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Tigres et dragons
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patrikev



Inscrit le: 28 Mai 2010
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MessagePosté le: Jeu Juil 22, 2010 22:21    Sujet du message: Tigres et dragons Répondre en citant

Je m'incline devant votre grandeur Récit FTL:


Tigres et dragons

La jeune fille est debout au bord du terrain d’aviation. Le mont Fan Si Pan est là, dans les nuages, mais elle ne l’a pas vu depuis son arrivée. Il y a dans l’air une odeur chaude de mécanique et de végétation languide.

Les mécaniciens s’affairent sur les moteurs. La sueur coule sous leurs maillots. Ils sont las, ils parlent d’une voix sourde, de pièces, d’huile, de carburant hollandais. Les assistants annamites s’affairent sans bruit, ils paraissent tout petits à côté des mécanos.

La voiture du député arrive doucement, noire, brillante, avec un fanion. Son moteur est étonnamment silencieux à côté de ceux des avions. L'auto se gare au bord de la piste. Les colons ont planté une banderole en l’honneur du député : VIVE CHIAPPE. Mais cela fait cinq jours qu’il est à Lao Kay, et il n’y a plus que de rares curieux pour venir le voir.

Le député a une grosse tête, trop grosse pour son corps. Un tailleur chinois a dû refaire la coiffe de son casque colonial, et même ainsi, le casque a l’air posé sur son front en équilibre instable. Cela ne gêne pas le député. Il marche d’un bon pas, en parlant fort. Il pose des questions au commandant. C’est surtout le commandant que les gens regardent. Les mécanos lui disent : « Salut, Marcel ! » Les Annamites lui sourient aussi. Le député hoche la tête.

- Ca va, commandant, vos gars vous aiment bien. C’est l’ordre, ici, les gens font leur boulot et en sont contents. Parce qu’ailleurs, je sens de plus en plus que cela tourne à la chienlit…

Le député a une réputation terrible. Il était préfet de police à Paris, il avait des espions et des réseaux partout. Quand le gouvernement a voulu lui ôter son poste, ses amis des journaux et des ligues ont levé une émeute, il y a eu des morts. A présent, il est député, et les « Front Popu » se méfient de lui, sinon il serait gouverneur. Il fait un rapport sur l’Indochine, il en parle au commandant, parfois à la jeune fille, qui fait partie de son secrétariat. Il le dit : cela tourne à la chienlit. Les commerçants chinois accaparent les richesses, et les Français sont étranglés par les intérêts des dettes, beaucoup ont perdu leur exploitation et doivent travailler comme gérants de plantations, ou dans les bureaux. Les Japonais, les Siamois sont sur les frontières et n’attendent qu’un signe de faiblesse de la France. Des Jaunes, dit-il, tous des Jaunes, et ils envoient aux Annamites des signaux d’insoumission. Le bolchevisme s’étend, même dans les campagnes, il pousse les indigènes à la trahison. Les Américains ne valent pas mieux, ils s’entendront avec les Jaunes pour nous évincer. Certains idiots d’Alger voudraient lever de nouveaux régiments indigènes, ils ne connaissent pas le pays, c’est ce que pense le député. Quand nous les aurons armés, ils s’empresseront de tout détruire. Détruire, dit-il. La France doit prouver qu’elle est maîtresse chez elle. Ces escadrilles japonaises qui survolent notre territoire pour aller bombarder le chemin de fer de Yunnanfou, c’est inadmissible. Yunnanfou est en Chine, là où il y a la guerre, mais c’est notre chemin de fer, nos marchandises qui vont vers Yunnanfou, avec les armes américaines pour les troupes chinoises. Pas question que les Américains et les Jaunes nous fassent un enfant dans le dos...

Le député parle encore d’un journal, le Clairon du Tonkin, qu’il voudrait interdire. Des Bolcheviques drapés de tricolore, dit-il. La jeune fille ne l’écoute plus. Elle cherche des yeux le mont Fan Si Pan. Elle croit le deviner, dans le brouillard. Elle imagine le fleuve descendant de la Chine comme un grand dragon, un dragon d’eau rouge, sans but, et la voie ferrée qui le longe, le mince dragon de fer noir. L'avion va survoler toutes ces choses, le mont et la voie ferrée et le fleuve. Le commandant dit que la brume est seulement dans la vallée, qu’elle se dégagera vite. Il y a quelques semaines, des bombardiers japonais sont rentrés sans avoir pu aller jusqu’au chemin de fer, ils ont largué leurs bombes au retour sur un village tonkinois. La jeune fille imagine l’explosion, la mort tombant du ciel dans les yeux effarés des villageois. Il paraît aussi qu’il y a une carcasse d’avion abattu dans la forêt, en allant vers Cao Bang, mais on ne sait pas si elle est japonaise ou américaine. Du ciel, on la verra mieux, estime le commandant. Ce sont les Tigres Volants, les aviateurs américains qui se battent au côté des Chinois, qui viennent harceler les dragons volants du Soleil Rouge. Tigres et dragons se battant au-dessus des nuages.

La jeune fille se retourne. Le commandant est tout près d’elle. Il ne s'attendait pas à voir cette jeune Européenne trop maigre, aux yeux trop grands, avec son chapeau d’homme. Il lui sourit. Son visage est ridé et tanné par le soleil, il a quelques cheveux gris, mais son sourire est radieux, un sourire d’enfant. On dit qu’à Hanoï, il est passé en rase-mottes au-dessus de la procession de la fête du Têt. Les danseurs du dragon se sont enfuis dans tous les sens. Un enfant.

La jeune fille le regarde dans les yeux. Ses lèvres remuent à peine, son murmure est couvert par le bruit des hélices, mais il l’entend.

- Emmène-moi !

Elle l’implore, et il rit.

- Si j’avais quinze ans de moins, je n’hésiterais pas. Tu sais ce qui me porterait bonheur, avant de décoller ?

Il la prend d’un coup par la taille, en douceur et très vite à la fois, comme il doit piloter son avion. Il presse ses lèvres contre les siennes. Un baiser, très court, pour porter bonheur. La jeune fille recule, elle a honte, elle cache son visage sous son chapeau. Déjà, le commandant et le député sont dans l’avion. Les hélices tournent de plus en plus vite, emportant tout avec elles. Le Farman part vers le bout de la piste, il s’envole vers le ciel plein de tigres et de dragons.

La jeune fille attend au bord de la piste, une heure, deux heures. Les mécanos aussi sont soucieux, ils disent qu’ils ont entendu des bruits de moteurs à l’est, des moteurs qui n’étaient pas ceux du Farman. L’un d’eux prétend qu’il y a eu aussi des rafales, des tirs, mais les autres ne le croient pas. Ce sont des ratés de moteur, disent-ils, ces coucous japs… La jeune fille n’entend rien, mais elle reste là. Enfin, elle entend le bruit du Farman sur Lao Kay déserte.

Elle a l’impression de sentir d’abord l’odeur de brûlé, et pourtant l’avion est trop loin pour que l’odeur arrive jusqu’à elle. Il se rapproche de plus en plus vite, un panache de fumée sortant de sa coque. Il n’a plus qu’une seule hélice qui tourne. Les mécanos se dépêchent de préparer le terrain, ils crient aux auxiliaires de prendre des couvertures, des seaux de sable. Une grande ferraille bringuebalante, perdue dans un terrible nuage noir, vient heurter le sol de la piste. Les hommes disparaissent à leur tour dans la fumée noire, on voit seulement des seaux et des outils qui passent de main en main. Des soldats arrivent de tous les côtés et écartent les curieux. « Ne restez pas trop près, Mademoiselle », lui disent-ils.

Des civières sont portées vers l’ambulance. Impossible de reconnaître les corps. La foule se dirige vers l’hôpital, des familles, des curieux. L’infirmière n’est pas contente. Elle n’aime pas le député, parce qu’elle lit le Clairon, le journal qu’il veut interdire, mais elle le soignera, c’est son métier. Elle a fait mettre des malades dans la cour, sous les arbres, pour faire de la place. Certains tremblent de fièvre.

La jeune fille a pu s’asseoir dans un coin, elle reste jusqu’à la tombée de la nuit. Les odeurs de terre lourde remontent de l'obscurité, le fleuve invisible coule sans but en emportant tout jusqu'à l'océan. L’infirmière la secoue par l’épaule.

- Ce n’est pas la peine de rester, ma petite. Le docteur est en train d’opérer votre député, il en a pris mais il s’en tirera. Marcel Reine est mort.


Marguerite Donnadieu, « Un parfum de fleur sur Lao Kay déserte », 1951.




[Marguerite Donnadieu, à 25 ans, est assez différente de l'image de jeune fille naïve que donnerait ce récit écrit dix ans plus tard Embarassed Fonctionnaire très prometteuse du ministère de la France d’Outre-Mer, déjà rédactrice de plusieurs rapports, elle est co-auteur, avec Philippe Roques, d’un petit ouvrage, « L’Empire français », publié en avril 1940 et qui traduit tout bonnement la pensée stratégique de son ministre d’alors, Georges Mandel. Certains spécialistes y voient même un des textes préparatoires du Grand Déménagement, puisqu’il envisage la possibilité d’un repli sur l’Outre-Mer dans l’éventualité d’une défaite de nos armes en Europe. Retournée en Indochine, la terre de son enfance, avec la mission Chiappe, elle deviendra une remarquable directrice adjointe de l’Information à Radio-Saïgon. Son évasion de Saïgon vers les monts Boloven (Laos) en janvier 1942 et son équipée jusqu’à Calcutta sont bien connues, mais elle-même n’y a fait que très rarement allusion. Après la guerre, elle s’est consacrée à la littérature.]
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ladc51



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MessagePosté le: Ven Juil 23, 2010 07:20    Sujet du message: Répondre en citant

Trés sympa, bravo ! Applause
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Laurent
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folc



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MessagePosté le: Ven Juil 23, 2010 08:26    Sujet du message: Répondre en citant

Sympa mais la survie de Jean Chiappe risque de poser problème, par exemple quand il faudra juger son frère Angelo (le préfet du Gard puis de la région Centre) à la Libération Twisted Evil
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Folc

"Si l'ost savait ce que fait l'ost, l'ost déferait l'ost"
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patrikev



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MessagePosté le: Ven Juil 23, 2010 18:56    Sujet du message: Répondre en citant

Et son gendre Horace de Carbuccia, patron de Gringoire. Mais n'anticipons pas. J'ai déjà quelques idées pour le retour de Chiappe à l'assemblée d'Alger.
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patrikev



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MessagePosté le: Ven Juil 23, 2010 23:24    Sujet du message: Répondre en citant

patrikev a écrit:
Pour en revenir au sujet de départ, j'ai introduit un petit récit

http://www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?p=11860#11860

et

http://www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?p=11964#11964

qui se rattache à la vie parlementaire d'Alger au début de 1941 et que j'essaie de caser le plus précisément possible dans la chrono.

Point de départ: le remaniement ministériel du 17 janvier 41 fait pencher l'exécutif à gauche, avec notamment le socialiste Marius Moutet à la France d'Outre-Mer. Par souci d'équilibre, le parlement envoie une mission inter-groupes en inspection dans les territoires d'Indochine (un peu l'équivalent de la mission Taittinger sur les frontières du nord pendant la Drôle de Guerre) avec un chef, l'ex-préfet Jean Chiappe, qui appartient vraiment à la droite très à droite du parlement. Il ne part pas seul, évidemment, il faudra lui désigner deux ou trois compères venus des autres groupes (un socialiste, un radical, un au choix).

Y a-t-il quelqu'un qui travaille sur la politique parlementaire et qui aurait des noms en vue?


En fin de compte, j'ai trouvé deux candidats acceptables. Martel me dira ce qu'il en pense.

Think Récit FTL:

René Thorp. Ce brillant avocat parisien, né en 1898, croix de guerre 1914-1918, compagnon de Gaston Monnerville à la conférence du stage, a été élu en 1936 député de La Réole en Gironde où il possède une propriété. Affilé au groupe radical, il défend la cause des agriculteurs, mais s’inquiète aussi des menées fascistes et participe à plusieurs missions en Algérie, pays pour lequel il gardera un intérêt marqué.

Pendant le long trajet en avion d’Alger en Indochine, il a montré une tendresse paternelle à la jeune attachée Marguerite Donnadieu, qui est presque sa voisine puisqu’elle a vécu une partie de son enfance dans sa famille maternelle à Duras (Lot-et-Garonne).

Gaston Allemane, né en 1903. Diplômé de sciences politiques, héritier d’un nom illustre puisque petit-neveu du communard Jean Allemane, il a fait toute sa carrière politique à la SFIO, comme maire de Champigny-sur-Marne, député de la Seine et membre du Comité directeur du parti. Engagé volontaire en 1939, sous-lieutenant à la 67e DI, il a fait bonne figure lors de la bataille de Beaune en juin 1940.

La SFIO le fait placer en disponibilité pour la mission parlementaire en Indochine, et compte sur lui pour contrebalancer l’orientation trop droitière de Chiappe. Malheureusement, Allemane attrape une mauvaise dysenterie peu après son arrivée et ne tiendra qu’une place mineure dans le travail de la mission.


Dernière édition par patrikev le Sam Juil 24, 2010 00:17; édité 1 fois
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loic
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MessagePosté le: Ven Juil 23, 2010 23:26    Sujet du message: Répondre en citant

Je repose ici d'autres messages sur Chiappe. Le premier lien donné par patrikev ci-dessus n'existe plus, il a été déplacé ci-dessous.

patrikev a écrit:
Suite à une discussion sur un autre fil

http://www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?p=11814#11814

j'avais réfléchi à la destinée possible de l'ex-préfet Jean Chiappe, qui a choisi, me dit-on, le Déménagement, et qui représente le côté très à droite du parlement d'Alger.

patrikev a écrit:

Tout est possible. Chiappe pourrait aussi être chef d'une mission parlementaire en Indochine, et tomber au milieu d'un affrontement entre Japonais et Américains de Claire Chenault en serrant de trop près la frontière chinoise.

S'il survit, il est tout de même très marqué anti-Front Popu et anticommuniste, et il pourrait se retrouver dans l'opposition de droite à Alger après la réintégration des communistes en 1942. Il pourrait être allié circonstanciel de colons conservateurs comme Emile Morinaud (j'essaie de faire le contour de cette opposition).


Récit FTL Je m'incline devant votre grandeur

Chiappe est ambitieux et bon administrateur, mais il ne peut décrocher un poste de préfet ou de gouverneur, à cause du veto de Blum et de la SFIO qui ne lui pardonnent pas le suicide de Salengro. Comme député, il s'active dans les commissions parlementaires et il devient le chef d'une mission d'inspection parlementaire en Indochine, mettons début 41 (avant la mousson). Il fait un rapport où il insiste sur le danger japonais, mais aussi et beaucoup sur le danger communiste (Chiappe est très anticommuniste, et le futur Vietminh commence à être assez actif). C'est en partie sur la base de son rapport que le gouvernement d'Alger s'abstient de lever des nouveaux régiments annamites (comme c'est une décision assez controversée, j'avais envie de lui trouver un responsable).

Chiappe continue sa tournée par un vol au-dessus de la frontière chinoise, pour vérifier les dégâts des bombardements japonais sur le chemin de fer du Yunnan (toujours en service FTL), et voir si, comme on le dit, l'aviation nippone a lâché quelques bombes du côté français de la frontière. Il est alors pris dans un furieux combat entre les Zéros et les Curtiss P-40 Warhawk de Claire Chennault.

Je ne vais pas le lâcher comme ça. Son avion abattu, gravement blessé, il est soigné à Hanoï et rapatrié à Alger bien des mois plus tard, peut-être au moment de l'invasion japonaise en Indochine. Il se présente à la tribune de l'assemblée, avec pas mal de ferraille sur le corps, pour un débat très animé qui ne tourne pas forcément à son avantage.

Ensuite, il restera un personnage très actif de l'opposition de droite au parlement, mais surtout dans les années 42-43.

Si ce scénario paraît crédible, j'essaierai de l'étoffer un peu.

gaullien a écrit:
qu'elle role a t'il jouer dans l'affaire salengro?

patrikev a écrit:
Salengro a été conduit au suicide par une campagne de diffamation du journal Gringoire dirigé par Horace de Carbuccia, gendre de Chiappe (et collabo OTL). Je ne sais pas quel a été le rôle exact de Chiappe dans cet épisode, mais pour les socialistes, c'est la "famille Chiappe" qui est responsable.

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patrikev



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MessagePosté le: Ven Juil 23, 2010 23:43    Sujet du message: Répondre en citant

Merci. Tout cet épisode commence à prendre forme.

Je ne retrouve plus la 67e DI après juin 1940. Peut-être qu'elle a perdu le gros de son effectif en couvrant le Déménagement et que ses éléments rescapés ont été dispersés ailleurs?
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loic
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MessagePosté le: Sam Juil 24, 2010 00:01    Sujet du message: Répondre en citant

La chrono de la campagne de France ne cite plus les unités grosso modo après le 20. De nombreuses DI auront été dissoutes par nécessité. S'il faut en discuter, merci d'ouvrir un nouveau sujet.
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patrikev



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MessagePosté le: Sam Juil 24, 2010 00:25    Sujet du message: Répondre en citant

Pas de nécessité impérieuse pour l'instant. Si le député Allemane décide de repartir au front, il n'aura pas de mal à trouver une unité d'infanterie.
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raven 03



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MessagePosté le: Sam Juil 24, 2010 08:43    Sujet du message: Répondre en citant

bonjour,

2 petites questions:

dans la chrono les avions destinés à l'AVG n'arrivent à Haiphong que le 17 juillet 1941 et les pilotes le 28.

1- dans le combat ou Chiappe est blessé,les P40 appartiennent donc à la ROCAF et non àl'AVG ?

2- dans ce mème combat les Zeros(avions de la Marine) devraient plutot etre des ki27 (ou eventuellement des ki 43 de pré -production)quoique le 14th kokutai possede 9 A6M2/11 dans le sud de la Chine.

amicalement
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patrikev



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MessagePosté le: Sam Juil 24, 2010 08:59    Sujet du message: Répondre en citant

J'avoue que je n'ai pas trop planché sur l'aspect aéronautique de l'opération. Compte tenu que l'envoi de l'AVG a été décidé en 1940 et que le chemin de fer Hanoï-Yunnanfou, plus commode que la route de Birmanie, est accessible aux Américains en FTL, le déploiement des Tigres Volants pourrait être un peu plus précoce. Les spécialistes de l'aviation décideront.
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raven 03



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MessagePosté le: Sam Juil 24, 2010 09:24    Sujet du message: Répondre en citant

Difficile pour un responsable de l'Adl'A de laisser un envoyé du gouvernement se balader dans une zone de guerre sans l'escorter.
il serait peut etre plus simple d'envisager un combat avec les MS 410 de protection du Farman.


Je precise que c'est juste une suggestion et rien d'autre .
Etant beaucoup trop mauvais redacteur pour participer à l' écriture de quoi que soit je doit me contenter des petites corrections techniques . (et eventuellement de pondre quelques idées tordues )

amicalement
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patrikev



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MessagePosté le: Sam Juil 24, 2010 10:30    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai essayé de suivre les conditions OTL, où le Farman de Chiappe, piloté par Guillaumet et Reine, a bien traversé une zone de combat sans escorte. Il faut dire que la France de Vichy était encore plus pauvre en chasseurs que l'Indochine FTL.

Maintenant, dans mon récit, la frontière nord du Tonkin n'est pas une zone de combat permanent, c'est une zone théoriquement neutre où les aviations japonaise et sino-américaine font des incursions illégales mais rares. C'est vraiment une grosse malchance si le Farman de Chiappe est tombé au milieu d'un combat. Ni les Japonais, ni les Américains n'ont de vraie raison d'attaquer un avion à cocardes françaises, et c'est plutôt une maladresse de pilote trop nerveux.

Compte tenu de la pénurie de matériel aérien en Indochine, du tempérament casse-cou de Reine et des accès d'autorité de Chiappe, un décollage sans escorte me paraît possible.
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raven 03



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MessagePosté le: Sam Juil 24, 2010 11:04    Sujet du message: Répondre en citant

arguments:
1- OTL le Farman de Chiappe est abattu en Mediterranée.(donc ça ne compte pas)
2-OTL et FTL la marine japonnaise a abattu un Dewoitine 338 d'Air France le 7 juillet 1940 dans le Golfe du Tonkin.
3- FTL ,un autre Dewoitine est supposé abattu par les Thais le 16 avril 1941 au Nord Laos.( voir la chrono).
4- OTL ET FTL l' AVG n'existe pas encore.
5-rien n'empeche que Reine soit touché pendant ce combat

donc l'escorte me paraissait logique mais une fois encore ,je n'ecris pas le recit.

amicalement


Dernière édition par raven 03 le Sam Juil 24, 2010 11:37; édité 1 fois
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patrikev



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MessagePosté le: Sam Juil 24, 2010 11:21    Sujet du message: Répondre en citant

Il y a un tas de choses logiques qu'on ne fait pas. Par exemple, le gouvernement polonais de 2010 n'aurait pas dû voyager tout entier dans un seul avion, son pilote n'aurait pas dû ignorer les instructions de la tour de contrôle russe... Ceci à une époque où la circulation aérienne est beaucoup plus encadrée qu'en 1941.

Bon, le commandant de la base aérienne risque de se faire remonter les bretelles sinon pire, mais si Chiappe et Reine décident de partir sans attendre l'escorte, qu'y faire?

Et si l'escorte décide de partir à sa poursuite, c'est là que les Japonais vont croire à une attaque (sous cet angle, on ne voit pas les cocardes) et frapperont les premiers. Quitte à se faire malmener par les chasseurs français en représailles, mais il sera trop tard.

L'AVG n'existe pas encore en février 1941, d'accord. Je pourrais reporter l'événement à l'automne 1941, mais ça me pose des problèmes en chrono française. Je vais y réfléchir.
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