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Odyssée: comme la vigie du navire...
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patrikev



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MessagePosté le: Dim Juil 04, 2010 22:59    Sujet du message: Odyssée: comme la vigie du navire... Répondre en citant

Récit FTL Shocked

[Date rectifiée : 3 janvier 1941]

Monsieur le conseiller principal d’ambassade Rudolf Rahn range dans son tiroir la chemise WP 40.12.3, qui sera plus tard cotée sous un numéro interminable lors du procès de la Wilhelmstrasse. La veille, il a eu Ribbentrop en personne au téléphone. Le ministre est nerveux, comme toujours. La rencontre [Goering-Mussolini du 30 décembre s’est bien déroulée], et pour qui sait lire entre les lignes, il est clair que le Führer a décidé de remettre en selle son allié après ses déconvenues des derniers mois. Autrement dit, frapper un grand coup en Méditerranée. « Préparez-moi quelque chose qui ait de l’allure, Rahn. Cette fois, pas question de nous faire devancer par Goering ou Canaris ».

Très bien. Le conseiller principal Rahn fait un tour d’horizon du bureau qu’il occupe provisoirement : celui du commandant du fort Saint-Nicolas. Il se sent plus en sûreté ici que dans son consulat, décidément trop exposé. Marseille n’est pas sûr. Il n’y a pas encore eu d’attentat, mais des graffiti, des tracts, et on a encore découvert une cache d’armes. Le Vieux Port, surtout, passe pour un vrai coupe-gorge. Il faudra raser tout ça, un jour…

Il appuie sur une sonnette, et les deux Feldgendarmes font entrer l’homme. De taille médiocre, une barbe hérissée sur son menton un peu lourd, le corps maigre flottant dans son uniforme de détenu, qu’il porte avec fierté comme si c’était un costume du meilleur tailleur. Tzigane, pense Rahn. Non, d’ailleurs, les yeux bleus très vifs indiquent un mélange lointain… Vandale, Berbère, Albanais ? Peu importe.

- Bonjour, Monsieur le… Par quel titre dois-je vous désigner ?

- Appelez-moi le comte de Monte-Cristo, s’il vous plaît. Les Français m’ont oublié dans mon cachot marseillais, comme Edmond Dantès. Vous permettez ?

- Asseyez-vous, je vous prie. Conseiller principal Rahn, consul du Reich à Marseille. Une cigarette ?

L’homme s’assied et refuse poliment l’étui. Le conseiller Rahn va droit au but. Le Grand Reich allemand, protecteur des peuples opprimés, a décidé d’émanciper les Arabes qui gémissent sous la tyrannie française et anglaise. Il a cru comprendre que l’homme voulait se venger des Français ?

L’homme, d’abord réticent, s’anime peu à peu. Il parle du guet-apens des Français qui l’ont arrêté au début de la guerre, lui et ses amis. Il parle du colonialisme, de son combat pour la liberté, de Peyrouton, le « maniaque dangereux », le « satrape », que les Français ont encore remis en place comme résident général… Rahn hoche la tête.

- En effet, cher Monsieur, les Français ont pris la fuite. Ils ont perdu tout leur territoire, ils ne vont plus tenir longtemps... Pensez-vous que l’Allemagne va gagner la guerre ?

- Nous avons intérêt à être du côté des vainqueurs, c’est évident.

L’homme ne cesse de parler, de quantité de choses, de Paris, de l’Afrique du Nord, de littérature, de son besoin urgent de vêtements neufs, des paysages de Kroumirie comparés à ceux de l’Allemagne du Sud, puisque le conseiller Rahn est d’Ulm… La conversation se prolonge pendant deux ou trois heures. Enfin, le conseiller Rahn ordonne aux Feldgendarmes de ramener l’homme dans sa cellule, et de lui fournir un barbier et des vêtements convenables.

Une fois seul, il prend son stylo et réfléchit à ce qu’il va écrire dans son rapport. Il se rend compte qu’en trois heures, l’homme n’a rien dit de précis, ne s’est engagé à rien et n’a rien annoncé de ses intentions. Il note sur son carnet : Aalartig, « glissant comme une anguille ».


Dernière édition par patrikev le Mer Juil 14, 2010 02:17; édité 2 fois
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Juil 11, 2010 11:04    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai déplacé le sujet en 1941, afin de pouvoir plus facilement l'inclure dans la Chrono.
Je recommande le 7 janvier 1941.
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Casus Frankie

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patrikev



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MessagePosté le: Dim Juil 11, 2010 15:10    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
J'ai déplacé le sujet en 1941, afin de pouvoir plus facilement l'inclure dans la Chrono.
Je recommande le 7 janvier 1941.


Pas d'objection en principe. J'avais choisi la date en fonction de la rencontre Hitler-Mussolini, mais je peux prendre un autre fait de référence. Il faudra juste que je reprenne un peu le début.

@ Carthage. L'épisode devrait être terminé assez vite, probablement un peu avant Merkur.
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patrikev



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MessagePosté le: Mer Juil 14, 2010 01:53    Sujet du message: Répondre en citant

Mad Récit FTL:

11 janvier 1941.

Dans le ronflement de ses trois moteurs dont deux valides, le CANT Z-506 se pose en soulevant des gerbes d’eau sur le bassin portuaire de Bari. Un canot à moteur, au pavillon vert-blanc-rouge frappé d’un écusson, [vient prendre l’hydravion en remorque et le tire vers les hangars. Une fois l’appareil au sec], en descendent un officier allemand, un officier italien, deux soldats italiens déplaçant une lourde caisse avec un palan, et deux civils à l’allure hésitante, à la peau tannée, clignotant des paupières sous le pâle soleil de janvier.

Le canot amène tout ce monde à terre. Ils sont attendus par un homme en uniforme de la marine italienne, qui ressemble à une version imberbe de César Borgia, et par un civil en chemise noire qui pourrait incarner l’Uomo Qualunque, l’homme quelconque des statistiques. Ils échangent des saluts, bras dessus-bras dessus. C’est César Borgia qui pose la première question.

- Monsieur le conseiller… Commandant… Je vois que vous nous ramenez de belles prises ?

- Encore meilleures que vous ne l’imaginez, Prince. Figurez-vous qu’en explorant les fameuses caves de Cognac, en compagnie de son excellence le contre-amiral Parona, nous avons eu le plaisir de trouver non seulement de l’excellent cognac, mais un lot de pointeurs d’artillerie que ces idiots de Français avaient caché dans un foudre pendant leur déroute de juin. Nos techniciens de la base nous dirons s’ils peuvent s’adapter à nos canons. Et nous avons trouvé encore mieux : une arme qui va porter le feu, la flamme et la folie en Tunisie. A qui la Tunisie ? A nous !

- Passionnant. Ce sont les hommes dont vous m’avez parlé ? Vous m’excuserez, mais j’ai une opération urgente en cours et je dois vous laisser. Le docteur Occhipinti sera plus qualifié que moi pour accueillir nos hôtes.

Un bref salut militaire, et le prince les plante là. Le docteur, puisque c’est son titre, se tourne vers les deux civils. Le premier, un homme au menton fort, au complet bien coupé, paraît être le plus important des deux. Il est occupé à réconforter le second, un binoclard très maigre qui a visiblement souffert du mal de l’air. Le docteur salue en français le plus vaillant des deux.

- Si vous permettez, Monsieur…

- Halil Arberi. Mon nom ne doit pas être très connu ici.

- Comme vous voudrez. Je suis ici pour vous saluer au nom du Duce et vous présenter les puissants moyens que la nation italienne met à votre disposition. Je ne doute pas que le vostre rivendicazioni nazionali potrebbero armonizzarse colle nostre legittime aspirazioni in Tunisia. Prenez place.

La voiture du docteur conduit les deux étrangers vers un autre secteur de la base. Ils passent plusieurs postes de garde, et entrent dans un bâtiment où plusieurs hommes, la plupart en civil, crient et se querellent avec tous les accents de la Méditerranée. Le soi-disant Halil Arberi demande d’une voix douce si quelqu’un peut le mettre au courant des derniers événements. Un des personnages présents, un bel homme à la moustache fine, lui répond en arabe avec l’accent syrien:

- Les infâmes Anglais ont repris leur attaque contre l’Ethiopie musulmane, défendue par l'épée italienne ! Mais l’Ethiopie est une forteresse, les Anglais seront écrasés!

Un autre, un barbu en tunique blanche et au regard lourd, lui coupe la parole avec l’accent égyptien:

- Les enfants de Bilal, le premier muezzin, répondront à l’appel de leurs frères ! Nous jetterons l’effroi dans le cœur des incroyants, parce qu’ils ajoutent à Dieu des dieux qu’il n’autorise pas ! Ils n’auront que le feu pour refuge!

Un troisième, en uniforme, avec une épaisse moustache et l’accent irakien, l’interrompt :

- Ce n’est plus qu’une question de jours, et le glorieux Rachid Ali joindra les forces de l’Irak à celles du Duce ! Dans peu de semaines, les deux armées invincibles feront leur jonction aux portes du Caire!

Un quatrième, avec une chevelure épaisse et l’accent libyen, lance d’une voix stridente :

- Le traître Tayeb el Okbi, vendu aux Français, a parlé à la radio des mécréants ! Il s’est adressé aux fidèles du Jour du Sacrifice et aux pélerins de la sainte Kaaba, pour leur dire que le combat des Français était celui de la liberté! Mais c’est lui qui sera lapidé, le menteur hypocrite! Le Duce marchera contre lui en brandissant l’épée de l’Islam!

Les hommes parlent tous à la fois, et chacun propose son plan infaillible pour unir la nation arabe et rejeter à la mer les Anglais maudits et les Français damnés. Personne n’entend plus personne, et c’est en vain qu’une porte matelassée, entrouverte sur un côté de la salle, porte un écriteau :

SILENZIO – STUDIO DI REGISTRAZIONE

Le soi-disant Halil Arberi fait un geste d’excuse polie et s’éclipse discrètement, entraînant avec lui l’Allemand, l’Uomo Qualunque et le binoclard. Ils referment sur eux la porte du studio. On n’entend plus que confusément les disputes à l’extérieur. Le nommé Arberi met en marche un grammophone, d’où sort un refrain joyeux de rumba tripolitaine. Il peut alors présenter ses revendications.

- Il n’est pas question que je parle à la radio maintenant. Ma voix est trop connue. Si je parle, le satrape va faire emprisonner tous mes amis, et je ne pourrai plus rien faire. Je dois établir le contact avec eux, et leur envoyer les consignes pour qu’ils passent en clandestinité totale.

- Nous l’avons prévu, répond l’Uomo Qualunque. Le prince va préparer une embarcation pour déposer votre envoyé sur la côte d’Afrique. Vous n’aurez qu’à nous dire l’endroit.

- Nous sommes en train de former un radiotélégraphiste en langue arabe, ajoute l’Allemand. Nous lui confierons un de nos nouveaux postes émetteurs, et vous pourrez rester en permanence en contact avec vos hommes.

- Je l’espère bien. D’ici là, je dois me mettre au courant des derniers développements en Tunisie. Je suis resté trop longtemps isolé dans ma cellule.

- Nous vous fournirons tout le nécessaire. Votre logement est déjà préparé. Il est un peu étroit, car nous sommes dans une base militaire, mais nous vous certifions que dans six mois tout au plus, vous dormirez au palais du Bardo.

- Je n’en doute pas. De mon côté, avec mon fidèle Salah, je préparerai un plan d’action complet.


[Passage en italien corrigé par Folc.]


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patrikev



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MessagePosté le: Mer Juil 14, 2010 02:02    Sujet du message: Répondre en citant

Whistle Récit FTL:

Du 12 janvier au 4 février 1941.

Les jours passent. La base de Bari continue de bourdonner comme un essaim de guêpes. Des escadrilles de bombardiers font escale, certains frappés de la croix noire. Les présentateurs de l’Agenzia d’informazioni arabo-orientali ne cessent d’annoncer de nouvelles défaites des Anglais et de leurs mercenaires. Pourtant, on sent comme une hésitation dans leurs tirades. Les Anglais ont été battus devant Gondar, puis devant Asmara, enfin devant Massaoua, c’est-à-dire qu’à chaque déroute, ils se rapprochent un peu plus du centre de l’Ethiopie italienne. Rachid Ali ne donne pas de ses nouvelles et ne semble plus aussi pressé de se joindre aux forces du Duce.

Pendant ce temps, Arberi et son compagnon, dont on a fini par savoir qu’ils étaient tunisiens, se mêlent peu aux autres. Ils restent entre eux la plupart du temps, à bavarder et faire la cuisine. Arberi a un réel talent de cuisinier. De temps en temps, en épluchant les légumes, il fredonne avec l’accent du bled:

- Rradio Bari ment, Rradio Bari ment, Rradio Bari i-t-allemand (*)…

En se promenant sur la terrasse du fort, il a l’occasion de sympathiser avec le maréchal de réserve de deuxième classe Arnautù, de la défense anti-aérienne. Ils découvrent qu’ils sont tous deux de lointaine origine albanaise, ce qui les rapproche. Le maresciallo est triste : il est marié en Tunisie, sa femme et ses bambini sont restés là-bas, et il a eu la malchance de se trouver en Italie juste le jour de la mobilisation. Arberi comprend très bien. Lui-même a sa femme et son ragazzo en Tunisie. On se montre les photos, Gabriele et Teresa qui sont si mignons, et le jeune Habib qui est déjà grand garçon. Le maresciallo aime la bonne cuisine et il sait où on peut trouver du bon poisson au marché noir.

Un matin, le maresciallo arrive complètement paniqué. Lui et sa batterie de 90/53 vont partir pour la Toscane, sûrement pour une opération contre la Corse et la Sardaigne. S’ils débarquent dans les îles, ce sera un carnage.

- Ce ne sera pas forcément la mort, maresciallo. Il y en a qui sont fait prisonniers, comme en Libye…

- C’est pire ! On m’enverra dans le désert à casser des cailloux! Je ne reverrai jamais mes petits.

Le Tunisien prend un air pensif. Puis il confie au maresciallo qu’il a au pays quelques relations bien placées qui…


__________

(*) Récit de l’intéressé à la journaliste Georgette Elgey, Le Monde, 24/04/1947. Cependant, d’après les archives sonores de Radio-Alger, c’est seulement le 2 mars 1941 que Pierre Dac aurait lancé le célèbre refrain : « Radio-Paris ment, Radio-Paris ment, Radio-Paris est allemand »


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patrikev



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MessagePosté le: Mer Juil 14, 2010 02:09    Sujet du message: Répondre en citant

Mr. Green Récit FTL:

« Comme la vigie du navire, il faut que quelqu’un accepte des risques pour assurer une bonne traversée à ceux qui sont embarqués avec lui… » Une tempête en mer est une bonne occasion pour citer ses classiques, ici saint Augustin d’Hippone. Mais les phrases latines n’empêchent pas les vagues de se ruer avec rage dans la petite barque. Trois hommes crient en arabe ou en italien tout en écopant. L’un a perdu ses lunettes, l’autre veut revoir ses bambini, et le troisième pense à saint Augustin. Le patron de la barque, dont on ne sait pas trop s’il est pêcheur, contrebandier ou les deux, tient le cap de son mieux et grommelle dans une langue oubliée.

Au moment où la tempête redouble et où la barque s’enfonce dangereusement par l’arrière, une haute silhouette sombre apparaît entre les vagues. Le torpilleur La Pomone émerge et ralentit juste assez pour leur jeter un câble. En quelques minutes, les hommes, trempés jusqu’aux os, changent de bord tandis que la barque disparaît.

Devant le capitaine, un des naufragés, qui semble le porte-parole du groupe, lève son menton large et fixe l’officier de ses yeux bleus.

- Capitaine, je suis Habib Bourguiba. Je suis représentant du peuple tunisien, et ma femme est citoyenne française.
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patrikev



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MessagePosté le: Mer Juil 14, 2010 02:13    Sujet du message: Répondre en citant

Laughing Récit FTL:

L’évasion de Bourguiba ne tarde pas à devenir aussi fameuse chez les Arabes que celle du général Giraud chez les Européens. Des chansons et des images populaires illustrent l’épisode. Tout de même, certains émettent des doutes. Son évasion en est-elle bien une ? Après tout, il a été en contact avec les services d’espionnage ennemis… Les intrigues et les médisances vont bon train. Le vieil Ahmed Bey, conseillé, dit-on, par le « satrape » en personne, refuse de le recevoir. Et puis, par un heureux hasard, Bourguiba se trouve sur les quais de Bizerte le jour où la Marine ramène au port un volumineux cargo présumé ennemi. Se rappelant de sa profession d’avocat, il soutient les droits du Bey sur la cargaison. La procédure traîne en longueur, mais on recommence à parler de lui au palais, et sous un jour plus favorable.

- Tu vois, Salah, ce bon docteur nous l’avait dit : dans six mois, nous entrerons au Bardo.


___________

[Pour la suite des aventures de Bourguiba, voir "Unité d'élite" par Carthage, p.24 http://www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?t=373&postdays=0&postorder=asc&start=345 ]


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raven 03



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MessagePosté le: Mer Juil 14, 2010 07:19    Sujet du message: Répondre en citant

bonjour,
juste un petit detail:
le Cant Z506 est un hydravion à flotteurs,donc on descend par l'echelle sur le susdit flotteur et ensuite on peut monter dans le canot.
Sinon il faudrait utiliser un Macchi MC 94 ou MC 100 voire un Savoia S66 qui eux sont des hydros à coque.

autre detail le grade de Maresciallo n'est-il pas equivalent à celui d'adjudant et non Marechal ?

amicalement


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Capitaine caverne



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MessagePosté le: Mer Juil 14, 2010 08:36    Sujet du message: Répondre en citant

C'est pas encore au niveau de la saga des joyeux, mais il y a de l'idée. J'attend le comblement des trous du récit avec impatience
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Juil 14, 2010 09:13    Sujet du message: Répondre en citant

Fort intéressant, à relire avec attention...
J'ai déjà un petit détail, moi aussi : "l'Ethiopie musulmane" ? Je ne crois pas, non... Wink

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Casus Frankie

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folc



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MessagePosté le: Mer Juil 14, 2010 10:11    Sujet du message: Répondre en citant

patrikev a écrit:
Mad Récit FTL:

11 janvier 1941.

- Comme vous voudrez. Je suis ici pour vous saluer au nom du Duce et vous présenter les puissants moyens que la nation italienne met à votre disposition. Je ne doute pas que gli vuestri rivendicazioni nazionali potrebbo armonizzare con le nostre legittime aspirazzioni in Tunisia. Prenez place.


Oserais-je suggérer : le vostre rivendicazioni nazionali potrebbero armonizzarse colle nostre legittime aspirazioni in Tunisia ?
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patrikev



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MessagePosté le: Mer Juil 14, 2010 11:12    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Fort intéressant, à relire avec attention...
J'ai déjà un petit détail, moi aussi : "l'Éthiopie musulmane" ? Je ne crois pas, non... Wink

(que celui qui n'a jamais loupé te jette la première pierre)


"L'Éthiopie musulmane" est le titre d'une brochure de propagande du Syrien Tayssir Zabian Kaylani, diffusée par la propagande fasciste. Mussolini se présentait, à l'intention de l'opinion arabe, comme le défenseur des Musulmans (Somalis, Danakils, Oromos, etc) contre la féodalité chrétienne amharique. J'ai emprunté ce détail, et pas mal d'autres, à "La Méditerranée fasciste" de Juliette Bessis. Je pense que tout le monde a compris que l'équipe de Radio-Bari se compose d'exilés très idéologiques et très déconnectés de la réalité.


folc a écrit:
patrikev a écrit:
Mad Récit FTL:

11 janvier 1941.

- Comme vous voudrez. Je suis ici pour vous saluer au nom du Duce et vous présenter les puissants moyens que la nation italienne met à votre disposition. Je ne doute pas que gli vuestri rivendicazioni nazionali potrebbo armonizzare con le nostre legittime aspirazzioni in Tunisia. Prenez place.


Oserais-je suggérer : le vostre rivendicazioni nazionali potrebbero armonizzarse colle nostre legittime aspirazioni in Tunisia ?


Merci. Mon italien est vraiment très mauvais, je vais corriger. Mais "con le" est bien dans l'original.

Pour l'hydravion, je vais voir ce que je peux faire. Si quelqu'un a d'autres indications sur le matériel et la hiérarchie de l'Axe, elles seront les bienvenues.

J'aurais peut-être dû préciser que ce récit se fonde d'abord sur le témoignage FTL du principal intéressé, et qu'il peut comporter quelques lacunes embarrassantes. Il y aura sûrement des controverses là-dessus.
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raven 03



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MessagePosté le: Mer Juil 14, 2010 14:12    Sujet du message: Répondre en citant

re ,


A ta disposition pour tout ce qui vole.(axe ou alliés)
Je ne suis pas trop mauvais sur les generalités pour les reponses de memoire et avec un peu de delai si il faut plonger dans la doc.

Pour le Z 506, le passage par l'echelle et le flotteur en janvier meme dans un port risque d'etre très humide et acrobatique pour des non habitués.
Ca risque de finir par un gros PLOUF.... Laughing
Je recommande un remorquage de l'hydro à quai ou une mise à sec avant debarquement des passagers.

amicalement
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patrikev



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MessagePosté le: Mer Juil 14, 2010 16:22    Sujet du message: Répondre en citant

raven 03 a écrit:
r
Pour le Z 506, le passage par l'echelle et le flotteur en janvier meme dans un port risque d'etre très humide et acrobatique pour des non habitués.
Ca risque de finir par un gros PLOUF.... Laughing
Je recommande un remorquage de l'hydro à quai ou une mise à sec avant debarquement des passagers.

amicalement


Pas d'objection. D'ailleurs, avec les caisses à débarquer, c'est plus sûr.

Quelqu'un a-t-il une météo assez précise avec la date d'une tempête en mer Ionienne? Elle devrait se situer un peu avant Merkur, fin janvier-début février.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Juil 14, 2010 19:39    Sujet du message: Répondre en citant

"L'Éthiopie musulmane" est le titre d'une brochure de propagande du Syrien Tayssir Zabian Kaylani, diffusée par la propagande fasciste. Mussolini se présentait, à l'intention de l'opinion arabe, comme le défenseur des Musulmans (Somalis, Danakils, Oromos, etc) contre la féodalité chrétienne amharique.

Fort intéressant - mais à signaler, donc, car pas très très connu.
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