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Avril 1944 - Balkans et Hongrie
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Oct 02, 2019 21:59    Sujet du message: Répondre en citant

Le LXIX. AK a également effleuré l'esprit de Dan…
Mais il a un autre chef en tête, plus FTL, sauf si tu as de bonnes raisons de tenir à Dehner.

L'inflation du nombre de divisions par corps est visible avant, mais
(a) il s'agit à ce moment d'un corps répandu sur une vaste surface de Yougoslavie qu'il faut contrôler, et cette inflation se justifiait.
(b) le fameux XVIII. GAK a été si malmené que ses restes ont été absorbés par le XXI. D'où l'inflation en question pour le XXI, sur le papier plus qu'en réalité.

Alors, on peut recréer le XVIII. GAK au lieu de faire appel au LXIX. AK. Ce serait d'ailleurs, je pense, la meilleure solution.

La 11. Luftwaffen FD : son sort a en effet été acté en septembre. Réduite à pas grand chose, elle a été rapatriée en Allemagne "pour reconstitution" - en réalité, pour dissolution discrète.
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Casus Frankie

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demolitiondan



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MessagePosté le: Mer Oct 02, 2019 22:01    Sujet du message: Répondre en citant

La 11.LFD est morte depuis bien longtemps chef ! Quant à Dietl, son corps a été désintégré dans Market - on ne va pas revenir 3 mois en arrière. L'inflation des divisions ... elle date de janvier à raison d'un renfort par mois par plus !

Pendant tout 43, les AK n'ont jamais fait plus de 3 ou 4 divisions au mieux.


On a une proposition avec Casus - elle va être formalisé dans la chrono !
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demolitiondan



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MessagePosté le: Mer Oct 02, 2019 22:20    Sujet du message: Répondre en citant

Comme vu avec Casus, OK pour une réssurection début avril du XVIII. GAK - à venir dans la chrono !
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Alias



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MessagePosté le: Jeu Oct 03, 2019 08:44    Sujet du message: Répondre en citant

Finen a écrit:
demolitiondan a écrit:

@Finen : ne pas oubliez le malus 'Bo..l yougoslave', il compte lourd celui-là.


C'est pas faut Laughing


Quand je jouais à Diplomatie (à une époque où j'avais encore des cheveux longs et que l'URSS existait, c'est dire), on parlait régulièrement du "beusier balkanique". Je n'ai appris que bien plus tard que l'expression avait son équivalent anglais, le BCF, ou "Balkan Clusterf*ck".
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Stéphane "Alias" Gallay -- https://alias.erdorin.org
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loic
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MessagePosté le: Jeu Oct 03, 2019 13:18    Sujet du message: Répondre en citant

Je vous laisse trouver la meilleure solution entre les 2 corps et pour le chef.
Bien noté pour la 11. LFD.
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En principe (moi) ...
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lbouveron44



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MessagePosté le: Sam Oct 05, 2019 20:37    Sujet du message: Répondre en citant

Bon on a l'ordre de combat mais sans les combats Very Happy

Ah et oui il faudrait quand même que les alliés s'extirpent de ce sac de noeuds pour être vainqueurs en décembre Smile
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demolitiondan



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MessagePosté le: Sam Oct 05, 2019 21:44    Sujet du message: Répondre en citant

Ca arrive chef Cool
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Oct 06, 2019 08:54    Sujet du message: Répondre en citant

1er avril
La campagne des Balkans
Monty en balade
Au confluent de la Save et du Danube, à l’ouest de Belgrade
– Après le XIIIth Corps de Brian Horrocks, c’est au tour de l’ANZAC du général John D. Lavarack de bénéficier de l’attention vigilante du Chef, sous l’œil résigné du commandant en titre de la 8th Army, Richard O’Connor.
Les Australiens éprouvent à l’égard de la campagne à venir des sentiments mitigés. Lavarack est clairement frustré par l’absence d’action depuis décembre, qu’il considère tout à la fois comme une impasse pour sa carrière et une preuve de mépris envers les soldats des Dominions. Pestant contre cette affectation ingrate, il n’imagine rien de pire… sauf peut-être un poste de garnison dans le Queensland, en vérité. Il convient donc de sortir au plus vite de ce bourbier, et par le haut. Pour la troupe, c’est l’inverse : bien qu’encore motivés et prêts au combat, les Aussies et les Kiwis n’oublient ni les morts de Grèce ni l’interminable siège de Salonique. Certes, chacun fera son devoir, et même plus. Mais les échos de la mutinerie de Sindos, les marais de Voïvodine et surtout l’ambiance générale yougoslave ont transformé la marche triomphale et libératrice espérée en reptation dans la boue et le sang.
Montgomery se rend sans doute compte de cet état d’esprit, mais il feint de ne pas le connaître. Pour lui, la mélancolie est soluble dans le travail et l’action. Dans les distractions aussi… Qui se souvient qu’il fut un des premiers officiers britanniques à mettre en place, entre les deux guerres, un bordel spécifique pour son bataillon, régulièrement inspecté par un médecin – le tout dans un louable souci d’hygiène et de santé ?
Pour l’heure, Monty poursuit donc son inspection, sous une pluie tenace digne de la Somme… Demain, au tour des Yougoslaves de Brasic – avec un peu de chance, ce ne sera pas trop long. Le Britannique s’estime plus utile à son QG qu’à écouter les récriminations d’un Serbe indiscipliné. D’ailleurs, son B-17 l’attendra le jour même sur l’aérodrome militaire de Belgrade. Efficacité et mépris des conventions !

Salve d’éclairs contrariée
Balkans
– L’accalmie météo n’aura pas duré longtemps ! Une nouvelle perturbation frappe la Yougoslavie et les Alpes, ne laissant plus guère que le nord de la Hongrie aux avions alliés pour exprimer leur savoir-faire.
Le 19e EB Gascogne et ses Faucheurs sont à Gubacs, dans la banlieue sud de Budapest, pour frapper le pont à treillis Kis-Dunahid ainsi que les ouvrages voisins mis en place par le génie hongrois. Tous desservent l’île Csepel et sont donc d’une importance critique pour l’effort industriel magyar. Pour faciliter l’escorte et saturer les défenses, le bombardement est coordonné avec un nouveau sweep des Beaufighter du Sqn 39 le long du beau Danube bleu.
Néanmoins, malgré la protection de la 9e EC Bohême-Moravie, les bombardiers se heurtent de nouveau aux Pumas Rouges, qui assurent une garde vigilante autour de Budapest. Circonstance aggravante : les Hongrois bénéficient d’une DCA légère très mordante, appuyée par quelques éléments de Flak allemande et qui décourage tout rase-motte. Les bimoteurs sont donc contraints de rester à moyenne altitude pour larguer leurs chargements – c’est forcément moins précis que la chevauchée héroïque du 10 mars… Les berges et les flots reçoivent donc une grande partie des projectiles, tout comme les rares constructions alentour… Cette zone n’a jamais été bâtie, les usines sont situées à l’ouest (où le fleuve est plus large). Un pont de bateaux sombre sous un impact direct, mais le Kis-Dunahid reste orgueilleusement debout, bien que secoué par plusieurs near-miss.
Plus haut, les aviateurs tchèques s’expliquent rudement avec les gardiens de Budapest. Ils y laissent deux NA-89, plus un abandonné en vol au retour et dont le pilote sera récupéré par les Partisans. Un A-20 est également abattu, le tout contre deux Bf 109 seulement. Les Pumas Rouges sont décidément des adversaires redoutables – parmi eux, le lieutenant Laszlo Molnar en est désormais à 20 victimes.
Les Tchèques rentrent à la maison en léchant leurs plaies, jurant de prendre leur revanche – ce qui ne saurait tarder ! A leur grande joie, en effet, ils aperçoivent en se posant quatre appareils flambant neufs qui viennent d’arriver, en éclaireurs de ceux qui suivront les jours prochains : des NA-102. Avec ça, les Pumas pourraient bien rugir moins fort…
………
Les autres raids sur la région, programmés de jour ou de nuit, sont décommandés par l’Air-Marshall Tedder : le temps est décidément trop instable pour risquer des aviateurs en vain.

Runes contre pentagramme
Sarajevo
– Désormais bien installé dans sa tanière bosniaque, l’Obergruppenführer Friedrich-Wilhelm Krüger prépare activement la contre-offensive SS face à la vermine communiste. Son plan est désormais clair : laissant Mostar à la Brigade de Cavalerie de la Handschar et Sarajevo aux bons soins de la 4. SS-Polizei PzrGr – qui suffira largement à la tâche – le gros du III. SS-GAK va mener sous peu une puissante attaque en pince avec d’un côté la Prinz-Eugen, qui descendra vers Foča et Goražde, et de l’autre le 27. Waffen-Gebirgsjäger Rgt der SS de la Handschar, qui remontera vers la région de Goražde. Son comparse, le 28. Waffen-GJ Rgt des SS, restera en réserve sur la route Mostar-Sarajevo, pour tenir cet axe de communication vital qui vit la fin d’Artur Phleps.
Le but est d’écraser les forces titistes dans le sud de la Bosnie et d’encercler les Partisans présents au nord de Mostar. Ceci fait, dans un second temps, les SS se chargeront de nettoyer le nord du Monténégro et l’est de la Bosnie jusqu’à revenir au contact des Alliés et (accessoirement) jusqu’à rétablir la liaison avec l’aile droite des Oustachis. Ceux-ci devront bien sûr contribuer à la tâche commune dans la mesure de leurs faibles moyens, par une action de diversion en direction de Priboj.
Il faudra encore un peu de temps pour préparer pareille manœuvre, c’est évident. Mais le plus tôt sera le mieux, quitte à brusquer un peu les troupes pour manœuvrer sous les nuages – plus le temps passe, plus la vermine s’enracine ! « Nous allons fracasser les têtes de ces paysans » conclut joyeusement Krüger, qui vient justement de trouver le nom de son opération : ce sera Morgenstern.
………
Višegrad (Serbie) – De l’autre côté du front (pour autant que cette notion vaille quelque chose en Yougoslavie), l’AVNOJ est parfaitement informé par son réseau d’observateurs de l’arrivée des SS et de la reprise en main de l’armée croate. Il est tout à fait conscient de l’épreuve qui s’annonce. Mais Tito n’est pas spécialement inquiet : pour appuyer ses forces, il dispose de 80 kilomètres de montagnes boisées dans lesquelles on pourra reculer pied et à pied et saigner les hommes en noir. Et puis surtout, le manque de réserves ennemies ne lui échappe pas ! Voilà cinq jours que Banja Luka est entre ses mains, au nord de la Bosnie, sur le seuil de Pavelic… et on attend encore une contre-attaque !
Sitôt les Allemands engagés, il devrait donc être possible d’activer d’autres corps pour faire diversion et éparpiller l’ennemi. Comme prévu ! Mais pour que les forces de la nouvelle Yougoslavie triomphent, il leur faudra néanmoins soutenir le choc frontal. Le 1er Corps “prolétarien” et le 3e Corps “bosniaque” quittent donc leurs positions près de Prijepolje, relevés en urgence par le 12e Corps “de Voïvodine” et la 37e Division “du Sandjak”. En face, de toute façon, il n’y a plus guère que des Croates, et les Grecs couvrent les arrières.

Limites atteintes
Palais du gouvernement, Zagreb
– Sitôt rentrés de leur si constructive entrevue avec Herr Krüger, les responsables oustachis Begić et Štancer font le point avec leur Poglavnik sur l’avenir de l’armée du NDH.
Il est très clair pour Pavelic qu’à présent, le Reich ne répondra guère que par caprice à ses sollicitations et que l’armée croate ne peut plus espérer le moindre soutien allemand sérieux. Elle ne lui reste donc qu’à s’intégrer de son mieux aux projets allemands, en espérant que le vent soufflera un jour à nouveau dans un sens favorable…
Le général Vladimir Kren est passé tantôt pour présenter son rapport relatif à l’état de sa Zrakoplovstvo Nezavisne Države Hrvatske – lui aussi est proprement catastrophique.
De l’effectif pléthorique qu’il alignait encore au début du mois, le général ne peut plus compter que sur 11 chasseurs et 32 bombardiers à peu près modernes – le reste étant juste bon à chasser le Partisan ou peut-être à achever des appareils endommagés. 28 % de perte en trois semaines… La ZNDH a attiré l’œil de l’ennemi – et elle n’a pu soutenir son regard. Incapables de faire mieux que se cacher pour attendre l’occasion de mourir en défendant la terre sacrée de Croatie, les aviateurs oustachis ne peuvent donc absolument pas soutenir la prochaine offensive annoncée par les SS.
D’ailleurs, qu’est-ce que cette offensive pourrait rapporter au NDH ? Cette question n’a pas été ouvertement posée, bien sûr, mais elle affleure sous chaque propos du Croate. Seule la défense compte à présent – Pavelic a demandé à Kren de regrouper la DCA en deux régions autonomes (1ère : Zagreb et 2e : Sarajevo), pour mieux centraliser l’effort à venir. Il a aussi promis de solliciter de Berlin des renforts aériens, sans trop y croire.
Cependant, au-delà du cas particulier de la ZNDH, chacun dans la pièce convient que l’armée de terre croate ne peut pas fournir plus d’effort sur le front, sauf à dégarnir dangereusement la Croatie historique en général et Zagreb en particulier – et Pavelic ne le veut à aucun prix ! Seule, à la rigueur, la Légion noire de Boban est autorisée à descendre de Gradiška pour aller soutenir la reprise de Banja Luka, au côté de la brigade de cavalerie du colonel Aurel Schlacher.
Pour le reste, le Poglavnik décide d’attendre que la situation se clarifie – ou peut-être que la SS exprime ses exigences. Mais dans le même temps, il ordonne de concentrer à Zagreb les meilleurs éléments de ce qui reste des forces régulières, pour former une « 1ère Division d’assaut » équipée du meilleur matériel disponible. Impossible de savoir pourquoi, mais le chef commande…

Toute honte bue
Podgorica
– Les restes du SS-Polizei Rgt Sandjak, menés par le Standartenführer Karl von Krempler, parviennent finalement en courant dans la capitale monténégrine, en quête de la protection fournie par le Kroatian Legion Armee Korps en général et la 373. ID en particulier. C’est peu dire que les SS sont accueillis avec circonspection par les Croates et leur “conseiller” Johann Mickl. A l’heure où le ReichsFührer-SS vante la bravoure et la compétence de la Schutzstaffel, « seule formation politiquement sûre, dont le fanatisme et le professionnalisme lui permettront de reprendre en main la Yougoslavie » (Himmler dixit), l’arrivée inattendue de cette troupe défaite de routiers bigarrés, dont les rangs ont été clairsemés par les désertions au moins autant que par les combats, a quelque chose de sinistrement comique…
Evidemment, personne ne se risquera à la moindre remarque – sourires en coin mis à part, les légionnaires orienteront simplement leurs invités vers le nord, où se trouve la Handschar. Ceux qui ne se seront pas “perdus” en cours de route ou ne seront pas volontaires pour aider Vjekoslav Luburić dans ses interrogatoires à Sarajevo seront versés dans cette formation, tout comme von Krempler et son embryon d’état-major.

A la dernière minute
Farkaždin (Voïvodine)
– Le XXI. GAK est désormais confortablement installé sur ses positions derrière la Tamiš, à côté du 7e CA Hongrois. Parmi les unités de cette formation figure la 297. ID, qui n’a connu que fort peu d’action depuis l’année dernière. C’est l’une des dernières divisions fraîches du Heeresgruppe E – il est donc logique qu’on compte sur elle pour les événements à venir.
Et pour être certain que cette unité reste fiable et fraiche, l’OKW décide de rappeler son chef, le général Moritz von Drebber, vers l’Heimat. Officiellement, il ne s’agit pas d’une sanction – en réalité, on lui reprocherait une série de critiques discrètes, mais néanmoins réelles, énoncées cet hiver à propos de la situation stratégique de l’Axe dans les Balkans. Dans l’ambiance étouffante qui règne au sein du Reich post-Walkyrie, de telles remarques sont vite taxées de défaitisme ! Von Drebber est donc renvoyé vers la FührerReserve, avant d’être soumis à plusieurs interrogatoires de la part du RSHA – lesquels n’aboutiront à rien, le fait que sa femme, Isle, soit née Göring y étant peut-être pour quelque chose. La 297. ID est confiée au Generalleutnant Otto Gullmann, un ancien de la police de Munich puis de la Gestapo, aux méthodes bien connues…
………
« Moritz von Drebber, 1892-1968, général allemand. Né à Oldenburg (Basse-Saxe), von Drebber entre dans l’armée à 19 ans, le 14 mars 1911, comme aspirant au sein du 91e RI. Il y fait ses classes, puis est transféré au 79e RI au début de la guerre, durant laquelle il dirige une section de mitrailleuses. Malgré une blessure le 30 septembre 1914, il sert bravement durant tout le conflit et quitte l’armée le 27 mars 1920 pour rejoindre la police allemande.
Remobilisé comme chef de compagnie dans la Reichswehr le 1er octobre 1934 (régiment d’Osnabrück), il monte en grade et devient chef du 327e Régiment d’Infanterie (239. ID).
En 1939, il participe, avec professionnalisme mais sans éclat particulier, à la campagne de Pologne avant d’assumer des tâches de sécurité à la frontière hongroise, puis en Alsace annexée. Déployé sur le front russe au sein du Groupe d’Armées Sud lors de Barbarossa, Drebber est blessé le 2 septembre 1941. Il reçoit alors la Croix de Chevalier avant d’aller prendre le commandement d’unités censément moins exposées, comme le 523e RI de la 297. ID – une division dont il devient le chef à l’été 1943, en remplacement de Max Pfeffer.
Cette unité, affectée en Yougoslavie, prend part à de nombreuses opérations de répression contre les Partisans et couvre la retraite de Serbie à la fin de l’opération Garden en décembre 1943. Sa division désormais déployée en Voïvodine, aux côtés des armées hongroises, von Drebber est débarqué le 1er avril 1944 pour « propos tendancieux » et muté à l’arrière. Après avoir été brièvement ostracisé, il est affecté à un obscur poste de garnison en Silésie et connaîtra la capitulation sans être retourné au front.
Renvoyé en Allemagne de l’Ouest en 1948 (apparemment suite à une collaboration satisfaisante avec les autorités soviétiques), il meurt chez lui, à Oldenburg, le 30 mai 1968. »
(Robert Stan Pratsky – Dictionnaire de la Seconde Guerre Mondiale en Méditerranée, Flammarion, 2008)

Relative confiance hongroise
Palais Sándo (Budapest)
– Le ministre de la Défense Vilmos Nagy de Nagybaczon reçoit avec satisfaction le commandant en chef de la Magyar Királyi Honvéd Légierő, le vitez István Bánfalvy, pour évoquer les récents épisodes aériens sur la capitale. Ce dernier est venu avec le colonel Heppes Aladár, du 101e groupe de Défense nationale, qui saura décrire en détails les exploits des Pumas Rouges – au besoin au Régent lui-même, si ce dernier le désire.
D’ailleurs, c’est sûrement ce que les deux aviateurs souhaitent – ils pourraient ainsi faire passer leur message au plus haut niveau gouvernemental possible. Car Bánfalvy et Aladár ne sont pas venus au palais pour le seul plaisir de la fanfaronnade. Si les Pumas Rouges ont obtenu pour l’instant d’indéniables succès, ils ne sauraient suffire seuls à la tâche. L’aviation alliée, qui ne tolère plus la moindre opposition au-dessus de la France, de l’Italie ou même de la Yougoslavie, ne tardera pas à mettre à profit son écrasante supériorité matérielle pour étouffer les valeureux défenseurs magyars, lesquels seront d’ailleurs sans doute bientôt écartelés entre la protection de la capitale et la couverture des troupes défendant la Voïvodine face aux Serbes et aux Anglais.
A moins que… A moins que le 101e groupe de Défense nationale ne soient renforcé par le rapatriement des quatre escadrilles des 1er, 2e, 4e et 5e groupes de chasse encore déployées sur le Front Russe et par la création d’un 102e groupe de Défense nationale, puis si possible d’un 103e groupe d’appui au sol. Ces groupes accueilleront les nouveaux pilotes dans un esprit de cohésion et d’émulation – seul espoir d’éviter le massacre des nouvelles recrues actuellement infligé à la Luftwaffe.
Evidemment, ce choix est politique : il revient à laisser la défense aérienne des Carpathes et l’escorte des bombardiers déployés sur le Front Russe au bon vouloir des Allemands, donc à irriter ces derniers plus encore qu’ils ne le sont déjà. Pourtant, nécessité fait loi – surtout que le gouvernement hongrois a d’autres très bonnes raisons de vouloir rassembler le maximum d’aviateurs à proximité de sa capitale et de limiter les interactions entre la Luftwaffe et ses propres forces aériennes. Nagy de Nagybaczon donne donc son accord et autorise la formation d’un 102e groupe de Défense nationale, en piochant notamment parmi les escadrilles les plus touchées, les 2/1 et 5/3, qui seront dissoutes et dont les pilotes encadreront les novices.
Pour ce qui est de former rapidement un groupe d’appui au sol, par contre, il est évident que la production de Me 210-Ca ne suffira pas… Avec un culot qui force le respect, le ministre décide de solliciter de Berlin l’allocation de Fw 190 F-8, qui pourraient bien faire l’affaire.
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Imberator



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MessagePosté le: Dim Oct 06, 2019 16:11    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Déployé sur le front russe au sein du Groupe d’Armées Sud lors de Barbarossa, Drebber est blessé le 2 septembre 1941.

Bizarre. FTL Barbarossa commence en mai 42.
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Point ne feras de machine à l'esprit de l'homme semblable !
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Archibald



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MessagePosté le: Dim Oct 06, 2019 17:31    Sujet du message: Répondre en citant

C'est peut être comme le père a Le Pen, mort en camp de concentration... l'imbécile est tombé du mirador. Arrow Arrow
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« Je ne crois pas que les Allemands aient jamais l’idée d’attaquer dans la région de Sedan. » Charles Huntziger, 7 mai 1940.
...
"La Meuse, ça ne m'intéresse pas" Gamelin à Corap, mars 1940.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Oct 06, 2019 18:33    Sujet du message: Répondre en citant

Imberator a écrit:
Citation:
Déployé sur le front russe au sein du Groupe d’Armées Sud lors de Barbarossa, Drebber est blessé le 2 septembre 1941.

Bizarre. FTL Barbarossa commence en mai 42.


Merci d'avoir repéré cette coquille.
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Casus Frankie

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demolitiondan



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MessagePosté le: Dim Oct 06, 2019 20:01    Sujet du message: Répondre en citant

Evidemment 42 ! Laughing
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C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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Etienne



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MessagePosté le: Dim Oct 06, 2019 21:27    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
Evidemment 42 ! Laughing

Où avais-je la tête? Laughing
Mais c'est obligatoire en travaillant FTl sur des bases OTL...
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Dieu est une femme. La preuve : On dit toujours qu’il vaut mieux voir le Bon Dieu que ses seins.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Oct 07, 2019 11:32    Sujet du message: Répondre en citant

2 avril
La campagne des Balkans
Monty en ballade
Pančevo (Voïvodine)
– Montgomery a gardé pour la fin le plus désagréable. L’inspection du 1er CA yougoslave, notoirement connu pour son indiscipline impétueuse, se passe dans une ambiance constructive mais tendue, malgré le respect hiérarchique de rigueur. Montgomery en est pleinement conscient. Il ne fait rien pour arrondir les angles, toujours vexé d’avoir eu la main forcée lors de "Garden", et se sentant de surcroit soutenu par Londres – à présent au bord de la rupture avec Belgrade.
Parcourant les positions serbes avec entrain et morgue, le stick au dos, le Britannique ne se prive pas de décocher de nombreuses flèches dont il a le secret – d’autant plus que le 1er CA (Y) est équipé de matériel français, qui fait l’objet de quelques commentaires ironiques de la part du Britannique. Il n’y a pas que le matériel toutefois– le corps de Brasic a un peu perdu de sa superbe : les régiments blindés ne se sont pas encore remis de la saignée de Leskovac, et au milieu des vétérans, on distingue sans peine de nombreux conscrits peu à l’aise en uniforme comme à l’exercice – certains semblent à peine sortis de l’adolescence. A l’inverse, mieux vaut passer sur la présence de miliciens et autres “ralliés” certes plus aguerris, mais dont l’expérience est d’origine fort obscure…
Bref, ça ne sent pas bon du tout. Surtout que “Grenade” s’annonce complexe, avec ces Hongrois désormais renforcés par le Reich, positionnés derrière une rivière et au beau milieu d’un marais. L’opération a beau être une diversion… il ne faudrait pas que cela se voie trop, ni que les Yougoslaves soient envoyés à l’abattoir ! Brasic, toujours à couteaux tirés avec son chef, risque avec la certitude d’avoir raison : « Nous n’atteindrons jamais les objectifs sans un soutien supplémentaire. Or, l’artillerie lourde française qu’on nous avait promise passe en ce moment sous nos yeux, vers les Australiens… »
– My Dear Ilija
[Montgomery prend plaisir à feindre la camaraderie avec son subordonné – nul ne doit pouvoir lui reprocher de traiter le Serbe différemment de Lavarack ou d’Horrocks !] , vous savez comme moi que, pour l’instant, les Huns sont à des dizaines de miles ! D’ici, ils sont hors de portée de l’artillerie lourde. Quant à se rapprocher d’eux pour poser tout notre barda au milieu des roseaux… Non, non, non. Ce serait idiot !
– Avec tout le respect que je vous dois, attaquer sans soutien une coupure humide comme la Tamiš est également idiot.
– Je vous l’accorde, c’est pourquoi nous allons adapter "Grenade" pour tenir compte de cette réalité.

La pluie commence à tomber, en pesant bien ses gouttes. Montgomery se retourne, le stick sous le bras, le béret vissé sur la tête sous la pluie qui commence à tomber.
– Vos forces ne vont pas franchir la Tamiš sous le feu – ni aucune autre rivière défendue par les Teutons ou les Magyars. Pendant que vous avancerez vers la rive, la 2nd New Zealand va remonter le long du Danube en partant de… Well, Novi… Banovci c’est ça ? Donc, elle va remonter le long du fleuve et s’emparer de Novi Sad, menaçant ainsi de tourner le dispositif ennemi – devant cette prise de flanc sur leur gauche, les Huns seront obligés de reculer le flanc droit de leur dispositif, ce qui vous permettra de traverser sans être sous le feu. Vous pourrez alors poursuivre vers Zrenjanin et la frontière à nos côtés.
– “Grenade” est donc une opération de diversion ?

Montgomery a un sourire cruel qui lui éclaire le visage, alors qu’il voit toutes les pièces du puzzle s’assembler devant lui sans même qu’il ait besoin de les y forcer.
– En quelque sorte – vous fixerez l’ennemi en attendant notre appui. Désolé, mais vous n'avez pas le choix, have you ?
La réalité de la chose militaire vient une fois de plus – et ce ne sera pas la dernière – de heurter de front les ambitions politiques de certains à Belgrade. « Poursuivons, voulez-vous ? Mon avion m’attend ! »
A ces mots, De Guincamp s’approche, l’air contrit : « Ahem, mon général – à propos d’avion… J’ai le Captain Evans au téléphone, il souhaiterait vous parler… »
………….
« Je voudrais remercier votre journal d’avoir bien voulu mettre à l’honneur l’histoire de mon père et de son équipage. Je souhaiterais, si vous m’y autorisez, enrichir votre récit d’une modeste anecdote, que m’a confié mon père. Montgomery, « imbattable et insupportable [« Unbeatable and unbearable » dans la langue de Monty.] » avait un côté humain bien caché. Le Captain Evans avait un jour dit de lui que c’était un homme qui ne s’autorisait jamais à sourire, mais qui avait à cœur de veiller sur ses hommes. Ainsi, début avril 1944 – soit quelque temps avant le “petit problème” que nous savons – Theresa Leta était montée à Belgrade pour rapatrier Monty à la fin d’une grande tournée d’inspection avant offensive.
Sachant bien ce qu’étaient les relations avec les Yougoslaves, le général avait précisé à son pilote de l’informer au moindre problème… Evans et ses hommes avaient décidé de passer la nuit dans un établissement du centre de la capitale, un des rares qui n’avait pas été ravagé – il était d’ailleurs en grande partie réquisitionné par les forces yougoslaves. Je crois qu’il s’appelle aujourd’hui l’hôtel Moscou, ou quelque chose du genre… Bref, en arrivant, l’équipage a eu la surprise de se faire rabrouer par un réceptionniste assez patibulaire, renforcé d’un ou deux soldats yougoslaves en guise de grooms : « Pas de place, pas de place ! » Evans ne s’est pas démonté – il a pris le téléphone, obtenu Montgomery puis, une fois la communication établie, l’a tendu au réceptionniste en lui disant qu’il y avait au bout du fil quelqu’un qui souhaitait lui parler… L’homme a levé les yeux au ciel – pas longtemps. « Yes Sir, yes Sir, certainly Sir, at once Sir, thank you Sir ! » Et miraculeusement, mon père et ses camarades ont pu trouver à dormir sans la moindre difficulté. »

(Courrier de Mr Lee Beringsmith, fils du 2nd Lieutenant Albert L. Beringsmith, bombardier sur le Theresa Leta, après un article publié dans le Guardian le 24 mars 1996 pour le vingtième anniversaire de la mort du maréchal Montgomery)

Vers de nouveaux horizons
Dobanovci (Serbie)
– Après un long périple qui l’a mené des confins du Kosovo jusqu’aux bords du Danube, le 107e RALCA s’installe finalement derrière les lignes de l’ANZAC, prêt à soutenir l’offensive à venir. Les lignes allemandes ne sont absolument pas à portée – mais l’avance prévue devrait corriger très vite ce petit détail…

Remplacement et renfort
Barajevo (Serbie)
– Après une longue période d’intérim assurée par l’artilleur divisionnaire Harry Dimoline, la 4th Indian Division est officiellement confiée aux bons soins du major général Arthur Holworthy. Ce vétéran de l’opération Manna en Attique vient de passer huit mois en pénitence imméritée dans les îles grecques (oui, il y a de pires endroits pour cela). Depuis août 1943, la 6th Indian Division a en effet été déployée en garnison en divers points de la Méditerranée Orientale et du Proch-Orient pour permettre aux Grecs de rameuter sur le continent quelques unités dispersées dans les îles Ioniennes et aux Britanniques de récupérer divers éléments restés en Crète, en Egypte et jusqu’en Perse !
Ce n’est que justice qu’Holworthy prenne la place du pauvre Tuker, dans une forme de continuité népalaise tout à fait impériale. Charge à lui de montrer que la 4th Indian est toujours “Worthy” de sa réputation. Quant à la 6th Indian, libérée de ses tâches de garnison par l’évolution stratégique, elle va être transférée à Salonique, où elle servira de réserve d’armée à la 8th Army. Son nouveau chef est encore à désigner.

Salve d’éclairs
Balkans
– Au matin, chacun constate que la perturbation s’est décalée vers le nord et l’est, laissant une fois encore – et enfin – le champ libre au dieu de la Foudre. Il ne fait plus guère maussade qu’en Hongrie… Tedder en profite pour lancer à nouveau ses traits sur toute la vallée de la Save, avant que les F-5A du GR II/33 (toujours accompagnés des deux Spitfire PR VIII en test) passent pour constater les résultats.
C’est au tour de la 31e EB Sobiewski d’assister les titistes aujourd’hui – essentiellement en bombardant les concentrations de troupes à Mostar, à Sarajevo et un peu à Berane. Les Oustachis ne sont pas vraiment la priorité de l’AVNOJ, mais les forces du 18e GAA tiennent à ramollir un peu les défenses croates en prévision de “Véritable”. Le tout sous la protection vigilante de la 82e EC Mišar, qui s’ennuie en patrouillant dans un ciel déserté. Un B-25 est abattu par la DCA à Sarajevo, un autre endommagé au-dessus de Mostar – l’équipage parvient à traîner son avion au-dessus du territoire tenu par les Partisans avant de sauter.
Plus au nord, en Croatie orientale à Vinkovci, les A-30 de la 81e EB Kosovo font un saut de puce vers Vinkovci, pour détruire la gare et le nœud routier attenant. Mission accomplie, en dépit de la DCA (d’ailleurs assez peu dense) et pendant que la 39e EC Bourgogne et le commandant Le Gloan bâillent entre les nuages.
Dans la nuit, les Wellington des Sqn 104, 202 et 205 reviennent à Novi Sad afin de tenter une nouvelle fois de démolir ce maudit pont sur le Danube. Malgré la DCA divisionnaire qui prélève une fois encore deux bimoteurs, cette fois-ci est la bonne – ou presque. Le tablier est gravement touché – il pourra sans doute être assez réparé en quelques jours pour que des piétons puissent l’emprunter, mais on ne risque pas de voir un véhicule traverser avant longtemps.

Runes contre pentagramme – Opération Etoile du matin
Bosnie centrale
– L’Obergruppenführer SS Friedrich-Wilhelm Krüger lâche la bride à ses hommes ! Il déclenche officiellement l’opération Morgenstern (Etoile du matin), qui doit venger la mort de Phleps en déchaînant la fureur du Reich sur la Bosnie orientale. Partis tous deux de Sarajevo, les régiments SS de la Prinz-Eugen, renforcés tous deux de blindés, doivent marcher vers l’est et mettre le pays à feu et à sang jusqu’aux lignes alliées.
Le 13. SS-Freiwilligen Gebirgsjäger Rgt Artur Phleps (ex-Tomašević) quitte la capitale par le nord pour s’enfoncer dans la vallée de Pale en direction de Goražde, négligeant le plateau de Sokolac, vraisemblablement peu défendu – même avec leur Panzerkompanie divisionnaire, les SS n’ont pas assez d’effectifs pour prétendre tout nettoyer. Peu importe – une fois à Goražde, il sera facile d’obliquer vers Višegrad.
Sur la droite, le 14. SS-Freiwilligen Gebirgsjäger Rgt Reinhard Heydrich (ex-Skandenberg) part vers le sud et Foča avec le 105. SS-StuG Abteilung. Ils prennent ainsi un chemin naguère emprunté par leurs collègues et traversent un secteur consciencieusement ravagé.
Pour l’instant, les colonnes de la Prinz-Eugen avancent prudemment, mais sans opposition – l’AVNOJ a choisi avec sagesse de leur laisser du champ.
…………
Sarajevo – La capitale bosniaque a été laissée aux bons soins de Friedrich-Wilhelm Bock et de ses hommes – renforcés de quelques sympathiques Oustachis de bonne volonté, brûlant de s’instruire auprès des maîtres en “maintien de l’Ordre” (noir). Ces Oustachis sont sous les ordres de Vjekoslav Luburić, dont les “maisons de la terreur” méritent chaque jour un peu plus leur réputation.
Cependant, entre deux assassinats, Luburić prend sur lui de contacter Zagreb et le brigadier-général Kvintiljan Tartalja. Il souhaite évoquer avec lui des informations que lui ont aimablement confiées les SS. Ils ont eu vent d’un complot destiné à renverser Pavelic…
…………
Sud de la Bosnie – La 11. SS-Gebirgs-Division Handschar participe aussi à “Morgenstern” avec ses moyens disponibles. Le 27. Waffen-Gebirgsjäger Rgt der SS poursuit ainsi son avance vers Trebinje, où il doit arriver demain. Partant de là, il devra remonter vers le nord et tendre la main à Avtovac, alors que la brigade de cavalerie SS, restée en garnison à Mostar, poussera elle-même sur sa gauche depuis les plateaux, pour rabattre les Partisans vers lui. La mobilisation du 28. Waffen-Gebirgsjäger Rgt der SS n’est pas prévue, du moins pour l’instant – il doit rester à Konjic, pour tenir la route Mostar-Sarajevo.
La Handschar partira donc avec du retard sur la Prinz-Eugen. C’est un détail : Krüger ne veut vraiment pas laisser le temps aux Partisans de s’enraciner et de préparer leur défense. Et puis, comme chacun sait, le Monténégro est moins bien défendu par les communistes – ne viennent-ils pas de subir encore une défaite à Nikšić ?
…………
Banja Luka (ouest de la Bosnie) – Partie de Prijeda, à l’ouest, la brigade de cavalerie croate du colonel Aurel Schlacher atteint finalement la ville tenue par le 5e Corps “bosniaque” de Slavko Rodić. Ce dernier a eu largement le temps de retrancher ses hommes, de préparer le terrain et d’armer tous les habitants qui souhaitaient défendre la Révolution, ou simplement leur vie.
Autant dire que les Oustachis, rompus à la petite guerre mais peu habitués à un accueil en fanfare, sont surpris de la violence de la réception que leur offre la 11e Division de Josip Majar Sos, et ce, dès les environs de Verići. Les Partisans saignent l’ennemi, se dérobent et vont s’embusquer plus loin – renseignés, suprême insulte, par un irritant biplan à étoile rouge qui fait entendre son moteur au-dessus des vallées, sans oublier de piquer de temps en temps vers les groupes isolés pour lâcher une ou deux rafales.
Les soldats croates avancent tout de même – il n’y a guère plus de 2 000 “réguliers” devant eux – mais à un prix extrêmement élevé. Finalement, Schlacher décide de faire une pause autour de Potkozarje et d’attendre l’arrivée de la Légion noire, qui doit arriver du nord, avant de reprendre son effort.
En face, informé des mouvements croates, Slavko Rodić accepte le risque de se faire surprendre par une force venant du sud et fait monter la 10e Division de Milorad Mijatovic à Šargovac, pour servir de réserve à l’une ou l’autre de ses défenses. Il n’y a plus que quelques éléments en sonnette sur la route de Jajce – mais fort heureusement, aucun ennemi ne l’emprunte pour l’heure.

Noirs soldats, noirs projets
Radovljica (Slovénie)
– Le SS-Standartenführer Hans Brandt ne va tout de même pas sabrer le champagne, mais l’esprit y est : la SS-Freiwilligen Gebirgs-Brigade Karstjäger est enfin opérationnelle, après une très dure période de formation dans les montagnes proches du Tyrol. La formation est certes encore un peu verte – elle manque aussi un brin de cohésion, entre authentiques fascistes slovènes, pauvres hères égarés dans une histoire qui les dépasse, aventuriers divers attirés par le prestige de l'uniforme et le pouvoir qui en découle ou même simples opportunistes en quête d’une meilleure marmite. Enfin… Officiellement, l’unité est prête.
A Berlin, on peut penser que ça suffira pour disperser des bandes de paysans endoctrinés, menés à l’abattoir par des fanatiques staliniens. Mais les Slovènes sont des gens très particuliers – même les Serbes doivent en convenir. Particulièrement nationalistes et même chauvins, les plus occidentaux des Slaves du Sud n’aiment guère être déployés loin de leurs foyers, serait-ce pour la cause de la Grande Europe. Les envoyer en Bosnie face à l’AVNOJ et au côté de Croates constituerait pour eux une forme d’incitation à la désertion qu’il vaut mieux éviter.
Brandt, qui est au courant ce trait de caractère, s’est donc efforcé d’adoucir un peu le sort de ses hommes – dans son propre intérêt ! La Karstjäger ira à Pivka et défendra simplement pour d’autres la route de Trieste à Ljubljana. Dans un premier temps, on reste en Slovénie, mais on n’est pas loin de la Croatie si nécessaire…
……….
Nagykanizsa (Hongrie) – La Brigade Kama, elle, poursuit sa formation sous le commandement du SS-Standartenführer Helmuth Raithel – lequel s’arrache les cheveux en tentant de boucler son programme pour le 22 avril. Il va avoir bien du mal à se conformer aux ordres du Reichsführer-SS !

Réorganisation oustachie
Gradiška (Bosnie annexée)
– Cravachée par son Poglavnik, la Légion noire lève le camp vers le sud, où elle doit aider la cavalerie à écraser le 5e Corps “bosniaque” – une mission facile pour une fois, du moins a priori. L’unité de Rafael Boban ne s’est toujours pas vraiment remise de son échec de Belgrade, mais elle a hâte de montrer sa vraie valeur. Pour cela, on peut avoir confiance dans le zèle et les vigoureuses méthodes de ses hommes.
……….
Palais du gouvernement, Zagreb – Le général Slavko Štancer a reçu ses instructions de son ministre – c’est à dire de Berlin, ou du moins de Sarajevo. Il n’est pas question pour l’armée croate d’évacuer le large saillant que ses troupes forment à présent au Monténégro oriental. La Schutzstaffel prévoit d’écraser bientôt la vermine collectiviste – ce sont eux qui reculent, certainement pas l’Axe.
Les divisions oustachies doivent donc rester en place et défendre leurs positions au mieux de leurs (faibles) possibilités, en lançant de temps à autre une pointe vers le nord pour maintenir la pression sur leurs adversaires. Une stratégie d’attente donc, destinée à fixer les Titistes – elle ne nécessite pas franchement de gros efforts. Mais cela n’empêche pas Štancer de prévoir un remaniement de ses forces, dont l’ordre de bataille a quelque peu changé ces derniers temps.
Le 4e Corps, dont l’intitulé ne recouvre plus grand-chose, est officiellement dissout. Son chef, le général Mihajlo Lukić, est renvoyé à des tâches de liaison avec les milices locales – monténégrines et (peut-être) autres. Nul doute qu’il saura se montrer plus utile dans cette tâche, vu ses états de services, même s’il n’est pas strictement responsable de toutes les défaillances de feu ses unités.
Le 1er Corps reste sous les ordres d’Ivan Brozovic, mais il est fusionné avec le 2e Corps de Franjo Pacak, qui n’avait plus guère que la 2e DI Vrbaska sous ses ordres. Pacak doit rentrer à Zagreb pour prendre la direction du 2e District militaire de Varaždin. Une mission peu exposée – du moins pour l’instant.

Marine de troisième ordre
Rijeka (NDH)
– L’inaction continue de ronger la flotte croate, qui reçoit toutefois l’ordre d’appareiller aux premiers nuages pour tenter d’asticoter à nouveau les embarcations de l’AVNOJ et de montrer la bannière à damier rouge et blanc. En attendant, les marins restent désœuvrés, comme à leur habitude, sous l’œil blasé de leur chef Andro Vrkljan.

Nationaliste entêté
Kolašin (Monténégro)
– Vainqueurs du SS Polizei-Selbstschutz Rgt Sandjak, Krsto Popović et ses Verts monténégrins se retrouvent désormais dans une situation aussi paradoxale qu’inconfortable : brouillés avec leurs protecteurs allemands et ennemis des Croates infestant la zone, ils sont coincés aux confins du Monténégro, sans le soutien des Partisans et à des dizaines de kilomètres des forces alliées qui pourraient leur fournir un improbable secours !
L’insignifiance de cette région pourrait bien être la meilleure protection des Monténégrins – ça et bien sûr le manque d’effectifs de l’Axe. Popović le sait. Aussi décide-t-il de se retrancher dans les bois et d’attendre. Il se met ainsi, sans s’en rendre compte, en porte-à-faux avec certains de ses propres hommes… et en marge de l’Histoire.

Les Balkans compliqués
Démarrage laborieux
Tirana
– Ivan Šubašić a réussi à faire venir ses deux premiers poulains, Kosanović et Cuckov. L’ancien chef de la Banovine croate a encore le bras long… Il a réussi à les convaincre tous les deux de se rallier à son panache bleu-blanc-rouge !
Le premier va s’occuper, sous son autorité, de tenter de mettre de l’ordre dans les territoires contrôlés par la 2e Armée française – en accord avec l’AVNOJ, c’est vrai, mais Sava Kosanović fut un féroce adversaire de la corruption qui régnait avant-guerre dans les forces de police, un opposant exilé du roi Alexandre… et c’est toujours un ennemi déclaré du fascisme [Lors de la signature du Pacte tripartite par la Yougoslavie en avril 1941, il a signé avec ses amis de la coalition paysanne démocrate une tribune appelant à « la lutte décisive contre le fascisme ».]. Bref, il sera respecté, même si ses moyens de ministre de l’Intérieur fantôme restent encore à préciser. Charge à lui de créer une sorte d’arrangement, à côté de la police militaire alliée, entre les troupes de sécurité titistes – en nombre notoirement insuffisant – et les gendarmes royaux encore vivants et pas trop compromis… Pour cette lourde tâche, il est prévu que l’homme parte sous peu pour Užice – le fameux fief titiste, tout un symbole.
Pour Emanuel Cuckov, c’est un peu plus compliqué : certes, l’homme est d’assez bonne volonté, mais son passé dans l’Organisation Révolutionnaire Secrète de la Jeunesse Macédonienne (sic) en fait un personnage bien trop à gauche pour que tous les fonctionnaires yougoslaves lui obéissent sans broncher. Mauvaise pioche – du moins pour entrer au gouvernement. Pour l’heure, il part pour Skopje, s’occuper de lever des moyens dans cette pauvre province et (surtout) tâcher de la faire tenir tranquille. Par ailleurs, Cuckov a de très bons contacts avec le PC bulgare et… il n’y a aucun Macédonien au comité du NKOJ. Et si la Macédoine était l’une des clés de la “compréhension” titiste ?
Quoi qu’il en soit, pour Šubašić, ce n’est qu’un début – cela ne doit être qu’un début ! Prochains invités : Isidor Cankar et l’ancien général Borisav Ristic. Le Croate aimerait aussi beaucoup discuter avec le dernier chef du ban Slovène, Drago Marušič, qui est actuellement sous la protection du SOE, quelque part sur la côte adriatique.
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MessagePosté le: Lun Oct 07, 2019 13:34    Sujet du message: Répondre en citant

Je ne sais pas si quelqu'un a déjà fait la blague "Noël aux Balkans, Pâques au Tito". Wink
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Stéphane "Alias" Gallay -- https://alias.erdorin.org
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