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Décembre 1943 à l'Est
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Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Fantasque Time Line Index du Forum -> 1943 - Le front russe
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Mai 06, 2021 14:11    Sujet du message: Répondre en citant

Toute cette affaire a été détaillée il y a déjà quelques mois pendant qu'on parlait des Balkans.

Mais à partir du 1er janvier 44, nous allons tout reprendre en parallèle.
_________________
Casus Frankie

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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Mai 06, 2021 14:16    Sujet du message: Répondre en citant

21 décembre 1943
Bataille de Roumanie
Ploesti-Bucarest – Digue
Roumanie
– Un très fort front pluvieux en provenance de Méditerranée remonte vers le nord pour noyer les Carpates sous l’eau ou la neige. Les combats – qui se raréfiaient déjà notablement par rapport aux dernières semaines – perdent donc le peu d’intensité qu’ils conservaient encore. Du reste, c’est aussi le cas en Serbie : la 4. SS PanzerGrenadier Polizei aurait évacué Belgrade, libérant ainsi une autre partie du cours du Danube.
De fait, l’offensive Ploesti-Bucarest vient de s’achever.
………
« Au prix d’environ 125 000 morts, blessés et disparus, l’Armée Rouge avait rempli son objectif : faire passer la Roumanie dans le camp soviétique et repousser la Wehrmacht dans les Carpates. Les armées roumaine et allemande sortaient elles aussi durement malmenées de la bataille, avec respectivement 45 000 et 20 000 morts, blessés et disparus – des chiffres qui peuvent paraître faibles par rapport aux pertes soviétiques, mais auxquels il faut ajouter les nombreux prisonniers faits par Moscou : 150 000 Roumains et 60 000 Allemands, sans parler d’une énorme quantité de matériel (souvent de seconde main, mais tout de même !) récupéré lors de la fuite de la Wehrmacht vers le nord.
Nonobstant ce butin, les pertes soviétiques n’en étaient pas moins substantielles. Elles répondent clairement au mauvais procès qui sera fait après à la guerre à l’Armée roumaine, que certains jugeront coupable de s’être effondrée d’un coup. Un procès d’autant plus injuste que, dans le fond, le Royaume ne payait finalement rien d’autre que le prix d’une incohérence stratégique de plus au sein de l’Axe – qui n’accorda jamais à la Roumanie des moyens vraiment suffisants pour défendre son territoire, tout en la considérant à l’évidence comme un enjeu stratégique ! La faute, peut-être, au caractère “souverain” du régime Antonescu (même selon les critères du Reich…). La faute, encore plus sûrement, à la pénurie de moyens qui commençait à frapper une Heer désormais à l’extrême limite de ses capacités.
Quoi qu’il en soit, les conséquences de cette offensive – d’autant plus coûteuse qu’elle apparaît aujourd’hui précipitée, bien qu’à l’évidence non improvisée – seraient colossales pour l’année 1944, en ce qui concerne la Roumanie comme ses voisins. La Yougoslavie, en proie aux luttes intestines que nous savons, se trouvait déstabilisée (elle n’en avait pourtant pas besoin…) par la présence d’un nouveau riverain du Danube, gros ours encombrant qui ne tarderait pas à tenter d’imposer à tous sa vision du jeu. La Hongrie se trouvait d’autant plus écrasée sous la botte allemande qu’elle était le dernier des alliés européens de quelque importance du Reich – alors qu’elle avait paradoxalement été le plus rétif d’entre eux ! Désormais seule ou presque à être enchaînée à Berlin (1), Budapest se contorsionnerait bientôt, dans une situation cruellement ironique, en tâchant de suivre l’exemple de son rival de toujours – mais si possible, sans occupation soviétique. Sans rien faire, cependant, sinon attirer l’attention de l’araignée nazie en s’agitant dans sa toile… Enfin, plus au nord, pour la Pologne occupée ou pour la Slovaquie membre de l’Axe, la leçon était chaque jour plus claire : les Russes arrivaient et il fallait faire vite ! De cette constatation naquirent d’autres convulsions pénibles en Europe centrale, qui sortent du cadre du présent ouvrage. »

(Robert Stan Pratsky, La Libération de la Grèce et des Balkans, Flammarion, 2005)

Bulgarie esseulée
Conversion éclair
Bulgarie
– La 18e Armée atteint Varna tandis que le 6e Corps Blindé de la Garde entre dans Sofia. Dans les deux cas, les pilotes de T-34 sortent le buste par leur trappe pour la photo de propagande !
Il est désormais évident pour tous que l’aile sud du nouveau dispositif soviétique est complétement sûre. Aussi, dans la soirée, une fois la frontière turque atteinte (inutile de frôler de trop près celle du royaume de Grèce, le capitalisme est contagieux, comme toutes les vilaines maladies !), les deux formations soviétiques repartiront vers le nord, laissant à quelques éléments de couverture – vite relevés par des formations spécialisées du NKVD – le soin de sécuriser seules la future « République-sœur » aux côtés de la nouvelle Armée populaire de Bulgarie. Celle-ci intègrera vraisemblablement bientôt dans ses rangs les hommes de NOVA, ainsi qu’une partie au moins des transfuges bulgares remis par les Occidentaux – transfuges qui avaient donc eu raison avant tout le monde.

Armée Rouge des Ouvriers et Paysans
Remaniement
Front des Carpates
– Alors que l’Armée Rouge semble avoir triomphé de tous ses adversaires dans la région et que l’influence de l’URSS dans le nord des Balkans est à son zénith, la Stavka annonce – vraisemblablement sur l’ordre direct du Kremlin – la fusion du 4e Front Ukrainien et du Front d’Odessa, dans un nouveau 4e Front Ukrainien (parfois dit inexactement “Front des Carpates”), confié à Fiodor Ivanovitch Tolboukhine !
Ivan Petrov, bien que victorieux, est donc débarqué sans autre forme de procès ! Il est nommé chef d’état-major du 1er Front Ukrainien, sous Aleksandr Vassilievski.
Aujourd’hui encore, les raisons de cette disgrâce aussi brutale qu’injustifiée interrogent – car bien entendu, le télégramme envoyé personnellement par Staline à ce sujet n’a jamais convaincu qui que ce fût (2). La réponse est peut-être simplement à chercher dans une question de personne : Petrov n’a jamais été très apprécié par le Vojd – et pour Staline, un peu d’arbitraire destiné à rabattre l’orgueil de ses généraux ne fait jamais de mal, surtout en temps de victoire.

Notes
1- Les autres – Slovaquie, RSI, NEF – ne comptaient guère…
2- « Général de l'armée Petrov. Vous avez trompé la Stavka sur la véritable position et l’état des forces de votre Front, qui n'étaient pas tout à fait prêtes pour l'offensive Ploesti-Bucarest à l'heure convenue, ce qui a entrainé l’interruption prématurée de l'opération, prévue pour durer jusqu’au 25 décembre. En conséquence… (etc.) »
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Mai 06, 2021 14:42    Sujet du message: Répondre en citant

22 décembre 1943
Prisonniers intéressants…
Un bon père
Kremlin (Moscou)
– Tandis que, quelque part au fond des Balkans, l’Armée Rouge rencontre l’Armée britannique pour la première fois depuis le début du conflit et que l’URSS consolide son emprise sur les rives de la mer Noire en installant des bases, Joseph Staline fait le point avec Lavrentiy Beria. Le Vojd est d’excellente humeur – la pipe au bec et la main sur l’épaule de son « si cher ami », il délaisse un instant son bureau pour parcourir les couloirs du vieux bâtiment. Selon le proverbe moscovite, le Kremlin est une forteresse au milieu de la ville. Et le Petit Père des Peuples ne risque donc vraiment rien en vagabondant triomphalement de porte en porte – d’autant qu’elles sont toutes rigoureusement gardées par des soldats en bleu, qui présentent les armes à chaque passage.
– Je vois que nos opérations en Roumanie et en Bulgarie progressent bien, Lavrenti Pavlovich. Je m’en réjouis. Mais il ne faut pas trop nous satisfaire de ces indéniables succès et nous endormir sur nos lauriers. Il nous faut préparer la suite dès à présent. La chute de ce dictateur sanguinaire allemand n’est qu’une question de temps. Il nous faudra donc arriver à Berlin avec un projet d’institutions déjà prêt.
– Certainement, Camarade Secrétaire-général. Nous y travaillons, évidemment. Toutefois, l’Allemagne n’est pas la Roumanie ou la Bulgarie. Le national-socialisme y a profondément infiltré – gangrené même ! – toutes les couches de la société et je doute que nous y trouvions quoi que ce soit de valable. Même l’ancien Parti communiste allemand, dont il faut dire qu’il a lamentablement échoué dans sa lutte, semble avoir totalement disparu. Je recommande donc que l’on ne s’appuie que sur des éléments sûrs et fiables, dument formés en Union Soviétique.
– Donc, je suppose, des hommes qui ne se sont pas rendus en Allemagne depuis très longtemps ?
– C’est cela, Vojd.

Staline s’arrête pour jeter un coup d’œil par une fenêtre. Son regard balaye la place Rouge – zébrée de sacs de sable et cernée de postes de contrôle et de blindés – pour glisser le long de la façade du Goum avant de s’arrêter finalement au mausolée de Lénine.
– Regrettable. Mais votre jugement rejoint ce que je pressentais. Reste le cas de l’armée allemande – il convient d’en finir au plus tôt ! A ce sujet, je dois reconnaitre que je suis… surpris de la résistance du soldat allemand. Sans être digne de celle de nos vaillants frontovikis, elle se révèle toutefois… extrêmement agaçante ! Vos services ne repèrent-ils aucune chute de moral dans les rangs fascistes ?
– Quand on est au milieu des roses, on en prend le parfum, Vojd. Le soldat fasciste allemand est aveuglé par la propagande et suit ses chefs jusqu’à l’abattoir.
– Même dans les rangs des prisonniers que nous détenons ?
– Non. N’en déplaise à Goebbels, le fanatisme nazi a ses limites et l’estomac prend vite le dessus. C’est pathétique : savez-vous que nos prisonniers nés en Autriche ont émis une protestation pour demander à être mieux traités, sous prétexte qu’ils ne seraient pas Allemands et auraient été enrôlés de force ?
– Héhéhé ! Vous leur avez accordé quelque chose ?
– Bien évidemment. Toute dissension chez l’ennemi est bonne à prendre. Et vous n’ignorez pas que nous travaillons d’arrache-pied à retourner les éléments les plus prometteurs. Même si le ralliement d’officiers de valeur fait encore défaut.
– Oui oui, le comité “Allemagne Libre”. J’y ai justement un peu réfléchi, Lavrenti Pavlovich, et je crois que la solution est là, juste sous nos yeux. Pourquoi ne pas créer une association spécifique à l’aristocratie ? Libérés des contingences des hommes du rang et persuadés d’être réunis au sein d’une élite, les officiers capturés se sentiraient sans doute plus libres de collaborer – ou au moins, de discuter (1).
– Brillant, Camarade maréchal !
– Bien ! Et pour ce qui est de nos prisonniers en Allemagne, nous en parlerons le moment venu. Vous n’ignorez pas que le sujet me concerne de près.

Evidemment, Béria ne l’ignore pas ! Yakov Iosifovich Djougachvili… Le fils aîné de Staline, capturé dans les combats de l’automne dernier sur la route de Smolensk, dans des circonstances… suspectes, selon certains. Mais cela, il n’ira certainement pas le rappeler. Staline n’a pas détourné son regard de la fenêtre.
– Je me demande si nous nous reverrons, Yakov et moi. Evidemment, je n’allais certainement pas négocier avec les Fascistes pour lui (2). Savez-vous qu’il me rend fier, Lavrenti Pavlovich ? Vos services me disent qu’il refuse de collaborer avec les Fascistes, qu’il tourne sa face vers le mur quand on lui parle et qu’il sait faire respecter l’Union Soviétique des prisonniers capitalistes (3)… Quand bien même il a été fait prisonnier, il agit ainsi comme tout bon Soviétique devrait le faire.
Beria a compris où Staline voulait en venir. On ne parle pas de Yakov ici – mais plutôt de tous ses camarades prisonniers, dont une part significative sert aujourd’hui dans l’armée allemande, même si c’est (pour l’heure peut-être) à des postes subalternes. Toujours inquiet du moindre risque de soulèvement, Staline souhaite en finir au plus vite, de peur que le Reich devienne un jour assez malin (ou désespéré ?) pour tenter de se servir directement des Russes contre les Soviétiques. La crainte d’une nouvelle guerre civile. Face à elle, il n’est qu’une réponse, que Staline apporte dans la foulée.
– Et tous ceux qui se seront comportés différemment auront à subir le glaive de notre Justice.
– C’est certain, Camarade Secrétaire-général.


Notes
1- Comme souvent, Staline s’attribue sans vergogne l’idée d’autrui. La “Ligue des Officiers Allemands” (Bund Deutscher Offiziere, ou BDO) est au départ une idée du lieutenant-colonel Alfred Brette. Centrée autour du général von Wietersheim (de la 2. PanzerArmee, pris lors de Kolso), cette dernière organisera de nombreuses actions de propagande et de guerre psychologique – évidemment, avec d’autant plus de conviction que l’on approchera de Berlin. Si von Wietersheim restera prisonnier de guerre après la capitulation, certains de ses membres joueront un rôle clé dans la création de la Nationale Volksarmee est-allemande.
2- Le Reich a proposé d’échanger contre Yakov trois généraux ou Leo Raubal, le neveu d’Hitler, pilote de la Luftwaffe capturé en Ukraine. Moscou a refusé avec hauteur en précisant que, depuis sa capture annoncée à son de trompes par la propagande allemande, Staline considérait qu’il n’avait « plus de fils ». Sans mésestimer l’orgueil et l’autoritarisme du Vojd, la crainte qu’un passe-droit se révèle dévastateur pour le moral des troupes a sans doute joué.
3- En fait, il se bagarre souvent avec ses camarades de bloc britanniques – ce qui est sans doute un signe de communisme particulièrement vigoureux !


Dernière édition par Casus Frankie le Jeu Mai 06, 2021 15:29; édité 1 fois
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Bob Zoran



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MessagePosté le: Jeu Mai 06, 2021 15:04    Sujet du message: Répondre en citant

Il n'y a pas le marqueur (2) dans le texte se rapportant à la note de bas de page.
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loic
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MessagePosté le: Jeu Mai 06, 2021 15:18    Sujet du message: Répondre en citant

borghese a écrit:
Ok merci et désolé d'être passé à côté de l'évacuation par l'armée allemande de la Bulgarie.
Et seuls les soviétiques ont des troupes à envoyer pour cueillir la Bulgarie comme un fruit mûr, les anglais n'ont rien...
Ce n'est pas tout à fait vrai, les Alliés avaient des troupes en Grèce, mais qui auraient peut-être eu à forcer le passage des montagnes pour entrer en Bulgarie, faute d'un accord parfaitement clair avec une autorité (laquelle, au fait ?) bulgare. Alors que les Yougoslaves cavalaient à bride abattue vers leur pays (on les comprend) pour arrêter un carnage. Il fallait donc soutenir ces derniers face aux Allemands voire même pour éviter de voir l'Armée Rouge leur barrer la route.
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Etienne



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MessagePosté le: Jeu Mai 06, 2021 15:49    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Nonobstant ce butin, les pertes soviétiques n’en étaient pas moins substantielles. Elles répondent clairement au mauvais procès qui sera fait après à la guerre à l’Armée roumaine,

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DMZ



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MessagePosté le: Jeu Mai 06, 2021 19:17    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Tandis que, quelque part au fond des Balkans, l’Armée Rouge rencontre l’Armée britannique pour la première fois depuis le début du conflit

Ne se font-elles pas déjà face en Perse ?
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demolitiondan



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MessagePosté le: Jeu Mai 06, 2021 19:35    Sujet du message: Répondre en citant

Se font face en Europe effectivement.

Sinon, pour revenir sur toute cette affaire. Les grecs ont un CA en Thtace mais outre le fait que Salonique ne peut pas ravitailler tout le monde, passer les montagnes pour aller ou ? C est trop tard depuis le 6 septembre ! Quelle opération, quels objectifs ? Quel est le projet derrière tout ça ?
Bref, c est trop tard. Et trop improvisé. Quant aux grecs, ils préféreront de toute façon faire face aux rouges sur leur propre frontière- ca évite la contagion.
Mieux vaut donc soutenir - de façon plus ou moins contrainte et forcée- Brasic dans sa chevauchée vers Belgrade. Meme si c est inopiné, au moins ce n est pas improvisé ( plan Garden). Et quant bien même le louable souhait de sauver des chefs de guerre très compromis d un sort funeste n est pas le seul souci yougoslave. Loin de là !
En réalité, on craint aussi beaucoup que l armee rouge rentre à la volée à Belgrade depuis les portes de fer en profitant du repli du HG E. Techniquement c etait possible - comme OTL du reste.
Et c est le drame de la campagne des Balkans Balkans prétendre s appuyer sur des éléments très réactionnaires pour imposer un retour à l ordre .... sans se poser la question de savoir s ils sont contrôlables !
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loic
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MessagePosté le: Jeu Mai 06, 2021 19:35    Sujet du message: Répondre en citant

DMZ a écrit:
Citation:
Tandis que, quelque part au fond des Balkans, l’Armée Rouge rencontre l’Armée britannique pour la première fois depuis le début du conflit

Ne se font-elles pas déjà face en Perse ?

Indeed !
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Mai 07, 2021 10:22    Sujet du message: Répondre en citant

23 décembre 1943
Bataille de Roumanie
Trêve hivernale
Front des Carpate
s – Pavel Batov va pouvoir souffler : après les blindés roumains, c’est au tour du 4e Corps d’Armée du général Dumitru Dămăceanu de prendre position dans la région de Ploesti. Batov peut donc leur déléguer la défense de cette zone et regrouper quelque peu ses unités. Le 4e CA, bien que quelque peu usé par les combats du début du mois, a gardé beaucoup de son potentiel, et il est, de plus, toujours renforcé par la 9e Division de Cavalerie (David Popescu) – laquelle a récupéré au passage les rares débris de la 5e DC non capturés par les Soviétiques. Les Roumains se retrouvent donc précisément à leur point de départ de 1940 : face aux Carpates… mais opposés aux Allemands (hélas) et avec les Soviétiques à leurs côtés (encore hélas !).
A la tête de ce qui reste de la 3e Armée roumaine, Petre Dumitrescu ne se fait d’ailleurs aucune illusion : les Russes ne tarderont pas à réformer complètement sa troupe en profitant du calme qui s’annonce – changeant les chefs et dissolvant les formations comme il leur siéra ! Qu’y peut-il ? Pas grand-chose, sinon regretter le temps perdu.
Il l’ignore, mais face à lui, les Allemands en font autant. En effet, de l’autre côté du front, le LIV. ArmeeKorps de Carl Hilpert a complètement pris le relais des panzers et assure désormais fermement la défense de la région allant de Câmpulung à Vălenii de Munte. S’il avait été là deux semaines plus tôt…
Rien de tout cela, cependant, ne saurait bouleverser les projets de Fiodor Tolboukhine. Avant de planifier quoi que ce soit, celui-ci doit d’abord mettre de l’ordre dans ses rangs – de toute façon, aujourd’hui, il a rendez-vous avec des généraux capitalistes à la frontière yougoslave !


24 décembre 1943
Bataille de Roumanie
Trêve hivernale
Front des Carpates
– Les réserves blindées du HG SudUkraine tiennent désormais solidement la région au nord de Craiova : les 15. et 17. PanzerDivisions ferment complètement les cols dans la région de Curtea de Argeș, Râmnicu Vâlcea et Petroșani. Ces deux divisions passeront donc le réveillon fort loin de l’Heimat, sous la neige et dans des vallées reculées où le ravitaillement n’arrive qu’au prix des pires difficultés. Ce qui a néanmoins un effet positif : il est peu probable que les Rouges viennent les chercher ici. Alors, en attendant l’infanterie, « Paix sur la Terre aux hommes de bonne volonté… » comme on dit.

Front de l’Est
Cadeau de Noël
Camp de concentration de Sachsenhausen
– Pendant ce temps-là, en un lieu d’habitude très éloigné de la bienveillance ou de la joie, le Reich fait aussi ses cadeaux : en l’espèce, la Schutzstaffel libère en toute discrétion des prisonniers issus des rangs de l’Organisation des Nationalistes Ukrainiens banderiste. Cela de manque pas de sel – pourquoi ce soudain esprit de Noël de la part d’une organisation ouvertement anti-chrétienne ? En réalité, après l’échec des discussions – ou plutôt de la mise au pas… – de l’ONU-M (d’Andriy Melnyk), la SS se retrouve quelque peu en manque d’auxiliaires pour ses basses œuvres. En conséquence, elle a repris contact avec Stepan Bandera, en détention depuis l’an dernier, afin de définir avec lui les conditions d’une éventuelle collaboration anti-soviétique !
L’Ukrainien sent bien que ses geôliers sont de plus en plus aux abois, mais il n’est pas non plus franchement en position de force… Cependant, il a tout de même obtenu de ses interlocuteurs d’intégrer à leur accord une clause de « négociation préalable » qui impose la libération progressive de tous ses hommes actuellement sous les verrous. Le Reich tient parole – dans le fond, cela ne lui coûte pas grand-chose…
Des responsables importants de l’ONU-B, ainsi que de l’embryon d’état ukrainien que celle-ci tente toujours de constituer, vont ainsi bénéficier avant la fin de l’année d’une levée d’écrou. Parmi eux, citons Mykola Lebid (éphémère ministre de la Sécurité de l’Etat qui sera proclamé… une fois la Wehrmacht à Kiev), le général Anton Kravs, son homologue Petrov Vsevolod Mykolayovych (candidat ministre de la Guerre) ainsi qu’une foule de chefs de guerre, tel le colonel Mikhail Omelyanovych-Pavlenko. D’autres personnages – des seconds couteaux – sont, encore plus simplement, libérés des services allemands qui les emploient. Ainsi, Peter G. Dyachenko (ancien major de l’armée polonaise, ayant fait face aux Russes en 1939 et qui déserta de l’UPA de Bulba-Borovets au bout d’un mois, devant les incertitudes quant au projet politique et devant l’absence de perspectives réelles du mouvement (1) ) quitte sa place au sein d’une unité de police militaire. Pavlo Feofanovych Shandruk, lui, abandonne son poste de traducteur pour le compte de la Heer à Skierniewice.
Bien sûr, tous ne deviendront pas par la suite de farouches chefs résistants pour l’ONU – Omelyanovych-Pavlenko, par exemple, préférerait prendre le commandement d’une unité de cavalerie, les Cosaques libres ukrainiens. Mais tous sont désormais libres d’exprimer leur anticommunisme. Ce qui, en soit, arrange déjà les Allemands ! Ainsi, comme bien des dictateurs pris à la gorge par une révolution, le Reich vide les prisons pour créer le chaos…
………
Mais évidemment, tout cela n’empêche pas les partisans de Dimitri Medvedev (entre autres…) de multiplier pendant ce temps les coups de main sur les dépôts et les camps militaires, en profitant du fait que l’atmosphère y est aujourd’hui, sinon joyeuse, du moins nostalgique. Alors que pour ces bons communistes, comme pour ceux du front, la guerre c’est la guerre et Noël n’existe pas !


25 décembre 1943
Bataille de Roumanie
Remaniement pour les fêtes
Kremlin (Moscou)
– Cela couvait depuis les premiers échanges d’après retournement… La totalité de l’organisation militaire roumaine est bouleversée pour complaire aux Soviétiques ! Toutes considérations politiques mises à part, elle en avait de toute façon bien besoin : l’Armée roumaine, déjà brutalement bousculée par l’offensive communiste, avait achevé d’être chamboulée par le retournement contre les Allemands. Beaucoup de ses unités ne possédaient plus qu’une réalité incertaine.
Désormais, et selon les instructions de Moscou, le nouvel organigramme de la 3e Armée sera le suivant :
3e Armée roumaine (Petre Dumitrescu)
– 4e Corps d’Armée (Dumitru Dămăceanu)
- 6e DI (Romulus Ianovici)
- 5e DI (Barbu Alinescu)
- 14e DI (Gheorghe Stavrescu)
– Corps blindé (David Popescu)
- 9e Division de Cavalerie (Ilie Antonescu)
- 1ère Division Blindée (Alexandru Beldiceanu)
- Division Blindée de la Garde (Radu Gherghe)

………
On remarque – outre la dissolution du malheureux 1er CA du général Dragalina (ravagé par les redditions, et dont le chef est de toute façon très impopulaire auprès des Russes…) – une simplification notable de l’organisation ainsi que le maintien en place du général Petre Dumitrescu ! Ce dernier a en effet su se rendre indispensable, entre soutien au moral des troupes et réelle compétence sur le terrain. Et puis, il ne faudrait pas donner aux nouveaux amis roumains des raisons de douter trop vite de leur choix.
Le 4e Corps d’Armée ne subit pas de bouleversement particulier : l’attitude d’opposition ostensible de plusieurs de ses responsables face au Conducator a sûrement joué…
Par contre, au nouveau corps blindé, Gheorghe Rozin est débarqué pour être remplacé par David Popescu, dans un geste d’évidence politique (Rozin a servi brillamment à Odessa…). Popescu est remplacé à la 9e DC par Ilie Antonescu, rendu disponible par la disparition de sa 5e DC. Mais il est déjà prévu de fondre les trois divisions en deux, les 1ère et 2e Divisions Blindées, respectivement commandées par Alexandru Beldiceanu et Ilie Antonescu. Cette fusion permettra aux deux formations résultantes de retrouver des effectifs convenables.
La 1ère DB sera entièrement équipée de matériel roumain, tandis que la 2e DB comprendra aussi du matériel d’origine étrangère : Panzer III récupérés dans des ateliers de réparation, T-34 (anciennement) de prise… et ce qui reste des BT-7 du Front d’Odessa, aimablement offerts par la généreuse Union Soviétique. Intérêt supplémentaire (pour les Russes) de cette fusion : remplacer le nom “Division Blindée de la Garde” (de la Garde royale !) par un bien plus modeste (voire mesquin) 2e Division Blindée (pas même 1ère !).
Mais pour l’heure, parmi ceux qui ne servent déjà plus sur le terrain, Gheorghe Rozin, Corneliu Dragalina et Ion Saidac passent dans le cadre de réserve (ils obtiendront peut-être un jour un nouveau commandement…), Ioan Arhip part à la direction de l’Infanterie, tandis que Constantin Iordăchescu prend provisoirement la tête de la nouvelle 4e Armée – dont les divisions doivent encore être constituées et dont les soldats sont à l’entraînement… Enfin, Dumitru Carlaont devient secrétaire-général du ministère de la Guerre, sous Ioan Mihail Racovita. Pour l’instant, somme toute, rien que du raisonnable.
Notons néanmoins pour conclure que – sans que cela étonne grand-monde – les deux divisions de volontaires pro-soviétiques, Vladimirescu et Horia, Cloșca și Crișan, ne rejoignent pas leurs compatriotes mais restent intégrées dans l’Armée Rouge. Simple volonté d’optimisation logistique pour éviter de mélanger des unités disposant d’équipements différents ? Peut-être ! A moins, bien sûr, qu’on estime toujours nécessaire à Moscou de conserver sous la main sa propre armée roumaine, si nécessaire. A ce propos, on envisage d’ailleurs au Kremlin de former une troisième division “Roumaine Rouge” à partir des très nombreux prisonniers faits en décembre. Son nom : Oituz și Mărăști – en hommage aux (rares) victoires conjointes roumano-russes du Premier Conflit mondial.

Des Roumains chez les Soviets
Le bal des maudits
« Pluie fine et froide pour ce réveillon – le premier loin de chez moi depuis ma mobilisation puis mon incorporation. Normalement, l’Armée des Travailleurs et des Paysans ne célébrait guère les fêtes religieuses… Mais on murmurait que depuis le début de la Grande Guerre Patriotique, les choses avaient un peu changé. Et dans notre compagnie, le lieutenant Palariar nous avait autorisés à nous réjouir entre camarades – en restant dans les limites du raisonnable bien sûr.
Selon lui, nous ne reverrions jamais le lieutenant Cezar Russesco – il avait été jugé inapte au service, après les blessures subies sur la tête de pont du Danube. On nous promit donc un nouveau chef de section pour la nouvelle année, vraisemblablement recruté parmi les nombreux camarades venus nous rejoindre en masse passé le 13 décembre.
Pour le moment, nous fêtions simplement Noël en jouant aux dés ou aux cartes, tout en regardant la pluie qui gouttait doucement sur les rives de la mer Noire. »

(Adieu mon pays… encore une fois, Vasil Gravil, Gallimard 1957)

Note
1- Selon Dyachenko : « Ce n'était pas une armée, et [Tarass Bulba-Borovets] n'avait pas le droit de s'appeler ataman [commandant]. Bulba avait pensé que j'entraînerais cette “armée” pour lui, alors même que beaucoup de ces hommes voyaient une arme pour la première fois de leur vie. Leur enseigner le service militaire, leur apprendre comment mener un combat – cela aurait pris beaucoup de temps et pas avec une seule personne, mais il pensait que cela pourrait être fait en un mois. En plus, il n'y avait pas assez d’armes et de munitions, et parfois il n'y avait même plus rien à manger. Alors, je lui ai dit que je n'avais rien à faire ici, et je lui ai demandé de me renvoyer à Rovne. »
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Hendryk



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MessagePosté le: Ven Mai 07, 2021 11:12    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Alors que pour ces bons communistes, comme pour ceux du front, la guerre c’est la guerre et Noël n’existe pas !

De toute façon, le Noël orthodoxe tombe plus tard, donc quand bien même ils seraient croyants que pour eux le 25 décembre ne serait pas un jour spécial.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Mai 07, 2021 11:15    Sujet du message: Répondre en citant

Le calendrier ayant été réformé, les orthodoxes fêtent Noël deux fois… Deux fois plus d'occasions de… célébrer la naissance du petit Jésus. A sa santé !
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Bob Zoran



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MessagePosté le: Ven Mai 07, 2021 11:37    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Toute cette affaire a été détaillée il y a déjà quelques mois pendant qu'on parlait des Balkans.

Mais à partir du 1er janvier 44, nous allons tout reprendre en parallèle.


On est avancé déjà au Printemps 44 sur la plupart des Fronts Européens nan?

En tout cas comme écrit par Borghese un peu plus tôt, c'est l'occasion maintenant de relire toute la campagne des Balkans de 1943. Et en parlant de Borghese :

borghese a écrit:
"The one who is pure of spirit may find the holy Graal in the Castle of Aaaaaaaargh..."

Mai 2021?? C'est pire que GoT!


On est en Mai 2021 et pour le coup, belle prémonition de sa part, qui avait prévu dés Décembre 2019, la bonne date de fin de rédaction de 1943 Front Russe dans le fil "Balkans - Avril 1944"! Chapeau!
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demolitiondan



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MessagePosté le: Ven Mai 07, 2021 13:06    Sujet du message: Répondre en citant

Les partisans ne sont pas orthodoxes. Ils sont...communistes donc de toute facon rien n'a de sens. Par contre, les Allemands - eux -fetent bien noel.

Sinon merci chers amis - nous allons effectivement revenir aux Balkans ... apres que le front de l'Est l ai rattrapé ! Prédiction pertinente donc, mais dont le champ a évolué !
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C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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Imberator



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MessagePosté le: Ven Mai 07, 2021 13:23    Sujet du message: Répondre en citant

Les Roumains sont pour partie orthodoxes, pour partie catholiques voire protestants. Bref une bonne excuse pour faire un réveillon de plus.
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