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dak69



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MessagePosté le: Ven Juin 06, 2008 12:59    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour

Pour les Brewster belges et leur utilisation plausible en juillet-août 1940 sur le Béarn, voir page 2 du fil "la Belgique dans la guerre", dans un post de Fantasque. On avait eu à l'époque une bonne discussion sur ces avions !

Bien amicalement
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folc



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MessagePosté le: Ven Juin 06, 2008 16:20    Sujet du message: Sortie totale ou pas du corps de bataille français Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:

En ce qui concerne la couverture du convoi : la sortie de la totalité de la flotte française me semble en effet, après réflexion, un peu exagérée.
2 BB chaque fois paraît préférable, d'autant que les cargos vont longer une côte amie.


J'ai exposé dans un précédent message les raisons (arithmétiques) qui m'avaient poussé à faire sortir tous les BB et BC français. Mais je reconnais que le risque de voir surgir l'escadre italienne est moins grand dans le bassin occidental de la Méditerranée que dans le bassin oriental.
S'il faut choisir, je propose de garder plutôt les Dunkerque et Strasbourg, dont la vitesse leur permettrait de se porter à l'aide de la Mediterranean Fleet en cas de besoin.

Cela dit, une partie de nos problèmes de consommation de mazout et, au-delà, de capacité d'intervention rapide de part et d'autre du Canal de Sicile vient de ce que nous avons implicitement (en l'absence d'OdB FTL) réparti l'essentiel des navires de surface français entre le couple Oran/Mers-el-Kébir et Alger, comme en OTL. Mais ce n'est peut-être pas le plus judicieux.
En effet, la grande base navale historique, pour la flotte de surface comme pour les sous-marins, c'est Bizerte, beaucoup mieux placée stratégiquement pour ce que nous avons à faire en cet été 1940 FTL. J'y ai d'ailleurs basé un nombre assez élevé de sous-marins (cf. les OdB de juillet et août). Mais, en OTL, le développement de l'aviation la rend peu sûre avec une Italie hostile, d'où la nouvelle base (tardive) de Mers-el-Kébir.
LA QUESTION, c'est : compte tenu de la supériorité aérienne française, Bizerte est-elle assez sûre dès la fin juin-début juillet 40 FTL pour que nous y basions ce qui était la Force de Raid OTL : les 2 Dunkerque et les 2 Bretagne, sans compter quelques croiseurs (les autres restant à Alger) ??
De jour, je répondrai par l'affirmative. Restent de possibles bombardements de nuit.
En effet, si le gros de la flotte française est à Bizerte, les problèmes d'économie de mazout sont ipso facto bien minorés. Nos quatre "gros culs" peuvent bien faire des aller-retours Bizerte-parages de Pantelleria sans trop mettre les stocks en péril. Et coordination et actions concertées avec la Mediterranean Fleet ne peuvent qu'être facilitées.

Bien entendu, le rôle FTL de Bizerte est remis en question aussitôt que l'intervention allemande aux côtés des Italiens fait changer de camp la supériorité aérienne.

Qu'en pensez-vous ?

Amicalement
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MessagePosté le: Ven Juin 06, 2008 17:03    Sujet du message: Répondre en citant

Il me semble que tu as raison - mais, comme tu le dis toi-même, cela ne sera que pour 6 mois.
A ce moment, la base alliée la plus tranquille dans le centre de la Méditerranée sera... Tripoli.
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MessagePosté le: Ven Juin 06, 2008 17:35    Sujet du message: Répondre en citant

Oui, Tripoli après reconstruction (et amélioration?)
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MessagePosté le: Ven Juin 06, 2008 17:49    Sujet du message: Répondre en citant

En effet, jusqu'à l'automne 40, le risque est mineur car la LW n'est pas là et les torpilleurs italiens pas au point. Utiliser Bizerte comme base avancée semble logique, surtout le temps d'organiser l'appro en carburant.
Par la suite, ça se gâte avec les raids (Blitz Malte / Tunis), donc un repli s'imposera. Mais la situation du carburant se sera améliorée, donc ça tombe bien Smile
Il y a donc peut-être quelques modifs à faire dans la chrono.
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MessagePosté le: Lun Juin 09, 2008 10:21    Sujet du message: Répondre en citant

Très juste.

Bizerte est à peu-près sécurisée jusqu'à la fin de l'année 40. Cela se gâtera après, et il faudra se replier sur Alger et Oran, avant que Tripoli ne soit en état (fin printemps 41 sans doute).
La division Med Ocidentale à la MN et Med Orientale à la RN est une décision politique de 1939 qui me semble difficile de modifier rapidement.

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MessagePosté le: Lun Juin 09, 2008 10:29    Sujet du message: Répondre en citant

La composition du Convoi AP-1 me semble judicieuse, compte tenu du risque potentiel que la Flotte italienne fait courir.

L'ILLustrious (com. Boyd) apporte avec lui les Fulmars (23 si mon souvenir est bon) qui sont les seuls chasseurs modernes de la FAA jusqu'au printemps 41 e Méditerranée. C'est la raison pour laquelle les B-339, qui sont prêts, doivent impérativement aller au Béarn.
Ce dernier a subi une refonte en 38/39.
Techniquement il vaut bien le Eagle. Son problème est le manque d'avions. Ici il est résolu avec les Helldiver US (SBC-2) et les B-339.

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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Sep 08, 2008 11:17    Sujet du message: Un ajout de FOLC Répondre en citant

Texte de Folc, qui continue de polir l'été 40 en Méditerranée comme un diamantaire ! Wink

3 juillet
Sardaigne
Un petit convoi composé des cargos Palma (2 715 GRT) et Cadamosto (989 GRT) escortés par le mouilleur de mines auxiliaire Attilio Deffenu arrive à Cagliari.

4 juillet
Sardaigne
Les terrains de la région de Cagliari sont attaqués par des LeO-451, tandis que des Potez 631 de chasse à long rayon d’action couvrent le bombardement du port par les cuirassés Bretagne, Dunkerque et Strasbourg, avec leur escorte. L’action ayant lieu de jour et la chasse italienne n’existant plus dans le secteur, le tir peut être réglé par les Loire-130 catapultés par les bâtiments français.
Les deux cargos arrivés la veille sont totalement détruits tandis que l’escorteur Deffenu, incendié, est hors d’état de reprendre la mer. De plus, un patrouilleur auxiliaire et le caboteur Famiglia (813 GRT) ont été coulés. Les nouveaux dégâts infligés aux installations portuaires sont tels que Cagliari ne peut durablement plus assumer des manutentions de quelque importance.
Huit SM-79 décollés de Villacidro essaient de s’en prendre à l’escadre française. Deux d’entre eux sont abattus par les Potez 631. Les autres bombardent sans grande précision.

17 juillet
Mer Tyrrhénienne
15h58 GMT (17h58 heure italienne) – En patrouille le long des côtes du Latium et en particulier devant Civitavecchia, le sous-marin Pégase (L.V. Mottez) voit sortir de ce port un convoi composé du petit pétrolier Abruzzi (900 GRT) et des vapeurs Egle (1 143 GRT) et Sivigliano (1 270 GRT), qu’escortent deux des unités de la 2e Division de torpilleurs, les Generale Carlo Montanari et Generale Antonio Cascino. La lenteur du convoi (9 nœuds) permet au sous-marin, qui ne peut se risquer à faire surface avant la nuit, de le suivre assez longtemps en plongée pour s’assurer de son cap : il se dirige vers Olbia, sur la côte est de la Sardaigne.
A la nuit tombée, le Pégase émerge et s’efforce de rattraper le convoi. Son approche est cependant repérée par le Cascino et le L.V. Mottez a juste le temps de lancer deux torpilles sur le pétrolier qui ferme la marche avant de dérober en plongeant. Si les deux “anguilles” manquent leur cible, l’attaque du Pégase n’est pas sans effet : le convoi se déroute momentanément pour s’éloigner du danger, ce qui allonge d’autant son trajet vers Olbia.

18 juillet
Mer Tyrrhénienne
A deux reprises, les 5 et 11 juillet, les 6e et 8e Divisions de contre-torpilleurs (Mogador, Volta d’une part, Indomptable, Malin de l’autre), regroupées à Bougie, ont mené tour à tour en vain un raid nocturne le long de la côte occidentale de la Sardaigne pour intercepter d’éventuels mouvements entre Olbia et les ports de la péninsule. La 6e DCT a de nouveau pris la mer (le 17, peu après 16h00 GMT) pour un tel raid. Les renseignements fournis par le Pégase et retransmis par l’Amirauté ont transformé une mission de principe en recherche d’une proie certaine. Ils ont notamment permis d’évaluer à 05h45 GMT environ l’heure d’arrivée du convoi dans les parages d’Olbia.
05h30 GMT – Ayant forcé l’allure jusqu’à 32 nœuds, les Mogador (C.F. Maerten) et Volta (C.F. Jacquinet) se trouvent en bonne position aux abords sud d’Olbia. Mais le convoi ayant été retardé par l’attaque du Pégase, l’attente se prolonge une bonne demi-heure.
06h04 GMT – Alors qu’ils viennent enfin d’apercevoir des fumées à l’horizon, les deux contre-torpilleurs sont eux-mêmes découverts par le dernier Cant Z-501 de la 5e section de reconnaissance côtière, qui patrouille devant le convoi pour lui fournir une protection ASM supplémentaire. Le Cant avertit immédiatement et le convoi et Olbia, où la 9e Division de torpilleurs est prête à appareiller, sans compter les MAS de la 4e escadrille.
Ne se doutant pas du branle-bas déclenché sur leurs arrières, les Français se ruent à l’attaque du convoi qui s’est dérouté vers le nord-ouest tout en émettant un écran de fumée. Ils gagnent aisément du terrain, mais l’affrontement est retardé par l’hydravion italien, qui attaque et manque sa cible, mais force ses adversaires à manœuvrer. Puis c’est au tour des torpilleurs d’escorte (3 x 102 mm et 4 tubes lance-torpilles de 450 mm chacun), qui ne se dérobent pas à un combat inégal (chacun des deux contre-torpilleurs porte 8 x 138 mm et 10 tubes de 550 mm). Les Montanari et Cascino utilisent au mieux leur écran de fumée pour lancer deux attaques, d’abord de leurs torpilles bâbord puis de leurs torpilles tribord. Sa seconde tentative est néanmoins fatale au Montanari. Tout en manœuvrant pour éviter les torpilles, le Mogador parvient à placer presque simultanément au but trois obus de 138 sur le torpilleur qui doit se retirer, très mal en point. Le Mogador engage alors le Cascino, déjà touché une fois par le Volta, afin de permettre à ce dernier de se dégager pour s’en prendre aux bâtiments du convoi. Tandis que le Mogador inflige de nouveaux dégâts au Cascino, le Volta commence par incendier le pétrolier Abruzzi.
Mais, alors que la perte du convoi paraît consommée, surgissent alors sur les arrières des navires français les renforts italiens sortis d’Olbia : d’abord les quatre MAS puis les rapides torpilleurs de classe Spica, Cassiopea et Canopo, suivis des plus lents Fratelli Cairoli et Antonio Mosto. La situation risque de se renverser à l’avantage des Italiens et le Montanari, revigoré, revient au combat. Le C.F. Maerten rappelle alors le Volta qui le rallie, non sans porter de nouveaux coups à l’Abruzzi : drossée par les courants, son épave ira finir de se consumer à la côte. Pendant ce temps, le Mogador tente d’en finir avec les Cascino et Montanari en lançant ses torpilles tribord : si le premier parvient à éviter celles qui lui sont destinées, le Montanari en reçoit une en plein milieu et se casse en deux.
La seconde phase du combat va surtout consister pour les deux contre-torpilleurs à éviter les torpilles de leurs nombreux adversaires, qui totalisent 24 tubes de 450 mm, sans compter dix canons de 102 (sur les Cairoli et Mosto ) et six de 100 (sur les Cassiopea et Canopo). Se dérobant à grande vitesse, les deux contre-torpilleurs restent assez loin de leurs adversaires pour déjouer toutes les attaques, même si l’une des torpilles de la MAS-503 manque d’un cheveu la poupe du Volta. Ce dernier réussit même à calmer un instant l’ardeur des torpilleurs italiens en lançant ses propres torpilles tribord. En revanche, les tirs d’artillerie ne sont ni vains ni à sens unique. Si le Mogador ravage la proue et la passerelle du Cassiopea, lui-même, à qui un obus du Montanari avait déjà coûté le jumelage de 37 mm AA placé entre les deux cheminées, est touché à trois reprises sans gravité avant qu’un obus du Canopo ne lui bloque sa tourelle Y. Quant au Volta, un obus du Cairoli volatilise l’un de ses canots de sauvetage tribord avant qu’un second ne tombe au pied de sa cheminée arrière, tandis que le Mosto l’atteint au poste d’équipage avant, heureusement déserté en raison du combat. En retour, le grand contre-torpilleur met hors de combat deux des canons de 102 mm du Mosto et place un obus dans les machines du Cascino, revenu obstinément au contact bien qu’il n’ait plus qu’un canon. Quand les vigies françaises aperçoivent les deux autres torpilleurs de la 2e Division (Generale Achille Papa et Generale Antonio Chinotto) sortant à leur tour du golfe d’Olbia, le C.F. Maerten, eu égard à la forte consommation de munitions, préfère ordonner de rompre le combat, non sans qu’un dernier obus du Volta n’atteigne le Cairoli à la flottaison. Les deux Français laissent alors sur place leurs adversaires.
Les conclusions de l’affaire sont mitigées. Pour les Français, les dégâts infligés à l’ennemi n’ont pas été négligeables : outre la destruction du torpilleur Montanari et du pétrolier Abruzzi, trois autres torpilleurs, les Cascino, Cassiopea et Mosto ont été plus ou moins gravement endommagés, tandis que les dégâts infligés aux Mogador et Volta sont mineurs. Mais la 6e DCT a eu beaucoup de chance. Plus préoccupés de dégager le convoi que de détruire les deux raiders, les Italiens ont eu le tort d’engager leurs renforts par petits paquets au lieu de concentrer leurs forces et de chercher à prendre leurs adversaires au piège (ce qui eût sans doute, il est vrai, coûté la perte des deux cargos). Cependant, les Français ont commis un péché du même genre. Une force de deux grands contre-torpilleurs était sans doute suffisante contre l’escorte initiale du convoi, mais pas contre toutes les forces légères de Sardaigne. Les unités de la 8e DCT auraient sans doute été mieux employées à accompagner celles de la 6e, plutôt qu’à transporter de Tunis à Alexandrie les passagers – les V.I.P. ! – du Sydney Star, même si le geste a été fort apprécié des Britanniques…
En fait, les choses n’en restent pas là. Au reçu du premier rapport de la 6e DCT, une attaque aérienne d’Olbia est aussitôt ordonnée : elle est confiée aux Bloch MB-210 basés en Corse et aux Laté-298 d’Aspretto. A la mi-journée, tandis que les seconds s’en prennent aux unités militaires, infligeant, au prix d’un des leurs, de nouveaux dégâts au Fratelli Cairoli, les premiers endommagent gravement les deux cargos et détruisent une bonne partie de leur cargaison, soit dans leurs cales, soit sur les quais.
Mis au courant des événements, Supermarina ordonne le retrait immédiat d’abord sur Civitavechia puis sur La Spezia de tous les torpilleurs de MariSardegna en état de naviguer. Ne doivent rester à Olbia que les MAS. Partent donc la nuit même deux torpilleurs de la 2e Division (Papa et Chinotto) et trois de la 9e (Cassiopea, Canopo et Antonio Mosto).
(Francesco Folcini, Piccoli Combattenti – Le unità leggere della Regia Marina nella Seconda Guerra Mondiale, Rome, 1966)

20 juillet
Mer Tyrrhénienne
Le mouilleur de mines Pelagosa et les mouilleurs auxiliaires Caralis et Mazara quittent Olbia et, après avoir mouillé des champs de mines défensifs sur la côte sarde, se réfugient à Civitavecchia.

24 juillet
Mer Tyrrhénienne
Le mouilleur de mines Pelagosa, réfugié à Civitavecchia, est finalement envoyé vers Naples au lieu de La Spezia. Il arrive en vue de Gaète quand sa route croise, pour son malheur, celle du sous-marin Henri-Poincaré (L.V. Parent). Pour tromper le torpilleur Perseo – qui escorte le Pelagosa à une distance telle qu’elle interdit de tenter un coup double – sur la provenance de l’attaque, le L.V. Parent utilise sa tourelle orientable. Deux des trois torpilles frappent et coulent le mouilleur de mines, tandis que le Poincaré échappe sans peine au Perseo, qui le recherche dans une mauvaise direction.

28 juillet
Mer Tyrrhénienne
Les torpilleurs Cascino et Fratelli Cairoli, quelque peu oubliés par les Français, ont été suffisamment remis en état à Olbia pour affronter la courte traversée (124 milles nautiques) sans trop de risque de mauvaise rencontre. Marchant à 14 nœuds, ils rejoignent Civitavecchia.


Dernière édition par Casus Frankie le Lun Sep 08, 2008 14:09; édité 2 fois
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MessagePosté le: Lun Sep 08, 2008 12:24    Sujet du message: Répondre en citant

Excellent !
Juste un mot sur le paragraphe du 18 juillet :
- chaque contre-torpilleur français porte 8 x 138 mm et 10 tubes de 550 mm
- Le C.F. Maerten rappelle alors le Volta qui se dégage, non sans porter de nouveaux coups à l’Abruzzi
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MessagePosté le: Lun Sep 08, 2008 13:24    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:
Excellent !
Juste un mot sur le paragraphe du 18 juillet :
- chaque contre-torpilleur français porte 8 x 138 mm et 10 tubes de 550 mm
- Le C.F. Maerten rappelle alors le Volta qui se dégage, non sans porter de nouveaux coups à l’Abruzzi


Le sans "sans" est de ma faute ! Embarassed

Pour les CT français - forcément : en face, il n'y a que des torpilleurs.

(post fautif édité)
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MessagePosté le: Dim Sep 28, 2008 17:08    Sujet du message: Petites nouvelles de Sardaigne (by FOLC) Répondre en citant

Ci-après quelques ajouts de FOLC aux aventures de la Sardaigne avant - Marignan, donc.

2 juillet
Sardaigne et Corse
Soumise depuis plusieurs jours à la pression constante de l’Armée de l’Air, l’Aéronautique de la Sardaigne a réagi par des raids nocturnes de quelques appareils contre les aérodromes corses, sans obtenir de résultats probants. Son chef, le général de division aérienne Ottorino Vespignani, a donc demandé à son principal subordonné, le général Stefano Cagna, qui commande la 10e Brigade de bombardement Marte, de frapper plus fort. Ce dernier a monté une opération double contre les aérodromes de Calvi et Ajaccio. De nombreux chasseurs français étant désormais basés en Corse et la chasse de Sardaigne ayant été anéantie, il s’agit d’une attaque nocturne. Vers 02h30 (heure italienne), Calvi doit être la cible de seize SM-79 des 8e et 32e Stormo BT (dix et six appareils), conduits par le général Cagna en personne. Au même moment, Ajaccio sera attaqué par neuf des dix-neuf Cant Z-506b qui restent au 31e Stormo BM (le taux de disponibilité des moteurs de ces hydravions est très faible). Pour la propagande, ce sera pourtant « une opération massive ».
En fait, ce double raid n’a de massif que le nom. Outre le nombre finalement modeste d’avions engagés, la doctrine d’emploi de nuit des bombardiers prévoit que ceux-ci décollent à des intervalles tels qu’aucune collision ne soit à redouter, ce qui donne des formations très lâches et au final autant de bombardements individuels que d’avions. Le danger de la méthode réglementaire est que, si les premiers avions peuvent surprendre la DCA ennemie, les derniers arrivés se heurtent en général à des canonniers bien réveillés. A Calvi, tous les SM-79 échappent cependant à la réaction de la DCA, mais à Ajaccio, l’avant-dernier Cant, touché par les 75 AA de la batterie de Capitello, doit faire un amerrissage de fortune (l’équipage est fait prisonnier après avoir sabordé l’avion). En contrepartie, les deux raids obtiennent quelques résultats. A Ajaccio, deux bombardiers Bloch MB-210 sont détruits et des fûts d’essence incendiés. A Calvi, le GR I/61, récemment redéployé d’Afrique du Nord, perd l’un de ses Martin 167 tandis que trois autres sont légèrement endommagés ; le Groupement d’Observation de Corse perd un Potez 63.11 et un Mureaux 117.
Cependant, le plus clair effet de ce sursaut italien est d’amener les Français à accentuer dès le lendemain leurs attaques pour réduire définitivement à l’impuissance l’Aéronautique de Sardaigne.


31 juillet
Sardaigne
Depuis le 10 juin, les effectifs de l’Aéronautique de Sardaigne ont fondu sous les coups des raids de l’Armée de l’Air venus de Corse ou d’Afrique du Nord. Aussi les généraux Vespignani et Cagna, qui n’ont pu obtenir le moindre renfort en dehors d’exactement deux Cant Z-501, ont-ils décidé de réserver les survivants pour contrer une probable tentative d’invasion française. Depuis quinze jours, seule l’activité des hydravions de reconnaissance maritime atteste encore de l’existence d’une aviation italienne en Sardaigne. Les personnels désormais en excès ont été renvoyés dans la Péninsule. C’est le cas des équipages du 19e Groupe autonome de combat : privés d’appareils, ils ont la perspective d’être bientôt formés à l’emploi des Stukas acquis par l’Italie. Réduit à la moitié de son effectif initial, le 31e Stormo BM n’a conservé sur l’île qu’un seul de ses groupes, le 93e : les personnels du 94e sont partis pour être convertis sur Cant Z-1007bis. Quant aux bombardiers terrestres survivants, ils ont été regroupés au sein du seul 8e Stormo, le 32e partant pour être rééquipé dès que possible en SM-79. Mais il n’est prévu aucun retour en Sardaigne. Après la destruction de l’un de ses appareils sur l’hydrobase d’Elmas lors du bombardement français du 4 juillet, même la 613e escadrille de recherches et de secours, d’abord repliée sur Olbia, a été expédiée en Sicile.
Au soir du 31 juillet, la situation de l’Aéronautique de la Sardaigne est la suivante (entre parenthèses, le nombre d’avions de combat qui restaient au 29 juin ; les appareils présents fin juillet ne sont pas tous immédiatement opérationnels) :
Chasse (Fiat CR-32) : 0 (0)
Attaque au sol (Breda 8Cool : 0 (3)
Bombardement terrestre (SM-79) : 16 (34)
Bombardement maritime (Cant Z-506bis) : 10 (19)
Reconnaissance maritime (Cant Z-506bis) : 3 (4)
Reconnaissance maritime (Cant Z-501) : 10 (13)
Observation aérienne (Ro-37) : 4 (6)
Soit un total de 43 appareils.


1er août
Sardaigne et Corse
Malgré les sages résolutions de juillet, le général Cagna a obtenu de son supérieur l’autorisation de tenter quelque chose contre une cible qui en vaille la peine.
Ce matin, à 07h59 (heure italienne), le sous-marin Barbarigo a aperçu, de trop loin pour l’attaquer, un croiseur léger britannique, de classe Caledon ou similaire, sortant du golfe d’Ajaccio escorté par deux petits torpilleurs français. Il s’agit en fait du CLAA HMS Carlisle, quittant les eaux corses pour rejoindre l’escadre française à Mers-el-Kébir, accompagné des torpilleurs classe Pomone La Bayonnaise et La Poursuivante.
La transmission n’ayant pas trop traîné entre Supermarina et Superaereo, l’information est arrivée à Cagliari à 09h17 (GMT+2). Les reconnaissances aériennes aussitôt ordonnées ont été fructueuses. L’un des trois derniers Cant Z-506b de la 199e escadrille RM de Santa Giusta a repéré les trois navires et les a pisté un moment avant de passer le relais à un Z-501 de la 146e escadrille RM d’Elmas.
A 13h06 (GMT+2), le général Cagna décolle d’Elmas à bord de l’un des sept Cant Z-506b que le 31e Stormo BM peut mettre en ligne sur les dix qu’il lui reste. Vingt minutes plus tard, cinq SM-79 du 8e Stormo BT prennent l’air de Villacidro. A 14h11 (GMT+2), les bombardiers italiens arrivent en vue du Carlisle et de ses escorteurs. Au cours de l’engagement qui suit, si les navires franco-britanniques doivent manœuvrer pour éviter les bombes, les avions italiens ont la désagréable surprise de découvrir qu’ils volent trop bas pour se soustraire à la puissance de feu AA (inhabituelle pour l’époque) du croiseur anti-aérien et trop haut pour effectuer un bombardement précis en vol horizontal. Quand tout est fini, si les trois navires alliés sont intacts (à l’exception d’impacts d’éclats qui font deux blessés sur la Bayonnaise), du côté italien, deux Cant Z-506b manquent à l’appel, dont celui où avait pris place le général Stefano Cagna. Si la Poursuivante recueille quatre des cinq membres d’équipage du second Cant, celui du général disparaît corps et biens. Depuis la déclaration de guerre, Cagna est le second officier supérieur de la Regia Aeronautica à disparaître, après Italo Balbo, et c’est le premier tué à l’ennemi.
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MessagePosté le: Jeu Juil 02, 2009 08:52    Sujet du message: Répondre en citant

folc a écrit:
Ci-dessous des ajouts à la chrono de juillet. J'espère avoir réussi à justifier que le convoi AP-1 soit passé sans payer tribut aux mines italiennes.

3 juillet

Méditerranée (Canal de Sicile)

Rentrant d’une patrouille sur les côtes de Tripolitaine où il avait relevé le Caïman endommagé, le sous-marin MN Marsouin (C.C. Lorthior) accroche l’orin de l’une des mines de l’extrémité sud-ouest du barrage LK. Par chance, le bateau naviguait alors à 40 mètres de profondeur, donc très en dessous de l’engin, destiné aux navires de surface. Au prix de quelques manœuvres, son commandant parvient à le dégager.


4 juillet

Méditerranée (Canal de Sicile)

Dans la nuit du 3 au 4 juillet, les mouilleurs de mines Scilla et Buccari, escortés chacun par deux torpilleurs (respectivement : Partenope et Pallade ; Alcione et Aretusa) posent deux nouveaux barrages offensifs entre l’île de Pantelleria et la Sicile, à l’est et au sud-est du Banco Avventura : 3 AN (400 mines) et 3 AN bis (239 engins).

Edit : j'ai remplacé les deux torpilleurs de la 12e escadrille par deux unités de la 14e


5 juillet

Méditerranée (Canal de Sicile)

Les Français ont fait le rapprochement entre l’incident connu par le torpilleur Alcyon le 16 juin et celui qui vient d’arriver au Marsouin. Sur une carte, le trait joignant les deux positions dessine ce qui pourrait bien être un barrage de mines. Pour en avoir le cœur net, deux hydravions de l’escadrille E 7 (dont le dernier Loire-70 disponible) reçoivent l’ordre de patrouiller le long de cette ligne. Les observateurs rapportent avoir distingué, sous une lumière favorable, «des formes ressemblant à des mines ». La preuve décisive est apportée par le dragueur auxiliaire Méduse II (AD272), envoyé de Sousse sur la position où le Marsouin s’est pris dans un câble. Protégé à quelque distance par la 8e DT (marchant par prudence paravanes filées), le petit bâtiment, arrivé sur place à la nuit, parvient à récupérer la mine, qui sera identifiée comme une « Elia », munie d’une charge explosive de 145 kg. Les deux jours suivants, les marins français vont, le plus discrètement possible, mieux cartographier la partie du barrage la plus proche des Kerkennah, se contentant de projections raisonnables pour celle voisine de Lampedusa. Mais ils n’entreprennent pas de dragage. Ils peuvent en effet supposer que, comme eux-mêmes, les Italiens surveillent la bonne tenue de leurs barrages. Il est inutile de leur faire savoir prématurément que celui tendu entre Lampedusa et les Kerkennah a été découvert. Il sera temps de le nettoyer quand l’occasion en vaudra la peine. Occasion qui va être fournie par le passage prochain du convoi AP-1.


12 juillet

Méditerranée (Canal de Sicile)

Le passage du convoi AP-1 étant prévu pour la nuit du 13 au 14 juillet, les Français entreprennent dans celle du 11 au 12 d’ouvrir un large passage dans le barrage de mines type « Elia » que les Italiens ont posé entre Lampedusa et les Kerkennah. Progressivement rassemblés à Sfax, les dragueurs auxiliaires Aigrette (AD233), La Coubre (AD168), Enseigne (AD257), Gascogne (AD256), Héron II (AD166), Ravignan (AD279), ainsi que le Méduse II, nettoient un passage qu’ils vont élargir la nuit suivante.

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MessagePosté le: Jeu Juil 02, 2009 08:53    Sujet du message: Répondre en citant

folc a écrit:
22 juillet

Alger

Au Ministère de la Marine marchande, le récent voyage des cargos Capo Olmo et Tagliamento de Tunis à Alexandrie a servi de révélateur. Un fonctionnaire consciencieux s’est enfin aperçu que, pris dans le tourbillon du Grand Déménagement, le service ad hoc a jusqu’ici oublié de rebaptiser la demi-douzaine de bâtiments italiens saisis dans les ports français ou en mer après le 10 juin. L’omission est réparée dans la foulée, à une exception près. Par simple inadvertance ou pour quelque motif obscur, le vapeur Capo Olmo (4712 GRT) ne reçoit pas de nouveau nom et servira pendant toute la guerre sous son nom d’origine. Les cinq autres bateaux deviennent respectivement (dans l’ordre alphabétique des nouveaux noms) :
- le Dandolo (4964 GRT) : Saint-Benoît
- le Tagliamento (5448 GRT) : Saint-Edmond
- le Nicolò Odero (6003 GRT) : Saint-Hugues
- le Fortunata (4786 GRT) : Sainte-Jacqueline
- le San Pietro (5199 GRT) : Saint-Pierre

loic a écrit:
On peut noter que 4 cargos allemands furent saisis (plusieurs autres se saborderont pour échapper à la capture) et renommés pour servir dans la marine marchande française (info OTL) :
    - Chemnitz => Saint Bertrand
    - Santé Fé => Saint André
    - Trifels => Sainte Louise
    - Rostock => Saint Maurice

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MessagePosté le: Jeu Juil 02, 2009 08:56    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:
Actuellement dans la chrono :

2 juillet
Dakar

Mis en service actif le 26 mai, le porte-avions HMS Illustrious vient, conformément à des accords franco-britanniques conclus de longue date, compléter sa mise au point par une période d’essais intensifs.

En OTL, l'Illustrious est parti le 21 juin dans les Bermudes pour sa croisière de mise au point (avec le tout nouveau CL Fiji). Il ne rentre au chantier de la Clyde (Glasgow) que le 23 juillet, après quoi il y a de fortes chances qu'il soit passé en cale sèche, vu que le navire quitte le chantier le 14 août pour Scapa Flow. Départ à nouveau le 22 et arrivée le 29 à Gibraltar.

En FTL, on décide le 14 juin que le PA ira en Méditerranée le plus tôt possible. Il faut donc imaginer que la croisière dans les Bermudes est annulée (au dernier moment Think) et remplacée par un voyage équivalent au large de l'Afrique (entre Dakar et Freetown). Et il faut probablement prévoir un passage en cale sèche à Gibraltar ou Freetown (en principe il y a ce qui faut) à un moment entre juillet et août, sachant que le navire est à nouveau listé dans la chrono le 6 août (départ de Dakar) avec une arrivée le 9 et un départ pour Alexandrie le 10.

Merci d'avance pour vos commentaires histoire de "serrer les boulons" ici aussi.

folc a écrit:

La décision d'envoyer l'Illustrious à Dakar pour parfaire sa mise au point est OTL et l'on comprend aisément pourquoi, au bout du compte, elle n'a pas été mise à exécution, le voyage vers l'AOF étant remplacé par un autre vers les cieux plus accueillants des Bermudes.

J'avais compté un mois d'entraînement intensif : on peut rogner dessus si le bateau doit repasser dans un arsenal avant de pouvoir être engagé en Méditerranée.

Si nous sommes trop courts pour que sa mise en ligne soit réaliste (même dans une uchronie), on peut également remplacer l'Illustrious en Méditerranée par un autre PA anglais, l'Ark Royal par exemple. Ce qui permettrait de conserver l'opération Hats (et Caps) là où elle est dans la Chrono.
Il y aurait juste, si j'ose dire, à remplacer les escadrilles de la Fleet Air Arm engagées contre Tarente et durant l'opération Cordite (en gardant peut-être l'escadrille de Fulmars. Sinon nous aurons droit aux Skuas).

Fantasque a écrit:
L'illustrious à dû repasser en cale séche à cause d'une collision à son retour des Bermudes.

F

loic a écrit:
Bon, j'ai donc été un peu vite Drapeau blanc
On ne change rien !

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MessagePosté le: Lun Oct 19, 2009 22:47    Sujet du message: Un petit ajout de Carthage pour le 14 juillet 40 Répondre en citant

Carthage aime les matériels originaux. Il nous en a trouvé un rigolo - enfin, rigolo, ça dépend où on se place.

Vos avis ?


14 juillet 1940

Côte d’Azur
Les Italiens repartent à l’attaque contre le secteur fortifié des Alpes Maritimes. Après avoir réduit les derniers ouvrages avancés, ils ont amené à pied d’œuvre artillerie lourde et munitions. L’attaque, lancée par la 22e DI sur les hauteurs de Roquebrune et par la 7e DI sur le massif de Sainte-Agnès, est cette fois mieux préparée et mieux soutenue, à la fois par l’artillerie et par l’aviation. Cependant, un très gros grain de sable va enrayer pour quelques heures l’avance italienne en réduisant nettement son appui d’artillerie: le mortier de 520 français. “Le” mortier de 520, en effet : deux exemplaires de l’engin avaient été construits sur un programme de 1916, mais l’un des deux avait explosé en 1920 (les obus utilisés avaient fait gonfler le tube). Stocké à l’entrepôt de Neuvy-Pailloux (Indre), ses 290 tonnes et 30 mètres de long ont voyagé sur rail jusqu’à la côte méditerranéenne.
Nuitamment installé, le monstre lâche cinq coups en quarante-cinq minutes au lever du jour, bien renseigné par deux courageuses équipes de reconnaissance suspendues aux pylônes électriques de la très haute tension et qui, à moins de trois km des objectifs, transmettent à la pièce les corrections par les câbles, en courant porteur. Cinq projectiles explosifs FATO à ceinture (qui ne risquent donc pas de faire exploser le tube) désintègrent littéralement les deux derniers trains de munitions venus ravitailler l’artillerie lourde italienne, ainsi que les pièces, munitions, artilleurs et véhicules voisins. Cette année sur la Côte, le feu d’artifice a eu lieu dès 04h30 !

[Le mortier, trop encombrant, ne sera pas “déménagé”. Il sera récupéré, apparemment intact, par des Allemands ravis, mais explosera au premier coup que ceux-ci voudront lui faire tirer – sans doute avait-il été discrètement saboté !]
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