vergue avant qu'il sevisse...!!! Embarassed Embarassed Embarassed Laughing Laughing Laughing
...


Erreur de frappe ou lapsus révélateur?

------------------------------------------------------------->[]


> John , arffff lll merci ,i Twisted Evil Twisted Evil Twisted Evil je comprends vite mais il faut m'expliquer longtemps.....en l'occurence , 24 heures dans ce cas là .... et merci pour les autres corrections....

>Houps c'est bien entendu "à bord" .

> merci Loic , evidement c'est "1200 km"

bonne apreme à tous
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DMZ



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MessagePosté le: Ven Nov 15, 2024 17:13    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Pendant ce temps, les Morane du III/1 et les Curtiss du I/9 maintiennent à tour de rôle une patrouille triple (3 x 2) sur zone.

Une patrouille triple, c'est 3 x 3.

Citation:
Quatrième, les douze cylindres semblent tous là, même si c’est pas encore çà, cinquième tour, sixième…

ça est là...

Citation:
Yonnet : « Devant nous, on distingue déjà le trait de côte sous les faibles lueurs d’un ciel sans nuages. A tribord, quelques lumières d’une ville côtière. Comet : « On a dérivé légèrement vers l’est, c’est Fréjus à tribord avant. Viens au 337 en passant la côte, Grenoble 210 km pour 40 minutes. Garde quand même un œil au relief en dessous ! ».

Pas de couvre feu en France ?
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Nov 15, 2024 18:32    Sujet du message: Répondre en citant

La patrouille triple FTL, dès juillet 40, c'est 3x2 (en fait, c'est l'ancienne patrouille double).

Oui bien sûr, il y a black-out, c'est juste "quelques lumières" d’une ville.
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Capu Rossu



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MessagePosté le: Ven Nov 15, 2024 19:56    Sujet du message: Répondre en citant

Bonsoir,

Quand on survole le Vercors en tirant sur le lac d'Aiguebelette pour traverse l'Isère, on laisse Voreppe sur la droite et La Chartreuse encore un peu plus loin sur la droite.

@+
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demolitiondan



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MessagePosté le: Ven Nov 15, 2024 20:24    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
masse noire parsemée de points lumineux et coupée en deux par le ruban argenté de l’Isère


Euh non ... Outre le black out, à cette époque, Grenoble est une petite ville marécageuse coincée au bord de l'Isère, vu sur le Néron (la Chartreuse). Son confluent le Drac est sur le bord, et passe à gauche sur un axe Nord-Sud. A sa gauche, il n'y a que les contreforts du Vercors et certains villages qui verront plus tard grandir les Ratons-laveurs.
Si les Farmans passent à gauche, c'est la Tour sans Venin, Voreppe puis ensuite la Chartreuse.

[img]Il doit se poser sur l’eau[/img]

Un Kondor amerrir ? Avec son longeron hyper fragile ?
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Hendryk



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MessagePosté le: Ven Nov 15, 2024 20:42    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
Euh non ... Outre le black out, à cette époque, Grenoble est une petite ville marécageuse coincée au bord de l'Isère, vu sur le Néron (la Chartreuse).

Allons, pas si petite que ça, une centaine de milliers d'habitants tout de même. Et puis il y a le bassin industriel de Jarrie pas loin, qui malgré le couvre-feu doit quand même avoir quelques illuminations?
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demolitiondan



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MessagePosté le: Ven Nov 15, 2024 20:51    Sujet du message: Répondre en citant

96 000 pour la totalité du bassin, moins les fuyards et les dégats issus des combats de 40. Voici une photo de Grenoble en 1943. Comme vous le voyez, à part la vieille ville ...

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DMZ



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MessagePosté le: Ven Nov 15, 2024 21:07    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
La patrouille triple FTL, dès juillet 40, c'est 3x2 (en fait, c'est l'ancienne patrouille double).

OK, bien que le rapport D'Harcourt n'ait été diffusé que de manière restreinte à partir du 6 août, il y a en effet tout lieu de penser que la pratique de la patrouille légère s'est généralisée le 11 novembre.

Mais le rapport parle bien de patrouille légère. Le vocabulaire aura-t-il déjà évolué pour qu'on parle couramment de patrouille sans préciser légère quand il n'y a que deux chasseurs ?
Citation:
Ainsi, jusqu’à ce que les résultats d’une évaluation plus approfondie soient disponibles, nous recommandons de passer à l’utilisation systématique de la patrouille légère (2 avions), en particulier si la proportion de pilotes peu expérimentés est élevée dans l’unité. Le choix entre la patrouille légère triple (3 x 2 avions) ou la patrouille légère double (2 x 2) est pour l’instant laissé à l’appréciation du commandant d’unité.

Nota : l'ancienne patrouille double c'est 2 x 3 et non 3 x 2, ça change tout et c'est pour ça que c'est important de préciser « légère » à ce stade me semble-t-il.

À propos de ce rapport, j'ai constaté quelques points qui mériteraient révision :
Annexe 1940 (A D1) - L’Armée de l’Air après le “Grand Déménagement” - Chasse
Citation:
1. Formations de vol
Jusqu’en mai 1940, les tactiques de la Chasse reposaient sur le vol en “patrouille simple” (3 avions) articulée au niveau de l’escadrille en patrouille double (6 avions, la formation la plus fréquemment usitée) ou en patrouille triple (9 avions). Une Escadrille engageait 12 à 18 avions échelonnés à différentes altitudes.

Toutes les combinaisons de patrouilles simple et légères étaient permises au bon vouloir du commandant de l'escadrille. La patrouille mixte, en particulier, était définie (3 + 2).

Un groupe de chasse avait une composition théorique de 2 (escadrilles) x 12 + 2 (avions de commandement) + 8 (volant de réserve), soit 34 appareils dont 26 opérationnels. C'est le groupe qui pouvait engager plus de 12 appareils. (source SHD)

Citation:
Notons ici que le plan VI prévoyait une extension des escadrilles à 15 appareils (5 patrouilles simples), donnant pour un groupe une dotation théorique de 30 avions, plus 2 pour le chef de groupe et son second.

Le plan VI prévoyant trois escadrilles de 10 avions par groupe soit 3 x 10 + 3 + 8 = 41 appareils dont 33 opérationnels et non deux escadrilles de 15. (source SHD)

Citation:
2. Consignes de combat
Jusqu’en mai 1940, les chasseurs ennemis devaient être attaqués en combat tournoyant.
Les bombardiers devaient être attaqués par le travers, pour réduire la menace de leur armement défensif et augmenter la taille de la cible pour l’attaquant. Les armes étaient réglées pour obtenir la plus forte densité de projectiles à 300 m.
Au combat, l’attaque par le travers s’est révélée impraticable, car nos chasseurs ont régulièrement manqué du délai d’alerte nécessaire.

J'ai un doute sur le fait que le combat tournoyant ait été la tactique de base jusqu'en mai 1940. On connaissait déjà les bienfaits de l'énergie cinétique et de l'énergie potentielle.

Quand à l'attaque par le travers, c'est son impraticabilité avec l'augmentation de la vitesse des bombardiers qui en faisait des cibles à défilement beaucoup trop rapide, et non le manque de préavis pour se placer en bonne position, qui la rendit obsolète avant mai 1940 si je me souviens bien. Il avait déjà été constaté que si le chasseur et sa proie avaient des vitesses comparables, l'attaque par le travers était illusoire.

À part les sources SHD mentionnées, il va falloir que je retrouve celles des autres remarques.
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Hendryk



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MessagePosté le: Ven Nov 15, 2024 21:12    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
96 000 pour la totalité du bassin, moins les fuyards et les dégats issus des combats de 40. Voici une photo de Grenoble en 1943. Comme vous le voyez, à part la vieille ville ...

En tout cas je vois le lycée Champollion, c'est déjà ça.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Ven Nov 15, 2024 21:50    Sujet du message: Répondre en citant

Ouaip, en limite de ville avec la caserne de Bonne. Comme quoi ...
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John92



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MessagePosté le: Dim Nov 17, 2024 09:20    Sujet du message: Répondre en citant



11 novembre 1940

La guerre des Farman bombardiers

Tafaraoui, 07h30


...

Les 1 200 km avalés à la vitesse de croisière maximum, ils se posent en Corse juste à temps pour la soupe, pendant que les mécanos dispersent les avions (chose pas très aisée, vu la taille des avions (leur taille?) et l’encombrement de l’aérodrome) pour les armer et refaire les pleins.

...

Ajaccio - Campo dell’Oro, 17h00

...

Mi-piste, le cul se lève un peu , les commandes répondent – un peu !

...

En virage à bâbord, cap au sud quelques minutes en sortant du golfe, avant de virer à 180°.

...

L'Acrux au-dessus de l’Allemagne, 07h00

...

Ça devrait suffire : les Messer ont dû bouffer une bonne partie de leur essence pour monter aussi vite et aussi haut, ils devraient vite abandonner .

Eviter Munich par l’est… Quelques traceurs rageurs fendent le ciel loin derrière. Il y a encore quatre zincs qui courent après l’Acrux, mais loin ! Retour cap au sud. Les deux derniers 109 abandonnent (renoncent?) – avec un peu de chance, ils iront aux vaches !

...
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