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Avril 1944 - Balkans et Hongrie
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Imberator



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MessagePosté le: Lun Oct 07, 2019 15:28    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Plus au nord, en Croatie orientale à Vinkovci, les A-30 de la 81e EB Kosovo font un saut de puce vers Vinkovci, pour détruire la gare et le nœud routier attenant.



Citation:
Brandt, qui est au courant de ce trait de caractère, s’est donc efforcé d’adoucir un peu le sort de ses hommes

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Point ne feras de machine à l'esprit de l'homme semblable !
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Oct 07, 2019 15:37    Sujet du message: Répondre en citant

Merci, Imberator.
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Casus Frankie

"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire)
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Etienne



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Messages: 1731
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MessagePosté le: Lun Oct 07, 2019 16:54    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Le 4e Corps, dont l’intitulé ne recouvre plus grand-chose, est officiellement dissout.

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Dieu est une femme. La preuve : On dit toujours qu’il vaut mieux voir le Bon Dieu que ses seins.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Lun Oct 07, 2019 17:26    Sujet du message: Répondre en citant

Un peu tôt pour le balcon Alias. Ceci étant notre maréchal n a pas du tout gagné. Et merci aux lecteurs et relecteurs !
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Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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lbouveron44



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MessagePosté le: Lun Oct 07, 2019 18:32    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
Un peu tôt pour le balcon Alias. Ceci étant notre maréchal n a pas du tout gagné. Et merci aux lecteurs et relecteurs !


Va t'il être brûlé par l'étoile du matin ?
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demolitiondan



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MessagePosté le: Lun Oct 07, 2019 22:15    Sujet du message: Répondre en citant

Vous verrez cher ami Cool
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Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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Casus Frankie
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Messages: 10337
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MessagePosté le: Mar Oct 08, 2019 09:19    Sujet du message: Répondre en citant

3 avril 1944
La campagne des Balkans
Monty poursuit sa balade
Aéroport de Rome-Ciampino
– Theresa Leta est en approche, avec à son bord le général Montgomery – lequel reviens mi-figue, mi-raisin (comme souvent) de sa tournée d’inspection sur le front danubien. Assis à côté de son traditionnel subordonné (et victime, dirons certains) Richard O’Connor, le général britannique peste ouvertement sur le retard pris dans les préparatifs de ses divisions, comme dans celui de l’accumulation de leurs stocks de ravitaillement. Ce dernier semble certes en voie de résorption, mais il reste difficile de savoir quand exactement on pourra déclencher “Plunder/Veritable/Grenade” – sauf à tout brusquer, évidemment. Mais pour cela, il faudrait une très bonne raison, de celles qui font chanceler le dispositif allemand. Le 15 mars dernier, les conspirateurs s’y sont pris bien trop tôt – c’est tout juste si Monty ne le prend pas comme une mauvaise manière qu’ils lui ont faite personnellement !
Avant de rentrer à Athènes, le chef du 18e GAA a finalement décidé de faire un détour par Rome pour rencontrer son collègue du front italien – il compte évoquer avec Clark les possibilités de jonction entre leurs forces du côté de la Slovénie et de la Vénétie. Des perspectives encore lointaines, n’en déplaise à certains, mais le B-17 a ceci d’agréable qu’il permet de discuter en tout petit comité, sans Yougoslaves, Français ou Italiens… pour qui sait ignorer le bruit dans la carlingue ! De Guincamp – jamais loin – a fort à faire pour maintenir une ambiance apaisée entre le grondement des moteurs et l’humeur de son patron.
Alors que Theresa Leta est en finale, les contrôleurs l’orientent vers un terrain secondaire, suite à l’accident d’un C-47 sur la piste principale. Le bombardier converti arrive donc un peu vite sur une piste de délestage un peu courte, encombrée d’appareils divers. Le capitaine Evans est inquiet – son gros quadrimoteur risque bien d’effacer la piste puis d’aller s’échouer sur la rangée d’arbres qu’il aperçoit au fond. Le pilote hésite… Refaire un tour de circuit, voire se dérouter vers Naples et risquer le courroux de Montgomery et les sanctions de Clark – qui serait déjà, selon la rumeur, très contrarié de recevoir un invité aussi encombrant ? Ou tenter un atterrissage sur la piste comme on le lui a ordonné ?
Ne souhaitant ni faire attendre son patron, ni l’inquiéter outre mesure (et en se basant, il l’avouera plus tard, sur la direction du vent, que lui indique la fumée de l’épave du C-47 en train de brûler…), Evans choisit finalement de faire confiance à ses qualités de pilote et tente un posé en diagonale sur la trop courte bande de béton. Plaquant son quadrimoteur au sol dès le seuil de piste, il écrase tout de suite des deux pieds les freins… qui lâchent !
L’Américain réalise immédiatement que son atterrissage sportif est en train de se transformer en quelque chose de bien plus dangereux. Réagissant magistralement, il remet les gaz sur les moteurs 1 et 2 (ceux de l’aile gauche), faisant ainsi pivoter son avion de près de 180° sur la droite. Le B-17 dérape, l’extrémité de son aile droite heurte le sol (y laissant au passage son extrémité) et s’immobilise enfin à vingt mètres de la voiture de Clark. Un crash contrôlé… ou presque !
Clark n’a pas bougé – son expression ne laisse transparaitre aucune émotion. En vérité, il est furieux qu’un officier américain ait mis en danger d’une manière aussi imbécile la vie d’un responsable aussi important que Montgomery. S’il s’était passé quelque chose, inutile de se demander qui en aurait été responsable ! Aussi, alors qu’Evans quitte son cockpit, le général lui décoche une flèche acide que n’aurait pas renié son invité : « How do you call this kind of landing, Captain ? »
Suit une explication calme, technique et cohérente (prononcée peut-être d’une voix légèrement étranglée), alors que Montgomery descend la passerelle avec sa suite. Evans s’excuse auprès de Clark, puis de son passager – deux fois. Il a dû manœuvrer pour éviter un accident… Le Britannique affirme qu’il n’a été aucunement secoué – mais son regard n’est pas beaucoup plus amène que celui de Clark. Plus tard, Evans écrira que « Avec Patton, j’aurai eu peur de me faire frapper [Malgré les excuses publiques de l’intéressé et le poids de la Hiérarchie, l’affaire de la ‘Gifle’ restait bien pendante à l’époque…]. » C’est en vain qu’il évoquera son souhait d’éviter un déroutement vers Naples… Les deux généraux disparaissent dans leur voiture, laissant sur la piste, devant un bombardier endommagé, un pilote esseulé – et un peu inquiet pour son avenir aussi.

Salve d’éclairs
Balkans
– Une météo printanière semble bien installée dans le secteur – l’aviation alliée poursuit donc son labourage du terrain en prévision de “Plunder”, tout en apportant un soutien bienvenu mais indirect aux forces de l’AVNOJ.
Ainsi, les Beaumont du 235th Wing et les Banshee des Sqn 6 et 213 passent la journée au-dessus de la Bosnie, harcelant les colonnes SS en mouvement et retardant d’autant leur pénétration dans le territoire titiste. Ces opérations, menées sous le parapluie des Spitfire du 239th Wing, ne rencontrent aucune opposition aérienne – deux Beaumont sont abattus par la Flak (un équipage tué, l’autre récupéré par les Partisans).
Les forces aériennes du général Weiss visent plus au nord. Partis de Corse pour l’un de leurs tout derniers raids sur la Yougoslavie, la 23e EB Bretagne frappe les ponts de Maribor sur la Drava – et notamment le Glavni most à trois arches, bâti en 1913 et qui constitue le principal moyen de passer le fleuve. Mission à peu près accomplie pour les Français, qui laissent l’ouvrage très abîmé, quoiqu’encore réparable – bien plus, en tout cas, que la ville alentour, qui n’en finit pas de souffrir depuis les raids britanniques et américains du mois dernier. Un B-25 est endommagé par la DCA.
Encore bien plus au nord, à Čadca (Slovaquie), les Faucheurs de la 19e EB Gascogne mènent un exercice inédit de destruction d’aiguillages et de matériel ferroviaire – inédit car en collaboration avec les Petlyakov Pe-2 soviétiques. Les premiers bombardent en vol horizontal à basse altitude, les seconds en piqué. Une coopération dévastatrice pour le Reich, qui lui coûte environ 150 wagons et 5 locomotives, sans parler des voies et aiguillages… Le II/JG 52 de Gerhard Barkhorn tente d’intervenir, mais se heurte de front à la 39e EC Bourgogne de Le Gloan. Bien que renforcé d’un Staffel de 109 slovaques qui interviennent mollement contre les communistes, les chasseurs allemands ne peuvent s’approcher des bombardiers, qui perdent néanmoins trois Pe-2 et deux A-20G sous les coups de la Flak. L’échange entre chasseurs se conclut sur un match nul : trois victoires partout – dont une 24e victime pour Le Gloan, un Slovaque apparemment.
Enfin, alors que c’est au tour des Beaumont du Sqn 69 d’infester le Danube et la Save, les Mosquito du Sqn 227 frappent Zadar, sur la côte croate, toujours à la recherche de ces vedettes oustachies dont on signale régulièrement la présence. Ils n’y trouvent bien sûr pas grand-chose – mais le peu débusqué est promptement incendié.
Enfin, pour conclure cette magnifique journée de destruction, les Halifax des Sqn 15, 148 et 149 vont dans la nuit viser la gare de Szeged, le nœud routier voisin et plus généralement tout ce qui aura la malchance de se trouver là où leurs bombes éclatent. Un quadrimoteur est abattu par la DCA, mais il sera difficile pour la logistique hongroise de continuer à alimenter le front durant les deux prochaines semaines. On déplore 328 morts dans la population – sans qu’Edvard Kardelj ne s’en émeuve outre mesure. Le 5/1 Bagoly, qui tente d’intervenir, est maintenu à distance par les Beaufighter du GCN I/8.

Runes contre pentagramme – Etoile du matin
Bosnie centrale
– Bien que terriblement gênés par les frappes de l’aviation alliée, les régiments renforcés de la Prinz-Eugen poursuivent leur marche vers l’est.
Le Rgt Artur-Phleps atteint Pale sans avoir rencontré de véritable opposition terrestre et se prépare à poursuivre vers Goražde avec prudence, se doutant que l’AVNOJ a envoyé de nombreux éléments retardateurs tout le long des 40 kilomètres de vallées menant à son objectif. Aussi, dans un traditionnel souci d’efficacité, les SS décident de ne pas prendre de risques pour la sécurité de leurs comunications : après force exécutions sommaires et pillages qui feront 100 morts documentés, ils raflent environ 500 otages au hasard dans la ville. Ces malheureux garantiront la tranquillité de leurs arrières.
Plus sûr de lui, le Rgt Reinhard Heydrich est déjà à Trnovo, sans avoir pour l’instant rencontré beaucoup de résistance. En même temps, sur le chemin de Sarajevo, leurs collègues du 13. SS-Freiwilligen Gebirgsjäger Rgt avaient déjà détruit tout ce qui pouvait l’être... Au soir, on recense une succession d’accrochages sans gravité avec les Partisans, qui tentent visiblement de ralentir les SS – ils sont moins efficaces que les Beaumont.
………
Sud de la Bosnie – Après un nouveau et irritant retard dû à un raid de Beaumont, le 27. Waffen-Gebirgsjäger Rgt de la Handschar s’élance puissamment de Trebinje vers le nord. Il se heurte très rapidement aux premiers éléments du 2e Corps “de choc” de Peko Dapcevic, dont la 2e Division prolétarienne s’est décalée de Nikšić vers Bileća et mène, avec le soutien des autres formations du corps, de très durs combats retardateurs. Les SS croates, bien que soutenus par une poignée de Somua S-35 bien malchanceux, progressent lentement, comme une marée qui tente de grignoter une falaise. Le 8e Corps “dalmate”, toujours au nord-est de Mostar, est encore loin d’être encerclé. Libre de ses mouvements, il esquive sans peine les assauts des autres SS et entame un début de retraite vers l’est.
………
Banja Luka (ouest de la Bosnie) – Autour de la ville libérée, les combats se poursuivent mollement entre Oustachis relativement bien armés, mais peu motivés, et Partisans au mieux de leurs formes mais en infériorité numérique. Les deux CR.42 de prise se font discrets – on craint une intervention de l’aviation croate, que le colonel Aurel Schlacher a bien demandé mais qui ne se produira pas ! Au soir, la 11e Division AVNOJ tient encore les environs de Prijakovci, soutenue par la 10e Division en seconde ligne. La Légion noire n’est toutefois plus très loin : elle devrait arriver demain, ne souhaitant pas s’approcher de nuit d’une zone tenue par les « terroristes ». La nuit sera longue pour Slavko Rodić, qui passe de postes de tir en PC pour organiser des coups de main et soutenir ses hommes au mieux de ses possibilités.
………
Prijepolje (sud de la Serbie/nord du Monténégro) – Comme gentiment demandé par Herr Krüger, à Sarajevo, le 1er Corps oustachi, nouvellement renforcé, lance une offensive de diversion vers le nord. Dans les montagnes de l’est, près d’Orašac, les choses se passent relativement bien : la 1ère Division de Montagne de Matija Čanić, correctement soutenue par la 2e DI Vrbaska du colonel Mirko Greguric, progresse de plusieurs kilomètres, bousculant fort logiquement les faibles défenses du 12e Corps “de Voïvodine”, qui ne s’accroche aucunement au terrain.
Les Partisans ont bien raison – les Oustachis peuvent pousser autant qu’ils veulent : plus à l’Est, vers Potkrš, c’est la brigade blindée grecque qui fait face à la 3e DI Osijek. Elle constate vite qu’elle ferait mieux de donner des coups de pieds à un mur… Les Croates interrompent leur effort de ce côté et l’offensive du NDH se poursuit mollement ailleurs, encore affaiblie par la démotivation, le manque de munitions et les désertions.

Remplacement
Jarkovac (Voïvodine)
– Depuis la mort du Hauptmann Benz, le 242. StuG Abt était commandé par intérim par le major Max Bussjäger. Aujourd’hui, Benz est officiellement remplacé par le major Wilhelm Kutscher, qui arrive d’Italie. Bussjäger reste son adjoint.

Les Balkans compliqués
Mésentente cordiale entre camarades…
Višegrad (Serbie)
– Le maréchal Tito considère avec quelque contrariété sa montre Patek Philippe & Co (fort peu collectiviste) en réfléchissant aux derniers développements sur le terrain. Il a eu récemment des nouvelles de Moscou – elles ne sont pas excellentes, voire même médiocres. L’URSS ne fera pas officiellement pression sur les Occidentaux pour que leurs forces marchent contre les SS et assistent les Partisans dans leur lutte…
Officiellement, la Patrie des Travailleurs soutient bien sûr l’AVNOJ. Elle continuera de contribuer fraternellement à ses efforts par des livraisons de matériel et par les conseils de la mission Korneev – il s’agit simplement de ménager la susceptibilité des capitalistes occidentaux, qui sont en train d’abandonner le ploutocrate de Belgrade et en viendront forcément à venir en aide à Tito, ne serait-ce que pour vaincre l’Axe… Et puis, l’appel à la désertion des Croates oustachis n’a pas été extrêmement bien reçu par les services diplomatiques de Molotov – recruter des fascistes, ce sont là des manières de réactionnaires, camarade Walter !
Bah ! Les camarades soviétiques exagèrent, comme d’habitude ! A force de lire Ehrenbourg, ils ont perdu le sens du réalisme politique – l’URSS n’a pas été occupée comme l’a été la Yougoslavie, elle ! Pourtant, Tito est persuadé que les Croates ne sont pas des traitres congénitaux… Il serait au courant ! Non, ils ont simplement fait une erreur – et pour reprendre un de ses leitmotivs : « Quand une erreur intervient, il vaut mieux trouver pour chaque homme le mot adéquat plutôt que de le détruire. C’est ainsi que se crée la confiance. » Et Dieu… Hmm… Et chacun sait qu’on a besoin de fraternité entre les peuples entre Yougoslavie.
Donc – cela devient une habitude – bien que très informé des événements en Yougoslavie, le maréchal Staline fait le dos rond et attend de voir la suite… Comme lors du VIIe congrès du Komintern à Moscou, en juillet et août 1935. Broz s’en souvient – il y était. Le Petit Père des Peuples suivait les débats qui l’intéressaient [Précisons que Staline suivait plutôt certains moments des débats… ] caché derrière un pilier de marbre, en embuscade. « Un coup on me voit, un coup on me voit plus ! » Enfin… les apparences peuvent être trompeuses – à l’époque, Tito se prétendait bien mécanicien malgré sa tête d’universitaire. Et puis l’URSS pensait alors à dissoudre la Yougoslavie. Depuis, tout a changé, évidemment !
Désormais, une seule question compte : active-t-on ou pas les autres corps de réserve de l’AVNOJ ? Si non, on risque de perdre là l’occasion de remporter une grande victoire, si oui, ils pourraient être dispersés ou détruits en cas d’attentisme prolongé des Occidentaux et de manque de soutien soviétique. Il y en a encore six.
Il est déjà évident que les 7e et 9e corps “slovènes” sont trop loin pour faire quoi que ce soit d’utile hormis leur traditionnelle guérilla dans les montagnes. Quant au 10e corps “de Zagreb”, il est bien trop essentiel en réserve là où il se trouve – en cas de changement politique soudain au sein du NDH, Tito sera très content de l’avoir sous la main…
Reste donc les 4e et 11e corps “croates” – dans la région de Gospić et Otočac, non loin de Lika (entre Split et Rijeka), et le 6e corps “slavon” à Požega (au nord de Banja Luka, mais en Croatie). Activer les deux premiers serait bien tentant… à eux deux, eilslles représentent presque 15 000 hommes, avec quelques chars et des armes lourdes ! Les SS sont loin maintenant, les Oustachis épuisés… Une action décisive pourrait faire s’effondrer le flanc droit du conglomérat SS/NDH, forcer ce Krüger à rappeler sa meute et encourager les Alliés à avancer. Mais c’est aussi prendre un gros risque – comme dans le nord du Monténégro, les pertes risquent de ne pas pouvoir être remplacées… Quant au 6e corps “slavon”, le dilemme est encore pire – il pourrait sans doute provoquer une insurrection dans tout le nord de la Croatie, mais il est certain qu’il faudra alors s’attendre à une réaction violente de la Heer, voire même de la Honvèd ! L’axe Belgrade-Zagreb est crucial pour Berlin – le nord sera donc défendu, par les Allemands sûrement, par les Croates sans doute, par les Hongrois peut-être, voire même par les trois.
Alors, ne rien faire ? Pourtant, laisser les camarades de Banja Luka se faire écraser sans intervenir risque d’être difficile à justifier politiquement – quoiqu’un massacre de plus ou de moins…
Nikolai Vasilevich Korneev, le “conseiller” envoyé par Moscou, relaie bien sûr les consignes de modération de Staline. Et Milovan Đilas a bien indiqué au “Vieux” que, même si on est sympathique envers la Cause à Moscou, on apprécie assez peu l’indiscipline récurrente dont font preuve les camarades yougoslaves. Tito le sait – pire, il le voit ! Les experts débarqués en février dernier sont très compétents, mais ils sont tout autant curieux, insistants… directifs, en vérité. Pourtant, la nouvelle République Populaire Fédérale de Yougoslavie ne peut pas prendre toutes ses instructions de Staline – ce serait contre-productif !
Finalement, le maréchal Tito décide, de sa propre initiative et sous sa propre autorité, d’activer les deux corps “croates” et le corps “slavon” pour amplifier la lutte. Ses troupes ne sont pas des unités soumises à la Stavka, n’est-ce pas ? Si les Partisans triomphent, le monde communiste en sera ravi – sinon, ils se replieront dans les montagnes… et derrière les capitalistes, qu’ils servent à quelque chose ! Les ordres partiront dans la nuit – le camarade Andrija “Fatty” Hebrang, qui dirige les forces en Dalmatie, sera sans aucun doute ravi d’aller au combat.

Entre membres de l’Axe…
Berlin
– La demande magyare de fourniture de chasseurs-bombardiers modernes se heurte à un double mur de la part du RLM – qui n’en a déjà pas assez pour ses besoins propres – et de la Chancellerie – qui a d’autres projets pour la Hongrie, lesquels n’impliquent nullement le transfert de matériel moderne.
En conséquence, les services diplomatiques du Reich répondent que « dans les circonstances décisives que traverse actuellement la lutte contre le bolchevisme et ses alliés, il est malheureusement impossible de fournir au Royaume de Hongrie le matériel demandé, tant que son gouvernement n’aura pas fourni au Reich des informations concrètes et réalistes sur l’utilisation qu’il compte faire de ces avions. » Mais Berlin sait aussi paraitre généreux – après tout, les nazis n’ont pas encore complètement renoncé à mettre le régime Horthy au pas en douceur. Aussi, le RLM suggère à Vilmos Nagy de Nagybaczon de prélever 72 Bf 110 F6 (à raison de 12 par mois pendant six mois) sur les chaînes de la Dunai Repülőgépgyár qui travaillent sous licence pour Messerschmitt. Avec un blindage renforcé, deux canons MG-151 de 20 mm et quatre mitrailleuses MG-17 de 7,9 mm dans le nez, deux lance-bombes ETC-500 sous le ventre et huit ETC-50 sous les ailes, le F6 sera sûrement très efficace pour soutenir les armées hongroises face aux hordes soviétiques.
Cette offre philanthropique est accueillie avec surprise par István Bánfalvy, chef de la Magyar Királyi Honvéd Légierő – en vérité, il n’espérait rien. Est-ce à dire que les Allemands sont si désespérés qu’ils espèrent s’attacher son pays avec des cadeaux ? Quoi qu’il en soit, la formation des 102e et 103e groupes de Défense nationale (chasse et appui) est désormais sur de bons rails.

Et entre Alliés !
Palais Blanc, Belgrade
– Comme c’était prévisible, la réunion pour la constitution de conglomérats franco-yougoslaves ne donne rien de constructif.
Les Français ont délégué l’ambassadeur Maugras et des représentants du ministère du Commerce et de l’Industrie, pour discuter avec les ministres Milan Grol et Boris Furlan. Certes, la République française est attentive aux projets de son allié historique et prête à l’assister de son mieux… dans la mesure de ses moyens. Or, ceux-ci sont largement amputés par les besoins de la reconstruction de sa Métropole, ravagée par la guerre puis l’Occupation. Du reste, de quels projets parle-t-on au juste ? Si on écarte l’usine Rogozarski de Palilula – qui ne saurait assurer un retour sur investissement avant un avenir très lointain – force est de constater que les manufactures Krušik de Valjevo sont encore occupées par l’ennemi ! Quant aux fonderies Zastava de Kragujevac, proprement saccagées, elles ne pourront rien produire d’utile avant longtemps, si tant est que le réseau ferroviaire puisse l’alimenter.
Sans doute le Royaume espérait-il, en faisant miroiter des investissements juteux, obtenir le soutien de la France face à l’AVNOJ. Nul n’ignore que le drapeau à étoile rouge flotte sur l’usine de munitions FOMU, à Užice, en territoire tenu par la 2e Armée française. Raté – et les mines du Kosovo ne sont pas plus près de reprendre leurs cadences, l’activité économique dans la vallée des Merles étant irrémédiablement gelée dans l’attente de la paix civile que tout le monde autour de la table appelle évidemment de ses vœux.
Les Français n’ont de toute façon jamais cru à cette négociation – il n’échappe pas aux Serbes que Marseille n’a pas envoyé de véritable responsable pour discuter. De Gaulle serait-il vexé du cavalier seul de Belgrade, trop visiblement soutenu par Washington ? Peut-être.

L’Esprit de la Guerre (Dennis Kolte)
Rêverie d’un tireur solitaire
Environs de Krajišnik, Serbie
– « Depuis notre arrivée dans ces marais, un sentiment aussi inhabituel qu’incongru m’était revenu : l’ennui. Je devais bien être le seul de toute mon unité dans ce cas ! Si on demandait l’avis de mes camarades, nul doute que ces derniers devaient apprécier la relative tranquillité de notre nouvelle affectation. Pas moi – et certainement pas la Dame non plus. Non pas que j’anticipe avec joie une inévitable future mêlée contre nos adversaires, où d’autres tomberaient encore dans la poussière et la fange… Mais nous perdions notre temps et notre énergie ici, sans même prétendre profiter des délices d’une quelconque Capoue.
La place du chasseur est sur la piste, il ne reste à l’affût que pour attendre le gibier. Cette guerre avait beaucoup trop trainé, il fallait en finir maintenant, dans un sens ou dans l’autre. Et cela concernait notamment ces foutus Hongrois, toujours plus ambigus !
Mes pensées vagabondaient ainsi alors que je contemplais la plaine – c’était mon tour de garde, et mes camarades s’affairaient un peu plus loin à monter le camp. Seul, en paix avec moi-même, je plaçai une fois encore ma confiance en la Dame de Korinos… A ce moment, un vol de cigognes Taras passa devant moi – les oiseaux étaient revenus avec le printemps. »

De Sparte à Teutoburg (capitaine Pierre Percay)
Confidences au coin du feu
Belgrade
– « Il faisait irrémédiablement froid et humide ce matin. Augagneur moisissait à l’isolement depuis déjà quatre jours dans une cabane aux allures de latrine abandonnée, disposée au fond du camp. Il était temps de lever cette punition – les Yougoslaves étaient satisfaits et j’avais besoin de mon sergent ! Bref, j’entrais dans la masure avec l’intention de libérer son prisonnier.
Je ne saurais dire si je fus surpris du spectacle qui s’offrit à moi. Le toit avait été en partie démonté pour permettre l’évacuation de la fumée d’un confortable feu de camp. A droite du feu, Augagneur – forcément – le regard brillant pour des raisons évidentes, assis sur une vieille caisse de munitions et avec le sourire en coin de celui qui sait que demain sera pire qu’aujourd’hui. A gauche, Dennoyeur, installé comme son comparse, avec comme lui une bouteille de Rakija tout près et une belle brochette de viande grillée à la main – décidément… Constatant leurs pénibles efforts pour se mettre debout, je leur fis signe que ce n’était pas la peine – je n’étais plus à ça près et, en vérité, je me sentais un peu las à cet instant.
– Alors caporal, vous tenez compagnie au prisonnier ?
– Oh, prisonnier, prisonnier… C’est pas un peu exagéré, mon capitaine ? Trois ans que je connais Etienne, c’est un bon gars. Sauf vot’respect, qui peut vraiment lui reprocher ce qu’il a fait ?
– Alors comme ça, la légende dit vrai ?
– Quelle légende mon Capitaine ?

A ces mots, le sergent, visiblement un peu éméché, intervint avec une de ces saillies dont il avait seul le secret : « Celle qui dit que la mère de ce salopard de Serbe est une grosse *** ? Oui, la légende dit vrai ! »
Incapable de m’empêcher de sourire – quelle importance ? – je m’assis avec eux pour discuter, chose que je n’avais jamais vraiment souhaité faire jusqu’à présent. Je sortis un paquet de cigarettes et j’en allumai une – leurs mains tombèrent sur les autres comme un nuage de sauterelles. Je les laissai faire – si ça se trouvait, demain, elles me protègeraient de la mitraille teutonne.
Pédagogue et concentré malgré l’alcool, Dennoyeur reprit : « Le sergent ne pensait pas à mal… Disons qu’il exprime le fait qu’il n’est pas désolé de ce qu’il a fait, mais qu’il est désolé d’avoir dû le faire. »
– Je vais faire comme si je n’avais rien entendu, caporal, ça vaudra mieux pour tout le monde. Cela dit, la légende dit que vous vous connaissez depuis 40 ou même 39. Ça étonne beaucoup de gens – vous êtes le couple le plus mal assorti que j’ai jamais vu !
– On n’est pas un couple, mon capitaine !
lance Augagneur dans un bel élan. Des associés qui s’apprécient, ça par contre c’est vrai.
– Et comment vous êtes-vous… associés, au juste ? Les FST de Laval ne sont pas spécialement réputées pour leur camaraderie !
– Sauf vot’respect, mon capitaine, vous seriez surpris du nombre d’âmes perdues que les hasards du destin conduisent à se retrouver parmi l’engeance.

A l’évidence, mon caporal se sentait un peu lyrique… Je le laissai poursuivre.
– Et même pour les exaltés, les rêves sont en or, mais la réalité en plomb ! Voyez : moi, chargé d’archives rue de Richelieu, devenu indésirable pour la nouvelle direction, j’en ressens un compréhensible mécontentement qui provoque un tout aussi compréhensible mouvement d’humeur. Lui : un titi parisien, concierge d’un immeuble voisin, boxeur à ses heures et arrêté pour violation du couvre-feu. Que croyez-vous qu’il advienne ?
Augagneur s’esclaffa, ayant visiblement un peu recouvré ses esprits : « Pan, on aboutit dans les locaux de la Carlingue, dans les bureaux d’un type… Heu… »
– Pierre Loutrel.
– Loutrel, dit le Louf’, c’est ça ! Dieu sait que je lui aurais écrasé son cendrier sur le coin de la gueule si j’avais pu. Dégouté ! Me faire coincer alors que j’avais un plan en or – faire traverser Paris à un cochon entier pour le marché noir ! Donc ce Loutrel, il remplaçait un collègue et s’occuper de nous l’emmerdait. Il était de bonne humeur – il avait rendez-vous avec une gonzesse ou quelque chose du genre… Bref, il nous flanque à tous les deux une torgnole à vous dévisser la tête et il nous dit :
« C’est les FST ou la fosse, pas que ça à faire ! » Vous auriez dit quoi à notre place ?
– Evidemment, nous sommes arrivés dans les Forces de Sécurité du Territoire d’une manière un peu… improvisée. Mais nous avons très vite compris qu’il valait mieux nous serrer les coudes – lui les muscles, moi la tête.

A ces mots, mon sergent fait une moue théâtrale : « Alors, c’est pour ça que je suis passé sergent et toi seulement caporal, Charles ? »
– En quelque sorte, Etienne – ça et le fait que leurs recrues habituelles étaient incroyablement nulles. Ce qui m’a d’ailleurs permis aussi de gagner mes petits galons. Et puis tu sais bien que dans l’armée, on préfère toujours les muscles à la tête – avec tout le respect que je vous dois, mon capitaine…

Je commençais franchement à m’amuser. Si non è vero, è ben trovato !
– Admettons… et que s’est-il passé ensuite ? J’ai lu vos dossiers – ils indiquent qu’on vous a récupérés dans un camp en Espagne.
– Hé bien, comme vous vous en doutez, mon capitaine, l’organisation des FST a toujours été un peu lâche – je crois d’ailleurs que ça ne dérangeait pas le général Olléris, à présent qu’on sait de quel côté il était. On ne construit pas une maison sur un tas de ruines. Nous étions en… en mission de liaison au long cours à Toulouse. Et on n’a pas attendu le débarquement pour disparaître, mon capitaine ! Nous avons même saisi la première occasion…
– Et on s’est retrouvés coincés à Saragosse !
– Nous n’étions pas les seuls – ça nous a peut-être évité le peloton. Après deux ou trois semaines derrière les barbelés, pendant lesquelles on avait appris le Débarquement…
– Et les Espingouins aussi !
– C’et vrai… Bref, un responsable du renseignement français est venu nous chercher avec un air dégouté. Nous lui avons raconté toute notre histoire – d’autant plus crédible qu’elle était vraie ! Le peloton lui semblait un peu sévère pour nous et le bagne était déjà plein – alors, de camps de travaux en affectations disciplinaires, on a fini par nous envoyer ici.
– C’est ta faute aussi, à raconter tout le temps qu’on était prêts à se battre ! Au Sahara, au moins, on était au chaud !
– Il faut bien racheter nos fautes, Etienne !

J’avais naturellement l’impression bien ancrée que mes deux gaillards ne me racontaient pas toute la vérité et avaient préféré jeter un voile pudique sur certaines aventures de ces dernières années. Par exemple, celles qui avaient permis au sergent-concierge d’apprendre à tirer aussi bien au pistolet-mitrailleur et à mon caporal-archiviste d’acquérir une maitrise certaine du poignard. Enfin…
Dennoyeur conclut, comme s’il sentait mon trouble : « Tout est permis, mais tout n’est pas utile. Tout est permis, mais tout n’édifie pas. Nous sommes comme Temudjin, l’alliance d’une biche fauve et d’un loup gris. »
– Je vois… Ça, au moins, vous ne risquez pas de l’avoir lu dans une gazette yougoslave, ce qui plaide en votre faveur.
– Qui sont les pires, en somme, mon capitaine ? Nous ou les Serbes ? Nous ou les Croates ? Regardez-moi ces gars qui sont dans les tentes à côté des nôtres. Ils sont comme les seigneurs de guerre de Tu-man : toujours prêts à oublier qui ils sont quand leur maître est fort, et à s’en souvenir quand il est faible.
– Ça suffira pour aujourd’hui.

Il avait raison, au fond. Je me levai et les quittai en lançant : « Allez, sortez, vous respirerez mieux dehors… »
Impossible de dire si j’avais établi sans le vouloir un lien avec eux – mais j’étais peut-être le premier à écouter leur histoire avec une forme de bienveillance. Au total, c’était bien des Français comme moi – en plus retors, voilà tout. Et débrouillards avec ça. J’allais inévitablement avoir grand besoin d’eux dans un avenir proche. Tout comme eux auraient besoin de moi : j’étais leur meilleure chance de rédemption.
Rentrant sous ma tente avec une nouvelle cigarette aux lèvres, j’ouvris mon pick-up et mis l’un de mes si rares disques au hasard : c’était Joséphine Baker. « J’ai deux amours, mon pays et Paris… » Elle était en tournée à Marseille au moment du Débarquement. Je me demandais s’il était bien vrai qu’elle avait fait de la Résistance et qu’elle avait ainsi pu échapper à la curiosité de la Gestapo…
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Finen



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MessagePosté le: Mar Oct 08, 2019 10:36    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Les Balkans compliqués
Mésentente cordiale entre camarades…
...
C’est ainsi que se crée la confiance. » Et Dieu… Hmm… Et chacun sait qu’on a besoin de fraternité entre les peuples entre Yougoslavie.
...


"tre" en trop.
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Wil the Coyote



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MessagePosté le: Mar Oct 08, 2019 11:27    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Remplacement
Jarkovac (Voïvodine) – Depuis la mort du Hauptmann Benz, le 242. StuG Abt était commandé par intérim par le major Max Bussjäger. Aujourd’hui, Benz est officiellement remplacé par le major Wilhelm Kutscher, qui arrive d’Italie. Bussjäger reste son adjoint.


ce n'est pas Oberst à la place de Hauptmann???
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Bob Zoran



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MessagePosté le: Mar Oct 08, 2019 14:44    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
3 avril 1944

[b]Les Balkans compliqués

Activer les deux premiers serait bien tentant… à eux deux, eilslles représentent presque 15 000 hommes, avec quelques chars et des armes lourdes !


Faute de frappe ici
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Etienne



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MessagePosté le: Mar Oct 08, 2019 17:21    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
avec à son bord le général Montgomery – lequel reviens mi-figue, mi-raisin (comme souvent) de sa tournée d’inspection sur le front danubien. Assis à côté de son traditionnel subordonné (et victime, dirons certains)

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demolitiondan



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MessagePosté le: Mar Oct 08, 2019 22:26    Sujet du message: Répondre en citant

Non non pour une raison que j ignore il est simplement capitaine.
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C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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requesens



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MessagePosté le: Mar Oct 08, 2019 23:10    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
Non non pour une raison que j ignore il est simplement capitaine.


Mon cher Dan, je tenais encore une fois à te feliciter pour la qualité de tes textes. Le faire chaque fois serait par trop lassant.
J'ai toutefois une question concernant ...l'Espagne, por supuesto. Comment tes deux personnages se sont-ils retrouvés à Saragosse?. C'est geographiquement difficile à expliquer. Ceci etant je reconnais qu'en posant cette question je me livre à un acte de sodomie sur un brachycère... Laughing Laughing Laughing

PS . Les brachycères, Brachycera, forment un sous-ordre d'insectes diptères qui comprend les mouches muscoïdes aux antennes courtes (Wikipedia ) Shocked
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Oct 08, 2019 23:16    Sujet du message: Répondre en citant

requesens a écrit:
J'ai toutefois une question concernant ...l'Espagne, por supuesto. Comment tes deux personnages se sont-ils retrouvés à Saragosse?. C'est geographiquement difficile à expliquer.


Deux raisons (Demo Dan pourra approuver ou compléter) :
1) Nos deux loustics peuvent avoir brodé, Saragosse, c'est joli, comme nom…
2) Les souvenirs de Percay peuvent être inexacts.

Quoi qu'il en soit, quel point de chute recommanderais-tu ?
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requesens



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MessagePosté le: Mar Oct 08, 2019 23:22    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
requesens a écrit:
J'ai toutefois une question concernant ...l'Espagne, por supuesto. Comment tes deux personnages se sont-ils retrouvés à Saragosse?. C'est geographiquement difficile à expliquer.


Deux raisons (Demo Dan pourra approuver ou compléter) :
1) Nos deux loustics peuvent avoir brodé, Saragosse, c'est joli, comme nom…
2) Les souvenirs de Percay peuvent être inexacts.

Quoi qu'il en soit, quel point de chute recommanderais-tu ?


Depuis Toulouse, passage clandestin par le Pays Basque ( les sommets y sont moins elevés ) et internement au camp de concentration de Miranda de Ebro à 150 kms de la frontière.

Voici une petite liste non exhaustive des prisonniers fameux qui y furent internés ( wikipedia )

Georges Bidault - Primer Ministro francés y Ministro de Asuntos Exteriores.
Jean Latérguy - escritor y corresponsal de guerra francés
Philips Leclerc - General francés de la resistencia
Frantisek Fajtl - General de la aviación checoslovaca.
Félix Gouin - Presidente provisional del gobierno francés.
Hans Hartung - Pintor alemán-francés.
François Jacob - Premio Nobel de Medicina.
Antoni Kępiński - Psiquiatra polaco.
Vera Leigh - Espía británica.
Jacques L. Monod - Premio Nobel de Medicina.
Frank Ryan - Líder de la Columna Connolly
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