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Asie-Pacifique, Mars 44
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Etienne



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MessagePosté le: Ven Déc 24, 2021 12:11    Sujet du message: Répondre en citant

patzekiller a écrit:
ce que le personnage considère comme bizarre c'est plutôt l'inversion des valeurs, pas la "normalité" Wink


D'accord, j'avais compris, mais il devrait le dire de son point de vue à lui, donc dans l'autre sens:
"Il est étrange qu'un Brigadier soit un général chez les Anglais, alors que chez nous, c'est le plus petit grade" par exemple.
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Hendryk



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MessagePosté le: Ven Déc 24, 2021 17:46    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Malgré une résistance tenace, les Japonais ont subi trop de pertes pour s’accrocher plus longtemps au secteur, et les Chinois atteignent les murs de la vieille ville.

...

Tandis que les premiers éléments de la 52e Armée franchissent les vénérables murailles de la ville par l’est, la 5e Armée en fait autant par l’ouest : c’est désormais à l’intérieur de la vieille cité que soldats chinois et japonais s’affrontent.

Il s'avère que les murailles de la vieille ville de Canton ont été rasées avant l'invasion japonaise. Mieux vaut donc parler des limites de la ville.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Sam Déc 25, 2021 12:46    Sujet du message: Répondre en citant

21 mars
Campagne de Birmanie et Malaisie
Opération Black Prince
Province sud-est de la Birmanie
– Toute la journée, la 19e Division Indienne attaque le long de la côte. Elle progresse vers le sud, mais un nouveau cours d’eau l’arrête.
Les blindés restent en réserve pour le moment, car le terrain est impraticable et il faut attendre que la 7e Division Indienne contrôle complètement la route pour pouvoir percer et exploiter. De fait, la 7e Indienne progresse dans les collines dominant la plaine alluviale, coupant la route en plusieurs points, mais elle doit réduire les nombreux bunkers que la 55e Division japonaise a installés tout au long de cet axe de progression.
Plus à l’est, la 8e Division progresse maintenant vers le sud. En fin de journée, elle a fait la moitié du chemin de Meke à Sonsinpya. La réaction de l’artillerie nippone est toujours aussi modérée. Selon les rapports de la RAF à Rangoon, l’aviation alliée a du mal à trouver des dépôts ou des positions d’artillerie à attaquer.
………
Dans la tête de pont près de Min Dat, les hommes de Horseman passent une journée plus tranquille que la veille. Les derniers Japonais survivants sont capturés ou tués. Au crépuscule, un raid de Ki-21 du 62e Sentai attaque les navires protégeant la tête de pont, mais seules deux bombes explosent près du cargo mouillé devant la plage, sans l’endommager gravement. Surprise, la chasse anglaise ne peut intervenir.
………
C’est la dernière ligne droite pour la 111e Brigade, qui entre dans Mergui dans une atmosphère de carnaval. Les derniers Japonais ont lancé une ultime charge banzaï ou se sont suicidés à l’intérieur de leur caserne. Les Ecossais du 1er Cameronians vont monter la garde près du pont endommagé de Kyaukpya.
Au camp de base des Chindits, à Wachaung, le général Wingate sourit : non seulement il a libéré environ 100 kilomètres de Birmanie à lui tout seul, mais il s’est emparé comme prévu de la principale base arrière des Japonais. Son concept de base fortifiée sur les arrières ennemis est valide et il n’a plus qu’à attendre l’arrivée de la cavalerie du XVe Corps. En attendant, il donne des ordres pour que le génie de l’air américain aille remettre en état les terrains de Mergui et demande l’envoi de la 77e Brigade par pont aérien : bien qu’elle soit encore en cours de recomplètement et d’instruction, elle suffira pour renforcer ce secteur qui ne risque visiblement plus rien. La 14e Brigade, au sud, n’a signalé aucun contact avec l’ennemi en dépit de sa position avancée et surtout, la 3e WA Brigade n’a aujourd’hui rencontré que du vide. Hatchet est un grand succès.

Opération Fauconneau / Falconet
Journal de Jean-Marie de Beaucorps

« Nous avons atteint Mergui aujourd’hui. Après avoir passé des mois à observer cette ville et ses habitants de l’extérieur, je ne suis qu’à moitié surpris par ce que je découvre… une impression de déjà-vu. Les Birmans étaient tout joyeux de revoir des troupes alliées. J’ai retrouvé mes amis birmans et indiens de la mission, qui ont assumé la couverture de nos “pêcheurs” au péril de leurs vies, sous le nez des Japonais et de leurs collaborateurs.
J’imagine que ce sera, que cela a déjà été la même ambiance dans les villes françaises en voyant arriver notre armée. Par contre, j’ai vu ici quelque chose d’inimaginable chez nous (enfin j’espère !) : au-dessus de l’entrée de la Maison de Joie, le bordel local réservé aux Japs, il y avait une guirlande avec des objets bizarres qui pendaient. C’était des pénis humains, japonais plus précisément, coupés par les femmes elles-mêmes sur des prisonniers nippons encore vivants. Un autre spectacle horrible m’attendait à la caserne : un tas de cadavres. Il semble qu’il y ait eu un… désaccord entre les derniers Japonais et les Indiens nationalistes, et les Japs ont abattu les Indiens.
En attendant nous sommes toujours en guerre : au nord, même si les choses semblent bien engagées, les Rosbifs n’ont toujours pas percé. C’est grand, la Birmanie, même si la région où nous sommes semble toute petite sur les cartes… »


Indonésie
Opération Lentil/Lentille
Côte nord de Sumatra
– Une double attaque frappe aujourd’hui le port de Bandar Aceh, à la pointe nord de Sumatra, et les installations ferroviaires de Sigli, déjà bombardées auparavant. Comme la veille, les réactions japonaises sont plus que modérées. Les chefs de flottille diront dans leurs rapports avoir de plus en plus l’impression de « taper sur un sac vide ».

Pacifique Sud
Au tour du Musashi
Au large de Palau (Philippines)
– Après avoir transporté des renforts à Palau, le Musashi appareille pour le Japon avec une forte escorte, mais les Américains ont appris sa présence…
A 17h44, le cuirassé gagne le large quand il est frappé sur le flanc bâbord, non loin de la proue, par une des six torpilles tirées par l’USS Tunny (SS-282, Lt-Cdr John A. Scott). La torpille ouvre une brèche d’environ six mètres de diamètre dans la coque, inondant la salle des treuils avant et le compartiment des hydrophones type 0. Il y a 18 morts, dont 7 opérateurs des hydrophones. Le navire embarque 2 630 tonnes d’eau, mais parvient à s’échapper à 24 nœuds. Il rejoint le Japon sans autre ennui. Les réparations permettront de renforcer l’équipement anti-aérien et l’équipement radar. Le Musashi sera disponible début mai, après essais.

Guerre sino-japonaise
Opération Bailu
Canton
– L’enchevêtrement des forces chinoises et japonaises à l’intérieur de la ville ainsi que l’épuisement rapide des stocks de munitions, impose à Li Zongren d’ordonner une nouvelle pause opérationnelle. Les combats de la veille ont en effet créé une situation confuse sur le terrain, et dans de nombreux cas des éléments d’un camp se sont retrouvés isolés dans un quartier, voire un bâtiment, tenu par l’autre. Mais si les opérations offensives sont momentanément suspendues, les affrontements n’en cessent pas pour autant. Partout dans Canton continuent de retentir les détonations de fusils et de grenades, quand ce n’est pas de bombes artisanales.
En pleine nuit, guidés par les nombreux incendies qui font rage à travers la ville, six Ki-51 accompagnés de deux Ki-32 (normalement relégués à l’entraînement mais de nouveau convertis en bombardiers par nécessité) arrivent de Hong Kong et bombardent les positions chinoises. L’un des “Sonia”, trop curieux, vole si bas qu’il est éclairé par la lueur des incendies et est abattu par la DCA ; les autres repartent sans être inquiétés.


22 mars
Campagne de Birmanie et Malaisie
Opération Black Prince
Province sud-est de la Birmanie
– La 19e Division Indienne passe la journée en de pénibles opérations de nettoyage sur un terrain absolument épouvantable. Il faut en effet sécuriser un couloir qui permettra au génie d’amener le matériel pour la construction d’un nouveau pont. Pendant ce temps, la 7e Indienne s’occupe des collines le long de la route principale ; en fin de journée, la 33e Brigade encercle le village de Pyin Hpyu Gyi. De son côté, la 8e Division Indienne atteint Sonsinpya et Tetchaung.
En face, le dispositif japonais est constitué de ce qui reste des 55e et 71e Divisions, réduites chacune au tiers de ses effectifs normaux – le chef de la 71e, le général Isayama a été tué par un bombardement d’artillerie. Le moral est au plus bas, les munitions manquent, la nourriture est presque épuisée, on ne voit dans le ciel que des avions alliés, les attaques de dégagement sur les arrières ont échoué et l’état-major a appris que même si une percée vers le sud réussissait, elle serait inutile car la ville de Mergui vient de tomber, victime de ces maudits Chindits. Il ne reste plus qu’à tenir pour l’honneur, en espérant entraîner dans la mort le plus possible d’ennemis de l’Empereur.
………
Quelques kilomètres au sud, la journée est beaucoup plus tranquille que les précédentes pour les hommes du 42e Royal Marines, de la 9e Brigade Blindée et des éléments détachés de la 19e Division Indienne. La RAF surveille de près les mouvements japonais et n’a pas repéré grand-chose. Dans la nuit, malgré un usage immodéré de munitions éclairantes, parachutées par C-47 en sus de la dotation prévue, rien n’a été détecté.
Pendant ce temps, à Wachaung, les premiers éléments de la 77e Brigade de la 3e Division Indienne débarquent. Si les hommes du King’s Regiment restent sur place, dès la fin de l’après-midi les Gurkhas et les Burma Rifles se posent directement à Mergui.

Indonésie – Opération Lentil/Lentille
Sabang
– Pour ce nouveau raid contre la petite île, un nouveau venu se joint aux festivités, en provenance directe d’Europe : le porte-avions HMS Indefatigable (24 Seafire, 24 Firefly et 12 Tarpon [nom donné à l’Avenger par la Royal Navy]), accompagné du croiseur anti-aérien HMS Bellona et des croiseurs lourds HMS Norfolk et Suffolk, qui ont été en partie transformés, leur tourelle d’artillerie principale X ayant été remplacée par de la DCA. Ils sont escortés par le CL Manchester et les DD Meteor, Mahratta, Marne, Matchless, Milne et Virago. Ces navires vont renforcer les TF-57.1 et 57.2.
Au sol, les hommes de l’infanterie navale japonaise sont plus que démoralisés : ils se sentent abandonnés, en particulier par l’Armée, qui ne leur fait passer ravitaillement et nouvelles que très irrégulièrement.

Campagne d’Indochine
Hué
« Le lieutenant Peyrard était heureux de retravailler enfin dans un vrai bureau, dans un vrai bâtiment qui ne tremblait pas lorsque le vent soufflait. En plus, Hué était le genre de ville historique qu’il avait toujours souhaité visiter. La citadelle, les écuries des éléphants, les pagodes, l’esplanade des sacrifices et bien sûr le palais impérial… Quelle chance que la guerre n’ait pas détruit ces trésors de l’ancienne capitale.
Contrairement à la plupart des officiers français en Indochine, Peyrard n’était pas membre d’une unité combattante. Il exerçait ses talents d’analyse bien particuliers pour le compte des renseignements militaires, le Deuxième Bureau. Il devait d’avoir été envoyé au Vietnam à une passion d’adolescent pour l’Asie et particulièrement les langues parlées dans ces contrées exotiques. À son arrivée, Laurent Peyrard parlait déjà le vietnamien (on disait “l’annamite” à l’époque), le chinois et le japonais. Il avait appris depuis les rudiments de plusieurs dialectes parlés dans les montagnes, sans compter le sabir Epervier (mélange de français, de vietnamien, d’un peu d’anglais et de quelques mots d’arabe) apparu spontanément à Dien-Bien-Phu.
Peyrard secoua la tête, agacé de s’être mis à rêvasser. Son travail n’allait pas se faire tout seul. Après avoir annoté une fiche, le lieutenant la glissa dans un dossier de la pile de ceux à transmettre à ses supérieurs.
La chemise suivante ne contenait qu’une note manuelle. Celle-ci émanait d’un agent qui avait découvert une activité suspecte d’une infirmière. Elle avait récupéré des dossiers militaires japonais à moitié calcinés lors de la bataille et passait tout son temps libre à les traduire.
Peyrard reposa la chemise sur son sous-main et se mit à pianoter du bout des doigts sur le bord de la table, une manie agaçante qui n’amusait guère ses collègues à Épervier. Par bonheur, ici, il avait son propre bureau dans le bâtiment occupé par le renseignement militaire, au bout de l’avenue Nani Giao. Son esprit travaillait à toute vitesse. Les infirmières avaient beaucoup de travail avec tous les blessés qui continuaient à arriver. Il était en effet singulier qu’une d’entre elle s’amuse à traduire… non, passe tout son temps libre à traduire des documents internes de l’ennemi. Que cherchait-elle ? La première chose à faire était de se renseigner sur l’infirmière en question.
Laurent Peyrard décrocha son téléphone, composa le numéro d’un poste interne. Au bout de deux sonneries, une voix féminine répondit : « Giao à l’appareil. »
Le lieutenant passa naturellement au vietnamien pour formuler sa demande : « Giao, renseignez-vous sur une infirmière… »
Laurent Peyrard jeta un regard sur la note.
– Elle s’appelle Victoire Dubois et travaille actuellement à l’Hôpital Central de Hué.
– Je vois où c’est, lieutenant, en face du square des Combattants indigènes.
– Très bien, comme toujours c’est urgent.
– Bien sûr.

Le lieutenant Peyrard posa la chemise dans le bac des dossiers en cours de traitement et prit le suivant dans la liste. Son travail ressemblait à celui de Sisyphe… pourtant il n’avait pas cherché à voler aux dieux le secret de la vie éternelle ! »


Guerre sino-japonaise
Opération Bailu
Hong Kong
– Douze B-24 escortés par 12 P-51 du 68e Composite Wing effectuent un nouveau raid sur la ville, sans rencontrer d’opposition aérienne : les Japonais préfèrent garder en réserve les quelques chasseurs qui leurs restent. Mais la mauvaise visibilité due à des nuages bas gêne la précision du bombardement, et la plupart des bombes tombent dans Victoria Harbour, où elles coulent quelques jonques de pécheurs.
A Kowloon, un groupe de Résistants assiégés dans Mong Kok parvient à s’échapper par Sham Shui Po, où le camp de concentration bâti par les Japonais pour interner les prisonniers occidentaux n’est plus qu’un immense charnier. Quelques dizaines d’entre eux parviendront à rejoindre le maquis des Nouveaux Territoires.


23 mars
Campagne de Birmanie et Malaisie
Opération Black Prince
Province sud-est de la Birm
anie – A l’ouest, la 19e Division Indienne peut enfin franchir le cours d’eau qui la bloquait. Avec l’aide du génie de la 7e Indienne, elle peut même franchir le suivant, qu’elle longe au sud-ouest de Pyin Hpyu Gyi.
De leur côté, les 7e et 8e Divisions Indiennes lancent une attaque convergente qui leur permet de faire leur jonction en fin de matinée. La route étant dégagée, les blindés des 50e et 251e Indian Tank Brigades foncent, bousculent tout sur leur passage, prennent Chaung Wa Pyin en fin d’après-midi et rejoignent à la nuit tombante la 9e Brigade Blindée. Les dernières forces japonaises sont maintenant complètement encerclées et la route de Mergui est ouverte.

Indonésie
Opération Lentil/Lentille
Mer des Andaman
– Alors que la TF-57 a mis cap à l’ouest à petite vitesse, la TF-100 (HMS Indefatigable et MN Jean-Bart) mène de nouvelles opérations contre Sabang [L’Indefatigable et son escorte se sont provisoirement joints à la TF-100.]. Les défenseurs de l’île croient même un moment à un débarquement. En effet, le cuirassé MN Richelieu et les croiseurs lourds HMS Norfolk, HMS Suffolk et MN Algérie se sont détachés pour faire subir aux Japonais une punition digne d’un courroux divin. A leur départ, la base n’est plus que décombres.
La couverture aérienne de l’opération est assurée toute la journée par les Corsair et les Seafire de l’Indefatigable, pendant que le groupe aérien français mène une campagne d’interdiction air-mer à l’est des Andaman et sur le littoral nord de Sumatra.

Guerre sino-japonaise
Hong Kong
– Après neuf jours de siège, de bombardement d’artillerie et d’usage de gaz de combat, les soldats de la 40e Division japonaise pénètrent dans Mong Kok et, un pâté de maison après l’autre, entreprennent d’incendier les bâtiments encore debout. Lorsqu’il en sort des gens, combattants ou non, peu importe, ils sont immédiatement abattus. Les Nippons ne se heurtent qu’à la résistance de petits groupes isolés.


24 mars
Campagne de Birmanie et Malaisie
Opération Black Prince
Province sud-est de la Birmanie
– Les 7e et 8e Divisions Indiennes passent la journée en opérations de nettoyage et de réduction progressive de la poche japonaise. Car les Japonais ne se rendent pas : ils chargent, tendent des embuscades à partir de petites fortifications très bien camouflées ou tentent de se suicider en entraînant un ennemi dans la mort avec eux. Cependant, cette manière de faire est maintenant connue de tous sur ce front ; souvent, tout blessé ou supposé tel est achevé à distance plutôt que prendre le risque de tenter de le capturer.
Pendant ce temps, la 19e Division Indienne roque et rejoint Min Dat en passant derrière les deux autres divisions. Elle commence à renforcer le pont existant et surtout à en construire d’autres.

Indonésie
Opération Lentil/Lentille
Au large de Trincomalee
– Alors que la TF-57 continue sa navigation à petite vitesse, la TF-100 la rattrape. L’engagement de la veille a permis d’apprendre à manœuvrer ensemble – l’Indefatigable et son escorte restereront sous commandement français pour la croisière de retour vers l’Australie, qui portera le nom de Meridian II.
En attendant l’ambiance est au beau fixe, en dépit d’un temps gris, puisque l’arrivée à Trincomalee est pour le lendemain.

Guerre sino-japonaise
Opération Bailu
Canton
– C’est au tour des Chinois de lancer un raid sur les positions japonaises : 13 B-25 escortés de neuf P-40, arrivés à basse altitude du terrain avancé de Shaoguan, bombardent les quartiers sud de la ville, sans guère se soucier des dommages collatéraux. Plusieurs bombes tombent parmi les embarcations du “peuple des bateaux”, faisant de nombreuses victimes.

Pick épique
Province du Xinjiang
– Si le brigadier-général Lewis Pick pensait en avoir terminé avec les pipelines après l’achèvement du Projet 8, l’oléoduc reliant Rangoon à Kunming qui permet enfin à la machine de guerre chinoise de disposer du carburant indispensable, il se trompait. Ces dernières semaines, il s’était consciencieusement appliqué à venir à bout des derniers problèmes techniques du projet, en attendant une réponse à sa demande de se voir confier une nouvelle mission sur le sol américain. Mais si l’état-major de l’US Army lui fait aujourd’hui quitter les jungles du sud-est asiatique, c’est pour l’envoyer au fin fond de l’Asie centrale, au Xinjiang !
Dans cette province reculée de Chine, la remise en état des puits de pétrole « cédés » par les Soviétiques en octobre précédent (après avoir été entièrement dépouillés de leur équipement) va bon train. En effet, les compagnies pétrolières américaines ont décidé qu’il était de leur intérêt… enfin, de l’intérêt des Etats-Unis… que la production reprenne aussi vite que possible. La signature, au lendemain de la « cession » soviétique, d’un accord d’exploitation entre le gouvernement chinois et les major companies US y est sans doute pour quelque chose.
Toutefois, c’est par camion-citerne que le précieux liquide extrait du sous-sol devra encore être transporté jusqu’à la raffinerie qui va sortir de terre à Lanzhou. D’où le besoin d’un nouvel oléoduc, et qui de mieux indiqué pour le construire que celui qui est venu à bout du Projet 8 ? C’est ainsi que Pick va devoir s’atteler à une nouvelle tâche épique, bien loin de son Missouri natal.


25 mars
Campagne de Birmanie et Malaisie
Opération Black Prince
Province sud-est de la Birmanie
– Les combats de la poche japonaise continuent toute la journée pour les 7e et 8e Divisions Indiennes.
Pendant ce temps, la 19e Indienne, la 9e Brigade Blindée et la 50e Brigade Blindée Indienne rejoignent les forces débarquées lors de l’opération Horseman. La 19e Division récupère au passage ses unités détachées et même le 42e Royal Marines. En fin de journée, la zone de débarquement est dépassée et les éléments de pointe de la 19e arrivent à Pe Det, à 100 kilomètres de Mergui.
Un peu plus au nord, la piste de Tavoy, remise en état et approvisionnée, voit se poser les premiers appareils alliés (des Sqn 17, 67 et 113).

Guerre sino-japonaise
Opération Bailu
Canton
– L’offensive chinoise reprend : la 5e Armée à l’ouest et la 52e à l’est tentent de faire jonction, mais si la première parvient à avancer vers le centre-ville, la deuxième est confrontée à une résistance déterminée. La 13e Brigade mixte japonaise s’est solidement retranchée dans les bâtiments de l’université et repousse avec acharnement tous les assauts chinois. Une contre-attaque nocturne menace même de repousser les hommes de la 52e Armée jusqu’aux limites de la vieille ville.


26 mars
Campagne de Birmanie et Malaisie
Opération Black Prince
Province sud-est de la Birmanie
– Au nord, la 8e Division Indienne s’empare des cotes 160 et 250, sur lesquelles des éléments japonais s’étaient retranchés.
Dans la plaine, avec l’aide des blindés de la 251e Brigade Blindée Indienne, la 7e Division progresse vers la côte. La poche japonaise ne mesure plus que 8 kilomètres de long sur 2 de large, le long de la côte.
Plus au sud, la 19e Division Indienne et les deux brigades blindées qui l’accompagnent atteignent Palauk sans rencontrer d’autre opposition que celle de quelques éléments épars.

Guerre sino-japonaise
Opération Bailu
Canton
– La 22e Division chinoise, commandée par l’ancien de Saint-Cyr Liao Yaoxiang, tente de prendre d’assaut l’île de Shamian, transformée en forteresse par les Japonais : le canal qui la sépare de la ville forme une douve que seuls deux ponts enjambent, et l’un d’entre eux a été dynamité. De plus, le vieux destroyer Kaii appuie les défenseurs de son artillerie. Après que plusieurs vagues de soldats chinois se soient brisées sur les défenses japonaises, le général Liao, la rage au cœur, met un terme à l’attaque.


27 mars
Campagne de Birmanie et Malaisie
Opération Black Prince
Province sud-est de la Birmanie
– Après un carpet bombing effectué par les B-24 américains, la 7e Division Indienne perce jusqu’à la côte, coupant en deux la poche japonaise.
La 19e Division Indienne continue sa descente vers Mergui et les hommes de Hatchet. Comme la veille, le Japonais brille par son absence. Les seuls ennemis rencontrés sont des Indiens de la trop fameuse Armée Nationale Indienne, qui se rendent souvent sans combattre. Bodaungseik est atteint en fin de journée, ainsi que Kanmaw, sur la côte.

Guerre sino-japonaise
Opération Bailu
Hong Kong
– Débarrassé des soucis liés aux actions de la Résistance chinoise, le génie des 27e et 40e Divisions japonaises commence des travaux de rénovation et d’amélioration de la ligne Gin Drinkers, bâtie par les Britanniques au nord de la ville avant la guerre. Longue de 18 kilomètres, celle-ci était vantée comme « la ligne Maginot orientale »… mais lorsque l’attaque japonaise était survenue, il avait suffi de 48 heures pour la franchir. Plus qu’à un défaut de l’ouvrage lui-même, la faute en incombait au sous-effectif des forces défensives et à leur manque d’entraînement : deux problèmes que les Japonais n’ont pas, mais ils n’en jugent pas moins utile d’apporter de nombreuses modifications à l’ancien dispositif britannique. En plus de l’artillerie confisquée aux « Colonialistes » après la reddition de Hong Kong, les Japonais entreprennent d’y intégrer les tubes des 27e et 40e Régiments d’artillerie.


28 mars
Campagne de Birmanie et Malaisie
Opération Black Prince
Province sud-est de la Birmanie
– La 71e Division japonaise a été détruite. Les derniers soldats de cette grande unité tombent en fin de journée dans l’est de la poche, le long du fleuve.
Les survivants de la 55e Division, eux, continuent à se battre en reculant vers l’ouest sous les coups de boutoir de la 7e Division Indienne. Le soir venu, le dernier bastion japonais ne mesure plus que 4 kilomètres de long sur 2 de large ; il est adossé à la mer et encadré par deux fleuves.
La 19e Division Indienne va avoir l’honneur de disputer les derniers combats importants de l’opération Black Prince et de la campagne de Birmanie. Un bataillon de la 55e Division japonaise, renforcé de quelques pièces d’artillerie, d’une section antichar et d’une compagnie (bien encadrée) de la 1ère Division de l’ANI, tente vainement de bloquer à Palaw et à Palawgon la progression de la 19e et des chars qui l’accompagnent. Les combats durent cependant toute la journée. Avec un solide appui d’artillerie et d’aviation, les deux localités sont prises et le cours d’eau traversé. Sur la côte, le village de Pidat est atteint.

Campagne d’Indochine
Hué
« Laurent Peyrard découvrit une note de service attachée par un trombone au dossier Victoire Dubois. Ce dernier se retrouvait gonflé de nombreux documents. Photo d’identité… une jolie blonde, dix-neuf ans, à peine 1m55 et très mince… Fille illégitime mais reconnue d’un aristocrate et d’une danseuse de music-hall espagnole. Excellentes études mais caractère difficile. Fait la connaissance en 1938 d’un Japonais venu s’initier à la vie en Europe, un nommé Kujo Kazuya (dans l’ordre occidental, prénom avant le nom).
La guerre, l’Occupation, le père et le frère aîné qui se rallient au Nouvel Etat Français, le premier trouvant une place au ministère de l’Intérieur, et le second dans une des milices collabos. C’est alors que la mère réapparaît et assassine son ancien amant pour faire évader sa fille, en y laissant la vie.
Grâce à un réseau d’amis et de passeurs, Victoire gagne l’Espagne et change de nom avant d’errer un an pour atteindre l’Indochine. Pourquoi l’Indochine ?
Laurent Peyrard était très intrigué. Il ne pensait plus que la jeune fille puisse constituer un danger, mais les documents qu’elle détenait pouvaient se révéler une source de renseignements plus qu’utiles. Qu’y cherchait-elle ? Le lieutenant avait bien une idée… Il décrocha son téléphone.
– Giao ? Je voudrais que vous convoquiez l’infirmière Victoire Dubois. Oui, demain. »


Guerre sino-japonaise
Opération Bailu
Canton
– Au prix d’efforts surhumains et de lourdes pertes, la 38e Division (5e Armée) parvient à percer les défenses japonaises et à progresser jusqu’au Temple des Cinq Immortels, à un jet de pierre (ou de grenade) de la rue Zhonghua, principal axe nord-sud de la vieille ville. Les soldats chinois s’y retranchent du mieux qu’ils peuvent, transformant en bunkers improvisés les vénérables bâtiments de culte et leur imposant clocher, tandis que le minaret de la vénérable mosquée Huaisheng, à quelques rues de là, fait un excellent observatoire d’artillerie du haut de ses 36 mètres.
Une furieuse contre-attaque japonaise ne tarde pas à suivre, mais les hommes du général Sun Liren s’accrochent au terrain durement gagné. A l’intérieur des maisons, on se tire dessus d’une pièce à l’autre, et quand les fusils n’ont plus de munitions, les sabres les remplacent. Au petit matin, les soldats des deux camps tombent d’épuisement au milieu des cadavres de leurs camarades, mais les Chinois n’ont pas cédé.


29 mars
Campagne de Birmanie et Malaisie
Opération Black Prince
Province sud-est de la Birmanie
– Dans la journée, Kade, Mintein et Pala sont libérés. Si l’ambiance est relativement joyeuse car l’oppression japonaise se termine, les paysans locaux sont beaucoup plus préoccupés par leur quotidien – et, pour certains, voient sans grand plaisir le retour du colonisateur anglais. En fin de journée, Tapo est atteint par les hommes du Calcutta Light Horse. Plus à l’est, Zadiwin est reconnue par les hommes du 15e Punjab Regiment sans avoir rencontré d’opposition.
Dans l’estuaire de la Tavoy, la poche continue d’être réduite par la 7e Division Indienne pendant que la 8e division nettoie et assure les arrières. Les hommes des deux divisions doivent souvent faire face à des charges banzaï de petits groupes désireux d’échapper au déshonneur de la capture.

Campagne d’Indochine
Hué
« Victoire était assise sur une simple chaise devant le bureau. Elle n’avait pas dit un mot depuis qu’un soldat l’avait traînée dans la pièce, accrochée à sa valise comme à une bouée de sauvetage. Elle triturait une pièce d’or montée en médaillon qu’elle portait au cou tout en foudroyant l’officier d’un regard furieux.
– Mademoiselle Dubois, je vous remercie d’être venue. Je suis le lieutenant Laurent Peyrard.
Il tendit la main et ne reçut en retour qu’un regard méfiant et boudeur. Après un bref moment de solitude, le lieutenant s’assit dans son fauteuil, ayant l’impression d’avoir mordu par inadvertance dans un citron. Autant pour l’attitude amicale, ce n’était visiblement pas la méthode à adopter dans son cas. Bon, personne n’avait dit que ce serait facile, n’est-ce pas ? Peyrard toussota et consulta les dossiers étalés devant lui, sans que Victoire cesse d’épier ses gestes.
– Les documents que j’ai trouvés à Saigon vous intéressent tant que ça ?
Peyrard releva les yeux pour découvrir que l’attitude de la jeune femme avait changé. Victoire semblait pensive et surtout plus calme qu’un instant plus tôt.
– Effectivement, et si vous l’avez compris cela simplifie les choses.
Après un moment d’hésitation, Victoire reprit la parole.
– Vous allez me les prendre ! Mais j’en ai besoin !
– Vous parlez japonais ?
– Non !
– À votre avis, il vous faudra combien de temps pour déchiffrer toutes ces informations ? Et allez-vous les comprendre correctement ? Car vous cherchez quelque chose, n’est-ce pas… Et même, faisons une hypothèse, imaginons que vous cherchez quelqu’un…

Peyrard surveillait les réactions de son invitée, particulièrement les mouvements de ses mains. On pensait plus souvent à contrer les réactions de son visage que les crispations des doigts et des épaules. Cependant, Victoire avait des émotions à fleur de peau et son visage se colora vivement juste avant qu’elle détourne le regard.
– Vous savez… vous savez, car vous avez cherché dans mon passé.
– Si nous parlons bien de votre rencontre avec Kujo Kazuya, oui, je l’ai lu dans votre dossier.

La main de la jeune femme se crispa sur la pièce d’or pendue à son cou. Elle continuait à fixer un point du parquet. Sa voix était faible quand elle reprit la parole.
– Vous vous en moquez, mais moi… je le recherche depuis cinq ans. Tout ce que j’avais, c’était les dernières lettres qu’il m’avait envoyées. J’ai lu tout ce qu’on pouvait en Europe, en Amérique, en Algérie et je suis sûre que son unité est ici, en Indochine. Alors, je ne peux pas abandonner ! Je sais que… mais… non, je ne peux pas ! Vous ne pouvez pas comprendre.
Une larme tomba sur le genou de la jeune femme et Laurent Peyrard lui tendit un mouchoir.
– Mademoiselle Dubois, faisons un marché. Je veux les documents que vous avez et vous voulez des renseignements sur Kujo Kazuya.
La jeune fille sursauta si violemment que les pieds de la chaise tapèrent sur le plancher. Elle regarda le lieutenant avec une telle intensité qu’il recula instinctivement.
– Que savez-vous ?
– Eh bien…

Il feuilleta ses dossiers.
– Selon plusieurs sources, le jeune Kazuya serait bien dans une unité de l’Armée japonaise affectée en Indochine. Le QG japonais à Hanoi l’a mise en garnison à Cao Bang, d’où elle est chargée d’entretenir des avant-postes le long de la RC 3 et de patrouiller sur la route.
– Cao Bang…

Victoire leva les yeux vers la carte murale.
– C’est au nord du Tonkin, précisa Peyrard.
– … à la frontière avec la Chine, je sais, merci.

Laurent Peyrard sourit. Elle était aussi intéressante qu’il l’avait spéculé.
– Autre document, ce rapport d’un officier de la Légion datant de janvier. Lors de l’attaque d’un poste japonais sur la RC 3, un soldat ennemi a gêné les échanges entre nos hommes en donnant de faux ordres ou de fausses réponses, le tout dans un excellent français.
– Kujo parle très bien français.
– Bien sûr, n’était-il pas dans votre classe au lycée ? Et puis, c’est un peu mince, mais il y a des rumeurs sur un Japonais “occidentalisé” qui serait mis à l’écart par la garnison de Cao-Bang à cause de son comportement.
– Pas de nom ? Ou de surnom ?
– Une des histoires parle d’un soldat surnommé “Shinigami” parce qu’il refuserait de mourir. Il revient souvent seul alors que tous ses compagnons sont morts pour l’Empereur. Shinigami veut dire…
– L’ange de la mort !

Lorsque Peyrard releva le regard, Victoire était debout, piétinant avec nervosité.
– Mademoiselle Dubois, vous allez bien ?
– Oui ! Vous avez encore besoin de moi ? Je peux partir ? Les documents sont dans ma valise. Ils sont brûlés et s’effritent, mais j’espère qu’ils vous seront utiles.

Victoire se leva, abandonnant sur place le bagage qu’elle serrait si précieusement à son arrivée.
– Attendez, j’ai une proposition pour vous. J’ai été impressionné par votre talent pour retrouver des indices dispersés dans des documents fragmentaires. Voudriez-vous m’aider ? En échange… Eh bien, c’est ici que vous avez le plus de chance de découvrir ce que vous cherchez.
– J’accepte ! Je peux partir ?
– Euh… oui…

Comme la jeune femme s’éloignait rapidement dans le couloir, sans un mot d’au-revoir, Laurent Peyrard alla ouvrir la fenêtre et se pencha à l’extérieur. La porte du rez-de-chaussée s’ouvrit. Victoire sortit et s’immobilisa après quelques pas.
– Kujo est vivant ! Kujo est Vivant !
Fredonnant ces mots comme un étrange et joyeux refrain, la jeune femme s’éloigna en trottinant. Le lieutenant se gratta la tête, perplexe. Il ne pouvait pas savoir que Kujo Kazuya était déjà surnommé “l’ange de la mort” à l’époque où il vivait en France. »


Guerre sino-japonaise
Opération Bailu
Canton
– Pour soutenir la progression de ses troupes, Sun Liren demande l’intervention des chars de la 200e DB. Les blindés des 598e et 600e Régiments sont engagés et avancent sur deux axes parallèles en direction du centre de la vieille ville, avec l’intention de prendre en tenaille les forces japonaises qui font face à la 38e Division. Mais une brusque contre-attaque du 161e Régiment japonais, qui surgit sur le flanc gauche du 600e, oblige celui-ci à interrompre son avancée – les tankistes chinois ont appris à la dure qu’en milieu urbain, les blindés devaient être prudents.
Les affrontements dégénèrent de nouveau en combats confus, mais les Chinois parviennent malgré tout à consolider leurs positions dans l’ouest de la vieille ville.


30 mars
Campagne de Birmanie et Malaisie
Opération Black Prince
Province sud-est de la Birmanie
– Pendant que la 8e Division Indienne commence à se redéployer vers Min Dat, la 7e Indienne achève la destruction du dernier carré japonais. Dans une sorte de petite blitzkrieg, la 251e Brigade Blindée Indienne attaque au centre pendant que le reste de la division fixe les Japonais sur les ailes, le tout sous un parapluie de Hurribomber, de Beaumont et d’appareils du BVAS à qui a été dévolu l’honneur de soutenir ces ultimes combats. Au soir, la 55e Division japonaise est à son tour anéantie.
En fin de journée, la 19e Indienne atteint Kawsaing, à 40 kilomètres environ de Mergui, sans avoir rencontré d’opposition notable. En revanche, en traversant Kye, les hommes de la division, horrifiés, ont découvert un charnier de plus de cent cadavres, dont une majorité de femmes et d’enfants, témoins des crimes de guerre japonais commis deux semaines plus tôt.

Campagne d’Indochine
Le Cambodge retrouve la paix
Phnom Penh
– Après un discours fleuve de Norodom Sihanouk, émaillé de citations en français de Charles de Gaulle, un jeune homme de seulement 21 ans prend sa place à la tribune. Lon Nol est un des favoris du roi, qui l’a nommé gouverneur de la province de Kratie et responsable de la police nationale. Il l’a également chargé de représenter le Cambodge lors des délicates négociations avec la Thaïlande qui viennent juste de s’achever. Lon Nol va maintenant en rendre compte au peuple.
Le jeune homme commence par rappeler l’invasion japonaise et la cession forcée à Thaïlande de la province cambodgienne de Battambang, de parties importantes de trois autres provinces (Siem-Réap, Kompong-Thom et Stung), ainsi que toute la partie du pays à l’ouest du Mékong. La superficie de ces territoires ne représentait pas moins de 70 000 km² (soit 10 % de toute l’Indochine) et près d’un demi-million d’habitants.
Suite à la neutralisation de la Thaïlande, des négociations entre Alger, Londres, Washington, Bangkok et Dien-Bien-Phu (où s’étaient réfugiées les autorités du Cambodge et du Laos) avaient abouti au retrait des Thaïlandais du Laos occupé. Bien sûr, l’accord concernait aussi les provinces cambodgiennes annexées. Toutefois, tant que la prétendue “république khmer” pro-japonaise dirigeait le Cambodge, le processus de rétrocession ainsi entériné n’avait même pas commencé.
Avec la chute du régime fantoche et la réinstallation de Norodom Sihanouk à Phnom Penh, Marseille (nouveau siège du gouvernement de la République française) et Washington avaient repris leurs pressions sur l’administration thaïlandaise. Finalement, les diplomates thaïlandais avaient accepté de formuler un calendrier précis de rétrocession, à la suite des succès obtenus par l’opération Black Prince en Birmanie et par l’offensive du Têt au Vietnam. La perspective de se retrouver bientôt encadré par une Birmanie et une Indochine entièrement libérées avait conduit le gouvernement de Sa Majesté Rama VIII à faire preuve d’un esprit plus conciliant. Cependant, les Thaïlandais soutenaient mordicus qu’ils ne pourraient évacuer les provinces occupées avant novembre ou décembre 1944 !
Heureusement, raconte Lon Nol, nos alliés, la France et l’Amérique, ont pu faire comprendre aux Thaïlandais qu’il était de leur intérêt de se montrer plus raisonnables. L’évacuation des territoires occupés devrait donc commencer immédiatement… donc avant que le riz ne soit semé.
Parce que, bien sûr – mais Lon Nol se gardera bien de le préciser à la population – c’est bien la récolte du riz qui a été l’enjeu de ces transactions tendues. Semé en avril, récolté en octobre ou novembre, le paddy de Battambang représente une production nette de 300 000 tonnes, le tiers de toute la riziculture du Cambodge.
Finalement, en marge de l’accord officiel, le Cambodge a promis de vendre à tarif préférentiel à la Thaïlande, en 1944 et en 1945, une partie de sa production de riz, mais aussi de bois (teck et sticklak), de tabac, de coton, de feuilles de mûrier (pour l’élevage des vers à soie), de cardamome, de minerai de fer et de pierres précieuses. De son côté, Washington a promis qu’une fois le Japon vaincu, l’Oncle Sam fournirait à la Thaïlande une précieuse aide économique, afin que ce pays profondément bouddhiste se souvienne que sa religion n’a rien à voir avec l’athéisme communiste des Soviétiques…

Guerre sino-japonaise
Opération Bailu
Canton
– La 52e Armée, puissamment soutenue par l’artillerie de la 1ère Armée ainsi que par l’intervention de huit B-25 de la ROCAF, lance tous ses hommes dans une nouvelle attaque par l’est, faisant sauter le verrou constitué par les retranchements japonais dans les bâtiments de l’université. Malgré leurs pertes, les défenseurs ne cèdent que pied à pied, et l’élan de l’offensive finit par s’émousser dans d’épuisants combats pour le contrôle de chaque pâté de maisons.


31 mars
Campagne de Birmanie et Malaisie
Opération Black Prince
Province sud-est de la Birmanie
– Au nord, pendant que la 8e Division Indienne commence à faire mouvement pour rattraper la 19e, la 7e Division passe la journée en opérations de nettoyage. A son tour la 251e Brigade Blindée Indienne se regroupe vers Min Dat.
Passé Kawsaing, la route principale se divise en deux pour descendre directement vers Mergui ou contourner le fleuve. Devant assurer ses flancs, le général Wynford-Rees lance la 98e Brigade (avec le 42e Royal Marines et les unités du génie) accompagnée de la 9e Brigade Blindée vers Tamok, au sud, pendant que les 23e et 26e Brigades, accompagnées de la 50e Brigade Blindée Indienne, contournent le fleuve côtier et arrivent à Dawe en fin de journée. A Dawe comme à Tamok, des Résistants birmans, armés de matériel anglais, déclarent que les Chindits sont à Mergui, quelques kilomètres plus loin. La nuit tombe dans une ambiance de fête, l’objectif n’est plus très loin et cela fait deux jours qu’on n’a plus vu le moindre Japonais.

Guerre sino-japonaise
Opération Bailu
Canton
– L’enchevêtrement des lignes et la pénurie de munitions nécessitent une nouvelle pause opérationnelle. Seuls quelques centaines de mètres séparent encore les 5e et 52e Armées, mais entre les deux, les Japonais sont solidement retranchés. Malgré la pause, dans le dédale de la vieille ville qui forme comme un champ de bataille en trois dimensions, on continue de s’entretuer des sous-sols jusqu’aux toits.
………
Hong Kong – Dix-neuf B-24 escortés par 10 P-51 du 68e Composite Wing bombardent la ville, sans rencontrer plus d’opposition aérienne que la fois précédente. Les Liberator, n’ayant à s’inquiéter que de la DCA, peuvent se montrer relativement précis et causent de très importants dommages aux chantiers navals Whampoa et Cosmopolitan.
Le B-24 Mamma Aiuto, un moteur en panne, un autre fumant, tente de rejoindre le terrain de Qingyuan pris aux Japonais, mais fait un atterrissage forcé dans une rizière près de la petite ville de Shiling. A quelque chose malheur étant bon, l’équipage (italo-américain, d’où le nom de l’avion) se voit chaleureusement accueilli par la population de la bourgade. Un banquet rapidement organisé en leur honneur leur permet de goûter à la spécialité locale, la tête de porc laquée.
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MessagePosté le: Sam Déc 25, 2021 13:06    Sujet du message: Répondre en citant

dommage que les derniers jours de la libération de la birmanie ne soient pas visibles dans la foulée, fin de mars 44 oblige...
...à moins qu'il y ait besoin d'encore un petit délai pour le front russe
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MessagePosté le: Sam Déc 25, 2021 13:26    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Campagne d’Indochine
Le Cambodge retrouve la paix
Phnom Penh – Après....
Le jeune homme commence par rappeler l’invasion japonaise et la cession forcée à la Thaïlande de la province cambodgienne de Battambang,

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MessagePosté le: Sam Déc 25, 2021 20:56    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Le B-24 Mamma Aiuto, un moteur en panne, un autre fumant, tente de rejoindre le terrain de Qingyuan pris aux Japonais, mais fait un atterrissage forcé dans une rizière près de la petite ville de Shiling. A quelque chose malheur étant bon, l’équipage (italo-américain, d’où le nom de l’avion) se voit chaleureusement accueilli par la population de la bourgade. Un banquet rapidement organisé en leur honneur leur permet de goûter à la spécialité locale, la tête de porc laquée


Je sais que cela a été déjà posté et mentionné avant, mais c'est toujours bon de le redire a son auteur (il se reconnaitra): c'est génial. La FTL comme on l'aime.
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MessagePosté le: Sam Déc 25, 2021 23:27    Sujet du message: Répondre en citant

Quand on dézoome un peu sur une carte, on voit que l'Indochine est libérée. À quoi bon pour les Japonais s'accrocher à la Birmanie ?
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MessagePosté le: Dim Déc 26, 2021 00:07    Sujet du message: Répondre en citant

Bonsoir Loïc,

Ca peut nous sembler illogique mais évacuer un territoire est pour les japonais une perte de face incommensurable alors qu'ils combattent des gaijins sans aucune valeur morale.
En OTL, il ne l'ont fait qu'à Guadalcanal, en FTL, même raison, même comportement.
Pour éviter d'avouer au Teno la honte du retrait de Guadalcanal, ils ont parlé de "redéploiement stratégique".
Leur copains allemands avaient eux inventé le concept de "défense élastique".

@+
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MessagePosté le: Dim Déc 26, 2021 08:51    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:
Quand on dézoome un peu sur une carte, on voit que l'Indochine est libérée. À quoi bon pour les Japonais s'accrocher à la Birmanie ?


faux spoiler : les jap ne vont s'accrocher encore en birmanie que quelques jours

quant à la malaisie (et la barrière indonésienne) c'est un bouchon nécessaire pour conserver les importations de matières premières vers la mère patrie en empéchant les occidentaux de débouler en mer de chine.

quant à la garnison du mékong/Hainan, elle a le role bien pratique de former un point de fixation en pays indien (ici occidental) qui peut être une sacré épine si ces derniers envisageaient un déploiement d'unités en indo (pas de bases, donc, ni de logistique qui va avec)

enfin il y a en indo tout un volet politique avec oncle Ho : comme l'a déjà expliqué anax, des jap à Hanoi sont un facteur d'unité pour le(s) mouvement qu'il représente et les vietnamiens. il va donc trainer les pieds de son coté...jusqu'à un vrai retour des français, ce qui n'est pas pour tout de suite puisqu'il doit y avoir d'abord dracula, qui n'aura lieu qu'aprés la mousson qui arrive
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MessagePosté le: Dim Déc 26, 2021 11:25    Sujet du message: Répondre en citant

Le fait que les Alliés disposent de la base de DBP depuis longtemps et d'un réseau ferré semble-t-il intact en Indochine leur permet de rejouer la même chose que les Japonais OTL fin 1941/début 1942 : interdire le trafic naval en Mer de Chine.
Partant de là, il ne reste plus aux Japonais qu'à s'enfermer dans Singapour pour tenter jusqu'au dernier homme d'empêcher une flotte alliée de passer.
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MessagePosté le: Dim Déc 26, 2021 11:56    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:
Le fait que les Alliés disposent de la base de DBP depuis longtemps et d'un réseau ferré semble-t-il intact en Indochine leur permet de rejouer la même chose que les Japonais OTL fin 1941/début 1942 : interdire le trafic naval en Mer de Chine.


la 10th AF, répartie dans un double role de soutien aux anglais en birmanie et aux français en Indo n'a pas encore les moyens d'empécher tout trafic naval en mer de chine. il y a cependant des opérations en cours comme Mary ou plus tard Thermopylae mais la portée de ces opérations ne va guère au delà du littoral ouest de bornéo (et evidemment selon le principe d'action-réaction, les jap ftl font des trucs-je ne vais pas rentrer dans les détails du déploiement opérationnel.)

l'autre coté : détroit de makassar, mer des célèbes, de sulu... est verouillé par les américains et les australiens ; cf les opérations depuis le timor mais aussi en nouvelle guinée avec la progression sur le littoral nord de l'ile qu'il faudrait écrire (wewak, aitape, hollandia biak...)

en tout cas, à cette date, où l'indo et la birmanie viennent à peine d'être reconquises, la navigation vers le japon, protégée et longeant les cotes de bornéo, est encore hors de portée d'une quelconque campagne aérienne - 2000 km + - (mais ça viendra) rappelons au passage que pour diverses raisons/débats sur le forum, il a été a acté qu'on ne pourrait ouvrir de base en indo avant de long mois.

spoiler : il va y avoir qq chose à court terme, mais sachant qu'il va falloir 20000 l de carburant/ jour d'opération pour simplement étendre le rayon d'action de 2 escadrilles jusqu'aux Paracels carburant qui ne va pas apparaitre par magie...

bref, en mer de chine (entre le Vietnam et les philippines j'entends), il n'y aura rien d'autre que du ponctuel jusqu'à dracula ftl
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MessagePosté le: Mar Déc 28, 2021 23:16    Sujet du message: Répondre en citant

Retour de fêtes en famille (et sans connexion, c'est volontaire, la famille ...)
1ère livraison de rattrapage: 16 au 18 mars:
16 mars

Au nord de Hatchet, la 111e Brigade se heurte à deux compagnies venant de Mergui, qui ont réussi à atteindre Tanintaryi et à s’y retrancher pour défendre le pont. L’une des deux compagnies (répétition, l’une d’entre elles ?) appartient à la 55e Division, l’autre à l’ANI. Au sud de la ville, avec l’appui des P-51, les Chindits repoussent leurs adversaires vers la ville (répétition, cité/bourgade ?) et le pont. Mais pendant ce temps, le bataillon de Gurkhas profite d’un méandre du fleuve pour entrer en ville (répétition, dans Hatchet ?) et prendre les défenseurs à revers. Les Chindits arrivent ainsi au pont (répétition, ouvrage ?) vers 15h00 au prix de combats qui se terminent au corps à corps. Cependant, des mortiers et des mitrailleuses japonais positionnés de l’autre côté du pont (répétition, juste supprimer tout simplement ?) battent l’ouvrage (risque de répétition avec ma proposition. travée/chaussée ?) de leurs feux et en interdisent la traversée.

Opération Fauconneau / Falconet
Journal de Jean-Marie de Beaucorps

« Hier, le Brigadier Chindit (peut être lui donner un nom de famille ?) (ça m’a toujours semblé étrange que dans notre armée ce soit un grade très bas alors que dans la leur, c’est un général) m’a fait venir dans sa tente. Après m’avoir demandé quelle langue je préférais – l’anglais ou l’indien – il m’a exposé la situation. Des reconnaissances montraient que des Japonais s’étaient retranchés devant Tanintaryi. Le combat semblait inévitable et il voulait savoir si je pouvais apporter quelque chose à ses forces compte tenu de ma connaissance du terrain. Je lui ai répondu que si les Japonais (répétition, Nippons, Jaunes ?) avaient barré la seule route menant à Tanintaryi (répétition, la ville/cité/bourgade), il existait un moyen de faire entrer tout un bataillon en ville (d’y faire entrer tout un bataillon ?) en passant par le fleuve, à l’est : en effet, de nombreux pêcheurs et passeurs amarrent leurs embarcations dans ce bras du cours d’eau.

La Royal Navy attaque le port et les installations (juste pour pinailler, lesquelles ? juste les portuaires ou y en a-t-il d’autres ? si oui préciser lesquelles) de Bandar Lampung, qui garde la passe entre Java et Sumatra. Sans opposition, les Anglais détruisent la station radio et harcèlent les défenses côtières, le port (répétition, baie ?) étant vide.
Pendant ce temps, les Corsaire de la TF 100 mènent une mission Ramrod contre l’aérodrome de Martapoera. Dans un premier temps, les chasseurs français semblent simplement tenir en respect la quinzaine de Ki-44 qui défendent le terrain, mais c’est parce que d’autres Corsaire (répétition mineure, FR4-U ?) arrivent dans un autre azimut, équipée de bombes de 500 livres manque une virgule à mon avis pour cratériser la piste.

Au petit jour commence la bataille de Canton proprement dite, avec l’attaque de l’aéroport de Baiyun, au nord de la ville, par la 167e Division (général Ding Delong) de la 1ère Armée. Les combats sont relativement brefs : les Japonais ont décidé de ne pas s’accrocher au terrain et préfèrent se replier en bon ordre pour raccourcir leur dispositif. Après le bombardement du 12, l’aéroport (répétition, celui-ci ? ou alors le terrain la/les pistes …) était de toute façon devenu inutilisable, et sa position excentrée le rendait trop exposé.
Le reste de la 1ère Armée, soit la 1ère Division (général Nie Chunyong) et la 88e Division (général Zhang Zhuo), arrive au contact avec la 104e Division japonaise (brigadier-général Kisaburo Hamamoto), solidement retranchée. Malgré une intense préparation d’artillerie et l’intervention de 12 B-25, les forces chinoises ne parviennent pas à franchir la première ligne japonaise (répétition, nippone ?).

De l’autre côté du fleuve, des éléments de la 26e Brigade de la 19e Division Indienne terminent sans difficulté le nettoyage de la presqu’île. Tandis que la division prépare son prochain mouvement, la 9e Brigade Blindée se regroupe près des rives du fleuve (répétition, à supprimer tout simplement ?).

Le général Wingate avouera après la bataille avoir envisagé dans la journée de donner l’ordre à la 14e Brigade de partir vers le sud appuyer les Africains, mais il n’en a rien fait, pour l’instant Pourquoi ? quelles ont èté ses motivations ? on reste sur notre faim.

Mais lorsqu’ils atteignent les faubourgs, les Chinois se voient obligés (obliger ?) de mener un combat de rue où chaque maison doit être enlevée l’une après l’autre.
….
A l’ouest, des combats non moins intenses ont lieu pour le contrôle des quartiers sud de Xiguan, où les Japonais disposent du soutien des canonnières Hashidate et Okitsu, lesquelles avaient accompagné la retraite depuis Qingyuan (les Chinois n’ont-ils pas les moyens aériens de « résoudre » ce problème ?). Les Japonais (répétition, Nippons, serviteurs de l’empereur, …) contre-attaquent avec acharnement et des pâtés de maisons changent de main plusieurs fois au cours de la journée.

Avec l’appui des blindés de la 251e Brigade Blindée Indienne, les éléments avancés de la 7e Division Indienne arrivent le long de la côte au contact de la ligne de défense de Thayetchaung. Cependant, les Japonais réservent une autre surprise aux Anglais (ce sont des divisions Indiennes pas Anglaises, britanniques/indiens ?).
...
Vers Tavoy, de l’autre côté du fleuve, la 19e Division Indienne se prépare à remplacer sur le front la 1ère Division Birmane, très éprouvée (elle est réduite au tiers de ses forces de départ), grâce au pont que le génie remet en état et double plus au sud par un autre, appuyé sur les îles du fleuve (répétition, cours d’eau (moche) ou juste supprimer ?) .
...
Après un bombardement côtier d’une demi-heure mené par les destroyers HMS Eclipse, Electra et Inglefield, auxquels le Surcouf apporte l’aide de ses deux 203 mm, les Royal Marines débarquent au sud-est de Kadwan, sur une plage désertée et qui a un peu perdu sous les obus (à mettre en incise ?) son côté paradisiaque. Ils s’élancent aussitôt vers l’intérieur des terres pour couper la route côtière d’une part, d’autre part pour s’emparer du hameau de Bok, plus au sud sur cette route (répétition, juste supprimer ?) , et les hauteurs 575 et 350, surplombant ladite route.
...
14h00 – Le radar de l’Electra détecte l’approche des six petits bâtiments. Pendant que le Surcouf plonge, par précaution, les destroyers et les MTB de l’escorte se lancent à la rencontre des intrus. Les destroyers (répétition,contre-torpilleurs/DD… je sens que je mets une pièce dans le bouzin…), malgré l’allonge de leurs 120, n’arrivent pas à empêcher les vedettes de se mettre en position de lancement.

Pendant ce temps, les premiers blindés du 3e Hussars (Hussards ?), sitôt débarqués, se sont élancés vers le pont Min Dat en compagnie d’éléments du 42e Royal Marines. Le pont (répétition, l’ouvrage/il ?) est enlevé vers 15h30, après un âpre combat contre des éléments de l’ANI.

Sur le front sud de Hatchet, la 3e West African Brigade, appuyée par le 1er Air Commando, repousse dans la journée un nouvel assaut sur la route des cols. Il est vrai que cet assaut, mené (répétition, cette attaque, menée ?) une fois de plus avec des effectifs insuffisants, manquait quelque peu de mordant.

Les malfrats lui jettent des regards haineux, mais s’écartent, peu désireux de s’opposer à ce personnage (répétition, voir ci-après, colosse ? mouais, bof.
Les deux compères s’arrêtent devant une table où sont installés deux autres personnages tout aussi remarquables. Le premier, cheveux coupés court, rasé de près, vêtu d’un uniforme blanc lourdement orné de dorures, porte d’épaisses lunettes et une casquette semée d’étoiles de général. Il fume une cigarette dans un fume-cigarette d’or.

– Pour les 50 000 cartouches japonaises de 6,5 mm, cela ne pose pas de problème. Vous les recevrez d’ici jours (à supprimer) à vingt jours.

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MessagePosté le: Jeu Déc 30, 2021 11:18    Sujet du message: Répondre en citant

Suite et fin:
La situation semble bloquée, d’autant plus que le pont est battu par des armes automatiques venus (venues ?) de l’autre rive.
Finalement, l’appui des 203 mm du Surcouf et des premiers éléments de l’artillerie de montagne du 20e Mountain Artillery, déployés sur les plages, permettra de briser pour de bon l’attaque japonaise. Vers midi, la liaison est faite avec le 7e Light Cavalry.
Mais la journée n’est pas finie : à partir de Aukthayetchaung, l’ANI lance une autre attaque (répétition, un autre assaut/font une tentative ?) dans l’après-midi.

Nous nous sommes d’abord occupés des nids de mitrailleuses et des mortiers sur une aile pendant que les mortiers (répétition, je sèche …) de la brigade marquaient l’autre aile afin que les avions de l’Air Commando s’en occupent.

TF-116 : CVE MN Dixmude ; CLAA MN La Marseillaise ; CL HMS Trinidad ; TB Bison, L’Adroit et …
Combat Store (munitions): MN Rhin, HMS/RFA City of Dieppe, Kola.
Pour plus de clarté, préciser que sauf mention contraire tous les bâtiments cités sont MN (si j’ai bien compris la liste donnée) ?[/b)
Remorqueurs : 4.

Au terme de l’engagement, trois chars japonais sont détruits et un autre déchenillé, contre deux chars (répétition, tank ?) chinois mis hors de combat (dont l’un a été neutralisé par une équipe antichar suicide). Zheng Dongguo, qui commande la 200e DB, en prendra bonne note pour organiser l’apprentissage du combat de chars (répétition, blindé ?) par l’armée chinoise.

La 7e Division Indienne livre quelques combats pour déborder les défenses japonaises par les collines voisines ; les têtes de pont créées ne suscitent pas une réaction de l’artillerie japonaise (répétition, nippone ?) aussi forte qu’avant.

Après toute une journée de bataille, les survivants du bataillon sud sont traqués dans les rizières tandis que l’artillerie navale aide à éliminer le dernier retranchement des Japonais au nord.
L’alerte a été chaude, mais la route passant par Min Dat reste bloquée pour les Japonais (répétition).
………
A la suite des combats de la veille, un frisson parcourt la région de Mergui : des révoltes éclatent en ville et dans les bourgades alentour face à un occupant en pleine décomposition. Dans l’agglomération même, la “maison de joie” est transformée en quartier général de l’insurrection. Les Japonais encore présents en ville (répétiton, dans la cité ?), essentiellement des marins ou des rampants des unités d’aviation qui n’ont pas pu évacuer, se réfugient dans l’unique caserne en compagnie des jusqu’au-boutistes de l’ANI. Les hommes de la milice birmane ont tous disparu, beaucoup ayant retourné leur veste.
Du côté nord de Hatchet, la 111e Brigade continue son chemin en n’étant plus accrochée que par des éléments japonais épars. Elle arrive en fin de journée au village de Nattalindaung, où les habitants lui réservent un accueil des plus joyeux. Mergui n’est plus qu’à une dizaine de kilomètres.
Du côté sud, la 3e West African Brigade vit une journée (répétition) semblable à la précédente, notant toutefois qu’il semble y avoir de plus en plus de déserteurs parmi les troupes de l’ANI.

[b]Indonésie
Opération Lentil/Lentille
Côte nord de Sumatra
– Les chasseurs alliés ont traversé l’île pour opérer en sweep contre les terrains de desserrement du 24e Sentai dans les secteurs de Langsa et de Lhokseumawe. La réaction japonaise est faible et seuls deux Ki-43 seront abattus, sans perte pour les Alliés. Il faut dire que ce sentai subit une attrition certaine sous la pression de l’opération Stocker, menée par les B-24 et les P-38 de la 10th Air Force.
De plus, à la suite des opérations (répétition, actions ?) en Birmanie, le 24e Sentai a même dû céder certains de ses appareils à des formations du continent au début du mois.
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