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Mars 44 - Balkans et Hongrie
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Aoû 12, 2019 09:30    Sujet du message: Mars 44 - Balkans et Hongrie Répondre en citant

1er mars
La campagne des Balkans
Migrations contraintes
Yougoslavie occupée
– La pluie n’a pas daigné cesser avec le mois nouveau. Tant pis : l’opération Asper est désormais sur les rails, et la 20. Armee quitte ses positions pour remonter vers le nord. Elle s’apprête à faire un pas de côté de 170 kilomètres environ : le XV. GAK (Rudolf Lüters) doit prendre la place du XXII. GAK (Gustav Fehn), le LXVIII. AK (Hellmuth Felmy) celle du XXI. GAK (Hans-Gustav Felber).
Cet ordonnancement peut paraître naturel – et il est vrai qu’il évite d’entrecroiser les formations dans une manœuvre longue, pénible et risquée. Mais il place aussi les unités du XV. GAK, moins usées par la bataille, entre Save et Danube – soit sur la route d’Osijek, qui peut éventuellement conduire à Zagreb, mais mène surtout vers le lac Balaton et l’Autriche. Un choix éminemment politique donc : la Heer affecte de laisser le NDH gérer seul ses affaires, avec un soutien minimal.
L’armée oustachie, elle, estime avoir de bonnes raisons de protester contre pareil mépris. Le général Ivo Herenčić, chef du Vojni Korpus Hrvatske Legije (Kroatian Legion Armee Korps dans la langue de Goethe) ne s’en prive d’ailleurs pas : en partant, les unités de la Wehrmacht se sont taillé la part du lion dans les approvisionnements et munitions, jusqu’à présent encore communes entre Allemands et Croates embrigadés dans la Heer. « Cette répartition inique est un affront pour mes hommes, qui furent et sont encore frères d’armes des soldats du Reich ! » Ce prélèvement met surtout en danger sa formation dans l’éventualité d’un affrontement prolongé avec les forces alliées, dont les Polonais, qui lui font face de l’autre côté du lac Scutari. Jouant à regret le rôle d’entremetteur – il n’a pas vraiment signé pour ça… – le général Mickl obtiendra de la part de ses compatriotes des concessions symboliques avant le départ final. Pas assez toutefois au goût d’Herenčić, qui présente des projections proprement extravagantes en matière de consommation de ravitaillement – lesquelles sont d’ailleurs rejetées avec dédain par ses interlocuteurs. A se demander si ce Croate sait faire ses comptes… ou s’il a autre chose en tête ?

Manœuvres obscures
Etat indépendant de Croatie
– Voilà maintenant deux semaines que la Domobranci slovène vadrouille dans le nord du NDH, entretenant des rapports indifférents, voir distants, avec la Hrvatsko domobranstvo du Krilnik Ante Vokić.
Face à l’agitation d’une partie des Oustachis, la force slovène maintient une façade d’unité politique totale : Lyenko Urbanchich, le fameux propagandiste de Ljubljana, y veille, comme le montrent ses diatribes enflammées lancées de la radio locale. « Le plus important n’est pas que je m’adresse à vous en tant que plus jeune journaliste de Slovénie, dit-il [il a 21 ans], mais bien que je vous convainque de cette vérité bien plus ancienne que moi, proclamée par les siècles – celle qui qui révèle les viles intentions du “Peuple élu”, des quinze millions d’Israélites qui errent de par le monde ! » Et l’incendiaire enragé de conclure par un cri de ralliement : « Slovènes, suivons tous notre leader, le sage et patriote général Rupnik, dont nous pouvons dire que c’est Dieu lui-même qui nous l’a envoyé. Il est de notre devoir de répéter, encore et encore jusqu’à l’épuisement, qu’il n’est pas d’autre voie que la sienne ! »
En matière de fanatisme, les Oustachis semblent avoir trouvé leurs maîtres – ou tout au moins de sérieux concurrents. Cependant, même si une partie des Slovènes hésitent désormais entre loyauté absolue envers le gouverneur Rupnik et engagement dans la Waffen SS, il en est qui, en privé, ont d’autres plans pour l’avenir.
Rien d’étonnant à ce que, sur le territoire de l’Etat Indépendant de Croatie, qui le souhaite puisse enchainer les contacts douteux. Sans doute, le traître Novak a fui à Rome, et avec lui la plupart des individus anti-nationaux. Mais qui se rappelle que le désormais colonel Peterlin a lui-même moisi quelques mois dans un camp en compagnie de prisonniers italiens, « à titre de précaution », au début de 1943 ? Peterlin a eu tout le temps pour méditer sur la solidarité allemande. Et alors qu’on murmure que la Croatie pourrait – pour son propre bien – se passer de Pavelic, lui se demande si la Slovénie ne pourrait pas se passer de Rupnik…


2 mars
La campagne des Balkans
La fleur au fusil
Athènes
– Les nuages sont bas et la pluie fine. Mais cela n’empêche pas une délégation du 1er CA grec du général Giorgios Kosmas de défiler devant le palais royal et jusqu’à la place Syntagma, sous les vivats d’une foule dense. Les soldats hellènes quittent aujourd’hui en fanfare leurs garnisons pour la région de Kraljevo, où ils prendront le relais des hommes de l’ANZAC. Un mouvement long et pénible, surtout alors que la voie Skopje-Nis n’est toujours pas réparée… Au moins, les hommes auront les pieds secs jusqu’en Macédoine.
Pour encourager les vétérans, déjà victorieux d’avoir libéré le territoire national, le gouvernement royal a vraiment fait de son mieux : bain de foule, discours du régent Paul vantant « l’infinie bravoure et la résistance farouche du soldat grec », remise de décorations par le général Liosis… jusqu’au Damaskinòs d’Athènes (toujours délégué général à la Concorde Nationale) qui bénit les troupes depuis le balcon du palais ! Ce qui ne manque pas de sel quand on sait qu’il se trouve un certain nombre d’anciens Résistants communistes parmi les recrues intégrées cet hiver…
Il est désormais évident que le gouvernement royal compte capitaliser sur le patriotisme grec lors des combats à venir, comme lors de l’Enosis prévu pour Chypre, afin d’éteindre à jamais les cendres de la guerre civile – et accessoirement pérenniser son existence. Rien d’étonnant donc, à ce qu’il ait recours à une telle mise en scène.
A la fenêtre du bureau de Montgomery, le général Béthouart observe le défilé d’un œil amusé. Montgomery n’a pas daigné se lever de son siège et son adjoint commente le spectacle à son intention : « Au moins, ils ne traînent pas les pieds ! Et comme “Véritable” ne sera qu’une diversion, on peut espérer que nos camarades grecs ne souffriront plus trop à l’avenir. »
Sans lever la tête, Monty rétorque : « We shall see, my friend. We shall see. » Les deux hommes ne l’admettraient jamais, bien sûr – il flotte aujourd’hui dans la capitale grecque comme un air de 1914, une atmosphère de guerre fraîche et joyeuse. Mais en remontant vers le nord, la colonne va assurément se diriger vers les nuages noirs qui grondent à l’horizon.

Migrations contraintes
Yougoslavie occupée
– Il pleut encore et toujours sur les Balkans. La Heer poursuit d’autant plus vite sa remontée vers le nord, abritée qu’elle est des frappes alliées par les nuages. Le soldat allemand presse le pas – il faut qu’il profite au mieux de ce répit inespéré pour se mettre en position. Les colonnes traversent dans une ambiance pesante des villages ravagés sous le regard inquiet (c’est nouveau !) des rares habitants se risquant à mettre le nez dehors. Les Allemands ne seront pas regrettés, loin de là – mais chacun sait qu’en partant, ils laissent le pays à encore pire qu’eux.
Ces états d’âmes ne touchent évidemment pas le général Karl von Le Suire, qui garde un souvenir cuisant de “Schneesturm”, la dernière opération dans laquelle sa 117. Jaeger a été engagée. Il s’est bien vengé depuis – notamment en prenant « les mesures de rétorsion les plus sévères » dans le secteur de sa défaite [Ce crime de guerre infâme commis sur la route de Foča faisait suite à l’échec de “Schneesturm” et à la découverte des corps de 78 soldats allemands faits prisonniers puis exécutés par les Partisans – ce qui constituait il est vrai un autre crime de guerre. En représailles, les Jägers avaient rassemblé dans l’école locale toutes les femmes et tous les enfants raflés dans les villages voisins, puis avaient mis le feu au bâtiment. Pendant ce temps, les hommes étaient conduits dans un champ et exécutés à la mitrailleuse. Parmi eux, on devait dénombrer plus de 375 morts pour seulement 7 survivants – oubliés car enterrés sous les cadavres de leurs voisins. Puis, les Allemands avaient quitté les lieux dans la précipitation, permettant aux personnes enfermées dans l’école en flammes de s’échapper et de survivre par miracle. A la suite de ces événements, les villages de Mazoče et Čelikovo Polje avaient totalement disparu, ainsi que tous les lieux de culte aux alentours…]. Néanmoins, il est ravi de quitter enfin ces vallées. Ce maudit pays avale les hommes encore plus vite que Baal les fils de Carthage ! Vivement que l’on revienne à une guerre normale, face à de vrais adversaires. Et voici justement qu’on lui signale encore une patrouille disparue cette nuit, comme engloutie par la forêt… Désertion, embuscade, accident – un peu des trois peut-être ? Impossible à dire – mais chacun sait qu’on ne reverra vraisemblablement jamais ces hommes.

Mendicité
Kaposvár (Hongrie)
– L’opération Asper a enfin démarré. La Heer se retire de Bosnie-Herzégovine et du Monténégro. Cette manœuvre accomplie, les forces allemandes auront gagnée presque 250 kilomètres de ligne de front – une économie très bienvenue !
“Asper” est donc indéniablement une bonne nouvelle pour le Heeresgruppe E. Pourtant, contre toute attente, son chef le général von Weichs n’est pas satisfait. Et pour cause : à “Asper” succèdera “Birke”, le transfert de la 12. Armee vers la Voïvodine, destiné tout à la fois à défendre la route de Budapest et à s’assurer que, le cas échéant, que la 2e Armée hongroise du général du Guztáv Vitéz Jány ne sera pas tentée de trahir…
Une tâche désagréable – le HG E commence à être lassé des trahisons successives de ses prétendus alliés. Désagréable et peut-être même difficile, car la formation magyare est tout sauf négligeable : deux corps d’armées à trois divisions d’infanterie chacun, renforcés d’une division blindée ! C’est donc la 12. Armee qui devra éventuellement assurer le désarmement de ces grandes unités, tout en affrontant dans le même temps une probable offensive alliée. Or, cette armée ne rassemble même pas huit divisions !
Voyons les choses en face, considère le général en rajustant ses lunettes. Les Hongrois sont peu fiables et presque aussi nombreux que les forces de Löhr. En cas de retournement préparé et massif, elles n’auront pas d’autre possibilité que de se replier en catastrophe vers le nord et l’axe Szeged – Baja (au mieux…), toute autre action risquant de couper le Heeresgruppe E en deux. Autant dire que les Alliés auront la porte grande ouverte pour déferler vers Debrecen, sur les arrières de l’Ostfront !
Von Weichs est quelque peu fatigué de mendier en permanence depuis le début de l’année des renforts pourtant si nécessaires. Mais il ne veut pas risquer de porter seul le chapeau face à un tel désastre, s’il venait à se produire. Et puisqu’apparemment la Hongrie est dans les pensées du Führer, il décroche son téléphone pour joindre l’OKW. Une longue conversation acrimonieuse avec l’Oberst von Freyend plus tard, le haut commandement allemand ordonne le transfert de la 214. ID (Harry von Kirchbach) de la Norvège vers le front des Balkans.

Manœuvres obscures
Palais du gouvernement croate (Zagreb)
– Alors que la conjuration Lorković – Vokić continue d’échafauder des plans quelque peu audacieux impliquant à la fois la garde nationale croate, les partisans communistes et les combattants royalistes (!), le Poglavnik Pavelic reçoit dans son bureau le brigadier-général Kvintiljan Tartalja, chef de la gendarmerie de l’Etat Indépendant de Croatie. Cette force s’occupe – c’est bien le moins – du maintien de l’ordre sur le territoire du NDH, une occupation d’ailleurs partagée par de nombreuses autres organisations croates. Mais les services de Tartalja intègrent également une autre branche, plus discrète sinon totalement confidentielle : la police secrète du régime. Celle qui doit évidemment tout savoir sur tout le monde, et en permanence de surcroît.
Or, voici justement que cette police fait remonter des rapports alarmants sur l’existence d’une tendance défaitiste – voire carrément séditieuse – dans les forces armées oustachies, et dans la garde nationale en particulier. Il serait question de négocier la survie de la Croatie auprès des Occidentaux, contre les communistes et en sacrifiant le régime oustachi ! Evidemment, Kvintiljan Tartalja, scandalisé, se fait fort de démasquer les traîtres pour peu qu’on lui en donne le pouvoir ! Le gouvernement croate, et d'abord son chef, saura faire tomber sur leurs nuques le glaive de la Justice…
Ce discours ne semble pourtant pas recueillir l’intérêt d’Ante Pavelic. Ce dernier ne croit pas à pareille fable – elle est évidemment grotesque. Qui pourrait même concevoir que de braves Oustachis, des patriotes croates, pourraient tenter de vendre l’indépendance de leur état et la vie de leur chef contre des assurances théoriques reçues de la part de ces ordures de Serbes ?
– Non, vraiment, ces rapports sont bien trop alarmistes pour être crédibles, conclut le Poglavnik en secouant la tête. Les agents de la police secrète auront abusé de la rakija, voilà tout. Qu’ils continuent à enquêter, dans le calme et surtout dans la discrétion… mais rien de plus. Et alors que Pavelic se lève pour raccompagner son subordonné si anxieux vers la porte, il le rassure : « Ne vous inquiétez pas, cher général. Je maîtrise parfaitement la situation. »


3 mars
La campagne des Balkans
Retour de vacances
Tirana
– Sylvestre Audet a quitté la relative douceur de la Provence pour regagner ses quartiers en Albanie. Son humeur est donc à l’unisson du temps : sombre et résignée. Toutefois, le général français se veut optimiste, regonflé qu’il est par l’ambiance joyeuse qui règne sur la terre française libérée. Avec un peu de chance, cette année de guerre sera la dernière et l’Isarien pourra enfin retourner dans sa province natale pour y couler une retraite heureuse… Aucune raison de se laisser aller à la déprime donc – “Véritable” doit être un succès, et de son succès dépendra la future avancée des armées alliées vers Vienne. En tout cas, plus tôt le 18e GAA sera sorti des Balkans, mieux cela vaudra !

Nouvelles montures
Aéroport de Tatoi
– Le gouvernement royal grec continue de préparer ses forces à l’affrontement. Aujourd’hui, c’est au tour de l’aviation d’être mise à l’honneur, et pour cause : les Squadrons 335 et 336 viennent d’achever leur transformation sur “Bucéphale” (Tornado). Le lourd monomoteur britannique, bien que de seconde main, est un renfort plus que bienvenu pour les pilotes hellènes, qui devaient auparavant se satisfaire de P-40 N fatigués. Nul doute qu’ils sauront apprécier tout ce que l’appareil apporte : un punch incomparable (quatre canons de 20 mm, parfaits pour les missions d’attaque au sol dans les étroites vallées de Yougoslavie), un moteur puissant et désormais fiable (le R-R Vulture, 1 760 chevaux) et un fuselage en duralumin renforcé de plaques de blindage.
C’est également pour la propagande un symbole visible et fort du renouveau des forces du Royaume – le gros chasseur-bombardier à cocardes blanches et bleues impressionne les foules, qui voient en lui la preuve de la considération que les grands Alliés vouent à la valeureuse Grèce. Ce qui justifie, bien sûr, la poursuite de la lutte par un pays ruiné sur les terres ingrates de Yougoslavie… Autant d’éléments que le Premier ministre Papandréou et le régent Paul ne manqueront pas d’évoquer dans leurs discours – tenus sous un hangar, car il pleut encore fort aujourd’hui. Le souverain conclut finalement : « Messieurs, alors que vous vainquiez l’ennemi sur nos terres, vous étiez déjà les hérauts de notre nation auprès de nos alliés. Vous serez demain, j’en suis certain, aux côtés de bien d’autres, les sauveurs de tout un peuple. »
Après les déclarations, vient le moment des récompenses. Devant les caméras, Paul remet la Croix de Guerre aux unités dans leur ensemble, pour les services rendus, puis la Croix de Valeur en Or au chef du Sqn 335, le commandant Marinos Mitralexis. Ce dernier, habitué des décorations et des honneurs, est une célébrité dans les forces aériennes grecques – en effet, c’est l’un de leurs deux as vivants, avec 7 victoires, devant le lieutenant Panagiotis Argyropoulos, du Sqn 336 (H) (5 victoires). Il a tout de même abattu aux commandes de son PZL-24, aux jours les plus sombres de 1941, deux Cant Z 1007 en un seul vol, dont le second par abordage, avant de faire lui-même un atterrissage forcé auprès du trimoteur pour capturer son équipage à l’aide de son pistolet !
Argyropoulos ne manquera pas de rendre, lors de sa très brève prise de parole, un hommage appuyé à son ancien patron de la 22e Escadre de chasse, le commandant Andreas Antoniou, lui-même pilote talentueux, malheureusement disparu au-dessus de la Méditerranée l’année dernière. Et chacun d’évoquer les autres héros des ailes grecques, issus de la diaspora et qui servent désormais, hélas, dans l’USAF ou la RAF [Citons Spiros Nickolas Pisanos (9 victoires), qui a préféré rester dans le 4th FG pour combattre au-dessus de la France (et qui se trouve à ce moment en clandestinité dans la région parisienne suite à une mauvaise rencontre), ainsi que Ioannis Agorastos Plagis, du Sqn 249 (13 victoires) et Basilios Michael Vassilios Vassiliades, un Chypriote (6 victoires).]
Mais l’heure n’est pas à l’amertume : les hommes des deux nouveaux squadrons, le 337 (lui aussi sur Bucéphale) et le 15 (unité de bombardement, sur Boston III) se voient remettre insignes et bannières, toujours sous l’œil attentif des caméras. Mais une surprise attend ces dernières : le petit Constantin II de Grèce, trois ans à peine, qui vient assister à la scène « au nom de la royauté », dans les bras de sa nourrice. Comme à l’accoutumée, la reine douairière a été jugée indésirable. Mais ce spectacle, pour insignifiant voire pathétique qu’il puisse paraître au premier abord, n’en témoigne pas moins du vif souhait du régent d’associer son fils à la Victoire… et de préparer ainsi sa succession le plus naturellement du monde. Le Premier ministre Papandréou, un peu plus loin dans la tribune, l’a bien compris – mais il ne dira rien. Après tout, c’est pour la bonne cause – celle de l’unité nationale, s’entend. Et puis, le simple fait que la maison royale en soit réduite à de pareilles manœuvres prouve à lui seul que les jours de dictature sont bien passés…
Sitôt les armes prises, les escadrons grecs monteront vers le Nord et les terrains provisoires installés autour d’Ambracie, d’où ils pourront appuyer avec efficacité “Véritable”. La préparation de cette opération avance à grands pas.

Pour la forme
Vérone
– Sur la demande expresse de son protecteur allemand, qui n’est plus d’humeur à flatter les égos de chacun, la RSI de Benito Mussolini autorise officiellement le NDH d’Ante Pavelic à « assumer, au moins jusqu’à la fin du conflit en cours, les responsabilités incombant à la République Socialiste dans la province du Monténégro. » Ces responsabilités, tout comme la mainmise de l’Italie sur Podgorica, étaient déjà plus que théoriques, malgré la fidélité réelle de certains fonctionnaires zélés, ou peut-être simplement inquiets de leur avenir – mais c’est sans importance, bien sûr. En réalité, tout le monde a depuis longtemps oublié le gouvernorat italien du Monténégro, tout comme le fait que la Croatie est encore officiellement une possession de la maison de Savoie ! Une maison dont la plupart des membres – à commencer par le roi d’Italie – ont trahi la cause fasciste.
Le sachant, les Croates n’avaient bien sûr pas attendu l’autorisation de Vérone pour mettre le Monténégro en coupe réglée… Mais la missive officielle signée par le Duce aura au moins fait sourire à Zagreb. Oui décidément, les choses ont bien changé depuis 1941 !

Précautions
Szeged
– Avec une feinte indifférence, le centre de formation de la Panzerwaffe quitte ses quartiers pour s’installer dans la région de Linz. Bien sûr, cette manœuvre n’a rien à voir avec les récentes tensions entre le Reich et la Hongrie – l’installation de la PanzerAcademie à Szeged faisait elle-même suite à l’évacuation de Nis, elle ne pouvait donc être que provisoire. Tout de même… Chacun à Budapest trouvera que les hasards du calendrier sont parfois bien curieux.
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Capitaine caverne



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MessagePosté le: Lun Aoû 12, 2019 10:02    Sujet du message: Répondre en citant

Un beau texte comme d'habitude, avec une vision d'une région des Balkans qui ressemble à une macédoine de légumes en nettement moins gouteuse. Mais pour l'avoir lu dans le dernier numéro d'Aéro journal, est-ce qu'il y aura en FTL une version de la "bataille de Nis" OTL ou on a vu l'US Air Force attaquer les soviétiques à Nis le 7 Novembre 1944 (pour des raisons indéterminés à ce jour). L'affrontement à fait des dizaines de morts soviétiques au sol, quelques uns dans les airs et plusieurs pilotes américains y son restés.
_________________
"Au jeu des trônes, il n'y a que des vainqueurs et des morts, il n'y a pas de demi-terme". La Reine Cersei.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Lun Aoû 12, 2019 10:48    Sujet du message: Répondre en citant

Merci cher Capitaine. OTL, il n'y avait pas de troupes alliés en Yougoslavie mais beaucoup de serbes dans l'armée américaine. Possible que certains aient voulu faire du zèle ou à tout du moins n'aient pas trop regardé où ils tiraient. Possible aussi qu'à Washington on ait voulu envoyer comme un message. Bref, nous avons eu nos petits incidents FTL mais rien d'aussi graves ! Pour l'instant (ou pas ...) Laughing Laughing Laughing Laughing Laughing

MAIS !

Chers amis, un petit aparté. Depuis que nous sommes dans le front des Balkans, nous enchaînons les drames et autres histoires terribles causées par l’Humanité. Comme de coutume, je n’invente hélas rien (ou si peu …). Et je dois confesser que, parfois, il m’en vient de perdre foi en l’homme, le plus terrible des prédateurs sur terre.

Quoique … Les pensées de Karl von Le Suire – lui-même un grand criminel – bien qu’évidemment apocryphes, m’ont inspiré un conte cruel, que je souhaite partager ici. Casus m’excusera j’en suis sûr de cette digression – je n’ai pas souhaité l’importuner avec un texte qui ne rejoindra jamais la chronologie, et qui n’a nulle autre ambition que de divertir celui qui aura la patience de le lire jusqu’au bout. Il s’agit bien sûr d’une occurrence unique, en fréquence sinon en qualité, et qui ne concerne que de fort loin la FTL. Disons simplement que la Fantasque Time Line sert ici de décor à ce petit drame ! Elle et les plus sombres forêts de Yougoslavie … Mais reprenons … Nous sommes dans la nuit du 1er au 2 mars 1944 et nous nous trouvons au côté d’un jeune Jaeger de la 117, prénommé Adam, dont la destinée parait fort mal engagée…

Parmi les bois silencieux
« L’herbe gelée crisse sous les pieds du Jaeger Adam, les feuilles frémissent et grincent dans le vent glacé. La pluie a cessée, au moins provisoirement. Ce qui n’est pas forcément une bonne nouvelle – tout le monde sait que le mauvais temps rabat les odeurs. Mais ce n’est pas ca qui va décourager le jeune soldat allemand.
Car il le sens, il le sait, il en est même certain : il va s’en sortir. Cette forêt a beau être un piège mortel, il va survivre à cette nuit. Kurt n’a pas eu de chance, voilà tout. Il a été imprudent, et l’a payé de sa vie. Mais Kurt était un citadin d’Innsbruck. Adam, lui, a fait l’école de la Chasse avec son père dans le Tyrol. Il connait la forêt, il sait s’y faufiler. Et d’ailleurs, il connait aussi les limites des animaux ou autres prédateurs. Une chose est donc certaine : dans de telles conditions, il est impossible que cette bestiole réussisse à suivre sa trace et à le traquer sur autant de kilomètres !
Fichu animal, foutue engeance ! Tout avait pourtant bien commencé hier après-midi. Enfin, disons plutôt que c’était la routine. Adam et son escouade avait retrouvé un groupe de miliciens à moitié dévorés par des chiens – les rouges avaient dû leur tomber dans le dos au moment où ils s’y attendaient le moins. Encore une tentative de désertion qui avait mal tourné ! Pas de quoi s’inquiéter outre mesure donc. Ils n’avaient qu’à s’éloigner de leur ronde et ratisser les bois pour trouver d’éventuels traces de foyers – autant d’indices qui permettrait d’estimer le nombre de l’adversaire et peut-être de se prémunir d’une attaque en force … Et c’était là, au soir et sur le chemin qu’ils avaient surgit. Enfin, ils ou elles – impossible de trancher. Mais une chose était certaine : c’était une meute de créatures puissantes, racées et habituées à la chasse. Elles avaient sauté à la gorge de l’homme de tête dans un sifflement, avant de courir sus à toute l’escouade – laquelle s’était dispersée dans les ténèbres, les coups de feu et la confusion.
Adam avait beau avoir le regard affuté, impossible de les identifier. Ces maudits agresseurs ne ressemblaient à rien de connu – et certainement pas à des loups ou des chiens. Trop rapides pour être détaillés, trop dangereux pour être approchés … Le Jaeger se rappelait seulement de leur bruit, par lesquelles elles semblaient communiquer : un feulement répété, entêtant et désagréable – presque toujours immédiatement suivi d’une sorti de bruit bizarre semblable à un raclement de gorge animal.
Adam se fige soudain, avant de se coucher par terre, au milieu de cette brume déplaisante qui traine au ras du sol. Il a vu une forme passer rapidement sur sa droite, entre les grands arbres dupliqués à l’infini. Sa main est bien sur sa lampe torche ? Oui ! Bon. L’ombre, à la démarche vaguement reptilienne mais indubitablement dangereuse, s’arrête à environ 30 mètres de lui, et lève la tête comme pour humer l’atmosphère. Avec prudence, l’allemand ramène son fusil devant lui et se prépare à épauler …
Un cri remplit soudain la canopée, plein de détresse et de panique :
‘Leute? Hellmuth? Seid ihr oder Kameraden ?’ La créature porte immédiatement son regard à droite, dans la direction de l’imprudent appel. Elle pivote, baisse la tête et disparait dans la pénombre … L’imbécile, il va attirer tout le quartier avec ses pleurnicheries ! Adam se relève et presse le pas – il n’y a plus rien à faire hormis se saisir de l’occasion pour disparaitre. Ne pas trainer, surtout pas ! Alors qu’il passe à l’endroit où se tenait la bête, il est saisi d’un frisson : un hurlement de terreur traverse l’atmosphère. Surement ce camarade si indiscret. Le Jaeger poursuit sa route … ce n’était pas encore un feulement qu’il vient juste d’entendre, si ? Adam accélère. Il n’a pas fait 200 mètres qu’il entend un bruit de branches dérangées – cette fois c’est sûr, ‘il’ est sur ses talons.
Adam court droit devant lui, a corps éperdu et dans l’espoir d’attendre une position où il pourra voir venir son adversaire et l’abattre. Mais pour l’instant, il ne voit même pas devant lui, au milieu de toutes ses fougères qui lui arrivent jusqu’aux yeux, et lui fouettent le visage à chaque fois qu’il les écarte violemment. Un instant, entre deux masses vertes, il croit voir passer une ombre juste devant lui – impossible, la bête est derrière lui enfin ! Mais le Jaeger n’a pas le temps de réfléchir, de s’étonner ou même d’avoir peur. Courir, c’est tout ce qui importe ! Le camp de base n’est plus très loin … Enfin, c’est ce qu’il pense … C’est tâche presqu’impossible que de se repérer dans cette foutue jungle !
La chose est derrière lui, Adam le sent. Tout comme il sent qu’elle se rapproche à grand pas : il accélère de plus belle … pour déboucher sur les contreforts d’un ravin. Ce qui n’était bien sûr absolument pas prévu – Scheiße il s’est perdu ! Cette fois, il n’y a plus moyen de fuir. La ligne de tir n’est pas géniale – tant pis on fera avec ! Adam épaule son arme, et se prépare à se défendre. Le chasseur rassemble ses pensées, tente de reprendre son souffle et plisse les yeux à la recherche du mal qui rode dans les ténèbres. Ce n’est qu’un animal, rien de plus ! Vise et tire, tout ira bien ! Pense-t-il entre deux souffles.
Les buis frémissent, la lune reflète sa lueur sur les feuillages dérangés … le poursuivant apparait, dressé sur ses deux pattes arrières. Comme cela, en marchant simplement, dodelinant de la tête et considérant d’un œil jaune sa proie. Sa démarche est souple, à peine agressive – la chose observe calmement son environnement. On pourrait presque croire qu’elle n’a rien de dangereux, n’eut été son regard vicieux, et ses dents couleurs de lune qui lui dessine un long sourire carnassier. Elle avance doucement, sa griffe frappant le sol d’un désagréable rythme mécanique, tandis que sa queue fend l’air de gauche à droite dans un souffle de puissance.
Adam connait cette attitude : c’est celle d’un chasseur qui s’apprête à frapper. Mais pas celle d’un lion qui se cacherait dans les hautes herbes de la savane pour surprendre une gazelle gracile non … plutôt celle d’un alligator qui va donner le coup de grâce à une pauvre chèvre coincée au contrefort d’une berge. Une évidence frappe soudainement le Jaeger : cet enfoiré n’a même pas peur de moi !
Gib mich nicht auf ! Éclate-t-il. La bête se tend, siffle, ouvre la gueule et les bras comme pour fondre sur lui. Adam appuie sur la gâchette mais ne peut pas juger du résultat de son tir. Sous la détonation, son pied recule sur un rocher glissant d’humidité – il ne s’est pas bien assuré de sa posture, tout occupé qu’il était à considérer l’ombre reptilienne qui allait s’abattre sur lui. Et le chasseur de tomber à la renverse et de rouler parmi les rochers, cassant sa lampe, maltraitant ses membres et perdant au passage son précieux fusil Kar 98.
Adam rouvre les yeux dans un bruissement de mouches, qu’il écarte à grand peine de ses deux bras. Sa jambe droite le fait souffrir et, en la touchant, il sent un liquide chaud et poisseux qui lui colle au pantalon. Scheiße … L’homme se redresse avec difficulté, et entreprend péniblement de monter parmi les rochers, en direction du salut. Je suis presque dans la plaine pense t’il. Il ne me suivra pas au milieu de l’activité humaine …
Adam n’en peut plus. La douleur est atroce, sa jambe vrille sous ses pas et sa hanche parait s’enfoncer un peu plus dans ses entrailles à chaque instant. Il délire : du coin de son œil, il lui semble même apercevoir au loin, une silhouette géante se découpant sur la lune, et dont le pas ferait trembler la terre. L’homme s’appuie sur le dernier rocher et sort finalement de la ravine.
Il est là. Droit, égal, presque curieux de l’état de son ami. On aurait même dit qu’il l’attendait. Le chasseur a eu tout le temps de descendre rejoindre sa proie … Sur la droite de son poursuivant, Adam voit surgir de l’ombre un second prédateur, qui passe en feulant pour se positionner à gauche. Il court la tête baissée, comme un loup avide de festin. Le temps qu’il arrive à sa place, un troisième animal a déjà fait de même, pour barrer la route sur la droite. Ils m’ont fait courir comme un lapin ! commente-t-il, fataliste, résigné … vaincu.
Et le Jaeger ne voit pas le quatrième reptile qui lui saute à la gorge dans un sifflement, venant depuis ses arrières. Adam ne sentira pas la griffe qui lui lacèrera le dos une fois tombé au sol – il sera déjà mort. Par contre, il entendra distinctement, dans les dernières lumières de sa conscience, la bête qui lui mastiquait déjà le cou. Du moins ne souffrira t’il pas non plus quand les lourdes mâchoires lui broieront la tête … Dans le fond, peut-être bien que Kurt a eu de la chance !»


Si cela en a amusé certains, ils peuvent tenter de deviner l'animal. Twisted Evil
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Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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Capitaine caverne



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MessagePosté le: Lun Aoû 12, 2019 11:08    Sujet du message: Répondre en citant

J'hésite entre une meute de loup-garou et des aliens débarqués de LV-426.
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"Au jeu des trônes, il n'y a que des vainqueurs et des morts, il n'y a pas de demi-terme". La Reine Cersei.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Aoû 12, 2019 11:12    Sujet du message: Répondre en citant

Capitaine caverne a écrit:
J'hésite entre une meute de loup-garou et des aliens débarqués de LV-426.

Mais non, Capitaine. Des vélociraptors, ça me semble évident !
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Casus Frankie

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Etienne



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MessagePosté le: Lun Aoû 12, 2019 12:33    Sujet du message: Répondre en citant

Voui… sauf que des animaux à sang froid en plein hiver balkanique, ça le fait pas trop... Laughing Laughing Laughing
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Anaxagore



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MessagePosté le: Lun Aoû 12, 2019 13:28    Sujet du message: Répondre en citant

Une meute de petits frères de la bête du Gévaudan ? Laughing
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Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe.
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FREGATON



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MessagePosté le: Lun Aoû 12, 2019 13:31    Sujet du message: Re: Mars 44 - Balkans et Hongrie Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:

les Squadrons 335 et 336 viennent d’achever leur transformation sur “Bucéphale” (Tornado).


Bucéphale et Tornado... Le panthéon des équidés célèbres... Cool
Du coup, voilà une petite inspiration... http://1940lafrancecontinue.org/images/?q=image/701-1944-hawker-tornado-ftl
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La guerre virtuelle est une affaire trop sérieuse pour la laisser aux civils.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Lun Aoû 12, 2019 14:36    Sujet du message: Répondre en citant

Ah ben évidemment Casus ! Avouez que l'ambiance y est !



Content que cela ai plu ! Je verrai si j'ai l'inspiration pour en faire d'autres ... Plus tard. Pas contre Etienne, sache que la science a récemment tranchée : selon Nature, ces animaux étaient en mesure de réguler seuls leurs températures. Du sang ... tiède en fait.

https://www.nouvelobs.com/sciences/20140614.OBS0510/les-scientifiques-sont-d-accord-les-dinosaures-avaient-le-sang-tiede.html

Sinon Fregaton, tu me fais plaisir là ! J'espérais justement voir ca un jour ! Et il y a temps à faire ! Avions de la FARY, grecs, hongrois, croates !
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Anaxagore



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MessagePosté le: Lun Aoû 12, 2019 14:39    Sujet du message: Répondre en citant

pour moi, tu peux leur envoyer tout ce que tu veux, carnosaures, phoroarcosides, extraterrestre, Servants de la guerre du Graal, tant qu'ils tuent des nazis, je ne suis pas regardant.
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Dronne



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MessagePosté le: Lun Aoû 12, 2019 16:05    Sujet du message: Répondre en citant

Le seul truc de bien avec les nazis, c'est qu'on peut leur faire subir ce qu'on veut et rester moralement inattaquable.
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Cinq fruits et légumes par jour, ils me font marrer! Moi, à la troisième pastèque, je cale..
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Archibald



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MessagePosté le: Lun Aoû 12, 2019 16:20    Sujet du message: Répondre en citant

Dommage, tu aurait pu lui faire murmurer "clever girl !" avant qu'il ne se fasse massacrer
(ma scène préférée dans Jurassic Park, ce foutu garde chasse a l'oeil fou, Muldoon - "celle là, quand elle vous regarde... on sait qu'elle prépare un mauvais coup !")

Le Yéti ? la bête du Gévaudan (déjà mentionnée) ? un descendant de Vlad Dracul ? la créature de Frankenstein ?
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« Je ne crois pas que les Allemands aient jamais l’idée d’attaquer dans la région de Sedan. » Charles Huntziger, 7 mai 1940.
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"La Meuse, ça ne m'intéresse pas" Gamelin à Corap, mars 1940.
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Wardog1



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MessagePosté le: Lun Aoû 12, 2019 17:03    Sujet du message: Répondre en citant

On est dans la FTL donc on peut se permettre des petit plaisirs.

Pour un prochain chapitre je verrai bien le développement de mecha par l'armée française testé en secret dans le desert du Sahara!
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Ne soyez pas trop sévère avec vos enfants, car c'est un peu de votre faute s'ils son c**

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demolitiondan



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Messages: 2423
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MessagePosté le: Lun Aoû 12, 2019 17:28    Sujet du message: Répondre en citant

@Archibald : ca c'est déjà fait dans le siège de Salonique très cher. Une histoire de Sherman et de Marder. Regarde au 1er septembre :

Citation:
Sans surprise, l’attaque est un véritable désastre pour l’infanterie australienne, dont le bataillon de tête est décimé alors que ses hommes tentent péniblement de progresser de couvert en couvert – lesquels sont toujours dans le champ de tir d’une arme automatique restée camouflée. En l’espace de quelques minutes, le 5th Btn est réduit à 350 hommes valides sur les 900 de départ. Les hommes du 6th Btn, eux, restent derrière les Sherman comme des moutons suivant leurs bergers – et la tactique à l’air de fonctionner sur quelques 350 mètres – pas de trace de mines par ici.
Puis, le véhicule de tête du Squadron B (major G.J.W. Turner) s’arrête juste avant un carrefour pour viser de son canon un immeuble où il a vu une ombre à chenilles bouger. Un Marder ? Le temps d’orienter sa tourelle de 25° à droite, le chef de char sort son périscope pour repérer son adversaire. « Où est-il ? » L’instrument effectue un tour complet et observe le canon d’un Pak 40 qui émerge timidement d’une allée… sur le flanc gauche. « Clever girl… » souffle le chef de char juste avant que le second Marder ouvre le feu. Le blindé est mis hors de combat, puis quatre de ses camarades sont éliminés coup sur coup, jusqu’à ce que le couple de prédateurs soit réduit au silence… par les fantassins australiens, qui jettent dans les casemates non couvertes des bouteilles de bière remplies d’essence et attachées à une grenade.


Pour répondre à tes suggestions : le Yéti c'est un peu bas. La bête du Gevaudan ? Beh déjà faudrait la définir. J'aime bien l'hypothèse qui en fait une hyène échappée du zoo de Louis XIV. A voir. Le vampire c'est dans les histoires de Dennis Kolte (au passage, un indice chez vous pour la suite : avez-vous un jour remarqué à quel point Roumanie et Hongrie sont liés par la Transylvanie ?). La créature de Frankenstein arrive bientôt ... enfin quelque part.

@Wardog : j'ai dans mes cartons une idée (pas de mecha !) mais qui devrait te plaire. Ca sera pas avant mai 44 toutefois.
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Archibald



Inscrit le: 04 Aoû 2007
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MessagePosté le: Lun Aoû 12, 2019 17:34    Sujet du message: Répondre en citant

Oui je me souviens ! Je m'était marré comme un idiot devant mon écran...
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« Je ne crois pas que les Allemands aient jamais l’idée d’attaquer dans la région de Sedan. » Charles Huntziger, 7 mai 1940.
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