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Résistance dans les Balkans (anciennes discussions)
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patzekiller



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MessagePosté le: Ven Juil 16, 2010 20:03    Sujet du message: Répondre en citant

en 45, à mon avis, tout doit etre faisable dans ce coin...il suffit d'un semblant de debarquement (plutot mise à terre ici) pour que les teutons decrochent pour se replier sur l'autriche de peur d'etre coupés par les russes et les alliés se tendant la main
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patrikev



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MessagePosté le: Mer Juil 28, 2010 22:00    Sujet du message: Répondre en citant

Je n'ai pas eu tout le temps que j'aurais voulu pour approfondir les Balkans, il faut vraiment que je m'y remette, au moins pour la chrono 1941. Un petit lien tout de même pour faire le point sur le rôle très controversé de Mihailovic:

http://balkans.courriers.info/article15594.html

Tito pourrait avoir en 1941 FTL un peu la même position que Charles Tillon: la direction (à son niveau, le Komintern) l'autorise à partir en franc-tireur, en indépendant, en se réservant de le désavouer s'il échoue et de le décorer s'il réussit. Son indépendance (au moins apparente) vis-à-vis de Moscou devrait lui éviter un heurt trop rapide avec les royalistes.
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Capitaine caverne



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MessagePosté le: Mer Juil 28, 2010 22:52    Sujet du message: Répondre en citant

patrikev a écrit:

Tito pourrait avoir en 1941 FTL un peu la même position que Charles Tillon: la direction (à son niveau, le Komintern) l'autorise à partir en franc-tireur, en indépendant, en se réservant de le désavouer s'il échoue et de le décorer s'il réussit. Son indépendance (au moins apparente) vis-à-vis de Moscou devrait lui éviter un heurt trop rapide avec les royalistes.


Sauf que Tito n'est pas Tillon et ne joue pas dans la même catégorie politiquement parlant. Tillon est un cadre important du PCF mais relativement peu connu et très sacrifiable. Tito est le chef des communistes yougoslaves, c'est un personnage public qui est censé prendre ses ordres de Moscou et ne pas prendre d'initiatives stratégiques. OTL, Staline était un maniaque obsédé par le contrôle de ses troupes, politiques commes militaires. Des ordres clairs ont été transmis à travers toute l'europe pour eviter tout geste qui être interprété comme une provocation vis à vis des allemands, ce qui était censé éviter de leur fournir un prétexte pour attaquer. Les dissidents ayants problèmes d'éspérance de vie. OTL, Staline n'a jamais pardonné à Tito sont indépendance d'esprit et sa liberté de pensé/action pendant la guerre. FTL, avec une URSS en guerre plus d'un an après l'écrasement de la yougoslavie et un Tito tout aussi actif qu'historiquement, Staline devrait déjà être bien irrité des actions Titistes en Mai 1942. Et vraiment en colère à la fin de la guerre lorsqu'il saura pour les négociations avec les royalistes.
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gaullien



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MessagePosté le: Mer Juil 28, 2010 23:20    Sujet du message: Répondre en citant

finalement la neutralité que staline avait voulut imposer au PC des pays occuper soit disant pour ne pas provoquer les allemands n'a servit à rien puisque que hitler avait décider de prèparer l'envasion de l'URSS dès la fin de la campagne de france!
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patrikev



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MessagePosté le: Jeu Juil 29, 2010 06:31    Sujet du message: Répondre en citant

Capitaine caverne a écrit:
patrikev a écrit:

Tito pourrait avoir en 1941 FTL un peu la même position que Charles Tillon: la direction (à son niveau, le Komintern) l'autorise à partir en franc-tireur, en indépendant, en se réservant de le désavouer s'il échoue et de le décorer s'il réussit. Son indépendance (au moins apparente) vis-à-vis de Moscou devrait lui éviter un heurt trop rapide avec les royalistes.


Sauf que Tito n'est pas Tillon et ne joue pas dans la même catégorie politiquement parlant. Tillon est un cadre important du PCF mais relativement peu connu et très sacrifiable. Tito est le chef des communistes yougoslaves, c'est un personnage public qui est censé prendre ses ordres de Moscou et ne pas prendre d'initiatives stratégiques. .


On pourrait presque dire le contraire. Tillon est un personnage très visible, mutin de la mer Noire, animateur de mouvements sociaux, député. Il appartient au parti français, qui a une forte visibilité dans le communisme international: en 1939, c'est pratiquement le deuxième du monde, depuis que les partis allemand, italien et espagnol sont hors jeu.

Tito, lui, est le chef d'un petit mouvement clandestin dans un petit pays, la Yougoslavie, que Staline lui-même a du mal à situer sur la carte. A part son procès de 1928, il a fait peu d'apparitions publiques, et il vit sous une série de pseudonymes. Il est devenu chef du PC yougoslave un peu par défaut, grâce au fait que la première génération de cadres a été exterminée par les purges (auxquelles, en stalinien zélé, il a lui-même contribué).

Évitons les anachronismes: c'est la guerre et le maquis qui ont fait de Tito un chef de premier plan et lui ont permis, plus tard, d'avoir le prestige nécessaire pour s'opposer à Staline. En avril 41, c'est tout à fait un "pion sacrifiable".

Capitaine caverne a écrit:
OTL, Staline était un maniaque obsédé par le contrôle de ses troupes, politiques comme militaires. Des ordres clairs ont été transmis à travers toute l'europe pour eviter tout geste qui être interprété comme une provocation vis à vis des allemands, ce qui était censé éviter de leur fournir un prétexte pour attaquer. Les dissidents ayants problèmes d'éspérance de vie. OTL, Staline n'a jamais pardonné à Tito sont indépendance d'esprit et sa liberté de pensé/action pendant la guerre. FTL, avec une URSS en guerre plus d'un an après l'écrasement de la yougoslavie et un Tito tout aussi actif qu'historiquement, Staline devrait déjà être bien irrité des actions Titistes en Mai 1942. Et vraiment en colère à la fin de la guerre lorsqu'il saura pour les négociations avec les royalistes.


En effet, il y a un gros problème de vraisemblance dans la FTL que j'ai également signalé. Tito aurait dû être exclu du parti et éliminé. Mais admettons que son coup d'audace soit un succès et qu'il réussisse son insurrection (et en 1941, ce n'est pas gagné d'avance): je crois que Staline est assez réaliste pour pardonner une désobéissance sur un théâtre d'opération mineur et pour le réintégrer dans la galaxie moscovite, comme il l'a fait pour Mao.

De son côté, Tito doit tenir compte des réalités stratégiques, et il peut prévoir, en 1943, que les Soviétiques seront probablement à Belgrade avant les Occidentaux. Il a aussi intérêt à une réconciliation. Dans l'immédiat après-guerre OTL, Tito est encore un fidèle stalinien malgré quelques incartades. Ce n'est qu'après avoir beaucoup consolidé son pouvoir personnel qu'il courra le risque d'une rupture.
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patrikev



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MessagePosté le: Dim Aoû 01, 2010 17:18    Sujet du message: Répondre en citant

J’ai pas mal travaillé sur la chronologie des débuts de la résistance yougoslave, en tenant compte de trois facteurs :

- Invasion allemande plus tardive en FTL qu’en OTL (mai 41 au lieu d’avril), donc pas de résistance avant cette date.
- Les Alliés s’accrochent plus longtemps à la Grèce continentale (évacuation du Péloponnèse début juillet), ce qui encourage la résistance royaliste.
- Barbarossa reportée à mai 42, donc beaucoup plus de troupes allemandes disponibles jusqu’à cette date.

C’est un ensemble de propositions à discuter, il y a beaucoup d’incertitudes aussi bien sur les rapports entre mouvements yougoslaves que sur les choix des Français et de leurs alliés : lequel doit être soutenu en priorité, lequel sera le plus efficace contre les Allemands, comment envisage-t-on l’avenir de la Yougoslavie après la guerre. Je m’en suis tenu à la phase 1941-début 1942, jusqu’à Barbarossa.


7 mai 1941:
les Allemands entrent à Zagreb. Proclamation d’un Etat indépendant de Croatie, qui inclut la Bosnie-Herzégovine, mais qui est privé d’une partie de la côte dalmate, annexée par l’Italie. Après quelques tractations entre puissances de l’Axe, Ante Pavelic, le poglavnik (conducteur) des Oustachis, en prend la tête le 10 mai. Juriste de formation, il se dit très soucieux de lois, et ses partisans jurent de « toujours respecter la constitution et les lois du peuple croate ». Aussi s’empresse-t-il de légiférer : sur la protection du « sang aryen » des Croates le 30 mai (30 avril OTL), de leur « culture aryenne » le 4 juillet (4 juin OTL). Les parcs, restaurants et tramways de Zagreb sont interdits « aux Serbes, aux Juifs, aux Tziganes et aux chiens ».

15 mai : après une valeureuse résistance à Kumanovo, les forces alliées se replient et évacuent le territoire yougoslave.

4 juillet (4 juin OTL) : réunion à Zagreb présidée par l’Obergruppenführer Siegfried Kasche. Il est décidé de déporter plusieurs dizaines de milliers de Slovènes du Reich et plusieurs dizaines de milliers de Serbes de Croatie vers la Serbie. Kasche, chef SA, rescapé de la purge Röhm en 1934, montrera tant de zèle dans ses fonctions qu’il sera proposé l’année suivante pour les fonctions de « commissaire du Reich en Moscovie » (vrai en OTL)

10 juillet (9 juin OTL) :
Pavelic est reçu par le Führer, qui est d’une humeur massacrante : le naufrage d’un pétrolier italien vient de l’obliger à reporter son offensive aérienne contre la Crète. Cependant, il encourage le poglavnik dans sa volonté de « nettoyer » la Croatie. Il promet aussi la création d’une flottille croate en mer Egée, puisque les Croates, bons marins, se voient interdire l’accès de l’Adriatique par la volonté des Italiens.

Cependant, les Oustachis n’ont pas attendu la sanction du Führer pour commencer leur politique de terreur contre les Serbes. Dès les 27-28 mai (27-28 avril OTL), 184 villageois serbes sont fusillés à Gudovac près de Bjelovar (Slavonie), en présence du colonel Kvaternik, n°2 du régime oustachi, en représailles au meurtre de deux agents des forces de sécurité croates. En juin-juillet (mai-juin OTL), les massacres contre les Serbes se succèdent en Krajina et en Bosnie, commis par des Oustachis, mais aussi par des Musulmans bosniaques qui ont des vieux comptes à régler avec les Serbes.

Les Oustachis ferment les églises orthodoxes et détruisent tous les signes de la présence serbe. Certains de leurs chefs encouragent la conversion forcée des Serbes au catholicisme. Mgr Stepinac, chef du clergé catholique croate, montre dans toute cette période une neutralité ambiguë.

23 août (ici, je pense qu’on peut reprendre la chronologie OTL) : ouverture du camp de concentration oustachi de Jasenovac où mourront peut-être un demi-million de Serbes, Juifs et Tziganes.

En Serbie, les Allemands ont eu beaucoup plus de mal à trouver des collaborateurs. Les fonctionnaires royaux restent le plus souvent en poste, mais ils y mettent un manque de zèle caractérisé. Ce n’est que le 1er septembre (la date OTL peut convenir) que le général Milan Nedic accepte la présidence d’un « gouvernement de salut national » sous tutelle allemande.


Dernière édition par patrikev le Lun Aoû 02, 2010 22:44; édité 1 fois
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patrikev



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MessagePosté le: Dim Aoû 01, 2010 17:37    Sujet du message: Répondre en citant

Chronologie de la résistance yougoslave, suite.


Pendant ce temps, la résistance s’organise.

11-12 juin (11-12 mai OTL) : le colonel Draza Mihailovic rassemble quelques compagnons, 7 officiers, 24 soldats et sous-officiers, sur le plateau de Ravna Gora près de Valjevo (Serbie centrale). Ils décident de rassembler les nombreux soldats yougoslaves laissés sur place par l’avance allemande, et de continuer la lutte au nom du jeune roi Pierre II et de son gouvernement en exil, sous le nom d’Armée yougoslave dans la patrie (JVUO). Le vieux nom de Tchetnik (Cetnik), qui désignait les guérilleros contre les Turcs puis contre les Germano-Autrichiens en 14-18, sera le plus employé. Ancien élève de l’Ecole de Guerre à Paris, Mihailovic compte beaucoup sur le soutien de la France. Il peut harceler les forces allemandes et gêner l’acheminement de renforts vers la Grèce.

5 juillet (5 juin OTL). Explosion d’un important dépôt allemand de munitions au fort de Smederevo au sud-est de Belgrade, plusieurs milliers de morts dont le fils du général Nedic. Tous les témoins ayant péri, on ignore s’il s’agit d’un accident et d’un attentat, mais on peut noter la date : au lendemain de la conférence de Zagreb et d’une vague de décrets anti-serbes, et peu après des massacres de Serbes par les Oustachis en Krajina et Herzégovine.

D’autres rassemblements de résistants, plus ou moins spontanés, se forment en divers points du territoire ex-yougoslave, comme dans la forêt de Brezovica, près de Sisak en Slavonie, le 6 juillet (22 juin OTL) puis à Srp en Krajina le 27 juillet (OTL). A cette date, il est difficile de dire s’ils se rattachent aux Tchetniks de Mihailovic ou au mouvement rival qui commence à se dessiner autour de Tito.

27 juillet 1941 (13 juillet OTL) : les Italiens convoquent le parlement monténégrin à Cetinje pour proclamer le rattachement du Monténégro à l’Italie. Insurrection générale de ce petit royaume à forte tradition d’indépendance. Grâce à l’habile diplomatie de Djilas, les insurgés monténégrins soutiendront la cause titiste.

De mai à août (22 juin-23 août OTL), l’ingénieur Slavko Babic, alias Josip Broz, alias Tito, chef du Parti communiste clandestin, est à Belgrade. Comme beaucoup de Yougoslaves, comme le général Simovic, chef du gouvernement national d’avril-mai qui avait rejeté l’ultimatum allemand, il avait compté sur le soutien de la Russie et espéré qu’elle allait déclarer la guerre au Reich. L’inaction de Staline pendant que Hitler écrase l’un après l’autre les peuples slaves, ébranle sa foi communiste. Cependant, il laisse entendre à ses camarades que cette inaction n’est qu’une stratégie pour gagner du temps et que Staline, en fait, lui a donné carte blanche pour préparer en secret une insurrection. Compte tenu de la structure très centralisée des partis communistes et de la culture du secret qui caractérise les clandestins, cet énorme mensonge est accepté. Même s’ils ne sont pas totalement dupes, le Slovène Kardelj, les Monténégrins Djilas et Vukmanovic, le Serbe Rankovic sont aussi impatients d’agir que le Croate Tito. Il faut simplement que le nom de communiste et la référence à Staline n’apparaissent pas dans la propagande du «Parti du Travail», ce qui, d’ailleurs, facilitera le contact avec d’autres mouvements.

Fin août, il est de plus en plus évident que Staline ne va pas s’engager dans le conflit, et le mensonge de la «stratégie d’attente» est de moins en moins tenable. Le 23 août, Tito reçoit un message décourageant de Dimitrov, chef de l’Internationale communiste et oreille du Kremlin pour les questions balkaniques : il n’est pas question que Moscou le suive dans sa stratégie aventuriste.

Une fraction du PC yougoslave, le « groupe de Zagreb » autour d’Andrija Hebrang, fidèle aux consignes de Dimitrov, refuse la ligne titiste et s’entête dans une inaction clandestine.

A défaut de Moscou, Tito a pris des contacts du côté français, surtout avec Charles Tillon, député communiste en rupture de parti qui a suivi une trajectoire comparable à la sienne et qui avait pu rejoindre Alger dès mars 41. Tillon retrouve son siège de député le 2 septembre, entre à la Commission de l’Air le 5 septembre, et multiplie les démarches pour que des armes et du matériel soient parachutés aux Partisans titistes. Mais ceux-ci doivent d’abord faire leurs preuves sur le terrain.

(Bien que Charles Tillon ne soit ni femme ni aviateur, sa carrière de résistant est racontée annexe 45.9, « Des femmes dans l’Armée de l’Air »)

Entretemps, le mouvement des Partisans a pris de l’ampleur, plusieurs groupes armés se sont constitués et ont commis des attentats contre les occupants et leurs collaborateurs, surtout contre les Oustachis haïs. La moisson est passée, ce qui veut dire que les paysans sont disponibles pour d’autres activités. Tito décide de sauter le pas et « aller dans la montagne ». Il songe d’abord à rejoindre Rankovic à Uzice, en Serbie centrale, et même à « libérer » provisoirement cette petite ville pour y proclamer un gouvernement provisoire. Mais il serait en concurrence avec les Tchetniks, et la forte présence des troupes allemandes, sur les dents depuis l’explosion de Smederevo, représente un trop grand risque. (Tito est bon stratège : à partir d’octobre 1941, le ratissage systématique de la Haute Serbie par les Allemands obligera Mihailovic à un attentisme prudent). Sur le conseil de Dedijer, rédacteur en chef du journal clandestin Borba, c’est l’est de la Bosnie qui est retenu. Les Allemands ont choisi de laisser les mains libres à leurs alliés croates, et leur capacité de réaction est plus faible. La propagande de Zagreb affecte de minimiser l’action des « Bandits ». Celle de Moscou est totalement muette sur les affaires intérieures de l’ex-Yougoslavie.

30 septembre-4 décembre (pour cette série d'opérations militaires, les dates OTL conviennent) : Opération Visegrad. Le 13e régiment d’infanterie croate et le régiment de cavalerie de Zagreb tentent, en vain, d’encercler et de détruire les Partisans près de Visegrad sur la Drina, à l’est de Sarajevo.

Les Partisans ont été rejoints par des éléments des Tchetniks, dispersés par l’opération allemande, et par des groupes indépendants qui se méfient du royalisme et du nationalisme grand-serbe des Tchetniks. Leurs zones de maquis s’élargissent dans plusieurs régions du pays. Le 21 octobre à Rogatica, non loin de Visegrad, ils lèvent pour la première fois sur la mairie le drapeau de la « République travailliste yougoslave », deux épis de blé sur fond de drapeau tricolore yougoslave : ils marquent ainsi leur distance avec les royalistes de Mihailovic, et espèrent rallier ceux que leur origine ou leurs opinions éloignent de la monarchie serbe des Karageorges.

9-30 octobre. Les forces allemandes du général Franz Böhme "nettoient" impitoyablement la Serbie centrale et orientale. La répression culmine avec le massacre de Kragujevac le 21 octobre (OTL) : 2 300 à 7 000 victimes selon les sources. L’organisation tchetnik mettra longtemps à s’en remettre, et la stratégie de Mihailovic est de plus en plus critiquée. Plusieurs groupes tchetniks passent en Bosnie, où certains se joignent aux Partisans, tandis que d’autres concluent des armistices locaux avec les Italiens.

3-12 décembre : opération Ozren. Le régime croate, cette fois, met les moyens pour réduire les Partisans le long des rivières Bosna et Sprca. La 4e division d’Infanterie croate, soit 6 581 hommes groupés en 20 bataillons de Domobran (conscrits croates) et 4 ou 5 bataillons d’Oustachis, avec 60 à 70 pièces d’artilleries et 3 trains blindés, perd 350 morts mais parvient à déloger les Partisans de leur base. Tito transfère son QG dans les monts Romania, au nord de Sarajevo.

A Alger, un débat acharné oppose les amis de Tito, autour de Tillon, et les représentants du gouvernement royal en exil, soutenus par des militaires conservateurs comme Giraud. Lors d’une réunion houleuse bien que secrète, il est décidé que des secours massifs seront envoyés aussi bien aux Tchetniks qu’aux Partisans titistes d’ici à l’opération Crusader/Croisade , prévue pour février. « Mais si vous attendez trop, il n’y aura plus personne à soutenir », proteste Tillon.

[Passage en cours de révision. Voir "Yougoslavie: quelle résistance soutenir?"] http://www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?t=618&postdays=0&postorder=asc&start=0

5 au 20 décembre. Un épisode fâcheux va entacher la réputation des Tchetniks : le commandant Sergei Mihailovic (sans lien de parenté avec le colonel, entretemps devenu général) occupe la petite ville de Foca, au sud-est de Sarajevo, et massacre 300 habitants musulmans, accusés de sympathies pour les Oustachis.

Décembre 1941-janvier 1942 (date retouchée). La Ie DI yougoslave libre quitte ses campements de l’Oranais par échelons successifs pour se fixer autour de Benghazi en Cyrénaïque. Les Yougoslaves, même les chefs, ont très peu d'informations sur l'opération qui se prépare. Seuls de rares initiés connaissent son nom: Crusader/Croisade. Les nombreux exercices d'embarquement et de débarquement ne laissent aucun doute: on va en Europe, mais où? Les uns parient pour le Monténégro, les autres pour la Macédoine. Quelques-uns suggèrent le Péloponnèse, mais les soldats yougoslaves éclatent de rire à cette idée: qu'irait-on faire dans ce pays de cailloux, à part baiser des chèvres?

Des officiers yougoslaves et français sont formés dans une base secrète près de Djidjelli, en Kabylie, où ils reçoivent une formation de radios et d’instructeurs de guérilla. Les Yougoslaves ont réquisitionné un village kabyle pour l’entraînement aux opérations de rue. Ils sont frappés par la ressemblance des villages algériens, avec leurs maisons basses et leurs ruelles mal pavées, et ceux de Macédoine ou du Kosovo.

15 au 23 janvier 1942. Opération « Süd-Kroatien I » dans les monts Ozren (ou Romania) au nord de Sarajevo. Les Allemands, après avoir considérablement réduit les maquis tchetniks l’automne précédent, ont rassemblé une force de 30 000 à 35 000 hommes pour ce qui doit être l’action décisive.

Forces allemandes : 3 DI (342e, 718e et une partie de la 714e), le 202e Panzer-Regiment (19 chars)

Forces italiennes : 3e Régiment Alpin

Forces croates : 7 bataillons et 3 compagnies d’infanterie, 5 groupes d’artillerie, 1 compagnie du Génie, la Légion Noire oustachi (3 bataillons) et la milice musulmane Hadziefendic (1 bataillon).

La neige rend les traces des Partisans très repérables par terre ou par air. Cependant, la plupart échappent à l’encerclement. C’est le premier engagement de la Première Brigade Patriotique (Brigade Prolétarienne OTL), unité d’élite comportant une forte proportion d’ouvriers et de mineurs, plus mobiles et moins attachés au terroir que les groupes d’origine paysanne.


21-28 janvier : opérations de l’armée hongroise contre les Partisans yougoslaves en Voïvodine. 3 309 civils sont exécutés. De façon inattendue, le régime hongrois étant beaucoup moins totalitaire que ses alliés, ces massacres donneront lieu à un procès à Budapest et à la condamnation des sous-officiers, les officiers n’ayant pas été poursuivis, les 14 et 23 décembre 1943 (OTL, je ne sais pas à qui est Budapest à cette date en FTL).

28 janvier-2 février : opération « Süd-Kroatien II » dans la même région des monts Ozren/Romania. Les troupes de l’Axe sont éprouvées par l’opération précédente et n’engagent plus que 18 000 hommes. La Légion Noire n’est représentée que par un demi-bataillon, qui incendie plusieurs villages serbes. Cependant, les Partisans doivent évacuer provisoirement le secteur.

Les combats se poursuivent avec acharnement tout au long du printemps. Les relations entre Partisans et Tchetniks se dégradent, et il leur arrive de s’affronter.


Dernière édition par patrikev le Jeu Aoû 05, 2010 21:53; édité 3 fois
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patrikev



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MessagePosté le: Dim Aoû 01, 2010 17:39    Sujet du message: Répondre en citant

Chronologie de la résistance en Yougoslavie, suite.

17 mai 1942 : Barbarossa. L’Allemagne attaque l’URSS sans déclaration de guerre. Staline a prévu l’attaque et ses troupes se replient en bon ordre, mais avec de lourdes pertes.

Le « Groupe de Zagreb » rejoint aussitôt la résistance. Hebrang est arrêté par la police croate. Tito, bon prince, le fera libérer en l’échangeant contre des chefs oustachis capturés. Le PCY ne jouera qu’un rôle mineur dans la coalition des Partisans, mais Tito tient à l’avoir dans son camp pour l’éventualité où les Soviétiques vainqueurs arriveraient à Belgrade avant les Occidentaux.
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Capitaine caverne



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MessagePosté le: Dim Aoû 01, 2010 19:18    Sujet du message: Répondre en citant

Eh bien, je ne me doutais pas que mes personnages aurait un tel succès dans la FTL. Après l'apparition de Sullivan dans la saga des joyeux, Tillon débarque dans celle de la résistance balkanique. Deux choses sont à préciser tout de même:

- 1) Tout d'abord, Tillon n'est pas un communiste en rupture qui fait bande à part. C'est juste un partisan sincère de l'idéologie communiste qui n'a pas abdiqué sa liberté de penser et de parole. Ce qui ne sera pas sans lui causer de gros ennuis OTL/FTL après guerre.

- 2) Sa présence à Alger n'est pas du à une initiative personelle, mais à une mission pour le compte du parti. Elle est secrète mais officielle/officieuse et l'ordre vient de la direction clandestine du PCF.


Sinon le camarade Tillon peut reprendre du service pour donner un coup de main au camarade Tito.

PS. Je ne sait plus de quand cela date OTL, mais la serbie est l'un des rares pays d'europe occupé à avoir perdue sa communauté juive nationale pendant la guerre. Elle a été éliminé entièrement par les nazis en quelques jours et le massacre à fait environ 15000 morts. L'officiel qui s'est chargé de la sinistre besogne s'est même vanté que la serbie était le premier territoire d'Europe "libre de toute présence juive". FTL il faudrait le replacer.
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Dernière édition par Capitaine caverne le Dim Aoû 01, 2010 20:10; édité 1 fois
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patrikev



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MessagePosté le: Dim Aoû 01, 2010 20:06    Sujet du message: Répondre en citant

Exact. Mais cette consigne secrète est ignorée de tout le monde hormis la direction communiste, et chacun (y comprisTito ) fait comme si Tillon était en rupture de parti. Ce qui est un aussi gros mensonge que celui que j'ai attribué, dans l'autre sens, à Tito. D'ailleurs, je n'ai jamais dit que Tito avait rompu avec l'idéologie communiste: il a seulement choisi une voie un peu différente.

Mihailovic, encerclé par des forces allemandes considérables, risque d'avoir une année 1941 très dure. Du coup, Tito peut se dispenser d'une rencontre avec son rival en résistance, et maintenir une durable ambiguité sur ses intentions.
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patrikev



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MessagePosté le: Mer Aoû 04, 2010 19:46    Sujet du message: Répondre en citant

Encore quelques dates importantes pour la chrono:

La bataille des ondes (1) Le calvaire des Tchetniks.

Début septembre OTL, l'unique émetteur radio de Mihailovic réussit pour la première fois à accrocher un navire anglais en Méditerranée (émetteur peu puissant, opérateur novice, méconnaissance des fréquences, etc)

13 septembre OTL, premier échange suivi avec Malte, qui permettra l'envoi du capitaine Duane Hudson et un début d'aide britannique aux Tchetniks.

En FTL, il est possible que les Franco-Britanniques aient un peu mieux préparé leur retraite et qu'ils aient laissé quelques émetteurs à la future résistance royaliste. Mais ce sont des émetteurs du tout début des années 40, lourds, fragiles et très gourmands en électricité (les blindés français de 1940 ne pouvaient émettre que quelques heures par jour, sinon ils tombaient en panne de batteries!). D'autre part, la concentration de troupes allemandes en Serbie, tout au long de l'année 1941, est bien plus forte qu'en OTL: un émetteur repéré peut être cerné et saisi en quelques heures. Il est probable que l'automne 1941 verra une hécatombe d'émetteurs. Dans ma chrono personnelle, je pars de l'idée que c'est seulement à la mi-décembre 1941 que Subasic et le gouvernement royal en exil reçoivent un messager avec des informations un peu précises: Mihailovic et les Tchetniks ont survécu au carnage de "Süd-Serbien I u. II", mais ils ont perdu beaucoup d'hommes, beaucoup d'équipement, et sans doute le peu de matériel radio qu'ils avaient. Ils ont absolument besoin d'une aide parachutée pour coordonner leur action avec celle de leurs alliés.

La bataille des ondes (2) Le repli des Partisans.

En OTL, le PCY dispose d'au moins un émetteur radio, niché à Smederevska Palanka, une petite ville industrielle au sud-est de Belgrade et gardé par un couple de militants, les Ostojic.

Holocauste en Serbie : témoignage de la dernière survivante du camp de Sajmiste
http://balkans.courriers.info/spip.php?page=article&id_article=8764&cdbvisu=8764

C'est probablement par les Ostojic que Tito reçoit le message de Dimitrov le 23 août 1941, qui lui fait comprendre (OTL comme FTL) qu'il n'a aucune aide à attendre de Moscou.

5 octobre 1941 OTL: arrestation des Ostojic. Ils ont pu évacuer à temps l'émetteur et le matériel, mais ils perdent le contact avec le maquis. Tito OTL, à ma connaissance, n'a pas d'émetteur pendant l'hiver 41-42. C'est donc pratiquement à l'aveugle que les Alliés vont lancer leurs premières tentatives de contact vers une résistance sourde et muette.
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patrikev



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MessagePosté le: Mer Aoû 04, 2010 20:16    Sujet du message: Répondre en citant

Encore un ajout de chronologie:

[Un peu retouchée, j'ai trouvé une bonne source pour le Monténégro]

Monténégro

27 juillet- 29 août 1941 FTL (13 juillet-12 août 1941 OTL): insurrection populaire au Monténégro, excitée par la tentative des Italiens d'annexer le royaume. Les Monténégrins ont la fibre héroïque, mais ils se trouvent vite à court de vivres et de munitions. L'insurrection retombe aussi vite qu'elle est venue, malgré les efforts de Djilas. Fin août, les Italiens ont repris à peu près toutes les positions qu'ils occupaient un mois plus tôt.



Octobre:
arrivée de groupes tchetniks, rescapés de Serbie ou formés sur place. Leurs commandants concluent des accords de neutralité avec les Italiens.

1er décembre (FTL et OTL): les Partisans monténégrins tentent de reprendre l'ascendant en attaquant la petite ville de Plevlja, au nord du Monténégro, tenue par une solide garnison italienne.

La date n'a pas porté bonheur aux Partisans: il s'agissait pourtant de la fête nationale de la fondation du royaume de Yougoslavie. Plevlja était défendue par des éléments de la division alpine Pusteria, qui sera, jusqu'au bout, une des meilleures troupes italiennes et tiendra ses positions dans le Monténégro, le Sandjak et l'Herzégovine.

Faute d'artillerie et de tactique, les Partisans (6 000 hommes environ) sont repoussés. Ils ont perdu beaucoup d'hommes et sans doute le plus clair de leurs munitions.

Tito, dans les montagnes de Bosnie, est lui-même menacé d'encerclement et ne peut apporter qu'une aide limitée aux Monténégrins.

Si un ou plusieurs officiers de liaison français débarquent au Monténégro fin décembre, ils vont trouver une population paysanne découragée, des Partisans très mal en point, et des Tchetniks pas forcément amicaux.
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patrikev



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MessagePosté le: Jeu Aoû 05, 2010 23:03    Sujet du message: Répondre en citant

Le gouverneur, le général Alessandro Pirzio Biroli, a une certaine estime pour "l'esprit chevaleresque des Serbes et des Monténégrins". Comme il ne croit pas beaucoup à la victoire de l'Axe, il serait disposé à quelques arrangements avec eux. Mais "Krieg ist Krieg", comme diraient les pénibles partenaires allemands, c'est la guerre et il faut la faire.

Décembre 1941-janvier 1942, le Monténégro est à peu près divisé comme suit:

Cattaro (Kotor) dépend du Commando Supremo de Slovenia e Dalmazia, Supersloda pour les intimes. Il y implante des colons italiens et croates, au grand chagrin de Pirzio Biroli qui déteste les Croates.

Podgorica et Cetinje, les deux capitales, sont tenues par le général Pirzio Biroli qui s'y trouve bien.

Le Sud, hors les villes citées, est le fief de Krsto Popovic, chef des "Verts" ( résistants monténégrins indépendantistes).

Le monastère d'Ostrog, un nid d'aigle entre Podgorica et Danilovgrad, est le QG de Bajo Stanisic, un des chefs du soulèvement de juillet, qui prend ses distances avec les Partisans à compter de janvier 1942. Il s'est mis à son compte avec une petite troupe appelée "Armée nationale de libération du Monténégro et de l'Herzégovine".

Kolasin, au nord-est, est le refuge du colonel Pavle Djurisic, un lieutenant de Mihailovic.

Le reste du pays est tenu par les "Blancs", les résistants monténégrins favorables à l'union avec la Serbie. Leur chef est le général Blazo Djukanovic.

Début mars 1942: tous ces chefs locaux auront conclu des accords avec les Italiens et se consacreront surtout (OTL) à la lutte contre les Partisans.

Pour être complet, il faut encore citer les Vulmentari, les irréguliers albanais armés depuis avril 1941 par le hiérarque fasciste Giuseppe Bottai et qui font volontiers des razzias en pays slave.
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folc



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MessagePosté le: Ven Aoû 06, 2010 09:06    Sujet du message: Répondre en citant

patrikev a écrit:
Le gouverneur, le général Alessandro Pirzio Biroli, a une certaine estime pour "l'esprit chevaleresque des Serbes et des Monténégrins". Comme il ne croit pas beaucoup à la victoire de l'Axe, il serait disposé à quelques arrangements avec eux. Mais "Krieg ist Krieg", comme diraient les pénibles partenaires allemands, c'est la guerre et il faut la faire.


Je me demande si tu n'es pas trop indulgent pour le prince Alessandro Pirzio Biroli (médaillé d'argent au sabre par équipes aux J.O. de 1908, ce qui n'a au demeurant rien à voir avec ce qui nous occupe Think ). Il figure tout de même sur la liste des personnes soupçonnées de crimes de guerre diffusée par le Ministère italien de la Justice le 13 décembre 1946 OTL.
Comme gouverneur du Montenegro, il aurait demandé à ses subordonnés de prendre exemple sur les Allemands "qui se font respecter et estimer dans les territoires qu'ils occupent, où ils se comportent en maîtres, semant le massacre".
En janvier 1942 OTL, Pirzio Biroli décrétait que, en cas d'attentat contre les troupes d'occupation, pour chaque officier italien tué ou blessé seraient exécutés 50 civils monténégrins.
En OTL, gouverneur du Montenegro du 23 juillet 1941 au 13 juillet 1943. Je suppose que, en FTL, il vaut mieux décaler d'un mois et le faire entrer en fonctions au 23 août 1941 (çà ne ne mange pas de pain et çà fait plus réaliste de garder les tatonnements italiens quant à l'administration des territoires nouvellement occupés).
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patrikev



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MessagePosté le: Ven Aoû 06, 2010 17:58    Sujet du message: Répondre en citant

Exact. Comme je travaille sur trop de choses à la fois, je n'avais pas encore tapé la suite de ma note sur Pirzio Biroli. Au début de l'occupation, il a réellement une certaine estime pour ses adversaires, mais cela ne l'empêchera pas de prendre des mesures criminelles.

12 janvier 1942: le Governatore ordonne de fusiller 50 otages pour un officier italien tué, 10 pour un soldat. C'est moins que le tarif hitlérien (100 otages tués par Allemand) mais assez pour le classer comme criminel de guerre.

Je vous disais, une bonne source: "Le Monténégro et l'Italie durant la 2e GM", Antoine Sidoti, CNRS, 2004. J'aurai sûrement d'autres occasions de m'en servir pour les années 1942 et 43.

J'ai encore trouvé un site consacré à l'Axe:

http://fr.academic.ru/dic.nsf/frwiki/19089

La domiciliation en Russie m'a l'air douteuse, mais pour le très peu que j'ai vu, le contenu historique semble fiable.
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