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L'odyssée du soldat Victor, par Etienne
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JPBWEB



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MessagePosté le: Jeu Avr 08, 2021 04:36    Sujet du message: Répondre en citant

FREGATON a écrit:

- Postes pour l'équipage et les officiers-mariniers, chambres pour les officiers.


Sans oublier le carré, sorte de local rectangulaire servant de cercle aux officiers subalternes.
Very Happy
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JPBWEB



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MessagePosté le: Jeu Avr 08, 2021 04:41    Sujet du message: Répondre en citant

A propos du Jean Bart, son appareillage en catastrophe apparut a juste titre comme un exploit, mais l’état du navire était-il vraiment au maximum de ce qui pouvait être fait ? A partir de quand le chantier reçut-il l’ordre d’accélérer les préparatifs ? Quel intervalle de mise en service était-il prévu a l’origine entre le JB et le Richelieu (lui-même quasi achevé mais pas encore opérationnel) ? Dans quelle mesure cet intervalle fut-il raccourci ? Je n’ai pas trouve de réponse dans ma documentation, qui se concentre sur l’évacuation du navire.
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JPBWEB



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MessagePosté le: Jeu Avr 08, 2021 04:43    Sujet du message: Répondre en citant

borghese a écrit:
Réussir à produire un récit aussi haletant avec un camion en fin de vie qui fait Rennes-St Nazaire...
Génial, ce mélange entre la Grande Vadrouille et le Salaire de la peur. Vivement la suite.


En effet. Chapeau l'artiste. Ca ferait un bon scenario de téléfilm, ou bien un épisode de la série télévisée qui sera, n'en doutons pas, un jour consacrée a la FTL.
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MessagePosté le: Jeu Avr 08, 2021 08:24    Sujet du message: Répondre en citant

JPBWEB a écrit:
A propos du Jean Bart, son appareillage en catastrophe apparut a juste titre comme un exploit, mais l’état du navire était-il vraiment au maximum de ce qui pouvait être fait ? A partir de quand le chantier reçut-il l’ordre d’accélérer les préparatifs ? Quel intervalle de mise en service était-il prévu a l’origine entre le JB et le Richelieu (lui-même quasi achevé mais pas encore opérationnel) ? Dans quelle mesure cet intervalle fut-il raccourci ? Je n’ai pas trouve de réponse dans ma documentation, qui se concentre sur l’évacuation du navire.

Les travaux sont initialement assez lents, probablement par manque d'ouvriers. Ils accélèrent début 1939 avec la montée des tensions en Europe. La percée allemande mi-mai provoque une nouvelle accélération du chantier, pour mettre le navire à l'abri de la LW, voir wiki.
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FREGATON



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MessagePosté le: Jeu Avr 08, 2021 10:18    Sujet du message: Répondre en citant

A propos du JB, clin d'œil pour les "jeunes" qui se rappellent d'une époque que les moins de... Vieux Sage :



Wink
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MessagePosté le: Jeu Avr 08, 2021 10:36    Sujet du message: Répondre en citant

A priori, l'image ne reflète pas les conditions de la construction :
Wikipedia FR a écrit:
Pour éviter les aléas d'un lancement et l'immobilisation prolongée d'une cale sèche, le cuirassé était assemblé sur un terre-plein, accolé à une forme de radoub, l'ensemble étant entouré d'une enceinte. Le 6 mars 1940 le terre-plein fut inondé et un déplacement latéral plaça le Jean Bart dans la forme de radoub. La sortie définitive était alors prévue pour le 1er octobre.

Voir aussi ici : http://netmarine.net/bat/croiseur/jeanbart/depart.htm
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FREGATON



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MessagePosté le: Jeu Avr 08, 2021 11:31    Sujet du message: Répondre en citant

Oui et non, la vue imaginée par JM Charlier dans la BD peut correspondre au JB dans la partie "sas profond" de l'ensemble appelé plus tard "forme écluse Jean Bart" (forme "Caquot" à l'époque).
Le transfert (latéral) du JB de la forme de construction vers le sas profond a eu lieu le 6 mars 40.
L'ensemble "forme écluse" comporte une zone de construction à + 3m, une zone de stockage à + 4m et le sas profond à - 9m avec un bateau-porte. Le tout entouré d'une muraille à + 12,50 m. Les transferts entre les zones se font généralement en fonction des marées.


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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Avr 08, 2021 11:59    Sujet du message: Répondre en citant

19 juin
Kouign amann
Saint-Nazaire
– Alors que le cuirassé Jean-Bart s’apprête à prendre la mer, il s’échoue partiellement et doit être dégagé avec l’aide de remorqueurs. Le Goff et Le Bihan ont tout aussi partiellement réveillé les heureux dormeurs, les faisant s’adosser aux cloisons avant pour encaisser les chocs. Dumoulin n’a pas rejoint le bord, ce qui inquiète un peu le capitaine Le Bars. Il présume que le déplacement de l'autocar a pris plus de temps que prévu, et espère qu’un canot amènera le retardataire.
Quand un avion allemand touche le navire d’une bombe de 100 kg qui égratigne son pont cuirassé, cela ne provoque guère plus qu’un battement de paupières et des grognements des passagers qui essayent de se rendormir. Ils en ont vu d'autres !
Enfin le cuirassé prend la mer.
A 07h00, la cloche de la cambuse invite l’équipage à une pause petit-déjeuner bien accueillie. Réveillés, les passagers d’infortune y font honneur avant de rejoindre leurs hamacs, pour les plus endormis. Les autres contemplent le va-et-vient, ou mettent la main à la pâte, comme Le Bars, qui s’inquiète de plus en plus de ne pas voir vu le soldat Dumoulin rejoindre le bord. Interrogé, Le Goff ne peut en dire plus. Le mécanicien ne s’est pas présenté au quai. Pour Victor, Dumoulin ne peut pas avoir déserté : pas son genre, dit-il, même s’il ne le connaît que depuis un mois, il a eu le temps de l’apprécier. Qui plus est, son sac et sa caisse à outils sont à bord ! Le Goff contacte la capitainerie, sans résultat.
Midi sonnant, nouvel appel de la cloche, pour le déjeuner cette fois. Dans le carré d’équipage, Victor, accompagné par Le Bihan, est l’objet de la curiosité des marins, surpris de voir un seconde classe de la Terre. Les questions fusent, auxquelles l’intéressé répond avec le sourire. Le sommeil a déjà fait en partie son œuvre réparatrice.
Oui, il n’est qu’appelé, d’où son absence de grade. Et oui, c’est sa deuxième, il a fait la Grande ! En bonne partie comme prisonnier, alors cette fois, il a pas eu envie de recommencer. Quel âge ? 41 ans… Tiens, non, 42 aujourd’hui, le 19 juin est son anniversaire…
Eh mais… Ça se fête !
Hélas, pour l'instant, pas de vin à table, il va falloir faire les manœuvres.
Plus haut, au carré des officiers, ça discute autant entre les officiers qui ne sont pas de quart et les passagers. Pris par ses fonctions, le pacha se joint tardivement au repas et aux débats. Entre autres, à ceux qui se demandent pourquoi on a embarqué un simple soldat de seconde classe, Le Bars rétorque en arguant de ses états de service et de ses talents tant de chauffeur que de mécanicien, qui seront bien utiles en AFN. Il exhibe même une demande de citation écrite et à lui confiée par le lieutenant Croquet, qui intéresse vivement le général, celui-ci ayant pu s'apercevoir du niveau du soldat. A la lecture à voix haute de la demande, le général Tarrit sourit : c’est l’anniversaire dudit soldat, il aurait été malvenu de le laisser sur le quai. Pour ajouter qu’il appuiera personnellement la citation et un avancement, bien mérités – « Notez, Plombez ! »
Le CV Ronarc’h sourit à son tour, énigmatique.
À 18h00, le cuirassé fait route à 22 nœuds vers Casablanca.
Lorsque la cloche des cambuses sonne à 19h00 pour l’équipage au repos ou n’étant pas de mise au point et les rares passagers, la mer est belle, le ciel sans trace alarmante d'avion suspect, les sourires sont donc de mise sur tous les visages : on a réussi, on est parti ! Dans les carrés, le dîner est joyeux. En bas, grâce entre autres à la ration de vin distribuée, en haut par le soulagement de s’en être sortis à si bon compte. Manœuvres et incidents sont commentés avec chaleur, la surprise de ce tour de force réussi n’arrivant pas à effacer une certaine incrédulité. Songez : appareillage de nuit par un chenal dépourvu de bouées lumineuses, de 45 mètres de large alors que le bâtiment en fait 35 et avec seulement 40 centimètres d'eau sous la quille… Sûr, on en parlera longtemps dans les annales ou dans les livres d’Histoire !
On en discute d’ailleurs passionnément dans le carré d’équipage, quand la porte s’ouvre, laissant passage au pacha lui-même et à ses passagers gradés. Surprise ! Tout le monde se lève pour saluer le commandant et ses hôtes.
– Repos, messieurs. Vous pouvez vous asseoir, il ne s’agit pas d’une inspection, ce serait trop facile en cette journée en tous points mémorable. Tout d’abord, je tiens à vous remercier tous, pour les efforts que vous avez fournis ces derniers temps en plus de ceux d’aujourd’hui. Comme la capitainerie nous a fourni un peu de ravitaillement supplémentaire pour nos passagers, dont quelques barriques de cidre à soustraire à la convoitise de nos ennemis, j’autorise un quart supplémentaire en guise de récompense, à valoir également pour ceux de quart quand ils en sortiront.
[Hourras dans la salle.]
– Ensuite, j’ai appris inopinément qu’un de nos passagers miraculés fêtait ce jour ses 42 ans… Il nous aura porté chance ! Et il n'est pas dit que dans la Marine, on ne fête pas ce genre de choses. Soldat de seconde classe Victor, à moi.
Ébahi, le chauffeur se lève à nouveau, ne sachant trop s’il doit saluer ou pas, voire même ce qu’il doit faire, et s’approche du petit groupe d’officiers et civils, pendant que le cuistot du carré officiers dépose sur une table… un gâteau, un kouign amann paré d’une simple bougie ressemblant à s’y méprendre à un cierge !
– Soldat Victor, cet humble gâteau a été cuisiné avec les faibles moyens du bord, car les circonstances sont exceptionnelles. Il n’est pas d'usage que le commandant d’un cuirassé vienne partager le gâteau d’anniversaire d’un simple soldat, mais vous-même avez accompli des tâches exceptionnelles ces derniers jours, à ce que j’ai cru comprendre. Pour une journée tout aussi exceptionnelle, il m’a paru convenable de marquer tout ceci d’une pierre blanche en forme de pâtisserie, afin que nous en gardions tous un souvenir mémorable. A mon grand regret, les stocks de nos cuisines ne permettaient pas de faire suffisamment de gâteau pour tous, aussi j’ajoute un quart supplémentaire de vin pour tout le monde, afin de partager ce moment.
[Nouveaux hourras dans la salle.]
Le commandant donne l’accolade au soldat, suivi du général, des officiers et civils, puis tout ce petit monde s’attable avec Victor devant la spécialité bretonne, découpée par le chef après soufflage de la bougie. Après une bolée de cidre, ils repartent, laissant le soldat toujours aussi surpris, vite entouré par les marins qui remettent ça au vin, en le congratulant joyeusement et en chantant. On n’a pas tous les jours quarante-deux ans…

20 juin
Cap sur l’Afrique
A bord du Jean-Bart, au large de La Corogne, 15h20
– N’ayant – sur ordre – rien d’autre à faire, le soldat Victor dort souvent dans son hamac, auquel il s’est vite adapté. Pour le moment il est accoudé au bastingage bâbord, son casque Adrian sur la tête. Pourquoi le casque ? Simplement parce que les marins lui ont fait remarquer que son calot, glissant sur son crâne chauve, risquait fort de se retrouver à la baille avec le vent. On l’aurait sûrement autorisé à être dehors tête nue, mais là, c’est lui qui préfère éviter la morsure du soleil de juin au solstice sur la peau lisse de son chef. Avec fatalisme, il a donc préféré le casque…
Quand il ne sommeille pas, il contemple au loin la ligne de la côte, espagnole ou portugaise ? Tiens – on va doubler un navire… Ce n’est pas le premier depuis le départ, le cuirassé marchant bien, à deux fois la vitesse des cargos, mais celui-ci lui dit quelque chose. Il plisse les yeux, tâchant d’en distinguer plus, jusqu’à ce que le cargo soit reconnaissable : il bat pavillon tricolore et c’est le San-Antonio, auprès duquel il a stationné une dizaine de fois, celui dans lequel ils auraient dû embarquer sans leurs déboires mécaniques.
Ce qui le fait songer à Dumoulin. Le capitaine Le Bars lui a dit que la capitainerie l’avait finalement retrouvé, en prison, s’étant colleté avec des gardes sur le quai qui ne voulaient pas le laisser monter à bord, ne croyant pas à son histoire ! Bien sûr, ceci se passant après le départ du cuirassé, le CV Ronarc’h avait alors transmis un message ordonnant de mettre le soldat sur le premier navire appareillant vers l’Afrique du Nord, mais où était-il, maintenant, l’ami Dumoulin ?
Les pensées vagabondent. La vue du cargo lui fait penser qu’il va arriver en AFN bien avant les camions et leurs équipages. Que va-t-il faire en les attendant ? Bah, Le Bars lui trouvera bien une occupation, ou une piaule pour dormir. Encore que là, ça va mieux. Il s’est bien habitué aux mouvements du navire et, sans pour autant avoir le pied marin, il tient debout et ne ressent pas les affres du mal de mer – pas comme l’ingénieur et son secrétaire, dont il paraît qu’ils quittent peu leur frustre cabine.
Les pensées filent dans l’écume de l’étrave, remontent loin vers l’arrière dans le sillage qui s’élargit. Vers sa femme, sa fille, qu’il a laissées là-bas, aux mains des Allemands. Pour sa femme, ça devrait aller, vu son caractère, elle ne risque pas grand-chose. Mais la petite, dix-sept ans demain ? Faut pas penser à ce qui pourrait lui arriver, non, il ne faut pas. Se dire qu’elles seront nourries et respectées toutes les deux, comme l’avaient été sa mère et sa sœur pendant l’Autre, quand père et fils étaient prisonniers… Cette fois, il leur avait échappé, de peu, mais quand reviendrait-il ?

(à suivre)
PS - Oui, pendant que le JB échappe aux bombes allemandes, le soldat Victor… DORT !
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houps



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MessagePosté le: Jeu Avr 08, 2021 12:38    Sujet du message: Répondre en citant


Kouign amann
Saint-Nazaire

"...Quand un avion allemand touche le navire d’une bombe de 100 kg qui égratigne son pont cuirassé, cela ne provoque guère plus qu’un battement de paupières et des grognements des passagers qui essayent de se rendormir. Ils en ont vu d'autres !
Enfin le cuirassé prend la mer.
A 07h00, la cloche de la cambuse invite l’équipage à une pause petit-déjeuner bien accueillie. Réveillés, les passagers d’infortune y font honneur..."

Au passage, pourrais-je faire remarquer que le terme d' "occupants", quoique malvenu, pourrait laisser la place à "surnuméraires", ou un terme approchant, tels que "derniers embarqués" ?

"...Plus haut, au carré des officiers, ça discute autant entre les officiers qui ne sont pas de quart et les passagers...."

Je me permets d'officier une fois de plus : à part des passagers (same player shoots again!) que peut-il y avoir d'autres que des officiers dans ce carré réservé ?
suggestion : "ceux" ? et "leurs invités" ?
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Capu Rossu



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MessagePosté le: Jeu Avr 08, 2021 12:47    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour,

Pour répondre à Loïc et à d'autres d'ailleurs.
Le Richelieu et le Jean Bart font tous les deux partie de la tranche 1935 de ce qu'on appelle, à tort, le programme naval (En 1922, la Marine avait souhaité que les chambres votent un programme naval s'étalant sur plusieurs années mais devant l'opposition parlementaire avait dû y renoncer. Elle a tourné le problème en fractionnant le programme naval qu'elle avait élaboré en tranches annuelles soumises au vote du Parlement pour pouvoir bénéficier des crédits nécessaires).
Autorisé en 1935, le marché du Jean Bart est passé conjointement aux Ateliers et Chantiers de la Loire de Saint Nazaire (partie avant) et aux Chantiers Penhoët (partie arrière) le 27 mai 1936. Le bâtiment est mis sur cale le 12 décembre 1936. Mis à flot dans la plus grande discrétion le 6mars 1940, son achèvement est prévu pour le mois d'octobre suivant.
Le 20 juin 1930, une Circulaire Ministérielle le classe, tout comme le Richelieu, dans la liste des constructions à poursuivre en cas de mobilisation. Cette circulaire a été établie sans que les décideurs aient une idée précise de l'impact de la mobilisation sur l'industrie. Aussi elle st remplacée par celle du 28 septembre 1939 qui maintient les deux cuirassés dans la catégorie "à poursuivre". La circulaire du 1er juin les classe même dans la catégorie "à poursuivre en haute priorité".
Le 18 mai 1940, le capitaine de vaisseau Ronarc'h, commandant, son second et l'ingénieur du Génie Maritime chargé d'en superviser la construction modifie le planning de construction de manière à disposer pour le 20 juin, date centrale des marées de vive eau, d'un navire apte à naviguer : achèvement des machines latérales avec leurs lignes d'arbre et hélices, la chaufferie arrière, de l'appareil à gouverner, de deux chaudières auxiliaires et au moins une des deux turbos-dynamos, une dynamo diesel de secours, des treuils avant et arrière, du collecteur d'incendie, de quelques pompes d'épuisement et de moyens de transmissions réduits au minimum. L’armement est aussi réduit au minimum : une tourelle quadruple de 380 mm mais dont la mise au point des pièces n'est pas faite, deux affuts doubles de 90 mm CA (sans munitions car le camion qui les amenait depuis Lorient s'est vautré dans un fossé), quelques pièces de 37 mm et des mitrailleuses de 13,2 mm.
Du fait des surprises des sondages et de l'avancement de la date du départ, la tranchée a été réduite aux dimensions données dans le texte d'Etienne.
Je passe sous les problèmes rencontrés dans divers domaines : production d'électricité, propulsion, ventilation, compas car un seul ensemble avait pu être essayé dans les règles : le gouvernail et ses accessoires indispensables, le télé-moteur et le servomoteur.

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Alain
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MessagePosté le: Jeu Avr 08, 2021 13:18    Sujet du message: Répondre en citant

Tout comme le corsaire Jean Bart qui à échappé au anglais lors du blocus de Dunkerque, le jean Bart à réussi l'exploit d'échapper aux allemands! L'histoire se répète...

Quand le navire aura fini sa reconversion en porte avions, il recevra des F4U a son bord, c'est à dire des corsaires.
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"You and I are opposite sides of the same coin. When we face each other, we can finally see our true selves. There may be a resemblance, but we never face the same direction."

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MessagePosté le: Jeu Avr 08, 2021 13:36    Sujet du message: Répondre en citant

Un titre de gloire !

Citation:
Quand un avion allemand touche le navire d’une bombe de 100 kg qui égratigne son pont cuirassé, cela ne provoque guère plus qu’un battement de paupières et des grognements des passagers qui essayent de se rendormir. Ils en ont vu d'autres !
Enfin le cuirassé prend la mer.
A 07h00, la cloche de la cambuse invite l’équipage à une pause petit-déjeuner bien accueillie. Réveillés, les passagers d’infortune y font honneur avant de rejoindre leurs hamacs, pour les plus endormis.


Comme dirait Iggy Pop, I am a Passenger. And I ride, and I ride ...

Citation:
pour l’équipage au repos ou n’étant pas de mise au point


Ce n'est pas la même chose ?

Citation:
Cette fois, il leur avait échappé, de peu, mais quand reviendrait-il ?


Ne s'agit-il pas ici d'un pluriel germanique ?
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Avr 08, 2021 13:41    Sujet du message: Répondre en citant

1) Grillé par Oups !

2) En fait, il faudrait écrire "au repos ET n'étant pas de mise au point". Il y a ceux de quart, ceux au repos, et parmi eux, ceux qui poursuivent la mise au point.

3) Pluriel germanique ?
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demolitiondan



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MessagePosté le: Jeu Avr 08, 2021 14:13    Sujet du message: Répondre en citant

On parle des allemands auquel Victor a échappé - d'où mon pluriel ?
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ChtiJef



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MessagePosté le: Jeu Avr 08, 2021 14:39    Sujet du message: Répondre en citant

Bob Zoran a écrit:
Juste un détail mais par rapport à la date, dans l' (Nord)Ouest de la France, à 23h15, il fait encore "assez clair" sans que ce soit l'obscurité pour rouler, surtout par beau temps comme c'est apparemment le cas dans le récit.

Ce 23h15 est en GMT+1, heure légale en France toute l'année à l'époque et donc il fait nuit.
L'heure d'été GMT+2 n'est pas encore en usage mes semble-t-il. sauf dans les zones envahies.
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