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1940 - La France continue la guerre
 
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loic
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MessagePosté le: Mar Mar 17, 2020 16:24    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Pas logique mais c'est ce qui était prévu !

Pas tout à fait : quelques élus ont pris OTL le Massilia, mais très loin du nombre total et dans un secteur (sud de la façade atlantique) qui était moins dangereux que la Méditerranée début juillet.

demodan : OTL, les Allemands se sont lancés dans la chasse aux Nanzinger pour remettre la main dessus. Dans le contexte FTL, il y a de quoi écrire de jolis épisodes d'une course-poursuite haletante.
Voir : https://joseph-rosse.org/v-nanceien-puis-nanziger/
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Mar 17, 2020 16:33    Sujet du message: Répondre en citant

Massilia : il était prévu que tout le monde prenne le Massilia - mais en effet, en Atlantique.
Cela dit, il y en a peut-être à l'E-M qui se disent que si on pouvait faire un petit signe aux Italiens… ça serait dommage pour le Parlement, mais pas pour le pays. Enfin…

Ah - Les Nanzinger : c'est Tyler qui a levé ce lièvre, pas Demo Dan.
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Casus Frankie

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loic
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MessagePosté le: Mar Mar 17, 2020 16:52    Sujet du message: Répondre en citant

Les Nanzinger : oui, je sais, j'en avais parlé à Tyler. C'est juste que demodan est doué pour écrire ce genre d’histoires.

Le Massilia : c'est le député Édouard Barthe qui organise le voyage, sur la base du volontariat (mais en accord avec les chambres et le gouvernement).
Il semble que par la suite il protesta contre cette opération qui avait pour but, selon lui, d’écarter les adversaires du nouveau régime de Vichy qui s’installait. L'idée est intéressante : encourager sous le manteau le départ de certains, pourquoi pas les faire conspuer par la foule sur le quai lors du débarquement, le tout pour asseoir la prise de pouvoir de Pétain.

Je viens de tomber sur un très bon et copieux document : http://georgesfourneret.fr/wa_files/in_2014.pdf
(voir page 20).
EDIT : la FTL est d'ailleurs citée en référence.
EDIT2 : il semble que les relations Daladier - de Gaulle ne soient pas tristes.

Tyler, il y a peut-être là de quoi préciser le destin de chaque parlementaire.
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Dernière édition par loic le Mer Mar 18, 2020 12:52; édité 3 fois
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demolitiondan



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MessagePosté le: Mar Mar 17, 2020 16:52    Sujet du message: Répondre en citant

Sur ma TDL - un jour ! Laughing Laughing
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Mar 17, 2020 16:57    Sujet du message: Répondre en citant

La maison ne recule devant rien pour satisfaire la pratique…


Sète – Il y a deux jours, une grande partie des députés et des sénateurs prenaient la mer à bord du Massilia. Tous ceux qui auraient voulu y être ne sont d’ailleurs pas montés à bord : plus d’une centaine de représentants du peuple sont encore en train de lutter contre l’avance inexorable des armées allemandes et celle (moins irrésistible) des troupes italiennes.
Par ailleurs, 105 députés et 52 sénateurs (et leurs assistants) n’ont pas été embarqués à bord du Massilia : au dernier moment, le CV Mahé, à l’état-major de la Marine, a observé qu’il fallait tenir compte du risque qu’un sous-marin italien chanceux passe par là. La légende veut que certains de ses collègues aient observé qu’il était peut-être possible d’avertir les Italiens, avant que l’on décide de faire voyager une partie du corps législatif sur un autre navire.
Ce navire, c’est le Gouverneur Général Lafferrière (3 453 tx), de l’Armement Klaguine : 78 places en première classe, 110 en seconde, 100 en troisième et 393 dans l’entrepont. Les députés et sénateurs qui n’ont pas embarqué sur le Massilia trouveront aisément place en première ou en seconde (non sans quelques disputes de préséance…).
Mais d’autres élus ont été jugés indignes de confiance par la République dès le début du conflit. Et l’État a jugé bon de les interner ! Aujourd’hui, ils vont eux aussi déménager, qu’ils le veuillent ou non, sur le Lafferrière.


(Vous remarquerez l'intervention d'un oncle maternel de Lagadec)
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Casus Frankie

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Martel



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MessagePosté le: Mar Mar 17, 2020 17:50    Sujet du message: TRain de senateur Répondre en citant

Bonjour Casus,

Je pense avoir contribué à la journée du 2.
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"Enfin le cardinal a terminé son sort.
Français, que dirons nous de ce grand personnage ?
Il a fait la paix, il est mort :
Il ne pouvait pour nous rien faire davantage. "
Epithaphe anonyme du Cardinal de Mazarin.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Mar 17, 2020 18:07    Sujet du message: Re: TRain de senateur Répondre en citant

Martel a écrit:
Bonjour Casus,
Je pense avoir contribué à la journée du 2.


Désolé pour cet oubli, mais voilà un effet "secondaire" qui me plaît : je m'inquiétais de ne pas avoir de tes nouvelles !
Tu sais qu'on manque toujours de bras, de Biélorussie en Normandie Wink
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Casus Frankie

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Archibald



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MessagePosté le: Mar Mar 17, 2020 19:27    Sujet du message: Répondre en citant

Prenez bien soin de vous surtout les plus vulnérables !
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« Je ne crois pas que les Allemands aient jamais l’idée d’attaquer dans la région de Sedan. » Huntziger, 7/05/1940.

"Weygand c'est un mur, Gamelin un édredon" (Daladier)
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Tyler



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MessagePosté le: Mar Mar 17, 2020 19:43    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:


Je viens de tomber sur un très bon et copieux document : http://georgesfourneret.fr/wa_files/in_2014.pdf
(voir page 20).
EDIT : la FTL est d'ailleurs citée en référence.
EDIT2 : il semble que les relations Daladier - de Gaulle ne soient pas tristes.

Tyler, il y a peut-être là de quoi préciser le destin de chaque parlementaire.


Passionnante période que ce premier semestre 1940. Je vais jeter un oeil sur ce document qui a l'air très bien fait.

Préciser le destin de chaque parlementaire ?
Very Happy Vaste sujet qui m'a occupé quelques temps, suite à nos échanges il y a quelques mois et en complément de ce que j'avais pu commettre il y a dix ans environ.
Tellement vaste que de recherches en approfondissements, il en est ressorti les petites anecdotes et infos qui sont venus nourrir ces épisodes complémentaires.
Le destin de chaque parlementaire, de mon humble avis ne peut pas vraiment être retranscrit. Je m'explique.
Il a fallu avoir toujours en tete le nombre canonique de parlementaires présents à bord du Massilia lors du comptage du 2/07. Mais aussi ceux qui étaient présents à Toulouse.
Ensuite,
Tenir compte du nombre de parlementaires indisponibles pour le décompte toulousain comme marseillais mobilisés ( "facile" ceux nés en 1899 et après) mais aussi volontaires ( et là ça devient un peu plus compliqué car ce n'est pas forcément mentionné dans la notice biographique parlementaire).
Prendre en compte les députés communistes non déchus (et voir ceux qui ont pu ou non retourner au front pour les mettre dans telle ou telle catégorie).

Une fois qu'on a déterminé tout ça, on a la base de travail.

Pour séparer le bon grain de l'ivraie, en soi facile au début.
Pour ceux qui embarquent, on prend les membres du gouvernement FTL présent et à venir. On met ceux qui étaient à bord du Massilia. Ceux qui ont été assurément du bon coté (Résistance, FFL,etc...).

Pour les "150", bon facile aussi au début : Henriot, Scapini, ceux qui finiront nommés au NEF au cours de la chrono,etc... Les proches de Laval, Déat et compagnie. On met de coté ceux qui été assurément du mauvais coté.

Sauf que... D'un coté comme de l'autre, on est bien loin du compte. Alors, on cherche, on lit, on découvre des trucs. Le Comité de liaison contre la guerre. La fameuse mention Bergery (dont les passages retranscris sont 95% du OTL)par exemple qui mentionne pour la première fois le terme "Collaboration" signé par un peu moins d'une centaine de parlementaires (de mémoire quasiment que des députés). On rajoute ceux qui ne sont pas considérés comme étant mobilisés ou volontaires car servant sous les drapeaux. On gagne plusieurs dizaines de participants. Bien sur, de ci de là, untel farfelu félicitant Laval et Pétain pour les bienfaits accomplis au nom de la Nouvelle Europe mi juin 44 on se dit qu'il est irrécupérable...Mais on arrive toujours pas au compte.
Alors, du coup, on "interprète" . Ceux décrits comme étant peu impliqués ou peu présents au Parlement en temps de paix on se dit qu'ils vont probablement rester. Ceux ayant tel ou tel trouble médical prononcé à cette période...Ou ceux ayant un age prononcé (80 ans et plus)

On finit par arriver au compte des fameux 150 de Toulouse.
Banco! Tout le reste qui n'est pas déchu/soldat/restant embarque donc à bord du Massilia ?!

Non. Car mis bout à bout l'équation déchu+soldat+restant+"sur d'embarquer" n'égale pas le nombre total de parlementaires. On a un delta, je crois, de mémoire, de l'ordre d'une quinzaine-vingtaine parlementaires.
Ce qui, somme toute n'est pas si incohérent. Dans la réalité FTL, le gouvernement déménage de Tours à Bordeaux, décide de continuer la guerre, certains le suivent fidèlement mais d'autres attendent dans leurs circonscriptions ou ailleurs...

D’où l'idée des "Entretiens de Toulouse", une sorte de convocation pour que la masse parlementaire soit "grandement" rassemblée au même endroit à un instant t et ainsi pouvoir retomber sur le compte de l'épisode du 02/07. Mais on peut très bien imaginer qu'une poignée de ces parlementaires (le fameux delta) n'ait pas le message, pas les moyens, pas l'envie de se réunir à Toulouse. Après tout, on est dans un pays qui est entrain de s'effondrer militairement!

Une longue explication, peut être confuse, pour dire que, il a fallu combler les effectifs des embarqués ou des débarqués avec des parlementaires qui avaient des profils passe murailles. ça spoile surement sur le nouveau décomptage de Chaban à DG en janvier 41. Mais en gros, parfois un SFIO a été pris en lieu et place d'un autre uniquement pour arriver au "bon nombre". Et donc Monsieur Machin député XXX du département YYY bouchant les trous soit dans le Massilia soit dans les 150 soit dans le delta.

C'est pour ça qu'une liste nominative de tel ou tel groupe, en plus d’être fastidieuse, n'aurait pas vraiment d’intérêt ( de mon point de vue).
J'ai préféré la solution, imparfaite, incomplète, brouillonne peut être même du paragraphe du 02/07 des "150 de Toulouse" en citant des exemples concrets de tel ou tel parlementaire "pacifiste", "profiteur de guerre", "défaitiste" permettant de découvrir certains parcours plutôt qu'une liste globale n'ayant pas grand sens. A mon avis.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Mar 17, 2020 19:51    Sujet du message: Répondre en citant

Je suis heureux que Tyler ait saisi l'occasion d'expliciter son travail.
Tout aussi délicat que la dissection d'un ordre de Bataille sur le fond russe !

Vous avez le droit de l'applaudir ! Wink
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Mar 17, 2020 19:56    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:
Je viens de tomber sur un très bon et copieux document : http://georgesfourneret.fr/wa_files/in_2014.pdf
(voir page 20).
EDIT : la FTL est d'ailleurs citée en référence.



Je ne résiste pas au plaisir de vous citer le paragraphe en question (l'auteur ne semble pas avoir bien vu l'identité entre le livre et le forum) :

Jouer avec l'histoire devient une discipline sérieuse. À preuve ces historiens et informaticiens qui ont signé sous le titre "1940, Et si la France avait continué le guerre...180" une autre version possible de la période. La science historique au service de l'imagination créative donne ceci : « Le 12 juin à 22 heures Mandel fait arrêter, pour haute trahison, Pétain, qui venait de proclamer en Conseil des ministres qu’il fallait arrêter le combat. » De même un site Internet181 offre une alternative détaillée et réaliste des événements de 1940 sous le titre "The France figths on" ou FFO qui imagine de Gaulle devenant ministre de la Défense dans un deuxième gouvernement Reynaud ; le Massilia n'est pas oublié : « 2 juillet 1940 – Les parlementaires déménagent – À la nuit tombée, le Massilia fait route vers Alger. Il emporte vers la liberté et l’exil, sans tambour ni trompette, l’essentiel de ce qui reste du pouvoir législatif français : soit 341 députés et 153 sénateurs. » L'Original Time Line, l'histoire attestée, fait place à la Fantasque Time Line, histoire réécrite. OTL contre FTL. Ce jeu de l'esprit n'est pas à mettre entre toutes les mains, aujourd'hui où réalité et fiction se confondent dans l'univers numérique. Il est cependant l’objet d’un forum Internet très actif182.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Mar Mar 17, 2020 20:18    Sujet du message: Répondre en citant

Ou ca l'article que tu cite, Casus ?
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houps



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MessagePosté le: Mar Mar 17, 2020 20:27    Sujet du message: Répondre en citant

Dan :
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Etienne



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MessagePosté le: Mar Mar 17, 2020 22:36    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Je suis heureux que Tyler ait saisi l'occasion d'expliciter son travail.
Tout aussi délicat que la dissection d'un ordre de Bataille sur le fond russe !

Vous avez le droit de l'applaudir ! Wink


Un triple ban car faut avoir le courage! Applause Applause Applause

ça me rappelle que j'ai toujours en lecture inachevée un ouvrage d'un député du Nord sur le sujet… Wiki dit qu'il avait retourné sa veste, mais bon, d'un politicien, que peut-on attendre?
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Mar 18, 2020 11:07    Sujet du message: Répondre en citant

18 juillet
Sans espoir
Toulon
– Contemplant un moment la foule qui s’agglutine dans les rues en direction du port dans l’espoir vain de trouver un navire qui embarquerait des civils en direction de la Corse ou de l’Afrique du Nord, le lieutenant-colonel est tiré de sa méditation maussade par le son d’un avion passant un peu trop bas. La foule s’agite, au bord de la panique, redoutant une attaque comme il en arrive de plus en plus ces derniers temps. Apercevant du balcon de son hôtel un enfant brusquement séparé de ses parents et qui court désespérément sur le trottoir, Paul de Villelume ne peut s’empêcher de lâcher à voix haute : « Mais comment avons pu nous en arriver là ? »
– J’ai bien peur que nous ayons notre part de responsabilité dans ce malheur. Moi en particulier, bien sûr. Même si je ne pense pas avoir été le premier, ni le plus fautif.

La voix chargée d’émotion du général Georges tire Villelume de ses pensées. Les épreuves des semaines passées et cet ahurissant Grand Déménagement ont mis à rude épreuve les nerfs de tout le monde. Pour autant Villelume n’a pas vu s’éroder son admiration pour le général Georges. Ce dernier reprend : « Aucun moyen de vous faire revenir sur votre décision, colonel ? »
– Sauf un ordre formel de votre part mon général.
– Ordre que je ne vous donnerai pas.
– Alors, c’est décidé. J’ai entendu dire que des officiers ont été désignés pour rester en arrière et se charger des redditions des dernières unités qui tentent de retarder l’ennemi. Je m’arrangerai pour prendre la place de l’un de ces braves. Peu importe qui cela pourra être, l’Armée en fera un meilleur usage que ce qu’elle ferait de moi.
– Allons, Villelume. Vos compétences sont certaines et reconnues par tous. Ce n’est pas le différend qui vous oppose à la Présidence du Conseil qui…
– Si vous permettez, mon général, c’est plus qu’un différend. Le… le nouveau ministre de la Guerre est un ennemi juré et…
(Il se gratte la tête à l’endroit de sa cicatrice, séquelle de son accident de voiture du mois de juin). Et je me suis fait un ennemi mortel du Président du Conseil lui-même. Je ne dois ma place auprès de vous qu’à la confusion née du remplacement du généralissime Weygand par Huntziger et à votre insistance. Or, une profonde réorganisation de nos forces est à prévoir et vous…
– Vous pouvez le dire. Je risque de me retrouver au placard. Ne dites pas non. Je crains qu’on évite de me confier ne serait-ce qu’une compagnie ! Mais peu importe mon cas personnel.
– Je suis sûr que vous saurez continuer à servir la France… Au revoir, mon général.
– Au revoir, Villelume. J’espère que nous aurons l’occasion de nous revoir une fois ces terribles épreuves passées.
– Espérons-le, mon général… Espérons-le.

Néanmoins, en franchissant la porte, le lieutenant-colonel de Villelume a bien l’impression d’avoir scellé son destin…


19 juillet
Les politiques Déménagent
Lézignan-Corbières, 07h15
– Deux Bf 110 isolés survolent le terrain à plus de 4 500 mètres d’altitude. La DCA, hors de portée, se retient d’ouvrir le feu, d’autant qu’il est inutile d’attirer l’attention.
08h30 – Convoqué à la préfecture, Reine apprête son dispositif avec le chef de la maison militaire de l’Élysée. Nonobstant ses consignes, il pilotera lui-même le D-338 chargé du couple présidentiel et du maréchal, avec le sergent Breuil pour co-pilote. Vincent Auriol prendra place dans le Farman et Édouard Daladier dans l’un des deux Amiot. L’autre Amiot embarquera les bagages et les archives essentielles. Les entourages seront répartis au mieux.
Les mécanos achèveront les révisions à 18 heures. Les pleins seront faits à partir de 21 heures et les moteurs tenus chauds à 22 heures. Les départs commenceront à 22 heures 30, avec des intervalles de deux minutes au minimum entre chaque appareil.
19h00 – Dîner des navigants. Pas d’apéritif, pas plus d’un verre de vin par personne, pas de digestif, mais deux tasses de café. Pipes, cigares et cigarettes ad libitum.
20h00 – Reine donne ses consignes aux équipages. Aussitôt après le décollage, virer largement en grimpant et prendre le cap vrai 180. Les deux Amiot voleront ensemble, tandis que le D-338 et le Farman feront route isolément. Beau temps prévu sur la mer. Faute d’oxygène pour les passagers, altitude de croisière à fixer entre 1 200 et 1 500 mètres. Dès que reçu le signal d’Alger Maison-Blanche (AMB en morse, toutes les dix secondes), rétabli pour l’occasion (1), s’aligner au gonio pour approche. Silence radio absolu, sauf détresse, avant vue directe de la côte africaine.
21h30 – L’ambulance et la voiture amenant le maréchal Franchet d’Esperey et son entourage arrivent. La civière du glorieux soldat est hissée à grand-peine dans le D-338, dont il a fallu enlever plusieurs sièges. Son médecin et une infirmière voyageront avec lui.
22h10 – Les moteurs des quatre avions sont lancés. La section d’attaque, transformée en section d’honneur, s’est alignée devant le D-338 ; elle a malgré tout fière allure.
22h15 – Le préfet de l’Hérault salue M. et Mme Lebrun, qui vont monter à bord du D-338. Le chef de l’État, en veston noir et pantalon rayé malgré la chaleur, distribue les coups de chapeau et tient, au pied de l’échelle, à serrer la main à Reine et à Breuil. Edouard Daladier plaisante. Vincent Auriol se tait.
22h35 – Les roues du Dewoitine 338 s’arrachent au terrain.
22h50 – Le capitaine Bernard, aux commandes du Farman, prend le cap 180 et survole la côte entre Carnon et Palavas-les-Flots. À ses côtés, l’aspirant Le Mouël, son navigateur-radio, pointe la position sur sa carte : ce sera l’ultime certitude de sa navigation, désormais au chrono et au sextant, avant qu’il puisse se recaler en approchant de la côte algérienne – ou tunisienne si la dérive est plus forte que ne l’annoncent les prévisions.


20 juillet
Les politiques Déménagent
Alger Maison-Blanche, 03h40
– Le gouverneur général Le Beau et le général Noguès sont venus accueillir les hautes personnalités qui s’exilent de Métropole. Les honneurs sont rendus par un escadron de spahis à pied, une compagnie de tirailleurs, une compagnie de Sidi-Bel-Abbès entourant le drapeau du 2e REI avec sa garde et la musique principale de la Légion, des fusiliers-marins et des aviateurs.
04h30 – Les mécaniciens de Maison-Blanche entreprennent la révision des avions. Marcel Reine et ses navigants partent pour l’hôtel Aletti, déjà surpeuplé, où ils dormiront dans des chambres de courrier.
22h00 – Les appareils de la “321e Escadre”, révisés et avitaillés, décollent plein nord pour le retour sur Lézignan.


21 juillet


22 juillet

Les politiques Déménagent
Lézignan-Corbières, 22h45
– Nouveau décollage des quatre avions de la “321e”. Ils emmènent ce soir, entre autres, le ministre d’État Louis Marin, le ministre des Colonies Henry de Kérillis et le ministre de l’Air Laurent Eynac.


23 au 25 juillet


26 juillet

Le légionnaire qui voulait être roi
Sur la route de Paris
– La voiture est une vieille guimbarde, mais pour un retour d’exode elle devra suffire. Le légionnaire de deuxième classe Orliac n’a pas à se plaindre, après le mois… compliqué qu’il vient de vivre. Depuis, la veille, d’ailleurs, il n’est officiellement plus légionnaire. L’acte de démobilisation signé à la hâte dans une petite mairie de Bourgogne a permis de lui éviter le danger d’une capture par l’armée allemande.
Engagé en mai, il n’avait eu que quelques semaines d’instruction au dépôt métropolitain de la Légion Étrangère de Sathonay avant de subir l’épreuve du feu au sein du bataillon de marche de Sathonay pour retarder la chute de Lyon. Après différents accrochages, il s’était retrouvé dans une section séparée du reste de la troupe. Incapable de retrouver les lignes françaises qui ne cessaient de reculer, le petit groupe de soldats égarés s’était réduit comme peau de chagrin tandis qu’ils s’efforçaient d’échapper aux Allemands. Il y a quelques jours, Orliac avait enfin trouvé le moyen de contacter son ancien secrétaire, qui avait pu lui envoyer une voiture pour le conduire à Paris.
Non sans risque ! Car l’acte de démobilisation du deuxième classe est à double tranchant. En effet, si le légionnaire Orliac n’a plus à redouter de tomber sur une patrouille allemande, il retrouve sa véritable identité, sous laquelle il est frappé d’interdit en France. Henri d’Orléans, comte de Paris, dauphin du prétendant orléaniste à la Couronne de France, tombe de nouveau, étant démobilisé, sous le coup de la loi d’exil de 1886… Par bonheur, il a pu joindre celui qui était son secrétaire jusqu’à la déclaration de guerre, Pierre de la Rocque, le frère aîné du président du PSF.
Alors qu’il parvient dans la capitale du pays qui lui est interdit, le comte de Paris est confus : la République a failli dans des proportions catastrophique – le moment paraît idéal pour un retour de la Royauté. Mais comment procéder, si ce n’est en s’entendant avec le chancelier Hitler, qu’il avait rudement critiqué lors de sa proclamation de Pontoise, en 1938 (2), et dont il pense toujours beaucoup de mal ? Voir couronner son père, le duc de Guise, serait certes merveilleux, mais à quel prix ?


27 juillet
Les politiques Déménagent
Lézignan-Corbières, 23h00
– Derniers décollages de la “321e Escadre”. L’éphémère unité ne compte plus que deux avions, le D-338 et le Farman 224. Les deux Amiot ont été détruits dans la matinée par une trentaine de He 111 qui ont attaqué le terrain. Les 25 mm de la DCA ont abattu l’un des bombardiers allemands. Au sol, il y a eu une dizaine de tués, dont le sergent Breuil.
Les vols de ce soir emmènent Léon Blum, Henri Queuille et Jean Zay. C’est sur des navires marchands ou à bord de bâtiments de guerre que la plupart des membres du gouvernement encore présents en Métropole rejoindront désormais l’AFN.


28 juillet
Les politiques Déménagent
Port-Vendres
– En fin de journée, Paul Reynaud embarque pour Alger sur le contre-torpilleur Le Fantasque.
Parmi ses ministres, seuls Dautry, Moch, Mandel et De Gaulle restent encore en France, les deux premiers pour régler le détail des dernières évacuations (personnels, pièces détachées) dans l’industrie d’armement, le troisième pour définir la conduite (officielle et officieuse) de l’administration et notamment de la Police sous l’Occupation à venir, et le Général parce qu’il considérait, dira-t-il à son fils, que « le ministre de la Guerre, dans cette affaire, se devait de quitter le navire en dernier » – façon de voir bien caractéristique de l’homme.


29 juillet
A contre-courant
Madrid
– Cette fois, sa décision est prise. Le jeu auquel il va jouer est très risqué, il ne le sait que trop. S’il fait le mauvais choix, son nom et son empire industriel seront couverts d’opprobre. Mais, au fond de lui, Louis Renault est persuadé que c’est la chose la plus raisonnable à faire. Depuis près d’un mois, dans la capitale d’une Espagne réunifiée dans le sang, il pèse le pour et le contre. Le choix est cornélien, mais avec les événements en cours, il ne peut plus conserver la neutralité politique qu’il affiche depuis des années, et qui lui a valu de se voir accusé de favoriser tant les menées du Front Populaire que celles de l’extrême-droite.
Rentré fin juin de Washington en Europe, Louis Renault n’a pu que constater les bouleversements qui se sont produits depuis son départ pour l’Amérique au début du mois, envoyé spécial de Reynaud pour coordonner la production de chars outre-Atlantique et gagner une course contre la montre désespérée. « Un char maintenant vaut mieux que dix chars demain » a-t-il dit aux officiels de Washington, alors qu’au même moment, ses usines de Billancourt étaient évacuées devant l’inexorable avance allemande… Les nouvelles parcellaires qui traversaient l’Atlantique n’étaient pas bonnes – ville après ville tombait aux mains de l’ennemi. Poussant le dévouement jusqu’au bout, il s’est rendu au Canada voir ce qu’il était possible de faire dans l’urgence. Y aurait-il un Miracle de la Loire ? De plus en plus, le capitaine d’industrie en doutait. Le 22 juin, il avait pris un avion pour l’Espagne. De là, il pourrait sans mal se rendre en France… ou plus exactement en Algérie.
Car le gouvernement, après la pire défaite de l’histoire moderne, avait décidé l’abandon de la Métropole ! Et pendant ce temps, les Américains louvoyaient et ses usines de Billancourt, le cœur de son empire industriel, là ou tout avait commencé, étaient aux mains des Allemands. La rumeur de Madrid disait qu’un Gauleiter allait être nommé pour diriger la France occupée et aurait toute autorité pour décider ce que deviendraient ses usines. Un Gauleiter qui s’emparerait de l’œuvre de sa vie ! Que devait-il faire ? S’enfuir comme les autres, ou retourner à Paris pour faire valoir ses droits ?
Dès son arrivée, fin juin, dans la capitale espagnole (il aurait préféré se réfugier dans le sud-ouest, chez son ami le marquis de Fayolle, mais il est clair que les lieux seront sous peu au centre des combats), Renault a multiplié les contacts des deux côtés de la Méditerranée. Les membres de l’équipe qui l’ont accompagné à Washington sont partis pour l’Algérie, mais lui s’est fait porter malade : il serait cloué au lit à Madrid et ne pourrait prendre l’avion. René de Peyrecave, un de ses principaux collaborateurs, qui a suivi ce qu’on commence à appeler le Grand Déménagement en ce qui concerne les ouvriers spécialisés et les machines-outils, a pu lui faire parvenir un rapport disant qu’un retour à Paris ne semblait pas convenable, du fait de la continuation de la lutte par l’appareil politique et militaire français. Mais les Espagnols lui ont relayé les rumeurs selon lesquelles une révolte communiste couverait en France. Pas étonnant, avec ce gouvernement désespéré qui arme les anciens Républicains espagnols pour couvrir la débandade de l’armée française…
En juillet Louis Renault a donc continué à sonder amis et connaissances, autres industriels, hommes politiques divers… Au Quai d’Orsay, qui n’est plus au quai d’Orsay bien sûr, on commence à trouver la situation quelque peu étrange, d’autant plus que les services de l’ambassadeur Renom de la Baume, eux, n’ont pas réussi à entrer en contact avec lui.
Renault a toujours pensé qu’une certaine neutralité permettait d’apaiser les tensions et que les coups de force, les choix brutaux, ne pourraient mener qu’au désordre. La preuve, la dernière grande grève dans ses usines avait provoqué des tensions insupportables. Il faut dire que c’était ce petit opportuniste de Lehideux, le mari de sa nièce, qui était aux manettes… Dire qu’il fait maintenant partie de l’équipe du ministre de l’Armement, Raoul Dautry ! Tant mieux pour Renault, songe l’industriel, qui doute que Dautry y ait gagné quelque chose.
Un profond sentiment de gâchis et de lassitude habite ce soir Louis Renault. Si seulement les nations européennes avaient été plus raisonnables ces dernières années… Fallait-il mourir pour Dantzig ? Si seulement les Américains n’avaient pas tant hésité… Si seulement la France avait pu mieux se préparer… Si seulement il avait pu avoir un lien suivi avec un ministre qui ne soit pas débarqué au bout d’un an, le remplaçant ayant parfois des objectifs aux antipodes de son prédécesseur. Si seulement… Si seulement sa femme, sa chère “Beloukia”, restée à Paris, pouvait lui donner signe de vie. Lui serait-il arrivé malheur ? Ou l’aurait-elle tout à fait oublié dans les bras de son amant, ce salopard de Drieu La Rochelle ? Parce que cet écrivain raté, ce… ce petit sauteur est lui aussi resté à Paris ! Mais ça, il ne veut pas y penser.
Alors, ce soir, informé que décidément l’armée française agonise et que les Allemands occuperont sous peu toute la France, Louis Renault se décide, à contre-courant des avis de certains qui n’ont pas laissé à Paris tout ce qui donne un sens à leur vie, à contre-courant de ce gouvernement déraisonnable dont il anticipe la déconfiture dans les sables africains, il prend la décision de retourner à Paris. Ainsi, l’œuvre de sa vie, ses usines ne seront pas jetées en pâture aux Allemands. Ainsi, dans le chaos général de cette France malade, Renault continuera d’être un modèle de progrès industriel. Ainsi il se rapprochera de sa silencieuse femme… Et quand l’Europe retrouvera la raison, les automobiles Renault seront de nouveau à la pointe de l’industrie française !
« Louis Renault arriva à Paris dans les premiers jours du mois d’août 1940, bien décidé à négocier avec le futur Gauleiter en charge de la France Occupée. Quelle ne fut pas sa surprise en voyant se constituer le gouvernement dirigé par Pierre Laval ! Mais ce grand capitaine d’industrie avait toujours affirmé qu’il fallait s’adapter aux circonstances. C’est pourquoi il s’efforça de relancer les activités de ses usines, en théorie au profit du NEF, en pratique, bien sûr, à l’avantage des Allemands.
Pourtant, il devait maintenir des contacts avec les équipes du ministère de l’Armement d’Alger (où son neveu par alliance, François Lehideux, continuait de travailler) grâce à René de Peyrecave, qui avait suivi le Grand Déménagement et continuait de lui transmettre – très discrètement – des informations.
Mais pour la Résistance, Louis Renault était devenu un symbole et un homme à abattre. En 1942, il fut grièvement blessé au volant de sa voiture par un homme armé d’un pistolet, dont l’identité reste discutée. Il mourut quelques semaines plus tard des suites de ses blessures. La marque portant son nom, qu’il avait vainement tenté de préserver en retournant en territoire occupée, fut nationalisée à la Libération. Sous l’influence du Parti communiste, on lui donna, pour laver la honte attachée au nom de Louis Renault, le nom de Régie Nationale des Automobiles de Billancourt, bientôt abrégé en REgie Nationale de l’AUTomobile… Il s'agissait d'accepter la filiation avec la glorieuse marque d'avant-guerre, mais aujourd’hui, parmi les millions d’automobilistes roulant en Renaut, combien comprennent la signification de cet acronyme ? Sans doute une minorité – et très peu, assurément, ont entendu parler de Renault, qui n’est plus connu à présent que des amateurs d’histoire de l’automobile. »

(D’après Alex Tyler, L’industrie française sous l’Occupation, Economica, 1992)


30 juillet
Les politiques Déménagent
Port-Vendres
– Au milieu d’une foule d’anonymes, les ministres Mandel et Dautry, entourés de leurs collaborateurs, prennent place en pleine nuit à bord du contre-torpilleur Le Fantasque, apparemment abonné au transport ministériel.


31 juillet


Notes

1- Il avait été interrompu la nuit dès la déclaration de guerre afin de ne pas aider à s’orienter d’éventuels bombardiers allemands (!), italiens – voire espagnols.
2- Le 21 octobre 1938, bravant la loi d’exil, Henri d’Orléans avait rencontré près de Pontoise, dans le plus grand secret, un groupe de journalistes et de fidèles. Il leur avait lu un manifeste condamnant les accords de Munich et critiquant la passivité des gouvernements européens face à Hitler.
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