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Août-Septembre 1943 - Souvorov Koutousov Roumantsiev
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demolitiondan



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MessagePosté le: Mar Nov 24, 2020 23:51    Sujet du message: Répondre en citant

OTL cher Loic - je soupçonne qu'on parle ici ... mettons d'une succession d'un revolver à barillet. Ca s'entend très bien à l'oreille.
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Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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Bob Zoran



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MessagePosté le: Ven Nov 27, 2020 12:44    Sujet du message: Répondre en citant

Juste un message qui ne fait pas avancer le sujet, mais merci à toute l'équipe de rédaction pour ces écrits. Quand on voit la longueur du récit pour une journée de combat, je n'imagine pas la quantité de travail que cela représente.

Et j'aimerais ajouter que la rédaction de Démodan rend le suivi du Front de l'Est moins "sec", plus agréable à lire mais bieu sûr je ne remets pas en question la qualité des écrits antérieurs.
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ciders



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MessagePosté le: Ven Nov 27, 2020 14:49    Sujet du message: Répondre en citant

Comment ça moins "sec" ? Confused
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houps



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MessagePosté le: Ven Nov 27, 2020 16:06    Sujet du message: Répondre en citant

ciders a écrit:
Comment ça moins "sec" ? Confused


Oui, je ne dirais pas qu'il y a de la boue, mais presque...
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Nov 27, 2020 16:09    Sujet du message: Répondre en citant

houps a écrit:
ciders a écrit:
Comment ça moins "sec" ? Confused


Oui, je ne dirais pas qu'il y a de la boue, mais presque...


Question Question Question
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Casus Frankie

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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Nov 27, 2020 16:11    Sujet du message: Répondre en citant

24 septembre
Opération Souvorov
Douche froide
Biélorussie
– La pluie continue à tomber sur le champ de bataille – moins fort qu’hier, et même avec une accalmie en fin de journée, mais toujours assez pour perturber l’aviation et gêner les mouvements motorisés. Avec le retour du mauvais temps, “Souvorov” ne peut que s’achever (enfin).
………
Région de Bialyničy (“Souvorov-Centre”) – La bataille de Dubrova, qui s’est terminée la veille, a conclu “Souvorov-Centre”. Comme promis à Hitler, les adversaires se font désormais face par-dessus la Drut. La 15e Armée du général Reuters, amputée de deux ou trois grandes unités, doit désormais tenir 65 kilomètres de berges, de Shupeni à Yadrina Sloboda, sans trop pouvoir compter sur ses voisines, dans un état aussi précaire qu’elle. C’est donc un mauvais bilan, qui n’est contrebalancé par… rien – contrairement au résultat obtenu plus au sud. Il va falloir que quelqu’un paie…
………
Région de Jlobine (“Souvorov-Sud”) – Les forces allemandes se sont réorganisées sur la ligne Aziarany-Dvorets-Parychy, augmentée d’un modeste saillant sur la gauche vers Tikhinichi, ainsi que d’un second plus au sud, à hauteur de Stepi et Dvor, pour profiter au moins un peu des cours d’eau de la région. Le XII. AK d’Edgar Röhricht a bien besoin d’un coup de main pour tenir sa ligne, même s’il n’a pas beaucoup donné ces derniers jours !
Mais il n’y a pas d’urgence. Partout, les Soviétiques se contentent de border les lignes fascistes : la 3e Choc (Purkayev) de Zamen-Ryn'ya à Vorota, la 2e Garde (Govorov) prenant le relais jusqu’à la Drut. En réserve au centre, le 21e Corps Blindé (Tanachichine) existe encore… Il est cependant question de lui adjoindre sous peu le 22e Corps Blindé (Volkov) – lequel soutient encore la 29e Armée à Balonauka, mais devrait se retirer bientôt, devant le calme plat de son secteur. Et puis les unités blindées de Tanachichine ont bien besoin de renforts ! Quoique toujours moins que les pauvres 7e et 10e Corps Blindés, hors de combat pour longtemps, ou même que le 18e Corps blindé, bien plus au nord et qui a lui aussi beaucoup souffert.

Satisfactions respectives
Kremlin
– La pluie tinte sur les vitres du bureau, alors que Staline, majestueux, contemple la Place Rouge, dehors, qui s’assombrit peu à peu sous les gouttes. Puis il se retourne vers ses interlocuteurs et reprend : « La pluie, la pluie ! D’accord, Georgui Konstantinovich. Mais tout de même, si les Fascistes se sont retirés, c’est qu’ils n’en pouvaient plus. Ne pourrions-nous pas faire tester une nouvelle fois leur défense par les deux Fronts Biélorusses ? Maintenant qu’ils sont sous une direction unique ! »
En face de lui, le maréchal Joukov ne peut que secouer la tête d’un air désabusé. Son collègue Aleksandr Vassilevski ne fait pas mieux – il a présenté en détails depuis près d’une heure les taux de pertes effarants subis par les fronts de Koniev et d’Eremenko… pardon, le double front du maréchal Ivan Koniev. Les forces soviétiques en Biélorussie sont désormais réduites aux deux-tiers de ce qu’elles furent au début de l’été et sont incapables de tout nouveau mouvement offensif. Et si le drapeau rouge flotte encore sur Jlobine, c’est avant tout grâce à un heureux concours de circonstances météorologiques ainsi qu’à une supériorité locale incontestable… mais aussi fortuite.
Repartir à l’attaque, c’est courir au massacre. C’est une évidence, une certitude même. Pourtant, le Vojd paraît encore hésiter. Mais bon sang, qu’est-ce qui peut lui donner une idée pareille ! Les événements d’Ukraine ? Pas les succès en Roumanie, tout de même ! L’Armée Rouge a arrêté devant Kiev le fleuron des troupes fascistes. Elle a balayé les auxiliaires des Allemands, massacré les Hongrois et dispersé les Roumains jusqu’au Danube. Elle partait de très loin et ne peut pas tout faire en un an, enfin !
Le Reich n’a pratiquement pas avancé en 1943 – il a même reculé. Toute l’URSS n’est pas libérée, c’est vrai. Mais cela viendra. Cette année ne sera certes pas celle de la fin de la guerre. Mais à coup sûr, 1944 verra des triomphes pour l’Armée Rouge ! Et à présent que les Occidentaux ont ouvert un troisième front de leur côté, incontestablement plus dangereux pour l’Allemagne que les deux autres, la victoire est d’autant plus certaine.
Et si c’était justement cela qui expliquait les humeurs du Vojd… Oui ! L’Union Soviétique n’est pas capable de gagner la guerre à elle seule, malgré les rodomontades de sa propagande. C’est contrariant…
Finalement, après un long silence, Staline articule : « Camarades maréchaux, veuillez ordonner au maréchal Koniev de placer ses forces sur la défensive, en attendant de nouvelles instructions. Qu’elles reconstituent leurs stocks de ravitaillement et leurs effectifs. Aleksandr Mikhaïlovich – vous restez à Moscou pour préparer les futures actions. Georgui Konstantinovich – vous partez pour Kiev, j’attends de vous des bonnes nouvelles et vite. »
C’est fait. L’opération Souvorov est terminée. Koutousov et Roumantsiev sont priées de prendre le relais du carnage, sous le contrôle commun du maréchal Joukov. Lequel va devoir assumer la responsabilité de ces opérations déjà bien engagées et dont il doute qu’il naisse beaucoup de choses positives. Mais il n’a pas le choix. En sortant, silencieux, il contemple un instant Moscou, capitale inviolée de l’Union des Républiques Socialistes et Soviétiques. Enfin, il soupire : « Allons, il pleut aujourd’hui. Demain, il fera beau ! »
………
QG du Heeresgruppe Mitte (Minsk) « Heil Hitler, Herr Feld-maréchal ! Le Führer vous transmet, par mon modeste intermédiaire, sa satisfaction pour les opérations que vous avez menées en Biélorussie. »
L’oreille au combiné, Erwin Rommel écoute en souriant le compliment que lui débite l’Oberst von Freyend, à Rastenburg. Apparemment, Wilhelm Keitel serait souffrant… à moins qu’il n’ait des choses plus urgentes à faire que féliciter le chef du HG Mitte. Bah, c’est un détail. Le maréchal répond d’un ton calme : « Certes, je suis heureux – comme nous tous – que le Russe ait été aussi durement châtié. Ce n’est évidemment qu’un prélude à d’autres opérations – si, bien sûr, le haut commandement voulait bien m’honorer en me renouvelant sa confiance… sur ce front ou sur un autre. »
Qu’il est bon de se savoir apprécié – surtout pour un homme aussi médiatique que Rommel. Autant en profiter… Et puis, on ne sait jamais, il peut peut-être espérer mieux que le HG Mitte, à présent. Surtout vu les résultats de Manstein, List et tous les autres ! Rommel se retient de ricaner – ce n’est drôle pour personne. En tout cas, pas pour l’Allemagne. Mais à l’autre bout du fil, l’intéressé s’empresse curieusement de saisir la perche tendue par les derniers mots du feld-maréchal.
– C’est évident ! Même si vous n’avez malheureusement pas pu reprendre Jlobine [Le sourire du Renard se fige un instant, comme sous l’effet d’une crampe d’estomac…], vos résultats justifient sans aucun doute que l’on utilise vos services dans une région… encore plus stratégique. De grandes choses sont prévues pour bientôt – vous comprendrez que je ne puisse pas vous en dire plus pour l’instant. Je dois vous laisser – le devoir appelle. Mais attendez-vous à du mouvement, de l’avis même du haut commandement. Heil Hitler !
– Heil Hitler !
conclut le feld-maréchal, avant de raccrocher.
Du mouvement ? Pourquoi pas ? Avec plaisir même ! Car enfin, ce n’est pas au fin fond de la forêt biélorusse que le Renard va poursuivre sa route vers la Gloire. Déjà l’Albanie c’était inattendu… A ce compte-là, on l’aurait peut-être envoyé en Afrique, si on avait pu ! Et surtout – plus près du Guide il sera, mieux il sera en mesure d’influer sur la suite des événements et d’empêcher le Führer de prendre de mauvaises décisions sous l’influence d’un entourage médiocre et déloyal. Mais évidemment, il faut mieux ne parler à personne de ces arrière-pensées.
Mis de bonne humeur par cette communication téléphonique, Rommel se met à siffloter légèrement, se prenant à rêver de champs de batailles moins ingrats et où il aurait davantage matière à démontrer son art de l’utilisation des blindés. Il ne faudrait tout de même pas qu’il ne reste dans l’Histoire que comme un simple général d’infanterie… Ce soir, il demandera à son aide de camp de commencer à faire les valises, tiens ! Juste au cas où…
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Nov 27, 2020 16:20    Sujet du message: Répondre en citant

Opérations Koutousov et Roumiantsev
Koutousov – Effet de renard
Au nord d’Olevsk
– Toujours aucune activité remarquable : même si le XXIV. PanzerKorps fait face à quelques infiltrations de parachutistes envoyés par Alexander Kazankin, le gros des armées soviétiques est encore largement en arrière de la ligne de front, occupé à se rallier, à dégager les routes (copieusement minées) et à prendre possession de plusieurs centaines de kilomètres carrés de bois et de marais.
La 64e Armée de Vladimir Kurassov atteint tout de même Leltchytsy en fin de matinée. Cette petite localité située au droit d’un carrefour routier critique pour la région voit arriver les soldats de l’Armée Rouge avec un mélange de soulagement et d’appréhension. Il faut avouer que, même si les premières exécutions de Juifs et autres « indésirables » ont été le fait des Allemands, les survivants ont été le plus souvent traqués et abattus par leurs compatriotes eux-mêmes – officiellement en raison de leurs liens avec les Partisans et pour éviter une activité « terroriste » trop importante dans la région, forcément synonyme de représailles. Il est sans doute vrai que la majorité des Juifs avaient partie liée avec la Résistance… mais avaient-il le choix ?
………
Secteur d’Olevsk – Walter Model prend acte de la fatigue considérable accumulée par ses forces. Ses fantassins sont épuisés, ses blindés ont un urgent besoin d’entretien, tandis que les stocks de munitions sont dangereusement bas (l’artillerie a beaucoup donné à Olevsk !). Profitant du calme revenu sur ses lignes, il commence à réorganiser celles-ci et à les recompléter (autant que possible !). De toute façon, il n’a plus le droit de bouger – puisqu’à l’évidence, la 3. PanzerArmee va devoir rester sur place, autant qu’elle prenne ses aises et s’installe pour de bon…
En face, Rodion Malinovski n’agit plus vraiment – le retrait brutal de la 44e Armée a achevé de jeter bas ses plans pour la suite des opérations, déjà bien mis à mal par les difficultés de coordination avec le 3e Front Ukrainien. Hormis quelques escarmouches, rien de significatif ne se passe – ce qui n’est pas forcément un mal, après les événements de ces derniers jours.
………
A l’ouest d’Olevsk – Le XLVII. PanzerKorps (Heinrich Eberbach) a complètement pris le relais du XLIV. ArmeeKorps (Friedrich Köchling), véritablement assommé par les combats. Fort heureusement pour la Heer, la 5e Armée et la 4e Armée de la Garde, (entre autres forces soviétiques du secteur) paraissent hésiter sur la conduite à tenir. Sans doute durement éprouvés lors de Kam’yanka, les Rouges n’attaquent pour ainsi dire plus !
Manstein en déduit fort logiquement – et aussi avec un peu de soulagement – que son flanc gauche est enfin sécurisé. Dans la soirée, il ordonne à Model d’assumer officiellement la tenue de la ligne jusqu’à Borove, les forces de la 6. Armee devant se rallier en urgence vers Berezne et Kostopil pour espérer tenir le centre du HG Nord-Ukraine. A l’évidence, Olevsk ne tombera pas – Koutousov semble donc s’acheminer vers une sorte de pat. Sauf, bien sûr, si Joukov en décidait autrement…
………
Secteur de Berezne – Le gros du LV. AK recule, l’épée dans les reins, vers l’Horyn et Kostopil, pour atteindre ce qu’on appelle désormais la ligne Manstein. Erich Jaschke n’a plus que trois divisions fatiguées pour tenir 40 kilomètres de plaine, dont 6 seulement protégés par un cours d’eau ! Il est douteux qu’il fasse mieux que sur les rives de Sluch – on comprend mieux pourquoi Manstein souhaite que le XLIV. ArmeeKorps arrive vite dans cette zone ! Si les Rouges perçaient ici, ils pourraient facilement débouler jusqu’à Sarny et (encore une fois !) tenter d’encercler la 3. PanzerArmee – laquelle ne gagne décidément rien à rester là où elle se trouve…
Pour l’instant, cependant, la Wehrmacht n’a pas encore trop de raisons de s’inquiéter – la 168. ID (Schmidt-Hammer) a réussi à se dégager (mais pas sans pertes…) des griffes de la 37e Armée, trop éparpillée pour l’encercler. Elle se dirige désormais vers Tuchyn, pour se retirer derrière l’Horyn. Quant à la 9. ID (von Schleinitz), qui jouait jusqu’à récemment les utilités dans les marais de Mykhalyn, elle est déjà en route vers Borshchivka pour tenir le centre, sans même attendre que la 4. Luftwaffen-Feld-Division (Schreder). Il est question que cette formation soit rapidement renforcée par le 210. StuG Abt (Major Sichelschmidt). En effet, à Loutsk, tout le monde – et notamment Maximilian De Angelis – s’attend à ce que la prochaine poussée ait lieu dans cette zone !
………
Secteur de Rovne – Nouvelle traversée de fleuve pour le XXIX. ArmeeKorps, qui se hâte à nouveau de faire sauter ses ponts sitôt le dernier fantassin passé (ou même l’avant-dernier, tant pis). Des trois divisions qui composent le corps d’armée d’Erich Brandenberger, seules deux ont pu se retirer sans trop de casse : la 331. ID (Rhein) et la 147. ID (Mahlmann). Celle-ci a été bien couverte des assauts furieux du 5e Corps Blindé de la Garde Jitomir par les “pompiers” de la 36. PzrGr et du 249. StuG.
Reste donc la 62. ID (von Hülsen)… Rabattue dans les bois au nord d’Holychivka et ouvertement menacée d’encerclement entre la 37e Armée et la 5e Armée de Choc, cette dernière a dû fuir vers l’est en abandonnant une bonne partie de son matériel, sous le matraquage répété des Sturmoviks. Quand elle apparaît à Tuchyn, où la 168. ID la rejoint, elle tient plus de la colonne de romanichels que de la force armée. C’est pourtant cette troupe qui va devoir assurer la liaison entre le LV. AK et le reste du XXIX. AK. Heureusement, dans ce secteur, l’Horyn est aussi large que ses rives sont boisées (15 à 30 mètres plus les berges).

Roumiantsev – Croc-en-jambe
Secteur de Slavouta
– Le LIX. AK a atteint l’Horyn sans véritable poursuite – et c’est heureux ! Car depuis que les engins du III. PanzerKorps sont partis, et au vu de l’état de ses voisins de la 6. Armee, Kurt von der Chevallerie se sent tout de même un peu seul dans cette zone.
L’Armée Rouge marque le pas – c’est logique, la 1ère Armée de Choc d’Andrei Vlassov devant prendre possession d’un terrain substantiel, comprenant au surplus deux villes respectables. La plupart des 20 000 habitants de Slavouta ont fort heureusement été protégés par les Partisans du détachement Shepetovsky d’Ivan Muzalev (1). Mais ceux-ci n’ont pas pu empêcher le saccage de la localité par les Allemands en retraite… Netishin, qui comptait avant la guerre 10 000 habitants, n’a pas eu autant de chance. Mais de toute façon, c’est surtout sa centrale hydroélectrique qui intéresse Moscou…
Quoi qu’il en soit, la 1ère Choc a besoin d’encore un peu de temps pour se redéployer – et ce n’est pas le 1er Corps de Cavalerie de feu Dovator qui prendra le moindre risque pour la suppléer. Aussi, alors que Vlassov aménage son QG dans le palais des princes Sangushko – redevenu un hôpital militaire – il se doute bien que l’offensive à travers l’Horyn n’est pas exactement pour tout de suite…
………
Secteur de Chepetivka – Karl Burdach est à présent bien installé entre Iziaslav et Lanivtsi. Ses forces ont toutes traversé l’Horyn dans la première localité – une des plus anciennes villes d’Ukraine, bien moins peuplée qu’un an plus tôt (2) – et se sont déployées à l’abri sur ses berges. Comme c’est désormais banal sur le front de l’Est, l’infanterie allemande est harassée, en sous-effectifs et se demande bien (mais à mots couverts…) comment va se passer la suite de la campagne. Fort heureusement pour le XXVIII. ArmeeKorps, la 4e Armée de la Garde (I.N. Muzychenko) est encore à la traîne dans Chepetivka – quant aux blindés de Chanchibadze, ils ont mieux à faire que de pousser vers la rivière. Le canon tonne, au sud…
………
Secteur d’Hrytsiv – Bataille de Topirchyky – En effet, les blindés de Kempf sont arrivés à la rescousse des débris du IX. AK. Ils déboulent sur la route menant de Chepetivka à Iziaslav sans avoir ralenti pour porter secours à ce qui reste de la 323. ID. Désormais en pleine débâcle, celle-ci tente de rejoindre la 305. ID, devancée par les engins surchargés de fantassins du 311. StuG Abt, qui filent déjà vers le nord.
En tout début de matinée, le gros du III. PanzerKorps tombe donc enfin sur le flanc du 1er Corps Blindé de la Garde, dispersé en plaine et qui n’anticipait plus de résistance après la quasi-destruction du 504. schw Pz Abt. Au point que le gros de la 17e Armée Aérienne est en mission plus au sud, contre les SS de Paul Hausser !
Au sein de la 8. Armee, le III. PanzerKorps a beaucoup, mais alors beaucoup donné depuis le démarrage de Koutousov, il y a 25 jours (qui paraissent autant d’années…). Ses pertes – plus de la moitié de l’effectif initial – l’ont empêché de porter assistance aux retardataires de la 323. ID, c’est vrai. Mais c’était pour mieux peser dans la lutte qui va décider du sort d’à peu près tout le reste de ce côté de l’Horyn. Car, même usé jusqu’aux noyaux de ses galets, le III. PzK peut encore maltraiter des T-34 éparpillés et rendus trop confiants par leurs récentes victoires.
Mikhail Katukov voit donc assez vite ses pointes très durement malmenées, alors qu’elles allaient s’emparer du carrefour stratégique de Topirchyky – lequel commande les routes venant d’Hrytsiv et dessert de ce fait à peu près tous les points de passage sur l’Horyn de la région. La 117e Brigade Blindée (Lt-colonel Alexander Khalaev) doit se replier en hâte vers le sud pour ne pas être encerclée puis anéantie par un mouvement en pince des trois divisions du PanzerKorps. En moins de vingt minutes, les tankistes soviétiques perdent une trentaine d’engins sur 83 ! Appréhendant une percée allemande potentiellement catastrophique, Katukov ordonne à la 44e Brigade de Fusiliers motorisés du colonel Konstantin Kuznetsov reçoit l’ordre de s’accrocher au village de Lishchany (sur la route vers Hrytsiv) en attendant le renfort de la 26e Armée. Quant à la 89e Brigade Blindée (colonel Andrei Sommer), qui filait plus au sud, aux environs de Svyrydy, elle doit remonter au plus vite vers Iziaslav pour porter assistance à ses camarades et idéalement prendre à son tour de flanc la 7. Panzer, sur la droite fasciste.
Malheureusement pour les Soviétiques, les Panzermänner sont en forme et avancent très vite ! Bondissant d’un chemin agricole à l’autre, Leopard et Panzer IV pourchassent les T-34 en retraite, éliminant les isolés et enveloppant les poches de résistance plus importantes. Ils sont parfois renforcés par l’un ou l’autre des derniers Tiger opérationnels de l’Hauptmann Kühn, prévenus par radio et qui tirent de très loin leurs derniers obus.
A 11h30, la situation parait critique pour le 1er Corps Blindé de la Garde : sa 117e Brigade (à droite) est en morceaux face aux efforts combinés des 8. et 6. Panzer. Au centre, la 44e brigade de fusiliers est férocement prise à partie et menacée d’enveloppement entre la 7. Panzer et la 8. Panzer. Quant à sa 89e Brigade Blindée, sur sa gauche, elle vient à peine de rejoindre la bataille – et les frontovikis du camarade Skvirsky tardent à poindre à l’horizon. A ce moment, il semble possible, pour le III. PzK, d’achever de défaire le 1er CB de la Garde puis de fondre sur les colonnes de la 26e Armée qui se précipitent vers la bataille.
L’arrivée d’un régiment de Sturmoviks de la 16e Armée Aérienne, escorté par des MiG-3U, enraye ce début de désastre. Faute de couverture aérienne, les panzers cherchent des abris pour échapper aux bombes, tandis que, derrière eux, les semi-chenillés chargés d’hommes font des proies très juteuses pour les canons des Il-2, voire des chasseurs.
Werner Kempf hésite : son corps blindé a subi à plusieurs reprises des pertes sérieuses pour couvrir autrui. Les forces blindées soviétiques sont d’évidence battues – elles ne risquent pas d’atteindre l’Horyn avant le IX. AK. A contrario, la situation plus au nord est incertaine et les bolchéviques peuvent à tout moment tomber sur ses arrières. Mieux vaut donc s’arrêter là et replier son monde. La 6. Panzer de von Hünersdorff ramassera au passage les traînards de la 323. ID (Hans Bergen). Il a sauvé une fois de plus la situation, c’est bien assez.
Les panzers se retirent donc avec une élégante rapidité du champ de bataille après avoir récupéré la majorité de leurs blessés, abandonnant à l’ennemi un terrain parsemé d’engins incendiés. En insistant, Kempf aurait sans doute pu anéantir la 44e Brigade de Fusiliers motorisés et affronter la seule 89e Brigade Blindée avant de se replier – il aurait donc à peu près détruit le 1er CB de la Garde. Cependant, non seulement il n’était pas assuré de ses arrières, mais encore il ignorait quels renforts ses adversaires pouvaient recevoir avant qu’il en ait fini avec eux. On comprend qu’il ait renoncé. Et le III. PanzerKorps file donc vers le nord pour traverser l’Horyn comme tout le monde, avec le sentiment du devoir accompli.
………
Secteur de Starokostantinov – Bataille de Chervonyi Sluch – Le II. SS-PanzerKorps – toujours renforcé de la GrossDeutschland – a atteint Teofipol’. Certes, les quatre divisions sont harassées et manquent de munitions, mais elles totalisent encore 350 chars, plus les trois-quarts de leur infanterie mécanisée.
A présent que Paul Hausser n’a plus à se jeter à travers une rivière pour rattraper une situation au-delà de tout secours, il peut sans trop de problème se consacrer à la tâche que ses divisions sont censées remplir en défense : détruire les Rouges, en mettant à profit la mobilité de ses unités, qu’il estime supérieure, pour décrocher sans risquer de combat d’attrition. Mieux encore, il va pouvoir opérer sous une couverture aérienne aimablement fournie par le IV. FliegerKorps !
Le 1er Corps Mécanisé de Mikhail Solomatin va payer pour les frustrations allemandes de ces derniers jours. Sortant enfin du corridor menant à Volotchysk, la formation – qui cheminait en échelon refusé afin de prévenir à toute manœuvre de flanc – est prise à partie à hauteur de Chervonyi Sluch (3) par pas moins de trois divisions de panzergrenadiers : les Frundsberg, Hohenstaufen et GrossDeutschland ! Paul Hausser garde la Totenkopf en réserve – il est vrai que c’est elle, sans doute, qui a le plus donné ces derniers mois…
Assailli par une nuée de blindés allemands, et alors que – cela devient rare – la Luftwaffe dispute le ciel à des VVS quelque peu dispersées, les blindés de l’armée rouge sont pour une fois inférieurs en nombre ! Le 1er Corps Mécanisé compte une brigade blindée, trois brigades mécanisées et deux bataillons d’antichars automoteurs totalisant 137 chars et 127 canons automoteurs. En quelques heures, il est réduit à 43 chars et 78 automoteurs !
Douloureusement surpris, Solomatin appelle à l’aide. Et l’aide arrive. D’abord, sous la forme de nuées d’avions de la 16e Armée Aérienne – la JG. 52 doit finir par se retirer après avoir abattu 51 adversaires (dont trois pour Gerhard Barkhorn, désormais à 170 victoires), contre seulement 7 Bf 109 abattus (la propagande négligera la perte de 13 Stukas et 5 Bf 110). Les pilotes de Serguei Rudenko couvrent ainsi l’avance de la 3e Armée (M.S. Shumilov) et du 5e Corps Blindé (S.M. Krivoshein). Pendant ce temps, les deux régiments et trois bataillons d’artillerie du corps mécanisé, ainsi que son bataillon de “mortiers spéciaux” ont eu le temps de se mettre en batterie grâce au sacrifice des tankistes – et ils arrosent littéralement la plaine de flammes.
Contrairement à Werner Kempf, Hausser n’hésite pas. Il a rempli sa mission et tout de même perdu, ce faisant, 41 engins (les canons de 85 des nouveaux T-34 et des SU-85 font très mal aux Leopard comme aux Panzer IV). La pointe de la lance soviétique paraît bien brisée – les multiples incendies qui constellent la plaine l’attestent. Les Slaves en seront bien retardés un jour ou deux, et peut-être rendus plus prudents pour la suite. Certes, ce repli empêche les Allemands de faire valoir un de leurs points forts – la réparation des engins détruits… Tant pis.
Quoi qu’il en soit, les panzergrenadiers rembarquent sans traîner et les panzers tournent leurs chenilles vers le nord, en direction de Kuz’myntsi, petit village sur la route de Bilohir’ya (sur l’Horyn)… vers lequel le 1er Corps blindé se dirige au même moment !
………
Secteur du 2e Front Ukrainien – Ivan Bagramian poursuit ses efforts en direction de Bar, afin d’enfermer le IV. ArmeeKorps et (peut-être) une bonne partie du XLIX. ArmeeKorps dans un vaste Kessel au sud de Jmerynka. Pour l’instant, les résultats qu’il obtient sont mitigés, mais encourageants : la 16e DI hongroise continue de se battre mais retraite de Vasyutyntsi vers Vovkovyntsi. Toutefois, sa résistance se raidit notablement en fin de journée, avec l’arrivée d’un bataillon d’automoteurs allemands non détecté par la reconnaissance, le 202. StuG Abt “à la hyène” (Major Dr Hans Marder). Tout compte fait, les Fascistes semblent bien capables d’une certaine solidarité, au moins pour la forme ! Et une contre-attaque contre la 59e Armée est sans doute à prévoir, afin de repousser le saillant soviétique.
Bagramian le sait bien – tout comme il sait que ses forces ne sont pas infinies. Il ordonne donc au général Ivan Korovnikov de se montrer… comment dire… précautionneux dans son avance. Par contre, de l’autre côté du saillant, Golikov continue de pousser les feux de sa 10e Armée en jetant bûche après bûche dans les flammes. Il arrive tout près de Bar – ce n’est pourtant pas une course… Et il semble négliger qu’autour de ce carrefour stratégique (dont on ne peut s’emparer sans franchir la Riv), le terrain s’ouvre un peu et devient très favorable à la défense… voire à la contre-attaque.

Adaptation
QG avancé du 2e Front Ukranien (Korets), 19h00
« Alors Camarade maréchal, que s’est-il décidé à Moscou ? » L’oreille collée au combiné sous son visage rond et pourtant si froid, Nikolai Vatoutine sait déjà que si Joukov l’appelle, c’est parce qu’il a des choses à lui annoncer. Des choses importantes, cela va sans dire – sinon, il ne se donnerait pas la peine de le contacter en personne…
– Camarade général Vatoutine [Joukov insiste légèrement sur le grade inférieur de son subordonné], les opérations en Biélorussie sont achevées. Le terrain et la météo – tous deux trop mauvais pour poursuivre – nous y contraignent. Les bois et marais de Biélorussie ne sont pas les plus favorables à l’offensive mécanisée, nous le savons tous les deux. Ce qui m’amène justement à votre propre situation, ainsi qu’à celle du 3e Front Biélorusse. Je viens de parler avec Malinovski… franchement, ce n’est pas brillant !
– Nous affrontons encore et toujours les mêmes difficultés que la semaine dernière, camarade maréchal. Je suis d’accord avec vous, prétendre faire avancer deux Fronts sur une unique route au milieu des pins est une aberration opérationnelle.

Joukov ne choisit pas de relever la (très) discrète pierre jetée dans le jardin de la Stavka. Il faut dire qu’au-delà de Joukov et Vassilevski, la conception de Koutousov doit beaucoup à Staline. Néanmoins, il faut trancher… et le maréchal n’a pas trop envie d’annoncer au Vojd l’arrêt d’une autre offensive en si peu de temps. Pour poursuivre, il a bien quelques idées fort logiques… mais il préfère que Vatoutine les énonce lui-même.
– Que proposez-vous pour sortir de cette aberration – comme vous dites ?
– Le 3e Front Biélorusse est dans une impasse – il a perdu toute sa vigueur, ainsi qu’une de ses armées dans les circonstances que nous savons. Il doit donc clarifier sa situation, se refaire une santé et reconstituer une ligne cohérente. Pour cela, il serait bon de lui rattacher la 64e Armée et la 8e Armée de la Garde.

Soit les deux formations du 3e Front d’Ukraine qui piétinent dans les marais du Prypiat. Vatoutine a décidément de la suite dans les idées. Mais ce n’est pas tout.
– Néanmoins, là où il se trouve, le Front du camarade Malinovski immobilise toujours un grand nombre de troupes fascistes. Des troupes que ma 37e Armée et ma 5e Armée de Choc sont tout près d’encercler en passant par Sarny. Il me manque juste une masse de manœuvre supplémentaire.
– Et qui ne soit pas usée par les combats passés
[Joukov pense bien sûr au désastre de Kam’yanka]. Je vous avertis tout de suite, il n’est pas question de divertir le moindre renfort du sud vers vous ! Chez Rokossovski, la percée est avérée. Chez vous, elle n’est que potentielle.
– Je demande les 19e et 20e Corps Blindés, et le 2e Corps de Cavalerie de la Garde. Les deux premiers sont en reconstitution devant Olevsk – ils n’y serviront plus à rien. Quant à Pliev, il peut faire mieux que de l’interligne.

L’équivalent d’un corps blindé intact et un corps de cavalerie… Une demande raisonnable, qui sera donc difficile à refuser. Idéalement, Joukov aurait aimé envisager une simple offensive de diversion vers Rovne, voir même que Vatoutine lui-même suggère d’arrêter les frais… Mais il n’a pas cette naïveté. Koutousov doit continuer, envers et contre tout. Et Koutousov va donc continuer – tant pis pour le reste.

Partisans… et autres
Les amis de mes ennemis ne sont (sans doute) déjà plus mes amis
Région de Vin’kivtsi (Ukraine occupée)
– Recrudescence d’attaques sur les arrières du 4e CA hongrois – il s’agit bien sûr des Partisans communistes, mais pas seulement. En effet –conséquence prévisible du chaos dans les lignes de ravitaillement de la 2. PanzerArmee – la Honvèd commence à manquer de nourriture. Elle tâche donc, comme jadis, de vivre sur le pays… et ses réquisitions font directement concurrence aux razzias des bandes de l’UPA !
Le climat entre les deux alliés de circonstance se tend ainsi notablement : disparitions de patrouilles, arrestations, vols de matériel…Et le fait que certains responsables ukrainiens aient eu la brillante idée de distribuer des tracts politiques dans les rangs de l’armée hongroise ne facilite en rien la discussion. Des fusillades vont vite éclater, notamment entre la 16. DI (à cran, car déjà bien occupée sur le front) et les Ukrainiens. Il y a des morts – à la grande satisfaction des Allemands, parfaitement au courant des petits arrangements récents – et le feu couve sous les braises…
Mais finalement, le combat ne reprend pas – aucun des deux protagonistes n’y ayant intérêt. Ainsi se poursuit la vie baroque des mouvements nationalistes ukrainiens (alliés avec beaucoup de monde, mais amis de personne) au milieu du chaos du conflit mondial.
………
Focșani (Roumanie) – Au même moment, Tymofiy Semchyshyn – ancien membre de l’ONU-B, rallié après l’arrestation de Bandera et devenu chef de l’UPA en Transnistrie (4) – rencontre en toute discrétion, à quelques dizaines de kilomètres à peine des lignes de la 11. Armee allemande, des envoyés de l’armée roumaine.
Cette dernière – aux abois depuis la déroute de Molot – est prête à bien des compromissions. Et vu que l’UPA se propose désormais de mener la guérilla sur les arrières de l’Armée Rouge, Bucarest veut bien lui rendre service en libérant un certain nombre de détenus pour « activités nationalistes », voire en livrant des armes ou des munitions. Evidemment, les négociations dureront encore un peu, afin d’organiser la logistique de tout ceci… et surtout, d’aplanir les différends, car chacun affiche ouvertement des revendications territoriales sur une région que ni les uns ni les autres ne contrôlent !


Notes
1- Ivan Alekseevich Muzalev – un ancien agent du SMERSH enrôlé dans l’Armée Rouge depuis 1939 – s’était échappé du camp de prisonniers où il moisissait pour animer un fort groupe de Partisans qui fit dérailler des dizaines de trains allemands dans la région. Grièvement blessé dans les ultimes combats pour Slavouta, il devait par la suite recevoir – entre autres – l’Ordre de Lénine, l’Etoile d’Or et le titre de Héros de l’Union Soviétique.
2- Les Juifs représentaient avant la guerre 28 % de la population d’Iziaslav.
3- Ville dont le patronyme rappelle la présence des sources de la Sluch à proximité.
4- La bande frontalière entre Ukraine et Moldavie, désormais occupée par l’Armée Rouge.
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houps



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MessagePosté le: Ven Nov 27, 2020 17:04    Sujet du message: Répondre en citant

Eh oui, la boue a un fort potentiel. Passons.

Pour le goûter, nous avons :
Secteur d’Hrytsiv
"...Appréhendant une percée allemande potentiellement catastrophique, Katukov ordonne à la 44e Brigade de Fusiliers motorisés du colonel Konstantin Kuznetsov reçoit l’ordre de s’accrocher au village de Lishchany..."

Ce qui peut relever soit d'un trop plein d'enthousiasme, soit d'un coup de fatigue. L'un ou l'autre attribuable aussi bien à Katukov qu'aux rédacteurs... Very Happy

Comme autre petit gâteau sec, au nord d’Olevsk, relevons :
"..mais avaient-il le choix ?" Même pas dans la date, je suppose, et un "s" de plus n'y aurait rien changé, mais quand même...
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demolitiondan



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MessagePosté le: Ven Nov 27, 2020 18:06    Sujet du message: Répondre en citant

Paix Messieurs ! Cool Je puis vous assurer que Ciders a accompli un travail remarquable, et même supérieur sur certains aspects que je ne puis tous préciser ici. Il est juste moins bavard que moi ... au grand désespoir de Casus du reste. Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing
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Finen



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MessagePosté le: Ven Nov 27, 2020 18:54    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Focșani (Roumanie) – Au même moment, Tymofiy Semchyshyn – ancien membre de l’ONU-B, rallié après l’arrestation de Bandera et devenu chef de l’UPA en Transnistrie (4) – rencontre en toute discrétion, à quelques dizaines de kilomètres à peine des lignes de la 11. Armee allemande, des envoyés de l’armée roumaine.


Ne faudrait-il pas renommer la région (voir même tout le front) Transinistrie?

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demolitiondan



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MessagePosté le: Ven Nov 27, 2020 19:42    Sujet du message: Répondre en citant

Ca n'a pas été le cas OTL. Et je rajouterai que la Transnistrie est désormais bien en arrière du front ...
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Wardog1



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MessagePosté le: Ven Nov 27, 2020 20:17    Sujet du message: Répondre en citant

Je me demande pourquoi il y à toujours cet écart de perte important entre les VVS et la Luftwaffe, alors que sur le front occidental les pertes sont à peut prés égal entre les deux camp, serai ce la doctrine des rouges d'attaquer à outrance?
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Larry Foulke
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demolitiondan



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MessagePosté le: Ven Nov 27, 2020 20:26    Sujet du message: Répondre en citant

Simple - qualité inférieure des pilotes. Mais ca s'efface petit à petit ... et puis n'oubliez pas que quand on est trop nombreux on se gêne. Pis y a l'Il2 aussi, qui est facile à descendre une fois qu'on connait le truc.
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lbouveron44



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MessagePosté le: Ven Nov 27, 2020 22:18    Sujet du message: Répondre en citant

Ordonne à la 44 e brigade... reçoit l'ordre.

Répétition ou manque ? ?
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Etienne



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MessagePosté le: Ven Nov 27, 2020 22:47    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Et surtout – plus près du Guide il sera, mieux il sera en mesure d’influer sur la suite des événements et d’empêcher le Führer de prendre de mauvaises décisions sous l’influence d’un entourage médiocre et déloyal. Mais évidemment, il faut mieux ne parler à personne de ces arrière-pensées.


La "faut" cille... Wink
Ou est-ce l'accent germanique?
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