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Août-Septembre 1943 - Souvorov Koutousov Roumantsiev
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Avr 19, 2020 11:16    Sujet du message: Août-Septembre 1943 - Souvorov Koutousov Roumantsiev Répondre en citant

Cette fois l'Ours se fâche…
Le Poireau et Ciders ont dressé les plans, Démolition Dan s'est lancé à l'assaut… Bref, du solide, du copieux !

Pour ce premier épisode, Demo Dan s'est offert un petit retour en arrière, qui nous permet de découvrir que, si la Biélorussie c'est pas les Balkans… C'est pas mal non plus… Beuh…


30 juillet 1943
Biélorussie
Le sang appelle le sang
RSS de Biélorussie
– Alors que les plus puissantes armées allemandes et soviétiques s’affrontent en un véritable Armageddon devant Kiev, le secteur du front situé immédiatement au nord, entre Vitebsk et Gomel, semble rester encore à l’écart des combats. En effet, depuis l’opération Galop, en février, qui a vu l’Armée Rouge échouer à forcer le barrage du Dniepr, les forces du Heeresgruppe Mitte (général Erwin Rommel), et celles des 1er et 2e Fronts de Biélorussie (A.I. Eremenko et I.S. Koniev) se font face sans combats notables. Mais cela ne veut pas dire qu’il ne se passe rien dans la région ! Et une fois encore, c’est la population qui en fait les frais.
En réalité, depuis l’invasion allemande, la RSS de Biélorussie est devenue une terre de mort. Un fait qui n’est d’ailleurs pas uniquement dû au Reich ! Dès l’été 1942, et alors même que les soldats de l’URSS luttaient courageusement pour défendre la Rodina, les services du NKVD déployaient sur leurs arrières une énergie frénétique à déporter ou tuer en masse Polonais et Juifs dans les bois autour de Chervyen, Hlybokaye et Vileyka – il fallait vider les prisons avant l’arrivée des Allemands. Entre trains pour le Goulag et pelotons d’exécution au détour d’un fourré, presque cent mille personnes qui avaient cru trouver refuge en URSS en 1939 avaient déjà disparu au moment où les premiers soldats de la Heer entraient dans Minsk (1)… Evidemment, pareille politique ne pouvait que provoquer la rancune de la population locale, excitée au surplus par la propagande des nouveaux occupants (2). Le sang appelant le sang, des pogroms anti-communistes se formèrent spontanément dans quelques villes.
Cependant, les nazis allaient très vite démontrer qu’ils n’étaient pas meilleurs que les anciens maîtres de la région. De véritables tueries furent bientôt commises par les SS, avec le soutien massif de la police lituanienne. Parmi bien d’autres, hélas, ce qu’il est convenu d’appeler “l’affaire de Slutsk”. Dans cette petite ville, en octobre 1942, les Einsatzgruppen – renforcés de bataillons de la Schuma – avaient massacré dans un déchaînement de rage plus de 4 000 personnes, Juifs ou non, sans se donner la peine de procéder au moindre tri dans la population locale et sans non plus en référer à qui que ce soit au préalable. Le sang avait inondé les rues en une abominable bacchanale – du sang de sous-hommes, certes, mais qui auraient pu servir le Reich, ou en tout cas ses usines.
Le nouveau commissaire général pour la Biélorussie, Wilheim Kube, craignait déjà, faute d’une victoire suffisamment triomphale contre l’Armée Rouge, de ne pouvoir faire basculer en masse la population vers le soutien actif au Reich, comme le lui avait pourtant ordonné son Führer. Ce massacre avait réduit à néant une bonne partie de ses efforts. Dans un geste de défi rare, il avait personnellement pris la plume pour écrire à Himmler un courrier où l’indignation le disputait au pragmatisme : « La ville a donné une image d’horreur durant toute l’opération. Les Juifs – mais aussi leurs voisins biélorusses – ont été sortis de leurs maisons et rassemblés en troupeaux avec une brutalité indescriptible de la part des responsables de la police allemande, mais aussi et plus encore de la part des auxiliaires lituaniens. Des tirs résonnaient partout dans la ville. Dans plusieurs rues, les corps de Juifs abattus s’accumulaient en tas. Les Biélorusses pris dans la nasse se sont retrouvés dans un état de détresse absolue, sans pouvoir s’échapper. » Après la description d’une longue série d’horreurs qu’il serait vain de reproduire, Kube concluait avec rage : « Je fais réaliser copie de ce rapport afin qu’il soit communiqué à qui de droit auprès des ministres du Reich. La paix et l’ordre ne peuvent pas être maintenus dans mon domaine de compétence avec de pareilles méthodes. Ré-enterrer vivants des blessés graves qui ont réussi par miracle à s’extraire des fosses où ils étaient inhumés est si vil et si odieux que de tels actes doivent être rapportés au Führer lui-même, ainsi qu’au Reichsmarschall. » A l’évidence, Kube, bien que nazi convaincu, avait conservé quelques traces de compassion chrétienne qui surnageaient de temps à autre dans les mares de sang… Bien entendu, l’incident ne fut jamais rapporté au sommet de l’appareil d’Etat du Reich – et qui peut dire, de toute façon qu’elle aurait ému Hitler ?
Quoiqu’il en soit, l’affaire de Slutsk, comme toutes les autres du même genre, avait dessillé les yeux des Biélorusses – les réquisitions totales, les travaux forcés généralisés et les purges massives achevant de convaincre la plupart des plus réticents. Ils n’avaient pas besoin de savoir qu’en août 1942, Hermann Göring déclarait déjà aux commissaires du Reich en URSS occupée : « Vous êtes envoyés là-bas pour le bien-être de notre peuple, qui doit être votre unique préoccupation. Dans ces conditions, peu m’importe que vous me disiez que les habitants de ces régions meurent de faim. Laissez-les mourir, si cela peut faire vivre les Allemands ! Je ferai tout – et je vous forcerai à tout faire – pour que vous obteniez les livraisons exigées. Et si vous ne le pouvez pas, je mettrai en place les institutions qui sauront secouer la machine. »
Sous le commandement des responsables communistes restés en place, ainsi que de certains gradés du NKVD oubliés sur place ou infiltrés au travers des lignes, le mouvement Partisan en Biélorussie soviétique ne tarda pas à prendre une ampleur considérable, son action étant facilitée par la relative faiblesse des effectifs allemands sur les arrières comme par la géographie du pays – forêts, rivières et marais. A l’été 1943, ils sont 125 000 hommes et femmes sur les arrières du HG Mitte, à rendre la vie de la logistique allemande impossible, entre déraillement de trains, attaques de convois et destructions d’aiguillages – et chacun sait à quel point la voie ferrée est indispensable à l’approvisionnement des forces allemandes au front, faute de camions en nombre suffisant susceptibles d’utiliser les rares routes carrossables.
Les Partisans ne peuvent bien sûr pas affronter directement l’armée allemande – et ils ne peuvent rien faire non plus pour les 238 ghettos mis en place par les nazis. Par contre, ils sont bien retranchés dans leurs bases des marais de Pripiat ou de l’île de Zyslov, inaccessibles aux armées du Reich. Et, en relative bonne entente avec les Polonais de l’Armée Secrète (la Biélorussie est en partie disputée entre la Pologne et l’URSS), ils contrôlent même 50 % du territoire et pourront bien sûr faciliter la libération future de leur pays – d’autant plus que l’Armée Rouge est aux portes de leur territoire, sur la rive est du Dniepr ! Dans le corridor de Vitebsk – ainsi dénommé pour le relâchement notoire des lignes allemandes entre les XIII. AK et LII. AK – les autorités soviétiques font désormais passer des milliers de combattants (3) et des centaines de tonnes de fournitures, qui permettent notamment de créer en des points bien choisis des terrains clandestins facilitant encore le ravitaillement. Sous la direction du Parti communiste de Biélorussie, opérant lui-même en étroite coordination avec le QG du 1er Front Biélorusse, les brigades de Partisans ne manquent décidément de rien ! Ou, en tout cas, elles sont assez bien équipées pour que l’Armée Rouge puisse compter sur elles lors de la prochaine offensive en direction de Minsk… D’ailleurs, ces combattants n’ont-ils pas à leur tête un officier de métier, le général Panteleïmon Ponomarenko ?
De leur côté, les Allemands ont pris leur parti de cette exaspérante nuisance. Tant pis pour les rares civils indécis et ceux qui se voudraient neutres ! Tout en continuant à appeler formellement à une « collaboration fraternelle germano-biélorusse », les Occupants se sont donc lancés dans une campagne de répression massive, sous l’autorité d’Heinrich Himmler – lequel a obtenu les pleins pouvoirs, en priorité sur la Wehrmacht, pour lutter contre les « bandits » harcelant les arrières du front. C’est une très sale guerre, faite de réquisitions suivies de razzias, d’expéditions punitives, de boucliers humains, de civils envoyés sur les champs de mines et de prises de sang sur les enfants pour fabriquer du plasma à l’intention des combattants. Et elle a récemment atteint un point culminant avec la promulgation, le 18 juillet, de la FührerDirectiv N°46, qui définit à présent les opérations de « sécurisation » comme des missions « d’extermination complète », appelant les forces de sécurité à combattre avec « la plus pure brutalité » tout en leur garantissant l’immunité absolue. L’Allemagne a renoncé à pacifier la région : le but n’est plus se soumettre les parties rebelles de Biélorussie, mais bien de les transformer en désert. En « Tote Zonen » – zones mortes, malgré les préventions de Kube et les propositions du général von Chamer-Osten (gouverneur militaire de Biélorussie), lequel proposait de procéder par le renseignement et l’infiltration. Le conflit ne peut plus guère s’aggraver… La lutte entre Partisans et SS, avec leurs auxiliaires majoritairement baltes, se poursuit ainsi sur cette terre martyre, où des résistants fanatisés, retranchés au fond de leur forêts et ayant prêté serment de rétablir l’autorité soviétique sur la RSS de Biélorussie, affrontent de véritables colonnes infernales.
Et les Partisans biélorusses travaillent bien – pour les sept premiers mois de l’année 1943, la direction des chemins de fer déplore la perte de 150 motrices, 650 wagons, 10 kilomètres complets de voies ferrées, sans parler des attaques quotidiennes sur les détachements isolés (40 000 morts depuis un an !). Pour soutenir les SS comme pour espérer recevoir ses approvisionnements, le HG Mitte est petit à petit contraint de se barricader autour de ses lignes de ravitaillement – bunkers, barrages, déboisement massifs, trains blindés… Le tout au prix d’une ponction grandissante sur ses effectifs, et sans pour autant obtenir des résultats satisfaisants. Le pont sur la rivière Ptich entre Brest et Gomel a sauté depuis longtemps et les soldats du front se prennent à refuser des permissions par peur de traverser l’arrière !
………
Des blindés et un homme
Gare de triage d’Assipovichy (près de Babrouisk, Biélorussie)
– Conséquence de l’action des Partisans biélorusses, le ravitaillement du Groupe d’Armées Centre est encore plus surveillé que celui des autres armées de l'Axe sur le Front de l’Est. Surtout qu’il se fait rare, avec l’opération Zitadelle ! Et justement, un convoi particulièrement important destiné au XLI. PanzerKorps stationne dans la nuit sombre de la gare de triage, sur l’une des voies menant à Gomel. Sur les wagons-plateaux, des blindés à croix noire : Panzer IV, Léopard et même quelques Tigre, tous déjà approvisionnés en carburant et en munitions. Si ce train est à l’arrêt, c’est à cause d’un feu de signalisation défaillant. Encore un câble rongé par la vermine ! On appelle un technicien pour réparer le problème en urgence – et vite, il y a déjà deux trains de munitions sur des voies parallèles, et un convoi de ravitaillement alimentaire derrière eux !
Ce technicien, c’est Fedor Andreievich Krylovich, simple cheminot de Minsk ayant une formation poussée en électricité. Il remonte sans trop de hâte le long des wagons pour atteindre l’aiguillage qu’il doit réparer. En passant devant l’une des voitures de queue, il s’arrête pour rattacher son lacet, puis il s’arrête une seconde fois en tête du convoi pour repérer la position du câble fautif. Ensuite, il reprend bien vite sa marche, sans que nul ne remarque qu’il a laissé à chaque arrêt une sorte de paquet sous le wagon le plus proche… qui se trouve être, en tête comme en queue, une citerne de carburant.
Finalement, Krylovich arrive à l’aiguillage, qui ne tarde pas à fonctionner à nouveau. Il n’attend pas d’être houspillé par les soldats allemands pour déguerpir – et pour cause ! Sitôt que le train s’ébranle, une violente explosion retentit à l’avant, suivie d’une plus forte encore à l’arrière. Les mines magnétiques viennent de sauter, déclenchant une réaction en chaine qui se propage tout au long du convoi, et même aux wagons de munitions stationnés sur les voies toutes proches ! La panique est indescriptible ! Une vague de feu emporte tout sur 300 mètres à la ronde, sans que rien ni personne ne puisse l’arrêter !
L’incendie ne durera pas moins de dix heures. Au matin du 31, les Allemands ne pourront que constater les dégâts… Le Reich millénaire a perdu, par la faute d’un unique sous-homme slave (vétéran de Khalkin-Gol et de la guerre d’Hiver, cependant) : 8 Tigre, 24 Leopard, 30 Panzer IV, 63 wagons de munitions terrestres, 8 de bombes aériennes et 15 de nourriture, auxquels il faut encore ajouter 5 locomotives, 8 citernes d’huile et 23 d’essence, un entrepôt de charbon et une bonne partie des installations de triage. Le tout sans parler de la déroute des auxiliaires de la Schuma, qui ont cru à une attaque et se sont débandés en ville en abandonnant les prisonniers dont ils avaient la garde – ces derniers ne se sont pas fait prier pour disparaitre…
Bien entendu, les représailles seront impitoyables. Assurément, les Juifs du ghetto et les divers otages seront les premiers à en souffrir – en attendant les villageois des Tote Zonen. Mais tout de même, pour les massacrer, la Heer va devoir une fois encore dégarnir un peu plus son front, au risque de favoriser une nouvelle offensive soviétique. Quant au matériel perdu… il ne sera pas remplacé de sitôt !
Pour cette réussite spectaculaire – un des plus beaux actes de sabotage du conflit mondial, selon nombre d’experts – Fedor Krylovich recevra l’Ordre de Lénine. Entretemps, il aura rejoint sans mal la 1ère Brigade de Babrouisk et mènera bien d’autres opérations qui porteront un tort certain au Reich. Plusieurs fois blessé, le vétéran retournera après la guerre à Assipovichy pour y reprendre sa modeste carrière d’électricien – il y mourra dans l’anonymat en 1959. Aujourd’hui, seule une rue de Minsk rappelle son nom – ainsi, tout de même, qu’un monument dans la nouvelle gare, commémorant un exploit qui facilita sans aucun doute beaucoup la vie de l’Armée Rouge, durant cet été 1943 couleur de sang.

Notes
1- Rappelons que le massacre de Katyn, où presque 22 000 officiers polonais perdirent la vie, ne fut découvert qu’au début des années 1990 à la faveur de la détente des relations Est-Ouest et de l’ouverture d’une partie des archives du NKVD – lesquelles n’avaient pas été détruites, malgré de multiples suggestions de la part des responsables concernés. Entretemps, les travaux de la commission Madden avaient déjà révélé à qui voulait bien l’écouter l’effroyable nature de ce qui s’était joué en ces lieux.
2- Durant toute l’occupation de la Biélorussie, de 1942 à 1944, le régime nazi fera régulièrement étalage dans la presse de la découverte de charniers soviétiques, n’hésitant pas à établir sous l’égide de la Croix Rouge des comités internationaux (dont certains intégraient des officiers alliés prisonniers de guerre !) pour investiguer largement les crimes de son adversaire et tenter ainsi de se donner une respectabilité. Parmi tous ces experts – pas toujours dupes de la manœuvre, mais certainement pas tous non plus inféodés à Berlin – l’écrivain et résistant polonais Ferdynand Goetel (pourtant prisonnier de la SS), le sportif tchèque František Hájek et l’anatomo-pathologiste croate Eduard Miloslavić, fondateur de la médecine légale aux Etats-Unis !
3- Ces derniers, combinés à d’autres groupes, tels ceux chargés des opérations spéciales sur la Baltique ou dans le Grand Nord, donneront naissance aux unités Spetsnaz que nous connaissons aujourd’hui.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Dim Avr 19, 2020 13:34    Sujet du message: Répondre en citant

L'intitulé du sujet m'inquiète Casus - tu ne va tout de même pas me demander de faire les 3 opérations d'affilée ? Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Avr 19, 2020 13:38    Sujet du message: Répondre en citant

No comment. Cool
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Casus Frankie

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Archibald



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MessagePosté le: Dim Avr 19, 2020 19:48    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
L'intitulé du sujet m'inquiète Casus - tu ne va tout de même pas me demander de faire les 3 opérations d'affilée ? Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing


Moi je trouves plutôt qu'on dirait une série d'éternuements, et avec le COVID, on ne sait jamais...
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demolitiondan



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MessagePosté le: Dim Avr 19, 2020 19:59    Sujet du message: Répondre en citant

Merci Archibald - je t avoue qu'on a pas fini d eternuer, vu comment ça se passe a l'Est.
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loic
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MessagePosté le: Dim Avr 19, 2020 23:54    Sujet du message: Répondre en citant

En effet, sombre à souhait ...

J'imagine que l'épisode du sabotage est OTL ?

Citation:
des marais de Pripiat

Jusqu'à présent, on a écrit "Pripet" dans la chrono.
Citation:
des marais de Pripiat ou de l’île de Zyslov, inaccessibles aux armées du Reich

Inaccessibles est peut-être un peu fort, disons plutôt qu'ils n'ont pas les ressources ni le temps dans le contexte FTL pour arriver à un niveau de contrôle comparable à OTL.
Sinon, où est cette île ?
Citation:
ils contrôlent même 50 % du territoire

Une telle proportion après un front largement moins enfoncé en territoire soviétique ?
Citation:
ils contrôlent même 50 % du territoire et pourront bien sûr faciliter la libération future de leur pays – d’autant plus que l’Armée Rouge est aux portes de leur territoire, sur la rive est du Dniepr !

Redite
Citation:
Dans le corridor de Vitebsk – ainsi dénommé pour le relâchement notoire des lignes allemandes entre les XIII. AK et LII. AK – les autorités soviétiques font désormais passer des milliers de combattants (3) et des centaines de tonnes de fournitures

Les Allemands ne peuvent quand même pas être mauvais partout : si on admet qu'ils ont renoncé à quadriller les marais, ils peuvent quand même fortement limiter ce qui circule entre ces marais et le front qui est à au moins 100 km, avec soit le Dniepr soit la Berezina à traverser et des points de contrôle au niveau des ponts ?
Sinon, en reprenant l'appendice de juin 43, on n'a pas l'impression que les XIII. et LII. AK sont voisins.
Citation:
des comités internationaux (dont certains intégraient des officiers alliés prisonniers de guerre !)

"Comprenaient" plutôt que "intégraient" des officiers ? On aurait dit "des officiers avaient intégré des comités internationaux".
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On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
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demolitiondan



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MessagePosté le: Lun Avr 20, 2020 00:02    Sujet du message: Répondre en citant

Dans l'ordre Loic,
- Oui OTL,
- OK,
- Sisi inaccessible. Même OTL, ils ne l'ont jamais prise, avec 3 ans d'occupation.
- OTL - pas de raison que ca soit inférieur FTL. Après, tout n'est pas non plus utile aux allemands !
- OTL cher ami ! Et placement des troupes validés par Poireau,
- Des comités qui intègrent des officiers qui n'ont pas forcément choisi de travailler, mais collaborent quand même !

Sur les partisans de Biélorussie, partez je vous prie d'un constat simple : je n'invente rien. Et il n'y a aucune raison que ca s'arrange pour les allemands FTL, avec l'occupation moins longue, les effectifs moins élevés et la présence de l'armée rouge (mieux équipée et organisée) à proximité,
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MessagePosté le: Lun Avr 20, 2020 00:13    Sujet du message: Répondre en citant

Le fait que les Russes aient mieux encaisser le choc initial de Barbarossa aura t'il fait qu'ils aient du malgré tout abandonner dans leur retraite suffisamment de monde pour constituer un réservoirs de partisans militairement formés aussi important qu'OTL ?
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demolitiondan



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MessagePosté le: Lun Avr 20, 2020 00:32    Sujet du message: Répondre en citant

Comme précisé dans le texte, le réservoir est bien constitué des biélorusses, puis renforcé de militaires.
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MessagePosté le: Lun Avr 20, 2020 01:01    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
Comme précisé dans le texte, le réservoir est bien constitué des biélorusses, puis renforcé de militaires.

Je ne parle pas de l'origine ethnique des partisans, mais de leur statut de départ, militaire ou civil, et de leur abondance relative FTL / OTL.


OTL, dans son retrait précipité, l'Armée Rouge a du laisser derrière elle des centaines de milliers de ses membres. Beaucoup ont été faits prisonniers à l'issue de vastes mouvements d'encerclement menés par la Wehrmacht. Mais l'immensité même de ses poches comme des territoires concernés ont permis à des milliers de soldats de s'extirper de ces nasses et, quand il ne leur était pas possible de rejoindre leurs lignes, de former les bases des mouvements de partisans.

De même les Allemands ayant avancé très rapidement OTL, bien peu de civils des régions occupées ont pu précéder le retrait des forces soviétiques et se sont retrouvés piégés à l'arrière du front, constituant un large vivier de recrutement pour les mouvements de partisans.


FTL l'envahisseur a avancé moins vite et bien moins facilement en territoire soviétique. De plus ici l'attaque était attendue. Par conséquent, il est à peu prêt certain que bien plus de civils des régions frontalières auront anticipé l'invasion pour se réfugier à l'intérieur du pays (si toutefois le pouvoir central ne s'y oppose pas, c'est à déterminer) et beaucoup d'autres, bien plus qu'OTL en tout cas, auront eu le temps, une fois les hostilités engagées, de précéder l'Armée Rouge dans son retrait. Enfin, comme précisé précédemment, le recul moins catastrophique de l'Armée Rouge va permettre de laisser moins de soldats soviétiques isolés derrières la ligne de front.

Tout cela ne devrait-il pas limiter quelque peu, proportionnellement aux territoires occupés, le réservoir de recrues potentielles pour les maquis en devenir ?

Ou bien le besoin accru de main d’œuvre du côté allemand va t'il induire une oppression plus grande sur les populations autochtones n'ayant pu éviter l'occupation qui compensera plus ou moins dans les mêmes proportions ?
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MessagePosté le: Lun Avr 20, 2020 01:16    Sujet du message: Répondre en citant

On n'est pas dans un pays capitaliste oppresseur du peuple !
Les civils biélorusses ne précèderont certainement pas le recul de l'Armée Rouge ! Ce serait trahir la Patrie des Travailleurs !
En outre, nous savons que les Allemands ont progressé moins vite et moins loin qu'OTL, mais pour les Biélorusses en question, ils ont progressé bien assez vite et loin !
Quant aux soldats piégés, en effet, il y en a eu peu, d'ailleurs Demo Dan n'en a pas parlé, les cadres professionnels ont été introduits par la suite.
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MessagePosté le: Lun Avr 20, 2020 01:39    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Les civils biélorusses ne précèderont certainement pas le recul de l'Armée Rouge ! Ce serait trahir la Patrie des Travailleurs !

Je n'imagine pas Staline autorisant une évacuation préventive des civils des régions frontalières dans une optique humaniste. Mais bien plus machiavéliquement pour maintenir au plus haut ses propres réserves de mains d’œuvre tout en soustrayant inversement autant que possible des bras potentiellement à disposition d'une Allemagne qui, FTL, en a bien plus besoin qu'OTL, ce que l'on doit savoir pertinemment à Moscou.
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MessagePosté le: Lun Avr 20, 2020 01:45    Sujet du message: Répondre en citant

Je comprends, mais ce serait reconnaître la victoire (momentanée, certes !) des Fascistes !
Et risquer de déclencher une réaction en chaîne… Mieux vaut "plus un pas en arrière". Pour les civils aussi !
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MessagePosté le: Lun Avr 20, 2020 03:26    Sujet du message: Répondre en citant

OK ! Encore qu'une réaction en chaine dans la très contrôlée URSS, je suis septique. Mais j'imagine bien le paranoïaque Staline envisager la chose, même très hypothétiquement.
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MessagePosté le: Lun Avr 20, 2020 06:57    Sujet du message: Répondre en citant

Imberator a écrit:
Casus Frankie a écrit:
Les civils biélorusses ne précèderont certainement pas le recul de l'Armée Rouge ! Ce serait trahir la Patrie des Travailleurs !

Je n'imagine pas Staline autorisant une évacuation préventive des civils des régions frontalières dans une optique humaniste. Mais bien plus machiavéliquement pour maintenir au plus haut ses propres réserves de mains d’œuvre tout en soustrayant inversement autant que possible des bras potentiellement à disposition d'une Allemagne qui, FTL, en a bien plus besoin qu'OTL, ce que l'on doit savoir pertinemment à Moscou.


Si il doit y avoir évacuation, du point de vue du vodj, se sera sous la férule du NKVD et sous les formes suivantes: enrôlement et déportation en fonction des besoins.
Quiconque ne pouvant servir dans l'un de ces cadres ou ne pouvant être transporté à temps restera sur place, y compris dans le cadre d'unité de travailleurs si il y a le temps de s'en servir voir de milice du peuple avec ou sans arme en fonction des disponibilités.

Après, c'est selon la motivation des cadres restant sur place...
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