Fantasque Time Line Index du Forum Fantasque Time Line
1940 - La France continue la guerre
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   Liste des MembresListe des Membres   Groupes d'utilisateursGroupes d'utilisateurs   S'enregistrerS'enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Coloriage vallée du Rhône et libération
Aller à la page Précédente  1, 2, 3
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Fantasque Time Line Index du Forum -> 1943 - Discussions
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  
Auteur Message
loic
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 4857
Localisation: Toulouse (à peu près)

MessagePosté le: Mer Nov 06, 2019 20:58    Sujet du message: Répondre en citant

Il faut quand même noter que la France (la vraie) est parfaitement consciente que la population risque gros, surtout avec un front relativement statique.

Par conséquent, par le biais de la radio, de tracts, etc, elle avertira la population de se tenir à l'écart et de prendre le moins de risques.

Par ailleurs, je l'ai déjà dit, la Résistance est beaucoup plus encadrée par l'Armée qu'OTL ; cela reste moins vrai pour la Résistance communiste, mais depuis l'entrée de communistes au gouvernement (mars 1943), elle devrait être un peu plus coopérative.
La Résistance (qui aura sans doute des effectifs moins importants qu'OTL à cause du GD) sera elle aussi plus prudente.
_________________
On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Kenneth MacKenzie



Inscrit le: 20 Mar 2010
Messages: 26
Localisation: Castle MacLeod

MessagePosté le: Jeu Nov 07, 2019 08:09    Sujet du message: Répondre en citant

Tout à fait, c'était là ou je voulais en venir.

De plus les allemands vont vouloir un minimum sécuriser leurs arrières si ils sentent le vent tourner. Et pour cela rien de tel que la terreur.

Ce petit texte, encore une fois fourmille d'indications.

Citation:
Libération de Oignies. 2 septembre 1944
La résistance se fait nettement sentir dès le 15 août. Dans la nuit du 20 au 21, les murs se couvrent d’inscriptions décrétant la grève générale pour le 22. Cette grève devient effective le premier jour.

Les boches sentent le terrain glissant et n’osent plus opérer les arrestations en masse. En représailles, la Kommandantur de Lens consigne toute la population dans les maisons. Interdiction de sortir sous aucun prétexte

Les boulangeries et toutes les maisons de commerce sont fermées et ne doivent pas distribuer de ravitaillement. Des patrouilles sillonnent les rues et les habitants restent cloîtrés chez eux. Mais il faut manger, les boulangers, unanimes, remettent leurs fours en marche, et les ménagères se hasardent à sortir entre deux patrouilles. Malheur à qui se fait prendre, les boches tirent sur les femmes et les enfants sans aucun avertissement.

Cité du 28 mai, Jules Boulinguez, âgé de 23 ans, se hasarde à sortir de chez lui. Depuis plus de deux heures sa femme est partie au boulanger par les sentiers détournés, elle ne rentre pas et il craint pour elle le pire. Il a à peine gagné le milieu de la chaussée qu’il tombe atteint d’une balle au ventre. Des voisins dévoués le transportent à l’hôpital où il expire dans des souffrances atroces.

Le 26 août, le travail reprend au ralenti et la situation redevient normale.

Les armées alliées sont sur la Somme. Elles se dirigent sur Arras. Les nouvelles les plus contradictoires circulent. Les Allemands refluent vers la Belgique. Ils ont réquisitionnés les chevaux et les chariots des cultivateurs de la région de Saint-Omer. C’est la débâcle de la Wehrmacht qui commence.

Oignies est traversé par les équipages les plus hétéroclites. La population y voit l’indice de la déroute allemande. La Libération approche, les nerfs sont tendus.

1er septembre. A 15 heures, le bruit circule que les Anglais sont à Bois-Bernard, personne n’ose y croire. A 15 heures 30, l’ordre d’attaque arrive. Tous les groupes de résistance : Libération, Front national, Voix du Nord, Francs-tireurs patriotes sont alertés. Les retardataires allemands sont attaqués. Les résistants de la fosse n°9 sont les premiers à faire des prisonniers. Malheureusement, cette opération coûta la vie d’un de nos concitoyens : Maurice Fanion, né à Courrières le 12 décembre 1913, père de cinq enfants et résistant de la première heure, qui tomba sous les balles allemandes au cours de cette opération. Un service de nuit est organisé. Vers minuit, une auto allemande est attaquée mais parvient à s’échapper. 2 septembre. Vers 6 heures 30 arrive de Carvin un convoi de 15 camions allemands. Il est égaré. L’officier allemand demande la route de Lille à l’entrée du village. Une ménagère, dont le mari est dans la résistance, l’envoie dans l’embuscade tendue à l’entrée de la rue Fernand-Pantigny. Dès son arrivée dans la rue de la Place, une sentinelle avancée placée au rond-point des rues Jean-Jaurès et Arthur-Lamendin, tire pour donner l’alerte.

Les fusils-mitrailleurs de la résistance crachent la mitraille, les boches ripostent et mettent en batterie un canon anti-char. La fusillade dure environ vingt minutes. Ils sont trop nombreux, la résistance mal armée ne peut prétendre les attaquer à découvert, mais elle maintient ses positions. Adolphe Gorriez, en position dans la rue Ernest-Renan avec son camarade V.F., est blessé au pied par une balle explosive. Son camarade le tire dans la cour Louisa pour le soustraire aux balles allemandes. Les pertes allemandes s’élèvent à cinq morts dont trois officiers.

L’officier commandant ce convoi, ne pouvant sortir de cette impasse, donne l’ordre d’enfoncer les portes et de faire sortir la population. Les brutes nazies tirent les femmes et enfants dehors ; la résistance doit cesser le feu, de crainte de les blesser. Après les avoir fait défiler devant leurs cadavres exposés en face de la ferme Schipman, les boches les mettent au mur. Un jeune homme, D. M., connaissant l’allemand, sauva la situation en déclarant : « Vous pouvez nous tuer mais vous ne sortirez pas vivant de Oignies, car ils sont trop nombreux ». Alors l’officier répondit : « vous allez nous conduire à Lille ». après avoir fait un demi tour, les camions boches reprirent la route de Carvin, en poussant devant eux une quarantaine de femmes et enfants ramassés dans les rues de la Place et de l’Egalité. Il était environ 7 heures 10 quand la colonne quitta Oignies.

7 heures 45, un cycliste arrivant de la Batterie déclare que trois tanks anglais sont au pont et qu’ils attendent l’ordre de le traverser. Personne ne peut y croire.

8 heures 05, ordre est donné au Comité de Libération d’occuper la mairie. Tous les groupes de résistance ont repris leurs activités. Des Allemands isolés sont signalés dans le parc, au cimetière, au bois d’Harponlieu, etc. Ce n’est dans les rues de la commune qu’un défilé ininterrompu de résistants plus ou moins bien armés.

8 heures 30, grosse alerte. Une colonne allemande forte de 150 à 200 hommes, chassés de Dourges par la résistance, se replie sur Ostricourt. Elle tente de descendre vers Oignies, mais la résistance du n°9 l’attaque à la Justice et la fait remonter vers Wahagnies. La jeune Rolande Rémy, née à Hénin-Liétard le 22 avril 1928, était partie en mission au quartier de la fosse n°1. Au retour, à travers champs, elle fut attaquée par cette colonne. Elle parvint à gagner une meule et à y cacher son ordre de mission avant de mourir.

De 9 heures à 11 heures. Attente anxieuse de la population. On confirme que les tanks anglais sont à la Batterie, mais qu’ils n’ont pas l’ordre de traverser le pont. Le responsable du Font National, après avoir longuement parlementé au pont de Courrières avec le colonel de la brigade blindée, obtient enfin qu’il donne l’ordre aux chars de traverser le pont pour se porter sur Wahagnies.

12 heures 05, le premier char arrive sur la Place, face à l’église. Il est couvert de drapeaux, de résistants. C’est du délire parmi la population. Mais la joie n’est pas complète. Que sont devenus les otages emmenés ce matin par les boches ? Les chars anglais continuent d’arriver ainsi que les chenillettes. C’est à qui les fleurira. L’on signale des Allemands isolés dans le parc. Deux chars se détachent et mitraillent les taillis.

13 heures 10. Une auto de la résistance par sur Carvin à la recherche des otages enlevés le matin. 13 heures 30, l’auto est de retour. Elle ramène trois de ces femmes.

Elles racontent leur odyssée de la façon suivante :

« Pendant que les boches enfonçaient les portes, les hommes parvinrent à se cacher. Les boches pénétrèrent dans les maisons et ne leur laissèrent pas le temps de se vêtir. Ils les entraînèrent dans les rues, et après leur avoir présenté leurs morts en disant : « Français correct, hein ? », ils les placèrent au mur. Par suite de l’intervention du jeune Davanture, l’officier commandant le détachement comprit qu’il avait fait fausse route et qu’il partait sur Douai au lieu de Lille. C’est ce qui les sauva. Les boches placèrent femmes et enfants, les bras en l’air devant les camions, et les firent partir à pied jusqu’à « Brûlard ». Là, ils les firent monter dans le premier camion de la colonne avec ordre de lever les bras et de crier : « Ne Tirez pas », à chaque carrefour. Les femmes qui ne trouvèrent pas de place dans le camion furent placées sur les garde-boue et la colonne se remit en marche. Sans cette précaution, la colonne n’aurait jamais traversé Carvin. La résistance, embusquée à chaque carrefour, à l’église, ne pouvait intervenir de crainte de tuer les civils.

À Seclin, la colonne rejoignit les gros des forces allemandes retranchées pour livrer bataille. Les trois femmes furent relâchées et après avoir trouvé robes et pantoufles chez des personnes charitables, regagnèrent Carvin à pied. Elles étaient placées sur les garde-boue et le capot du dernier camion et ne pouvaient donner aucune indication sur les autres otages. »

15 heures. Le Comité local de Libération tient sa première réunion à la mairie. Il est composé comme suit :

Louis Desprez, alias Barthé, groupe Libération ;
Émile Vendeville-Faideau, alias Napoléon, groupe Libération ;
Georges Defretin, alias Lebucheur, agent secret du colonel Joly ;
Maurice Parmentier, alias Pater, CGT ;
René Sylvain, alias Sylvicus, Parti socialiste ;
Auguste Boursin, alias Barcus ;
Djelloul Yagoubi, alias JB, Front National ;
Augustin André, alias André, groupe Libération ;
Lucien Périn, alias Cherbourg, parti communiste ;
Jean De Neef, alias Verdun, CGT illégal ;
Louis Bouquet, alias Bagio, Voix du Nord ;
Pierre Vendeville, Syndicat Chrétien ;
Rose Danel, Union des femmes françaises ;
Pierre Jombert, Jeunesse patriotique.
Le sergent Defretin, alias Lebucheur, déclare que l’ordre d’occuper la mairie a été donné par le colonel Troy, alias Joly, et invite l’assemblée à désigner un président et un vice-président.

A l’unanimité, le comité désigne Louis Desprez, alias Barthé, comme président et Emile Vendeville-Faideau, alias Napoléon, comme vice-président. Le comité s’occupe immédiatement du ravitaillement de la commune en farine et en viande, et, à l’issue de sa réunion, lance la proclamation suivante à la population :

« Le Comité de Libération local est heureux de saluer, au nom de la population, nos vaillants défenseurs. Il félicite tous les patriotes et notamment ceux de la fosse 9. Il assure la population de tout son dévouement. Il travaillera au bien de tous, sans aucun esprit de parti ni de croyance. Il fait appel au calme et à la discipline. Dès à présent des mesures sont prises contre le pillage et le brigandage. Des patrouilles de patriotes armés circuleront la nuit dans les rues sous la direction de la gendarmerie et de la police locale qui reprennent tous leurs pouvoirs.

Le ravitaillement est assuré dans les conditions ordinaires. Le Comité tâchera de l’améliorer dans les mesures du possible. Le marché noir est totalement interdit, il sera réprimé avec la plus grande vigueur.

Notre nation à grand besoin de se relever de ses ruines. Nous devons tous avoir à cœur de nous remettre au travail avec plus d’ardeur que jamais pour refaire une France libre et indépendante. Vive la France ! Vive la République ! Vice le général de Gaulle ! »

17 heures. La majorité de la population est rassemblée sur la Place. Quelques musiciens volontaires se sont groupés et c’est aux accents d’une vibrante Marseillaise que la population défile dans les rues. Les avant-gardes anglaises continuent d’arriver, elles sont à présent à Wahagnies et Phalempin mais les boches tiennent toujours Seclin.

19 heures 30, l’allégresse est grande parmi la population. Malheureusement beaucoup de familles ne peuvent de tout cœur s’associer aux réjouissances et dans notre joie se glisse le souvenir des fusillés, des déportés politiques, des prisonniers, et des requis du service obligatoire du travail.

Une partie des otages de ce matin rentre à pied, venant de Lille où les boches les ont emmené. Ils nous rassurent sur le sort des autres. L’un d’eux, un ancien poilu de 1914-1918, a en passant à Seclin, repéré les mines, les canons, les effectifs allemands. Dès son arrivée, il communique ces renseignements à l’état-major anglais.

La majeure partie des otages rentrera les 3 et 4 septembre, mais en bonne santé.

19 heures 45, une mauvaise nouvelle éclate comme une bombe parmi la joie de la population. Le lieutenant-commandant des blindés reçoit par téléphone sans fil l’ordre de prendre les dispositions de combat. Un colonne blindée allemande cernée aux environs de Nœux-les-Mines passe à l’attaque et descend sur Loos-en-Gohelle.

Le lieutenant donne l’ordre à la population de rentrer chez elle. Il dispose ses chars au carrefour de la Place. L’état-major anglais siège en permanence à la villa les Floralies, route de Courrières, et le gros des chars se range en bataille au lieudit le Pré Wilmet.

Certains otages des rues de la Place et de l’Egalité ne voulant plus revivre les heures tragiques de la matinée, découchèrent, mais la nuit n’est troublée que par quelques coups de canon qui éclatent dans le lointain.

3 septembre. A l’aube naissant, la population reprend confiance. Les avant-gardes anglaises poursuivent leur route vers Wahagnies, Pont-à-Marcq, Orchies et la Belgique, alors que le gros de l’armée arrive. Pendant deux jours, ce n’est qu’un défilé ininterrompu de tanks, camions et matériel de toutes sortes.

A voir passé tout ce matériel compliqué que nous ne connaissions pas pendant la guerre 1914-1918, nous comprenons enfin pourquoi nos alliés ont mis quatre années pour venir nous délivrer du joug allemand. Ces quatre années furent pour nous longues et interminables, coupées par des alternatives d’espoir et de découragement.

Mais nous avons la preuve qu’elles furent bien employées par nos amis anglais et américains.

La Libération totale d’Oignies est achevée, mais dans les environs les boches résistent encore. L’armée anglaise passe et laisse à la résistance le soin de nettoyer les coins reculés. Vers 9 heures, le groupe de résistance de Tourmegnies, en lutte avec les boches dans la forêt, réclame du renfort. Nos résistants, inlassables, parent en camion, mais vers 13 heures arrive une mauvaise nouvelle. L’un des nôtres est tombé en face de l’ennemi dans les conditions suivantes : « dès leur arrivée à Tourmignies, les boches se trouvant dans un bois, nos résistants se déploient en tirailleurs et s’avancent en rampant. A l’orée du bois se présentent deux soldats allemands, les bras en l’air. Paul Delattre, né à Cérences le 20 décembre 1920, marié, père de deux enfants, s’élance pour les faire prisonniers, mais à cinquante mètres, un char se démasque et le fauche d’une rafale de mitraille. »

A son tour, la résistance de Lillers réclame du renfort, des volontaires partent immédiatement. L’affaire est réglée en deux jours, nos résistants rentrent avec des prisonniers.

Beaucoup d’entre eux ne veulent pas déposer les armes. Leur haine du boche est trop forte pour arrêter si tôt. Laissant là femmes et enfants, ils s’engagent dans l’armée régulière. Parmi eux se trouve le sergent Narcisse Duquenne, poilu de la guerre 1914-1918, décoré de la croix de guerre, médaille militaire. Il part sur le front des Flandres, participe à la libération de Berck, et continue la lutte avec les Canadiens et les Tchécoslovaques.

Mais le 13 décembre, au cours d’une patrouille, il ne rentre pas et est porté disparu. La nouvelle parvenue à Oignies jette la consternation parmi la population. Pendant plus de trois mois, nous ne savions ce qu’il était devenu.

Mais le 29 avril, comme une traînée de poudre, la nouvelle se répandit dans Oignies : Narcisse, prisonnier à Dunkerque, fait partie d’un convoi de prisonniers échangés avec des prisonniers allemands. Ce fut pour tous un véritable soulagement. Oignies enfin libéré, va se remettre courageusement au travail.

Nous nous excusons de ne pouvoir relater tous les actes de bravoure, toutes les actions d’éclat accomplies par nos résistants de Libération, de la Voix du Nord, du Front National, et ceux de la Résistance, et Francs-Tireurs Patriotes.

Tous ont fait leur devoir et se sont montrés dignes de Oignies : première cité martyre de la France. De tout cœur, nous les en remercions.


-couvre feu renforcé, interdiction de sortir, tir à vue...
-réseaux de résistance "activés" au tout dernier moment quand les alliés sont extrêmement proches. Ceux ci arrivent à accrocher des effectifs importants mais ne peuvent être réellement efficaces que contre les isolés.
-otages raflés dans la population pour assurer la sécurité des troupes allemandes en retraite dans un pays hostile.
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Fantasque Time Line Index du Forum -> 1943 - Discussions Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Aller à la page Précédente  1, 2, 3
Page 3 sur 3

 
Sauter vers:  
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum


Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com