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Les Brandenburgers - par Demo Dan
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Imberator



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MessagePosté le: Sam Sep 19, 2020 17:19    Sujet du message: Répondre en citant

Archibald a écrit:
borghese a écrit:
Oui je savais qu'une bonne partie de l'élite égyptienne avait été sensible aux influences allemandes durant la Seconde Guerre. Si je me rappelle bien les anglais sont allé jusqu'à faire pression pour forcer Farouk à virer un de ses Premier ministre trop favorable à l'Axe.
Ils n'ont d'ailleurs déclaré la guerre à l'axe que très TRES tardivement...

Archibald, oulà, Hosni Moubarrak... Ça date! Nasser à rien de remuer les vieux souvenirs.

Imberatoooooooooooor

Que veux-tu ? Il a des fois à force j'ai le disque dur qui sature... Pour tout dire dans ces moments là, j'en fini plus attristé qu'agacé !
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Point ne feras de machine à l'esprit de l'homme semblable !
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loic
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MessagePosté le: Sam Sep 19, 2020 18:51    Sujet du message: Répondre en citant

Et comment le commando allemand parvient-il en Afghanistan OTL ?
FTL, ça sera plus simple étant donné que Barbarossa est repoussé.
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On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
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demolitiondan



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MessagePosté le: Sam Sep 19, 2020 21:31    Sujet du message: Répondre en citant

Oh vu que c'est des médecins, pourquoi ne pas invoquer la Croix rouge ? Envers un pays neutre en plus !
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Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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Archibald



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Messages: 4824

MessagePosté le: Dim Sep 20, 2020 09:33    Sujet du message: Répondre en citant

Imberator a écrit:
Archibald a écrit:
borghese a écrit:
Oui je savais qu'une bonne partie de l'élite égyptienne avait été sensible aux influences allemandes durant la Seconde Guerre. Si je me rappelle bien les anglais sont allé jusqu'à faire pression pour forcer Farouk à virer un de ses Premier ministre trop favorable à l'Axe.
Ils n'ont d'ailleurs déclaré la guerre à l'axe que très TRES tardivement...

Archibald, oulà, Hosni Moubarrak... Ça date! Nasser à rien de remuer les vieux souvenirs.

Imberatoooooooooooor

Que veux-tu ? Il a des fois à force j'ai le disque dur qui sature... Pour tout dire dans ces moments là, j'en fini plus attristé qu'agacé !


Moi j'ai le mulot qui patine...
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« Je ne crois pas que les Allemands aient jamais l’idée d’attaquer dans la région de Sedan. » Huntziger, 7/05/1940.

"Weygand c'est un mur, Gamelin un édredon" (Daladier)
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Sep 22, 2020 00:10    Sujet du message: Répondre en citant

Frapper la France Combattante : oui, mais comment ?
Revenons au théâtre méditerranéen. Parmi la succession de contrariétés qui persisteront à s’accumuler dans cette région pour l’Axe entre 1940 et 1943, il en est une majeure, plus irritante que les autres : la France, vaincue, écrasée même chez elle, mais qui s’obstine pourtant encore et toujours à narguer le régime nazi par-dessus la mer. Sur l’instruction expresse de l’amiral Canaris – qui s’inquiète de plus en plus de l’influence que prend le Sicherheitsdienst SS à ses dépens, suite notamment au fiasco de Bagdad – les Brandebourgeois reçoivent l’ordre en octobre 1941 de réunir tous leurs commandos originaires d’Afrique Orientale, du Sud-Ouest africain et de Palestine en une seule compagnie ad-hoc, la 13. Tropen-Kompanie. Celle-ci est dans la foulée envoyée à Catane, en Sicile. Pour l’Abwehr, il paraît évident que le désert et les longs rivages désolés de l’Afrique se prêtent admirablement aux ruses et à la petite guerre des Brandenburgers. Avec l’aide de quelques bâtiments légers, voire de submersibles, il devrait donc être possible de maintenir à peu de frais une forme d’insécurité sur les côtes de l’AFN, entretenant la “diversion” chère au Führer, tout en démoralisant ces damnés Français…
Après une courte période d’entraînement et d’information, la 1. HalbKompanie de l’Oberleutnant Friedrich von Kœnen – un fils de colon du Sud-Ouest africain – est enfin prête. Pourtant, ce n’est pas elle qui passe à l’action. Le 31 novembre 1941, faute de l’hydravion Dornier 24 initialement prévu (lequel a été abattu lors d’une reconnaissance par les chasseurs français en patrouille !), un groupe de sept hommes prélevés sur les effectifs de la 5. Kompanie et sous les ordres du Leutnant Joseph Kiefer embarque de Gênes dans l’U-331 à destination de la baie de Chenoua, pour faire sauter la ligne Alger-Blida-Oran – c’est l’opération Hai. Cette dernière se déroule conformément au plan… jusqu’à ce que le commando, en se rendant au point de rembarquement, soit capturé par les Français. Ceux-ci, comprenant en examinant l’équipement des commandos quelle était leur cible – il n’y avait pas grand-chose d’autre à viser dans le secteur… – ont tout le temps de repérer puis de désamorcer les charges. En effet, celles-ci étaient prévues pour sauter au bout de 12 heures, alors que le groupe était censé avoir déjà quitté l’Algérie. Pire, sans doute : ce raté met en alerte les services de sécurité français, qui multiplieront par la suite les patrouilles aériennes ou terrestres sur la côte, ainsi que les gardes statiques sur les installations jugées les plus stratégiques.
Informée, la nouvelle 13. Tropen-Kompanie préfère différer ses projets en Algérie. Cependant, le Brandenburg n’a pas renoncé à frapper la France – il est juste rendu plus prudent par les circonstances.
………
La 1. HalbKompanie (Kœnen) décide donc pour le moment de viser des secteurs moins risqués que l’Algérie – ne serait-ce qu’en ce qui concerne le moyen d’y accéder. En effet, les Brandebourgeois ne sont pas des espions : ils sont censés revenir à la base une fois leur tâche accomplie. Et au vu des difficultés de la Kriegsmarine en Méditerranée, qui n’iront qu’en s’aggravant, et de la confiance… limitée que les Allemands vouent à la Regia Marina, l’Oberleutnant von Kœnen décide finalement de privilégier la voie terrestre à l’insertion maritime.
Or, pour agir de la sorte, on ne peut guère passer que par le Maroc. En effet, le protectorat français est bordé au nord et au sud par deux colonies espagnoles – et si l’Espagne est un peu moins amicale qu’auparavant, elle reste toujours aussi compréhensive. Les Brandenburgers peuvent donc tenter de mettre à profit les vastes étendues désertiques pour s’infiltrer à partir du Sahara espagnol. Les forces françaises ne peuvent pas être partout… Mais encore faut-il avoir les moyens de ses ambitions ! Des projets plus ou moins complexes sont montés, impliquant un débarquement à Laâyoune, après une escale éventuelle aux Canaries. Equipés de trois ou quatre véhicules de prise – dont un blindé SAV-41 capturé en Grèce ! – les Brandebourgeois sont supposés remonter vers le nord pour mener un raid pour le moins osé sur l’arsenal d’Agadir. L’opération est finalement repoussée puis annulée, tant pour tenir compte des extrêmes réserves espagnoles que de l’état exécrable des infrastructures locales – sans parler des risques. Finalement, les équipes de von Kœnen devront se contenter de patrouiller de nuit dans le désert sur leurs véhicules de prise, le long de la frontière sud du Maroc ou à partir de Tanger (1). Le Maroc, qui paraissait plus abordable que l’Algérie, se révèle être un mirage…
Cependant, en janvier 1942, les Brandebourgeois présents au Sahara Occidental sont relevés par leurs collègues du Sonderkommando Winner (ou Arabische Sicherungs-Verband z.b.V.). Cette unité montée sur dromadaires est dirigée par le Leutnant Franz Wimmer-Lamquet – un officier arabisant élevé en Afrique Orientale et un survivant de l’affaire d’Irak. Celui-ci forme un commando bien adapté au milieu, car essentiellement composé de volontaires mauritaniens et touaregs, encadrés par d’anciens légionnaires d’origine allemande. Ses deux escadrons de méharistes mèneront de nombreux raids de renseignement, et même quelques attaques d’installations françaises isolées, voire de convois circulant entre le Maroc et l’AEF. Puis, devant l’inefficacité de leurs piqûres de moustique, ils se déguiseront avec des uniformes français pour massacrer des civils afin d’attiser la révolte couvant plus ou moins constamment contre le colonisateur… Wimmer-Lamquet sera finalement rapatrié avec ses Allemands en mars 1943, quand l’Espagne décidera enfin de s’éloigner de l’Axe – mais ses méharistes continueront longtemps leur propre lutte contre les Français.
………
Plus productive est l’action de Konrad von Leipzig et de sa 2. HalbKompanie. Né lui aussi dans le Sud-Ouest africain, Leipzig est officier de carrière. Il aurait dû être démobilisé après une très grave blessure reçue en Albanie, qui lui a coûté une jambe. Toutefois, refusant sa mise à l’écart, l’homme est devenu l’un des cadres les plus charismatiques de la 13. Tropen-Kompanie. Il comprend vite que l’AFN est trop surveillée pour y faire quoique ce soit d’utile – par contre, il envisage d’utiliser le grand vide de l’ancienne colonie italienne en Lybie, très mal surveillée et partagée de façon assez floue entre France et Royaume-Uni. Leipzig se propose donc de prendre pour cible les Français, puis les Anglais et d’aller troubler la paix régnant en Egypte, prévoyant de mener des raids jusqu’au Nil au travers du désert. Un projet particulièrement ambitieux… Mais Leipzig est culotté, et n’hésite pas à demander l’aide des Italiens. Il réunit une vingtaine d’hommes parlant tous français, anglais ou arabe et les fait débarquer par un sous-marin italien le 22 janvier 1942 au sud-est de Misrata, soit quasiment à la jonction des zones d’occupation alliées, lesquelles sont censées n’être gardées que par des unités de troisième ordre. Remontant vers Tripoli dans deux véhicules volés et en uniformes français, ils sont pourtant accrochés aux environs d’Al-Khums par un escadron sur dromadaires – car si les garnisons tenant les villes sont effectivement médiocres, les méharistes qui patrouillent les étendues désertiques ne le sont nullement !
Le commando se replie alors vers la côte, où il est récupéré le 29. Et Konrad von Leipzig indique dans son rapport que « toute action sur la côte libyenne semble vouée à l’échec sans engager de gros moyens militaires, impossible à fournir en l’absence d’un port ou d’un transport naval plus important que ce que peut offrir un sous-marin. Malgré l’existence de nombreuses cibles potentielles, nos moyens sont encore trop faibles pour pouvoir agir dans cette zone. »
Le vétéran n’est pas découragé pour autant – après tout, son groupe a tout de même vadrouillé sept jours en territoire allié sans être détruit ! Et dès le début de novembre 1942 – alors que la guerre à l’Est bat son plein – il oriente son action vers la Sicile, sur le point de tomber aux mains des Alliés. Cette île aux côtes escarpées et relativement mal contrôlée devient l’un des terrains de jeu favori des Brandebourgeois, qui bénéficient de la complicité de sympathisants fascistes. Leipzig crée une unité de commandos sur Sturmboots, dénommée Küstenjäger-Abteilung (bataillon de chasseurs côtiers), qui harcèle les lignes arrières alliées à partir de Reggio di Calabre, multipliant les coups de main contre les dépôts ou les patrouilles proches des côtes. L’opération la plus importante – menée par Koenen en personne, revenu du Maroc – est la destruction, sous uniforme américain, d’un dépôt de munitions au sud de Messine, le 15 novembre 1942. L’US Army subit à son tour les coups de dague des Brandebourgeois “au scorpion rouge” et le commando se retire sans perte, rembarquant comme prévu après plusieurs nuits de marche jusqu’au point de rendez-vous.
Cependant, dans l’Italie de la fin 1942, tous les contacts ne sont pas fiables : un groupe devant saboter un ouvrage ferroviaire au nord de Taormine après une insertion en planeurs est ainsi capturé le 25 novembre 1942 par une patrouille britannique arrivée sur les lieux juste après l’atterrissage et « tout à fait par hasard »… Mais le 27, c’est au tour des Brandebourgeois de capturer sur renseignements un groupe de commandos britanniques débarqués d’un sous-marin – puis un second, deux jours plus tard, leurré par les messages envoyés par les Allemands à l’aide du poste de radio capturé !
Mais ces efforts méritoires bien éloignés du territoire de la France Combattante ne changeront rien au sort des armes : fin décembre 1942, l’Italie bascule et l’Axe perd définitivement le contrôle de la Méditerranée, ce qui met un point final aux activités des Brandebourgeois sur ce théâtre (2).
Ainsi, il est plus que douteux que l’Allemagne ait participé en quoi que ce soit à l’attentat des Douanes d’Oran. Et même si, selon certains historiens, c’est faire trop d’honneur au NEF que de lui attribuer toute la paternité de cette affaire, il n’en reste pas moins qu’à ce jour, aucune archive n’a révélé le moindre indice en ce sens. Les documents disponibles sont même formels : le 7 janvier 1943, les derniers Brandenburgers quittent définitivement la région.
Certes, un Arabische Fallschirmjäger-Einheit d’une vingtaine d’hommes commandé par le Hauptmann Wolf sera constitué le 5 février 1943 – mais ces volontaires arabes resteront en Allemagne, ne servant guère que de garde d’honneur au Grand Mufti avant d’être absorbés par la 5. Kompanie… et d’aller se battre bien loin de la Méditerranée, sur un nouveau front où le Brandenburg allait affronter son destin.

Notes
1- Kœnen envisagera un temps de prendre contact avec d’anciens combattants de la guerre du Rif, mais une vigoureuse opposition espagnole tuera ce projet dans l’œuf.
2- Konrad von Leipzig se suicidera finalement le 5 janvier 1945 – non pas à cause de la défaite allemande, mais en raison de douleurs insupportables venant de sa jambe amputée (syndrome du membre fantôme).
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demolitiondan



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MessagePosté le: Mar Sep 22, 2020 14:58    Sujet du message: Répondre en citant

Je suis sans doute agacant à m'auto-corriger mais ...

Citation:
Certes, un Arabische Fallschirmjäger-Einheit d’une vingtaine d’hommes commandé par le Hauptmann Wolf sera constitué le 5 février 1943 – mais ces volontaires arabes resteront en Allemagne, ne servant guère que de garde d’honneur au Grand Mufti avant d’être absorbés par la 5. Kompanie… et d’aller se battre bien loin de la Méditerranée, sur un nouveau front où le Brandenburg allait affronter son destin.


Vu la date, on parle des Balkans, pas de l'URSS. Donc plutôt ...

Citation:
et d’aller se battre bien loin de l'Afrique, sur un nouveau front où le Brandenburg allait affronter son destin.

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loic
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MessagePosté le: Mar Sep 22, 2020 18:59    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
L’opération la plus importante – menée par Koenen en personne, revenu du Maroc

=> Kœnen

Pas d'utilisation en URSS au début de Barbarossa ?
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En principe (moi) ...


Dernière édition par loic le Mar Sep 22, 2020 19:48; édité 1 fois
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demolitiondan



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MessagePosté le: Mar Sep 22, 2020 19:11    Sujet du message: Répondre en citant

Ca vient chef ! Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing
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demolitiondan



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MessagePosté le: Mar Sep 22, 2020 21:48    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Cependant, dans l’Italie de la fin 1942, tous les contacts ne sont pas fiables : un groupe devant saboter un ouvrage ferroviaire au nord de Taormine après une insertion en planeurs est ainsi capturé le 25 novembre 1942 par une patrouille britannique arrivée sur les lieux juste après l’atterrissage et « tout à fait par hasard »… Mais le 27, c’est au tour des Brandebourgeois de capturer sur renseignements un groupe de commandos britanniques débarqués d’un sous-marin – puis un second, deux jours plus tard, leurré par les messages envoyés par les Allemands à l’aide du poste de radio capturé !


Ca fait beaucoup de capture ... Plutôt un "faire prisonnier" au milieu non ? Et un "saisi" après ?
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houps



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MessagePosté le: Mar Sep 22, 2020 22:24    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
Citation:
Cependant, dans l’Italie de la fin 1942, tous les contacts ne sont pas fiables : un groupe devant saboter un ouvrage ferroviaire au nord de Taormine après une insertion en planeurs est ainsi capturé le 25 novembre 1942 par une patrouille britannique arrivée sur les lieux juste après l’atterrissage et « tout à fait par hasard »… Mais le 27, c’est au tour des Brandebourgeois de capturer sur renseignements un groupe de commandos britanniques débarqués d’un sous-marin – puis un second, deux jours plus tard, leurré par les messages envoyés par les Allemands à l’aide du poste de radio capturé !


Ca fait beaucoup de capture ... Plutôt un "faire prisonnier" au milieu non ? Et un "saisi" après ?


Ah, je ne l'avais pas vue, celle-là.
"saisi" pour la fin, OK.
Après - je pinaille encore - répéter "capturer", ça peut être un effet de style Rolling Eyes un jeu de miroir, pour bien marquer le coup de la réponse du berger à la bergère.
Bon, c'est capillotracté, hein... Embarassed
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demolitiondan



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MessagePosté le: Mar Sep 22, 2020 22:52    Sujet du message: Répondre en citant

Pas faux Houps - on peut sans doute laisser le second Cool . Je m'inquiétais de ne pas avoir tes lumières !
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MessagePosté le: Mer Sep 23, 2020 08:23    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
Pas faux Houps - on peut sans doute laisser le second Cool . Je m'inquiétais de ne pas avoir tes lumières !


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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Sep 24, 2020 12:12    Sujet du message: Répondre en citant

Le Front de l’Est – le broyeur
En dehors des opérations sur le théâtre méditerranéen, l’hiver 1941-1942 est pour le Brandenburg une période d’attente. Instruit par la victoire à la Pyrrhus de Merkur, il ne participe pas au désastre de Limnos et encore moins à la défense du Péloponnèse aux côtés des Italiens. Le Reich gagne du temps pour Barbarossa – et le régiment, certain de son futur triomphe, fait de même. De toute façon, les pertes subies dans les Balkans viennent à peine d’être résorbées ; il est donc hors de question de gaspiller plus d’hommes. L’unité met ainsi ce délai à profit pour e renforcer afin d’aligner au printemps 1942 quatre compagnies par bataillon – ce n’était pas le cas en 1941. Cependant, cette expansion s’est faite au prix de l’intégration de quelques recrues pour le moins inattendues, voire carrément douteuses du point de vue racial (capital, comme l’on sait, pour le recrutement de la Wehrmacht).
Il s’agit notamment d’Ukrainiens de l’OUN de Stepan Bandera, dont le plus gros allait former les bataillons Nachtigall et Roland. Créées officiellement le 19 mars 1941 – alors que leurs camarades se préparaient à envahir l’URSS – ces deux formations auront finalement tout le temps de recevoir l’entraînement brandebourgeois au camp de Neuhammer, sous les ordres de l’Oberleutnant Herzner, celui qui prenait des tunnels avant même que la guerre ne soit déclarée. Les Ukrainiens étaient sous l’autorité de deux chefs – comme souvent pour les troupes d’origine étrangère. Le responsable politique était leur compatriote Roman Choukhevytch, lequel avait lui-même pour “conseiller” un universitaire panslave bien connu, Theodor Oberländer. Quant au chef opérationnel, c’était le major Yevhen Pobiguschiy, un vétéran de l’armée polonaise de Galice rallié aux Allemands. De fait, les recrues reçurent presque plus de cours politique que de pratique militaire – Richard Yary, l’adjoint de Stepan Bandera, y veilla personnellement. En revanche, l’équipement se révéla plus fantaisiste : uniformes tchécoslovaques, casques autrichiens et brassards Im Dienst der deutschen Wehrmacht (les mêmes que pour les futurs Hiwis !).
Ajoutons aux 400 Ukrainiens les 35 Géorgiens du bataillon Tamara ainsi que la cinquantaine de volontaires estoniens en exil du groupe de reconnaissance Erna (Erna luuregrupp – reconnaissance en profondeur en estonien) (1), et l’on comprendra que le Brandenburg disposait d’un vivier de volontaires potentiels aussi originaux que variés.
L’objet de ces lignes n’est évidemment pas de décrire dans le détail les aventures de ces petites unités “exogènes”, qui pèseront très peu sur le Front de l’Est – essentiellement faute d’une politique cohérente avec leurs objectifs. Retenons seulement qu’une vingtaine d’hommes rejoignirent les rangs du Brandenburg – pour l’essentiel des Galiciens vaguement Volksdeutsches selon le Reich et assez allemands pour l’Abwehr.
………
Au matin du 17 mai 1942, le régiment aligne donc trois bataillons à quatre compagnies pour Barbarossa – il est plus prêt que jamais pour la lutte qui l’attend. Les Brandebourgeois sont parmi les premiers à franchir la frontière – et même quelques heures avant même le début “officiel” du conflit, bien évidemment. Répartis au sein des trois Groupes d’Armées de la Heer qui attaquent l’Union Soviétique, ils sont déposés par avion près de leurs cibles, ou traversent la ligne de démarcation à pied, déguisés en gardes du NKVD. Comme d’habitude, leurs objectifs sont essentiellement les points de passage et les secteurs stratégiques indispensables à la progression des panzers mais susceptibles d’être détruits ou solidement défendus par l’Armée Rouge. Une tâche immense, dont allons décrire les principaux chapitres.

I. Bataillon (Groupe d’Armées Sud) : déceptions et errements
Dans ce secteur jugé moins stratégique que la Biélorussie, la Heer déploie un nombre limité de troupes. Elle doit donc s’appuyer sur l’armée de son principal allié sur ce front : la Roumanie, dont la position géographique tout comme les revendications façonnent en partie le début de la campagne. Or, bien que partie prenante du conflit, la Roumanie ne lancera son offensive que le 27 mai – autant à des fins de diversion que de préparation. Pendant dix jours, le HG Süd va donc devoir progresser avec la seule aide de l’armée hongroise et des Slovaques, sur un axe entre les Carpathes au sud et les marais du Prypiat au nord. La défense soviétique en est bien évidemment facilitée : la poussée principale ne peut viser que L’vov, véritable verrou du secteur. Pour faciliter la progression, le Brandenburg a donc mis les moyens. Sous les ordres du Major Friedrich-Wilheim Heinz, tout le I. Bataillon (sauf la section parachutiste de la 4. Kompanie, stationnée à Suwalski) est regroupé à Zakopane. Les hommes se sont longuement entrainés dans les monts Tatras. Leur répartition est la suivante : 1. Kompanie : réserve de Groupe d’Armée ; 2. Kompanie et 4. Kompanie (hors paras) : XLIX. Gebirgs-ArmeeKorps (17. Armee) ; 3. Kompanie : III. PanzerKorps (PanzerGruppe 1).
Bénéficiant de l’allant de l’offensive – sinon de la surprise – ainsi que d’une certaine prudence des Soviétiques (dont les troupes se sont retirées au dernier moment de 30 kilomètres), les Brandebourgeois enregistrent leurs premiers succès lors de la Bataille des Frontières. Sous les ordres de l’Oberleutnant Werner John, une section de la 3. Kompanie s’empare des ponts sur le Boug situés dans le secteur d’Oustylouh. La 2. Kompanie du Hauptmann Wolf-Justin Hartmann fait de même avec l’ouvrage ferroviaire sur la San à Butsiv.
Mais ces actions frontalières ne sont que peu de choses comparativement à ce que tente de réaliser la Fallschirmjäger Zug du Leutnant Lükte trois jours plus tard, un peu plus au nord, lors de l’opération Bogdanov. Parachutés 140 Km derrière les lignes russes par trois Junkers 52 volant de nuit à 60 mètres d’altitude, ses 35 hommes attaquent tout seuls la gare de Bogdanov et ses deux ponts situés sur la ligne Lida-Maladetchna, qui mène vers Minsk. Les Brandebourgeois se saisissent des ouvrages, éliminent les charges de destruction et attendent les panzers… qui ne viennent pas, bloqués par la défense pour le moins efficace de l’Armée Rouge dans le secteur. Les commandos doivent se replier dans la forêt, pourchassés par le NKVD. Ils ont 7 morts, 4 blessés et 13 disparus – les deux tiers de l’unité sont hors de combat ! Les survivants seront finalement dégagés par l’avance de la Heer le 25 mai…
Pendant ce temps, le gros du I. Bataillon progresse en pointe du HG Süd, qui avance de façon plutôt poussive… Les 2. et 4. Kompanien ouvrent la voie à la 3. Gebirgs-Division. Suivis de près par les Ukrainiens des Nachtigall et Roland – lesquels leur sont théoriquement subordonnés – ils pénètrent enfin dans L’vov le 30 mai. La découverte de prisons vidées par le NKVD et surtout d’un charnier oublié dans la prison Brygidki déchaine alors la fureur des Ukrainiens. Renforcés par des miliciens de l’OUN sortis du bois, ils se lancent dans un véritable pogrom qui sera le début d’une multitude d’exécutions sordides. Dans ce secteur, la Shoah par balles n’est pas le fait du seul Einsatzgruppe C… Furieux de l’absence de discipline de ces hommes, le major Heinz adressera un rapport véhément à sa hiérarchie… qui sera autrement plus choquée par la proclamation d’indépendance de Bandera ! Heinz demandera la mise à l’écart rapide de ces éléments « beaucoup trop zélés » – mais il n’obtiendra finalement que sa propre éviction du II. Bataillon, dont le commandement sera confié par la suite à Wilhelm Walther.
La suite de la campagne se passe en missions d’éclairage et d’assauts. A Loutsk, les Brandenburgers franchissent la Styr en tête, encaissant une fois encore des pertes sensibles dans un combat où ils n’utilisent que très peu leurs atouts. A Vinnitsa, la 2. Kompanie subit une nouvelle saignée lors de la prise des ponts sur le Boug Sud. Attaquant sous les obus de l’artillerie russe, les commandos enlèvent les tranchées rouges au corps à corps… Le 3 août, après 28 morts et 50 blessés, la formation est rapatriée.

II. Bataillon (Groupes d’Armées Nord… et Sud) : Leningrad… ou pas !
Compte tenu de la répartition inégale des efforts de la Wehrmacht le long du front, le II. Bataillon a été coupé en deux. Les 7. et 8. Kompanien ont été attribuées au HG Nord, qui doit s’emparer de la cité des tsars, tandis que la 6. Kompanie a été attribuée au HG Süd.
………
Affectés spécifiquement à la 18. Armee, les Brandebourgeois de la 7. Kompanie se heurtent immédiatement à une très forte résistance en direction de la Jüra – en vérité, les hommes du Leutnant Pfannenstiel ne parviennent même pas à déboucher et doivent attendre l’infanterie pour réduire une simple force frontalière ! Le temps de percer, le pont saute, sous le nez des commandos.
Cependant, les Brandebourgeois se hâtent de se rattraper en menant l’assaut sur Riga, le 29 mai, puis en franchissant la Daugava, en équipe avec les pionniers du KG Lasch. Passant au pas de course le pont ferroviaire de Riga avant que les charges ne sautent, les commandos parviennent à désamorcer toutes les charges explosives… sauf une, qui emporte un pilier et fait s’affaisser l’ouvrage, qui se retrouve au ras des flots. La situation de la tête de pont – isolée ou presque ! – reste critique durant 48 heures. Pendant ce temps, l’Oberst Lasch fait copieusement donner son artillerie tout en exigeant de Pfannensteil qu’il fasse traverser le reste de ses hommes accrochés aux superstructures affleurant l’eau ! Après très longs moments de grande tension, il faut un arbitrage du QG de la 18. Armee pour que les Brandebourgeois puissent ne pas exécuter cet ordre fou. Les Soviétiques décrochant enfin sous la pression des autres secteurs du front, la tête de pont sera stabilisée sans autre incident.
Mais en attendant, la 7. Kompanie n’est pas restée inactive. Dans la nuit du 1er juin, en Courlande, un groupe de fusiliers marins soviétiques débarqués sur les arrières allemands attaque un hôpital de campagne ! Une lutte sanglante s’engage au milieu des blessés des deux camps, les balles sifflent et les baïonnettes se croisent au-dessus des tables d’opération. Pour démêler cette sorte de prise d’otages, le médecin-chef demande personnellement l’intervention des hommes de Pfannensteil, qui déferons la “Main Noire” après une rude nuit de combat.
Usée par une résistance qu’on n’imaginait pas aussi vive à Berlin, la 7. Kompanie est alors redéployée sur les arrières du HG Mitte, pour procéder à des ratissages anti-partisans dans toute la Lettonie. A l’étonnement du commandement, les Brandebourgeois font merveille dans cette besogne ancillaire, pour laquelle on manque de moyens. La chose est dûment notée en haut lieu : ces nouveaux Banden-Jadgkommandos, mobiles, flexibles et parfaitement au fait des techniques de guérilla, sont parfaitement adaptés à cette tâche, dont l’importance croît chaque jour.
De son côté, la 8. GebirgsKompanie de l’Oberleutnant Hans-Wolfram Knaak se trouve plus au sud, en Lituanie, et rattachée par hasard au PanzerGruppe 4 de Höpner, une vieille connaissance de Knaak (2) !
L’unité multiplie les coups de main en avant-garde des panzers. Le 19 mai, elle enlève un pont sur la Dubysa, à Ariogala. Trois sections des Himmelfahrtkommandos (commandos de l’Ascension) des Brandenburgers se saisissent presque par hasard d’un pont abandonné précipitamment et qui pourra donc être déminé en paix… mais pas pour longtemps. Le gros des chars allemands ayant été repoussé par la 12e Armée Blindée de Shestopavlov, les Tyroliens d’Heinz Drenger font face seuls à une violente contre-attaque toute la nuit du 19 au 20, et ils souffrent terriblement. Drenger racontera plus tard : « Un homme tombe à côté de moi, touché en plein cœur, puis un second qui se tenait derrière la mitrailleuse. Je jette un regard vers la gauche et le village depuis lequel nous sommes arrivés : aucune trace des troupes allemandes. Personne ne vient. Puis un autre Tyrolien à mes côtés reçoit une balle dans l’oreille. Je l’entends tout juste appeler sa mère qu’il expire. » Remplaçant pour un temps leur fameuse discipline de feu par un véritable feu d’enfer, les Brandebourgeois s’accrochent, le temps qu’un escadron de reconnaissance de la 8. Panzer guidé par le Feldwebel Haut (dit “Petit-Haut”, en français dans le texte) arrive sur les lieux au petit matin et repousse l’assaut. Des fumigènes jaunes sont immédiatement tirés pour éviter tout tir fratricide ; la position est sauvée.
Le lendemain, les forces soviétiques désormais ouvertement en retraite, les hommes du Feldwebel Haut prennent à leur tour un pont à Lyduvėnaai. Puis, le 22, Knaak file vers le nord avec 40 hommes sur des véhicules de prise et en uniforme soviétique, pour s’emparer du pont de Josvainiai, sur la rivière Šušvé. Mais l’opération échoue : une féroce contre-attaque soviétique force les Brandebourgeois à s’éclipser dans la confusion, avec 5 morts.
Le 24, les affaires se passent mieux pour les Himmelfahrtkommandos : à Kédainiai, ils s’emparent d’un pont pour un seul blessé.
En revanche, le 26, alors que les panzers foncent vers Daugavpils, cinquante hommes en capotes et camions russes sont repérés alors qu’ils tentent de s’emparer par surprise de deux ponts sur la Daugava. Les sentinelles hurlent « Nemetskiy ! » (« Les Allemands ! ») et les commandos ne parviennent pas à s’approcher. Hans-Wolfram Knaak doit s’exposer pour observer la situation – une rafale le fauche dans l’instant. Piqués au vif, les commandos coiffent leur Bergmütze (béret des Gebirgsjägers) et emportent en une seule charge le pont routier – ils le tiendront jusqu’à ce que l’ordre de repli arrive… En effet, les chars de Manstein n’avancent plus ; il faut donc se retirer, en emportant le corps du chef, ceux de trois autres morts et 20 blessés. Le Feldwebel Ernst Prochaska – qui avait pris le commandement – notera plus tard, très amer : « Si les blindés avaient pu nous relever dans les heures qui ont suivi, l’ouvrage serait resté entre nos mains. »
Les ponts sauteront finalement, et la ville ne tombera que le 3 juillet. Entretemps, Knaak aura été fait Hauptmann et décoré de la Croix de Fer de Chevalier à titre posthume, servant ainsi la propagande d’un régime qu’il a toujours honni mais pour lequel il a pourtant combattu.
Cependant, tous les Brandebourgeois ne sont pas aussi braves ou compétents – ainsi, à Jēkabpils, le 29 mai, le Feldwebel Werner avance vers le pont sur la Daugava avec un camion de prise, un Volksdeustche parlant russe sur le marchepied… et un side-car allemand porteur d’un mortier de 5 cm juste derrière lui ! Les Rouges voient leurs adversaires arriver de très loin, identifient un Feldgrau dans le camion et pulvérisent ce dernier au canon AT. Sur toute sa section – 15 hommes – seul Werner en réchappe ; il sera retrouvé, seul survivant, au milieu des corps de ses camarades…
Par la suite, la 8. Kompanie n’aura plus vraiment l’occasion de se distinguer – le front nord devenant très vite secondaire pour tous les protagonistes. Pourtant, l’unité avait de grands projets pour Leningrad, impliquant semble-t-il le barrage d’Ivanovskoye (3)… Elle rentrera finalement à Neuhaus le 14 août 1942, avec la 7. Kompanie. Mais auparavant, Siegfried Grabert aura enfin gagné ses galons de Hauptmann ! En effet, le 8 juin, sur le front de Daugavpils, les 51 Brandebourgeois de son groupe ont été contraints de faire face à la contre-attaque de 29e Armée de Sobenniko, aux côtés des Landsers et comme de simples fantassins. Dotés d’un unique Pak 38 de 50 mm, les commandos tiennent toutes leurs positions, pour seulement 1 mort et 8 blessés… et aussi un moment de grande frayeur quand un KV enfonce la ligne jusqu’à 20 mètres du PC avant d’être détruit par un tir à bout portant.
………
Pour conclure le tableau du II. Bataillon, il nous reste à évoquer le cas de la 6. Kompanie.
Déployée en Roumanie, elle est engagée plus tard que les autres et participe à quelques actions vers Mohyliv-Podilsky, puis au siège d’Odessa (en septembre 1942), sous le commandement d’un Siegfried Grabert, arrivé entretemps et décidément infatigable. Confiée par la suite à l’Oberleutnant Hans-Gerhard Bansen (autre “historique” du groupe), elle reste dans le secteur jusqu’au déclenchement de Saturne – la contre-offensive soviétique destinée à libérer le port – en janvier 1943. Après de rudes combats contre les fusiliers marins à Rybakivka, aux côtés des Roumains, la dégradation de la situation conduit à son rapatriement à Baden Unterwaltersdorf le 3 février 1943, nous verrons plus loin dans quel cadre.

Notes
1- Les Estoniens ne devaient jamais être déployés au combat, attendu que leur front d’affectation était la Carélie, aux côtés des Finlandais. L’unité fut dissoute sitôt que la Finlande se fut mise à l’écart du conflit – certains de ses membres allèrent tout de même prendre le maquis en Estonie, d’autres s’engagèrent à titre individuel dans l’armée allemande, et une partie s’installa tout simplement en Finlande. Signalons que parmi leurs instructeurs de Kaukopartio (incursion à ski sur de grandes distances) figurait le Finlandais Lauri Törni, qui s’engagea par anti-soviétisme dans la Waffen-SS avant de devenir instructeur/combattant pour les Bérets verts de l’US Army.
2- Ancien cavalier très peu porté sur le nazisme, Knaak avait trempé avec Höpner dans un complot organisé en 1938 par le général Beck pour renverser Hitler ! Il avait même été arrêté plusieurs fois par la Gestapo, mais celle-ci n’avait jamais rien pu prouver.
3- Des plans très précis de l’ouvrage, établis par l’Abwehr, ont été récemment retrouvés dans les archives survivantes.[/i]
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MessagePosté le: Jeu Sep 24, 2020 12:35    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
L’unité met ainsi ce délai à profit pour se renforcer afin d’aligner au printemps 1942 quatre compagnies par bataillon

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MessagePosté le: Jeu Sep 24, 2020 12:36    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Quant au chef opérationnel, c’était le major Yevhen Pobiguschiy, un vétéran de l’armée polonaise de Galicie rallié aux Allemands.

(on n'est pas en Espagne...)
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