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Mésaventures Italiennes, par TYLER

 
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Mar 18, 2021 12:40    Sujet du message: Mésaventures Italiennes, par TYLER Répondre en citant

Vous rendez-vous compte qu'à ma connaissance, on n'a JAMAIS fait un truc pareil pour l'Histoire OTL ? TOUTE la 2e GM, TOUS les fronts, et tout EN DETAILS. Bref, on est dingues.
Cela dit, avant de boucler le front russe 1943, et de repasser "sérieusement" à 44, quelques histoires fort intéressantes sur les mésaventures italiennes, des deux côtés du front, du basculement de fin 42 à… la fin de la guerre.
Ci-après, la fin de 1942.

_________________
Casus Frankie

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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Mar 18, 2021 12:57    Sujet du message: Répondre en citant

24 décembre 1942
Dernières contorsions avant faillite
Rome, 11h45
– L’ambassadeur Rahn, reçu par Badoglio, l’informe du repérage du convoi allié. « Nous les attendons de pied ferme, répond le maréchal. La bataille décisive aura lieu vers Cosenza. » Et Badoglio en profite pour demander à l’ambassadeur de faire accélérer les livraisons de mazout à la flotte italienne ! Rahn promet de s’en occuper et l’entrevue prend fin vers 12h20.
En quittant le chef du gouvernement italien, Rahn ne peut s’empêcher de repenser à l’anecdote – invérifiée et non vérifiable avant longtemps – qui lui avait été rapportée par un familier de l’ancien chef des services secrets italiens, Senize : Badoglio aurait reçu de la France une cinquantaine de millions de francs afin d’empêcher une entrée en guerre de l’Italie ou, au minimum, de retarder le plus possible une attaque italienne contre le sud de la France et Malte en 1940. Si l’ambassadeur allemand avait toujours considéré cette histoire comme une rumeur parmi les nombreuses qui animent les bruits de couloirs diplomatiques, il la voit désormais comme quelque chose de hautement crédible, au regard de ce que prépare le vieux maréchal – sans que plus grand monde soit dupe côté allemand…
13h00 – Bien loin de vouloir faciliter l’approvisionnement de la flotte italienne, Rahn câble à Berlin que les réactions du gouvernement italien confirment sa duplicité. Elles confirment la première impression que le Souabe avait eu il y a un mois, lorsque Ribbentrop et Hitler l’avaient fait venir de Paris (1) à Berlin pour lui annoncer sa nouvelle mission : décourager Badoglio d’envisager tout projet de paix séparée avec les Alliés. Après avoir été congédié par son Führer, Rahn s’était adressé en ces termes à son ministre de tutelle : « Jusqu’à présent, j’ai toujours pensé que j’avais embrassé la carrière diplomatique ; je m’aperçois maintenant que j’ai choisi plutôt le métier de mon père. »
– Et que faisait votre père ?
– Il était notaire et syndic de faillite !

………
16h00, au palais du Quirinal – Ne s’attendant à rien, Rudolf Rahn est quand même déçu. Sachant que le dénouement de cette tragi-comédie surviendra d’ici quelques jours au plus tard, l’ambassadeur a demandé audience auprès de Victor-Emmanuel III. L’occasion pour lui, et surtout pour les quelques secrétaires soigneusement choisis qui l’accompagneront, de vérifier une dernière fois la configuration des lieux du palais royal de façon à ne pas s’égarer quand il s’agira d’enlever le monarque afin de lui faire payer sa forfaiture. Néanmoins, en bon diplomate, Rahn sait mener sa barque pour que rien ne transparaisse des intentions de son camp. La conversation avec le vieux roi est tout ce qu’il y a de mondaine jusqu’à ce que, petit à petit, l’ambassadeur l’amène à préciser sa pensée avec des questions un peu plus directes.
C’est l’occasion pour Victor-Emmanuel de se lancer dans un exposé sur la situation politique actuelle en Italie. Le fascisme a creusé sa tombe par sa corruption et la violence de ses méthodes, explique-t-il. « Je ne comprends pas que le gouvernement et l’ambassade d’Allemagne aient pu être surpris de la chute de Mussolini. Que les jours de ce régime fussent comptés était un secret de polichinelle. Le maréchal Badoglio est un vieux soldat d’une parfaite honorabilité, dont les assurances méritent la plus entière confiance », ose même déclamer le roi d’Italie avec sa morgue naturelle. Le nouvel ambassadeur d’Allemagne ne relève pas et prend rapidement congé, sachant définitivement à quoi s’en tenir avec tous ses interlocuteurs italiens.
………
22h30 – Avec les derniers membres essentiels de son ambassade (les non essentiels sont déjà repliés à Viterbe depuis plusieurs jours), Rudolf Rahn parvient à monter dans un train de nuit dont le départ semblait sans cesse retardé ! Il a fallu que le conseiller d’ambassade Doertenbach s’adresse aux services du ministère italien des Affaires Étrangères et prononce les mots « incident diplomatique » pour que le train puisse quitter la capitale. Bien que plus personne ne soit dupe, tout le monde aura joué à la perfection sa partition pour que le drame qui s’annonce puisse se dérouler…


25 décembre 1942
Le fascisme manque de bras
Sur les ondes, 11h00
– La radio allemande diffuse en italien un communiqué signé de Vittorio Mussolini, Pavolini, Ricci, Preziosi et Farinacci (2) : « La trahison ne s’accomplira pas. Un gouvernement national-fasciste est constitué. Il travaille au nom de Mussolini. Soldats, marins, aviateurs, rejoignez vos camarades allemands. »
Les services de Goebbels auraient voulu pouvoir présenter les noms des membres de ce nouveau gouvernement fasciste, mais… « Le malheur, c’est que nous ne pouvons publier leurs noms, car ils sont trop peu importants ! » déplore le chef de la propagande nazie.
La faute à la situation confuse qui règne actuellement dans la botte italienne. Mais aussi aux mesures prises par Badoglio, qui a fait enfermer ces dernières semaines au Forte Boccea, à Rome, des hiérarques tels que Galbiati, Cavallero, Bottai (qui a pourtant voté contre Mussolini !) (3), Buffarini Guidi, Soddu et Starace. Autant de noms qui manquent à l’appel pour constituer cette sorte de gouvernement d’Italie du Nord qui est en train de se dessiner et à qui il manque d’abord un chef, un Duce.

Dégradation
Ambassade d’Italie au Japon, Tokyo
– En fin de journée, les forces japonaises pénètrent dans l’ambassade italienne et mettent aux arrêts l’intégralité du personnel civil et militaire. Une poignée de mussoliniens fidèles menée par l’intellectuel Mirko Ardemagni refusent l’idée même d’apostasier le Pacte d’Acier et sont rapidement relâchés et bien traités. La grande majorité des autres, y compris l’ambassadeur Mario Indelli, sont dispersés dans différents camps au Japon. Indelli, en particulier, subira vexation sur vexation, étant pour les Japonais l’incarnation de la trahison. En effet, l’armistice signé par Badoglio ne marque-t-elle pas la rupture de l’intégrité morale que le Pacte tripartite entre Japon, Allemagne et Italie était censé incarner aux yeux du monde ? Du coup, un Italien ne vaut dorénavant pas mieux qu’un Coréen…


27 décembre 1942
Le Duce est trop gentil
Chancellerie du Reich (Berlin), 09h00
– Tous les rapports, quelle que soit leur source, sont unanimes : Mussolini, affaibli, n’est que l’ombre du Duce d’antan. Émacié, les yeux cernés, flottant dans le long manteau noir dont il est affublé, on est bien loin du tribun qui rêvait de voir renaître un Empire Romain, de Nice à l’Éthiopie, de Tunis au Levant. Mais le Führer a toute confiance en celui qu’il admira naguère et dont il s’inspira grandement à ses débuts. Leurs retrouvailles ne pourront être que chaleureuses et donner lieu à une réunion de travail fructueuse, comme si la destitution de la Toussaint n’avait été qu’un accident mineur, qui ne sera plus qu’une anecdote lorsque la Victoire sera survenue. D’ailleurs, le parterre de journalistes qui attend d’assister aux retrouvailles des deux hommes est identique à celui qu’il aurait été dans le cadre d’une visite d’état officielle.
Cependant, dès que l’entretien commence, Adolf Hitler n’en croit pas ses oreilles ! Voilà que Benito Mussolini, sans enthousiasme ni coup de menton, lui annonce vouloir se retirer de la vie politique pour ne pas être un facteur de discorde, car il craint une guerre civile ?! Ah, celui qu’il estimait tant s’est bien amoindri au contact de ses congénères latins dégénérés ! Mais que peut-il imaginer ? Croit-il vraiment qu’il puisse choisir d’abandonner le Reich de Mille Ans ? Mais si l’Italie pouvait se retirer ainsi, que feraient la Hongrie, la Roumanie ou la Bulgarie ? Encore heureux que le Japon, lui, ait toujours foi en la Victoire ! Alors, voyant que son interlocuteur est décidément bien las et ne réagit guère à ses exhortations, le Führer énonce plus clairement qu’il FAUT absolument que Mussolini prenne la tête d’un gouvernement italien aux côtés des Allemands.
Sinon ? C’est bien simple, explique Hitler : « La trahison italienne, si nos ennemis savaient l’exploiter, pourrait provoquer l’écroulement de l’Allemagne elle-même. J’ai donc envisagé, pour punir l’Italie, de faire un terrible exemple pour intimider ceux de nos alliés qui pouvaient être tentés de l’imiter. Un plan, déjà prêt dans tous ses détails, conduirait à la destruction totale de Milan, Gênes et Turin et à la transformation des zones contrôlées par la Wehrmacht en zones d’occupation où le peuple italien serait considéré comme un traître à châtier. Mais j’ai suspendu l’exécution de ce plan, et je l’ai fait uniquement car j’étais sûr de pouvoir vous libérer de la prison où des traîtres vous avaient jeté, et d’avoir ensuite votre plein soutien. Mais si vous n’acceptez pas de redonner toute sa vigueur à l’alliance entre nos deux pays, en prenant la tête d’un nouvel État et de son gouvernement, alors l’Italie du Nord devra envier le sort de la Pologne ou de l’Ukraine ! »
Mussolini tente bien d’argumenter, mais sans grande conviction. Il ne se fait aucune illusion sur le destin qui l’attend et sur sa marge de manœuvre à la tête de cette nouvelle République. Ne doit-il pas batailler de longues minutes pour que le chancelier allemand concède que l’État qu’il lui fera diriger s’appelle République Sociale Italienne et non République Fasciste ou Néo-fasciste Italienne, comme il l’aurait souhaité ! Agacé, l’ancien caporal bavarois lance même à l’ancien journaliste de Romagne : « Duce, vous êtes trop bon ! Vous ne pourrez jamais être un dictateur ! »
………
Berlin, 12h30 – La radio allemande diffuse un appel de Mussolini qui annnonce qu’il a pris la direction du gouvernement national-fasciste dans le but d’établir une “République Sociale” en Italie. Cet appel sera rediffusé toutes les heures.
Le Duce en profite pour indiquer qu’il relève les officiers des forces armées de leur serment au Roi, « qui a capitulé, qui a abandonné son poste, qui a livré la nation à l’ennemi et l’a traînée dans la honte et la misère. (…) Je suis certain que la maison de Savoie a voulu, préparé, organisé jusque dans le plus petit détail le coup d’État, avec la complicité de Badoglio, celle de certains généraux vils et embusqués, et de certains lâches éléments fascistes. Dans ces conditions, ce n’est pas le régime qui a trahi la monarchie, mais la monarchie qui a trahi le régime. »
Cependant, ces mots sont prononcés d’une voix si lasse, si faible voire si humble que beaucoup d’auditeurs pensent que ce n’est pas le Duce qui parle…
………
Aérodrome de Ghedi (près de Brescia), même heure – Entourée de policiers allemands qui viennent de la faire sortir du château-prison de Novare, une femme écoute la voix de Mussolini, qui sort d’un récepteur portatif – et elle n’a pas de doute. Elle passe par toutes les émotions avant de s’évanouir.
Clara Petacci doit sa libération à l’insistance expresse (et, pour la plupart, incompréhensible) du Führer lui-même. Un bien étrange cadeau de la part de l’élève qui a depuis longtemps dépassé le maître. Ignore-t-il que le Duce avait, à la fin de l’été précédent, tenté de rompre avec sa jeune maîtresse ? Et que, s’il s’était ravisé, c’était plus pour mettre fin à la scène pathétique qu’elle était en train de faire dans la salle du Palais de Venise que pour des raisons sentimentales ? Ou le Führer ferait-il un parallèle hasardeux avec une certaine jeune femme blonde, qu’il maintient pour le moment à l’écart des mondanités du régime ?…
………
Partout en Italie du Nord – Un communiqué signé de la main de Mussolini commence à être distribué « aux camarades fidèles de toute l’Italie ». Il contient cinq arrêtés, les premiers de l’histoire de la République Sociale :
1) A dater de ce jour, j’assume à nouveau la direction suprême du Fascisme en Italie.
2) Je nomme provisoirement Alessandro Pavolini secrétaire du Parti national-fasciste, qui à partir d’aujourd’hui s’appellera Parti fasciste républicain.
3) J’ordonne à toutes les autorités militaires, administratives, politiques et universitaires qui ont été démises par le gouvernement de la capitulation de reprendre immédiatement leur poste.
4) J’ordonne la reconstitution immédiate de tous les services du Parti, qui auront à remplir les taches suivantes : a) Soutenir efficacement et amicalement les troupes allemandes qui combattent sur le sol italien contre l’ennemi commun ; b) Prêter immédiatement un appui moral et matériel au peuple ; c) Examiner la situation des membres du Parti au sujet de leur conduite face au coup d’état, à la capitulation et au déshonneur, et punir les lâches et les traîtres d’une façon exemplaire.
5) J’ordonne la reconstitution de tous les organismes et départements spéciaux de la Milice volontaire pour la Sécurité nationale.


Des Italiens bien loin de chez eux
Caserne Ermanno Carlotto, concession italienne de Tientsin (Chine occupée)
– Ils sont à peine six cents hommes faisant face à dix fois plus de Japonais, au bas mot. Ils ont bien quatre canons de 76 mm, quatre vénérables véhicules blindés Ansaldo-Lancia 1ZM et une cinquantaine de pistolets-mitrailleurs – mais l’armement de leurs opposants est bien supérieur. La veille, lors de premiers pourparlers, le lieutenant-colonel Tanaka n’a pas manqué de le souligner au capitaine de frégate Dell’Aqua. D’abord, l’officier italien a refusé de céder un pouce de terrain, le temps d’en savoir plus sur ce supposé armistice face aux Alliés en Europe. Mais au fur et à mesure des heures, la nouvelle s’étant confirmée, le marin s’est bien rendu compte qu’il était vain de s’opposer aux Japonais dans ce coin perdu de Chine. Refuser de se rendre ? Pourquoi pas. Mais il faudrait battre en retraite, et où pourraient-ils aller, lui et ses hommes ? Chez les Chinois du Kuo-Min-Tang ? Que penseraient-ils d’une troupe italienne venant chercher refuge auprès d’eux après avoir été théoriquement en guerre contre eux depuis des années ? Et puis, le trouble commence à gagner la troupe. Des mots à la gloire du Duce et très durs contre le Roi ou le maréchal Badoglio lui ont été rapportés par ses officiers et sous-officiers. Alors, Dell’Aqua n’étant pas Japonais, il va éviter de faire massacrer ses hommes et présenter sa reddition à Tanaka.
Les Italiens prêtant allégeance à Mussolini pourront rester libres. Les autres, rabaissés par les Japonais au niveau des Coréens de base, seront éparpillés dans des camps en Chine et en Mandchourie. Ils seront tout de même deux sur trois à accepter ce destin !
Le tiers de la troupe resté fidèle à Mussolini restera donc à Tientsin – sous étroite surveillance de la Kempetai – pendant quelques. Jusqu’à ce que le gouvernement fantoche italien pro-allemand restitue ses concessions au gouvernement fantoche chinois pro-japonais.
………
Installations radio italiennes, Pékin – Une centaine d’hommes, amalgame de fantassins et de marins, fait face à une force d’un millier de soldats hostiles. Quel choix avait le capitaine Baldassare ? Aucun, de son point de vue : se battre était la seule solution ! Depuis la veille, ses hommes résistent donc à une troupe dix fois supérieure en nombre et disposant de blindés légers. Bien sûr, Baldassare ne se fait aucune illusion sur l’issue du combat. Mais son honneur d’officier exigeait de lutter contre l’ennemi, bien qu’il fût l’allié d’hier, le temps que tous les documents et les équipements de la station radio soient détruits.
Aujourd’hui, c’en est fait, et Baldassare remet sa reddition. Environ la moitié des survivants feront allégeance au Duce, l’autre moitié au Roi. Finalement, au vu du traitement qui leur sera réservé par l’armée japonaise, la différence sera assez mince…
A la légation italienne, l’ambassadeur Francesco Maria Taliani de Marchio et son épouse, l’archiduchesse Margaretha d’Autriche avaient déjà déménagé depuis leur arrivée en Chine, en 1938, de Nankin à Chongqing puis de Chongqing à Pékin – Mussolini n’avait cessé de reconnaître le gouvernement de Tchang Kaichek pour celui de Wang Jinwei qu’en 1941. Ils vont à présent connaître les joies d’une nouvelle résidence : un camp de prisonniers de l’armée japonaise. En effet, le diplomate italien refusera de prêter serment au Duce.


28 décembre 1942
Une affaire de famille
Vienne
– Mussolini reçoit, sur l’insistance de sa fille, le comte Ciano, qu’il n’avait pas revu depuis les événements de la Toussaint passée. Passée l’accolade de rigueur et une émotion paraissant non feinte d’un côté comme de l’autre, le gendre et son beau-père s’isolent afin de pouvoir discuter des motivations du premier lorsqu’à l’automne précédent, il avait prêté la main au renversement du second.
Quand les deux hommes réapparaissent, ils semblent satisfaits l’un et l’autre par la teneur de leur conversation. Mais l’ambiance du repas du soir est bien plus pesante, Mme Mussolini ne se privant pas de lancer à son hôte coups d’œil féroces et piques assassines. Alors que le Duce annonce un retour imminent en Italie du Nord pour présider aux destinées de sa toute neuve République Sociale, Ciano va pourtant jusqu’à proposer ses services, même d’ordre militaire ! Mussolini, satisfait, accepte volontiers. Mais il tient à préciser que ce ne sera pas avant quelques semaines au moins, le temps de consolider son gouvernement : il s’agit d’éviter tout malentendu avec les hiérarques qui ont déjà accepté – ou accepteront sous peu – de se ranger de son côté.


29 décembre 1942
La Résistance s’organise
Milan
– Membre fondateur du Comité de Libération Nationale installé à Rome, Pietro Nenni (PSIUP) est parti pour la capitale lombarde afin d’organiser ce qu’il est maintenant bien obligé de reconnaître comme la Résistance en Italie mussolinienne (donc allemande). il crée aujourd’hui le Comité de Libération Nationale pour l’Italie du Nord (Comitato di Liberazione Nazionale in Alta Italia, CLNAI), qui deviendra à terme le coordinateur des actions des Partisans derrière les lignes ennemies – donc sur une part importante de la botte italienne.
Les jours suivants, les Comités locaux de Libération vont se multiplier pour structurer autant que possible la lutte armée contre l’Occupant : à Turin (Concetto Marchesi), Gênes (Silvio Trentin), Padoue (Egidio Meneghetti) ou à Florence (Piero Calamandrei, Giorgio La Pira et Adone Zoli).

Avec des pincettes
Reggio de Calabre
– Même si la “cobelligérance” entre Alliés et Italiens est chose faite sur le terrain militaire et ne peut être niée, il faut bien un cérémonial pour rendre tout cela officiel. Une délégation de la mission militaire alliée arrive en avion à Reggio, avec à sa tête le général britannique Noel Mason MacFarlane. En effet, si les colonels Gavin et Gaizot se sont taillé la part du lion à la pointe du combat lors de la Noël de Sang et si le général Clark semble être l’homme de la situation pour commander ce qu’il faut maintenant appeler le front italien, les Britanniques ont obtenu que ce soit l’un des leurs qui dirige la mission militaire chargée des relations avec le gouvernement royaliste et surtout avec la nouvelle armée italienne. Cette mission a trois fonctions : transmettre les ordres du GQG allié au gouvernement italien, rassembler autant de renseignements que possible sur la situation en Italie et coordonner au mieux les opérations avec les forces armées italiennes.
Trois diplomates se sont joints aux militaires. Un Britannique, Harold MacMillan, et un Américain, Robert Murphy, représentaient auparavant leurs gouvernements auprès du GQG allié. Enfin, la France est représentée par Maurice Couve de Murville. Ce jeune homme, l’un des protégés de Paul Reynaud à la fin des années 30, était en quelque sorte l’œil de ce dernier à l’ambassade de Washington depuis la nomination de Daladier il y a un peu plus d’un an. Il faut croire qu’il a suffisamment donné satisfaction pour que le président du Conseil décide d’en faire le membre français de cette délicate mission diplomatique. Car, malgré toute la bonne volonté des cobelligérants italiens, on est clair côté allié : pas question pour le moment d’établir des relations diplomatiques officielles (échange d’ambassadeurs, par exemple) avec l’ennemi d’hier.
Le général Mason MacFarlane souffre depuis plusieurs années de divers problèmes de santé – il a fait très récemment une jaunisse, alors qu’il était encore en poste à Moscou en tant qu’attaché militaire à l’ambassade britannique. Ajoutée à la fatigue du voyage, les séquelles de cette affection n’améliorent pas son humeur. Il faut dire, que de son point de vue, il faisait de l’excellent travail chez les Rouges, notamment dans le cadre des négociations pour l’envoi des prisonniers polonais en territoire contrôlé par les Occidentaux. Puisqu’on lui refusait un commandement au feu à cause de sa santé défaillante, on aurait pu au moins lui laisser terminer sa mission commencée fin mai auprès du maréchal Staline, qu’il commençait vraiment à apprécier ! N’ayant aucune envie d’être là, Mason MacFarlane ne se gêne pas pour donner son avis aux trois diplomates alliés et aux autres officiers faisant partie de sa délégation. L’armée italienne ? Une bande de trouillards et de cireurs de bottes fascistes, qui ne sera d’aucune aide à l’effort de guerre allié. Badoglio ? Un homme du passé qui n’a jamais été grand-chose, même durant sa jeunesse, y compris d’un point de vue militaire. Le Roi ? Un opportuniste frappé de gâtisme.
Alors que toute la délégation, descendue de son avion, attend les voitures qui doivent la conduire à la résidence royale (qui est aussi le siège du gouvernement), de nombreux soldats italiens, déboussolés par les événements récents, se pressent autour des représentants alliés et les interpellent en mauvais anglais ou en français boiteux : est-ce que Rome est sauvée ? La guerre est-elle finie pour eux ? Ou sont-ils à présent en guerre contre les Tedesci ?
« Pendant des années, ces salopards ont essayé de nous faire la peau – et regardez les maintenant ! », s’exclame Mason MacFarlane, décidément d’humeur exécrable. L’entrevue qui va suivre entre la délégation alliée et les représentants du gouvernement Badoglio et du Roi ne le fera pas changer d’avis…


30 décembre 1942
Retournements de veste
Vérone
– Une nouvelle déclaration radiodiffusée de Mussolini annonce la constitution du nouveau « gouvernement national-fasciste », qui s’installe à Vérone. Mussolini, quant à lui, va résider sur les bords du lac de Garde, à Salò.
Après avoir parlé, le Duce ne peut s’empêcher de penser avec une certaine amertume qu’il n’a guère eu de succès lorsqu’il a fait par téléphone le tour des légations italiennes en Europe pour solliciter les différents diplomates en poste, tous d’anciens fidèles du régime. Parmi eux, Pauluci-Barone et Mameli, d’anciens chefs de cabinet de Mussolini, ne se sont même pas donné la peine de répondre. Bova-Scoppa, en poste à Bucarest, a prétexté des scrupules antirépublicains l’empêchant de le suivre ! Mais la palme du ridicule va à Magistrati, en poste à Berne, qui a prétendu ne pas reconnaître sa voix et ne pas comprendre ce que disait son interlocuteur – assez longtemps pour que Mussolini mette fin de lui-même à la conversation !
Finalement, seul Filippo Anfuso, en poste en Hongrie, aura tenu son rang. Il lui avait déjà fait le plaisir d’un télégramme dès le 27 en début d’après-midi, soit juste après sa première allocution depuis son retour : « Duce, avec vous jusqu’à la mort ». Mais que mon entourage est peu nombreux ! ne peut s’empêcher de penser Mussolini…


Notes
1- Après avoir mené en 1941 des actions de propagande à l’ambassade allemande en Turquie pour déstabiliser les mandats français au Levant et la région de Mossoul, Rahn était retourné se mettre au service d’Abetz à l’ambassade de Paris au printemps 1942.
2- Farinacci, en octobre encore, pouvait faire office d’éventuel remplaçant du Duce – faute de mieux – pour certains services allemands. Mais il perdit toute crédibilité quand il fut reçu en novembre par Hitler et ses principaux lieutenants. Loin de se montrer attristé par le sort du Duce, Farinacci passa l’entretien à critiquer ouvertement l’ancien chef d’état – mais toujours ami du Führer ! Ainsi prirent fin les grands projets que certains nourrissaient pour lui…
3- Giuseppe Bottai (1895-1959), fasciste de la première heure, a longtemps été un fidèle de Mussolini. Ministre de l’Education durant de nombreuses années (une de ses lois restera en vigueur jusqu’en 1999 !), il s’est peu à peu éloigné du Duce et a fait partie de la fronde de l’automne 1942 qui a conduit à sa destitution. Néanmoins emprisonné par Badoglio durant quelques semaines, il sera libéré en janvier 1943, grâce à certaines connexions vaticanes. Après avoir été interrogé par un officier du renseignement français, il sera exfiltré en Afrique du Nord et, sous une fausse identité, entrera dans la Légion Étrangère ! Il fera toute la Seconde Campagne de France, puis celle d’Allemagne et fera même partie des éléments de la Légion envoyés en Asie pour la fin de la guerre contre le Japon. Démobilisé en 1948 avec le grade de sergent, il rentrera en Italie, où il sera gracié.
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Hardric62



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MessagePosté le: Jeu Mar 18, 2021 13:29    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:

Le tiers de la troupe resté fidèle à Mussolini restera donc à Tientsin – sous étroite surveillance de la Kempetai – pendant quelques. Jusqu’à ce que le gouvernement fantoche italien pro-allemand restitue ses concessions au gouvernement fantoche chinois pro-japonais.

. . .

Parmi eux, Pauluci-Barone et Mameli, d’anciens chefs de cabinet de Mussolini, ne se sont même pas donné la peine de répondre.


Un mot manque dans le premier paragraphe, et un accord au pluriel pour la seconde phrase.


Je présume que tous cela est OTL?
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Mar 18, 2021 13:43    Sujet du message: Répondre en citant

1) Exact, c'est quelques semaines (ou mois, je vais vérifier).

Mais 2) inexact - ah, les verbes pronominaux !
Ils se sont donné la peine, il faut accorder donné comme si la phrase utilisait l'auxiliaire avoir :
ils ont donné à eux-mêmes la peine.
Donné concerne "peine" et non avec "ils". Peine étant COD et se trouvant après le verbe, donné ne s'accorde pas.
La logique indique bien que ce qui est donné, c'est la peine et pas "ils".
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Casus Frankie

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Tyler



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MessagePosté le: Jeu Mar 18, 2021 14:24    Sujet du message: Répondre en citant

@Hardric62 : Oui, tout cela est -pour le moment- de l'OTL.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Mar 18, 2021 15:17    Sujet du message: Répondre en citant

Tyler a écrit:
@Hardric62 : Oui, tout cela est -pour le moment- de l'OTL.


Avec un décalage dans le temps bien sûr !
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Casus Frankie

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Tyler



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MessagePosté le: Jeu Mar 18, 2021 15:41    Sujet du message: Répondre en citant

De l'OTL adapté aux dates de la FTL !

ça va mieux en le disant tu as raison Casus Very Happy
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LaMineur



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MessagePosté le: Jeu Mar 18, 2021 15:50    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
on aurait pu au moins lui laisser terminer sa mission commencée fin mai auprès du maréchal Staline, qu’il commençait vraiment à apprécier !

Que commençait-il à apprécier ? Sa mission ou le maréchal Staline ? La phrase me fait plutôt pencher pour la seconde option, mais c'est un poil ambigu. A dessein ?
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Tyler



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MessagePosté le: Jeu Mar 18, 2021 15:54    Sujet du message: Répondre en citant

LaMineur a écrit:
Casus Frankie a écrit:
on aurait pu au moins lui laisser terminer sa mission commencée fin mai auprès du maréchal Staline, qu’il commençait vraiment à apprécier !

Que commençait-il à apprécier ? Sa mission ou le maréchal Staline ? La phrase me fait plutôt pencher pour la seconde option, mais c'est un poil ambigu. A dessein ?


En effet, c'est avec Staline qu'il commençait à bien s'entendre.

Même s'il fut frustré OTL de voir la mission pour laquelle on lui avait retiré un commandement opérationnel (bon, d'une division de la Home Guard à la tête de laquelle il sera resté à peine un mois) devoir s'interrompre sans qu'il ait pu la mener à bien.
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Bob Zoran



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MessagePosté le: Jeu Mar 18, 2021 16:03    Sujet du message: Re: Mésaventures Italiennes, par TYLER Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Vous rendez-vous compte qu'à ma connaissance, on n'a JAMAIS fait un truc pareil pour l'Histoire OTL ? TOUTE la 2e GM, TOUS les fronts, et tout EN DETAILS. Bref, on est dingues.
Cela dit, avant de boucler le front russe 1943, et de repasser "sérieusement" à 44, quelques histoires fort intéressantes sur les mésaventures italiennes, des deux côtés du front, du basculement de fin 42 à… la fin de la guerre.
Ci-après, la fin de 1942.


Mais oui !! un truc de dingues, une somme de travail de plus de 15 ans et qui se poursuit, hommage encore à tous les rédacteurs, ceux qui sont là depuis le début, ceux qui ont rejoint en cours de route, aux tauliers qui tiennent la baraque (à frittage verbal), à tous ceux qui donnent de leur temps, pour la rédaction, la recherche biblio, la simulation, gratuitement, il faut le rappeler et moi modeste lecteur eh ben je suis bien content d'avoir ma page de chrono quotidienne à découvrir, à lire, à dévorer.
J'ai jamais autant appris sur la SGM que sur cette uchronie.
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loic
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MessagePosté le: Jeu Mar 18, 2021 16:53    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Jusqu’à ce que le gouvernement fantoche italien pro-allemand restitue ses concessions au gouvernement fantoche chinois pro-japonais.

Excellent !

Le cas de Bottai mérite de soulever la question du sort de https://fr.wikipedia.org/wiki/Serge-Henri_Parisot
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En principe (moi) ...
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demolitiondan



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MessagePosté le: Jeu Mar 18, 2021 19:13    Sujet du message: Répondre en citant

Je suppose que tout cela tient bien compte de mes histoires sur Ciano ? Cool (Scoop, c'est peut-être pas le cas). Mais en tout cas, félicitations à toi Tyler !



Citation:
Farinacci, en octobre encore, pouvait faire office d’éventuel remplaçant du Duce – faute de mieux – pour certains services allemands. Mais il perdit toute crédibilité quand il fut reçu en novembre par Hitler et ses principaux lieutenants. Loin de se montrer attristé par le sort du Duce, Farinacci passa l’entretien à critiquer ouvertement l’ancien chef d’état – mais toujours ami du Führer ! Ainsi prirent fin les grands projets que certains nourrissaient pour lui…


Décidément ... quelle animalerie !

Citation:
En effet, l’armistice signé par Badoglio ne marque-t-elle pas la rupture de l’intégrité morale que le Pacte tripartite entre Japon, Allemagne et Italie était censé incarner aux yeux du monde ? Du coup, un Italien ne vaut dorénavant pas mieux qu’un Coréen…


On passera sous silence la duplicité totale des japonais, qui n'ont guère aidé. Enfin, les italiens rejoignent donc les francais du NEF en Mongolie ...

Citation:
Mais si l’Italie pouvait se retirer ainsi, que feraient la Hongrie, la Roumanie ou la Bulgarie ?


Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing

Citation:
Que penseraient-ils d’une troupe italienne venant chercher refuge auprès d’eux après avoir été théoriquement en guerre contre eux depuis des années ?


Ca a réussi aux forces en Yougoslavie ...

Bon je retourne faire la Roue-manie moi ... Vu qu'on m'y invite.
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Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
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Tyler



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MessagePosté le: Jeu Mar 18, 2021 19:33    Sujet du message: Répondre en citant

Bien sûr DemoDan! Je me suis calé sur tes dates pour les mentions de Ciano. Il y en a encore 2-3 qui vont suivre.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Jeu Mar 18, 2021 19:37    Sujet du message: Répondre en citant

Alors je m'excuse - Keep up the good work ! Wink Wink Wink Wink Wink Wink
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Wardog1



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MessagePosté le: Jeu Mar 18, 2021 22:40    Sujet du message: Répondre en citant

Guiseppe botai fera sans doute partit des rares personnes à avoir obtenu des décorations des deux camps , comme ses compatriotes nageurs de combat!
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"You and I are opposite sides of the same coin. When we face each other, we can finally see our true selves. There may be a resemblance, but we never face the same direction."

Larry Foulke
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