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1940 - La France continue la guerre
 
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Reorganisation de l'armée française en exil
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ladc51



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MessagePosté le: Sam Aoû 21, 2010 10:51    Sujet du message: Reorganisation de l'armée française en exil Répondre en citant

Bonjour,

Les vacances ont toujours, hélas, une fin ! il est temps de préparer la rentrée et de partager nos réflexions estivales.

A partir de la semaine prochaine, je posterai régulièrement des réflexions ou propositions de discussions autour du thème de la reconstitution de l'armée de terre française en exil : réflexions personnelles et/ou issues de premiers échanges avec Menon-Marec, Pontus, Loïc, Frankie, Fantasque et bien d'autres...

Je commencerai ce week-end avec un court texte sur la présentation du contexte, avec son cadre, ses contraintes et ses opportunités... Puis une étude sur le sujet des ressources humaines (les hommes... et femmes !).

Ces réflexions et sujets ne sont pas encore validés, la discussion sera ouverte... J'essaierai de la "modérer" et de l'organiser en autant de sujets que nécessaire (pour une fois, Loïc sera déchargé de ce travail ingrat mais si important !). Merci par avance pour votre participation.
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Laurent
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ladc51



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MessagePosté le: Lun Aoû 23, 2010 11:43    Sujet du message: La réorganisation de l'armée de terre française en exil (1) Répondre en citant

Quelques mots sur le contexte

Toute l’étude de la reconstitution de l’armée de terre française en exil ne peut se faire indépendamment du contexte dans lequel elle s’effectue : l’origine, l’objectif, les opportunités, les contraintes, le cours des événements.

Le point de départ de toute étude de l’armée de terre française en exil est l’été 40, après le Grand Déménagement. L’armée hérite alors d’une situation complètement imprévue qui va conditionner toute son évolution ultérieure. Tant en ce qui concerne les hommes mobilisés, les potentiels de recrutement ultérieurs que pour le matériel, elle ne peut en effet plus compter que sur ce qui était déjà disponible outre-mer et sur ce qui a été évacué de métropole. Le rythme de mise en place de nouvelles unités, d’instruction de nouvelles recrues ou de réception de nouveau matériel étant malheureusement incompressible, les éléments disponibles à la fin de l’été 1940 resteront la base de l’armée tout au long des années 40, 41 et, dans une certaine mesure, 42. A travers le début de cette seconde guerre mondiale, et en particulier les campagnes des Flandres et de France, l’armée hérite aussi d’une expérience incomparable, qui vient souvent renouveler en profondeur ses dogmes et façonner sa nouvelle doctrine.

Toute l’histoire de l’armée de terre française en exil est dirigée vers un seul objectif : le retour en Europe et la libération de la métropole, au plus tôt. Cet objectif de revanche sur l’Allemagne conditionne tous les choix stratégiques réalisés par l’état-major français, tant sur les théâtres d’opérations à favoriser, que sur le rythme des opérations, ou sur l’outil à forger pour permettre d’atteindre cet objectif.

La reconstruction de l’armée s’appuie sur une opportunité fabuleuse, sans laquelle le repli en AFN n’aurait pas eu de sens : le potentiel industriel en Amérique du nord, et en particulier aux USA. L’immense majorité des matériels qui rééquipent l’armée en 41 et 42 sont produits en Amérique du nord. Cet « arsenal des démocraties » vient compléter les industries (existantes ou créées post grand Déménagement) de l’AFN et permet de compenser la perte des industries nationales de métropole. Quand il ne peut répondre à certaines demandes, l’armée se tournera vers d’autres « fournisseurs », tant pour des matériels neufs et modernes que pour des matériels anciens et d’occasion… Avec l’exil, l’armée « bénéficie » d’une autre opportunité : la nécessité de reconstruire, pratiquement d’une feuille blanche, permet de nombreuses audaces et ruptures ; en particulier dans le domaine du haut-commandement, qui, avec le « Waterloo des étoiles », est largement renouvelé.

Mais ce rééquipement se fait malgré tout sous contraintes. L’arsenal américain n’est pas un stock infini dans lequel l’armée pourrait puiser selon son bon vouloir. Les américains ne peuvent livrer que le matériel disponible, avec les limitations que cela impose tant sur les aspects qualitatifs (le choix est limité aux matériels en production pour l’armée américaine ou fabriqués dans des usines construite sur investissements français) que quantitatifs (le développement de l’industrie militaire dans un pays qui n’est officiellement en guerre que fin 41 est bien tardif au regard des besoins français). Les américains ne livrent que ce qu’ils veulent bien livrer, et souvent les arbitrages entre les besoins de l’armée américaine en plein développement et ceux des armées alliées font l’objet de difficiles débats tranchés par le président Roosevelt. Enfin, au moins jusqu’à l’adoption au printemps 41 de la loi prêt-bail, les américains ne vendent que ce que les Français peuvent payer…
Enfin, la reconstitution de l’armée de terre française en exil n’est pas un parcours linéaire avec un objectif identifié initialement et progressivement mis en œuvre : elle subit des à-coups, dépend du cours des événements tant militaires que politique. La reconstitution des unités combattantes est progressive, car à tout moment, pendant que d’autres unités sont en formation, il faut disposer d’autres unités opérationnelles pour les différents combats menés : campagne de Libye (été 40), Sardaigne (automne 40), Dodécanèse (automne 40), Afrique Orientale (hiver 40-41), Corse et Sardaigne (début 41), Grèce (printemps-été 41), Iraq (printemps 41), à nouveau Grèce en 42 etc… Certaines de ces campagnes se soldent par de nouvelles évacuations, au cours desquelles des matériels laborieusement collectés sont perdus et doivent être (à nouveau) remplacés pour maintenir opérationnelles certaines unités. Néanmoins, chacune de ces campagnes amène son lot d’enseignement, qui font évoluer les plans, la doctrine et les cibles. De la même façon, les priorités politiques ou stratégiques, comme les prévisions de production des industries d’AFN ou des USA, évoluent au fil du temps, rendant nécessaires des modifications parfois importantes dans les plans de réarmement…
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Laurent
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delta force



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MessagePosté le: Lun Aoû 23, 2010 15:41    Sujet du message: Répondre en citant

Ouais la formation des sous officiers ( et des officiers aussi) c'est une question une peu pointue....
Mais par contre on pourrait aborder cela dans un angle plus vaste à savoir la transformation culturelle de l'armée de terre

Grosso modo il s'agit de redécouvrir la guerre de mouvement . en fait d'une certaine manière réconcilie le feu ( la célèbre phrase "le feu tue" Pétain ?) et la manœuvre (mécanisée)
.
le choc est tel que tout le corps de doctrine est à reprendre mais avec des moyens limités d'abord pour le matériel (dans un premier temps) puis en ressources humaines (pénurie de spécialistes au fur et à mesure des opérations ) .

Quelques points à noter :
- l'armée de terre peut essayer en FTL de développer un nouveau corps de doctrine et d'organisation qui lui soit propre et de ne pas être prisonnier des concepts venu d'ailleurs comme OTL (le fameux rééquipement des accords d'ANFA selon les critères d'organisation US d'où des compagnies de ...blanchisseurs!);
- comme l'a noté Fantasque dans un ces post, à un certain moment compte tenu de l'étroitesse des effectifs (combien de mobilisables en AFN ?) il faudra plus compter sur la puissance de feu ,
- cette question des effectifs pourrait ainsi conduire l'état major à se monter prudent dans l'emploi des forces ...(surtout après mi 1941 où les opérations de Grèce et de corse ont causé des pertes qu'il faudra combler)
- pourrait t on envisager la réimplantation de l'école de guerre en AFN ? avec pour les premiers sélectionnés lecture obligatoire de.... Achtung Panzer ...Et pourquoi pas envisager un ancien de la mission militaire à Moscou proposer la lecture de Toukhatchevski
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ladc51



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MessagePosté le: Lun Aoû 23, 2010 15:57    Sujet du message: Répondre en citant

Je reparlerai très bientôt des effectifs...

Un chapitre sur l'évolution de la doctrine est prévu : je suis preneur d'idées de compléments...
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Laurent
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delta force



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MessagePosté le: Lun Aoû 23, 2010 16:33    Sujet du message: Répondre en citant

pour la question de la doctrine, une limite néanmoins : jusqu'aux débarquements en France, les terrains d'opérations (Grèce, Sicile, italie sauf peut être région de Rome ?) ne sont pas vraiment des zones appropriées pour développer des opérations mécanisées "grand style" .

Par contre certains éléments peuvent être testés grandeur nature (emploi radio , coordination avec les unités aériennes, opérations de génie défensive et offensive, emploi combiné char/infanterie portée

Une opportunité serait peut être la présence d'observateurs auprès des russes à partir de mai 1942 pour observer des opérations "en grand" mais compte tenu de leur manie du secret de Staline cela semble peu crédible....
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sting01



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MessagePosté le: Mar Aoû 24, 2010 01:21    Sujet du message: Répondre en citant

Au niveau de la doctrine, je pencherais pour une reduction du nombre d'officiers dans les bureaux, leur remplacement par des sous off ages voire simplement rappelles (a la retraite).

Cela devrait permettre de densifier l'encadrement de la troupe, et assez rapidement permettre le 'doublement' des grandes unites (pas au sens mathematique, mais au sens militaire).

De plus, je suis sure que cela permettrais une selection naturelle (Je ne me suis pas engage dans l'armee pour faire la guerre ou dormir dans la desert ... fameuse phrase dite a TV durant la premiere invasion de l'irak par un conducteur de la division Daguet ... On peut imaginer que d'autres auront le meme genre de reaction scandaleuse).
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Ellyric



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MessagePosté le: Ven Aoû 27, 2010 07:24    Sujet du message: Répondre en citant

delta force a écrit:
pour la question de la doctrine, une limite néanmoins : jusqu'aux débarquements en France, les terrains d'opérations (Grèce, Sicile, italie sauf peut être région de Rome ?) ne sont pas vraiment des zones appropriées pour développer des opérations mécanisées "grand style" .


Un des leviers pour la doctrine c'est la formation et notamment la formation des officiers supérieurs.

OTL voici ce que l'on trouve sur le site de l'école d'état major concernant son histoire :

Citation:
Le principe d'une école permanente d'état-major est abandonné. Le service d’état-major est enseigné à l’école supérieure de guerre, à l'exception des périodes de guerre, durant lesquelles celle-ci est fermée. Un cours d'état-major est alors instauré :
- cours d'état-major à Compiègne, du 20 mars au 19 mai 1940 ; ces cours reprennent en 1942 à Royat, Avignon, Alger, Rabat et Hue. L'ensemble des stagiaires forme ce qui sera appelé par la suite la première promotion. De juin 1943 à décembre 1944, les cours, d'une durée de quatre à six mois, sont organisés à Rabat, et en décembre 1944 le centre de formation des officiers d'état-major s'installe à l'école militaire pour des stages de six mois, avec des stagiaires désignés sur proposition des chefs de corps.


FTL ont a déménagé un certain nombre de structure, quid de l'EEM ?

En tout état de cause un besoin en cadres formés au travail d'état major sera plus important qu'OTL car nous avons plus de grandes unités à encadrer et une reformation rapide de l'école me semble vraisemblable.

Enfin c'est un formidable levier pour transmettre une nouvelle doctrine. On ne passe pas sans difficultés d’une division d'infanterie type 1914 à une panzerdivision, surtout sans avoir le mode d'emploi.

Nos cadres ont été formés pour l'armée de 1940 (j'allais dire de 1914...) et si la défaite leur à prouvé que ce n'était plus un type adapté, ils n'ont pourtant pas lu Guderian, CdG ni Liddell Hart...

Il faut recréer une école d'état major !
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Finen



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MessagePosté le: Ven Aoû 27, 2010 13:36    Sujet du message: Répondre en citant

Question pertinente.

Compte tenu de la continuité de l'effort de guerre, il me semble évident que les cours d'état-major continuerons par simple déménagement.

Rabat semble une bonne solution, région calme, grande ville, bons moyens de communications (route + train + avion + port pas loin), éloignement de l'agitation d'Alger.
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patrikev



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MessagePosté le: Sam Aoû 28, 2010 00:38    Sujet du message: Répondre en citant

Finen a écrit:

Rabat semble une bonne solution, région calme, grande ville, bons moyens de communications (route + train + avion + port pas loin), éloignement de l'agitation d'Alger.


Quid de la formation des officiers marocains et tunisiens? Avec les officiers musulmans algériens (citoyens français), ils devraient former une part importante de l'encadrement des troupes maghrébines, mieux formées et mieux équipées qu'en OTL.

Quid des officiers des petites armées alliées (Polonais, Yougoslaves, etc)? Si quelqu'un comme Mihailovic a pu suivre les cours de l'École de guerre de Paris avant la guerre, il n'y a pas de raison qu'on en interdise l'accès aux cadres des forces alliées. Ce serait l'occasion de créer une culture militaire commune, qui faciliterait beaucoup les opérations de libération, sans parler des retombées diplomatiques pour l'après-guerre.
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ladc51



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MessagePosté le: Dim Aoû 29, 2010 10:40    Sujet du message: Répondre en citant

Merci pour ces remarques. Je les prendrai en compte dans le chapitre sur la formation.

Continuez à en faire d'autres !

Voici pour la suite...
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Laurent
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ladc51



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MessagePosté le: Dim Aoû 29, 2010 10:47    Sujet du message: Répondre en citant

1. La situation de départ : l’armée de terre française début septembre 1940

A la fin de l’été 1940, la métropole aux mains de l’Axe, l’armée de terre française regroupée outre-mer compte ses moyens.

1.1. Les hommes

Sur le plan quantitatif, l’armée est très loin des plus de 4 millions d’homme qu’elle alignait au début du conflit. Elle aligne néanmoins des contingents non négligeables.

Elle peut déjà compter sur les troupes qu’elle maintenait outre-mer. Aux 415.000 hommes de l’armée en Afrique Française du Nord (AFN) s’ajoutent la garnison de la Corse (environ 20.000 h), la garnison des Antilles (environ 4.000 h), les forces du Levant (environ 83.000 h) et les forces des colonies africaines : environ 20.000 h en Afrique Occidentale Française (AOF), 15.000 h en Afrique Equatoriale Française (AEF), 8.000 h en Côte des Somalis et 20.000 h à Madagascar. Sur des théâtres d’opération plus lointains et pratiquement isolés, l’armée compte environ 1.500 hommes en Chine, 1.200 hommes dans le Pacifique et surtout 63.000 hommes en Indochine [1]. A ces forces militaires s’ajoutent des contingents de recrues et instruits, prévus pour rejoindre la métropole ou l’AFN, en tant que combattants dans des unités coloniales ou en tant que travailleurs indigènes : 100.000 h en AOF et AEF, 14.000 h à Madagascar, 26.000 h en Indochine.

A ces troupes viennent s’ajouter celles évacuées de métropole au cours de l’été, que ce soit directement via la Méditerranée ou indirectement via la Grande-Bretagne. Au total, ce sont près de 235.000 hommes supplémentaires évacués de métropole qui viennent renforcer les troupes déjà présentes en AFN. De plus, près de 140.000 recrues et soldats en cours d’instruction ont aussi été transférés depuis la métropole en AFN.

Au total, l’armée française en exil aligne sous l’uniforme à la fin de l’été 1940 près de 880.000 militaires et dispose d’une réserve de personnel à instruire d’environ 280.000 h.

Une analyse plus fine permet de classer ces hommes en différentes catégories ; cette analyse peut d’ailleurs se faire selon différents critères, qu’il s’agisse de la nationalité d’origine [2], de l’âge ou du niveau d’instruction militaire.

Selon les critères d’origine, l’armée est une armée complètement métissée. Seuls la moitié des hommes sont des Français. En effet, même en excluant les supplétifs hors AFN, on compte dans l’armée régulière plus de 240.000 indigènes nord-africains, près de 80.000 indigènes noirs africains (« sénégalais »), près de 60.000 indigènes indochinois, environ 18.000 indigènes malgaches et 30.000 étrangers [3].

Si on regarde le critère de l’âge et de l’instruction militaire, la plupart des hommes disponibles sont soit des réservistes âgés, soit issus d’unités de catégorie B n’ayant pas reçue d’instruction approfondie et avancée. Seuls certains hommes évacués de Métropole, ou certaines unités constituées au Levant ou en AFN peuvent être considérées comme des unités de qualités, aptes à conduire à brève échéance une guerre moderne.

Enfin, ces chiffres ne doivent pas faire illusion. Seules les forces disponibles en AFN, en Corse et au Levant sont utiles pour la reconstruction de l’armée et les futures batailles. A quelques rares exceptions près, les forces présentes dans le restant de l’Empire sont des forces territoriales, indispensables au maintien de l’ordre et à la levée de nouvelles recrues, impossibles à déplacer et de toutes façons inaptes à la guerre moderne. En AFN même, plus de la moitié des hommes disponibles sont voués à des missions territoriales (police, maintien de l’ordre, garnison, dépôts et services divers) et ne sont pas des combattants potentiels.

Notes :
[1] : Ces chiffres ne comprennent pas tous les effectifs de supplétifs et irréguliers, parfois en nombre très importants selon les théâtres d’opérations : environ 20.000 h en AOF, 5.000 h en AEF, 2.000h en Côte des Somalis, 5.000h à Madagascar, 20.000h en Indochine. Ces chiffres incluent cependant les 40.000 supplétifs et irréguliers présents en AFN.
[2] : NdA : cette notion ne doit pas être comprise comme un classement ethnique à vocation raciste mais comme la transposition des termes de l’époque.
[3] : Ce chiffre concerne les effectifs de la légion et des unités de travailleurs étrangers ; il n’inclut pas les armées des nations en exil alliées aux Français : essentiellement Belgique, Pologne, Tchécoslovaquie.
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Ellyric



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MessagePosté le: Dim Aoû 29, 2010 15:36    Sujet du message: Répondre en citant

Il ne faut pas trop minimiser les capacité des troupes de notre empire qui est question de formation et d'encadrement : OTL les polynésiens se sont très bien battus au sein du RIMaP...
Enfin pour le niveau de nos force je pense que celui-ci ne peut que monter en pratiquant l'amalgame entre nos rapatrié et nos troupes de niveau B.
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ladc51



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MessagePosté le: Dim Aoû 29, 2010 15:55    Sujet du message: Répondre en citant

La valeur des troupes ne dépend pas de la "nationalité" des soldats mais de la valeur des cadres, du matériel, et du niveau d'entrainement. A l'été 40, au moins les deux derniers points voire le premier sont faibles dans une grande partie des GU de type outre-mer, surtout celles dites "type outre-mer réduit"...
Mais avec du matériel américian et deux ans d'entrainement...
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delta force



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MessagePosté le: Dim Aoû 29, 2010 17:50    Sujet du message: Répondre en citant

surtout que maintenant avec des effectifs limités,il va falloir
- réapprendre l'offensive
- apprendre le combat blindé/mécanisé (et bien en appréhender les exigences techniques :genre radio à tous les étages, ateliers entretien réparation du matériel blindé, système de ravitaillement....)
- réapprendre la coopération interarmes et aussi interalliée....

Moralité : nous ne sommes plus au Kansas toto ..heu je veux dire nous ne sommes plus dans la guerre en région fortifiée Laughing
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Obi Wan



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MessagePosté le: Ven Sep 03, 2010 18:02    Sujet du message: Répondre en citant

A tout hasard, je recopie dans ce sujet une proposition faite dans "debarquement".


1) Recompletement des effectifs francais a la suite des operations en italie

Quid des prisonniers de guerre francais (et allies?) en italie, leur liberation suite a la chute de l'italie permet de "récupérer" quels effectifs?

Si j’ai bien lu, en FTL nous avons eu

# Campagne de france 1940
une fin de campagne plus longue et qui a vu les italiens pénétrer plus loin sur le territoire leur permet logiquement de capturer plus de prisonniers. Concernant les troupes coloniales, surtout pour celles de couleur de peu les plus sombres, l'état major français doit être au courant des exactions commises par les troupe allemandes et recommander (voire organiser) a celles qui ont le choix de se rendre aux italiens.
Le duce, toujours porte sur la gloriole peut demander a voir sa « part » de prisonniers augmenter (comme le marchandage post conflit OTL sur les prisonniers de guerre allemands.
=>quels effectifs ? des dizaines de milliers ?

# corse, sardaigne 1940 1941
Malgré une forte présence de parachutistes allemand, la marine italienne puis l’armée de terre joue un rôle important, l’évacuation finale étant incomplète et les italiens étant candidats a l’annexion pour la corse. Une bonne part de prisonniers reste « sous responsabilité italienne ». L’évacuation par bateau et les pressions du duce doivent la encore faire croître les effectifs de prisonniers allies en camp italiens..
 De combien ? un decompte de pilotes sur ces campagnes aériennes « chargées » peut être utile.

# lybie 1940 et sicile 1942
Les rares prisonniers n’auront sans doute pas eu le temps d’être évacues.

# en grece 1941 et suivant
La part italienne doit être logiquement beaucoup plus faible sauf peut être en troupes grecques ? évacuées vers l’Italie ?

# opérations aériennes sur la « bote » italienne
Les équipages d’avions abattus devront normalement être internes « en local ».

Fin 1942
Ce petit monde devrait être reparti un peu partout en Italie, mais le gouvernement badoglio sentant le vent tourner doit percevoir la valeur grandissante de ces effectifs pour ses négociations avec les allies. Ceci motivera-t-il un déménagement « vers le sud » ? Une part significative (importante ?) de ces prisonniers devrait alors être « libérable » vu la rapidité des opérations sur la bote au sud de rome.
Tout ce petit monde représentera un renfort appréciable pour les débarquements et la libération (selon les délais de formation et de remise en condition)

Des dizaines de milliers de soldats ( ?) des centaines d’aviateurs( ?), qq marins( ?).

Si l’idée trouve un soutient je peux essayer d’estimer en relisant la chrono. (je n’ai pas d’autres sources).
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