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Le Front Russe, Juin 1944
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Le Chat



Inscrit le: 12 Jan 2020
Messages: 287

MessagePosté le: Lun Juin 10, 2024 17:58    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
J'ai le bagne le plus mondain de tout le sahara. Hein, pour la référence.


La folie des grandeurs ? Avec tous les grands d'Espagne qui pousse une GIGANTESQUE noria pour amener un tout petit filet d'eau à la plante du gardien chef... qui se finit par se faire bouffer par un dromadaire ! (la plante, pas le gardien chef) ...

https://www.youtube.com/watch?v=pxvvJ5YhNcI
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"Tout fout le camp, je vous dis : la preuve : Shakespeare a réussi à écrire Henri VIII. Stallone, lui, n'est pas allé au delà de Rocky VI". (Le Chat, P. Geluck)
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demolitiondan



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Messages: 9669
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MessagePosté le: Lun Juin 10, 2024 18:27    Sujet du message: Répondre en citant

@ Finen : les nazis " " "impressionnent " " " par leur technicité, les oustachis par leur cruauté ... les croix fléchées sont juste des hons. Un genre de Trumpiste du nazisme. Avec la casquette verte "visszaállítani Magyarország nagyságát" (oui je sais c'est long ...) et la certitude absolue d'être un genre de peuple élu indispensable, entre l'orient et l'occident. Ca te rappelle rien ?
@ Le chat :
Citation:
La folie des grandeurs ? Avec tous les grands d'Espagne qui pousse une GIGANTESQUE noria pour amener un tout petit filet d'eau à la plante du gardien chef... qui se finit par se faire bouffer par un dromadaire ! (la plante, pas le gardien chef) ...


Belle métaphore non ?

La folie des grandeurs ? Avec tous les grands d'Europe qui pousse une GIGANTESQUE noria pour amener un tout petit territoire aux Nations-Unies... qui se finit par se faire bouffer par un sous-fifre de l'URSS !
(Au garde du NKVD) OH IL EST LA AUSSI !
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Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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Archibald



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Messages: 9679

MessagePosté le: Lun Juin 10, 2024 18:42    Sujet du message: Répondre en citant

Et tout le monde rigole à la fin, y compris le dromadaire (ou chameau).
_________________
Sergueï Lavrov: "l'Ukraine subira le sort de l'Afghanistan" - Moi: ah ouais, comme en 1988.
...
"C'est un asile de fous; pas un asile de cons. Faudrait construire des asiles de cons mais - vous imaginez un peu la taille des bâtiments..."
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FREGATON



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Messages: 4182
Localisation: La Baule

MessagePosté le: Lun Juin 10, 2024 18:55    Sujet du message: Répondre en citant

Archibald a écrit:
y compris le dromadaire (ou chameau).

Je te rappelle humblement qu'un chalumeau est un dromaludaire à deux buses... Rolling Eyes
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La guerre virtuelle est une affaire trop sérieuse pour la laisser aux civils.
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Etienne



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Messages: 2861
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MessagePosté le: Lun Juin 10, 2024 18:57    Sujet du message: Répondre en citant

à deux bosses, plutôt? Arrow
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"Arrêtez-les: Ils sont devenus fous!"
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Capu Rossu



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MessagePosté le: Lun Juin 10, 2024 19:27    Sujet du message: Répondre en citant

Bonsoir,

Citation:
En juin 1944, le général de division Émile Barazer de Lannurien – rappelé en 1939 de sa retraite en date de 1938 – se repose à Saint-Servan. Officier général de corps d’armée pendant la Drôle de Guerre, il a été ensuite commandant en second de la 1ère Région militaire après une hospitalisation durant l’hiver 1939-40.


Dans les bouquins du SHAT, concernant les Grandes Unités Françaises, je n'ai trouvé aucun général commandant un CA portant ce nom.

@+
Capu
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Wings



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Messages: 454
Localisation: U.S.A

MessagePosté le: Lun Juin 10, 2024 19:37    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
@ Loïc : pour ne pas s'embêter – "cinq fusils à lunette allemands tout récents – de belles armes – "

@ Wings
Merci. La FTL est une œuvre collective !
Cela te va-t-il comme ça ?

Après tout, les Croix-Fléchées n’oublient pas que les Juifs ont lapidé le premier Saint Etienne, ce qui en fait forcément des ennemis héréditaires du second, Saint Etienne 1er, roi de Hongrie. Non ?…


C'est parfait!
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"It takes the Navy three years to build a ship. It will take three hundred years to build a new tradition. The evacuation will continue." Sir Andrew Cunningham, Mai 1941
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demolitiondan



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MessagePosté le: Lun Juin 10, 2024 19:52    Sujet du message: Répondre en citant

Officier commandant pas commandant Capu Cool
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C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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Heorl



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MessagePosté le: Lun Juin 10, 2024 20:09    Sujet du message: Répondre en citant

Capu Rossu a écrit:
Bonsoir,

Citation:
En juin 1944, le général de division Émile Barazer de Lannurien – rappelé en 1939 de sa retraite en date de 1938 – se repose à Saint-Servan. Officier général de corps d’armée pendant la Drôle de Guerre, il a été ensuite commandant en second de la 1ère Région militaire après une hospitalisation durant l’hiver 1939-40.


Dans les bouquins du SHAT, concernant les Grandes Unités Françaises, je n'ai trouvé aucun général commandant un CA portant ce nom.

@+
Capu


Il pouvait être un adjoint de GA, dans une armée ou au GCG par exemple. Surtout si de santé fragile.
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Les douze maximes de l'adjudant-chef

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loic
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MessagePosté le: Mar Juin 11, 2024 07:28    Sujet du message: Répondre en citant

Voir forum ATF pour le général Emile BARAZER de LANNURIEN :
Citation:
Commandant du corps d'armée G du 02/09/39 au 18/11/39
En congé de convalescence du 18/11/39 au 18/12/39
En disponibilité du 18/12/39 au 16/01/40
Adjoint au commandant de la 1ere région du 05/01/40 (effectif 16/01/40) au 01/07/40 (date administrative)

Il aurait été mis à la disposition du général Héring commandant de l'armée de Paris du 11/06/40 au 25/06/40.
Si cela se confirme, comment a t il pu se tirer de l'encerclement des armées du Nord (Par Dunkerque ?)

Il pourrait donc faire partie du GD, mais, à 64 ans et à peine convalescent, pourrait "faire don de sa personne" pour rester en métropole.
_________________
On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
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DMZ



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MessagePosté le: Mar Juin 11, 2024 08:36    Sujet du message: Répondre en citant

Émile Barazer de Lannurien n'a été en convalescence qu'un mois, ça ne plaide pas pour une santé fragile. Il est rappelé en janvier pour être adjoint au commandant de la première région et a été commandant de l'École supérieure de Guerre avant guerre, il serait étonnant qu'il soit laissé en arrière. Il devrait être évacué et se retrouver dans un état-major ou en charge d'une école pour officiers créée dans l'Empire.
_________________
« Vi offro fame, sete, marce forzate, battaglia e morte. » « Je vous offre la faim, la soif, la marche forcée, la bataille et la mort. » Giuseppe Garibaldi
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Casus Frankie
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Messages: 13927
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MessagePosté le: Mer Juin 12, 2024 08:39    Sujet du message: Répondre en citant

20 juin (1)
Mer Baltique
Loups rouges
Entre Suède et Prusse orientale
– Torpilles sous la Baltique ! En pleine nuit, à sa tourelle, la vigie du S-13 voit filer vers elle trois ou quatre sillons caractéristiques. Cloche d’alarme ! Le capitaine de 3e classe Alexander Marinesko ordonne d’accélérer et d’abattre au maximum. Ouf ! Les engins encadrent le sous-marin, glissant à bâbord et tribord.
Mais Marinesko ne compte pas en rester là : aucune silhouette en surface à l’horizon. Alors, c’est un p… d’U-boot ! Le S-13 plonge immédiatement et se tapit, immobile, attendant que son adversaire fasse du bruit ou, mieux encore, surface…

Commandos navals
Secteur de Tapiau (Prusse orientale)
« Arrivés à proximité de la grande forteresse, le groupe se fit discret. Jusqu’à tomber, en furetant à gauche et à droite, sur le local d’archives du PC. Faisant garder la porte par ses hommes, le premier maître N.S. Kadurine y enra et entreprit tranquillement – quoique rapidement ! – de faire le tri dans les dossiers.
Quand il ressortit, une heure plus tard, le scout S.M. Nepomniachtchi et l’aspirant N.K. Nikitine portaient pour lui une grosse pile de cartons. Le temps de les charger dans le camion avec lequel ils étaient venus, et le groupe repartit vers le nord et les lignes de Tilsit, sans qu’aucun Allemand se soit posé la moindre question sur leur présence ! »

(Commandos in the Baltic and Danuba: Soviet Naval Spetsnaz in World War II, Yuriy Strokhnine, Naval Institute Press, 1996)

L’art d’utiliser les Slovaques
Opération Dukla-Carpates
Kassa/Košice (Grande Hongrie)
– Après l’unité Schutzstaffel de l’avant-veille, c’est au tour de la 178. PanzerGrenadier Tatra (Friedrich-Wilhelm von Loeper) d’accourir pour défendre le royaume magyar (étendu) face à la menace communiste. Les jours suivants, la division – qui est loin d’avoir assez d’effectifs pour défendre toute la ligne de Kysak jusqu’à Michalovce – improvisera une série de bouchons, notamment à Drienov et Parchovany, en partant du principe que les reliefs du secteur de Banksé (au centre) sont impropres à une chevauchée mécanisée.
C’est peu – néanmoins, la Tatra relève tout de même le niveau des défenseurs, attendu que les troupes de l’Axe dans le secteur étaient proprement anémiques avant son arrivée. Bien sûr, cette formation a été improvisée à partir d’un agglomérat de Kampfgruppen de qualités inégales, et motorisée avec des véhicules de récupération. Mais depuis, le tout a été éprouvé dans les combats contre les Slovaques pour la route de Bartoška. La Tatra peut donc faire illusion, voire espérer tenir quelques jours avec une efficacité relative. Car, contrairement à la Horst-Wessel, si c’est une unité de second ou de troisième rang, elle a au moins un rang !

La Hongrie, coûte que coûte
Dos au mur
OKH, bunker Maybach I (au sud de Berlin) et Adlerhorst (château de Kransberg, Hesse) –
La suggestion d’arrêt de Schwabenwall, avant une hypothétique stabilisation de la ligne de front autour des monts Apuseni, a provoqué une nouvelle crise de désillusion, de stupeur, voire de (discret) abattement à l’OKH. Dire qu’il y a trois mois, on faisait Friedericus II ! Il y a deux ans, Barbarossa triomphait sur les terres slaves, et deux ans plus tôt encore, la guerre était gagnée, puisque Paris était pris ! Comme ces temps glorieux sont loin…
Mais à cette heure, à l’état-major allemand, tous conviennent que la proposition d’Heinrici est la seule raisonnable. Schwabenwall a échoué – l’attaque a secoué les Rouges, mais elle a échoué, c’est comme ça… S’acharner sur Cluj-Napoca ne fera rien sinon entraîner des pertes sans aucun progrès notable. Mieux vaut encaisser ses gains – le 2e Front Ukrainien est sûrement hors de combat – et s’arrêter pour aider la 17. Armee, en manœuvrant tant que la pluie cloue encore au sol les aviations ennemies.
Et s’il faut céder du terrain pour cela… tant pis. Le Troisième Reich frappe là où il choisit de frapper ! Maintenant, il convient de se préoccuper de Zigeunerbaron. De toute façon, la Transylvanie et la grande plaine hongroise n’apportent rien à l’Allemagne ! Ou si peu… Il y a bien encore les mines de métaux de Neustadt (Nagybánya, Baia Mare (1) ) mais celles-ci sont désormais à peu près inexploitables, car situées à la pointe d’un saillant de plus en plus bombardé et qui a de moins en moins de raison d’être. Reculer permettrait au HG A de reconcentrer la 8. Armee de Walter Weiß, dangereusement étirée (cette curieuse percée dans les Carpates vers Prešov !) et au HG E de faire de même avec la 12. Armee d’Alexander Löhr, toujours en garde-flanc face aux Anglo-Yougoslaves en Voïvodine (en revanche, nul ne se préoccupe de la Croatie et des SS qui s’y trouvent). Ainsi, en économisant presque 600 kilomètres de front, on dégagerait des réserves et on pourrait, ensuite, repartir de l’avant… par exemple, pour reprendre ces fameux champs pétroliers hongrois volés par la perfide Albion, avec l’aide des SS-Panzerkorps revenus victorieux de la Meuse !
………
En raison de l’urgence, ce discours est présenté au Führer au téléphone par un Hans Krebs, à la tête d’un OKH très divisé – mais unanimement inquiet d’être accusé de défaitisme – et lui-même supervisé par un Heinz Guderian particulièrement prudent. C’est peu dire que l’idée est peu goûtée par Hitler. Ce dernier semble bien fatigué : il faut que Krebs et Treusch von Buttlar-Brandenfels s’y reprennent à plusieurs fois pour lui répéter certaines données qu’il a pourtant dû entendre, mais qu’il n’a visiblement pas vraiment écouté. Le Guide souffre assurément toujours des séquelles de l’ignoble attentat de mars… Cependant, lorsqu’il prend la parole, son discours n’en est pas moins solidement construit – faute d’être tout à fait réaliste.
– Messieurs, ces arguments ne sont pas recevables ! Aujourd’hui, une retraite en plaine serait un désastre. Nous ne pourrions pas nous assurer la maîtrise du ciel – n’insistez pas, Göring ! – et nos réserves de carburant ne permettent pas une rotation satisfaisante de notre infanterie en camions. La logistique ferroviaire est fragile, celle par voie fluviale impossible. Si nous concédons la ligne des Apuseni aux Rouges, nous concédons dans les faits tout le territoire hongrois jusqu’au Danube – au moins ! – sans aucune garantie de pouvoir nous rétablir et en prêtant de surcroît le flanc à deux offensives à partir de Belgrade ou Prešov, qui achèveraient de détruire nos troupes ! Donc, se retirer, c’est simplement ouvrir la porte de Vienne voire de Prague aux Rouges et aux Anglo-Saxons !
– Mon Führer,
s’exclame Krebs, les forces bolcheviques sont à bout de souffle !
– Je le sais parfaitement. Sauf si nous leur donnons le temps de respirer. Voilà pourquoi il faut maintenir la pression par Schwabenwall !

Evaluant peut-être avec sagacité l’état des forces de Bagramian – qui, dans les faits, n’est absolument pas hors-jeu ! – Hitler ajoute : « Libérez la main droite des Soviets, et elle marchera forcément avec la gauche. Nous avons attrapé la droite, il faut à présent contraindre la gauche ! »
Le Führer enlève ses lunettes, geste qui souligne le léger tremblement de sa main droite pour ses proches (mais ses généraux ne le voient pas), avant de reprendre, le combiné bien collé à sa main gauche : « Alors, il faut que von Arnim tienne. Il faut que le fantassin allemand tienne. Qu’il comprenne que défendre la Transylvanie, c’est demain défendre le Vaterland. Il n’y a pas d’alternative à la victoire. Faites remonter les divisions des Portes de Fer, demandez des renforts à Rendulic, trouvez des troupes où vous voulez – sauf sur le lac Balaton – mais il ne faut pas reculer. C’est la seule issue. Sinon, on se battra sur le Danube. »
Construit, apparemment logique, mais ne débouchant que sur une solution… sans doute chimérique. Une incohérence que personne autour de la table ne relèvera immédiatement – du moins, pas ouvertement.
La Wehrmacht est en échec… et le mat est proche. Sinon déjà là.

Opération Schwabenwall
1ère Armée magyare et blindés allemands, dépression de Guruslau
– La nuit n’a pas amélioré la situation de la 11. Panzer (Wend von Wietersheim), désormais proche d’être carrément encerclée ! Après Borșa, le 9e Corps Mécanisé (M.I. Savelyev) poursuit vers Iclod, pour se heurter aux environs de Luna de Jos à la 17. Panzer (Karl-Friedrich von der Meden). Celle-ci a reçu l’ordre de lancer « une attaque déterminée » pour secourir la division de von Wietersheim – mais seulement celle-ci, pas les unités hongroises.
Derrière, à Feiurdeni, les divisions magyares souffrent donc : le 16e Corps Blindé d’Andrei Getman est tombé sur la pauvre 10e DI (Frigyes Vasváry), soutenue par… personne, sinon la 27e DI (András Zákó), qui doit également composer avec la remontée de 59e Armée (Ivan Korovnikov), voire de certains éléments de la 47e Armée (Filipp Zhmachenko). Cette lutte tragique et inégale se conclut fort logiquement : l’infanterie hongroise part en déroute ! La 27e fuit vers le nord et la 10e vers l’est, tandis que la 5e DI (Zoltán Algya-Papp) se retire sans en avoir vraiment reçu l’ordre vers Bonchida (Bonisbruck, Bonțida) avant d’être submergée. Du coup, l’attaque « déterminée » de von der Meden – qui partait déjà mal – échoue logiquement, à cause de tous ces nouveaux adversaires. Et la route Cluj-Napoca-Dej est coupée vers Jucu dans l’après-midi par Getman. La faute aux Hongrois, encore une fois ! Désormais, pour la 11. Panzer (et la 5e DI hongroise…), il faut se retirer au plus vite par les petites routes de l’est vers Neuschloss (Szamosújvár, Gherla) avant qu’il ne soit trop tard, et en profitant de que les Rouges n’ont pas encore poussé trop fort. Si on les y autorise, évidemment.
Ailleurs, c’est toujours la pagaille. Au centre, la 19. Panzer (Hans Källner) n’a toujours pas repris son souffle et est hors d’état d’avancer, même face à la seule aile gauche de la 47e Armée (Filipp Zhmachenko). Avec les Tiger du 502. schw. Pz Abt (Major Horst Richter-Rethwisch), mais sans infanterie pour tenir le terrain, elle peut toujours charger et infliger quelques pertes, bien sûr. Mais même pour cela, le ravitaillement commence à manquer.
Et d’ailleurs, charger vers où ? Certes, sur le flanc droit, la 13. Panzer (Helmutt von der Chevallerie) et le 560. schw. PzJ. Abt (Major Rudolf Markowz) se débrouillent toujours bien face au 8e Corps Mécanisé (Vladimir Baskakov) – durement éprouvé – mais ça ne règle pas pour autant la dramatique défaillance de la 1ère DI hongroise (Gusztáv Deseö) et même du XLII. AK (Frank Mattenklott), en plein repli respectivement vers Almașu et Heynod (Bánffyhunyad, Huedin) face à la 38e Armée (Kyrill Moskalenko) ! Les T-34 virevoltent dans la plaine et se portent où bon leur semble… et les panzers sont seuls, alors que c’est à présent la droite allemande qui paraît en danger d’effondrement.

Pour contrer Schwabenwall
Front de la 11. Armee, monts Apuseni
– Rien à signaler de particulier dans le secteur de Georg-Hans Reinhardt. Les Roumains poussent douloureusement et les Russes bombardent. Tout ça n’est pas vraiment inquiétant. Mais pour aujourd’hui seulement.

Front de la 17. Armee, région des Portes de Fer – La bataille pour la vallée de la Mureș commence à devenir vraiment insupportable pour la Heer, qui n’en peut plus de se faire matraquer encore et encore par des salves d’acier puis des vagues de chair soviétique.
Après la 18e Armée (A.A. Gretchko), éreintée par l’exercice sanglant qu’on lui inflige, Fiodor Tolboukhine envoie aujourd’hui au feu la 14e Armée (Valerian Frolov). Chargée jusque-là de tenir le flanc nord face à la 11. Armee (qui n’est pas une menace), cette troupe n’a pas encore assez donné, selon le maréchal. Il faut donc qu’elle retourne au charbon – en compagnie le 6e Corps Blindé de la Garde (Alexander Shamshin), lequel commence d’autant plus à prendre l’ascendant sur les panzers… qu’il n’a presque plus d’adversaire.
Et ça marche : depuis Gurasada, les Soviétiques frappent le flanc allemand à Câmpuri-Surduc et commencent à traverser ici la Mureș, en écartant les faibles débris de l’infanterie allemande – le XLVIII. ArmeeKorps (Wolfgang Lange), en déroute vers Zam et qui suit le fleuve – tandis que la 14. Panzergrenadier (Erich Schneider) gagne du temps. Le temps, par exemple, pour que la 17. SS-Freiwilligen Kavallerie-Division Maria Theresa (August Zehender) et la 20. Panzergrenadier (Georg Jauer) se retirent de Dobra vers Grind, afin de prévenir toute manœuvre d’encerclement, puis tentent de fermer la route de Birkendorf (Facsád, Făget). Elles y parviennent… mais pas complètement, et certainement pas au complet. A la nuit tombante, la situation est au moins incertaine et, au surplus, d’une grande fluidité car les blindés d’Alexander Shamshin auraient réussi à s’infiltrer autour de Lăpugiu de Jos en passant par… le moindre chemin disponible.
Dans la soirée, Gotthard Heinrici prend acte qu’on lui a ordonné de trouver des renforts, n’importe lesquels… Il ordonne donc le repli de 95. ID (Gustav Gihr) et de la 335. ID (Siegfried Rasp) vers Karansebesch (Karánsebes, Caransebeș). Il leur faudra bien deux jours, si les Rouges les laissent faire.

Opération Oder
Retour au travail
Le long de la Vistule
– Vassily Grossman est revenu sur la ligne de feu : dans le secteur de Wyszków plus précisément, pas très loin de Varsovie. Soit pratiquement à la jonction des 2e et 3e Fronts Biélorusses, des maréchaux Rokossovski et Joukov. Observant avec acuité l’activité frénétique des soldats, son ami Troïanovski écrit : « La route vers Varsovie est littéralement noire de troupes. Des deux côtés, l’aviation est très active dès qu’elle le peut. L’écrivain Vassili Grossman est moi-même nous relayons pour surveiller le ciel. Il a plu, et de l’eau stagne dans les creux et dans les entonnoirs laissés par les bombes et les obus. Et malgré tout, il faut bien souvent se protéger, justement dans ces trous, des Messerschmitt ennemis. »
Grossman s’entretient entre deux portes avec le général Ivan Muzychenko, de la 4e Armée de la Garde.
« – Et qu’en est-il de Varsovie ?
– Varsovie va être libérée, c’est une question de jours. J’ai peur d’autre chose.

Nous gardons le silence.
– Vous le voyez bien, Berlin est déjà à portée de main. Or, participer à la prise de Berlin est le rêve de chaque commandant soviétique. Mais moi, je crains que le commandement, comme c’est déjà arrivé à plusieurs reprises, ne se reprenne et envoie mon armée dans une autre direction. Encore que la logique et le bon sens jouent en notre faveur. Vous imaginez ? Du Don jusqu’à Berlin ! »

Au même moment, Radio-Berlin, qui sature depuis longtemps les ondes de communiqués ronflants, annonce : « Königsberg, la grande forteresse germanique, est imprenable. C’était vrai du temps des chevaliers teutoniques, il en sera de même aujourd’hui ! » Possible, mais les Teutoniques ne sont plus là pour en parler.

Ostheer
Créations d’urgence
OKH
– Avec un empressement peut-être lié aux événements en cours en Hongrie comme en Slovaquie, le commandement allemand décide d’acter la transformation de trois anciens Divisiongruppen en divisions de Volksgrenadiers. Il s’agit des formations suivantes, retirées par régiment pour rééquipement :
- 205. Volksgrenadier-Division (Ernst Biehler) (anciennement 205. Infanterie-Division).
- 223. Volksgrenadier-Division (Friedrich Fangohr) (anciennement 223. Infanterie-Division).
- 385. Volksgrenadier-Division (Eberhard von Schuckmann) (anciennement 385. Infanterie-Division).
Ces trois unités font partie de la 8. Armee de Walter Weiß, positionnée en Galicie – et qui a été durement sollicitée depuis Zitadelle. On en attend pourtant beaucoup dans les semaines à venir… d’une façon ou d’une autre !

Prolétaires aviateurs de tous les pays, unissez-vous !
Saines occupations

« L’été approche. L’hiver, l’air est d’une pureté étonnante. Il porte la voix à des kilomètres. Il ne semble pas peser. Les pieds à terre, on a déjà l’impression d’être dans le ciel. Mais cette surprenante qualité a un inconvénient : la température. Il faisait -30 ° en Biélorussie il y a cinq mois et dans le PC, les poêles ronflaient à pleine gorge. Dorénavant, l’air est lourd et humide. Mais l’on peut sortir la nuit. Le ciel est beau, et l’on réfléchit en cherchant comment s’élever.
J’ai tenté une grande entreprise : celle de fabriquer de la vodka. Mais malgré l’aide de Schœndorff, les résultats n’ont pas été très encourageants. Après des heures et des heures de travail, après des jours de patience et d’angoisse et bien que guidés par deux Russes, nous n’avons obtenu qu’une jarre de verre à grand-peine remplie d’un liquide assez curieux quant à la couleur, mais d’une force et d’une telle action sur les papilles gustatives qu’il laissait loin derrière tous les élixirs à base de bois ou de pétrole, fort en honneur chez les combattants du front.
Devant ce résultat, l’enthousiasme monta et je pus m’exclamer : « Mon commandant, à vous l’honneur ! Le Franche-Comté, malgré toutes les difficultés de ravitaillement, produit désormais sa propre vodka ! »
Le commandant tendit son verre. Je versai une rasade du produit obtenu mais comme je voulais reposer la jarre, elle bascula et le précieux liquide se répandit sur le plancher devant tout le Groupe, pétrifié par la déception.
Je n’eus jamais le courage de recommencer la tentative et préférai aller guetter le lièvre qu’attendre que goutte au bout du serpentin un alcool dont nous avions si peu tiré profit. »

(Capitaine François de Geoffre, Escadre Franche-Comté/Vistule, Charles Corlet éd. 1952, rééd. J’ai Lu / Leur Aventure 1963 sous le titre Franche-Comté/Vistule)

Note
1- Soit la “Grande Mine” en roumain…
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John92



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MessagePosté le: Mer Juin 12, 2024 09:09    Sujet du message: Répondre en citant


20 juin (1)

Commandos navals
Secteur de Tapiau (Prusse orientale)
« …
Faisant garder la porte par ses hommes, le premier maître N.S. Kadurine y
enra (entra) et entreprit tranquillement …
… »


L’art d’utiliser les Slovaques
Opération Dukla-Carpates
Kassa/Košice (Grande Hongrie)
– Après l’unité Schutzstaffel de l’avant-veille, c’est au tour de la 178. PanzerGrenadier Tatra (Friedrich-Wilhelm von Loeper) d’accourir pour défendre (protéger ?) le royaume magyar (étendu) face à la menace communiste. Les jours suivants, la division – qui est loin d’avoir assez d’effectifs pour défendre toute la ligne de Kysak jusqu’à Michalovce – …

La Hongrie, coûte que coûte
Dos au mur
OKH, bunker Maybach I (au sud de Berlin) et Adlerhorst (château de Kransberg, Hesse) –


« Alors, il faut que von Arnim tienne. Il faut que le fantassin allemand tienne. Qu’il comprenne que défendre (perdre ?) la Transylvanie, c’est demain défendre le Vaterland.
…. »


Opération Schwabenwall
1ère Armée magyare et blindés allemands, dépression de Guruslau


… personne, sinon la 27e DI (András Zákó), qui doit également composer avec la remontée de la (à ajouter ?) 59e Armée (Ivan Korovnikov), voire de certains éléments de la 47e Armée (Filipp Zhmachenko). Cette lutte tragique et inégale se conclut fort logiquement : l’infanterie hongroise part en déroute ! La 27e fuit vers le nord et la 10e vers l’est, tandis que la 5e DI (Zoltán Algya-Papp) se retire sans en avoir vraiment reçu l’ordre vers Bonchida (Bonisbruck, Bonțida) avant d’être submergée. Du coup, l’attaque « déterminée » de von der Meden – qui partait déjà mal – échoue logiquement , à cause de tous ces nouveaux adversaires. Et la route Cluj-Napoca-Dej est coupée vers Jucu dans l’après-midi par Getman. La faute aux Hongrois, encore une fois ! Désormais, pour la 11. Panzer (et la 5e DI hongroise…), il faut se retirer (retraiter ?) au plus vite par les petites routes de l’est vers Neuschloss (Szamosújvár, Gherla) avant qu’il ne soit trop tard, et en profitant de que les Rouges n’ont pas encore poussé trop fort. Si on les y autorise, évidemment.
Ailleurs, c’est toujours la pagaille. Au centre, la 19. Panzer (Hans Källner) n’a toujours pas repris son souffle et est hors d’état d’avancer, …

Front de la 17. Armee, région des Portes de Fer

Il faut donc qu’elle retourne au charbon – en compagnie le (du ?) 6e Corps Blindé de la Garde (Alexander Shamshin), …

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Anaxagore



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MessagePosté le: Mer Juin 12, 2024 09:32    Sujet du message: Répondre en citant

Pauvres allemands... c'est quand même incroyable, qu'est-ce qu'ils ont fait pour être aussi détesté et que tout le meonde s'attaquent à eux? Laughing
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Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe.
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FREGATON



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MessagePosté le: Mer Juin 12, 2024 09:47    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:

Loups rouges
Entre Suède et Prusse orientale[/b] – Torpilles sous la Baltique ! En pleine nuit, à sa tourelle, la vigie du S-13 voit filer vers elle trois ou quatre sillons caractéristiques...

Tourelle?? (à son poste de veille, à ses jumelles, depuis la baignoire, depuis la passerelle...)
https://cdnb.artstation.com/p/assets/images/images/050/712/985/large/tim-samedov-17.jpg?1655490795
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La guerre virtuelle est une affaire trop sérieuse pour la laisser aux civils.
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