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Raid sur Capraia (par Folc)

 
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Aoû 17, 2009 09:06    Sujet du message: Raid sur Capraia (par Folc) Répondre en citant

Capraia, cette petite île italienne au large du nord de la Corse...
Folc nous a fait un devoir de vacances bien plaisant, histoire d'éviter de présenter les Italiens comme un punching-ball...
Et en attendant du plus consistant ! Pas vrai Folc ?
Twisted Evil


29 septembre
Mer Tyrrhénienne
L’accumulation des succès contre les Italiens ont donné aux Alliés (et notamment aux Français) un sentiment de supériorité sur ces adversaires fort comparable à celui des Allemands sur les dits Alliés. S’ils leur reconnaissent des capacités défensives, ils n’en redoutent guère d’initiatives. Ainsi, les reconnaissances aériennes courageusement menées par des SM.79 ou des Fiat BR.20 (ou du moins les rapports des survivants) ont-elles montré que les Français n’avaient pas rétabli leurs forces aériennes 1, navales et terrestres dans le nord de la Corse sur leur pied antérieur à la campagne de Sardaigne. C’est pourquoi le vice-amiral Aimone di Savoia-Aosta, qui commande la Regia Marina en mer Tyrrhénienne, a envisagé non pas de reprendre la petite île de Capraia, mais d’y effectuer un coup de main. Il s’agirait de faire le maximum de dégâts et de ramener des prisonniers, rabattant ainsi la superbe des « baldanzosi Francesi » 2. Les clichés rapportés par un SM.79 rentré sur deux moteurs montrant que l’ennemi avait entrepris d’installer des batteries légères anti-navires, il était donc nécessaire d’agir sans tarder.
L’entregent du cousin du roi Victor-Emmanuel III lui permet d’arracher en un tournemain l’autorisation de Supermarina et, dans la foulée, la collaboration du Regio Esercito et de la Regia Aeronautica. Au bout du compte, la Regia Marina engage dans l’entreprise une force navale composée de deux unités de la 10e escadrille de contre-torpilleurs, les Libeccio et Scirocco, revenus en Tyrrhénienne après l’évacuation de Tarente, de deux classe Spica de la 10e escadrille de torpilleurs, les Vega et Sirio, la “super-MAS” Stefano Türr 3 et les MAS-530 et 531 (de la 14e escadrille MAS). Contre-torpilleurs et torpilleurs embarquent au total une force d’assaut de 328 hommes : 120 fantassins et autant de Chemises Noires de la 5e Division d’Infanterie Cosseria et 88 fusiliers-marins du régiment San Marco, fournis par le bataillon Grado. Les hommes n’ont pas été choisis au hasard : ils appartiennent à deux unités engagées et éprouvées dans les opérations des Alpes-Maritimes. Avers de la médaille : ils ont l’expérience du combat et quelques comptes à régler avec les Français. Le dimanche 29 septembre, jour de la Saint-Michel, a été retenu comme jour J car la lune en sera à son 28e jour et que la nuit sera donc obscure.
En face, depuis la conquête éclair de Capraia (opération Bicoque), les Français ont porté les effectifs de l’Armée de Terre à une compagnie complète de la 373e DBIA. La Marine Nationale a dépêché 52 hommes, qui doivent occuper le poste d’observation du Monte Arpagna et servir les futures batteries côtières. Trois ont été prévues. Deux (2 x 76 mm chacune), destinées à défendre l’entrée de la baie où se trouve le port de Capraia, doivent être installées sur la Punta di Portovecchio et la Punta del Ferraione. La troisième (2 x 102 mm) doit être placée à côté du vieux fort San Giorgio. Les six pièces et leurs munitions proviennent du maigre butin fait par la Marine en Tripolitaine : ainsi, les canons de 102 ont été récupérés sur l’épave du Monte Gargano et un des 76 sur celle de la canonnière Alula. En fait, si les travaux de terrassement et de maçonnerie sont en cours, aucune des batteries n’est encore en état de combattre, notamment en raison du manque de personnel : les nécessités de recruter un maximum d’hommes pour les unités de combat ont par exemple conduit à dissoudre le régiment régional de travailleurs mis sur pied en Corse ; seules subsistent quelques compagnies de travailleurs, dont l’une est arrivée quelques jours plus tôt à Capraia. Au terme d’un long voyage, les deux pièces de 102 viennent tout juste d’être débarquées sur le quai par la gabare Persévérante, venue de Bastia avec son escorteur, le garde-pêche Socoa.
Bien que désormais convertie aux mérites des vedettes lance-torpilles, la Marine Nationale n’en a pas de disponibles pour être basées en Corse. Les “forces” navales disponibles pour la défense de Capraia se résument donc à l’arraisonneur-dragueur Joseph-Elise (AD154, un chalutier de 113 GRT, resté en Corse après avoir participé à l’évacuation des ports de Provence) et à la minuscule vedette de patrouille auxiliaire Ange-Raphaël (VP58). Par ailleurs, le sous-marin Diamant a mouillé un champ défensif de 16 mines, la pénurie momentanée de ces engins (copieusement consommés depuis le mois de juin) ayant contraint à une certaine parcimonie.
………
Conformément au plan établi, les navires italiens, venant pour plus de discrétion partie de Livourne, partie de Piombino, arrivent en vue de Capraia à 02h00 heure de Rome (00h00 GMT). La Stefano Türr et les deux MAS, qui marchent en avant-garde, surprennent la vedette Ange-Raphaël qui patrouillait à deux nautiques dans l’est-sud-est de la baie. Bien incapable de se défendre, la petite embarcation s’efforce d’attirer ses adversaires vers les mines mouillées par le Diamant tout en lançant des fusées d’alerte (elle n’a pas de radio). Sa tactique est couronnée de succès : la Türr saute sur l’un des engins et, sa coque en duralumin défoncée, coule. Mais l’Ange-Raphaël , qui a deux tués et un blessé et dont le moteur est détruit, n’a d’autre choix que de se saborder pour éviter la capture : les cinq survivants sont secourus par les MAS, ainsi que les marins de la Türr (qui a six morts et disparus). Pendant ce temps, les quatre autres Italiens font un détour qui leur permet d’éviter les autres mines et filent vers l’entrée de la baie. Les torpilleurs doivent aller déposer sur le quai du port les 88 fusiliers-marins et trente Chemises Noires spécialistes de l’assaut. Les contre-torpilleurs débarqueront leurs 210 passagers au moyen de leurs canots, leur tirant d’eau les obligeant à demeurer hors du port.
A 02h39, les deux torpilleurs rencontrent dans la baie le Joseph-Elise, lequel, ayant aperçu les fusées tirées par l’Ange-Raphaël, a appareillé pour aller le soutenir. Le petit chalutier est assommé par les tirs du Vega et du Sirio, qui le canonnent sans ralentir leur course. Désemparé, le Joseph-Elise va être achevé par le Libeccio. De ses quatorze hommes d’équipage seuls trois parviendront à regagner à la nage le rivage de la Punta del Ferraione ; cachés dans les rochers, ils échapperont à la capture.
A 02h42, le Vega entre dans le port, allume ses projecteurs et, bientôt imité par le Sirio, engage au canon le Socoa mouillé le long du flanc tribord de la Persévérante. Très faiblement armés, les deux bateaux français n’ont aucune chance. Ayant reçu plusieurs obus, dont deux à la flottaison, le garde-pêche coule en brûlant. Quant à la gabare, touchée par deux obus de 100 mm et arrosée d’éclats, elle sera sabordée quand des fusiliers-marins du San Marco voudront la prendre d’assaut. A 02h47, les premiers fusiliers et Chemises Noires commencent à débarquer et partent sans tarder à l’attaque.
Pendant ce temps, pour empêcher l’Armée de l’Air de lancer une contre-attaque contre les navires italiens, la Regia Aeronautica lance le premier d’une série de raids confiés aux 82 Fiat BR-20 disponibles des 7e, 13e et 43e Régiments de Bombardement Terrestre 4. Les aérodromes de Calvi, Ajaccio, Borgo et Ghisonaccia sont visés. Les infrastructures son endommagées, mais les avions souffrent assez peu grâce à leur desserrement (exercice dont les débuts de la Campagne de France avaient durement enseigné la valeur aux Français). L’escadrille des Petits Poucets du GC II/4, déplacée d’Ajaccio à Borgo, perd tout de même l’un de ses Curtiss et son Caudron Goëland de liaison. Toutefois, l’objectif principal des Italiens est atteint : les Français ne peuvent réagir contre la force d’invasion de Capraia. L’obscurité de la nuit limite l’efficacité de l’intervention de l’Escadrille de Chasse de Nuit de Corse, qui revendique une victoire sûre (près de Calvi) 5 et deux probables 6. En outre, deux bombardiers tombent sous les coups de la DCA, l’un à Calvi et l’autre à Ajaccio.
A terre, les combats (plutôt une suite d’escarmouches), engagés à la lumière des projecteurs des navires italiens, tournent aisément à l’avantage des troupes assaillantes, plus aguerries et soutenues par l’artillerie des quatre navires de guerre. L’affrontement le plus meurtrier a lieu autour du poste de défense situé sur le chemin du sémaphore : 4 Chemises Noires et huit fantassins français y perdent la vie. Les défenseurs qui peuvent décrocher se retirent en direction du Monte Arpagna. Les Italiens restent maîtres du port, du village de Capraia et de leurs abords, quelques obus bien placés du Libeccio et du Scirocco ayant convaincu la poignée d’hommes qui se trouvaient dans le vieux fort San Giorgio de ne pas s’obstiner. Les soldats italiens peuvent alors, avant de rembarquer, récupérer quelques matériels et détruire, notamment, les deux canons de 102 mm stockés sur le quai du port (non sans avoir constaté avec amertume qu’il s’agissait de pièces italiennes).
A 04h00 (heure italienne), tout est terminé : fantassins, Chemises Noires et fusiliers-marins ont rembarqué sur les torpilleurs et contre-torpilleurs avec leur butin et leurs 54 prisonniers valides (les blessés français sont laissés sur place, y compris celui de l’Ange-Raphaël). Les navires quittent alors Capraia sans traîner, mettant le cap sur La Spezia.
Au total, les Italiens ont perdu un navire, la Stefano Türr. Leurs pertes humaines s’élèvent à 14 tués et 21 blessés pour le Regio Esercito, plus six morts et un blessé pour la Regia Marina ainsi que 10 tués, 4 blessés et 6 prisonniers pour les bombardiers de la Regia Aeronautica. Les pertes françaises sont bien plus lourdes. La Marine Nationale perd quatre petits bateaux 7, 22 tués, 7 blessés et 14 prisonniers. Quant aux fantassins, 19 ont été tués, 24 blessés et 40 faits prisonniers, sans compter 2 tués et 3 blessés parmi les travailleurs.
Au lever du jour, l’Armée de l’Air veut réagir, mais le temps de remettre en état les pistes de Calvi et d’Ajaccio Campo dell’Oro, la force assaillante a eu le temps de disparaître et il faudrait des reconnaissances aléatoires pour la retrouver. Pressés néanmoins de faire quelque chose, les aviateurs montent un raid de jour contre l’île d’Elbe.
Neuf bombardiers Douglas DB-7 du GB II/32 et 8 Martin 167F du GR I/32, opérant d’Ajaccio, sont envoyés contre l’île sous l’escorte de 12 Curtiss H-75 du GC I/5 et de 10 Curtiss des Petits Poucets (GC II/4). La formation atteint l’île sans problème et les bombardiers larguent leurs bombes sans autre opposition que celle de la DCA, qui réussit toutefois à abattre un Martin 167F et à endommager deux DB-7 et un Martin. Le port de Porto Ferraio étant trouvé presque vide, les DB-7 s’en détournent pour aller frapper l’aciérie de Porto Longone, un peu oubliée depuis le début de l’opération Marignan et dont les travaux de remise en état allaient bon train. Les Martin bombardent le port où ils endommagent le navire auxiliaire Andrea Sgarallino (F123), sister-ship du malheureux Elbano Gasperi, et coulent deux petits chalutiers civils (58 et 63 tonnes). Mais, alors que les avions français prennent le chemin du retour, ils sont attaqués par 27 Macchi 200 du 153e Groupe de Chasse Terrestre. Dans la mêlée qui s’ensuit, cinq Curtiss sont abattus pour autant de Macchi. Mais les chasseurs italiens parviennent à achever les deux DB-7 endommagés et à abattre un Martin 167F, au prix de l’un des leurs abattus par le mitrailleur d’un autre Martin. S’ils perdent six appareils, les Italiens récupèrent quatre pilotes, alors que les Français perdent au total neuf appareils et leurs équipages (1 tué et 4 prisonniers pour les pilotes de chasse ; 5 tués et 7 prisonniers pour les équipages de bombardiers), sans compter quelques blessés sur les appareils de retour au bercail.8
La beffa (le mauvais tour) de Capraia sera largement célébrée par la propagande italienne, présentant l’affaire comme un prélude à la reconquête « du moindre arpent de la terre sacrée d’Italie encore souillé par l’ennemi » (la Sardaigne). Pendant ce temps, les battus de la Saint-Michel se hâtent de renforcer leurs forces aériennes et navales dans le nord de la Corse.

NOTES
1 Les Potez 63.11 du GR I/22 ont été redéployés dans le nord de la Sardaigne et les Curtiss du GC II/4 ont été répartis entre la Sardaigne et Ajaccio (où ils remplacent la moitié des MS-406 du GC III/1, passés eux aussi en Sardaigne).
2 « Hardis » (à prendre au sens de téméraire), appliqué aux Français, est devenu pour tout Italien lettré une épithète quasi-homérique depuis les entreprises de Charles Ier d’Anjou dans les années 1260.
3 La Stefano Türr devait être la première d’une classe de MS (Motosiluranti) de conception italienne. Equipée à l’origine de moteurs diesels (et non de moteurs à essence comme les MAS), elle a cependant souffert de la mauvaise qualité de ces moteurs diesel, qu’il a fallu remplacer par des moteurs à essence, et de la corrosion du duralumin constituant sa coque. Caractéristiques : 61 tonnes, 16 hommes d’équipage, 30 nœuds avec ses diesels d’origine, 34 avec ses moteurs à essence, 4 tubes lance-torpilles de 450 mm, 3 mitrailleuses de 13,2 mm, 12 charges ASM.
4 Ces trois régiments constituent la 4e Division BT Drago. Ils avaient reçu des renforts les semaines précédentes en prévision de l’envoi d’un corps expéditionnaire aérien destiné à appuyer la Luftwaffe dans la Bataille d’Angleterre, mais l’opération avait été annulée par Mussolini, furieux de ce qu’il considérait comme un manque de soutien allemand depuis l’entrée en guerre de l’Italie.
5 Confirmée par la capture des trois membres survivants de l’équipage.
6 En fait, les deux BR-20 réussiront à rentrer et seront classés RD, reparabili in ditta (réparables en usine).
7 La Persévérante, sabordée par petits fonds, sera cependant renflouée et remise en service.
8 Le 153e groupe CT a été fraîchement rééquipé avec des MC-200 débarrassés du vice de conception qui avait forcé à les interdire de vol. La présence de ces avions nettement supérieurs aux Fiat CR-42 a été une mauvaise surprise pour les Français. Néanmoins, deux ans plus tard, quand certains pilotes des Petits Poucets participeront à la campagne aérienne précédant le débarquement en Sicile, ils auront le plaisir de constater que, si leurs propres avions ont bien changé, le MC-200 est resté la principale monture de la chasse italienne…
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ladc51



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MessagePosté le: Lun Aoû 17, 2009 09:18    Sujet du message: Répondre en citant

Bravo !

Je suis un fan inconditionnel de toutes les initiatives italiennes : Menton,Xa Mas... Et maintenant Capraia!
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Laurent
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Capitaine caverne



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MessagePosté le: Lun Aoû 17, 2009 09:37    Sujet du message: Répondre en citant

Une bonne piqure de rappel qui fait se souvenir à tous d'un vieux principe de base qui est censé régir le comportement de base d'une armée, NE JAMAIS SOUS-ESTIMER L'ADVERSAIRE. D'ailleurs, après le changement de camp des italiens fin 42, les forces italiennes équipés de matériel allié moderne et performant devraient faire meilleure figure qu'auparavant, surtout si elles sont motivés par la perspective de libérer la pays de l'occupation allemande.
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loic
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MessagePosté le: Lun Aoû 17, 2009 15:24    Sujet du message: Répondre en citant

Bravo pour ce texte qui appelle quelques commentaires :
- GR I/32 => GB I/32
- à défaut de VTB, il y a quelques torpilleurs français en Corse. Je rappelle que selon l'annexe 41-1-1, on a "11 torpilleurs de classe La Melpomène, basés à Bône (base arrière, aujourd’hui Annaba), Ajaccio, Bonifacio et Cagliari.". Certes, c'est en janvier 41, mais ça peut s'appliquer dès la fin de la campagne de France. Les mieux placés pour intervenir seraient ceux (2 ou 3 unités ?) basés à Ajaccio.
- une fois la Sardaigne conquise, les avions français qui y seront basés viendront d'AfN et non pas de Corse (situation intermédiaire entre les annexe 40-8-1 et 41-1-1). Il me paraît donc raisonnable de muscler le dispositif aérien français en Corse.
- soit dit en passant, je rappelle qu'il y avait un début de barrage de DEM installé en Corse (voir le sujet sur les radars français), donc le raid italien doit être détecté (la DEM donne des infos basiques, mais au moins on sait que des avions ont passé le barrage)
- les avions italiens n'étant pas équipés pour le bombardement de nuit, ils auront décollé de façon à arriver au-dessus des terrains de Corse au lever du jour (d'après ephemeride.com, à 7h16 ce jour-là sur Bastia), je pense que la garnison de Capraia aura eu le temps de donner l'alerte, sachant que les Italiens ont rembarqué à 4h. La phase aérienne me semble donc à revoir.
- le combat aérien au-dessus d'Elbe me paraît un peu trop sanglant
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MessagePosté le: Lun Aoû 17, 2009 18:39    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:
Bravo pour ce texte qui appelle quelques commentaires :
- GR I/32 => GB I/32

Confused lapsus calami

loic a écrit:
- à défaut de VTB, il y a quelques torpilleurs français en Corse. Je rappelle que selon l'annexe 41-1-1, on a "11 torpilleurs de classe La Melpomène, basés à Bône (base arrière, aujourd’hui Annaba), Ajaccio, Bonifacio et Cagliari.". Certes, c'est en janvier 41, mais ça peut s'appliquer dès la fin de la campagne de France. Les mieux placés pour intervenir seraient ceux (2 ou 3 unités ?) basés à Ajaccio.

En effet. Mais la possibilité du coup de main imaginé par le duc de Spolète (et futur roi de Croatie) repose sur le fait que les forces françaises sont dans le sud (Ajaccio, Bonifacio), ne serait-ce que pour veiller au siège de l'archipel de la Maddalena.

loic a écrit:
- une fois la Sardaigne conquise, les avions français qui y seront basés viendront d'AfN et non pas de Corse (situation intermédiaire entre les annexe 40-8-1 et 41-1-1). Il me paraît donc raisonnable de muscler le dispositif aérien français en Corse.

Juste un peu de nonchalance côté français. D'ailleurs le retour des "Petits Poucets" dans le nord, à Borgo (au lieu de Calvi avant Marignan), marque le début d'un changement de tendance.

loic a écrit:
- soit dit en passant, je rappelle qu'il y avait un début de barrage de DEM installé en Corse (voir le sujet sur les radars français), donc le raid italien doit être détecté (la DEM donne des infos basiques, mais au moins on sait que des avions ont passé le barrage)

Ok pour une détection. Mais cela n'empêche pas que les Italiens n'atteignent leur objectif : gêner l'Armée de l'Air.

loic a écrit:
- les avions italiens n'étant pas équipés pour le bombardement de nuit, ils auront décollé de façon à arriver au-dessus des terrains de Corse au lever du jour (d'après ephemeride.com, à 7h16 ce jour-là sur Bastia), je pense que la garnison de Capraia aura eu le temps de donner l'alerte, sachant que les Italiens ont rembarqué à 4h. La phase aérienne me semble donc à revoir.

Je n'ai pas choisi par hasard "mes" bombardiers. Ceux du Corps expéditionnaire aérien en Angleterre OTL ont opéré et de jour et de nuit. Le but n'est pas une précision extrême mais tenir les Français occupés. Cela dit, s'il faut un peu plus de lumière, on peut avancer le raid de quelques jours, au 24 septembre (dernier quartier, comme pour une mission OTL, qui a eu lieu le 24 octobre).
Il ne s'agit pas non plus d'un seul raid massif mais d'une succession de petits raids (mettons trois raids de 6 à 7 appareils par aérodrome).


loic a écrit:
- le combat aérien au-dessus d'Elbe me paraît un peu trop sanglant

J'ai peut-être eu la main lourde. Qu'en dit Archibald ?
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Benoit XVII



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MessagePosté le: Lun Aoû 17, 2009 20:13    Sujet du message: Répondre en citant

Au fait, où en est-on pour l'attaque sur Pantelleria?
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ladc51



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MessagePosté le: Lun Aoû 17, 2009 20:14    Sujet du message: Répondre en citant

Je n'ai pas mes sources sous la main ("Courage Alone" pour l'histoire de la RA, escadrille par escadrille) mais il me semble bien que certaines escadrilles de la RA operaient des bombardements nocturnes (je ne garantis pas l'efficacité!) des l'été 40...

Je peux vérifier si necessaire... A mon retour de vacancesdans 10 jours !
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MessagePosté le: Mar Aoû 18, 2009 00:18    Sujet du message: Répondre en citant

Benoit XVII a écrit:
Au fait, où en est-on pour l'attaque sur Pantelleria?


Malgré l'enthousiasme de Churchill pas d'attaque précoce.
Victoire défensive italienne prévue vers le 30-31 août 40.
Les Franco-Britanniques devront se contenter des îles Pélages (Lampedusa, Linosa et Lampione).
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loic
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MessagePosté le: Mar Aoû 18, 2009 08:53    Sujet du message: Répondre en citant

Pour les torpilleurs français, je ne dis pas qu'il arriveront à temps, mais il semble logique qu'ils tentent une sortie.
Pour l'AdA, je pense qu'elle sera au contraire vigilante, car la bataille d'Angleterre a commencé au début du mois. L'utilité du radar commence à devenir évidente. Bien sûr, les Français ne disposent que d'un embryon de DEM en Corse, mais ils vont s'en servir. Par ailleurs, même si on change la date, le décalage entre le rembarquement italien et l'attaque aérienne laisse du temps quoiqu'il arrive.

Je ne souhaite pas qu'on, change le déroulement global, juste rendre les choses un peu plus réalistes.
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