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1940 - La France continue la guerre
 
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demolitiondan



Inscrit le: 19 Sep 2016
Messages: 3598
Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris

MessagePosté le: Jeu Mar 19, 2020 16:23    Sujet du message: Répondre en citant

C'est effectivement cohérent - ceci étant, je soumet à validation de Tyler !
_________________
Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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solarien



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Messages: 1666
Localisation: Picardie

MessagePosté le: Jeu Mar 19, 2020 17:03    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Rassuré sur la volonté combative du gouvernement français, Henri, nouveau chef de la Maison d’Orléans, fit alors revenir sa femme et ses enfants de leur refuge brésilien. Prenant ses responsabilités, le comte de Paris continua de défendre la France tout au long de la guerre, allant jusqu’à s’engager à nouveau dans la Légion comme modeste deuxième classe. [Musique émue] Et c’est animé de cette même passion qu’au printemps 1944, le sergent Orliac tomba à la tête de ses hommes au cours des combats qui devaient permettre la libération de Reims, la ville qui avait vu ses ancêtres tant de fois couronnés au long des siècles. »


Dangereux cela, OTL, certaine rumeur ou légende raconte que De Gaulle aurait céder sa place à Henri lors de l'élection de 1965, mais que la neutralité d'Henri durant la WWII aurait fait que De Gaulle se serai abstenus.
Si FTL, les prétendants orléanistes et bonapartiste combattent au sein de l'armée française, ils pourraient acquérir une légitimité importante après guerre, sans oublier qu'on peux imaginer la loi d'éxil supprimer plus tôt.

Encore heureux que la IVème république FTL est plus stable, sinon on pourrait avoir un retour du royaume de France dans les années 1960-1970. Ou pire, dans les années 2020, a cause des crises politiques, économiques et sociales.
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Finen



Inscrit le: 17 Oct 2006
Messages: 1278

MessagePosté le: Jeu Mar 19, 2020 19:00    Sujet du message: Répondre en citant

En 65, légaliste comme il est, on peut estimer sans beaucoup de risque d'erreur qu'il est hors de question qu'un De Gaulle, président en exercice, cède le pouvoir à un monarque sans plus de formalités.

De plus il serait étonnant que le parti royaliste atteigne à ce moment ne serai-ce que 5% d'opinion favorable au sein de la population ce qui ferai que ce serai surement le roi de France le plus vite démis de l'histoire.
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delta force



Inscrit le: 07 Juin 2009
Messages: 565
Localisation: france Gironde

MessagePosté le: Jeu Mar 19, 2020 19:17    Sujet du message: Répondre en citant

il est fait mention de maréchalistes ??
avec un Pétain hors jeu dès juin difficile pour moi de voir un parti du maréchal surgir en août...
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Colonel Gaunt



Inscrit le: 26 Mai 2015
Messages: 1066
Localisation: Val de Marne

MessagePosté le: Jeu Mar 19, 2020 19:18    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:

………
[Musique épique] « N’écoutant que son courage, Henri, séparé de ses camarades au cours des combats de la Campagne de France, passa l’été 1940 derrière les lignes ennemies à tenter de trouver un moyen de continuer la lutte comme tant d’autres courageux soldats. Dissimulant avec soin son identité, il embarqua à bord d’un chalutier et rejoignit clandestinement la Corse. De là, il se rendit au domaine familial de Larache où il apprit le tragique décès de son père, Jean III, mort de maladie le 25 août 1940.
Rassuré sur la volonté combative du gouvernement français, Henri, nouveau chef de la Maison d’Orléans, fit alors revenir sa femme et ses enfants de leur refuge brésilien. Prenant ses responsabilités, le comte de Paris continua de défendre la France tout au long de la guerre, allant jusqu’à s’engager à nouveau dans la Légion comme modeste deuxième classe.
[Musique émue] Et c’est animé de cette même passion qu’au printemps 1944, le sergent Orliac tomba à la tête de ses hommes au cours des combats qui devaient permettre la libération de Reims, la ville qui avait vu ses ancêtres tant de fois couronnés au long des siècles. »

Extrait de Secrets d’Histoire – Henri, le prince qui a dit non, émission de Stéphane Bern, France 2, 2014.



Oh ! Espèce de "presque" régicide va !
_________________
Les guerres de religion consistent à se battre pour savoir qui a le meilleur ami imaginaire
Citation vue sur le net
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Casus Frankie
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Messages: 10860
Localisation: Paris

MessagePosté le: Jeu Mar 19, 2020 19:25    Sujet du message: Répondre en citant

delta force a écrit:
il est fait mention de maréchalistes ??
avec un Pétain hors jeu dès juin difficile pour moi de voir un parti du maréchal surgir en août...


Il y des maréchalistes (non organisés bien sûr) depuis Verdun !
OTL, Pétain n'est pas sorti de rien du jour au lendemain !
_________________
Casus Frankie

"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire)
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houps



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MessagePosté le: Jeu Mar 19, 2020 22:10    Sujet du message: Répondre en citant

J'arrive après la bataille. Pour chipoter, hein, faut pas croire !
Je cite : (§ un prince déchu)
" Alors que – sans sonnerie de cloches, qui se sont tues deux mois plus tôt – la messe de l’Ascension s’achève, l’homme au costume très chic tranche au milieu de la foule des humbles fidèles assis sur les dernières rangées de bancs, bien loin du Tout Paris qui installé aux premiers rangs. Alors que tout le monde se presse vers la sortie..."

Le premier "alors que" est superflu. Je propose :

" Sans sonnerie de cloches, qui se sont tues deux mois plus tôt, la messe de l’Ascension s’achève. Un homme au costume très chic tranche au milieu de la foule des humbles fidèles assis sur les dernières rangées de bancs, bien loin du Tout Paris installé aux premiers rangs. Alors que tout le monde se presse vers la sortie... "
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Timeo danaos et dona ferentes
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Alias



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Messages: 685
Localisation: Dans les environs de Genève-sur-Léman

MessagePosté le: Jeu Mar 19, 2020 22:48    Sujet du message: Répondre en citant

L'extrait de "Secrets d'Histoire", on s'y croirait!
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Stéphane "Alias" Gallay -- https://alias.erdorin.org
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Mar 20, 2020 00:50    Sujet du message: Répondre en citant

Merci Houps.
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Casus Frankie

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Capitaine caverne



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MessagePosté le: Ven Mar 20, 2020 10:30    Sujet du message: Répondre en citant

C'est vrai que le ton général de "Secret d'histoire" est respecté mais je pense que le contenu pourrait être un peu revu. Certes, l'ami Stéphane est un royaliste-orléaniste impénitent, mais le contenu du texte est un peu trop lèche bottes. Pour être un spectateur assidu de l'émission (arrgh! Mêre je vous maudit! Laughing ), je peu dire que l'on a pas peur d'y aborder les pages sombres de l'histoire personnelle des gens à qui l'on consacre un numéro. Le Stéphane Bern FTL pourrait tout à fait dire qu'après sa démobilisation en 1940, le chef en devenir de la maison d’Orléans a tenté, en tant que futur prétendant au trône de France, de mettre à profit l'effacement de la république pour évaluer les chances de rétablissement de la monarchie. Mais qu'après avoir rencontré et sondé tous ceux qui avaient bien voulut le recevoir, allemands compris, il avait finalement refuse de prendre le risque de se compromettre avec eux et tel Louis XVIII d'être vu comme "revenant dans les fourgons de l'étranger". Et que constant que "le cœur de la france battait à Alger et non plus à Paris", il avait repris la lutte sous son faux nom
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"Au jeu des trônes, il n'y a que des vainqueurs et des morts, il n'y a pas de demi-terme". La Reine Cersei.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Mar 20, 2020 12:15    Sujet du message: Répondre en citant

Pas faux, Capitaine.
Peut-être nous sommes-nous un peu trop moqués de Bern.

Cela te semble-t-il plus pertinent ? Si TYLER est d'accord, Tyler ?

[Musique épique] « N’écoutant que son courage, Henri fit partie des troupes qui tentaient de retarder l'avance ennemie. Séparé de ses camarades au cours des combats de la Campagne de France, il passa l’été 1940 en France occupée.
Après sa démobilisation, il semble avoir pensé un instant que la défaite de la république pouvait permettre le rétablissement de la monarchie. Mais après avoir rencontré et sondé plusieurs personnalités, y compris l’ambassadeur allemand, il refusa finalement de se compromettre avec l’Occupant et d’être vu comme un Louis XVIII revenant dans les fourgons de l’Etranger. Constatant que le cœur de la France battait à Alger et non plus à Paris, il s’efforça de trouver le moyen de continuer la lutte comme tant d’autres courageux soldats.
Dissimulant avec soin son identité, il embarqua à bord d’un chalutier et rejoignit clandestinement la Corse. De là, il se rendit au domaine familial de Larache où il apprit le tragique décès de son père, Jean III, mort de maladie le 25 août 1940.
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Casus Frankie

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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Mar 20, 2020 12:35    Sujet du message: Répondre en citant

18 août
Laval recrute
Versailles
– En accord avec son ministre des Affaires Étrangères, Bergery (qui prôna à la Chambre l’arrêt du conflit durant toute la Drôle de Guerre pendant que lui-même en faisait autant au Sénat), Pierre Laval rencontre Pierre-Etienne Flandin, qui s’apprêtait à rentrer dans l’Yonne. Les négociations de début août ont rapidement mis en lumière la profonde divergence de vues entre les deux anciens Présidents du Conseil de la République. Flandin a bénéficié de diverses « amitiés douteuses » (encore à ce jour obscures) qui lui ont permis de trouver refuge en Espagne en compagnie de Laval et Déat. Mais si Flandin est un partisan du maréchal Pétain et souhaitait demander l’armistice en juin, son pacifisme est d’ordre plus pragmatique qu’idéologique. Contrairement à Laval, Déat, Bergery ou Doriot, tous désireux de créer ce Nouvel État Français qui commence à prendre forme et qui lorgnent depuis plus ou moins longtemps sur les modèles italien et allemand, Flandin est issu d’une longue lignée républicaine. Son intention au mois de juin était de rebâtir le pays (désir partagé par tous, des deux côtés de la Méditerranée !), mais dans le strict cadre des institutions de la Troisième République. Dans l’idéal (pour lui), Pétain serait devenu Président de la République et aurait dirigé une réforme constitutionnelle menée par l’Assemblée Nationale et le Sénat.
Laval, qui était encore le 5 août à égalité avec ses complices aux yeux des Allemands pour diriger la Nouvelle France, a su très rapidement prendre l’ascendant sur ses concurrents – grâce en bonne partie à la relation entretenue avec Abetz, via leur ami commun Rauzy. Mais en vieux renard de la politique, l’Auvergnat a conscience que son poste est des plus fragiles. L’enracinement de son Nouvel État Français nécessite l’élimination rapide de ce qui reste de la Troisième République. De plus, la concurrence s’annonce rude et les ambitions de certains membres de son gouvernement ne seront pas satisfaites bien longtemps par un simple portefeuille. C’est pourquoi il lui faut les contrôler, autant que faire se peut. Flandin a refusé un poste dans le gouvernement du NEF, préférant retourner prendre soin des habitants de l’Avallonnais ? Hors de question qu’il joue au sage bienveillant et neutre au fond de sa Bourgogne ! Une fois les Africains vaincus et rentrés en Métropole la queue entre les jambes, dans une Europe de nouveau en paix, qui sait si certains modérés des services diplomatiques du Reich n’offriraient pas SON poste à Flandin, qui conserve une certaine estime chez les parlementaires et apparaîtrait comme une solution de réconciliation ?
Le sénateur auvergnat va donc longuement flatter le député icaunais afin que celui-ci accepte un poste « au service de la France ». Flandin rechigne devant la perspective – pourtant glorieuse ! – d’une représentation diplomatique à Berlin ou à Rome. C’est finalement l’Espagne qui le fera céder. L’idée de succéder à Pétain et la perspective d’œuvrer pour que le régime de Franco ne vienne pas interférer dans le conflit en cours pour réclamer une tranche de l’Empire l’ont convaincu. Au lieu de Domecy-sur-Cure, Flandin partira donc pour Madrid, en se disant qu’il vallait mieux faire partie de ce NEF plutôt que de le rejeter…


19 août


20 août

Armistice ou reddition sans conditions ?
Rethondes
– Dans la matinée, Laval lui-même signe l’armistice dans le célèbre wagon avec une délégation allemande dirigée par Keitel et une délégation italienne dirigée par Ciano. Le chef du GPEF vient de passer trois jours à discuter les termes de ce document, sans obtenir de concession de la part de ses interlocuteurs.
D’abord, les Allemands tiennent à « réintégrer au Reich la province d’Alsace-Moselle, injustement arrachée à la Nation allemande et à la Race germanique en 1919. »
Le reste de la France est divisé, « jusqu’au règlement général du conflit », en deux zones d’occupation : la Zone Atlantique comprend la façade atlantique, de la frontière espagnole à la frontière belge (le futur Atlantikwall), et la Région Paris ; la Zone Sud comprend le littoral méditerranéen entre Cannes et les Pyrénées (le futur Südwall) et la Région Lyon. La frontière entre ces zones va des Pyrénées à l’Alsace-Moselle. Chacune des deux zones est placée sous l’autorité d’un commandement militaire indépendant, rattaché à l’Oberbefehlshaber West. Le bassin houiller du Nord est placé sous administration militaire spéciale.
De son côté, l’Italie obtient une zone d’occupation allant de Grenoble à Cannes. Hitler refuse de céder Toulon à Mussolini. Celui-ci devra se contenter de laisser entendre dans la presse italienne que cette zone d’occupation, qui correspond à peu près à la Savoie et à l’ancien Comté de Nice, « sera un jour prochain appelée à rejoindre la Mère Patrie italienne. »
La France s’engage à payer à l’Allemagne et à l’Italie des indemnités de guerre « qui seront chiffrées ultérieurement. » En attendant, elle doit pourvoir à l’entretien des forces d’occupation, ce qui représente une somme de 600 millions de francs par jour !
Enfin, l’Etat Français selon Laval n’a pas d’armée mais une “Force de Sécurité du Territoire” sous les ordres du général Émile Laure (1). Cette “Force” est limitée à 80 000 hommes, qui ne pourront guère être recrutés que parmi les prisonniers de guerre. Les agents recruteurs de Laval (rappelons qu’il est ministre de la Défense !) feront dans ce but la tournée des stalags, promettant la libération des volontaires, ce qui expliquera bon nombre d’engagements dans la FST. Celle-ci ne dépassera jamais les 50 000 hommes – elle sera sans cesse victime d’une double déperdition, une partie des engagés exigeant (à partir de l’opération Barbarossa) de rejoindre la Légion des Volontaires contre le Bolchevisme, d’autres disparaissant un beau jour sans laisser de traces pour rejoindre la Résistance avec armes et munitions.
Bien qu’il n’ait pas d’armée, l’Etat de Laval a une aviation, la preuve, il a un ministre de l’Air, le colonel Max Knipping (qui sera nommé général début septembre). Ce dernier commande en théorie 250 appareils, mais la grande majorité sont des épaves et les autres des engins démodés au bord de la réforme. Il faut pourtant y ajouter, comble de la propagande ou de la provocation, cinq Messerschmitt Bf 109B gracieusement offerts par le maréchal Göring en personne, lequel semble avoir pensé qu’il concluait ainsi une Paix des Braves.

La Convention de Collaboration, un traité léonin
Reims
– La journée du chef du GPEF est décidément chargée. En effet, dans l’après-midi, il signe à Reims avec Otto Abetz un accord baptisé “Convention de Collaboration”, censé faire entrer la France dans la Nouvelle Europe et qui précise en réalité les conditions de l’occupation allemande. Les clauses de cet accord, évidemment léonin, sont dictées par les préoccupations d’Hitler. Il faut bien sûr, à long terme, assurer la soumission de la France, qui ne doit même pas pouvoir espérer de revanche. Mais il faut aussi, à court terme, permettre que la France assure une partie de la production d’armements allemande, pour alléger le plus possible l’effort de guerre fourni par la population du Reich en prévision de l’invasion de l’URSS. Ces considérations vont déterminer le contenu des vingt-quatre articles relativement brefs de la Convention.
Le gouvernement Laval exerce son autorité administrative sur l’ensemble du territoire, mais il est stipulé que l’Allemagne exerce les droits de la puissance occupante, ce qui implique que l’administration travaille avec elle d’une manière “correcte”. En réalité, le gouvernement Laval est totalement inféodé à l’Oberbefehlshaber West. La plupart des mesures “autonomes” qu’il prendra viseront à servir les intérêts particuliers des membres du gouvernement, et/ou à réprimer telle ou telle fraction de la population.
L’Allemagne promet de libérer les prisonniers de guerre (près de 2 millions d’hommes) « dès que la réussite de la politique de Collaboration sera avérée » – ils resteront en captivité jusqu’à la fin de la guerre, en dehors de quelques cohortes symboliques qui prétendront justifier la politique d’échanges prisonniers/travailleurs (un pour deux…) mise en place par Laval. De plus, en contradiction flagrante avec les Conventions de Genève, les prisonniers seront massivement utilisés dans les usines d’armement allemandes et pour des travaux de fortification, ce qui ne semblera pas déranger le Secrétaire d’État aux Prisonniers que Laval nomme en marge de la signature de cette Convention, Georges Scapini. Président de l’association des Aveugles de Guerre (il a été blessé durant l’Autre guerre), c’est surtout l’un des fondateurs, avec Fernand de Brinon, du comité France-Allemagne. Son rôle est en théorie de veiller au bon traitement des prisonniers français, mais il s’efforcera principalement, lors de ses tournées des stalags, de jouer les agents recruteurs pour garnir les rangs des Forces de Sécurité du Territoire.
Par ailleurs, la Convention de Collaboration prévoit que le gouvernement Laval livrera les réfugiés politiques allemands, autrichiens ou italiens présents sur le sol français. Dans la mesure où il parviendra à se faire obéir, c’est bien ce qu’il fera, poussant même la bonne volonté jusqu’à y ajouter le plus possible de Juifs “étrangers” (réfugiés ou déchus de leur nationalité française).
………
Laval pense qu’avec l’armistice et la convention de Collaboration, il vient d’assurer son avenir à la tête du pays. En fait, avec ces deux signatures, il a aussi paraphé sa future condamnation à mort.

Les ambassadeurs de Laval
Le même jour, Laval nomme une série d’ambassadeurs auprès des pays européens les plus proches de l’Allemagne, politiquement parlant.
– Pierre-Etienne Flandin (qui a refusé d’entrer au gouvernement) s’efforcera de succéder à Pétain en Espagne.
– Henri Barbé devient ambassadeur en Slovaquie – cet ancien dirigeant du PCF de 1929 à 1931 a fondé le PPF avec Doriot en 1934, mais il est en train de s’en éloigner pour se rapprocher de Déat.
– Jean Coutrot devient ambassadeur en Roumanie (2).
– Charles Pomaret (ministre du Travail jusqu’au Sursaut) est nommé à Sofia – pour Laval, c’est une façon de récompenser un de ses sous-secrétaires d’État dans ses gouvernements de 1931 et 1932.
Cependant, Coutrot comme Pomaret ne pourront occuper leurs postes – dans l’immédiat du moins : en effet, la Roumanie et la Bulgarie n’ont pas (encore) rompu leurs relations diplomatiques avec Alger.
– Laval s’occupera lui-même des relations avec l’Allemagne (c’est-à-dire, en pratique, avec Otto Abetz), jusqu’au mois d’octobre, où il nommera ambassadeur de France à Berlin l’ancien collaborateur de Paul Reynaud, le colonel Paul de Villelume.
– Quant à l’Italie, Laval pense y envoyer Victor Barthélemy (PPF) – mais il faut auparavant l’accord de Mussolini.


21 août
Le rendez-vous de Montoire
Montoire
– Une fois signés l’armistice et la Convention de Collaboration, Hitler fait à Laval l’honneur d’une rencontre personnelle. Celle-ci est organisée, pour des raisons de sécurité, dans une petite ville du Loir-et-Cher, Montoire – où nul monument ne commémore aujourd’hui l’événement…
Pour Pierre Laval, ce rendez-vous est un couronnement de sa politique. Il renforce sa position face à Déat, Doriot et autres, qui tous s’efforcent de mener en sous-main des tractations avec l’occupant, en affirmant sa position sur l’échiquier politique. Certes, il a été Président du Conseil de la République, mais il manifestait depuis 1936 une hostilité de plus en plus virulente au régime, à travers les articles des journaux dont il est propriétaire ou qui le soutiennent (Gringoire notamment). Quelques semaines plus tôt, il a pensé qu’il valait mieux s’emparer du poste de chef d’un “Nouvel Etat” artificiel, avec des ministres encombrants, que de se retrouver sans rien. Avec l’appui des Allemands, il peut à présent espérer jouer ses “partenaires” les uns contre les autres.
Mais sur le fond, pour Laval, la réunion de Montoire est un échec. Loin de proposer des vues élevées de stratégie européenne, Hitler se borne à souligner la nécessité d’une collaboration étroite entre leurs deux gouvernements. Malgré les questions répétées du Français, le Führer refuse de lui donner des précisions sur le futur traité de paix franco-allemand. Tout juste accepte-t-il d’indiquer que ses clauses – et même la date de sa signature – dépendront de la fourniture par la France « de signes concrets démontrant son engagement dans l’Europe Nouvelle. » Il semble aujourd’hui que, dans l’esprit du dictateur, ces « signes concrets » devaient être avant tout la participation d’un nombre important de soldats français (sous commandement allemand) à l’invasion déjà prévue de l’Union Soviétique. Mais Laval, loin d’envisager ce cas de figure, imagine qu’il s’agit de l’établissement d’une “collaboration économique” étroite et de mesures de politique intérieure visant notamment les Juifs. C’est en tout cas ainsi qu’il justifiera, lors de son procès, la mise en place du Statut des Juifs.
………
En pratique, la rencontre de Montoire débouche cependant sur un résultat tangible : elle permet aux Allemands de sortir élégamment d’un imbroglio juridico-militaire. De très nombreux soldats français (les chiffres varient de 500 000 à deux millions !) ont en effet été capturés sans armes ni insignes et porteurs d’un bulletin de démobilisation rédigé à la hâte dans une mairie de village, en application du décret du 21 juillet signé par De Gaulle à l’intention des soldats n’ayant pas la possibilité d’évacuer. D’abord tentés de ne pas accepter la validité de ces documents, les Allemands finissent par l’admettre, ne serait-ce que pour rendre à la France occupée une certaine force de travail et lui permettre de payer les dommages de guerre prévus par l’armistice ! Evidemment, il ne coûte rien à Hitler de prétendre que ces hommes sont libérés gracieusement pour inaugurer sous d’heureux auspices la Collaboration franco-allemande.


22 août
“Nettoyage national”
Versailles
– Une série de décrets-lois décide l’interdiction des partis et organisations politiques dont les représentants se trouvent actuellement hors de Métropole (le Parti communiste n’est pas mentionné : le fait qu’il ait déjà été interdit par la République évite opportunément au GPEF de gêner les Allemands dans leurs relations avec l’Union Soviétique).
Les syndicats sont dissous. Des cours martiales sont instituées pour juger « les traîtres à la Patrie et les fuyards exilés. »
L’administration doit être passée au crible par des commissions crées à cet effet. Cette vaste opération de « nettoyage national » de l’administration vise à éliminer les Juifs, les francs-maçons (ou supposés tels) et, plus largement, les personnalités par trop républicaines occupant des postes importants.
Juste retour des choses : Alexandre Rauzy, député SFIO de l’Ariège et ayant cependant flirté avec l’idéologie brune avant-guerre, fraîchement démobilisé et s’étant empressé les semaines précédentes de faciliter les échanges entre Abetz et Laval, est ainsi mis à pied ! Il est en effet franc-maçon (par opportunisme sans doute). Exclu du développement de ce Nouvel Etat Français qu’il a un peu aidé à voir le jour, il évitera ainsi de gros ennuis quelques années plus tard… Mais pour l’instant, il remâche sa déception !


23 août


24 août

Doriot-Déat, duo de choc
Paris, 20h00
– Le Vel’d’Hiv’ est loin d’être plein. Visiblement, les Parisiens ont préféré rester chez eux, devant leurs radios, à guetter des nouvelles de l’attaque de Tarente, qu’Alger et Londres ont annoncée peu après midi et que Rome a reconnue avec réticence vers 18h00. Les deux duettistes en tête d’affiche du programme de la soirée en font pourtant des tonnes pour attirer l’attention : Marcel Déat et Jacques Doriot annoncent la création du Parti du Renouveau Français, le PRF. Doriot, grâce aux militants de son PPF, pense prendre le contrôle du nouveau parti, tandis que Déat espère bien profiter de l’occasion pour renverser à son profit l’équilibre des forces politiques.
Tous deux rivalisent d’éloquence contre ceux que Doriot appelle « les Emigrés », comparant Alger à Coblence et répétant qu’on n’emporte pas la Patrie à la semelle de ses souliers ! Déat fait huer par les participants la participation des forces françaises à l’opération Judgment : « Les hommes d’Alger, les hommes d’hier, les hommes de l’Ancien Régime, ont été jusqu’à prostituer nos marins et nos aviateurs, jusqu’à les vendre aux Anglais pour faire contre la flotte italienne le sale boulot dont la Royal Navy était incapable ! Combien John Bull vous a-t-il payé, Messieurs d’Alger, pour mettre à sa disposition encore un peu de sang français ? Monsieur Churchill n’était-il pas rassasié par celui qu’ont versé nos malheureux soldats sur tous les champs de bataille de France au profit des banquiers de Londres ? Mes amis ! Il faut mettre hors d’état de nuire ces marchands de chair humaine ! Contre les ennemis de la Nouvelle France et de l’Ordre Nouveau, j’en appelle à une Saint-Barthélemy rédemptrice ! »


25 août
Quia nominor Leo
Strasbourg
– Le commandement des forces d’Occupation allemandes déclare le rattachement au Reich de l’Alsace-Moselle. La frontière de 1914 est rétablie. L’usage de la langue française est interdit dans les territoires concernés. Les habitants « de race aryenne » (en pratique : nés en Alsace) sont considérés comme citoyens allemands et, comme tels, assujettis aux obligations militaires. L’évêque de Metz, connu pour son hostilité au régime nazi, est expulsé.


26-27 août


28 août

“Nettoyage national” (suite)
Versailles
– Le GPEF prend toute une série de décrets-lois, qui se complètent fort bien pour muscler l’arsenal répressif du nouveau régime.
Les deux premiers s’attaquent aux cibles préférées des forces politiques amalgamées autour de Laval. L’un, visant la franc-maçonnerie, interdit « les mouvements clandestins et factieux ». L’autre ébauche ce qui constituera bientôt le Statut des Juifs : les biens industriels et commerciaux appartenant aux « personnes de race juive » (dont la définition reste alors à préciser !) sont nationalisés.
Un autre décret porte création du Service Central des Prisons et Camps de Relégation (SCPCR), rattaché au Ministère de la Justice. Un autre encore crée le régime des internements « de sécurité ».
Puis est publiée une première liste de hauts fonctionnaires suspendus pour « attitude anti-nationale ». Parmi les cibles privilégiées de cette épuration figure le préfet d’Eure-et-Loir, Jean Moulin, ancien chef de cabinet de Pierre Cot. Le jour même, il va aussi subir les deux décrets précédents : à peine mis à pied, il est en effet interné « à titre préventif ».
D’autres membres de la Préfectorale ont plus de chance. Ainsi, le secrétaire général de la préfecture de la Marne, René Bousquet, qui a maintenu l’ordre dans son département en l’absence de son supérieur, est nommé préfet. Il poursuivra sous Laval le travail d’exécutant entrepris sous Reynaud et sera ainsi représentatif d’un grand nombre d’administrateurs, dont l’action sous l’Occupation est résumée par leurs démêlés judiciaires d’après-guerre (3).
Enfin, le GPEF montre qu’il sait aussi être généreux. C’est ainsi que le dernier décret de la journée porte amnistie de tous les condamnés pour appartenance au Comité Secret d’Action Révolutionnaire (mieux connu sous le nom de la Cagoule). Il est vrai qu’ils ne sont coupables que de meurtres, enlèvements, intelligence avec une puissance étrangère et autres broutilles.


29 août


30 août

Mussolini-Laval : une rencontre et des illusions
Turin
– Aujourd’hui, les journaux italiens n’ont qu’un sujet de commentaires : non pas le destin des malheureux défenseurs de la poche de Benghazi, mais la rencontre officielle Mussolini-Laval. A en croire les journaux fascistes, le chef du GPEF vient la corde au cou demander au Duce les conditions du pardon de l’Italie.
Contrairement à Hitler, Mussolini est précis sur ses exigences pour un futur traité de paix. Il réclame la Tunisie, un bail de 50 ans sur les ressources minérales de l’Algérie et une démilitarisation de la Corse, de Nice et de la Savoie (sans même cacher qu’il s’agit pour lui du prélude à une annexion de ces trois territoires).
Laval louvoie et propose, pour mieux négocier, d’échanger des ambassadeurs. Mussolini refuse, daignant tout juste accepter que le président du NEF lui délègue un « représentant personnel » chargé en théorie de faciliter les contacts au plus haut niveau. Ce sera Victor Barthélemy.


31 août


Notes
1- Il est curieux de noter que, dans les documents officiels de l’état lavaliste eux-mêmes, on trouve souvent, sans explication évidente, la formule “Forces de Sécurité du Territoire”, au pluriel. La FST ou les FST ? La question ne sera jamais tranchée.
2- Grand blessé de guerre (il est amputé de la jambe droite), Coutrot est économiste. Il a travaillé avec l’Ordre Nouveau de Georges Valois avant de faire partie du cabinet de Charles Spinasse, ministre de l’Economie nationale du Front Populaire. Mais dès 1937, il co-fonde (et dirige) “Les nouveaux cahiers”, revue économique et politique prônant une collaboration économique avec l'Allemagne. Proche du corporatisme, il est aussi viscéralement antibolchevique. C’est cette attitude qui lui vaut d’être nommé ambassadeur à Bucarest, où les Soviétiques sont l’ennemi numéro un ! Il semble que Laval ait préféré envoyer un économiste jouer les diplomates plutôt que de l’avoir dans les jambes à Paris. A la fin de la guerre, lors de l’entrée des forces russes en Roumanie, Coutrot comprendra que cette nomination n'était qu'un exil déguisé et se suicidera plutôt que de tenter de regagner la France.
Pourtant, n’ayant pas grand-chose à faire (comme la plupart des envoyés du NEF), l’ambassadeur économiste avait profité des trois années précédentes pour affiner ses travaux sur l’économie. Véritable prophète de la rationalisation économique, il avait développé des réflexions qui devaient trouver un écho auprès… du gouvernement français de la Reconstruction, à la fin des années 40, grâce à un attaché d’ambassade fidèle à la mémoire de son infortuné patron. C’est ainsi que la France se reconstruira en partie grâce aux travaux d’un économiste qui avait rejeté la République… (D’après Olivier Dard, Jean Coutrot, De l'ingénieur au prophète, Presses universitaires franc-comtoises, 1999)
3- Condamné à l’indignité nationale en 1945, Bousquet sera relevé de toute peine pour l’aide (réelle) apportée aux maquis locaux. Il mènera une fructueuse carrière dans la banque jusqu’à ce qu’un simple décompte le rattrape : il y avait 300 Juifs à Châlons-sur-Marne lors de sa nomination à la préfecture, il n’en restait plus un seul à la Libération. Tous avaient été déportés grâce à la diligence de l’administration Bousquet et seuls dix devaient revenir. On sait que Bousquet invoquera la difficulté de désobéir aux ordres reçus et affirmera avoir refusé un poste élevé dans la police de Laval. En fait, Darnand s’était opposé à sa nomination, lui préférant Paul Touvier. Il est regrettable que l’acte d’un déséquilibré ait empêché la justice de se prononcer finalement sur le cas exemplaire de René Bousquet.
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Capitaine caverne



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MessagePosté le: Ven Mar 20, 2020 13:13    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Pas faux, Capitaine.
Peut-être nous sommes-nous un peu trop moqués de Bern.

Cela te semble-t-il plus pertinent ? Si TYLER est d'accord, Tyler ?

[Musique épique] « N’écoutant que son courage, Henri fit partie des troupes qui tentaient de retarder l'avance ennemie. Séparé de ses camarades au cours des combats de la Campagne de France, il passa l’été 1940 en France occupée.
Après sa démobilisation, il semble avoir pensé un instant que la défaite de la république pouvait permettre le rétablissement de la monarchie. Mais après avoir rencontré et sondé plusieurs personnalités, y compris l’ambassadeur allemand, il refusa finalement de se compromettre avec l’Occupant et d’être vu comme un Louis XVIII revenant dans les fourgons de l’Etranger. Constatant que le cœur de la France battait à Alger et non plus à Paris, il s’efforça de trouver le moyen de continuer la lutte comme tant d’autres courageux soldats.
Dissimulant avec soin son identité, il embarqua à bord d’un chalutier et rejoignit clandestinement la Corse. De là, il se rendit au domaine familial de Larache où il apprit le tragique décès de son père, Jean III, mort de maladie le 25 août 1940.


C'est nettement mieux, le ton de l'émission est respecté tout en abordant ouvertement une page peu glorieuse de l'histoire du personnage.
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"Au jeu des trônes, il n'y a que des vainqueurs et des morts, il n'y a pas de demi-terme". La Reine Cersei.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Ven Mar 20, 2020 13:34    Sujet du message: Répondre en citant

Cette madeleine de Proust, Casus !

Citation:
Au lieu de Domecy-sur-Cure, Flandin partira donc pour Madrid, en se disant qu’il vallait mieux faire partie de ce NEF plutôt que de le rejeter…


De mémoire, il s'en sortira pas trop mal non ? L'a eu raison de quitter la France lui !

Citation:
D’abord, les Allemands tiennent à « réintégrer au Reich la province d’Alsace-Moselle, injustement arrachée à la Nation allemande et à la Race germanique en 1919. »


Notons qu'on ne parle pas d'annexion. Les allemands ont eu peur d'employer le terme OTL comme FTL.

Citation:
Il semble que Laval ait préféré envoyer un économiste jouer les diplomates plutôt que de l’avoir dans les jambes à Paris. A la fin de la guerre, lors de l’entrée des forces russes en Roumanie, Coutrot comprendra que cette nomination n'était qu'un exil déguisé et se suicidera plutôt que de tenter de regagner la France.


Je note ...
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Capu Rossu



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MessagePosté le: Ven Mar 20, 2020 13:40    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour,

Citation:
Dissimulant avec soin son identité, il embarqua à bord d’un chalutier et rejoignit clandestinement la Corse.


Petit problème de logistique : tout ce qui pouvait naviguer en haute-mer a été soit évacuer soit sabordé au pont que les Allemands ont dû faire appel à des moyens italiens pour interdire les tentatives d'évasions par petites embarcations (dixit la chrono).

Donc son AR a utilisé une bette (à voiles) ou un petit yacht (sans moteur) pour rallier la Corse sinon la seule possibilité est, au vu des ses relations, un transit par l'Espagne.

@+
Alain
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