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[RMTL]Mars 1939 – La Pologne se compromet avec Hitler
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Merlock



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MessagePosté le: Lun Mai 11, 2020 00:19    Sujet du message: [RMTL]Mars 1939 – La Pologne se compromet avec Hitler Répondre en citant

EXPLICATIONS PRÉLIMINAIRES :
Ce scénario alternatif m’a été inspiré par le livre "Enemy in the East: Hitler's Secret Plans to Invade the Soviet Union" de Rolf-Dieter MÜLLER.

Rolf-Dieter MÜLLER a été professeur d'histoire militaire à l'Université Humboldt de Berlin jusqu'en 2014. Il a également été directeur scientifique principal à l'Institut de recherche sur l'histoire militaire des forces armées allemandes à Potsdam et coordinateur du projet "German Reich and the Second World War". Il est l’auteur de nombreuses publications sur la Seconde Guerre mondiale, dont The Unknown Eastern Front: The Wehrmacht and Hitler’s Foreign Soldiers (I.B.Tauris) et "Der Feind steht im Osten. Hitlers geheime Pläne für einen Krieg gegen die Sowjetunion" (edité en anglais "Enemy in the East: Hitler's Secret Plans to Invade the Soviet Union"). C’est ce dernier ouvrage qui sert d’inspiration et de base à la présente uchronie

Pour cette raison, la chronologie de cette uchronie prend le nom de "Rolf-Dieter Müller Timeline" ou RMTL.


D’autres sources sont évidemment employées pour cette RMTL :
1- Les monumental "Barbarossa 1941. La guerre absolue" de Jean Lopez et Lasha Otkhmezuri que toute personne intéressée par la guerre germano-soviétique devrait lire sans hésiter.
2- "L'Entente baltique", par Bronius Kazlauskas, Docteur en Droit, ed. Sirey. Cet ouvrage de 1939 est éclairant quant aux tentatives diplomatiques de créer un "bloc balte" durant l’entre-deux-guerres.
3- la France et les petits états baltes : réalités baltes, perceptions françaises et ordre européen (1920-1932) ; thèse par Julien Gueslin (2004).

Entre autres…

UNE PETITE PRÉCISION POUR COMMENCER :

Cette uchronie n’est qu’une ébauche, une proposition, un exercice de style, pourrait-on dire… Elle est sans doute erronée à un endroit ou un autre et, de toute façon, ne constitue qu’un vague "point de départ" pour les wargameurs chevronnés qui seraient tentés de jouer ce scénario. N’étant pas en mesure de la faire moi-même, si quelqu’un devait le tenter, je serai intéressé par un éventuel retour de sa part…



ARGUMENT :
En général, quand un livre d’histoire scolaire traite de la seconde guerre mondiale, il effectue un balayage rapide entre ‘Crise de 29’, qui entraîne l’arrivée des nazis au pouvoir en Allemagne, qui entraîne le réarmement allemand, qui entraîne l’attaque de la Pologne, "sans déclaration de guerre" nous précise-t-on bien, ce qui entraîne la Seconde guerre mondiale. Point.

L’impression générale est qu’un Ogre hitlérien surgi du néant s’attaque sans raison à un petit poucet polonais, déclenchant une catastrophe générale. Que de textes avons-nous lus sur la "malheureuse petite Pologne" écrasée par les hordes de Panzers. Comme si sur la "malheureuse petite Pologne" n’avait existé que pour cela, n’avait eu pour unique destin de servir de détonateur à une explosion qui irait 6 ans plus tard mettre le feu radioactif à Hiroshima.

C’est oublier un peu vite que, loin d’avoir été un sujet passif de son temps, la "malheureuse petite Pologne" a été un acteur majeur de son époque ; son rôle eu un impact sensible sur la région qui l’entourait, son régime était "fort" et sans doute nettement plus stable que celui de nombre de ses voisins qui respectaient sa puissance.

De fait, si le projet d’attaque et de conquête de l’URSS se trouve au cœur du programme hitlérien dès sa conception (encore que d’une façon très imprécise), l’attaque de la Pologne par l’Allemagne le 1er septembre 1939 n’était nullement inscrite dans les astres.

En effet, si les rapports entre la Pologne et ses deux voisins russe et allemand sont exécrables durant les années 1920, en 1932 Moscou et Varsovie signent un pacte de non-agression puis, surtout, Hitler opère à son tour une volte-face brutale en rompant complètement avec la politique d’hostilité à la Pologne de la République de Weimar, ce qui a abouti à la signature du pacte de 1934. Les deux pays entendent alors "ouvrir une nouvelle page de leurs relations".

Berlin va ensuite faire une cour assidue à Varsovie. Goering se rendra en Pologne à plusieurs reprises pour y rencontrer Pilsudksi puis, après la mort de celui-ci, Josef Beck, l’homme fort du pays. Les nazis essaient attirer la Pologne dans leur hostilité commune à l’égard de l’Union soviétique. Les Polonais ont une attitude ambiguë : ils ne découragent pas sèchement les Allemands, mais restent évasifs. Les discussions ne débouchent sur rien de concret, alors que Berlin leur fait miroiter la possibilité d’annexer des parties de l’Ukraine ou de la Lituanie, en cas d’alliance.

De 1934 à 1937, les Polonais considèrent – à juste titre – que l’URSS constitue le danger principal, étant militairement bien plus puissante que l’Allemagne, qui ne dispose alors que d’une petite armée.
A partir de 1937-1938, avec le réarmement allemand et l’affaiblissement de l’armée rouge, lié aux grandes purges staliniennes. Vu de Varsovie, le danger vient alors davantage du Reich. Et pourtant, les Polonais ne pourront s’empêcher de participer au dépeçage de la Tchécoslovaquie, après les accords de Munich de septembre 1938. Ils en profitent pour récupérer un petit territoire, riche en charbon et peuplé d’une forte minorité polonophone, à Teschen (Cieszyn, en polonais). Ils ont donc bien participé au dépeçage de leur voisin mais sans en être les initiateurs. Il y a un nouveau changement en octobre 1938 lorsque les Allemands proposent aux Polonais de renégocier leurs rapports pour récupérer la ville de Dantzig, tout en leur offrant de larges dédommagements territoriaux en Ukraine soviétique. Les Polonais tombent des nues et comprennent que l’Allemagne n’entend plus respecter leur intégrité territoriale ; que, pour elle, une alliance signifie la vassalité. C’est le grand tournant et la rupture.

Source : Jean Lopez; "Entre la Russie et la Pologne, un combat idéologique violent autour de la Seconde Guerre mondiale" - La Fabrique de l’Opinion 05 Janvier 2020.

Voilà pour l’Histoire. Essayons une hypothèse… et si... ?

Et si…

Et si les Polonais, prenant acte de leur position de noix à briser entre le marteau et l’enclume germano-soviétique, décident de rompre leur position d’équilibre pour s’allier à l’un pour détruire l’autre ?

Pour ce faire, ils acceptent de rompre un tabou, celui de Dantzig. Mais pas sans contrepartie.

Ils acceptent de restituer Dantzig et son fameux "corridor", en échange d’un autre accès à la mer via les pays baltes.

Il se trouve que la Lituanie, au nord, offre un tel accès. Or, les relations polono-lituaniennes sont exécrables du fait de la mainmise des polonais sur la ville de Vilnius (Vilno) que les Lituaniens revendiquent comme leur capitale. Les rapports de force militaires sont écrasants en faveur de la Pologne et, en guise de pousse-au-crime final, la Lituanie n’a aucune frontière commune avec l’URSS et ne peut dont en attendre aucun secours… enfin, la façade maritime lituanienne dispose de l’excellent port de Memel (Klapeida en lituanien) à l'embouchure du fleuve Niemen…

Sauf que…

Sauf que Memel n’est pas une solution. Memel est un problème supplémentaire ; c’est une ville formant territoire semi-autonome (2 848 km2 et 152 000 habitants environ) largement peuplée d’Allemands et revendiquée par le IIIe Reich. Bref, Memel est surtout un "Dantzig Bis" pour la Pologne. Pire, c’est le seul port de Lituanie. Son territoire s’étend sur 125 km le long de la frontière allemande et occupe 72km sur les 90km du littoral lituanien de la Baltique, ne laissant que la ville de Palanga, une station thermale et balnéaire certes absolument charmante mais peu à même de servir d’accès à la mer, que ce soit pour une marine de commerce ou de guerre…

Il est donc nécessaire de chercher ailleurs un accès à la mer, en Lettonie, avec les villes portuaires de Riga (la capitale – 385 000 hab.), Liepāja (57 100 hab.) et Ventspils (15 700 hab.).


Le projet de "Glissement vers le nord"

Du point de vue polonais : Il s’agit, au fond, de procéder à un "échange de territoires" entre le territoire de Dantzig et son "corridor" et ds territoires récupérés par l’annexion de la Lituanie, puis de la Lettonie avec l’approbation allemande, voire avec sa participation active. Il y a toutefois des conditions : 1°) le "corridor" restitué doit être d'un superficie aussi restreinte que possible 2°) l'Allemagne renonce à ses autres revendication sur le territoire polonais et 3°) le port polonais de Gdynia restera un "Territoire à bail" polonais pendant 20 ans, le temps pour la Pologne de déménager ses installations. Enfin, les liaisons à travers le territoire allemand se feront par trains plombés sans "interférences" allemande.

Du point de vue allemand : le IIIe Reich est d’autant plus enclin à accepter que, d’une part, il récupère des territoires par un "échange" qui ne lui coûte absolument rien (puisqu’effectué au détriment de deux pays baltes) et que son engagement à renoncer à ses autres revendication sur le territoire polonais valent autant que les autres engagements d’Hitler à cette époque... en outre, Le Reich exige que les populations non-allemandes quittent les territoires récupérés, sous 2 ans (délai considéré comme "généreux" par Hitler). Compte tenu de sa relative faiblesse, la Krigsmarine estime que, même réduite, la marine polonaise reste un appoint utile en baltique ce qui justifie le maintien de Gdynia aux mains des Polonais, car ce port est indispensable aux opérations de guerre de la marine polonaise. Mais pas pendant 20 ans !

Un premier résultat est que : 1°) L’Allemagne récupère son intégrité territoriale et met (provisoirement) fin à ses litiges avec la Pologne. 2°) La Pologne annexe la Lituanie et se voit, au moins tacitement, promettre la Lettonie. 3°) les deux pays peuvent espérer des gains territoriaux à l’est, même si le partage sera évidemment léonin en faveur du IIIe reich.
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"Le journalisme moderne... justifie son existence grâce au grand principe darwinien de la survivance du plus vulgaire." (Oscar Wilde).
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Merlock



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MessagePosté le: Lun Mai 11, 2020 00:21    Sujet du message: Répondre en citant

Pourquoi les Polonais auraient-ils pareille idée ?

Parce qu’ils l’on eue historiquement. Plus ou moins.

En 1922, un effort d'union fut être tenté sur le plan politique, entre la Finlande, l'Estonie, la Lettonie et la Pologne. La Lituanie n'y participa pas. Les quatre Etats se réunirent à Varsovie pour l'élaboration d'une convention d'arbitrage et d'un accord contre Moscou. La Conférence aboutit en effet à la signature de l’accord de Varsovie, le 17 mars 1922.
Les Parties contractantes, s'engageaient à ne conclure aucun accord dirigé d'une façon directe ou indirecte contre l'une d'elles et à se communiquer les textes des traités qu'elles pourraient conclure avec des Etats tiers.
Pour citer le livre de 1939 : Cette une stipulation, une fois acceptée, n'aurait signifié rien moins que la transformation des Pays baltes en satellites de Varsovie. En précisant « d'une façon directe ou indirecte », ne laissant ainsi la moindre échappatoire à une action individuelle des Etats baltes ; une union plus intime entre la Lettonie et la Lituanie aurait été par là même exclue, de même que la possibilité d'une triple alliance naturelle entre l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie. Bien plus, la politique extérieure des Pays baltes et de la Finlande aurait été livrée à la bonne volonté de la Pologne, car toute initiative venant d'Helsinki, Tallin ou Riga aurait pu être interprétée par Varsovie comme un accord dirigé, sinon directement, au moins indirectement contre elle, et son veto prohibitif serait alors entré en jeu. Mais il est plus que clair que l'inverse n'eut pas été possible. – Source "L'Entente baltique" (op. cit.)

Ce traité contenait tous les éléments d'une alliance politique : la reconnaissance réciproque du statu quo territorial, tel qu'il est défini par les traités de paix, la coordination de la politique conventionnelle, le règlement des conflits et enfin l'assistance mutuelle diplomatique et militaire, en cas d'agression. Il faut ajouter cependant, que les dispositions du traité étaient vagues et ne contenaient aucune obligation précise, aucune charge déterminée.
Le traité resta sans lendemain. Car s’il fut signé, il ne fut pas ratifié. M. Holsti, ministre finlandais, après avoir donné sa signature à la légère, ne fut pas suivi par son gouvernement, et devant le Parlement, il perdit son portefeuille. L'attitude de la Finlande s'explique par son désir ardent d'observer une stricte neutralité et de ne pas être mêlée aux intrigues de la Pologne dans les Pays baltes. […] La Finlande se tourna alors vers la Scandinavie.
L'Estonie et la Lettonie se décidèrent à ne collaborer qu'entre elles. Cette politique aboutit à un accord qui eut beaucoup plus d'effets. Un traité d'alliance défensive fut signé à Tallin le 1er novembre 1923, qui cette fois-ci fut ratifié par les deux parties, et entra en vigueur le 21 février 1924. – Source "L'Entente baltique" (op. cit.)

L’échec d’une Entente baltique est dû à de multiples causes externes et internes. À partir de 1921, du moment où une puissance comme la France s’intéresse à la reconnaissance de ces pays, leur admission à la SDN consolide le sentiment national et la volonté de construire chacun à leur manière des États nationaux qui imiteront les démocraties et la culture occidentale. La concurrence entre des économies non complémentaires mais similaires, les jalousies réciproques perturbent le travail de rapprochement. Chacun craint d’autre part la concurrence des produits agricoles de l’autre et la perte de recettes douanières en résultant (les ressources de l’État dépendent fortement de celles-ci). À ces problèmes s’ajoutent les rivalités entre hommes d’État et les petites querelles opposant des opinions publiques soucieuses d’affirmer leur identité nationale. –source Julien Gueslin op. cit.

Cet échec amène les Polonais à ressortir le vieux rêve d’une Union polono-lituanienne. Ce projet avait été effectivement imaginé par les partisans de Pilsudski : une Lituanie ou une Ukraine qui, liées avec la Pologne, auraient reformé la puissance polonaise d’avant 1772. Ces projets semblent avoir avorté suite à la Conférence de la Paix et à l’évolution de la situation russe mais ils continuent à hanter les esprits de Pilsudski et de ses héritiers politiques en Pologne.
Sur le plan économique, on juge que le projet favoriserait le développement de deux pays jugés complémentaires. En fait, l’industrie lituanienne est quasiment inexistante et les produits agricoles lituaniens, se dirigent essentiellement vers l’Allemagne et l’Angleterre. De plus l’industrie lituanienne ne peut rivaliser avec ses concurrents allemands et polonais.
L’argument économique semblant moins pertinent, c’est le rappel de l’histoire commune des deux pays qui joue un grand rôle pour justifier le projet. On évoque l’histoire de la Pologne et les grandes heures de la puissance polonaise passée. La propagande polonaise peut alors exploiter auprès de l’opinion cette idée en montrant que cette union a permis de civiliser les Lituaniens à demi païens et qu’avant la catastrophe des partages, cette formule a fait la grandeur et la gloire des deux peuples. La proximité culturelle et religieuse (importance de la foi catholique) renforce cet aspect des choses. Les souffrances communes vécues sous le joug tsariste, les révoltes en commun en 1830 et 1863 viennent prolonger une argumentation qui invoque une communauté de destin.
Sauf que du point de vue lituanien, l’union apparaît sous des jours beaucoup moins glorieux. Les Polonais y sont accusés par leur politique catastrophique d’avoir précipité la disparition du pays au XVIIIe siècle. –source Julien Gueslin op. cit.

De toute façon, en 1938, les relations polono-lituaniennes sont telles que Varsovie a dû menacer son voisin d’une guerre, simplement pour pouvoir rétablir des relations diplomatiques. Le 17 mars 1938, les Polonais adressent un Ultimatum à la Lituanie exigeant le rétablissement des relations diplomatiques et la reconnaissance de l'annexion polonaise de Vilnius en 1920. L’Union est loin, mai en cette époque d’annexions brutales et de violation en plus en plus systématique du droit international, qui se soucie encore du Droit des Etats, pour ne rien dire du Droit des Gens ?


Pourquoi les Polonais feraient-ils cela ?

D'une manière générale, la politique étrangère de la Pologne dans l’entre-deux-guerres est effectivement "volontariste", marquée du sceau d’une intransigeante indépendance qui la rend parfois incohérente. [Dixit François Delpla https://delpla.org/article.php3?id_article=156 ]
Il est vrai que la politique polonaise est bloquée par un certain nombre de tabous :
1/Tabou quant à toute négociation sur Dantzig. 2/Tabou quant à toute présence militaire allemande en territoire polonais. 3/Tabou idem quant à toute présence militaire soviétique. Or, le tabou est, par définition, un phénomène irrationnel.

Autre phénomène irrationnel : la peur. Même si les polonais sont assez confiants dans la capacité de leur armée à les défendre contre les ambitions de leurs voisins, Russes et Allemands, il n’empêchent qu’ils ont un complexe de forteresse assiégée qui, justement, nourrit leur intransigeance et, pire encore, leur recherche de solutions, aussi illusoires soient-elles.

Si l’on considère qu’un choix rationnel est une situation où, lorsqu'il est question de prendre des décisions, celle-ci se prend en fonction de l'utilité qui en découle et du bénéfice qu'il est possible d'en obtenir, ce qui amène à y associer un niveau de risque acceptable[i], alors il n’y avait aucun choix rationnel que les dirigeant polonais eussent pu faire en 1934-1939.

Qu’y avait-il de [i]rationnel
dans le fait de se retrouver isolé face à deux états surpuissants, à l’est et à l’ouest, et de rester à attendre une attaque de leur part ? Etait-il rationnel, en 1939, d’espérer une aide effective de la France et de la Grande-Bretagne qui n’vaient cessé d’accumuler reculades et démissions depuis 5 ans ? Etait-il rationnel de nouer une alliance militaire avec des pays inaptes à faire la guerre ?

Pourtant, les polonais l’ont fait.

Alors, aurait-on pu reprocher aux polonais d’accepter une alliance avec un régime monstrueux mais effectivement prêt à faire la guerre contre un autre régime monstrueux qu’ils avaient d’ailleurs combattu moins de vingt ans auparavant ? Au moins les Polonais avaient-ils quelques points communs avec le IIIe Reich : haine du Bolchevisme volonté de récupérer des territoires en Baltique et à l’Est, antisémitisme bien ancré dans la population. Le refus polonais de s’associer au IIIe Reich est dû à un certain nombre de blocages mentaux (les Tabous de plus haut) et au fait qu’ils n’avaient, au fond, que le choix entre des mauvaises solutions et des solutions pires encore… au moins choisirent-ils historiquement les moins pires… pourrait-on penser. Ou plutôt, Hitler a fini par choisir pour eux.


Pourquoi Hitler accepterait-il ce plan ?

Parce que ce plan lui donne tout ce qu’il veut : un point de contact avec la frontière soviétique et l’alliance avec l’armée polonaise, à l’époque réputée être taillée sur mesure pour combattre l’Armée rouge. Il est vrai, également, que les polonais passent pour être les mieux renseignés sur les capacités militaires de l’URSS, ce qui n’est pas un mince exploit.

L’idée d’une annexion de la Lituanie par la Pologne semble avoir été envisagée par Hitler, si l’on en croit Rolf-Dieter Müller :
For years, relations between Poland and Lithuania had been very tense. On the day the Germans marched into Austria, a Polish border guard was shot by Lithuanian troops. The government in Warsaw wanted to use the opportunity to implement an effective hegemony over Lithuania. It demanded by ultimatum that the corresponding treaties be signed and was plainly willing to begin a military invasion. Soviet, French and British pressure eventually made Poland give up further-reaching demands, but it insisted that Lithuania resume the diplomatic relations it had broken off over the struggle for Vilnius. The Polish government simultaneously reassured Berlin that it would be consulted if the conflict escalated again. Hitler took that as an opportunity to have his forces prepare the military occupation of the Memel Territory, claimed by Germany. And he was concerned that if Lithuania were subjugated by Poland, an old idea of his own would become obsolete: to persuade Poland to give ground over Danzig by offering it Lithuania as compensation.
Soit en VF:

Pendant des années, les relations entre la Pologne et la Lituanie ont été très tendues. Le jour où les Allemands sont entrés en Autriche, un garde-frontière polonais a été abattu par les troupes lituaniennes. Le gouvernement de Varsovie a voulu profiter de l'occasion pour mettre en place une hégémonie de fait sur la Lituanie. Il exigeait par ultimatum que les traités correspondants soient signés et était tout à fait disposé se lancer dans une invasion militaire. Les pressions soviétique, française et britannique ont finalement amené la Pologne à renoncer à de nouvelles exigeances, mais elle insista pour que la Lituanie rouvre ses relations diplomatiques qu'elle avait rompues au cours de la querelle sur Vilnius. Le gouvernement polonais a simultanément assuré à Berlin qu'il serait consulté si le conflit se rallumait. Hitler en a profité pour que ses forces se préparent à l'occupation militaire du territoire de Memel, revendiquée par l'Allemagne. Et il craignait que si la Lituanie était envahie par la Pologne, une vieille idée qui lui était propre deviendrait obsolète: persuader la Pologne de céder du terrain sur Dantzig en lui offrant la Lituanie en compensation. – Rolf-Dieter Müller(op. cit.)

Bien sûr, après la victoire sur l’URSS (dont Hitler ne doute absolument pas), il en résulterait une Pologne bien plus vaste et puissante qu’avant. Hitler le redoute-il ? La question reste ouverte, mais rappelons que son objectif initial est basé sur ce que Ludendorff lui a enseigné dans les années 20 ; la récupération des territoires acquis au Traité de Brest-Litovsk.
En admettant qu’il arrive à atteindre cet objectif, il reste assez des territoires orientaux à faire miroiter aux Polonais et, de toute façon, la puissance industrielle allemande est telle qu’une "Grande Pologne" ne risque pas de faire trop d’ombre à une "Super-Grande-Allemagne"…
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Dernière édition par Merlock le Lun Mai 11, 2020 00:46; édité 1 fois
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Merlock



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MessagePosté le: Lun Mai 11, 2020 00:22    Sujet du message: Répondre en citant

L’engrenage.

Historiquement, le moment où les Allemands et les polonais ont été les plus proches au niveau politique a été en 1938, lors de la crise, dite "de Munich". À cette date, la Pologne a très largement soutenu la position allemande, avant de profiter de l’entrée des Allemands dans les Sudètes, le 1er octobre 1938, pour aller annexer le territoire tchécoslovaque de Teschen (Cieszyn) le même jour.

Dans notre uchronie, on peut considérer que cet épisode est le moment où la Pologne met le doigt dans l’engrenage de l’alliance souhaitée par le IIIe Reich.

Entre octobre 1938 et mars 1939, Hitler courtise assidûment la Pologne et utilise "l’incident de Teschen" pour mettre en exergue les "convergences de vue" entre l’Allemagne et la Pologne. Tout l’appareil de Propagande allemand participe à une offensive de charme vers le Pologne et son gouvernement.




Uchronologie possible.

Les évènements marqués [OTL] sont conformes au déroulé historiques des évènements. Les évènements marqués [RMTL] sont les évènements "alternatifs" après le passage du "Point de divergence" (POD).

Lundi 25 juillet 1932 [OTL] Signature du pacte de non-agression soviéto-polonais, valable pour une durée de trois ans.

Vendredi 26 janvier 1934 [OTL] Pacte de non-agression germano-polonais entre la Pologne de Józef Piłsudski et le Troisième Reich d'Adolf Hitler.

Samedi 5 mai 1934 [OTL] Prolongation du pacte de non-agression soviéto-polonais de 1932, jusqu'au 31/12/1945

Jeudi 14 juin 1934 [OTL] L'Allemagne décide de ne plus payer les dommages de guerre de la Première Guerre mondiale dus à la France et à la Belgique conformément au traité de Versailles.

Mercredi 12 septembre 1934 [OTL] Signature à Genève de l'Entente baltique, traité d'entente et de collaboration entre la Lithuanie, l'Estonie et la Lettonie; entré en vigueur le 5 novembre de la même année.

Lundi 1 octobre 1934 [OTL] Assassinat de Sergheï Kostrikov, dit Kirov (48 ans), à Leningrad dans des conditions mystérieuses. Ce meurtre servira de prétexte au première "Purges staliniennes"

Mercredi 16 janvier 1935 [OTL] Début des "grandes purges" staliniennes, avec l'ouverture des procès, dit "de Moscou". On estime à un total 44000 les condamnations à mort, pudiquement qualifiées de "condamnations au premier degré"

Samedi 16 mars 1935 [OTL] Rétablissement du service militaire obligatoire en Allemagne, en violation du traité de Versailles.

Samedi 16 mars 1935 [OTL] Création de la Wehrmacht.

Jeudi 2 mai 1935 [OTL] Signature à Paris du traité franco-soviétique d'assistance mutuelle

Mardi 18 juin 1935 [OTL] Signature à Londres du traité naval germano-britannique qui autorise l'Allemagne à former une marine égale à 35 % du tonnage de la marine britannique.

Mercredi 17 juillet 1935 [OTL] La Société des Nations condamne à l'unanimité le réarmement de l'Allemagne.

Dimanche 15 septembre 1935 [OTL] En Allemagne, adoption des Lois de Nuremberg par le Reichstag. Adoption du drapeau à croix gammée comme drapeau national de l'Allemagne.

Jeudi 3 octobre 1935 [OTL] Guerre italo-éthiopienne

Samedi 7 mars 1936 [OTL] Remilitarisation de la Rhénanie, en Allemagne, en violation du traité de Versailles et des accords de Locarno.

Samedi 9 mai 1936 [OTL] La guerre italo-éthiopienne se termine

Vendredi 17 juillet 1936 [OTL] Un soulèvement militaire contre le gouvernement de Front populaire, parti du Maroc espagnol, gagne l'Espagne (17-18 juillet). Début de la Guerre d’Espagne.

Samedi 25 juillet 1936 [OTL] L'Allemagne reconnaît la conquête de l'Éthiopie par l'Italie.

Lundi 24 août 1936 [OTL] L'Allemagne porte à deux ans le service militaire obligatoire.

Mercredi 9 septembre 1936 [OTL] Conférence de Londres sur la non-intervention en Espagne.

Lundi 14 septembre 1936 [OTL] En Allemagne, Hermann Göring se voit confier le Vierjahresplan qui stipule que la Wehrmacht doit être prête en quatre ans et que l'économie allemande doit être prête à soutenir une guerre en quatre ans.

Dimanche 1 novembre 1936 [OTL] Proclamation de l'Axe à Milan par Benito Mussolini.

Samedi 14 novembre 1936 [OTL] L'Allemagne déclare caduques les conditions du traité de Versailles sur la souveraineté de ses voies fluviales.

Mercredi 18 novembre 1936 [OTL] Reconnaissance officielle du gouvernement nationaliste par l'Italie et l'Allemagne.

Mercredi 25 novembre 1936 [OTL] Signature à Berlin du pacte anti-Komintern entre l'Allemagne et l'Empire du Japon.

Jeudi 24 décembre 1936 [OTL] Accord de Xi'an, en Chine, en prélude à une invasion japonaise. La Guerre civile chinoise est interrompue, une trêve et alliance entre les deux protagonistes est conclue.
Mardi 19 janvier 1937 [OTL] L'Empire du Japon dénonce le traité naval de Washington qui limitait la taille et l'armement de sa marine.

Mercredi 10 février 1937 [OTL] Le PCC et le KMT mettent fin par un accord secret à la guerre civile devant l'envahisseur japonais.

Mardi 2 mars 1937 [OTL] En Italie, le Grand Conseil du fascisme décide d'un effort de réarmement des armées italiennes.

Mardi 11 mai 1937 [OTL] Staline fait arrêter le maréchal Mikhaïl Toukhatchevski (exécuté le 12 juin) avec 7 autres généraux. C'est le début de la grande purge de l'armée rouge. Au total, trois maréchaux sur cinq, treize généraux d'armée sur 15, 30 généraux de corps d'armée sur 58, 110 généraux de division sur 195, 211 colonels sur 406, et au total 35.000 officiers, soit une bonne moitié des cadres de l'armée, sont proprement exécutés.

Mercredi 7 juillet 1937 [OTL] Un accrochage entre soldats japonais et chinois sur le pont Marco Polo, près de Pékin, marque le début de la guerre sino-japonaise.

Lundi 26 juillet 1937 [OTL] Les troupes japonaises envahissent la Chine.

Dimanche 8 août 1937 [OTL] Les Japonais occupent Pékin.

Vendredi 13 août 1937 [OTL] Les Japonais investissent Shangai. - 13 août au 26 novembre 1937[/b]

Samedi 14 août 1937 [OTL] Les Japonais bombardent la concession française de Shanghaï.

Samedi 21 août 1937 [OTL] Signature à Nankin d'un pacte de non-agression entre l'Union soviétique et la République de Chine.

Vendredi 5 novembre 1937 [OTL] Réunion secrète à Berlin pendant laquelle Adolf Hitler révèle ses projets de guerre dans la perspective de l’agrandissement de l'espace vital germanique à l'est.

Samedi 6 novembre 1937 [OTL] Adhésion de l’Italie au Pacte anti-Komintern

Samedi 11 décembre 1937 [OTL] L’Italie se retire de la SDN

Dimanche 12 décembre 1937 [OTL] Incident du "Panay", en Chine, au cours duquel les Japonais coulent un navire de guerre américain.

Lundi 13 décembre 1937 [OTL] L'armée japonaise s'empare de Nankin et commence des massacres et viols à grande échelle -13 décembre 1937[/b] – février 1938.[/b]

Vendredi 4 février 1938 [OTL] Création de l'Oberkommando der Wehrmacht (OKW). Adolf Hitler prend le commandement de la Wehrmacht.

Samedi 12 février 1938 [OTL] Rencontre entre les chanceliers allemand et autrichien près de Berchtesgaden.

Mercredi 9 mars 1938 [OTL] Annonce d’un référendum sur l’avenir de l’Autriche pour le 13 mars

Jeudi 10 mars 1938 [OTL] Ultimatum d’Hitler exigeant le report du référendum.

Vendredi 11 mars 1938 [OTL] Démission du Chancelier autrichien à la demande d’Hitler.

Samedi 12 mars 1938 [OTL] Hitler annexe l’Autriche (Anschluß).

Jeudi 17 mars 1938 [OTL] Ultimatum polonais à la Lituanie exigeant le rétablissement des relations diplomatiques et la reconnaissance de l'annexion polonaise de Vilnius en 1920,

Samedi 19 mars 1938 [OTL] La Lituanie cède partiellement devant l'ultimatum polonais en rétablissant ses relations diplomatiques avec Varsovie, mais ne reconnait toujours pas la perte de Vilnius de jure.

Vendredi 1 avril 1938 [OTL] Japon : Adoption de la Loi de mobilisation nationale.

Vendredi 20 mai 1938 [OTL] Mobilisation partielle en Tchécoslovaquie.

Samedi 28 mai 1938 [OTL] Adolf Hitler ordonne la construction de la ligne Siegfried le long de la frontière occidentale de l’Allemagne.

Vendredi 29 juillet 1938 [OTL] Début de la bataille du lac Khassan, aussi appelée incident de Changkufeng, entre l'armée rouge et l'armée japonaise.

Jeudi 11 août 1938 [OTL] Fin de la bataille du lac Khassan, victoire soviétique, retour au statu quo ante

Vendredi 12 août 1938 [OTL] Mobilisation générale en Allemagne.

Lundi 22 août 1938 [OTL] La convention de Bled reconnaît au royaume de Hongrie la fin des contraintes pesant sur son appareil militaire, permettant au royaume de s'équiper de matériel militaire moderne

Lundi 12 septembre 1938 [OTL] Adolf Hitler déclare dans un discours à Nuremberg que son prochain objectif sera le rattachement des Sudètes à l’Allemagne.

Lundi 12 septembre 1938 [OTL] Mobilisation partielle en France.

Lundi 12 septembre 1938 [OTL] Mobilisation partielle au Royaume-Uni.

Samedi 17 septembre 1938 [OTL] L’URSS affirme sa neutralité face à la Finlande.

Jeudi 22 septembre 1938 [OTL] Mobilisation générale en Tchécoslovaquie.

Vendredi 23 septembre 1938 [OTL] L'Union soviétique informe le gouvernement polonais que le pacte serait considéré comme nul et non avenu en cas de participation Polonaise à l’occupation de la Tchécoslovaquie.

Vendredi 23 septembre 1938 [OTL] Mobilisation générale en Tchécoslovaquie.

Samedi 24 septembre 1938 [OTL] Premiers rappels de réservistes en France devant les menaces de guerre.

Mardi 27 septembre 1938 [OTL] Mobilisation partielle en Belgique.

Mardi 27 septembre 1938 [OTL] Ultimatum allemand à la Tchécoslovaquie.

Jeudi 29 septembre 1938 [OTL] 29-30 septembre : Accords de Munich entre l'Allemagne, le Royaume-Uni, la France et l'Italie. Voulant éviter la guerre, le Royaume-Uni et la France sacrifient leur allié tchèque et permettent l'annexion des Sudètes par le Troisième Reich.

Samedi 1 octobre 1938 [OTL] Les généraux allemands dissidents, qui craignaient une guerre avec la crise des Sudètes, renoncent à leur complot de coup d'État contre Adolf Hitler.

Samedi 1 octobre 1938 [OTL] Entrée des Allemands dans les Sudètes.

Samedi 1 octobre 1938 [OTL] La Pologne annexe Teschen (Cieszyn), à la suite de la conférence de Munich.

Samedi 1 octobre 1938 [RMTL] Hitler ordonne à Goebbels de lancer une campagne de propagande destinée à "jeter la Pologne dans les bras allemands".

Jeudi 6 octobre 1938 [OTL] Formation d’un gouvernement autonome de Slovaquie.

Mardi 11 octobre 1938 [OTL] En réaction aux récents événements en Europe, le président américain Franklin D. Roosevelt, annonce l'intensification du réarmement américain.

Lundi 31 octobre 1938 [OTL] Le Pacte de non-agression de 1932 est réaffirmé par le gouvernement soviétique, malgré que la Pologne a occupé la région de Zaolzie (Tchécoslovaquie)

Mercredi 2 novembre 1938 [OTL] Premier arbitrage de Vienne: Sous la pression allemande, une guerre entre la Tchécoslovaquie et la Hongrie est évitée. La Hongrie récupère la lisière méridionale de la Slovaquie et de la Ruthénie subcarpathique, lisière dite "Haute-Hongrie", où se trouvent les minorités hongroises de Tchécoslovaquie. Hitler promet également de rendre à la Hongrie des territoires situés en Slovaquie en échange d'une alliance militaire. Le régent Horthy s'y refuse, tout en continuant à réclamer l'abrogation totale du traité de Trianon. La Hongrie se rapproche de l'Allemagne hitlérienne.

Samedi 26 novembre 1938 [OTL] La Pologne l'Union soviétique réaffirment une seconde fois le Pacte de non-agression de 1932

Mardi 6 décembre 1938 [OTL] Accord de "bonne entente" franco-allemand à Paris.

Jeudi 5 janvier 1939 [RMTL] Adolf Hitler annonce au ministre des Affaires étrangères polonais, Józef Beck, qu’il est disposé à faire "d'importantes concessions" pour que Dantzig puisse être restituée au Reich "à la satisfaction de tous".

Vendredi 13 janvier 1939 [OTL] L’Allemagne, le Japon et l'Italie invitent la Hongrie à adhérer au pacte anti-Komintern.

Jeudi 26 janvier 1939 [OTL] L’armée franquiste entre dans Barcelone.

Jeudi 2 février 1939 [OTL] Benito Mussolini accepte la proposition d'Adolf Hitler de transformer le pacte anti-Komintern en une alliance militaire défensive.

Dimanche 5 février 1939 [OTL] Le président Manuel Azaña propose un armistice aux nationalistes. Les troupes nationalistes contrôlent toute la frontière pyrénéenne.

Lundi 6 février 1939 [OTL] Chamberlain déclare aux Communes que toute menace contre les intérêts vitaux de la France entraînera l’assistance du Royaume-Uni

Vendredi 10 février 1939 [OTL] La Catalogne tombe aux mains des franquistes

Vendredi 10 février 1939 [OTL] Le Japon occupe l’île de Hainan et fait le blocus des concessions françaises et britanniques de Tianjin, ce qui amène les États-Unis à dénoncer leur traité de commerce avec le Japon en juillet.

Vendredi 24 février 1939 [OTL] Le Mandchoukouo adhère au Pacte anti-Komintern.

Samedi 25 février 1939 [OTL] La Hongrie adhère au pacte anti-Komintern.

Lundi 27 février 1939 [OTL] France et Royaume-Uni reconnaissent le gouvernement franquiste de Burgos.

Mardi 14 mars 1939 [OTL] Proclamation de l’indépendance de la Slovaquie sous protection allemande.

Mardi 14 mars 1939 [OTL] Convoqué à Berlin dans la nuit du 14 au 15 mars, Emil Hácha est contraint sous la menace de signer un document acceptant l'occupation de la Bohême et la Moravie par les troupes allemandes.

Mercredi 15 mars 1939 [OTL] L'Allemagne occupe la Tchécoslovaquie et crée le Protectorat de Bohême-Moravie.

Vendredi 17 mars 1939 [OTL] Neville Chamberlain condamne la violation des accords de Munich par l’Allemagne et revient sur sa politique d'apaisement.

Lundi 20 mars 1939 [OTL] Ultimatum allemand à la Lituanie au sujet du territoire de Memel.

Mardi 21 mars 1939 [RMTL] L'Allemagne propose à la Pologne une "action commune pour rétablir les droits légitimes de la Pologne et de l'Allemagne en Lituanie": en clair une action commune pour dépecer ce petit pays et s’en partager la dépouille.

Mercredi 22 mars 1939 [OTL] Annexion du territoire de Memel (Lituanie) par l’Allemagne.

Jeudi 23 mars 1939 [OTL] Guerre hungaro-slovaque; un court conflit entre le Royaume de Hongrie et la République slovaque en Slovaquie orientale suite à l'arbitrage de Vienne.

Jeudi 23 mars 1939 [RMTL] À 1 heure du matin, Juozas Urbšys (Ministre des affaires étrangères de la Lituanie), Józef Beck et Ribbentrop signent un traité, entrant en vigueur le 22 mars, stipulant que la Lituanie transférait volontairement la région de Memel/Klaipėda à l'Allemagne et intégrait la nouvelle "Union Polono-Lituanienne" nouvellement établie.

Jeudi 23 mars 1939 [RMTL] Les troupes Polonaises franchissent la frontière lituanienne et occupent le pays. L’armée lituanienne a reçu l’ordre de ne pas résister. [Note – OTL à cette date, l’armée polonaise renforçait le dispositif militaire du corridor de Dantzig]. CET ÉVÈNEMENT PEUT-ÊTRE CONSIDÉRÉ COMME LE POINT DE DIVERGENCE (POD) DE CETTE RMTL.

Jeudi 23 mars 1939 [OTL] Déclaration franco-Anglaise assurant un soutien à la Belgique, aux Pays-Bas et à la Suisse.

Jeudi 23 mars 1939 [OTL] La Hongrie annexe la Ruthénie subcarpathique.

Jeudi 23 mars 1939 [OTL] Début de la guerre slovaquo-hongroise.

Dimanche 26 mars 1939 [RMTL] La Pologne annonce qu’elle "ne rejette pas" les propositions d’Hitler d’une alliance militaire de la Pologne avec l’Allemagne contre l’Union soviétique [Note – OTL c'est exactement le contraire].

Dimanche 26 mars 1939 [OTL] Le service militaire de six mois est établi au Royaume-Uni.

Lundi 27 mars 1939 [OTL] L'Espagne franquiste adhère au pacte anti-Komintern.

Mardi 28 mars 1939 [OTL] Les troupes nationalistes occupent Madrid.

Mardi 28 mars 1939 [RMTL] Déclaration solennelle de la Pologne annonçant qu’une modification du statut de Dantzig avec le consentement et dans le respect de l’intérêt de toutes les parties conduirait sans aucun doute à une amélioration substantielle des relations germano-polonaises.

Vendredi 31 mars 1939 [OTL] Les troupes franquistes tiennent Madrid.

Vendredi 31 mars 1939 [RMTL] suite à l’annexion de la Lituanie par la Pologne, le premier ministre Arthur Neville Chamberlain refuse la garantie britannique à la Pologne. Le Royaume-Uni et la France exigent l’évacuation de la Lituanie par les troupes polonaises.

Vendredi 31 mars 1939 [RMTL] L’Allemagne s'engage à défendre l'indépendance et l'intégrité territoriale de la Pologne contre toute invasion.

Samedi 1 avril 1939 [OTL] Fin de la guerre civile espagnole, dont le bilan s'élève au moins à 600000 victimes civiles et militaires. La dictature franquiste s'installe (1939[/b] -1975).

Lundi 3 avril 1939 [OTL] Chamberlain annonce que le Royaume-Uni s’opposera par la force à toute nouvelle conquête territoriale de l’Allemagne.

Mardi 4 avril 1939 [OTL] Fin de la Guerre hungaro-slovaque; les Slovaques doivent renoncer à une bande de terre dans l'est du pays autour de Stakčín et de Sobrance, soit 1 697 km² de territoire, 69 930 habitants et 78 communes.

Jeudi 6 avril 1939 [RMTL] Accord de défense entre l’Allemagne et la Pologne.

Vendredi 7 avril 1939 [OTL] Offensive italienne contre l’Albanie entraînant la fuite du Roi Zog. Elle se termine le 12 avril 1939.[/b]

Mardi 11 avril 1939 [OTL] La Hongrie se retire de la Société des Nations.

Jeudi 13 avril 1939 [OTL] Le premier ministre Arthur Neville Chamberlain donne la garantie britannique à la Grèce.

Vendredi 14 avril 1939 [OTL] Le Royaume-Uni et la France garantissent l’intégrité territoriale de la Roumanie.

Lundi 17 avril 1939 [RMTL] Condamnation française de l’Accord de défense entre l’Allemagne et la Pologne.

Mardi 18 avril 1939 [OTL] Proposition de Maxime Litvinov, ministre des affaires étrangères soviétique, d'une alliance militaire de dix ans entre le Royaume-Uni, la France et l'Union soviétique.

Mercredi 26 avril 1939 [OTL] Le Royaume-Uni rétablit le service militaire obligatoire.

Vendredi 28 avril 1939 [OTL] Adolf Hitler dénonce unilatéralement le traité naval germano-britannique de 1935.[/b]

Mercredi 3 mai 1939 [OTL] Joseph Staline nomme Viatcheslav Molotov commissaire du peuple aux affaires étrangères en remplacement de Maxim Litvinov nommé ambassadeur de l'Union soviétique en Royaume-Uni.

Jeudi 4 mai 1939 [RMTL] Célèbre article de Marcel Déat dans l'Œuvre : "Oublier Dantzig" où il raille "les va-t-en-guerre aveugles" qui nous auraient fait "mourir pour Dantzig" alors que la solution dépendait seulement de la "profonde sagesse" d'Hitler et de "tous les peuples concernés".

Vendredi 5 mai 1939 [OTL] Deuxième loi antijuive en Hongrie, sur une base raciale.

Vendredi 5 mai 1939 [RMTL] Le ministre polonais des affaires étrangères Józef Beck accepte le nouveau statut de Dantzig (c’est à dire sa restitution).

Dimanche 7 mai 1939 [OTL] Londres rejette la proposition d'alliance soviétique du 18 avril.

Lundi 8 mai 1939 [OTL] L’Espagne se retire de la SDN.

Jeudi 11 mai 1939 [OTL] Incident de Nomonhan: une première escarmouche voit s'affronter des troupes soviéto-mongoles et nippo-mandchoues. Plusieurs auront encore lieu jusqu'au 30 mai.

Lundi 15 mai 1939 [OTL] Le gouvernement du Mandchoukouo (donc l'autorité japonaise) transmet une note de protestation au gouvernement mongol (donc de fait à l'autorité soviétique).

Lundi 15 mai 1939 [OTL] Les Japonais envoient leur aviation bombarder un camp militaire, et font pénétrer un millier d'hommes sur 20 km en territoire mongol. C'est le début de l'escalade.

Mercredi 17 mai 1939 [RMTL] La France met fin à toute coopération militaire avec la Pologne, "jusqu’à nouvel ordre".

Samedi 20 mai 1939 [OTL] Les premiers affrontements dans les airs entre aviations japonaise et soviétique ont lieu au-dessus de la zone contestée

Lundi 22 mai 1939 [OTL] Première tentative soviétiques de reprendre le village de Nomonhan, mais les Japonais le repoussent.

Lundi 22 mai 1939 [OTL] Signature à Berlin du Pacte d'acier, alliance militaire et politique entre l'Allemagne et l'Italie.

Mardi 23 mai 1939 [OTL] Adolf Hitler annonce à ses généraux qu'il fera la guerre à la Pologne afin de régler le problème polonais.

Mercredi 24 mai 1939 [RMTL] Le Royaume-Uni et la France acceptent le principe d’un pacte d’assistance mutuelle en cas d’agression contre l’un d’entre eux.

Mercredi 24 mai 1939 [OTL] Bataille de Suixian-Zaoyang - Victoire chinoise

Jeudi 25 mai 1939 [OTL] Deuxième tentative soviétiques de reprendre le village de Nomonhan, il y parviennent au bout de deux jours.

Dimanche 28 mai 1939 [OTL] Contre-attaque japonaise à Nomonhan. Echec.

Lundi 29 mai 1939 [RMTL] Adolf Hitler répond défavorablement à la demande de négociation de la part de Joseph Staline.

Mercredi 31 mai 1939 [OTL] Signature à Berlin d'un pacte de non-agression entre l'Allemagne et le Danemark.

Mardi 6 juin 1939 [OTL] Le général Gamelin, nommé chef d’état-major de la Défense nationale, se rend à Londres pour mettre au point la coopération militaire entre les deux pays.

Mercredi 7 juin 1939 [OTL] Signature à Berlin du pacte de non-agression germano-letton et du pacte de non-agression germano-estonien.

Lundi 12 juin 1939 [OTL] Joukov est nommé au commandement des troupes soviéto-mongoles

Mardi 13 juin 1939 [OTL] L'Empire du Japon décrète le blocus des concessions britanniques et françaises en Chine.

Jeudi 22 juin 1939 [OTL] La Slovaquie est intégrée économiquement au Reich.

Vendredi 23 juin 1939 [OTL] Signature d’un pacte d’assistance mutuelle franco-turque à Ankara. Le sandjak d'Alexandrette est cédé par la France à la Turquie contre un traité d’alliance avec la France et le Royaume-Uni. Les Arméniens du sandjak sont déplacés vers le Liban. La Syrie ne reconnaît pas cette annexion.

Mardi 27 juin 1939 [OTL] Les Japonais se lancent dans l'escalade en frappant la base aérienne soviétique de Tamsak-Bulak, en Mongolie. Il ne s'agit plus là d'incidents de frontière, mais de frappes en profondeurs, qui laissent craindre une généralisation du conflit.

Jeudi 29 juin 1939 [OTL] Échec des pourparlers pour la constitution d’une alliance anglo-franco-soviétique contre l’Allemagne.

Dimanche 2 juillet 1939 [OTL] Début de l'offensive japonaise.

Mardi 4 juillet 1939 [OTL] Les Japonais, matraqués par l'artillerie, pressés par les blindés, menacés d'encerclement, à court de munitions et de ravitaillement sont contraints de se replier la nuit du 4 au 5 juillet

Jeudi 6 juillet 1939 [OTL] Les 6 et 7 juillet, les Japonais tentent une nouvelle offensive.

Dimanche 9 juillet 1939 [OTL] Contre-attaque soviétique

Lundi 10 juillet 1939 [RMTL] Devant l’aggravation de la tension germano-polono-soviétique, le ministre français des Affaires étrangères, Georges Bonnet presse Londres d’accepter les conditions soviétiques afin d’aboutir à un accord.

Dimanche 23 juillet 1939 [OTL] Nouvelle offensive japonaise qui s'enlise au bout de deux jours, faute de logistique.

Mercredi 26 juillet 1939 [RMTL] L’Allemagne propose la signature d’un pacte de non-agression au Royaume-Uni et à la France qui opposent une fin de non-recevoir.

Dimanche 30 juillet 1939 [RMTL] Accord germano-polonais sur le problème de Dantzig.

Jeudi 10 août 1939 [OTL] Cabinet Dirk Jan de Geer aux Pays-Bas (fin en septembre 1940).

Samedi 12 août 1939 [OTL] Ouverture à Moscou des négociations tripartites (France/Royaume-Uni/Union soviétique) pour la signature d’une convention militaire.

Dimanche 13 août 1939 [RMTL] Début de la concentration de troupes allemandes en Pologne.

Jeudi 17 août 1939 [RMTL] La Pologne bloque le trafic transfrontalier avec l’Union soviétique.

Dimanche 20 août 1939 [OTL] En Mongolie, les Soviétiques déclenchent au matin une vaste offensive en pince sur les positions japonaises.

Mardi 22 août 1939 [RMTL] Chamberlain envoie à Hitler un ultime message pour éviter la guerre. En rappelant les engagements de son pays en faveur de la paix, le Premier ministre britannique demande l’instauration d’une trêve afin de régler les conflits par la négociation. Le même jour, Hitler fixe le début des opérations militaires contre l’Union soviétique au 26.

Mardi 22 août 1939 [OTL] Les autorités soviétiques proposent un cessez-le-feu au Japon.

Mercredi 23 août 1939 [RMTL] Signature du "Pacte Blanc". La Pologne signe avec l’Allemagne un pacte d’alliance militaire par lequel les eux pays s’engagent à "détruire le régime bolchevik". S’y ajoute un protocole secret portant sur un partage de la Russie entre l'Allemagne nazie et la Pologne et sur l'annexion de la Lettonie par la Pologne.

Mercredi 23 août 1939 [RMTL] Rétrocession de la ville libre de Dantzig au IIIe Reich.

Mercredi 23 août 1939 [RMTL] Les communistes français dénoncent le "Pacte Blanc" et exigent du gouvernement français un engagement ferme à ne pas "refaire comme en Espagne" et lutter contre "l'hydre fasciste ou qu'elle soit". Des grèves monstrueuses, plus dures qu’en 1936, paralysent le pays.

Mercredi 23 août 1939 [RMTL] France : Le Comité permanent de la défense nationale est réuni : l’armée se tient prête à intervenir pour le cas où les troubles intérieurs mettraient en danger l’ordre public.

Mercredi 23 août 1939 [RMTL] Au Royaume-Uni, le Parlement concède des pouvoirs spéciaux au gouvernement.

Mercredi 23 août 1939 [RMTL] La France rappelle sous les drapeaux les réservistes.

Jeudi 24 août 1939 [OTL] En Mongolie, entre le 24 et le 25, la défense japonaise s'effondre face aux coups de boutoir de l’armée rouge.

Jeudi 24 août 1939 [RMTL] La mobilisation partielle est décrétée en France. La paralysie des gares, due aux grèves, rend la mobilisation pratiquement impossible…

Jeudi 24 août 1939 [OTL] Emergency Powers Act au Royaume-Uni : loi donnant au nouveau ministère de la sécurité intérieure tous les pouvoirs sur les citoyens anglais et leurs propriétés (internement sans jugement des suspects, censure des médias, interdiction des grèves, carte d’identité, couvre-feu, rétablissement de la procédures des "Order in Council"). Le Parlement de 1935 est prorogé jusqu’à la fin du conflit.

Jeudi 24 août 1939 [RMTL] Mobilisation générale en Pologne.

Vendredi 25 août 1939 [RMTL] Saisie des journaux communistes français et notamment L'Humanité.

Vendredi 25 août 1939 [RMTL] Benito Mussolini conteste le Pacte Blanc et déclare à Adolf Hitler qu’il ne peut entrer en guerre que si l’Allemagne lui fournit le matériel et les matières premières dont l’Italie a besoin.

Vendredi 25 août 1939 [RMTL] Signature à Londres d’un accord d’assistance militaire mutuelle de cinq ans entre la France et le Royaume-Uni.

Vendredi 25 août 1939 [RMTL] Alors que l'offensive germano-polonaise contre l’Union soviétique devait commencer le 26 août, l’accord franco-anglais fait redouter à Adolf Hitler une déclaration de guerre à l’ouest. En accord avec les Polonais, il se donne jusqu'au 31 août pour voir comment va évaluer la situation.

Samedi 26 août 1939 [OTL] Les 26 et 27, les dernières poches de résistance japonaises sont méthodiquement réduites par les Soviétiques. Les Japonais encerclés préfèrent mourir que de se rendre.

Samedi 26 août 1939 [OTL] Mobilisation générale en Belgique.

Samedi 26 août 1939 [RMTL] les radios allemandes et polonaises annoncent l’intention de l’Allemagne et de la Pologne de mettre fin une fois pour toute à la menace que le bolchevisme russe fait peser sur le monde.

Samedi 26 août 1939 [OTL] Mobilisation générale des forces allemandes.

Samedi 26 août 1939 [RMTL] La France avertit le Royaume-Uni qu'elle aura du mal à tenir ses engagements envers lui, si sa situation intérieure ne s’améliore pas.

Lundi 28 août 1939 [OTL] Mobilisation générale aux Pays-Bas

Mercredi 30 août 1939 [RMTL] L'armée japonaise du Kwantung reçoit un ordre clair de la part de l'état-major impérial de "préparer moralement" à une guerre longue contre l'Union soviétique.

Mercredi 30 août 1939 [RMTL] La marine polonaise reçoit l'ordre d’appareiller pour entamer les hostilités contre l’Union soviétique (opération "Pékin").

Jeudi 31 août 1939 [RMTL] Ultimatum germano-polonais à l’Union soviétique. L’état de guerre existera entre l'Allemagne et la Pologne, d’une part, et l’Union Soviétique, d’autre part, le 1er septembre à 4h45 du matin.

Jeudi 31 août 1939 [OTL] Mobilisation de la flotte britannique.

Vendredi 1 septembre 1939 [RMTL] À 4h45 du matin, déclenchement du "Plan Blanc". Les armées allemande et polonaise attaquent l’Union soviétique.
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Dernière édition par Merlock le Lun Mai 11, 2020 00:49; édité 2 fois
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demolitiondan



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MessagePosté le: Lun Mai 11, 2020 00:26    Sujet du message: Répondre en citant

Ca aurait peut-être pu se faire - si les allemands avaient eu la moindre volonté de partager les pays baltes et de laisser une Pologne 'forte, libre et indépendante' sur leur frontière Est. L'expression est de Staline au passage ...
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Merlock



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MessagePosté le: Lun Mai 11, 2020 00:33    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
Ca aurait peut-être pu se faire - si les allemands avaient eu la moindre volonté de partager les pays baltes et de laisser une Pologne 'forte, libre et indépendante' sur leur frontière Est. L'expression est de Staline au passage ...


Eh bien... bizarrement peut-être que si.

Hitler prenait tout ce qu'il pouvait, c'est un fait.

Reste qu'il était audacieux avec les faibles, et nettement plus prudent avec les forts. Il considérait réellement la Pologne comme "forte" (sinon il n'aurait pas cherché son alliance), après tout l'armée de ce pays avait vaincu l'armée rouge...
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Imberator



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MessagePosté le: Lun Mai 11, 2020 00:47    Sujet du message: Répondre en citant

Deux questions :

Si la Pologne se décale vers le nord avec la Lituanie, comment l'Allemagne peut-elle alors avoir une frontière commune avec l'URSS ?

Et si les alliés refusent d'octroyer à cette nouvelle Pologne leurs garanties, pourquoi Hitler, avant de s'en prendre à l'URSS, et une fois rassasié avec la Pomérélie, Dantzig, Mémel voire la Posnanie (frontière allemande orientale de 1914), ne se retournerait-il pas rapidement contre les Polonais, profitant de ce qu'alors Varsovie ne pourrait momentanément espérer une aide occidentale en punition pour sa compromission allemande dans la Baltique ?
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Merlock



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MessagePosté le: Lun Mai 11, 2020 01:02    Sujet du message: Répondre en citant

Imberator a écrit:
Si la Pologne se décale vers le nord avec la Lituanie, comment l'Allemagne peut-elle alors avoir une frontière commune avec l'URSS ?


C’est le casse-tête auquel Hitler a été confronté. Sa réponse a été de passer à travers tout.

En fait, l’Allemagne peut passer par un "couloir sud" constitué de l’ex-Tchécoslovaquie, à savoir en 1939 : Bohême-Moravie + Slovaquie + Ruthénie sub carpathique. Rien n’empêche "d’élargir" ce couloir au détriment de Roumains (Bessarabie)...

Imberator a écrit:
Et si les alliés refusent d'octroyer à cette nouvelle Pologne leurs garanties, pourquoi Hitler, avant de s'en prendre à l'URSS, et une fois rassasié avec la Pomérélie, Dantzig, Mémel voire la Posnanie (frontière allemande orientale de 1914), ne se retournerait-il pas rapidement contre les Polonais, profitant de ce qu'alors Varsovie ne pourrait momentanément espérer une aide occidentale en punition pour sa compromission allemande dans la Baltique ?


Parce que la guerre contre l’URSS est prioritaire. Et c’est plus simple d’attaquer l’URSS avec l’armée polonaise que devoir combattre l’armée polonaise et l’Armée rouge, successivement…

Par contre, il peut très bien envisager de se retourner contre les polonais une fois l’URSS battue (ce qui est plus vite dit que fait).
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MessagePosté le: Lun Mai 11, 2020 01:09    Sujet du message: Répondre en citant

Très intéressant…
Dans des conditions pareilles, je ne vois pas les Français et les Anglais entrer en guerre ! Une partie de leur opinion est ravie, les Rouges et les Bruns s'affrontent, magnifique !
En France, le PC va exiger la guerre, mais il sera loin d'avoir une majorité pour le soutenir !
Par ailleurs, Hongrie et Roumanie vont se précipiter pour profiter du parapluie allemand et des largesses qu'ils espèrent du Reich (et pour éviter que l'autre n'en profite trop).
En Espagne, Franco va expédier à Hitler sa Division Azul.
Mussolini… va dire "Et moi dans tout ça ?" et peut-être se résoudre à faire comme Franco.
Dans l'ensemble le résultat est assez noir, si Hitler vient à bout de l'URSS.
Heureusement que le PdD est peu probable.
Et que, en effet, battre l'URSS avec une armée allemande pas encore aguerrie et réorganisée selon les enseignements de la campagne de Pologne (!), c'est à voir.
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Casus Frankie

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Merlock



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MessagePosté le: Lun Mai 11, 2020 01:24    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:

Et que, en effet, battre l'URSS avec une armée allemande pas encore aguerrie et réorganisée selon les enseignements de la campagne de Pologne (!), c'est à voir.


Oui: l'OOB allemand pour attaquer l'URSS c'est celui pour attaquer la Pologne OTL...

Reste à voir ce que ça vaut en face...
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demolitiondan



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MessagePosté le: Lun Mai 11, 2020 01:26    Sujet du message: Répondre en citant

Mouais, je ne dis pas que les Polonais étaient factuellement contre Hitler - je pense même qu'ils auraient pu signer une alliance défensive avec lui. Mais offensive ... dans quel but au juste ? La Lituanie est libre, puis occupée par eux dans ce scénario. Quant au reste de l'ancienne Pologne Lituanie, il est plus à chercher du côté de la Roumanie ...
Du reste, Hitler voulait détruire la Pologne - sa nation, son pays et sa culture. Pareille alliance n'aurait donc été par nature qu'un simple jeu de dupes, voué à durer un temps très limité. Pour rappel, voilà ce qu'Hitler disait de la Pologne en 1939 :

Citation:
With minor exceptions German national unification has been achieved. Further successes cannot be achieved without bloodshed. Poland will always be on the side of our adversaries... Danzig is not the objective. It is a matter of expanding our living space in the east, of making our food supply secure, and solving the problem of the Baltic states. To provide sufficient food you must have sparsely settled areas. There is therefore no question of sparing Poland, and the decision remains to attack Poland at the first opportunity. We cannot expect a repetition of Czechoslovakia. There will be fighting.


Citation:
The object of the war is … physically to destroy the enemy. That is why I have prepared, for the moment only in the East, my 'Death's Head' formations with orders to kill without pity or mercy all men, women, and children of Polish descent or language. Only in this way can we obtain the living space we need.

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solarien



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MessagePosté le: Lun Mai 11, 2020 01:43    Sujet du message: Répondre en citant

C'est vrai que le duel promet d'être épique, entre une armée allemande très rapide mais sous-équiper et une armée rouge sans commandement, mais avec un avantage, une fortification frontalière.

Pas de guerre du Nord, je présume ?

Pas sure que la Hongrie et la Roumanie se tourne vers l'Allemagne vus que l'URSS ne peux pas leur faire de misère. Par contre, ils vont lui fournir pétrole et ressource minière.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Lun Mai 11, 2020 01:49    Sujet du message: Répondre en citant

La Hongrie n a aucun intérêt contre l URSS hormis un anticommunisme très insuffisant pour déclencher seul une guerre. Au surplus elle se méfie vraiment de l Allemagne - l amiral peut en parler ...) Quand a la Roumanie, elle ne fera rien non plus en l absence d occupation de la Moldavie.
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Imberator



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MessagePosté le: Lun Mai 11, 2020 01:54    Sujet du message: Répondre en citant

Merlock a écrit:
Imberator a écrit:
Si la Pologne se décale vers le nord avec la Lituanie, comment l'Allemagne peut-elle alors avoir une frontière commune avec l'URSS ?

C’est le casse-tête auquel Hitler a été confronté. Sa réponse a été de passer à travers tout.

En fait, l’Allemagne peut passer par un "couloir sud" constitué de l’ex-Tchécoslovaquie, à savoir en 1939 : Bohême-Moravie + Slovaquie + Ruthénie sub carpathique. Rien n’empêche "d’élargir" ce couloir au détriment de Roumains (Bessarabie)...

Enfin attaquer le plus grand pays du monde avec juste un couloir mal desservi,...


Merlock a écrit:
Imberator a écrit:
Et si les alliés refusent d'octroyer à cette nouvelle Pologne leurs garanties, pourquoi Hitler, avant de s'en prendre à l'URSS, et une fois rassasié avec la Pomérélie, Dantzig, Mémel voire la Posnanie (frontière allemande orientale de 1914), ne se retournerait-il pas rapidement contre les Polonais, profitant de ce qu'alors Varsovie ne pourrait momentanément espérer une aide occidentale en punition pour sa compromission allemande dans la Baltique ?

Parce que la guerre contre l’URSS est prioritaire. Et c’est plus simple d’attaquer l’URSS avec l’armée polonaise que devoir combattre l’armée polonaise et l’Armée rouge, successivement…

C'est évident. Cependant :

1) Hitler se sentirait-il bien assurer en s'engageant en URSS avec sur ses arrières une Pologne qui ne serait pas totalement soumise à son autorité ?

2) Étant donné son mépris de la valeur des forces soviétiques comme du prix du sang allemand, jugerait-il nécessaire de s'adjoindre l'armée polonaise pour briser l'Armée Rouge et avec elle toute l'Union Soviétique ?

3) Certes la destruction de l'URSS est prioritaire. Mais en cas de non-belligérance de la France et du Royaume-Uni, donc en l'absence de blocus allié, les importations de matières premières par le Reich restant possibles, les ressources de l'Union Soviétique ne sont alors pas immédiatement nécessaires à l'économie allemande. Donc si il y a bien priorité dans la pensée hitlérienne, y aurait-il ici urgence ?

4) Enfin le rythme des conquêtes nazies, avant-guerre et au moins jusqu'à la campagne de 40, était en partie imposé par les difficultés financières du Reich. Chaque acquisition nouvelle étant aussitôt mise à contribution pour améliorer autant que possible les finances allemandes. L'invasion historique de la Pologne, ce même si l'or et les réserves de change polonais n'étaient pas pléthoriques, répondait en partie à cette politique. Ne peut-on considérer qu'ici une invasion de la Pologne, noix sans doute dans un premier temps plus facile et rapide à croquer que l'URSS, en vue de préparer Barbarossa avec la quasi certitude que les Alliés ne bougeront pas et qu'il y aura un peu de butin à la clé, se justifierait dans l'esprit du Führer ?

5) Enfin la conquête de la Pologne n'apparait-elle pas, géographiquement au moins, comme une étape préalable logique avant la future grande guerre à mener plus loin à l'est ? Surtout si on peut espérer que Londres et Paris ne s'y opposeront pas militairement, et si ce sera l'occasion de mettre à l'épreuve la toute jeune Wehrmacht.


Merlock a écrit:
Par contre, il peut très bien envisager de se retourner contre les polonais une fois l’URSS battue (ce qui est plus vite dit que fait).

C'est même inévitable. Sinon on aurait une super Pologne, agrandie en Biélorussie et en Ukraine occidentale, devenant un nouvel et immense "corridor de Dantzig" entre le Grand Reich et ses nouvelles conquêtes en Russie d'Europe.

C'est d'ailleurs à mon sens le point qui devrait faire tiquer les Polonais dès le départ. Ils devraient comprendre immédiatement que, même victorieux aux côtés des Allemands en URSS, ils deviendraient inévitablement et plutôt vite que tard la future proie du caporal autrichien. Sans compter que ce dernier ne s'est pas montré, sauf opportunisme très passager, particulièrement polonophile, dans Mein Kampf au moins.
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Dernière édition par Imberator le Lun Mai 11, 2020 02:55; édité 1 fois
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Imberator



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MessagePosté le: Lun Mai 11, 2020 02:11    Sujet du message: Répondre en citant

N'empêche, imaginons que les Polonais soient partant, ici une fois le changement des frontières de la Pologne et de l'Allemagne effectué, la guerre contre l'URSS devrait sans doute être reportée au printemps 1940, le temps pour les Allemands de s'insérer dans le dispositif militaire polonais à l'est, d'améliorer les communications entre l'Allemagne et la frontière russo-polonaise, d'installer des bases aériennes et de constituer des entrepôts au plus prêt du futur front.

Alors, même si la Wehrmacht du printemps 1940 dans notre scénario n'aurait pas son expertise de juin 41 OTL, et même si l'offensive aurait dans ce contexte à s'engager sur les fortifications soviétiques établies dans l'entre deux guerres, les Allemands partiraient avec des avantages substantiels : des arrières finalement mieux assurés au moins en territoire polonais; le renfort de disons une trentaine de divisions polonaises; une attaque plus tôt dans l'année disons mi voir début mai; pas de nécessité de maintenir "trop" de forces aériennes et terrestres pour couvrir leurs frontières occidentales et moins encore à défendre les Balkans; points de départs et entrepôts avancés de 200 km à l'est comparé à l'OTL et donc Moscou plus proche d'autant; un peu plus de matériel, celui "non détruit" dans une campagne de Pologne ici inexistante (même si ici inversement il y aura pas par définition de matériel de prise);...


Dans ces conditions effectivement l'Armée Rouge de 1940, même la surprise stratégique plus difficile si ce n'est impossible à réaliser par les Allemands, aurait-elle la capacité de survivre au choc ?...
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MessagePosté le: Lun Mai 11, 2020 03:03    Sujet du message: Répondre en citant

Imberator a écrit:
un peu plus de matériel, celui "non détruit" dans une campagne de Pologne ici inexistante (même si ici inversement il y aura pas par définition de matériel de prise);...

la campagne de Pologne a servit aussi a améliorer la doctrine militaire des pzDiv, par exemple, les reserves sont passé de 2 à 3 jours de campagne, on a augmenter le nombre de camion mais aussi de véhicule pour l'infanterie.
Sans cette campagne, l'armée allemande a moin d'expérience tactique mais aussi technique.
Elle a certes plus d'avion, et plus de chars mais toujours le même nombre de char moderne que contre la France en 1940 soit environ 600 pz III et 200 pzIV, alors en face, on a surtout du BT-7, du T-38 et probablement les tout premier exemple de T-34 et KV-1.
Et 10 div blindés en moins coté allemands.

C'est difficile a évaluer, perso j'hésite entre un OTL bis et un mixte OTL-FTL, genre réussite de la prise de Smolensk et de Minsk, disons limite Dniepr et boucle du Don, si les allemands ont l'aide des Roumains, sinon, juste Dniepr.
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