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Août-Septembre 1943 - Souvorov Koutousov Roumantsiev
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lbouveron44



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MessagePosté le: Dim Nov 22, 2020 02:12    Sujet du message: Répondre en citant

O Kurwa !
Poland is of relevant, Poland can to space ! Laughing

(& Poland is of removing Cool

Musique !

https://m.youtube.com/watch?v=75zmIj_4LFQ
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Nov 22, 2020 11:00    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:
Banderas ou Bandera ?
L’vov ou Lvov ?
Casus, a priori, on a utilisé les 2 formes et rappelle-toi du problème des apostrophes
Je suis un peu surpris des performances des corps de cavalerie contre les blindés SS. Quel matos côté cavaliers ?


Banderas est une erreur.

L'vov est… une distraction… J'aime bien, ça fait joli - mais c'est vrai, il faut éviter l'apostrophe.

Les unités de cavalerie comptent en réalité plein de blindés de divers types (pas des automitrailleuses, de vrais chars). On pourrait dire que ce sont des unités blindées un peu légères, où les parnzergrenadiers / dragons portés et autres dénominations d'infanterie en semi-chenillés sont remplacés par des cavaliers.
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Casus Frankie

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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Nov 22, 2020 11:24    Sujet du message: Répondre en citant

22 septembre
Opération Souvorov
Bison mouillé
Bataille de Dubrova (“Souvorov-Centre”)
– La pluie s’est arrêtée et le ciel s’est éclairci, quoique la météo continue à prévoir de nouvelles précipitations d’ici un jour ou deux. Profitant du soleil retrouvé, les forces allemandes repartent à l’assaut des redoutes de la 15e Armée. Afin d’anticiper sur l’impossibilité prévisible de reprendre Jlobine, les 9. Armee et 4. Armee ont été priées par Minsk de fournir un ultime effort, pour enfin éliminer cette irritante tumeur qui s’accroche du bout des ongles aux possessions du Reich.
Sachant que ses adversaires doivent être aussi fatigués que ses troupes, le HG Mitte a donc décidé de faire simple : une attaque de tous les côtés, pour saturer les défenses communistes et enfin percer quelque part. Au sud, ce sont toujours les 106. ID et 258. ID qui sont en tête, quand bien même elles ont déjà beaucoup donné. A 11h00, elles s’emparent enfin de la première ligne soviétique et du village de Kuncy, progressant de deux kilomètres… avant de tomber sur la seconde ligne de défense, moins solide il est vrai, mais assez cependant pour que les Landsers fatigués s’y cassent les dents. Frost et Höcker, qui ont perdu tous les deux l’équivalent d’un régiment en moins de 48 heures (sans même parler des pertes préalables à cette offensive !), décident donc d’un commun (mais tacite) accord de ralentir le rythme – ils ne vont quand même pas faire tout le travail pour ces fainéants de la 9. Armee !
De fait, pendant ce temps-là, la 197. ID et le 244. StuG n’avancent pas beaucoup… Même si ces troupes sont enfin sorties de l’attentisme que leur imposait le plan initial, elles affrontent aussi le plus mauvais terrain, entre bois et ruisseaux. Shipyagi tombe… mais c’est aussi parce que les Russes se sont repliés sur la deuxième ligne. Quant à la 18. PzGr et à la 134. ID, elles n’ont pas vraiment progressé depuis la veille, étant toujours bloquées par une POP “et demie” ainsi que par le désordre consécutif aux « méthodes déloyales des Rouges ». Ce désordre conduira d’ailleurs à des exécutions de Hiwis accusés à tort de lâcheté, voire de trahison – lesquelles provoqueront en retour un certain nombre de désertions.
A la jumelle, Ivan Fediouninski observe la bataille avec inquiétude. Ses formations sont extrêmement usées par un mois de lutte – autant que les Fascistes, si ce n’est plus ! – et pourtant, on lui ordonne de s’accrocher envers et contre tout bon sens à ce médiocre lopin de terre ! A quoi bon ? Dans quel objectif ? Quel est le projet derrière tout ça ? Car il y en a un, évidemment : le Parti est infaillible, chacun le sait. Depuis 48 heures qu’il commande sur le front, le général soviétique n’a guère bougé… A l’évidence, il est préoccupé par la tournure que prennent les événements, lesquels accaparent toute son attention au détriment de sa sécurité personnelle. Malheureuse erreur…
A 13h15, le général Ivan Fediouninski est victime d’un bombardement d’artillerie ciblant son QG d’Iskra, repéré par des écoutes radio et des reconnaissances aériennes. Grièvement blessé, on l’évacue par avion vers Moscou. La 15e Armée se retrouve donc temporairement sans chef – certes, la Stavka a vite désigné le général letton Max Andreevich Reuters pour remplacer Fediouninski, mais il lui faudra quelques heures pour venir prendre son poste. En attendant, les combats continuent, et c’est le chef d’état-major de Fediouninski, Nikandr Chibisov, qui est aux commandes. C’est un bon professionnel, mais curieusement flegmatique – certains le qualifieraient même volontiers de mou, tant il cherche à préparer ses opérations à fond avant de se lancer. Chibisov n’est pas un incompétent comme Golikov – mais il manque peut-être d’énergie. Or, il faut agir vite : les événements se précipitent sur l’autre rive…
A 15h00, la dernière redoute antichar tombe face aux efforts douloureux et combinés de la 134. ID et des grenadiers de la 18. PzGr. La voie est désormais libre vers les ponts. Chibisov ne peut que demander un barrage d’artillerie pour couvrir la retraite sur sa droite, alors qu’il fait traverser du monde pour renforcer sa deuxième ligne. Pendant ce temps, les unités allemandes font jonction et se réorganisent pour l’ultime effort… Car les positions soviétiques ne font plus que 2 kilomètres sur 4 ! Il faudrait probablement ordonner un repli – pourtant, Nikandr Chibisov décide… d’attendre l’arrivée de Reuters, prévue cette nuit. Sans doute craint-il (avec quelque raison !) de prendre une initiative qui pourrait lui être reprochée. L’ennui, c’est que ne rien faire constitue déjà une forme d’arbitrage.
………
Bataille de Jlobine (“Souvorov-Sud”) – Nouvelle journée de chaos au nord de Jlobine, où les forces allemandes s’attachent désormais à infliger le maximum de pertes à leurs adversaires, avant l’inévitable arrêt des opérations. Ayant désormais réglé son compte – quoiqu’au prix d’une quarantaine d’engins – au 7e Corps Blindé de Rodin, mis hors jeu pour la suite des événements, la 19. Panzer est redescendue vers le sud, après avoir cédé ses positions de Korichnevyy à la 110. ID de von Kurowski. Elle retrouve aux environs de Shirokii Rog le gros du XLI. PzK, qui fait désormais face au 21e CB (sur sa gauche), au 10e CB (sur son avant droite) et à la masse de la 3e Choc qui avance pesamment baïonnette au canon droit devant elle.
Evidemment, les Panzermannen ne se sentent pas vraiment capables de défaire à eux seuls toute cette foule de sous-hommes. Pas après les efforts déjà fournis et avec une seule division d’infanterie disponible pour les appuyer, en tout cas. Et cela tombe bien : leur chef, Erwin Rommel, ne le leur a pas demandé. La force blindée allemande commence donc à reculer, en tâchant d’attirer à elles les chars soviétiques pour en exterminer le plus possible, avec l’aide des rares Stukas encore opérationnels dans la région. Même les Tiger, avec tout leur blindage, répugnent à s’approcher trop près des positions rouges. Depuis le temps, les Soviétiques ont procédé à de nombreux tests sur les épaves en leurs possessions et ont étudié de très près les capacités tactiques et les données techniques des “T-6”… ce qui leur a permis de déterminer les meilleures méthodes pour les combattre (1).
Face à ce tableau inhabituel mais encourageant – les Fascistes paraissent pris de doutes et fuient ! – les forces blindées soviétiques réagissent malheureusement avec une vigueur dispersée. Le 21e Corps de Volkov repart à l’attaque sans trop se préoccuper de soutenir le 10e CB, qui s’est avancé de façon imprudente (quoique selon les instructions du Front). Popov aurait pourtant grand besoin d’aide : il encaisse toujours plus de coups face à des panzers bien déployés sur son axe de progression, et qui n’hésitent pas à le contre-attaquer à la première opportunité !
En effet, faute d’intelligence entre leurs adversaires, les blindés allemands ont bien reconnu de quel côté était le plus puissant des deux et peuvent donc tranquillement distraire le fort sur leur gauche pour détruire le faible sur leur droite… La 19. Panzer (Schmidt) et la 20. Panzer (von Lüttwitz) se chargent d’occuper ce gêneur de Volkov tandis que la 18. Panzer (von Thüngen) et le 503. schw Pzr Abt (major von Kageneck) achèvent de massacrer les chars de Popov – trop anciens et montés par des équipages trop jeunes, engagés de surcroît par petits groupes, dans des conditions tactiques déplorables – avant de se replier vers le nord. La plaine de Shirokiy se constelle d’incendies : l’Armée Rouge a perdu 137 chars contre seulement 51 fascistes (principalement des Panzer III, dont ce sera le dernier combat d’importance)…
A la nuit tombée, les forces de l’Axe commencent à se retirer vers Gusarovka, résorbant peu à peu le saillant qu’elles formaient, pendant que les XIII. AK et XXV. AK maintiennent la pression sur la 2e Armée de la Garde de Govorov. Josef Harpe peut être satisfait – avec ses hommes, il estime avoir prouvé encore une fois la supériorité absolue de la Panzerwaffe !
………
« Pleurs amers. Le chef est mort, Boris est mort, Soussoï est mort… et voici que notre équipage est lui aussi atteint : Alexandr est mort. Ce matin, il ne s’est tout simplement pas réveillé. Fiodor lui a soulevé la tête et nous avons tous vu du sang qui s’écoulait de ses narines. Pauvre gars – il n’était plus le même depuis notre rencontre avec le Panzer IV dans Gomel. Andrei a la rage comme je ne l’ai jamais vu – il tire au pistolet sur des piles de casques pour se défouler. Personne dans le coin pour l’arrêter… notre peloton est retiré des opérations, comme tout le bataillon, d’ailleurs. 80 % de pertes ! Et cette fois, il ne suffira pas d’échanger les chars détruits contre des engins neufs ! Nous avons perdu de bons gars, d’authentiques camarades tankistes, qui ne se remplaceront pas comme l’acier. D’ailleurs, même Pobieda !, usée, fatiguée, a l’air à bout de souffle. Seule bonne nouvelle : Sasha a échappé à la destruction de son T-34. Il serait à l’hôpital… mais impossible d’en savoir plus. » (Evgeni Bessonov, op. cit.)

Illusions et chimères
QG du Heeresgruppe Mitte (Minsk)
« Bien, bien, bien. C’est parfait tout cela, mon cher ami ! Deux corps blindés rouges hors de combat – peut-être même trois ! Même si nos forces ne pourront sans doute pas rentrer dans Jlobine demain, cela ne veut pas dire qu’elles ne le feront pas après-demain. Et avec notre inévitable victoire à venir vers Bialyničy, nous avons obtenu presque tous les résultats demandés par le Führer. Nos forces vont désormais revenir border la Drut, et nous pourrons passer la saison des pluies au chaud… C’est une victoire, Herr Berndt ! »
Face à Rommel, Alfred-Ingemar Berndt ne perd pas une miette de ses oracles pour le communiqué de presse qu’il va devoir rédiger au plus tôt. Il faut contrecarrer très vite les désastreuses rodomontades de la PropagandaStaffel concernant la reprise prochaine de Jlobine. Etre professionnel et fiable en toutes circonstances, pour servir le patron. Ce n’est pas sa faute si certains sont trop pressés d’annoncer des bonnes nouvelles avec de gros sabots !

Trompettes mal embouchées
Berlin
– Nouveau bulletin de victoire sur les ondes, pour ceux qui écoutent la voix du Reich : « Les récents combats dans la région de Jlobine, dirigés de main de maître par le feld-maréchal Rommel, ont permis d’attirer dans un piège géant puis de détruire trois corps blindés bolcheviques. L’ennemi a perdu plus de 450 chars et 8 000 hommes. C’est donc une victoire de plus pour les forces du Heeresgruppe Mitte, qui ne manqueront pas de repartir à l’attaque le moment venu. »
Cette nouvelle satisfera évidemment Hitler à Rastenburg – un peu moins Keitel et ses séides, mais bon, à cheval donné… Tout le monde feindra par contre d’ignorer le coût faramineux de ce nouveau triomphe pour l’Allemagne (115 chars et 4 500 hommes), ainsi que le fait que les « trois corps blindés » ne sont sans doute que deux, et ne sont pas détruits mais seulement plus ou moins affaiblis. L’important, c’est de croire en la Victoire !

Partisans et autres
Justice est faite
Une maison bien gardée de Minsk, 01h20
– Seul dans sa chambre à coucher, Wilhelm Kube dort profondément. A quoi peut-il bien rêver, le commissaire-général du Reich ? A sa jeunesse à Glogau, en Silésie, où il étudiait la théologie ? A ses premiers pas à l’université de Berlin, grâce à une bourse Moses Mendelssohn (du nom d’un philosophe juif du XVIIIe siècle !) ? A son engagement dans le mouvement Völkisch (2) puis au Parti nazi ? A son entrée au Reichstag en 1924, portant uniforme et brassard à croix gammée ? Toute sa vie, Kube a tenté de concilier une foi chrétienne évangéliste réelle avec un engagement national-socialiste féroce et un antisémitisme rabique (3). Il a même failli réussir – moyennant quelques trafics, on n’a rien sans rien… – à devenir chef du synode de Berlin de la vieille église prussienne. Si seulement il n’avait pas eu cette idée stupide de dénoncer les origines supposées de la femme de Walter Buch (4), le beau-père de Bormann, qui sait jusqu’où il aurait pu aller ?
Disgracié, humilié, il avait dû servir comme simple Rottenführer à Dachau, avant d’obtenir enfin un poste dans l’édification du fameux “Espace Vital” à bâtir sur les ruines de l’Union Soviétique. Kube avait alors pu agir à nouveau, et sans trop d’états d’âme – en dehors de l’affaire de Slutsk et de ses pauvres tentatives pour épargner les Juifs allemands qui avaient été déportés en Biélorussie, ou du moins parmi eux les anciens combattants décorés de la Première Guerre. Pourquoi eux, et en échange de quelle promesse ? Et quelle autorité avait-il, de toute façon, pour décider qui vivrait et qui mourrait dans le Reich de Mille Ans ? Il avait donc fallu que Reinhardt Heydrich en personne vienne lui taper sur les doigts pour le commissaire général obéisse enfin sans poser de questions et laisse le fabuleux Strauch accomplir avec zèle le travail qu’on lui avait confié. Cinquante-cinq mille morts en deux semaines – dix mille à Minsk en deux jours – 3 412 en en une après-midi !
Cela tourmente-t-il le commissaire général ? Cela lui donne-t-il quelques cauchemars ? A-t-il du mal à apaiser sa conscience ? Mais Wilhelm Kube a-t-il encore une conscience, lui qui osait lancer des bonbons à des enfants hurlants en train de se noyer dans des puits de sable ? Revoit-il leurs visages quand – hier matin encore – il emmène à l’école sa propre progéniture ? Dans le fond, le commissaire général est-il vraiment humain ?
En tout cas, il est sans doute une chose dont Kube ne rêve pas, c’est de son personnel de maison. Et en particulier de sa femme de chambre, Galina Kanskaya, qui est encore passée hier matin faire le lit. C’est une Slave insignifiante – quoiqu’il ne dédaigne pas de profiter de ses charmes de temps en temps. La femme légitime de Kube, Anita, est enceinte – on sait combien les dames peuvent être pénibles durant ces périodes ! D’ailleurs, elle ne dort même pas avec son mari.
C’est heureux pour elle – car Galina Kanskaya est elle-même mariée et déjà mère, mais surtout, elle s’appelle en réalité Yelena Mazanik et fait partir d’un des douze détachements (pas moins !) ayant reçu l’ordre de tuer Kube. Lequel a échappé d’extrême justesse ces deux derniers mois à au moins deux attentats, et sans même le savoir ! Le 22 juillet, une bombe a explosé dans un cinéma en pleine séance, tuant 70 personnes – Kube venait de quitter la pièce. Le 6 septembre encore, un banquet d’officiers a été pris d’assaut par un commando de quatre hommes, qui a mitraillé la salle et fait 36 morts… mais pas Kube, dont la voiture avait filé sans être vue dans les rues sombres de Minsk – elle avait même croisé les assaillants sans être arrêtée !
Mais tous les anges gardiens se fatiguent un jour – surtout, peut-être, face à une cause aussi mauvaise. “Kanskaya”, jolie serveuse de casino ou de restaurant, avait été présentée par sa sœur Valentina à deux correspondantes du NKVD, Nadezhda Troyan et Mariya Osipova, qui l’avaient convaincue l’accepter cette mission et lui avaient fourni les moyens de la mener à bien. Cela n’était pas allé de soi et le coup avait été long à préparer – la Russe était aussi prudente qu’exigeante : vérification minutieuse de l’identité de chacun de ses contacts, négociation pour l’évacuations préalables de sa famille en territoire non occupé, choix du mode d’élimination… Elle avait finalement été introduite dans la maisonnée de Kube en juin par l’intermédiaire d’une autre domestique, Tatyana Kalita. A cette date, le poison avait déjà été écarté – la jeune femme ne tenait pas à tuer les enfants du couple par erreur ! Beau scrupule, alors qu’elle-même gardait sur elle en permanence une capsule d’arsenic, à avaler en cas de capture.
Bref, Yelena Mazanik est entrée hier matin avec Valentina dans la demeure du maître dès 6h30, pour faire les lits et le ménage. Les gardes ont un peu rechigné… mais la Russe a réussi à les convaincre de ne pas ouvrir son sac, car il y avait dedans « un cadeau pour Madame Anita ». La matinée s’est ensuite passée normalement. Kube a quitté son foyer vers 10h00 pour assister à une fusillade de masse – que voulez-vous, le travail commence tôt. D’une cachette à l’autre, le paquet a fini sous le lit du commissaire général (ou, plus précisément, entre le matelas et les lattes). Quant aux deux femmes, elles ont quitté en hâte la maison pour soigner une rage de dents de la pauvre Valentina… Au même moment, leur famille fuyait Minsk pour la protection de la forêt, encadrée par une escouade de partisans. Faute de dentiste (difficile d’en trouver un à Minsk, à cette époque), Valentina et Yelena avaient de leur côté sauté dans un camion qui partait loin… très loin.
Et nous en sommes donc là, à 01h20 du matin. La bombe devrait sauter dans 40 minutes… mais (peut-être sous l’effet du brûlant nazisme de sa cible ?) elle décide d’exploser tout de suite, pulvérisant le bon apôtre et l’envoyant tout droit vers son Seigneur, qui saura le juger comme il convient. Ce sera le seul mort de cette nuit… mais pas le dernier provoqué par cette explosion.
Les représailles allemandes seront impitoyables. Mille prisonniers seront raflés au hasard dans Minsk, conduits dans un bois, forcés à creuser leur propre tombe puis abattus. Pourtant, la SS ne regrettera guère Kube – apprenant la nouvelle, Heinrich Himmler parlera même de « bénédiction » tout en ironisant sur le fait qu’une future place en camp de concentration venait de se libérer. C’est le SS-Obergruppenführer Curt von Gottberg, déjà principal responsable de la SS pour la sécurité en Biélorussie, qui poursuivra les petites activités de Kube.
Quant à la camarade Yelena Mazanik, elle réussira à rejoindre les lignes amies avec sa famille… pour se retrouver à la Lubianka, interrogée par Vsevolod Merkulov (5) en personne. Le NKVD hésitera longuement à faire exécuter cette Biélorusse même pas inscrite au Parti pour attribuer son exploit à un profil plus “politique” ! Mais finalement, elle et ses partenaires du NKVD, Nadezhda Troyan et Mariya Osipova, qui l’avaient poussée à agir et encadrée, furent plus simplement faites Héroïnes de l’Union Soviétique…


Notes
1- A Kubinka, des exercices spéciaux ont été menés avec différents calibres d’artillerie et selon différentes densités de bombardement, afin d’identifier les méthodes permettant de repousser les Tiger grâce à l’artillerie classique. Et dès l’été 1943, chaque chef de pièce antichar disposait d’un cahier de schémas indiquant, pour tous les types de blindés allemands, les points de vulnérabilité et les distances maximales pour pouvoir percer… Les coupoles des chefs de char étant bien souvent une cible privilégiée !
2- Organisation romantico-réactionnaire ayant pour but de « germaniser » le christianisme et de retrouver les « racines » mystiques de l’identité allemande. Avec, notamment, la société de Thulé, elle jouera un rôle certain dans l’avènement du nazisme.
3- « Ce que la peste et la syphilis sont à l’humanité, les juifs le sont à la race blanche. »
4- La compagne de Walter Buch fut accusée à tort d’être demi-juive par une lettre anonyme dont il fut prouvé par la Gestapo qu’elle avait été écrite par Kube. Cette tentative directement liée aux investigations en cours de Buch contre Kube – pour de vilaines histoires de vie dissolue ou de corruption – ne fut pas du tout appréciée par Hitler, qui déchargea formellement Kube de tous ses postes, le laissant Gauleiter… sans Gau !
5- Ancien chef du NKGB et ancien commissaire d’état à la sécurité nationale de l’URSS – un proche de Béria.


Dernière édition par Casus Frankie le Dim Nov 22, 2020 11:40; édité 1 fois
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ciders



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MessagePosté le: Dim Nov 22, 2020 11:37    Sujet du message: Répondre en citant

Souci de notation de fin de page, le 5 et le 6 ne correspondent pas aux infos données.

Et qu'est-ce que c'est qu'une "POP et demie" ?
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MessagePosté le: Dim Nov 22, 2020 11:39    Sujet du message: Répondre en citant

ciders a écrit:
Souci de notation de fin de page, le 5 et le 6 ne correspondent pas aux infos données.


Toujours la même chose, avec ce logiciel qui ne gère pas les notes de bas de page. Les 5 et 6 sont 4 et 5, je corrige.

redoutes antichars (Protivotánkovye Opórnye Púnkty ou POP)

Mais c'est vrai que je devrais remettre l'explication.
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MessagePosté le: Dim Nov 22, 2020 11:49    Sujet du message: Répondre en citant

Opérations Koutousov et Roumiantsev
Koutousov – Riposte
Au nord d’Olevsk
– Le LVI. AK (Raus) est désormais complétement libre de redéployer ses trois divisions dans l’abattoir du carrefour Korosten - Sarny / Mozyr - Novohrad-Volynskyi. Celles du XXIV. PanzerKorps (von Knobelsdorff) ont dorénavant à leur charge 85 kilomètres de lignes d’un terrain ingrat – marais insalubres succédant à des forêts. C’est beaucoup – mais en face, les troupes soviétiques (8e Armée de la Garde de S.G. Trofimenko et 64e Armée de V.V. Kurassov) sont elles-mêmes dispersées, épuisées depuis Zitadelle… et elles doivent assurer leur flanc droit contre le HG Mitte (avancé de 175 kilomètres à l’est du HG NordUkraine !). Il est donc douteux qu’elles puissent percer, surtout sur un terrain aussi mauvais. Et même si d’aventure elles y parvenaient, estime Manstein avec quelque cynisme, la 8. Armee ne risquerait qu’un seul corps d’armée, qui gagnerait le temps nécessaire au reste pour s’extraire enfin du bourbier d’Olevsk. Certes, le 4e Corps Aéroporté pourra tenter des infiltrations. Certes, les Rouges devant Loïew pourront toujours s’agiter un peu contre le LVII. AK (Kirchner). Mais à l’évidence, il n’en ressortira jamais rien.
………
Secteur d’Olevsk – Avec le retour du beau temps, Rodion Malinovski relance ses assauts en direction de l’ouest, espérant toujours percer en direction de Sarny. Le 3e Front Biélorusse, regroupé le long d’une route et selon un axe de progression parfaitement évident, affronte ainsi une fois de plus des défenses allemandes concentrées – le LVI. ArmeeKorps (Raus) et le LII. ArmeeKorps (von Scheele) – et surtout incluant des troupes relativement fraîches venant du nord. En face, l’Armée Rouge n’est pas à la fête…
C’est aussi le cas au nord, où la 60e Armée – seule formation excentrée, donc disposant d’une marge de manœuvre – continue d’attaquer obstinément la liaison entre XXIV. PanzerKorps et LVI. AK aux environs de Sushchany, pour ne progresser finalement qu’assez peu. Ivan Kreyzer a toujours de grosses difficultés de ravitaillement, face à un adversaire qui se dérobe (la 267. ID de Drescher). La route vers Mozyr est à nouveau conquise… mais c’est sans importance à présent.
Au centre, c’est donc l’abattoir. Le 19e Corps Blindé (I.D. Vasilev) lance ses derniers feux et la 44e Armée (V.A. Khomenko) comme la 50e Armée (K.D. Golubev) sont au bord de l’épuisement complet. Chargeant en rangs serrés sur un front de 10 kilomètres de large à peine, où les assauts se répètent sur les mêmes axes depuis des jours, les frontovikis tombent en masse, dans des conditions rêvées pour la propagande nazie et très évocatrices de la Première Guerre. Les interventions incessantes de la 8e Armée Aérienne de Timofei Kutsevalov (un général d’aviation relativement jeune – c’est un chasseur) n’y font rien : la ligne tient toujours.
La confusion s’aggrave encore dans les rangs de l’Armée rouge – qui n’en avait pourtant pas besoin ! – quand le général Vasily Khomenko disparaît ! Apparemment, son convoi de trois véhicules (un pour lui et le général S.A. Bobkov, commandant l’artillerie d’armée, un pour le personnel de sécurité et un pour la radio), se serait égaré dans les marais vers Poyasky à la recherche du poste de commandement du 63e Corps de Fusiliers, et serait tombé en plein sur les lignes ennemies. Les Allemands, comprenant peut-être la nature de cet adversaire qui s’approche innocemment, ont ouvert le feu au dernier moment, semble-t-il, pratiquement à bout portant ! Miraculeusement, le véhicule radio a réussi à s’en sortir, bien que ses deux passagers aient été grièvement blessés. Il est parvenu à donner l’alerte au QG d’armée, qui rapporte aussitôt à Korosten.
On s’en doute, la nouvelle est accueillie avec consternation à l’état-major de Malinovski, d’autant plus que Khomenko avait avec lui un important volume de documents confidentiels – de l’ordre de bataille aux positions détaillées de son armée, en passant par les indicatifs radio. Et puis, son sort personnel reste inconnu : qui sait ce qu’il pourrait dire sous la torture s’il était capturé vivant ? Le 3e Front Biélorusse fait donc lancer en urgence un assaut de la 44e Armée vers la dernière position connue du général, afin de tenter de le récupérer… Mais cela ne donne rien – la forêt garde ses secrets. Alors que Malinovski décroche son téléphone pour informer personnellement Moscou, il a peut-être à l’esprit le fait que Vasily Khomenko est aussi d’origine ukrainienne – ce qui ne risque pas d’ajouter à la sérénité des débats !
………
A l’ouest d’Olevsk – Bataille de Kam’yanka – Si le 3e Front Biélorusse n’en finit pas de patiner devant Olvesk, le 3e Front Ukrainien de Nikolai Vatoutine encaisse lui aussi une forte déconvenue à Kam’yanka, quand ses T-34 font face à une violente contre-offensive menée par à peu près tout ce qui reste de blindés opérationnels dans la 3. PanzerArmee.
La journée avait pourtant bien commencé : le XLIV. ArmeeKorps était en déroute sous les assauts de la 5e Armée, la 4. LFD, malgré l’aide du 210. StuG, reculait avec des pertes importantes à en devenir transparente… Mais tout change quand, arrivé sur la route de Sarny, le 4e Corps Blindé de La Garde Malin – jamais totalement remis des combats devant Korosten – est pris à partie par les tirs à longue portée du 501. schw Pz Abt du major Erich Löwe, lequel prend visiblement plaisir à venger dans des conditions à peu près favorables son prédécesseur Seidensticker. Cette nuisance étant encore considérée comme gérable – et bien que l’infanterie soit restée en arrière – Semion Bogdanov court sus à l’ennemi vers le nord, en direction de Koroshchyne, anticipant la déroute de la 9. Panzer (Scheller). Il sait que cette dernière ferraille au même moment un peu à l’ouest contre le 2e CB de Pavel Rybalko, tandis que la malheureuse 4. Panzer (von Saucken) brille par son absence.
Traversant ainsi la voie qu’il était censé sécuriser et sans attendre les renforts, Bogdanov tombe, à l’orée des bois menant à Koroshchyne, sur un os : une contre-attaque du gros du XLVII. PanzerKorps (Eberbach) : les 5. et 21. Panzer. Certes, le XLVII. PK n’est que l’ombre de ce qu’il était un mois plus tôt à peine – mais il prend néanmoins le 4e CB de la Garde sur son flanc droit et lui détruit une trentaine de chars en un quart d’heure ! Bogdanov appelle à l’aide et le 2e CB doit tenter en hâte de se désengager de la 9. Panzer, laquelle se lance à sa poursuite.
La position des deux formations soviétiques devient vite impossible – surtout que la Luftwaffe décide de s’en mêler. Et si les bombardiers à croix noires se font de plus en plus rares, la chasse perturbe beaucoup les assauts de la 3e Armée Aérienne (le JG. 51 perd 14 chasseurs et abat 41 Rouges). L’intervention du StG. 77, dont les Stukas viennent casser les tentatives de dégagement de la 5e Armée, parachève le désastre. Les chars communistes doivent se retirer en hâte vers le sud pour ne pas être anéantis, entrainant dans leur fuite les frontovikis, eux-mêmes poursuivis par la 10. Panzergrenadier (Schmidt), dont les véhicules d’appui en exécutent un grand nombre à la mitrailleuse.
Kam’yanka est un désastre pour le 3e Front Ukrainien, qui perd d’un seul coup toutes ses positions jusqu’à la ligne Dzherelo-Kovalivka, soit deux jours de pénibles efforts. Il faudra – circonstance inédite depuis la fin de l’été 1942 – que le NKVD mette en place une ligne de recueil pour arrêter la masse de fuyards et reconstituer un semblant de cohésion… En espérant que les fascistes ne rejouent pas ici le même coup qu’à Jlobine, face aux camarades des Fronts Biélorusses.
………
Secteur de Berezne – Au même moment, et bien que son flanc droit ne lui paraisse plus si bien assuré qu’autrefois, Vasily Chuikov poursuit ses assauts contre le LV. AK – après tout, sur sa gauche, la 5e Choc semble elle aussi en bonne voie d’emporter la Sluch, alors (au pire) il ne sera pas isolé. De toute façon, il ne se voit vraiment pas ordonner sans l’accord de Moscou un repli de 40 kilomètres vers l’est, a fortiori quand il semble en train de triompher.
Aucune de ses trois têtes de ponts n’a été éliminée – contre toutes ses prévisions, il faut bien le dire. Par contre, aucune d’elles ne progresse franchement… Sauf celle de Marynyn – qui bénéficie, c’est normal, de la pression qu’Ivan Chernyakovsky exerce sur les fascistes à Korets. Entre difficultés de ravitaillement, pertes et absence de soutien aérien, la 37e Armée n’est pas plus à la fête qu’auparavant. Mais elle n’en pousse pas moins toujours plus au cœur de la 6. Armee, qui continue de lui concéder kilomètre après kilomètre…
………
Secteur de Korets – A l’aile gauche de Koutousov, la brigade de pompiers de De Angelis prend du retard dans la réduction de la tête de pont de Kylykyiv : la faute à un manque de munitions (et d’effectifs…), au transfert sur la rive ouest de la Sluch de plusieurs blindés rouges (que les Panzer III de Gollnick ont bien du mal à éliminer) mais aussi et surtout à la résistance de la 315e Division de Fusiliers, dont l’obstination coûte des heures précieuses.
Pendant ce temps, à Vesnyane, la 4e Division de Fusiliers de la Garde a achevé de sécuriser une bande de 3 kilomètres sur 9 – elle entreprend de monter en hâte des ponts de bateaux qui, cette nuit, permettront de passer aux premiers chars du 5e Corps Blindé de la Garde Jitomir.

Roumiantsev – Rétablissement… et entorse
Secteur de Berezdiv
– Journée de redéploiement et de retranchement pour le LIX. AK de Kurt von der Chevallerie, qui n’est plus véritablement menacé par la 1ère Armée de Choc. Celle-ci se regroupe avant de marcher vers Manyatyn, dans le but de contourner la Korchyk par le sud. Andrei Vlassov mène calmement sa manœuvre, s’estimant couvert par le 1er Corps de Cavalerie, sur sa gauche. Il a raison – mais pas complètement.
En effet, alors la formation de Lev Dovator approche de Stovpy puis Yablunivka afin de profiter des malheurs de la 205. ID pour contourner la 304. ID, la force soviétique est l’objet d’une brutale rebuffade du III. PanzerKorps de Werner Kempf – lequel a enfin eu un peu de temps pour se refaire une santé après ses aventures devant Korosten. Les cavaliers et chars légers russes, surpris en rase campagne par les Panzer IV et les Leopard, se font proprement tailler en pièces. L’unité doit se replier en désordre vers le nord et Novohrad-Volynskyi.
Du coup, la 1ère Choc doit elle-même ralentir son avance pour se prémunir d’un retour de bâton… Lequel ne viendra pas, Walter Weiß ayant bien d’autres soucis avec sa 8. Armee.
C’est alors que, dans des circonstances troubles et confuses comme souvent au combat, le général Dovator trouve la mort, fauché par un tir de mitrailleuse dans le petit village de Mala Horbasha alors qu’il rampait vers une position avancée pour se rendre compte de la situation. Son corps sera relevé par ses hommes – il sera fait Héros de l’Union Soviétique puis membre de l’Ordre de Lénine. La mort de Dovator marquera douloureusement l’armée rouge et les fronts ukrainiens, d’autant plus qu’elle est survenue le même jour que la “disparition” de Khomenko ! Deux jours plus tôt, Dovator avait accordé une interview à Vasily Semyonovich Grossman, fameux écrivain, Juif (comme Dovator) et correspondant bien connu du principal journal de l’Armée Rouge, la Krasnaya Zvezda [L’Etoile Rouge]. C’est pour cela, semble-t-il, que jusqu’à la fin du conflit, Grossman aura le plus grand mal à accéder directement à certains généraux, qui redoutaient peut-être (sans l’avouer !) un coup du sort d’origine vaguement confessionnelle…
Quoiqu’il en soit, le commandement du 1er CC échoit immédiatement à Issa Pliyev, l’adjoint de Dovator, qui passera la journée à rallier ses forces.
………
Secteur de Polonne – Calme relatif dans cette zone : la 4e Armée de la Garde arrive à peine au bord de la Khomora et achève de prendre le contrôle de la rive est de Polonne, au milieu d’une foule de réfugiés que Karl Burdach a délibérément lancé par-delà le front vers les troupes soviétiques. La majorité de ceux-ci étant ukrainiens, le NKVD ne leur accorde pas vraiment le bénéfice du doute – d’où confusion, suspicion, interrogations et parfois exécutions.
Tableau sordide hélas souvent découvert à chaque libération d’une localité soviétique : craignant d’être accusés de collaboration et ayant très souvent détruits leurs papiers d’identité de peur d’être identifiés par l’Occupant, les habitants et les réfugiés font la queue en troupeau devant chaque commissariat, chaque mairie, chaque antenne du parti pour se présenter et s’assurer dans la peur du traitement qui leur sera réservé. Evidemment, tout cela n’arrange rien dans une ville en ruine comme Polonne, qui compte près de 30 000 habitants avec les campagnes alentour et dont une partie de la population n’a pas hésité à collaborer avec les Fascistes, notamment en faisant la police dans le ghetto de la localité…
En résumé, c’est la pagaille – et le 1er Corps Blindé, qui tente toujours de passer vers l’ouest, se retrouve lui aussi au milieu d’un véritable embouteillage. De fait, la voie ferrée que Porfiry Chanchibadze prétendait suivre passe par le centre-ville… C’est donc un jour d’attente et de préparatifs pour les deux camps.
………
Secteur d’Hrytsiv – Tableau très différent pour le IX. AK d’Heinrich Clößner – hélas pour lui et pour ses hommes. Sous un grand ciel bleu plein d’étoiles rouges – en fait, la plupart des avions de la 16e Armée Aérienne sont requis plus au sud contre les panzers de Paul Hausser, mais le Landser moyen en voit toujours trop… – le 1er Front Ukrainien repart à l’assaut et frappe avec deux armées et un corps blindé les lignes affaiblies de trois divisions seulement, qui se préparaient à retraiter et tombent véritablement en miettes sous les impacts.
Au centre, à Moskvytyanivka, la 5e Armée de la Garde (Fiodor Remezov) perce sans aucune difficulté la 323. ID (Hans Bergen). Malgré le renfort du 311. StuG Abt du Hauptmann Karl Ludwig von Schönau, la formation recule en désordre le long de la route vers Hrytsiv et commence déjà à passer derrière la Khomora. Il faut dire que la 323. ID, littéralement martyrisée depuis le début de Roumiantsev, ne se trouve guère soutenue. A sa gauche, la 305. ID ne peut pas faire grand-chose sinon reculer elle aussi – vers Yurovshchyna, pour ne pas se retrouver acculée sur la rive du fleuve. Et à sa droite, la 329. ID, qui tenait la plaine avec l’aide des Tiger de Kühn, doit elle-même affronter les assauts de la 26e Armée (L.S. Skvirsky) et surtout du 1er Corps Blindé de la Garde (M.E. Katukov), qui rêve de déborder les défenses allemandes entre Hrytsiv et Starokostantinov pour foncer vers l’ouest.
Mikhail Yefimovich Katukov est un cas particulier de l’arme blindée soviétique : c’est le premier général à pouvoir prétendre avoir – selon les généraux allemands eux-mêmes – défait la PanzerWaffe en septembre dernier, à la tête de son groupement mobile. Véritable pionnier de la guerre motorisée et de la doctrine de “destruction opérationnelle”, il a survécu contre toute attente à la purge qui a frappé les disciples de Toukhatchevski et brûle de démontrer son savoir-faire. Sa formation bouscule les Landsers décimés de Johannes Mayer, contourne largement les lourds Panzer VI de Kühn et fonce vers le couchant, entre la Khomora et l’Ikopot’. Au soir, elle est déjà dans la plaine à hauteur de Vychneve, soit carrément derrière le II. SS-PanzerKorps, malgré l’intervention en fin de journée de la PzGr GrossDeutschland. Une fois encore, les Russes ont percé – et Weiß appelle en urgence le III. PanzerKorps de Werner Kempf pour fermer cette brèche.
………
Secteur de Starokostantinov – L’effondrement du IX. AK prouve – si besoin était – à Paul Hausser qu’il a eu vraiment raison de ne pas s’accrocher à la Sluch. Encore un peu, et ses panzers, avec ceux de Walter Hörnlein, se seraient retrouvés à nouveau encerclés.
Peu importe, du point de vue soviétique – à l’ouest de Starokostantinov, la 9e Armée de la Garde (N.P. Pukhov) a pris le relais, renforcée du 4e Corps Blindé (A.G. Kravchenko). Ces deux formations marchent désormais devant le 1er Corps de Cavalerie de la Garde et repoussent la GrossDeutschland qui se retire vers Demkivtsi avec la Frundsberg sur sa droite, à Hrybenynka – elle-même poursuivie par un 2e Corps de Cavalerie proprement galvanisé par l’évolution de la situation. Ces deux divisions ambitionnent désormais de se désengager des affrontements autour de Starokostantinov – elles seront ensuite disponibles pour affronter la poussée soviétique au sud.
Tout cela pourrait encore être cohérent – cependant, il y a un problème dans la manœuvre allemande : l’évolution de la situation à Hrytsiv la rend déjà caduque, au moins autant que la ligne SK elle-même. Les deux divisions mécanisées ne pourront pas voler à la fois au secours du reste du PanzerKorps SS et du IX. AK. Surtout que, pendant ce temps, la Totenkopf et la Hohenstaufen luttent déjà à l’ouest de Zasluchne, et qu’entre elles et le duo GrossDeutschland et Frundsberg, il y a un gouffre de 30 kilomètres avec rien au milieu, sinon (au nord) les débris de la 257. ID et (au sud) ceux de la 23. Panzer !
La situation est donc précisément celle d’il y a quelques jours à peine : une percée impossible à refermer qui doit entraîner sans tarder un large repli– au moins celui de la 8. Armee et de la 2. PanzerArmee. Faute de quoi l’arrivée des Rouges jusqu’à Ternopil et la Seret, au moins, paraît inévitable…
………
Secteur du 2e Front Ukrainien – Nouvelle journée d’efforts pour le 2e Front Ukrainien – dont les espoirs grandissent cependant à mesure que les bonnes nouvelles s’accumulent du côté de Konstantin Rokossovski. Ivan Bagramian se sent dès lors plus capable d’influer sur le cours de la bataille en gênant les mouvements ennemis.
Pour l’instant, la 2. PanzerArmee continue de faire face. Elle cède toutefois avec une certaine souplesse la ville de Jmerynka et 5 kilomètres de terrain dans la région. Il faut dire que von Arnim se doute que tout ceci ne pourra pas durer encore bien longtemps : son armée a été privé de deux divisions (dont une blindée) et son flanc gauche n’est plus couvert que par les Hongrois du 4e CA, qui n’en finit pas de s’étirer le long du petit Bug…
Du côté de la 10e Armée, on constate que les fascistes sont en retraite entre Bar et Mourovani Kourylivtsi. Ivan Golikov y voit à la fois la preuve de la sagacité de ses vues et de la nécessité de relancer ses attaques sans tarder.

Divergence de vues
QG du HG NordUkraine (Kovel), 17h30
– Cette fois-ci, il n’est plus temps de demi-mesures ou de négociation – on ne négocie pas avec la réalité, ajouterait volontiers Manstein. Quoiqu’il espère ne pas devoir en arriver là… Mais a priori, il ne devrait pas avoir besoin de cette expression : en effet, le patron du HG NordUkraine a soigneusement préparé sa discussion. Il a passé un très long moment à conférer avec Walter Weiß, installé dans son QG de Ternopil – un QG dont on se demande discrètement s’il ne faudra pas bientôt le déménager à nouveau… Weiß se propose de lancer une forte attaque de flanc sur les deux percées soviétiques pour détruire les pointes ennemies. Néanmoins, une telle action, même si elle se révélait efficace, ne résoudra pas ses problèmes d’effectifs d’infanterie ! Pas davantage, en vérité, que ceux du pauvre Maximilian De Angelis, dont la 6. Armee donne des signes de plus en plus alarmants et dont le front rétrécit comme peau de chagrin…
Manstein a martelé ces évidences tout l’après-midi à la clique de Rastenburg : von Freyend, Waizenegger et surtout Keitel, en s’efforçant de lui faire comprendre que si demain une partie de son HeeresGruppe se trouvait en déroute, il n’hésiterait pas à rappeler au Führer la totalité des événements qui y ont conduit – y compris l’implication de l’OKH.
En résumé, nous en sommes au point décisif : soit Hitler admet la réalité – et autorise le repli sur la Sluch (pour la 3. PanzerArmee) et sur l’Horyn (pour le reste). Soit… lui, Manstein, ne sait plus comment gérer la situation.
– Manstein, je vous ai eu au téléphone il y a cinq jours à peine. Au train où vont les choses, je vais finir par prendre le commandement de votre HG moi-même !
Sympathique manière d’entamer la conversation – surtout qu’en réalité, Hitler prétend déjà décider de tout jusqu’à l’échelon tactique. Il est clair que l’étoile du vainqueur de la France a bien pâli à la Tanière du Loup ! Et Manstein n’a pas non plus souvenir d’avoir reçu beaucoup de mots de compassion pour la mort de Gero. Bref ! Le Feld-maréchal n’en déroule pas moins son discours minutieusement préparé avec une logique implacable. Et il conclut…
– En résumé, mon Führer, il faut soit me donner les moyens de contre-attaquer, soit m’autoriser à me retirer. Toute autre solution n’est plus viable.
– Je vous ai déjà ordonné de retraiter sur la ligne SK.
– Elle était dépassée avant même que les ordres parviennent à nos unités !
Un petit mensonge, mais Manstein n’en est plus à ça près …
– Je vous ai aussi envoyé des renforts.
– L’équivalent d’un corps d’infanterie – et il n’arrivera sur le front que demain. D’ici là, les choses auront encore évolué.
– Je vois… Attendez un instant, je vous prie.

Pas de tonalité – Hitler discute sûrement avec Keitel. Allez savoir ce que le Guide a retenu des renforts supposément envoyés à l’Est. Puis, brusquement…
– D’accord pour l’Horyn – puisqu’apparemment nous n’avons pas le choix. Par contre, la 3. PanzerArmee de Model reste à sa place.
– Jawöhl mein Führer.
– Autre chose : je vais émettre une directive instituant l’obligation pour chaque soldat de tenir jusqu’au bout, et pour chaque gradé de défendre sa position jusqu’au dernier homme. Il est inadmissible – même pour un général comme vous – d’avoir à gérer pareille succession de défaillances. A ce sujet, nous aurons d’ailleurs une petite discussion quand tout sera fini. Vous anéantissez donc les Slaves devant l’Horyn, vous vous retranchez derrière et vous ne bougez plus. C’est un ordre direct, est-ce clair ? Je suis parfaitement au courant des derniers mouvements de la 3. PanzerArmee – tout passe par moi. Compris ?
– Jawöhl mein Führer.
– Parfait. Alors je vous laisse. J’attends de vos nouvelles – des bonnes nouvelles, cela va sans dire – très vite.

Voilà, c’est fini. Les deux hommes viennent tous les deux de céder quelque chose qui compte beaucoup pour eux. Hitler, pour sa part, vient d’accepter l’idée de replier au moins une partie de son armée sur le territoire de la défunte république de Pologne – c’est-à-dire hors de l’URSS de 1939. C’est une humiliation sans précédent. Manstein, de son côté, perd tout à la fois l’essentiel de son crédit à Rastenburg et de son autorité sur ses forces, ainsi que toute liberté de manœuvre. La 3. PanzerArmee est condamnée à se faire incinérer à Olevsk si Koutousov continue au même rythme. Plus grave – mais nul ne semble l’avoir remarqué – la situation de la 2. PanzerArmee, toujours plus aventurée de l’autre côté du HG NordUkraine, n’a même pas été évoquée.

Concordance de vues
QG du 1er Front Ukranien (Kalynivka), 18h00
– Ambiance bien différente de l’autre côté de la ligne de front. Dans son bunker enterré – qu’il va sans doute lui aussi bientôt déplacer, mais vers l’ouest - Konstantin Rokossovski exulte. Il claironne même au téléphone à qui veut bien l’entendre – et notamment à de Joukov, joint à Korosten.
– Si les choses ne vont pas bien au nord, Camarade maréchal, alors le plus sage n’est-il pas d’arrêter les combats dans ce secteur et de rediriger les renforts dans ma direction ? Encore quelques efforts et nous aurons atteint le Bug avant la fin du mois !
Pour ça, il a encore 150 kilomètres à faire. Mais comme à son habitude quand il rencontre le succès, Rokossovski se laisse aller à quelques excès – et son état-major avec lui. C’est un travers bien connu, qui pourrait lui coûter cher un jour. Quoique, sur le fond, Joukov n’est pas en désaccord avec lui : cette stratégie du “large front” imposée par Staline et que les événements l’ont contraint à suivre est une véritable aberration. Au bout de seize mois de conflit, l’Armée Rouge peut faire mieux que charger sur toute la ligne à la recherche d’une opportunité – l’apprentissage lui a coûté bien assez cher. Mais ce n’est pas lui qui décide.
– Je vais référer de vos grands projets au Secrétaire Général – dans l’attente, poursuivez l’attaque et tâchez d’atteindre la Seret ou l’Horyn avant une semaine. Je vais vous faire envoyer le 2e Corps Mécanisé de Volsky – il vient d’être activé. Je vais aussi tenter de récupérer l’un ou l’autre corps aéroporté, il me semble que vous manquez de troupes d’interlignes.
A l’autre bout du fil, Rokossovski jubile de plus belle : « Je sers l’Union Soviétique, Camarade maréchal ! L’objectif reste donc : plein ouest ?"
– Oui, laissez à Bagramian et Vatoutine le soin d’éliminer les fascistes sur vos flancs. Vous ne devez pas vous préoccupez des poches éventuellement formées dans votre avance – seule la panique que vous êtes en train de créer importe.
– A vos ordres, Camarade maréchal.
– J’y compte bien. A très vite.

Joukov n’est pas de meilleure humeur avec les victoires – il sait déjà que Koniev va bientôt être nommé maréchal sur la foi d’un simple demi-succès. Mais il compte faire mieux, bien mieux même pour rester le patron. Toutes choses égales par ailleurs, l’enthousiasme du chef du 1er Front Ukrainien sert donc ses intérêts.
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Hendryk



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MessagePosté le: Dim Nov 22, 2020 12:41    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Secteur de Korets – A l’aile gauche de Koutousov, la brigade de pompiers de De Angelis prend du retard dans la réduction de la tête de pont de Kylykyiv :




Désolé, pas pu résister.
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houps



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MessagePosté le: Dim Nov 22, 2020 12:57    Sujet du message: Répondre en citant

Bon, on a le cas particulier d'un général, qui, s'il en a réchappé, court le risque d'être accueilli comme un déserteur et un traître à la Patrie.

A part ça :

" ... Mais tout change quand, arrivé sur la route de Sarny, le 4e Corps Blindé de La Garde Malin – jamais totalement remis des combats devant Korosten – est pris à partie par les tirs à longue portée du 501. schw Pz Abt du major Erich Löwe, lequel prend visiblement plaisir à venger dans des conditions à peu près favorables son prédécesseur Seidensticker...."
où je propose de remplacer "prend visiblement plaisir à" par "jouit visiblement du plaisir de..." C'est à prendre ou à laisser.

Ensuite, une infinitive, mon cher Casus :
"...des ponts de bateaux qui, cette nuit, permettront de passer aux premiers chars du 5e Corps Blindé de la Garde Jitomir..."
"....des ponts de bateaux qui, cette nuit, permettront aux premiers chars du 5e Corps Blindé de la Garde Jitomir de passer." Non ?

Hendryk :


Very Happy Very Happy

Ceci dit, pour la "bataille de Kam'yanka", à une consonne près...
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Nov 22, 2020 13:04    Sujet du message: Répondre en citant

Infinitive : OK, OK,… j'admets, c'est mieux.

Pour le "prend visiblement plaisir etc", je sens que je vais trouver une tournure plus simple.
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Casus Frankie

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demolitiondan



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MessagePosté le: Dim Nov 22, 2020 14:56    Sujet du message: Répondre en citant

"Eprouve un mal plaisir" Casus ?
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Etienne



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MessagePosté le: Dim Nov 22, 2020 16:26    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Secteur de Berezdiv – Journée de redéploiement et de retranchement pour le LIX. AK de Kurt von der Chevallerie, qui n’est plus véritablement menacé par la 1ère Armée de Choc. Celle-ci se regroupe avant de marcher vers Manyatyn, dans le but de contourner la Korchyk par le sud. Andrei Vlassov mène calmement sa manœuvre, s’estimant couvert par le 1er Corps de Cavalerie, sur sa gauche. Il a raison – mais pas complètement.
En effet, alors que la formation de Lev Dovator approche de Stovpy puis Yablunivka afin de profiter des malheurs de la 205. ID pour contourner la 304. ID

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MessagePosté le: Dim Nov 22, 2020 17:03    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Infinitive : OK, OK,… j'admets, c'est mieux.

Pour le "prend visiblement plaisir etc", je sens que je vais trouver une tournure plus simple.


Se delecte ?

OTL Khomenko a été grièvement blessé et fait prisonnier, il est mort peu après (de toute façon...) https://ru.m.wikipedia.org/wiki/Хоменко,_Василий_Афанасьевич
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ciders



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MessagePosté le: Dim Nov 22, 2020 17:07    Sujet du message: Répondre en citant

C'est sûrement pour ça qu'il est cité ici. Il me semble aussi que la mort FTL de Dovator ressemble à celle qui fut la sienne OTL.
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MessagePosté le: Dim Nov 22, 2020 17:10    Sujet du message: Répondre en citant

L'affaire Khomenko n'est pas finie !
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MessagePosté le: Dim Nov 22, 2020 17:16    Sujet du message: Répondre en citant

S'il lui prend l'envie de faire comme Vlassov OTL ça ne va pas arranger les affaires des ukrainiens FTL...

Suite au prochain épisode, donc !
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