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AsiePacifique, Février 44
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Hardric62



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MessagePosté le: Mar Nov 16, 2021 22:03    Sujet du message: Répondre en citant

Archibald a écrit:
La Réunion en pire, quoi. Je me rappelle de la remarque ironique d'un cousin de là bas qui disait "non, la température ne descend pas quand il pleut ici, pas comme en métropole..."


Pour y avoir vécu 10 ans? Je peux confirmer ça. Pour les deux côtés de l'île (encore qu'il y ait beaucoup moins de pluie sur la côte ouest). Utiliser un imperméable contre la pluie là-bas, c'est choisir entre être trempé par la pluie, ou être trempé par la transpiration du fait de la combinaison chaleur plus imperméable.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Mar Nov 16, 2021 22:23    Sujet du message: Répondre en citant

Sujet de mini-thèse du Racoon : les tissus imper-respirants.
_________________
Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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Archibald



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Messages: 5004

MessagePosté le: Mer Nov 17, 2021 12:33    Sujet du message: Répondre en citant

Hardric62 a écrit:
Archibald a écrit:
La Réunion en pire, quoi. Je me rappelle de la remarque ironique d'un cousin de là bas qui disait "non, la température ne descend pas quand il pleut ici, pas comme en métropole..."


Pour y avoir vécu 10 ans? Je peux confirmer ça. Pour les deux côtés de l'île (encore qu'il y ait beaucoup moins de pluie sur la côte ouest). Utiliser un imperméable contre la pluie là-bas, c'est choisir entre être trempé par la pluie, ou être trempé par la transpiration du fait de la combinaison chaleur plus imperméable.


C'est tellement ça... mais quel bel endroit. Même si ils ont leur propre problèmes, on va pas se mentir. Si la métropole fait des bêtises irréparables un jour, je me tire là bas. Au moins, "ils" seront bien reçus.
_________________
« Je ne crois pas que les Allemands aient jamais l’idée d’attaquer dans la région de Sedan. » Huntziger, 7/05/1940.

"Weygand c'est un mur, Gamelin un édredon" (Daladier)
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Nov 17, 2021 13:09    Sujet du message: Répondre en citant

25 février
Campagne de Birmanie et Malaisie
Opération Black Prince
Pointe sud-est de la Birmanie
– L’intensification de la campagne aérienne des derniers jours visait à neutraliser l’aviation japonaise en Birmanie. Ce résultat à peu près obtenu, le général Slim déclenche l’opération Black Prince. Celle-ci doit réussir ce que cet illustre personnage historique avait manqué de faire au XIVe siècle : achever la reconquête d’un territoire et éliminer l’adversaire.
* Pour ce faire, le XVe Corps Indien du Lt-général William “Bill” Slim a reçu des moyens importants.
– 7e Division Indienne (33e, 89e et 114e Brigades Indiennes), major-général F. Messervy ;
– 8e Division Indienne (17e, 18e et 19e Brigades Indiennes), major-général Harvey ;
– 19e Division Indienne (23e, 26e et 98e Brigades Indiennes), major-général Thomas Wynford-Rees ;
– 81e West African Division (5e et 6e WA Brigades – la 3e WA Brigade a été adjointe à la 3e Division Indienne), major-général Woolner ;
– 1ère Division Birmane (1ère Brigade Birmane, 55e Brigade Indienne), major-général Bruce-Scott.

* En réserve, la 9e Armée dispose de puissants renforts.
– 2e Division d’Infanterie britannique (4e, 5e et 6e Brigades), major-général J.M.L. Grover ;
– 9e Armoured Brigade (3rd Hussars, Wiltshire Yeomanry, Warwickshire Yeomanry), Brigadier John Currie ;
– 50e Indian Tank Brigade (Calcutta Light Horse, 25th Dragoons, 19th King George’s Own Lancers), Brigadier G.H.N. Todd ;
– 251e Indian Tank Brigade, Brigadier G. Carr-White (14th/20th Hussard, PoW Own Scinde Horse, 1/4th Bombay Grenadiers) ;
– 3e Division Indienne (14e, 77e et 111e Brigades Indiennes, 3rd West African Brigade [de la 81st WA Division]), acting major-général Orde Wingate ;
– 50e Brigade de Gurkhas Parachutistes (151e, 152e et 153e Bataillons de Gurkhas parachutistes).

* Enfin, d’autres unités ont des affectations spécifiques.
(i) L’Ecole de la Jungle : 13e Brigade Indienne ;
(ii) La surveillance et l’entretien des voies de communication :
– 11e East African Division, major-général Charles C. Fowkes
– 14e Division Indienne, major-général W.L. Lloyd (47e, 48e et 49e Brigades Indiennes)
– 5e Division d’Infanterie britannique, major-général H.P.M. Berney-Ficklin (13e, 15e et 17e Brigades), pour laquelle c’est une affectation qui doit lui permettre de reconstituer ses forces.

………
En face, la 7e Armée japonaise a pour mission de s’accrocher, avec des moyens réduits, au lambeau de Birmanie encore occupée par les Japonais. Le but de cette mission difficile est double : propagande politique d’un côté, défense avancée de la Malaisie et surtout de Singapour de l’autre.
– Après le retrait de la 9e Division d’Infanterie, la plaine alluviale au sud de Ye est tenue par la 12e Division d’Infanterie jusque vers Kyai Long, le long des berges de la rivière.
– Le compartiment forestier immédiatement au sud de cette localité, ainsi que les collines qui s’étendent au sud-est jusqu’à la frontière thaïe sont tenues par la 71e Division d’infanterie.
Les 12e et 71e Divisions sont à effectifs à peu près nominal grâce à un recomplètement progressif et au fait que la 9e Division a laissé sur place une partie de son matériel lourd.
– Plus au sud, autour de Tavoy, est déployée la 55e Division d’Infanterie. Celle-ci est en cours de recomplètement et n’est qu’à environ 70 % de ses effectifs.
– Enfin, la côte jusqu’à l’extrême sud, les dépôts et les ouvrages d’art sont gardés par les troupes de la 1ère Division d’Infanterie de l’Armée Nationale Indienne (ANI). Cette division, qui assure la protection du ravitaillement, est donc dispersée sur plus de 500 kilomètres.
………
05h00 – Une canonnade intense se déchaîne le long de la Ye. En plusieurs points, Slim a reçu le renfort, pour appuyer l’artillerie de ses troupes, des pièces lourdes des 2e et 5e Divisions britanniques. Deux heures durant, sur un front étroit (à peine 12 km) les positions de la 12e Division japonaise sont martelées de façon systématique pendant qu’éclaireurs, commandos et génie d’assaut traversent la rivière. Désorganisés et surpris par la puissance et la précision de ce matraquage, énergiquement appuyé par la 3e Tactical Air Force, les Japonais cèdent.
L’attaque dans la plaine portent le nom évocateur de Longsword. C’est un succès : Ka Lot et Hangan sont atteints en fin de journée, respectivement par des unités de la 19e Division indienne et de la 81e West African Division. Dans la journée, à l’est des lignes défensives nipponnes, Kyai Long est emporté rapidement par un double assaut des 7e et 8e Divisions Indiennes. La 7e Division indienne se retrouve en fin de journée face aux collines pendant que la 8e commence à contourner ces reliefs où se sont retranchés les défenseurs de la 71e Division japonaise.
Une trentaine de kilomètres au sud, dans les collines, commence une autre attaque baptisée Dagger : la 1ère Division Birmane doit s’infiltrer à travers les reliefs au sud de Panang Pon pour déboucher sur les arrières du front. Cependant, en dépit de l’appui aérien des Hurricane de la RIAF et des Blenheim du BVAS, les Japonais ont eu tout le temps nécessaire pour préparer de solides lignes défensives et les deux brigades sont sèchement rejetées sur leurs positions de départ.

Campagne d’Indochine
Offensive du Têt
Saigon
– La Force Publique belgo-congolaise, toujours en pointe de la Brigade d’Annam-Laos (général Bourdeau) rejoint les Vietminh qui assiègent la capitale de la Cochinchine. La 56e Division japonaise, bien qu’affaiblie par les récents combats, n’est pas restée les bras croisés. Avec l’aide de la garnison et des pièces détachées stockées en ville, le général Yuzo Matsuyama a pu réparer une partie de ses tanks et dispose à présent d’un peu d’artillerie. Une des premières patrouilles à se risquer aux abords de la zone tenue par les Japonais ne manque pas de signaler la présence de blindés chez les Japonais.

Kompong Som (Cambodge) – Le “Port Agréable” – c’est le nom cette localité en langue khmer – n’a pas vraiment mérité cette appellation ces derniers jours. Collabos et miliciens de la prétendue République khmer sont venus en foule s’entasser dans la ville. Hélas pour eux, seuls les premiers arrivés ont pu trouver des navires pour fuir vers la Malaisie.
Partis de Neak Leung trois jours plus tôt, les guérilleros du FUNC et leurs alliés du Vietminh arrivent à Kompong Som dans la matinée. Prenant à peine le temps de se réorganiser, les combattants lancent dans un assaut déterminé qui tourne à une fusillade nourrie avec les miliciens retranchés dans quelques maisons. Bien que très inférieurs en nombre, ces derniers se battent avec acharnement car ils savent n’avoir guère de pitié à attendre. Toutefois, leur résistance s’effondre après trois heures de combat. Tous les prisonniers – combattants ou non – sont rapidement jugés par un « tribunal populaire » et condamnés à mort. La sentence est immédiatement exécutée.

Guerre sino-japonaise
Opération Bailu
Vallée de la Rivière des Perles
– Une préparation d’artillerie massive (selon les normes locales) marque le début de l’opération Bailu proprement dite. Elle démarre ainsi, par pure coïncidence, en même temps que Black Prince ! Et le tout, pendant l'offensive du Têt ! Pareille simultanéité, heureuse mais involontaire (il n'y a eu aucune concertation entre Slim, Li et Bourdeau), n’est possible que parce que les lignes logistiques alimentant les trois théâtres sont entièrement distinctes.
Les tubes du 2e Régiment de Mortiers lourds (équipé du Type 32, une copie chinoise du Brandt 120 mm français) se joignent à ceux du 29e Régiment d’Artillerie (équipé d’obusiers de 155 mm M1918) et de l’artillerie divisionnaire de la 5e Armée (qui étrenne ses M2A1 de 105 mm tout neufs) pour pilonner les retranchements japonais dans la gorge de Feilai, là où la Rivière des Perles traverse les monts Dalou.
Au même moment, 23 B-25 et 11 P-38 de la ROCAF, escortés de 22 P-40, effectuent un raid sur Qingyuan, d’où dix Ki-43 décollent pour les intercepter. Un Mitchell et deux Lightning sont perdus contre deux Hayabusa ; la canonnière Okitsu est endommagée par un tir de canon de 75 monté sur B-25. Le capitaine Zang Xilan, aux commandes de son P-40, enregistre sa neuvième victoire confirmée.
Les bombardiers sont à peine repartis que l’assaut terrestre commence. La 195e Division (général Cheng Mingxin) avance par la rive droite, la 2e (général Liu Yuzhang) par la rive gauche. A ce point du fleuve, les rives sont relativement encaissées, et malgré la préparation d’artillerie, le dispositif défensif japonais, installé à contre-pente, n’a pas subi beaucoup de dommages. Au même moment, la 25e Division (général Yao Guojun) avance un peu plus à l’ouest, par la vallée de Gaotian ; tentant de jouer de l’effet de surprise, elle n’a pas utilisé son artillerie. Avançant sur un troisième axe une trentaine de kilomètres plus à l’ouest, la 1ère Division (général Nie Chunyong) longe la rivière Pa en direction de Qingyuan.
Les Chinois ne rencontrent dans un premier temps aucune résistance, mais d’un seul coup, les Japonais ouvrent un feu nourri d’artillerie légère et d’armes automatiques depuis des bunkers soigneusement camouflés, stoppant net la progression des troupes nationalistes sur les trois axes. A partir de ce moment, les Chinois sont contraints de se battre pour chaque mètre de terrain : chaque bosquet, chaque anfractuosité peuvent dissimuler un nid de mitrailleuse qu’il faut neutraliser à la grenade ou au canon antichar (les Chinois disposent de vieux 37 mm totalement dépassés sur le front européen). Mais contre les bunkers, les Chinois réalisent qu’ils ne disposent pas de lance-flammes en nombre suffisant. La journée s’achève sans que le dispositif japonais ait été sérieusement entamé.


26 février
Campagne de Birmanie et Malaisie
Opération Black Prince
Pointe sud-est de la Birmanie
– En dépit de la surprise de la veille et de pertes sensibles, dont l’élimination de deux positions d’artillerie, débordées et prises d’assaut, les soldats du Tenno reculent en bon ordre sur des lignes de défense préparées. Cependant, le long de la côte, plusieurs bataillons de la 12e Division japonaise sont séparés du corps de bataille principal par un relief qui les empêche de bénéficier d’un soutien d’artillerie efficace. Cette faiblesse profite à la 19e Division indienne qui perce, appuyée par les Mitchell du 490e BS et les Warhawk du 90e FS. Plus à l’est, la 81e West African Division progresse plus lentement, car devant garder flanc à la 8e Division Indienne qui s’engage sur les arrières des contreforts où la 71e Division japonaise a tissé son réseau défensif.
Toute la journée, les 7e et 8e Divisions de l’Armée des Indes attaquent méthodiquement les collines et progressent lentement, réduisant un blockhaus après l’autre. En dépit d’un appui d’artillerie encore puissant, accru par l’apport des tubes de la 14e Division Indienne, la progression est plus lente qu’escompté par l’état-major anglais, d’autant qu’au sud, Dagger n’avance guère : la 1ère Division Birmane est encore engluée dans la jungle et ne progresse pas.
A Tavoy, la 55e Division japonaise commence à se déployer sur les axes de progression prévisibles des troupes du Commonwealth.
………
Rangoon – Après enquête et inspection minutieuse des appareils, le Sqn 47 après peut recertifier trois Mosquito. Deux nouveaux appareils, vérifiés eux aussi, doivent arriver de Bombay et un lot d’ailes contrôlées a été envoyé d’Europe. Le groupe continue d’effectuer des raids nocturnes sur Nightbattle, réservant les quelques bimoteurs opérationnels pour les missions Pathfinder contre les bases de bombardiers japonais en Malaisie.

Campagne d’Indochine
Offensive du Têt
Kuala-Lumpur (Malaisie)
– La radio malaisienne pro-japonaise diffuse un discours de Son Ngoc-Thanh à l’intention de ses fidèles restés au Cambodge. Dans sa meilleure forme, en dépit du dur revers qu’il vient d’enregistrer, le leader indépendantiste se lance dans un discours volubile et énergique, fustigeant la francophilie du roi Sihanouk et pointant surtout les divisions internes du Gouvernement Royal d’Union Nationale Cambodgienne (GRUNC) qu’il traite de « ramassis de communistes, de traîtres, d’imbéciles et d’opportunistes ».
Ironiquement, l’ex-président Son souhaite bon courage au jeune monarque : « Vous étiez bien plus en sécurité sous la protection des Colonialistes qu’entouré par vos nouveaux alliés. Prenons d’abord le fameux Pok Khun, chef des Khmers Issarak (Khmers libres). En 1941, il a aidé l’armée de libération nippo-thaïlandaise à obtenir l’indépendance du Cambodge à laquelle vous venez si honteusement de mettre fin. Toutefois, dès la fondation de la glorieuse République khmer, choqué de ne pas obtenir le poste de président, Pok Khun est allé bouder en Thaïlande, avant de retourner sa veste et de combattre aux côtés des Français qu’il prétendait pourtant détester. Qui d’autre vous soutient, Votre Majesté ? Achar Mean ! Quel étrange bonze que voilà, puisqu’il ne saurait éternuer sans avoir d’abord l’assentiment de Hô Chi-Minh. Et ensuite ? Dap Chhuon. À l’époque où il utilisait encore son vrai nom de Kem Phet, j’ai fait de lui le chef militaire de la région de Siem Rap. Il a déserté après avoir volé la solde de son unité. Voilà une assistance que je vous abandonne sans regret, vous êtes en sécurité avec un tel homme dans votre entourage. »
L’histoire mouvementée du Cambodge d’après-guerre donnera quelque peu raison à Son Ngoc Thanh…

Guerre sino-japonaise
Opération Bailu
Vallée de la Rivière des Perles
– En pleine nuit, suivant scrupuleusement les instructions de leur manuel, les soldats de la 124e Division japonaise (major-général Katsunobu Uzawa) lancent une contre-attaque en s’infiltrant à travers les lignes chinoises. Le temps que les Chinois aient compris ce qui se passe, les assaillants sont déjà au corps à corps. Dans la mêlée confuse qui s’ensuit, les combattants s’affrontent souvent à l’arme blanche, à coup de baïonnette et de sabre – des deux côtés, car aux katanas brandis par les officiers nippons répondent les dadaos chinois. Plusieurs heures durant, on s’entretue à l’aveuglette, sans que l’artillerie puissent intervenir faute de ligne de front clairement définie. Le combat cesse peu avant l’aube et les Japonais regagnent leurs retranchements, sous un tir désordonné et largement inefficace de l’artillerie chinoise. Les deux camps sont mécontents : les Chinois, parce qu’ils se sont fait surprendre par les Japonais détestés, les Japonais, parce que les misérables Chinois n’ont pas craqué !
Les Chinois en question passent le reste de la journée à réorganiser leurs lignes et à envoyer des reconnaissances pour tenter de discerner des failles dans le dispositif japonais. Echaudé, Li Zongren décide de modifier sa tactique.


27 février
Campagne de Birmanie et Malaisie
Opération Black Prince
Pointe sud-est de la Birmanie
– Le long de la côte, la 19e Division Indienne continue sa percée face à des Japonais complètement bousculés. En fin de journée, la 23e Brigade atteint Shwe Hin Thar et la 98e Ka Byar Wa. La surprise est grande lorsque l’on s’aperçoit que, dans ce secteur, l’adversaire n’est plus japonais, mais indien. En effet, plusieurs compagnies de l’ANI ont été affectées à la garde de ce secteur, mais elles ne montrent guère de combativité. Dans la nuit, une reconnaissance menée sur le village de Khawzar montre que celui-ci a été déserté : les défenseurs ont disparu.
Plus à l’est, dans la vallée, la 81e West African Division continue son avance et dépasse les villages de Koe Maing et Man Aung, tout en nettoyant le terrain des nombreux petits ouvrages défensifs auxquels les Japonais s’accrochent en reculant. Dans les collines, les 7e et 8e Divisions Indiennes continuent leurs attaques concentriques contre la 71e Division japonaise, progressant de cote en cote, de vallon en vallon dans un combat qui va souvent jusqu’au corps à corps et qui voit parfois l’utilisation du lance-flamme pour éliminer certains points d’appui.
Plus au sud encore, Dagger marque une pause, volontaire cette fois : l’aviation et l’artillerie de la 1ère Division Birmane, aidée par une partie de l’artillerie de la 7e Division Indienne, pilonnent toute la journée les positions japonaises pendant que les brigades d’infanterie se réorganisent.
A Rangoon, l’état-major de la 9e Armée décide de libérer les trois brigades blindées pour commencer l’exploitation et forcer le dispositif japonais. En fin de journée, les premiers éléments mécanisés ont traversé la Ye et commencent à rouler vers le sud.
A la nuit, un raid de “Sally” venus de Malaisie s’en prend aux installations ferroviaires de Moulmein. Le Sqn 176 veille, mais ne revendiquera aucune victoire. Cependant, l’intervention des Beaufighter de garde et la DCA gênent les bombardiers et une seule bombe touche les voies, faisant de légers dégâts vite réparés.

Campagne d’Indochine
Offensive du Têt
Saigon
– Une longue colonne d’hommes en armes approche de la ville assiégée. La brigade d’Annam-Laos a durement combattu, puis elle a parcouru des centaines de kilomètres à pied ou en train. Une odyssée ! Par un étrange caprice du destin, le général Bourdeau se retrouve une nouvelle fois face au général Yuzo Matsuyama, qui fut son adversaire au Laos. Après un long jeu du chat et de la souris, la 56e Division japonaise est à présent acculée par les forces mêmes qu’elle poursuivait.
En militaire respectueux des usages, Bourdeau envoie des émissaires portant un drapeau blanc vers les lignes ennemies. Le lieutenant-général Matsuyama reçoit dans les formes les officiers français (bien que les deux adversaires soient aussi dépenaillés les uns que les autres), mais refuse évidemment de déposer les armes. Comme les émissaires font leur rapport au général Bourdeau, ce dernier hoche la tête : « Au moins, nos ennemis sont trop polis pour nous répondre le mot de Cambronne ! »

Guerre sino-japonaise
Opération Bailu
Vallée de la Rivière des Perles
– Alors que la 195e Division fait diversion à Feilai, l’effort principal porte maintenant plus à l’ouest, sur Gaotian, où la 2e Division converge avec la 25e. Toutes deux avancent prudemment, aidées par un important soutien aérien assuré par les B-25 de la ROCAF. Cependant, de façon répétée, les Japonais laissent les Chinois s’avancer dans leur dispositif pour contre-attaquer brusquement depuis des tunnels dont les entrées sont quasiment invisibles de l’extérieur. A la fin de la journée, les pertes sont importantes en regard du peu de terrain gagné.
Les Chinois font alors monter en ligne des troupes fraîches, s’attendant à une nouvelle surprise pendant la nuit. Précaution justifiée : une nouvelle fois, les Japonais tentent de s’infiltrer dans les lignes chinoises. Cette fois-ci, ils sont accueillis bien plus tôt par un tir nourri de mitrailleuses, de mortiers légers et de lance-grenades, mais malgré leurs pertes, parviennent au contact. On s’entretue à bout portant, on s’empale sur les baïonnettes, les membres sectionnés à coup de sabre tombent au sol. Et puis, de nouveau, les Japonais se replient vers leurs positions. Les soldats chinois, ivres de fatigue, tombent endormis sur place.


28 février
Campagne de Birmanie et Malaisie
Opération Black Prince
Pointe sud-est de la Birmanie
– La journée se passe en opérations de nettoyage pour les Africains de la 81e Division. Il s’agit de sécuriser les flancs, ainsi que la plaine où les Japonais ont laissé de nombreux petits éléments isolés dans des points fortifiés.
Le long de la côte, si la 19e Division Indienne atteint rapidement Ta Yoke Htauk, elle est bloquée là par les troupes du Tenno qui se sont regroupées derrière le cours d’eau, au niveau d’un resserrement du terrain, sur une position visiblement préparée à l’avance, ce qui explique la rapidité du recul des Japonais jusque-là. Il faudra réduire chaque retranchement pour avancer.
Dans les reliefs de l’est, la 71e Division recule en bon ordre, en se battant pourtant à front renversé face à deux divisions ennemies tout en tenant en respect, sur son aile sud, la 1ère Division Birmane. Celle-ci recentre son attaque vers le fond de la vallée, mais si elle parvient à entamer les premières positions japonaises, elle se heurte ensuite à la position de défense principale, la cote 540, protégée par une première ligne de crêtes fortifiées et battue par l’artillerie nippone.

Campagne d’Indochine
Offensive du Têt
Non loin de Saigon
– Une armée traîne dans son sillage bon nombre de parasites, avide de proposer leurs services aux bons clients que sont les soldats de tous les camps et de tous les pays. L’hôpital de campagne que les Franco-Laotiens sont en train d’installer se trouve déjà entouré de commerçants en tout genre, proposant toutes les marchandises imaginables – y compris pour le repos du guerrier.
« Une jeep portant sur son capot l’étoile d'or sur fond bleu de la Force Publique venait de s’arrêter entre les échoppes. Deux personnages en descendirent. Le premier était un Congolais portant la tenue HBT utilisée par les soldats américains – et les Alliés qu’ils équipaient sur le théâtre Asie-Pacifique.
M1 Garand à la bretelle, le soldat Bonaventure Mwana soupira avec exaspération sans parvenir à repousser la horde de gamins qui le regardaient comme s’il appartenait à une espèce animale bizarre. Au fond, il les comprenait bien, il n’avait jamais imaginé se retrouver aussi loin de chez lui. Il se tourna vers la personne qu’il accompagnait.
Celle-ci, une minuscule blonde aux faux airs de poupée, s’abritait de la légère pluie grâce à un parapluie bordé d’une bande de dentelle noire. Vêtue d’un uniforme d’infirmière, elle portait un calot qui dissimulait en partie ses cheveux blonds qui cascadaient dans son dos.
– Pourquoi appelle-t-on cette contrée Indochine française, si personne ne parle français ?
– Moi, je ne sais pas Mam’selle. Je suis soldat Mam’selle, pas guide, et c’est pas mon pays. On repart, s’il vous plaît ?
« Mam’selle »
Dubois ne fit pas l’aumône d’une réponse à son infortuné chauffeur. La moue boudeuse et le regard aussi noir que celui d’un taureau dans l’arène, elle descendait l’allée, suivie par le Congolais qui traînait les pieds et entourée d’une meute de gamins chahuteurs. L’un d’eux commença à baragouiner : « Toi chercher quelque chose ? »
– Tu parles français ?
– Un petit petit…
– Bien ! Les Japonais avaient un avant-poste ici, où était-il ?

Comme le gamin affichait une mine stupide, Victoire Dubois soupira.
– Maison ? Mai-son ? Tu comprends ? La maison des Japonais, où ?
Cette fois l’enfant sembla comprendre et se mit à parler aux autres gamins. Leurs murmures effrayés se passaient de traduction. Finalement, le mini-cicérone se retourna vers Victoire.
– Pas aller. Pas bon. Grand feu ! Eux tout brûlé. Pas aller.
Victoire soupira. En quête d’une idée pour vaincre la réticence des mômes, elle regarda autour d’elle. Mais ce fut son odorat qui lui vint en aide. Cela sentait divinement bon par ici ! Une odeur qui la fit saliver. Elle s’avança jusqu’à une échoppe qui vendait… des sucreries ! Le point faible numéro un de Victoire Dubois – devançant de peu sa bibliomanie (stade avancé) – était les sucreries. Son arrivée à Épervier, peu avant la fête du Têt, lui avait permis de maîtriser le nom des mets locaux. Si les langues étrangères se résumaient aux noms des confiseries, elle serait devenue depuis longtemps hyperpolyglotte…
Devant la vendeuse, Victoire prononça – approximativement – « Mè xu’ng », le nom du nougat vietnamien dur fait de caramel et de cacahuètes grillées, le tout recouvert de grains de sésame. Une première négociation à base de doigts levés permit de se mettre d’accord sur la quantité à échanger contre le nombre de pièces que tendait Victoire.
Avec une mine d’écureuil ayant trouvé une noisette, la jeune infirmière revint en grignotant l’une des sucreries. Les enfants avaient soudain fait silence. Puis des mains se tendirent… Il devint très facile de trouver un guide jusqu’à l’endroit maudit.
En fait, il n’y eut qu’une courte distance à parcourir pour atteindre un bâtiment entouré d’un mur. Un mirador calciné était appuyé contre l’enceinte. Le feu avait tout noirci. L’esprit rapide et analytique de Victoire transformait le moindre détail de la scène en indices. Soudain il n’y avait plus rien d’infantile dans son visage et ses yeux vifs qui sondaient et fouillaient avec froideur.
– L’endroit n’a pas été attaqué, pas de traces de balles… Les Japonais ont mis eux-mêmes le feu. Pourquoi ? Ils ont dû prendre avec eux toutes les armes et les munitions. Ils en avaient besoin. Donc ils ont cherché à détruire autre chose. Le feu a pris dans le bâtiment principal et s’est propagé ensuite.
Machinalement, Victoire avait sorti d’une de ses poches une pipe à fourneau de porcelaine bleu et blanc. Elle lui avait été offerte avant la guerre par son demi-frère, un inspecteur de police que la jeune fille aidait dans ses enquêtes.
La jeune femme entra dans le baraquement. Le toit s’était effondré et les poutres noircies qui l’avaient soutenu jonchaient à présent le sol. Sans prendre garde aux cendres, elle s’accroupit devant un grand tas charbonneux mouillé de pluie. Tout n’avait pas brûlé, rien d’étonnant avec ces précipitations continuelles. Avec l’aide de Mwana, Victoire tira de l’amoncellement une sorte de meuble classeur à moitié carbonisé qui laissa s’échapper quelques feuilles noircies qui s’effritèrent. La plupart des dossiers qu’il contenait étaient illisibles, mais elle récupéra tout de même des fiches plus ou moins épargnées. L’infirmière connaissait par cœur les idéogrammes qui servaient à écrire « Kazuya Kujo » et elle était armée de beaucoup de patience et d’un dictionnaire français-japonais. S’il y avait une information exploitable là-dedans, elle la trouverait. »


Guerre sino-japonaise
Opération Bailu
Vallée de la Rivière des Perles
– Après que les Chinois aient à nouveau renouvelé les troupes en première ligne, la journée se passe en combats confus autour de Gaotian, où les Japonais tiennent solidement les hauteurs.
Un raid de 15 Ki-49 escortés de 11 Ki-44 sur l’aérodrome de Changsha interrompt momentanément le soutien aérien. Au prix d’un “Helen” et de deux “Tojo” abattus (contre quatre P-40), 16 appareils chinois sont détruits au sol et la piste est constellée de cratères. Elle sera cependant réparée en à peine vingt-quatre heures grâce au travail frénétique d’une nuée d’ouvriers.


29 février
Campagne de Birmanie et Malaisie
Opération Black Prince
Pointe sud-est de la Birmanie
– Les soldats japonais (et quelques soldats indiens), regroupés en hérisson autour de Kyon Nye, résistent toute la journée aux assauts furieux de la 19e Division Indienne. Il faudra attendre la fin de l’après-midi, après une ultime charge « pour l’empereur » des défenseurs acculés, pour que le dispositif cède complètement, ne laissant aux mains des Anglais que quelques rares prisonniers.
Dans la vallée, la 81e West African Division arrive à une patte d’oie : la vallée continue vers le sud mais la route passe entre deux reliefs, les cotes 570 et 600, qui commandent les deux accès. Les Japonais de la 12e Division semblent s’être retranchés, chose que confirment les premiers coups de sonde. Cependant, le général Woolner a toutes les raisons d’être optimiste puisque son unité est rejointe en fin de journée par les 50e et 251e Indian Tank Brigades. Un plan est donc mis au point, avec le concours de la 8e Division Indienne, qui progresse de plus en plus rapidement dans les collines.
Dans les collines de l’est justement, la 71e Division japonaise a de plus en plus de mal à tenir face à deux divisions qui la serrent de près, d’autant qu’au sud, sa ligne de ravitaillement, au sud, est menacée par la 1ère Division Birmane et par une action inhabituelle de l’aviation. En effet, devant les pertes subies les jours précédents par ses deux brigades, le major général Bruce-Scott a demandé un raid aérien massif.
En début de matinée, les B-24 des 436th et 493rd BS surviennent à (relativement) basse altitude, dans un tonnerre de moteurs, et administrent aux positions japonaises sur la ligne de crête un véritable carpet bombing. Les dernières bombes tombent à moins de 200 mètres des premières positions birmanes et, quelques minutes plus tard, commence un barrage d’artillerie roulant derrière lequel la division progresse. A plusieurs reprises, il est fait appel aux Hurribomber, armés de roquettes pour la première fois sur ce théâtre. En fin de journée, la ligne de crête est atteinte. La cote 540 est maintenant le dernier obstacle sérieux empêchant de rejoindre la vallée.

Opération Fauconneau / Falconet
Côte sud-est de la Birmanie
– Rapport mensuel du colonel d’Astier de la Vigerie.
Installations – Nous sommes maintenant bien installés sur les iles de l’archipel Mergui les plus méridionales, mais nos installations principales sont à l’intérieur des terres. De là, nous rayonnons sur une centaine de kilomètres. Nos reconnaissances vont jusqu’à la frontière thaïe au sud et à l’est (où nous échangeons notre opium avec les Thaïlandais) et jusqu’au nord de Mergui, ce qui nous permet de garder un contact avec la “Résistance” locale (ce mot désigne ici toutes sortes de gens, depuis de simples paysans mécontents jusqu’à des profiteurs de guerre reconvertis en seigneurs de l’opium). Nous avons ainsi tissé un réseau qui nous tient au courant du moindre convoi venant de Singapour (via la Thaïlande théoriquement neutre, mais cela n’étonne personne) et nous a permis de récupérer une dizaine d’aviateurs alliés abattus.
Je joins en annexe la liste des dépôts que nous avons pu répertorier, des mouvements d’appareils sur les différentes pistes de desserrage nippones et des dégâts subis.
Activités japonaises – Les très lourds dommages subis par l’aérodrome de Mergui ont réduit les activités aériennes à leur plus simple expression. Depuis l’explosion du dépôt de munition lors d’un raid américain, les Japonais ont essayé de ne plus mettre tous leurs œufs dans le même panier. Ils ont dispersé leurs munitions dans de petits dépôts en lisière de forêt.
Le flux des renforts aériens ennemis semble s’être tari : là où il y a trois mois plusieurs nouveaux appareils se posaient chaque jour, nous ne l’avons observé que quatre fois au cours de la dernière quinzaine, dont aucun bimoteur modèle 48, alors que nous avons pu dénombrer pas moins d’une quarantaine de carcasses de ce type aux abords des terrains de Mergui. Les Japonais semblent aussi avoir renoncé à reconstruire leurs installations radar, après qu’elles aient été détruites plusieurs fois, ainsi que les sites leurres.
Contacts – Les « réunions de patriotes birmans » se multiplient. Nos hommes installés à Mergui comme pêcheurs ont assisté à deux d’entre elles et nous ont rapporté la tenue de plusieurs autres. Il en est de même pour nos cultivateurs au sud de la ville. Nous avons pu reprendre nos livraisons d’armes à ces mouvements. Parmi les motifs de mécontentement, on note les réquisitions diverses pour entretenir la garnison de la ville, actuellement de l’ordre du bataillon (marine et aviation comprise). Ces réquisitions portent aussi bien sur des denrées alimentaires que sur des filles destinées à la « maison de la joie » des soldats japonais.
Nous ne nous sommes pas encore dévoilés, mais le moment venu nous ferons parvenir des instructions aux différents groupes de « patriotes ».


Journal de Jean-Marie de Beaucorps.
« Comme les semaines précédentes, je me suis installé dans une routine de patrouilles et reconnaissances diverses. Au nord, l’offensive a repris depuis quelques jours : d’après le colonel, ce coup-ci c’est la bonne et nous allons recevoir l’ordre de passer à l’action d’un jour à l’autre. Une chose me semble évidente : avec tous les dépôts et les sites d’embuscade contre les convois que nous avons repérés, nous avons passé un sacré nœud coulant autour du cou du Jap sans qu’il en soit conscient ; le moment venu, il ne nous restera plus qu’à serrer !
J’ai été surpris de voir que c’était notre Surcouf qui venait une fois de plus nous ravitailler et ramasser nos pilotes, je m’attendais à des avions ou à des parachutages et rien n’est venu… Bizarre, je me demande ce que les huiles préparent. »


Campagne d’Indochine
Offensive du Têt
Koh-Kong (Cambodge)
– La libération de Koh-Kong par les guérilleros du FUNC présente deux particularités. D’abord, il s’agit du dernier affrontement officiel contre les miliciens de la prétendue République khmer de Son Ngoc-Thanh : la reprise de la ville met donc fin à la mainmise des Japonais sur le pays. Ensuite, comme 1944 est une année bissextile (le roi Sihanouk fera adopter le calendrier occidental au Cambodge), l’anniversaire de la bataille de Koh-Kong est trois fois sur quatre célébré le 28.

Guerre sino-japonaise
Opération Bailu
Vallée de la Rivière des Perles
– Li Zongren déploie la 96e Division (général Yu Shao) dans la vallée de la rivière Bang, tout en maintenant la pression à Gaotian et à Feilai. Après des combats acharnés qui se prolongent jusqu’à la tombée de la nuit, le verrou constitué par le village de Pingditou est finalement enlevé, ouvrant enfin une brèche dans les défenses japonaises. Pendant que les derniers défenseurs se font tuer sur place, le gros des troupes se replie vers l’aval à la faveur de l’obscurité.
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Etienne



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MessagePosté le: Mer Nov 17, 2021 15:25    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Kompong Som (Cambodge) – Le “Port Agréable” – c’est le nom cette localité en langue khmer – n’a pas vraiment mérité cette appellation ces derniers jours. Collabos et miliciens de la prétendue République khmer sont venus en foule s’entasser dans la ville. Hélas pour eux, seuls les premiers arrivés ont pu trouver des navires pour fuir vers la Malaisie.
Partis de Neak Leung trois jours plus tôt, les guérilleros du FUNC et leurs alliés du Vietminh arrivent à Kompong Som dans la matinée. Prenant à peine le temps de se réorganiser, les combattants lancent dans un assaut déterminé qui tourne à une fusillade nourrie avec les miliciens retranchés dans quelques maisons.


Se lancent?
Lancent un?
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Bob Zoran



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MessagePosté le: Jeu Nov 18, 2021 00:46    Sujet du message: Répondre en citant

26 Février

Citation:
Rangoon – Après enquête et inspection minutieuse des appareils, le Sqn 47 après peut recertifier trois Mosquito
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Archibald



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MessagePosté le: Jeu Nov 18, 2021 13:28    Sujet du message: Répondre en citant

Ca me rappelle un dessin de l'inénarrable Jean Barbaud dans le Fana. L'on voit un Mosquito avec plein de petit bourgeons qui sortent de partout, et un pilote britannique qui déclare philosophiquement:

"C'est le printemps... et maintenant c'est sûr: le Mosquito n'est pas adapté aux climats tropicaux !"
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« Je ne crois pas que les Allemands aient jamais l’idée d’attaquer dans la région de Sedan. » Huntziger, 7/05/1940.

"Weygand c'est un mur, Gamelin un édredon" (Daladier)
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loic
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MessagePosté le: Jeu Nov 18, 2021 16:16    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Après avoir, sans succès, tenté de joindre le prince Sihanouk, les Thaïlandais obligent les ministres à sortir ; ils sont immédiatement exécutés sur la pelouse devant le bâtiment. Par la suite, les Thaïlandais pourront exfiltrer les familles vers Bangkok.

Tout ceci rappelle un peu l'excellent film La Déchirure (https://fr.wikipedia.org/wiki/La_D%C3%A9chirure_(film))
_________________
On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
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demolitiondan



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MessagePosté le: Jeu Nov 18, 2021 18:18    Sujet du message: Répondre en citant

Je me rappelle de Barbaud. Très gentil monsieur, croisé en dédicace à Istres il y a de cela quelques années.
Sinon, les chinois ne se sont pas beaucoup améliorés, non ?
_________________
Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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