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Avril 1944 - Balkans et Hongrie
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demolitiondan



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MessagePosté le: Jeu Sep 22, 2022 19:37    Sujet du message: Répondre en citant

Moi quand je lis ces discussions, alors qu'on s'est déjà battu pendant 3 jours ...


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Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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loic
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MessagePosté le: Jeu Sep 22, 2022 19:58    Sujet du message: Répondre en citant

Encore une fois, tout est question de psychologie...
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On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
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le poireau



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MessagePosté le: Jeu Sep 22, 2022 20:05    Sujet du message: Répondre en citant

houps a écrit:
Question subsidiaire:
Le "ventre mou de l'Europe", c'est la grande idée fixe de Churchill, et ce depuis longtemps.
Entre imbroglio greco-yougo-etc et la progression mesurée de Plunder, comment réagit-il ? Se déplacera-t-il (ou s'est-il déplacé) à Athènes pour pousser une gueulante et / ou mettre de l'huile dans les rouages ?

Ou j'ai manqué des trucs. Ce n'est pas impossible. Embarassed


A vrai dire la stratégie churchillienne du "ventre mou" a du plomb dans l'aile depuis le 31 décembre 42 au moins.
Les décisions prises à la conférence interalliée ce jour là sont un cinglant revers pour les projets de Churchill : le débarquement en Provence va drainer l’essentiel des moyens alliés disponibles en Méditerranée, ne laissant que des miettes à l'Italie et aux Balkans. Et avec le débarquement qui doit suivre dans le nord de la France les choses ne sont pas près de s'arranger !

Donc le Prime Minister s’obstine à poursuivre sa grande stratégie... avec de petits moyens ; forcément les résultats ne peuvent être que décevants !
Au demeurant sa stratégie était elle-même contestable à la base, même son propre état-major impérial avait de très gros doutes à la perspective de faire évoluer les massives armées alliées, intégralement motorisées, et leur lourde logistique à travers le terrain, le relief et les infrastructures de la région.
Français et Américains de concert ont estimé que ce n'était pas crédible et ont douché les espoirs et projets de Churchill (avec regrets en ce qui concerne les premiers, sans scrupules en ce qui concerne les seconds).
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“Il n'y a que deux puissances au monde, le sabre et l'esprit : à la longue, le sabre est toujours vaincu par l'esprit” (Napoléon)
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loic
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MessagePosté le: Jeu Sep 22, 2022 20:48    Sujet du message: Répondre en citant

On va diverger, mais la stratégie de Churchill n'était pas si déconnante que ça, surtout dans le contexte FTL avec une épine dans le pied des Allemands en Grèce dès le début 42.
En fait, le ventre mou, ce ne sont pas tant les Balkans (Ploesti mis à part), que l'Italie dans sa globalité.
Un débarquement dans le haut de l'Adriatique, s'il avait été puissamment soutenu, était une option intéressante.
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houps



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MessagePosté le: Jeu Sep 22, 2022 21:17    Sujet du message: Répondre en citant

Eh ben voilà ! Là, j'ai des réponses ! Rolling Eyes
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le poireau



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MessagePosté le: Jeu Sep 22, 2022 22:06    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:
On va diverger, mais la stratégie de Churchill n'était pas si déconnante que ça, surtout dans le contexte FTL avec une épine dans le pied des Allemands en Grèce dès le début 42.
En fait, le ventre mou, ce ne sont pas tant les Balkans (Ploesti mis à part), que l'Italie dans sa globalité.
Un débarquement dans le haut de l'Adriatique, s'il avait été puissamment soutenu, était une option intéressante.


En théorie oui. Mais en pratique l'état-major impérial britannique lui-même avait sérieusement étudié la question OTL et conclu que cette option n'était pas crédible (cf. le bouquin de Nicolas Aubin) :
Si un débarquement lui-même aurait très probablement été un succès, les infrastructures portuaires, routières et ferroviaires de la région n'étaient pas dimensionnées pour soutenir les armées et la logistique alliée. La trouée de Ljubljana, martingale de Churchill, était surtout un goulet d’étranglement dans lequel les allemands auraient pu longuement bloquer les alliés, même avec des troupes réduites, et qui même franchie aurait thrombosé les lignes logistiques. Au-delà il aurait encore fallu franchir le formidable obstacle des Alpes... le tout pour finalement déboucher sur l'Autriche et l'Allemagne du sud, secteurs d'importance stratégique secondaire.
En réalité, pour obtenir une victoire rapide sur le Reich, il n'y avait pas d'alternative vraisemblable à un débarquement en Europe du nord-ouest.

FTL on est probablement allé pratiquement au bout de ce qu'il était raisonnable de faire sur ce théâtre
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Hardric62



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MessagePosté le: Jeu Sep 22, 2022 22:17    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
Réponse : mais ça avance bien. On est entré en Hongrie, la preuve. Par contre je ne te spoile pas l'avenir.


Ne dis rien. Je vois, je vois, la découverte du véritable ossuaire des exactions oustachis, ou plus exactement l'étendue (plus ou moins) réelle de ces sévices, y compris un certain camp mentionné dans la chrono, créant l'impératif moral d'aller en Bosnie et Croatie mettre fin à cette horreur. Et ce sera pas une seconde trop tôt de régler ça.
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Anaxagore



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MessagePosté le: Ven Sep 23, 2022 09:03    Sujet du message: Répondre en citant

le poireau a écrit:
loic a écrit:
On va diverger, mais la stratégie de Churchill n'était pas si déconnante que ça, surtout dans le contexte FTL avec une épine dans le pied des Allemands en Grèce dès le début 42.
En fait, le ventre mou, ce ne sont pas tant les Balkans (Ploesti mis à part), que l'Italie dans sa globalité.
Un débarquement dans le haut de l'Adriatique, s'il avait été puissamment soutenu, était une option intéressante.


En théorie oui. Mais en pratique l'état-major impérial britannique lui-même avait sérieusement étudié la question OTL et conclu que cette option n'était pas crédible (cf. le bouquin de Nicolas Aubin) :
Si un débarquement lui-même aurait très probablement été un succès, les infrastructures portuaires, routières et ferroviaires de la région n'étaient pas dimensionnées pour soutenir les armées et la logistique alliée. La trouée de Ljubljana, martingale de Churchill, était surtout un goulet d’étranglement dans lequel les allemands auraient pu longuement bloquer les alliés, même avec des troupes réduites, et qui même franchie aurait thrombosé les lignes logistiques. Au-delà il aurait encore fallu franchir le formidable obstacle des Alpes... le tout pour finalement déboucher sur l'Autriche et l'Allemagne du sud, secteurs d'importance stratégique secondaire.
En réalité, pour obtenir une victoire rapide sur le Reich, il n'y avait pas d'alternative vraisemblable à un débarquement en Europe du nord-ouest.

FTL on est probablement allé pratiquement au bout de ce qu'il était raisonnable de faire sur ce théâtre


Je ne sais plus qui a dit ça: " Churchill a beaucoup d'idées. La moitié de ses idées sont bonnes. Le problème est qu'il ne sait pas faire la différence avec les autres."
Je trouve que c'est un bon résumé. Mr. Green
_________________
Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Sep 23, 2022 12:14    Sujet du message: Répondre en citant

24 avril
La campagne des Balkans
Opération Plunder – La Heer s’est rebiffée
Vallées du Danube et de la Save
– L’étau allié autour de Pécs continue de se resserrer peu à peu. Confrontée sur sa droite aux assauts toujours plus intenses de la 1st Australian Armored – laquelle a désormais bien passé la Drava et avance, couverte par le 107e RALCA et une bonne part de l’aviation alliée, face à la malheureuse 199. ID – et harcelée sur sa gauche par la 6th Armoured – qui passe le Danube en force vers Dunaszekcső à présent qu’elle se sait enfin parfaitement assurée de son flanc – la 1. Panzer fait au mieux sans plus rien pouvoir changer au sort des armes.
S’emparant de Nagyharsány depuis Beremend et négligeant les massifs de la région de Bisse pour franchir plutôt le petit Hegyadó patak à Szava, les Australiens foncent vers le nord, forçant Walter Krüger à redéployer le gros de son unité en couverture de l’infanterie de Walter Wißmath, menacée de débordement. Ce faisant, blindés et mécanisés s’exposent aux coups de l’aviation alliée et laissent en plus le champ libre à Vyvyan Evelegh, dont les chars ne rencontrent plus de véritable opposition, sinon les débris d’une Honvèd territoriale. Bien sûr, celle-ci est très amaigrie depuis le 13 avril et ne semble, de toute façon, pas très motivée pour combattre des non-communistes… Autant dire qu’elle ne compte pas. Les Humber filent à travers la plaine et ne tardent pas à s’emparer d’Himesháza et surtout de Bóly, achevant de rendre la défense de Mohács impossible.
Peu à peu, la Heer recule… La Balkans Air Force, ainsi que les 155 mm français, rendent toutes les positions de cette plaine agricole virtuellement intenables sans lourdes pertes, sinon sans risque d’encerclement. Mohács est occupée dans la soirée. Tout le secteur de Beli Manastir jusqu’à Villány est déjà perdu. Les Alliés ont payé le prix, mais ils se sont bel et bien taillé une bande de 50 kilomètres de long sur 30 de large entre Danube et Drina… Et alors que Landsers et panzers mènent désormais un combat sans issue sur un arc Keszü-Egerág-Olasz, Maximilian Von Weichs se demande tout de même s’il est bien raisonnable de s’accrocher à ce secteur, qui dévore toutes ses réserves. En attendant l’arrivée de la 19. PanzerGrenadier Brandenburg, il sollicite donc de Berlin le droit de se retirer vers Szigetvár et (surtout) vers les monts du Mecsek, immédiatement au nord de Pécs. Là, ses forces seront à même de tenir dans des bonnes conditions, et de se rallier pour le round suivant… avec les renforts qu’on finira bien par lui envoyer, n’est-ce-pas !
Au même moment, du côté de la 6th Australian, les choses sont elles aussi un peu agitées. Alors que Jack Stevens pensait couvrir tranquillement le flanc du reste de l’ANZAC en attendant l’arrivée du XIIIth Corps, il voit passer devant lui les trois divisions du LXVIII. Armee-Korps (Hellmuth Felmy), renforcées de la 117. Jäger de Karl von Le Suire ! Evidemment, à elle seule, la division d’infanterie australienne (certes plus fraîche et en meilleure forme que ses adversaires, mais tout de même !) aura du mal à régler le compte de tout ce monde… Par contre, elle peut tout à fait lancer harceler violemment et bombarder à l’artillerie les colonnes en mouvement entre Stružani et Slavonski Brod. C’est donc ce qu’elle fait – avec le soutien du 5e Corps “Bosniaque” de l’AVNOJ, non prévenu mais très observateur et ravi de pouvoir continuer à jouer les trouble-fête dans le secteur de Slavonski Brod face à la Légion Noire, tandis que ses camarades du 6e Corps “Slavon” continuent de s’agiter avec le succès que l’on sait.
Les Australiens – tout professionnels aguerris qu’ils soient – ne sont pas d’humeur à faire beaucoup de cadeaux aux Allemands et à leurs alliés croates. Les découvertes terribles se sont multipliées dans la région, tout au long de la route de Belgrade jusqu’à Tenja et Dakovo. A l’évidence, Bubanj et autres horreurs n’ont rien d’incidents isolés. Aussies et Partisans assaillent donc les troupes allemandes venant de la Save, leur faisant perdre beaucoup de temps sur la route de Našice… Au soir, les troupes allemandes continuent évidemment de traverser. Mais les pointes australiennes seraient vers Garčin, occupées à presser retardataires et colonnes de fantassins jusque sous le nez des Oustachis – lesquels sont donc bien obligés de sortir de leur passivité pour faire mine d’aider leur généreux parrains… La retraite de la 20. Armee est décidément un calvaire !
Plus tout au sud, le XVIII. Gebirgs-Armee-Korps de Julius Ringel tente de poursuivre ses manœuvres… Sur les rives de la Tinja, les velléités des 264. ID (Otto Lüdecke) et 162. ID (Johann Fortner) ont fait long feu. Menacées d’encerclement par la 10th Armoured sur leur flanc nord, les deux divisions allemandes tentent de se retirer vers les reliefs des secteurs de Gradačac et Modriča, pendant que les chars alliés ciblent Šamac, croyant être sur les talons du corps d’Hellmuth Felmy. D’évidence, les renseignements fournis à Horace Birks sont quelque peu périmés…
Ayant constaté que son adversaire n’est pas à Šamac et furieux d’avoir été joué de la sorte, le Britannique tourne ses chenilles devant la Save et redescend à fond de train vers Modriča – il se heurte alors à la 264. ID. Cette dernière gagne assez de temps pour permettre à la 162. ID d’achever de passer la rivière Bosnie – puis elle se retire à son tour vers l’ouest, sur les reliefs et dans les gorges de la rivière à Babešnica, où Lüdecke espère qu’on ne la suivra pas.
Et il n’a pas tort ! Car plutôt que d’aller courir pour rien dans les collines, les blindés alliés se préparent à présent à traverser la rivière Bosnie vers le nord à hauteur d’Odžak, pour appuyer la 6th Australian. Par contre, derrière, la 4th Indian division (Arthur Holworthy) et la 32nd Army Tank Brigade (Brigadier A.C. William) ont fini de ratisser – ils marchent à présent vers Gradačac, où ils pourraient arriver dès demain. L’infanterie allemande n’est donc passortie d’affaire ! Enfin, du côté de la 51st Highlands Infantry de Charles Bullen-Smith, la situation reste calme. Assurant la jonction avec les troupes grecques, cette division a passé Caparde et arrive à présent vers Kalesija, sur la route de Tuzla.

Opération Veritable – Celle dont personne ne voulait
Bosnie orientale et Monténégro
– La 2e Armée française a tenu parole. Elle tient désormais la ligne Tuzla-Sarajevo-Mostar, autrefois fixée par le général Montgomery comme l’avance minimale de Veritable permettant à Plunder de se dérouler en paix…Enfin, pour être précis, elle est proche de cette ligne – et uniquement dans le secteur nord, encore. Mais vu que c’est ce qui intéresse le Britannique…
Profitant de ce que la 164. ID (Karl-Heinz Lungerhausen) est désormais en défense dans le secteur de Tuzla, le 1er Corps grec progresse sans plus d’opposition. La 1ère DI (Vasileios Vrachnos) est quelque part dans la vallée de Tišča, à hauteur de Jansen sur la route de Kladanj. Quant à la 6e Brigade de Montagne (colonel Pafsanias Katsotas), après être remontée vers les sources de la Povlenska jusqu’à Kraljevo Polje, elle devrait atteindre Sokolac demain ou après-demain, achevant ainsi d’envelopper Sarajevo par le nord-est. Evidemment, le haut commandement allié – et notamment Sylvestre Audet – ne peut que s’en réjouir. Mais cette percée très locale n’a aucune chance de devenir décisive, eu égard au terrain de la région…
Une cinquantaine de kilomètres plus au sud, après la destruction du verrou de Goražde, la 7. SS-Gebirgs-Division Prinz-Eugen poursuit sa retraite vers Sarajevo, en ne laissant derrière elle – et selon la tradition locale – qu’un paysage de dévastation, de misère et de mort. Les SS, rompus au délicat exercice des « représailles antiterroristes » massives, ont eu affaire à forte partie… Mais ils ont appris très vite – par exemple, qu’il était préférable pour leur santé de se déplacer la nuit. Cette précaution permet ainsi au 13. SS-Freiwilligen Gebirgsjäger Rgt Artur-Phleps comme au 14. SS-Freiwilligen Gebirgsjäger Rgt Reinhard-Heydrich de se redéployer vers Foča et Podgrab à peu près comme prévu – même si le Rgt Artur-Phleps ne sera entièrement déployé sur place que demain, avec tous les engins bigarrés du 105. SS-StuG Abteilung (Hauptsturmführer Mühlenkamp). Ils y retrouveront leurs chers collègues du 7. SS-PanzerGrenadier Rgt (Alfred Wünnenberg), de la SS Polizei, lequel vient de remplacer le 27. SS-Gebirgsjäger Rgt (Desiderius Hampel), parti à Mostar rejoindre le reste de la Handschar.
Avec deux divisions complètes et plus ou moins concentrées (Prinz-Eugen et Polizei), Friedrich-Wilhelm Krüger pense tenir longtemps le verrou de Sarajevo, en laissant Mostar à ces mous de Croates – avec le renfort de la Handschar en cas de besoin. Il en est d’autant plus certain qu’on l’a informé que ses camarades cosaques et néerlandais devaient bientôt passer l’ancienne frontière nord de la Yougoslavie dans la région de Maribor. Ils ont juste perdu un peu de temps à cause du détour qu’ils ont dû effectuer par Bratislava et Graz – de la faute de la Heer, qui a laissé ces fichus Anglais avancer le long de la Save. Bref… Avec ces formations, il devrait bientôt être possible d’envoyer la Handschar sur le front pour animer la masse ingrate des Oustachis.
De l’autre côté du front en question, les différents Alliés sont assez divisés sur la suite des opérations. Les Franco-Grecs, toujours astreints à un plan d’opérations précis comme à d’assez fortes contraintes de ravitaillement, prévoient simplement de continuer de glisser vers l’ouest, en se rabattant vers Pale et Trnovo de façon à s’approcher encore davantage de Sarajevo. Par contre, les Partisans, plus légers, connaisseurs du terrain et plus… enthousiastes quant à la suite des opérations, envisagent carrément de percer le dispositif ennemi en son centre, par le sud des monts Treskavica et jusqu’à Konjic, afin de couper la liaison entre la capitale bosniaque et Mostar, en prélude à un véritable encerclement de la ville. C’est l’opération Sarajevo, décidée par le seul haut commandement de l’AVNOJ – mais ses modalités comme ses objectifs ne sont pas forcément contradictoires avec ceux des Alliés.
Aussi, après d’assez longues discussions et faute d’une autorité suprême à même d’arbitrer entre les deux parties, les deux plans sont appliqués. La 3e Brigade de Montagne (colonel Thrasyvoulos Tsakalotos) commencera à remonter vers Pale avec le plein soutien du 8e Corps “Dalmate” (commandant Vicko Krstulović, commissaire Ivan Kukoč) pour rejoindre, à terme, la 6e Brigade. La 13e DI (Charalambos Katsimitros) descendra vers Foča, toujours en compagnie du 12e Corps “de Voïvodine” (commandant Danilo Lekic Spaniard, commissaire Stefan Mitrović) – une unité avec laquelle elle collabore fraternellement, ce qui, d’ailleurs, ne va pas sans causer une certaine inquiétude à l’état-major du 2e Corps grec. Enfin, au centre, le 1er Corps “Prolétarien” (commandant Koča Popović, commissaire Mijalko Todorovic) et surtout le 3e Corps “Bosniaque” (commandant Kosta Nađ, commissaire Osman Karabegovic), tout juste reformé et qui vient de la réserve, ira contourner Foča en passant par les montagnes à hauteur d’Ustikolina jusqu’à Pendičići, pour appliquer l’opération Sarajevo en passant par des routes de montagne bien impraticables pour les unités alliées. Quant à la 192e DIA (Léon Jouffrault), elle continuera de soutenir et de ravitailler les Grecs, en attendant un inévitable redéploiement dans le cadre du remplacement du 2e Corps polonais.
Cette double solution montre bien que la concorde entre les responsables royalistes ou républicains de l’armée “Fabvier” et les professionnels de l’insurrection de l’AVNOJ fait sensiblement défaut. En réalité, et sans aller jusqu’à parler de véritable mésentente, les deux armées ne sont dans le fond d’accord sur rien : tactiques, méthodes, objectifs. Un seul point les rassemble : défaire l’Allemand (et le Croate). Là-dessus, il faut bien convenir que les titistes ont de l’expérience en Yougoslavie – à en devenir quelque peu arrogants. Et en partant, Koča Popović, chef du fameux 1er Corps “Prolétarien”, lancera même à ses… cobelligérants : « Nous suggérons que vos forces nous suivent – mais il va falloir vous dépêcher, car l’ennemi peut tout à fait réoccuper des positions que nous aurons nettoyées sur notre passage ! »
Pour ce qui est de l’évaluation objective des forces en présence, les titistes ne sont pas beaucoup plus bavards. Entre bravade, enthousiasme et honnêteté, Kosta Nađ déclarera ainsi : « Les Allemands disposent de forces mieux armées et plus robustes [en bataille rangée] que les nôtres. Nous avons perdu un peu moins des deux tiers de nos effectifs – mais vous n’avez qu’à nous considérer comme à pleine force. » De toute façon, Nađ ne va pas bouder son plaisir de passer devant les Français – il n’a rien oublié des prisons sur la route de l’Espagne en 1936, ni des camps après son second passage des Pyrénées, en 1939, en tant que capitaine de l’armée républicaine et chef des dernières Brigades Internationales lors de la chute de la Catalogne. Autant dire qu’au centre du front de Bosnie, les opérations ne risquent pas de se décanter de sitôt.
Dans le secteur de Kolašin, par contre, la situation évolue très vite. La pauvre localité, déjà soumise à la rude épreuve de l’occupation oustachie, voit désormais plus de quatre grandes unités alliées attaquer un corps d’armée croate renforcé ! Néanmoins, contrairement aux apparences, les forces ne sont pas équilibrées : les soldats du NDH, pour partie usés par les combats, pour partie inexpérimentés, combattent dos au mur, sans aucune voie de repli claire et surtout sans appui aérien ni blindé. De plus, ils sont menacés sur leurs arrières par les agitations monténégrines des Verts de Krsto Popović et de l’Armée nationale de Sekula Drljević – les deux factions mettent à mal un ravitaillement déjà insuffisant quand il n’est pas vraiment aléatoire.
Le Ier Corps oustachi n’en fait pas moins front, faute de mieux, à hauteur de Bakovići – ne serait-ce que pour permettre à la 373. ID Tigar divizija (Nikolaus Boicetta) de tenir, alors que celle-ci menace déjà de céder aux environs de Smailagića Polje face aux Tunisiens du colonel Roux et que les tchèques de la 1ère DI d’Alois Liška grattent deux kilomètres sur la route du sud. La 5e DI grecque (Georgios Stanotas) est encore un peu loin – elle se contente donc de bombardement d’artillerie et de coup de sonde, ce qui est encore tolérable… Par contre, les trois divisions d’Ivan Brozovic (qui n’en valent plus que deux, et encore, même selon les standards locaux) ne peuvent rien faire, ou si peu, face aux colonnes blindées de la 1ère Brigade du colonel Socrates Demaratos, qui commencent dans la soirée à tenter de forcer le passage… S’ensuit une nuit d’action confuse et violente, où chacun ne veut pas céder ce qui est devenu, malheureusement pour Kolašin, une position stratégique.
………
« “Commandement, nous avons Kolašin en vue.” “Bien reçu, nous allons renseigner les coordonnées pour préparer le barrage d’artillerie. Terminé.”
A la barre de notre halfitrackos, les choses paraissent pour l’heure et pour une fois à peu près calmes. Manœuvrant dans la campagne un peu au nord de la ville, à hauteur du petit village de Plana, les M3 cheminent bovinement, sous le regard d’un petit avion d’observation… Mais ce n’est jamais que le calme avant la tempête. Un bruit de moteur sur la gauche, depuis les couverts, suivi d’un cri “Blindé !”. Blindé, blindé… c’est vite dit. Une vieille Greca [Autoblinda AT40], vraisemblablement confisquée il y a deux ans aux Italiens, qui sort de l’ombre pour nous barrer la route. Un des Centaure de notre escorte intervient rapidement. Nous le laissons expliquer à l’autoblinda que trois mitrailleuses de 8 mm, ça ne vaut pas un vrai canon, et nous poursuivons au plus vite.
A la radio : “Multiples ennemis sur la route de Kolašin. On n’est pas encore en ville !” D’évidence, les Croates ont décidé de se battre à nouveau ici – “Stand the ground” comme disent nos alliés anglais, australiens et autres. La brigade relève le gant : “Toutes les unités, attaquez Kolašin. Je répète : attaquez Kolašin !” Vite, avant que notre adversaire ne s’échappe à nouveau ! Le Stinson Sentinel virevolte comme une guêpe sur nos têtes, alors qu’à la tourelle, Niklos arrose abondamment tout ce qui peut cacher un oustachi. Une salve d’obus de mortiers tombe non loin, des tirs montent vers l’avion d’observation, qui dégage en émettant de la fumée. “Il nous faut du soutien.” “Recu. Delta, tout le monde : le dernier couvert était 1 kilomètre en arrière. Evacuez directement vers Drijenak, en avant de notre objectif.” Ce qui implique d’avancer sous le feu ennemi, en passant le ruisseau Tapa… Bon – heureusement que nous sommes loin d’y aller seuls ! Nous doublons un M3 en panne dont l’escouade se déploie selon le manuel, pour tomber nez-à-nez (ou plutôt nez à dos) avec un groupe d’adversaires en train de se redéployer à découvert. Erreur fatale – ils n’iront pas bien loin ! “Ah mais balayez-moi ça, ils vont pas nous refaire le coup des grappins !” Nous ne leur en laissons pas l’occasion.
Devant, une autre petite voiture blindée percute violemment notre prédécesseur, qui commence à contrebraquer pour la pousser dans le ravin. Il s’en sort bien. Nous laissons faire. De toute façon, ces attaques sont des tactiques d’amateurs désespérés. Tout ceci parait donc encore bien gérable… Tout à coup, une mine – sans doute un engin artisanal déclenché par un système quelconque – explose juste devant nous, heureusement trop tôt mais en laissant toutefois un gros cratère. “Ptóma !” – un de ces pièges locaux que nous appelons par anticipation des “cadavres”.
“On se tire d’ici, Dioskoros !” “Alors, accrochez-vous les gars !” Notre Bḗlē fait une énième embardée. “Et tu t’arrêtes pour rien, Dios !” Un puis deux départs de lance-grenade depuis la cabane au bout de la route. Nous la mitraillons. Elle riposte. Les tirs se croisent et finalement… nous lui roulons dessus, suivis par d’autres.
Plus loin, la chance nous quitte – enfin, quitte l’engin qui nous suit. Alors que Bḗlē force le barrage de fortune qu’on nous oppose dans la rue principale du faubourg, derrière, notre équipier encaisse un tir de lance-roquette dans le train de roulement qui le stoppe net. Nous pivotons en arrosant tout autour de nous, mais avant que nous ayons pu nettoyer le secteur, une nouvelle roquette fait exploser le véhicule arrêté, en tuant tout le monde à bord. Du moins le croit-on quelques instants ! Surgissant de la fumée et des flammes en repoussant des morceaux de tôles, feignant de s’épousseter l’épaule comme si rien de sérieux ne lui était arrivé, je reconnais la silhouette massive du lieutenant Tovías. Il a gardé ses manières de pope, ou au moins de futur pope. La barbe aussi, malgré toutes les mises en garde de la hiérarchie…
Avancé face à moi, il fait un signe de croix et s’incline légèrement pour remercier le Seigneur de lui avoir offert un jour de plus. “Je vous avais dit, les gars, que c’était un dur à tuer. On a bien fait de s’arrêter.” Lui : “Le Destin nous réunit à nouveau, hein Markus ? Comme à Salonique en 41 ?” “On dirait bien. Bon retour à Delta, Tovías. Et désolé pour tes gars.” “Hé, qu’est-ce que tu veux. C’est la vie – les voies du Seigneur sont impénétrables.” Fiers de ce nouvel et imposant renfort, nous nous engageons dans les petites rues de la périphérie de Kolašin. La nuit promet d’être longue. »

(Markus Amynthe,  [Machines de guerre] – Souvenirs de la campagne de Bosnie, Kedros éditeur via LGF, 1993)

Opération Veritable – Allégeance incertaine
A l’est de Kolašin (Monténégro)
– Le canon tonne sur la région, et c’est le moment que choisissent les deux principales factions monténégrines – les Verts et l’Armée nationale – pour sortir du bois, qui pour récupérer des vivres et des munitions dans les dépôts les moins bien gardés, qui pour… faire de même, mais en portant aussi le fer contre les Croates honnis, responsables de tant de morts et susceptibles de détruire demain le Monténégro si on les laisse faire. Les troupes de Sekula Drljević et de Krsto Popović reprennent ainsi l’initiative dans les vallées de la Tapa et de la Morača, semant le chaos dans les colonnes de ravitaillement croates et gênant fortement le redéploiement en cours du IIIe Corps d’Ivan Markuli vers Šavnik…
Finalement, les deux factions se rencontrent dans le secteur de Medjurecje, déjà ravagé par les légionnaires de Nikolaus Boicetta. Popović, qui n’a jamais beaucoup collaboré avec l’Axe, n’a que peu de considération pour Drljević – un traître, dont on connait les manières. Chacun sait ce qu’il est arrivé à feu Pavle Đurišić. Son instinct ne l’a pas trompé, quand il a refusé sa main soi-disant tendue avec sincérité, le mois dernier ! La petite région devient vite le théâtre d’une succession d’affrontements et de coups de main sans merci, haineux et violents comme il semble que seuls les Balkans sachent en produire. Ce faisant, ils allègent forcément la pression qu’ils exercent sur les arrières du NDH. Mais ce n’est pas cela qui va sauver l’armée croate – sans parler des otages du gymnase. Et naturellement, dans ces circonstances, les pourparlers avec le général Borisav Ristic attendront.

Opération Veritable – L’aigle et le damier
Monténégro et nord de l’Albanie
– Les difficultés s’accumulent décidément pour le KLAK d’Ivo Herenčić. Alors qu’il doit déjà affronter, seul ou presque, une très forte offensive franco-gréco-partisane dans le nord du Monténégro, l’isthme de Bar est depuis deux jours le théâtre d’un assaut général et particulièrement violent. La 392e DI Plava divizija d’Artur Gustovic, à présent bleue de coups et non plus d’inexpérience, qui perd sans cesse des hommes sous le matraquage de l’aviation et de la marine, n’en finit pas de reculer face à la rage de ses adversaires, qui vont enlever chaque position avec une vigueur méthodique très professionnelle ! Le sanctuaire de Serge de Radonège tombé, les Polonais avancent vers le petit village de Tudjemili, poursuivant à flanc de falaise en direction du nord-ouest, en méprisant les défenseurs isolés sur leur droite.
L’infanterie croate, éparpillée, se retrouve forcée d’escalader elle aussi les pentes du mont Rumija sous la mitraille, pour aller affronter, épuisée, la 5e DI du général Bolesław Bronisław-Duch. Sans parler des SAV-42 de la brigade Maczek – les Oustachis n’ont que peu d’antichars… Mais il leur reste dans le secteur beaucoup de bunkers en bois et autres retranchements pas forcément tous repérés et qu’il faut découvrir puis réduire un par un. De plus, les Croates disposent de quelques rares Sdkfz 251 offerts par les Allemands, dont la prudente discrétion sous les arbres leur a permis (pour le moment !) d’échapper au destin promis par leur délicat surnom de ‘“cercueils roulants”. Par contre, mines comme barbelés manquent… Même si, en face, les Polonais aussi ont eux aussi du mal à faire monter leur ravitaillement – notamment les munitions et l’eau.
Pendant ce temps-là, très haut au-dessus du carnage, le commandant Le Gloan rigole : « Oh c’est pas vrai ! Les pauvres… » Sa patrouille de NA-102 de la 39e EC Bourgogne vient d’apercevoir la mission de la ZNDH réclamée par Ivo Herenčić et envoyée par Vladimir Kren en dépit du bon sens. En tout, 4 Fiat BR.20, 4 G.50 et… deux CR.42 – des adversaires qui rappellent ses meilleurs souvenirs de 1940 à un pilote français de l’époque. Pas de Bf 109 – le général d’aviation oustachi a préféré avec cynisme ménager ses seuls chasseurs valables. En quelques minutes, la formation est massacrée sans ménagement : 3 BR.20, 1 G.50 et un biplan sont abattus (les autres ont été assez malins ou assez chanceux pour s’éclipser). Le Bouclier de la Méditerranée s’est adjugé le CR.42 – un détail sordide : le pilote n’a pas sauté, sans doute faute de parachute.
En résumé, la journée est catastrophique pour le KLAK, qui n’a aucune solution… sauf à dégarnir la route de Pogdorica face à la 3e DI AVNOJ au nord du lac Scutari. Et encore, la Division du Diable arriverait sans doute trop tard. On improvise donc une ultime contre-offensive en direction du canyon de Mejdurec, qui sera lancée cette nuit… Le tout devant un Johann Mickl qui ne peut guère que répéter : « Je vous l’avais bien dit ! » Cela soulage sans doute l’agacement de l’Allemand, mais ne fait guère avancer les choses. L’issue finale est sans aucun doute inévitable.

Guerre aérienne – Affaires courantes
Balkans
– Aujourd’hui, la météo est “volable” partout dans la région. La Balkans Air Force en profite pour multiplier les sorties, à des fins d’appui au sol bien sûr, mais aussi dans le cadre de missions plus lointaines. Ainsi, les Havoc de la 20e EB Gascogne vont frapper la gare de Varaždin, sur l’axe Nagykanizsa-Zagreb – le général Weiss et l’Air Marshall Tedder ont de la suite dans les idées ! – tandis que les Beaumont II du Squadron 69 remontent le Danube, tant à des fins de reconnaissance que de destruction du trafic fluvial. C’est que les combats de ces derniers jours ont marqué les décideurs alliés ! Il est hors de question que, demain, l’Axe puisse à nouveau faire roquer impunément ses PanzerDivisions d’un bord à l’autre du beau fleuve bleu. Evidemment, les bacs de la région font les frais de cette décision – les monitors croates, heureusement pour eux, sont encore trop en amont, bien au-delà de Slavonski Brod, pour être aperçus.
Quant aux Havoc français, faute d’opposition – la ZNDH n’a plus que 10 chasseurs modernes (de 1940 !) et ce n’est pas la Luftwaffe ou la MKHL qui vont lui venir en aide ! – ils vont impunément ravager les installations ferroviaires locales et même bombarder le pont sur la Drava. Pont comme installations risquent de ne pas resservir de sitôt !
Dans la nuit, le Bomber Command Home, renforcé de trois squadrons de Halifax basés en Italie, attaque Vienne, visant la gare de Wien Stadlau, au nord-est de la ville. “Bomber” Harris adore varier les angles d’approche de ses frappes, cela convient bien à sa stratégie du flow, conçue pour saturer les défenses adverses ! Evidemment, Vienne est un peu plus défendue que la Croatie… Le III/NGJ 1 et la Flak – ainsi, sans doute, que des erreurs de navigation – provoquent la perte de cinq quadrimoteurs. Le major Werner Hoffmann en est à 31 victoires. Mais la gare est ravagée… tout comme les alentours. Des centaines de civils trouvent la mort. Les nuits se suivent et se ressemblent…

AVNOJ
La lutte finale
Slovénie
– La SS-Freiwilligen Gebirgs-Brigade Karstjäger a fini de régler son compte à la malheureuse région de Petrina. A présent soulagée de ses frustrations et (estime-t-elle) assurée de ses arrières, elle relance son attaque vers Delnice, contre un 7e Corps “Slovène” (commandant Rajko Tanasković, commissaire Jože Brilej) qui doit bien commencer à céder, faute d’énergie comme de munitions. Trois kilomètres sont perdus, on se bat dans les bois à hauteur de Donje Tihovo en remontant de la petite Kupica… Pour le Standartenführer Hans Brandt, la victoire parait imminente.
………
Croatie (nord-ouest) – Une pause pour la Garde nationale oustachie ! Après quatre jours de combats ininterrompus ou presque face au 10e Corps “de Zagreb”, la Hrvatsko domobranstvo n’est plus très loin de l’épuisement. Les hommes de Vladimir Matetić semblent bel et bien avoir réussi à vaincre – ou du moins à repousser – les troupes du NDH en bataille rangée. En soi, ce n’est pas nouveau… Mais le relatif équilibre d’autrefois, qui a permis à Zagreb de garder si longtemps sous sa coupe de vastes territoires, parait décidément bien remis en question, entre défaillance morale, crise des effectifs et quasi-absence de soutien allemand. De fait, l’armée croate n’a récupérée qu’une douzaine de kilomètres en quatre jours… Et à présent, elle commence elle aussi à manquer de munitions !
En effet, face à des successions d’embuscades dans les bois, les soldats de la Garde nationale croate ont parfois été victimes de crises de panique mêlée de frustration, durant lesquelles ils se sont laissé aller à d’intenses séquences de tir à l’aveugle, afin de tenter de faire fuir leurs adversaires camouflés. Cette tactique, baptisée depuis du nom de “minute de folie”, peut être utile avec une bonne logistique et une puissance de feu écrasante – deux atouts dont ne dispose nullement l’armée du NDH.
Un nouveau revers donc, à annoncer à Ante Pavelic. C’est très humiliant pour le Krilnik Ante Vokić, qui voit ainsi se décomposer ses troupes et (peut-être) une partie de ses illusions.
………
Croatie (nord), vallée de la Save – Le 6e Corps “Slavon” de Petar Drapšin maintient la pression sur le flanc gauche du Ve Corps croate, en mettant à profit les événements en cours vers Slavonski Brod, où le 5e Corps “Bosniaque” de Slavko Rodić semble, tout compte fait, avoir remporté la bataille et réussi à convaincre les capitalistes de venir le soutenir. C’est sans doute un peu exagéré – et Drapšin ne voit pas que c’est vers sa gauche que se dirigent au même moment les colonnes allemandes, lesquelles prévoient bientôt de passer un peu à l’est de sa position, aux environs de Čaglin.
Ainsi, la bagarre continue toute la journée pour Lužani entre la 12e Division “Slavone” et la 6e DI croate du colonel Ivan Sarnbek. Sans que les Oustachis arrivent à reprendre la ville. Mais sans non plus que Drapšin réalise qu’à tourner le dos au front, il met son 6e Corps “Slavon” dans une position délicate.
………
Croatie (ouest), entre Gospić et Knin – Retour au calme – d’aucuns pourraient dire à l’inertie. Andrija Hebrang affirme volontiers à ses subordonnés qu’il redoute que la Handschar, en train de se regrouper dans la région de Mostar (les Partisans ont un sacré service de renseignement !), ne se détende demain comme un serpent pour venir le frapper. En réalité, l’Axe estime avoir atteint ses buts immédiats – les événements en cours au sud-est font qu’il y a vraiment d’autres chats à massacrer. N’empêche, les 4e et 11e Corps “Croates” de l’AVNOJ, c’est de nouveau la défensive, la consolidation et… la formation de nouvelles recrues.

Assistance discrète (mais autorisée)
Au-dessus de la Bosnie
– Nouveaux largages ce jour, à destination notamment des corps partisans engagés au nord du Monténégro et en Bosnie Centrale. La 2e Armée française estime (à raison) que l’Axe est particulièrement faible dans ces secteurs, mais elle ne dispose malheureusement pas en propre des moyens et des troupes spécialisées qui permettraient d’exploiter cette opportunité. Alors, si c’est pour la bonne cause…

A son de trompe
Régions contrôlées par l’AVNOJ en Bosnie orientale et dans le nord du Monténégro
– La libération de Goražde par « les forces populaires du Comité National de Libération de la Yougoslavie, soutenues par les armées des Nations-Unies » – précisions d’importance pour une organisation qui cherche toujours à consolider sa légitimité… – est largement annoncée par tous les canaux ouverts aux titistes. Certes, le NKOJ n’a pas à proprement parler de ministère de l’Information, ou de la Propagande… Mais par contre, il dispose de nombreux relais qui lui permettent de répandre sa bonne parole – notamment son réseau de commissaires politiques ainsi que son embryon d’administration, appuyé par la Délégation générale à l’Administration des Territoires yougoslaves libérés d’Ivan Šubašić.
Au surplus, le Commissaire aux affaires intérieures, Vlada Zecevic – qui est lui-même un ancien pope – est aussi l’administrateur du département des Cultes de l’AVNOJ. Il sait donc naturellement s’adresser aux religieux de tout poil pour leur faire passer tout message utile. Un Serbe orthodoxe qui parle aux imams bosniaques – quel meilleur symbole de concorde et de confiance retrouvée, dans la nouvelle Yougoslavie fédérale libérée !

18th Allied Armies Group
Monty en Hongrie
Vallée du Danube
– La Humber fortement escortée tressaute sur les cahots de la route comme le dévoué Freddie De Guincamp bute sur les noms de sa carte.
– We’re heading toward… Alsomee… Also-me-holy-jack… Alsómiholjác, Sir!
– We’ll have to find some codenames for the locations around there. I don’t have time to waste on spelling. Anyway, we’re British. We didn’t invade the rest of the world to speak their languages!

Installé dans son siège passager, Bernard Law Montgomery peut faire de l’humour, mais c’est une apparence – car même si ses troupes sont finalement entrées (et plutôt bien entrées !) en Hongrie, l’Anglais estime avoir quelques raisons d’être inquiet. D’abord, Plunder a beau avoir été un succès, il n’a pas pour autant détruit les forces de la 20. Armee comme prévu – celles-ci sont donc de nouveau en ligne face à lui, et elles paraissent même déjà en voie de se rétablir. En témoigne la tentative fort heureusement contrée avec efficacité ces derniers jours… Ensuite, les pertes ont été lourdes – et le moral peut s’en ressentir. Et comme, du côté de Grenade comme de Veritable, ses si braves alliés n’ont pas non plus rempli totalement leurs objectifs, loin de là, Monty se retrouve à devoir improviser une suite à son plan minutieusement préparé mais déclenché bien trop tôt, par la faute d’un fichu vieil amiral…
Depuis le début de sa carrière, et n’en déplaise à certains qui aiment le dépeindre comme un genre de diva enfermée dans sa tour d’ivoire, Monty aime à commander depuis le front. Et il y trouve encore plus d’intérêt aujourd’hui, car il lui faut estimer les pertes, jauger les difficultés, évaluer les potentiels, accélérer le ravitaillement en jouant de son autorité en direct… et surtout, peut-être, tenter de remonter l’humeur des Tommies, en montrant combien il se soucie d’eux. C’est le programme de Monty pour les jours à venir. En ce qui concerne la suite des événements, il prendra bientôt sa décision en concertation avec Richard O’Connor.
Mais avant, il va devoir passer, hélas, par Tenja et Dakovo – on annonce de nouvelles découvertes de charniers, et le Britannique tient à s’assurer par lui-même que les Yougoslaves n’exagèrent pas. Le petit roi serbe va encore exiger des réponses !
Ensuite, ce sera le tour de ces fichues têtes de mule polonaises : Montgomery prévoit en effet de descendre personnellement au Monténégro pour leur dire Au Revoir. Avec le sourire – ils semble qu’ils fassent des efforts en ce moment, et puis il leur doit bien ça.
………
« Montgomery aimait à inspecter les troupes pour partager son expérience. Ainsi, à un soldat anonyme au garde-à-vous, il lançait : « Vous. Quel est votre bien le plus précieux ? » « Mon fusil, Sir. » « Non, ce n’est pas lui. C’est votre vie et je vais vous la sauver. Maintenant vous m’écoutez… » Suivait un conseil de camouflage ou de tactique, dans lequel il mettait en valeur son souci de l’appui aérien ou d’artillerie. Bien que certainement pas désintéressés, ces moments rencontraient invariablement, selon l’historien Richard Lamb, « un succès au-delà de tous les espoirs. » Instruit par le Premier conflit et les errements de généraux tels qu’Haig et consorts, Montgomery savait se construire une popularité à forces de discours, de camaraderie, de compréhension et de souci de dissiper la peur. »
(Alistair Horne, Monty, the lonely Leader, Macmillan 1994)
………
« Début avril 1944, les forces alliées libèrent surtout des camps de transit, souvent abandonnés depuis longtemps et où la mortalité avait été moindre – leur découverte connut donc un retentissement bien moindre que celle d’autres sites, passée ou à venir. Cependant, Dakovo avait connu une épidémie de fièvre typhoïde qui avait emporté au moins 800 personnes, enterrées dans des fosses alentour formant un charnier. Et les mauvais traitements prélevaient aussi leur dîme…Toujours à Dakovo, les Oustachis s’amusèrent un jour à jeter des morceaux de pain devant des enfants mourant de faim. Le temps pour ceux-ci de s’en saisir, ils lâchaient sur les malheureux des chiens de guerre aussi affamés qu’eux. On raconte que l’un d’entre eux, férocement mordu par un molosse, aurait ensuite été enfermé par un Oustachi avec son prédateur dans un baraquement. Et les barbares de danser devant la porte au son d’un accordéon pour couvrir les cris !
Il est donc regrettable, du fait de l’attention terrible que concentre encore aujourd’hui le site de Jasenovac, d’avoir laissé dans l’ombre la mémoire de pareils lieux de souffrance. De fait, aujourd’hui, seules de petites stèles marquent ces emplacements. Celle de Dakovo est complétée par un cimetière. Hélas, elle est également située juste à côté d’une station-service dont le gouvernement croate a, curieusement, autorisé la construction. »

(Robert Stan Pratsky, La Libération de la Grèce et des Balkans, Flammarion, 2005)

Yougoslavie déchirée
Précautions
Palais du gouvernement croate (place Ban Jelačić, Zagreb)
– Tandis que le canon tonne et se rapproche le long de la Save, le Poglavnik Ante Pavelic s’inquiète aussi – et son ministre de l’Intérieur Andrija Artuković avec lui. Tous deux ne doutent pas (évidemment…) de la qualité de leur armée et de la victoire finale de l’Axe. Néanmoins, dans l’éventualité (purement théorique) que l’actuel « revers passager » se prolonge, ou peut-être même qu’il s’aggrave, il pourrait être bon de prendre quelques précautions vis-à-vis de certaines installations particulièrement… sensibles, qui ne sont plus désormais qu’à 100 kilomètres du front.
Comme le dit Pavelic, « Il ne faudrait pas que notre Croatie subisse la calomnie comme le Reich en Pologne. Vous ferez le nécessaire, en cas de besoin, pour faire disparaitre toute trace problématique. Le feu – l’élément purificateur depuis toujours ! »
Evidemment, Artuković se hâte de faire suivre ces instructions à l’Ustaška nadzorna služba – le Service de supervision oustachi. Une institution délicate dont le nom n’est pas un cache-misère, mais plutôt un cache-horreur. Ce service transmettra à Miroslav Filipović, le commandant de Jasenovac.
Mais en attendant, pas question d’arrêter l’activité du camp de la mort – la tuerie doit se poursuivre ! Quand bien même la question de… l’effacement de Jasenovac – dans des circonstances qu'on espère un peu plus maitrisées qu'à Bubanj – se pose désormais clairement dans l’esprit des responsables croates.
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Hardric62



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MessagePosté le: Ven Sep 23, 2022 13:55    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:

Et il n’a pas tort ! Car plutôt que d’aller courir pour rien dans les collines, les blindés alliés se préparent à présent à traverser la rivière Bosnie vers le nord à hauteur d’Odžak, pour appuyer la 6th Australian. Par contre, derrière, la 4th Indian division (Arthur Holworthy) et la 32nd Army Tank Brigade (Brigadier A.C. William) ont fini de ratisser – ils marchent à présent vers Gradačac, où ils pourraient arriver dès demain. L’infanterie allemande n’est donc pas sortie d’affaire ! Enfin, du côté de la 51st Highlands Infantry de Charles Bullen-Smith, la situation reste calme. Assurant la jonction avec les troupes grecques, cette division a passé Caparde et arrive à présent vers Kalesija, sur la route de Tuzla.

[...]

Reçu. Delta, tout le monde : le dernier couvert était 1 kilomètre en arrière. Evacuez directement vers Drijenak, en avant de notre objectif.” Ce qui implique d’avancer sous le feu ennemi, en passant le ruisseau Tapa… Bon – heureusement que nous sommes loin d’y aller seuls ! Nous doublons un M3 en panne dont l’escouade se déploie selon le manuel, pour tomber nez-à-nez (ou plutôt nez à dos) avec un groupe d’adversaires en train de se redéployer à découvert. Erreur fatale – ils n’iront pas bien loin ! “Ah mais balayez-moi ça, ils vont pas nous refaire le coup des grappins !” Nous ne leur en laissons pas l’occasion.
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John92



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MessagePosté le: Ven Sep 23, 2022 14:33    Sujet du message: Répondre en citant

...
Les Alliés ont payé le prix, mais ils se sont bel et bien taillé (taillés ) une bande de 50 kilomètres de long sur 30 de large entre Danube et Drina…
...
Par contre, elle peut tout à fait lancer (???? ) harceler violemment et bombarder à l’artillerie les colonnes en mouvement entre Stružani et Slavonski Brod.
...
Plus tout (à supprimer? ) au sud, le XVIII. Gebirgs-Armee-Korps de Julius Ringel tente de poursuivre ses manœuvres… Sur les rives de la Tinja, les velléités des 264. ID (Otto Lüdecke) et 162. ID (Johann Fortner) ont fait long feu. Menacées d’encerclement par la 10th Armoured sur leur flanc nord, les deux divisions allemandes tentent (essayent? ) de se retirer vers les reliefs des secteurs de Gradačac et Modriča, pendant que les chars alliés ciblent Šamac, croyant être sur les talons du corps d’Hellmuth Felmy.
...
S’ensuit une nuit d’action (d'actions?? ) confuse et violente, où chacun ne veut pas céder ce qui est devenu, malheureusement pour Kolašin, une position stratégique.
...
De fait, l’armée croate n’a récupérée ( récupéré?) qu’une douzaine de kilomètres en quatre jours… Et à présent, elle commence elle aussi à manquer de munitions !
En effet, face à des successions d’embuscades dans les bois, les soldats de la Garde nationale croate ont parfois été victimes de crises de panique mêlée de frustration, durant lesquelles ils se sont laissé (laissés ) aller à d’intenses séquences de tir à l’aveugle, afin de tenter de faire fuir leurs adversaires camouflés.
...
_________________
Ne pas confondre facilité et simplicité
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Sep 23, 2022 15:40    Sujet du message: Répondre en citant

Ils se sont taillé une bande…
Car cela veut dire "ils ont taillé une bande" (COD "bande" après l'auxiliaire, pas d'accord)
_________________
Casus Frankie

"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire)
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demolitiondan



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MessagePosté le: Ven Sep 23, 2022 19:00    Sujet du message: Répondre en citant

Les citations AVNOJ sont plus ou moins OTL, mais adaptées.
Une référence au Vietnam.
Et une prononciation complexe ... Mais si hongroise.
_________________
Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Sam Sep 24, 2022 12:32    Sujet du message: Répondre en citant

Nous allons laisser Demo Dan terminer en paix (si l'on peut dire) les 6 derniers jours d'avril et nous allons retourner sur le front russe.
_________________
Casus Frankie

"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire)


Dernière édition par Casus Frankie le Sam Sep 24, 2022 14:30; édité 1 fois
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Archibald



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Messages: 6312

MessagePosté le: Sam Sep 24, 2022 13:35    Sujet du message: Répondre en citant

Ouais parce que vu la tronche qu'il fait sur sa photo en haut de page...
_________________
« Je ne crois pas que les Allemands aient jamais l’idée d’attaquer dans la région de Sedan. » Huntziger, 7/05/1940.

"Le complot nécessite de l'intelligence, qui est rare; la bêtise est universelle. CQFD."
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