Fantasque Time Line Index du Forum Fantasque Time Line
1940 - La France continue la guerre
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   Liste des MembresListe des Membres   Groupes d'utilisateursGroupes d'utilisateurs   S'enregistrerS'enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Hydra-Crossbow 43
Aller à la page Précédente  1, 2, 3, 4, 5  Suivante
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Fantasque Time Line Index du Forum -> 1943 - Europe du Nord
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  
Auteur Message
requesens



Inscrit le: 11 Sep 2018
Messages: 262

MessagePosté le: Ven Déc 14, 2018 18:40    Sujet du message: Répondre en citant

fhaessig a écrit:
requesens a écrit:
ChtiJef a écrit:
Trouvé dans un article du magazine Slate C’était en 1942, quand les nazis voulaient observer le lancement de leurs missiles V-2, utilisés sur les populations belges et britanniques.[/b]

Les V2 lancés en 1942, un peu tôt non ? Shocked

Non, OTL, il y a eu des tirs d'essai en 1942. Je suppose que l'article fait un raccourci entre l'instrallation des moyens de tests et les tirs operationels (qui, de toutes facons n'avaient pas lieu depuis Peenemunde)


Surement, de mémoire le premier tir operationnel eu lieu à l'été 44, soit 2 ans plus tard.
_________________
Territoire tribal du nord-est de la péninsule ibérique connu sous le nom de Catalunya.
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Archibald



Inscrit le: 04 Aoû 2007
Messages: 2116

MessagePosté le: Ven Déc 14, 2018 18:51    Sujet du message: Répondre en citant

Premier lancement réussi d'un V2 OTL: 3 Octobre 1942, soit 15 ans, au jour près, avant Spoutnik. Etonnant, non ?
_________________
Surely you can't be serious !
I'm serious, and don't call me Shirley.

Conservatoire de l'Air et de l'Espace d'Aquitaine
http://www.caea.info/index.php?lang=fr
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
marc le bayon



Inscrit le: 19 Oct 2006
Messages: 290
Localisation: Bretagne

MessagePosté le: Ven Déc 14, 2018 20:32    Sujet du message: Répondre en citant

il y avait sur Paris des Studios de télé, et dans Paris même des Soldatenkino, des cinémas avec téléviseurs et les émissions étaient en direct.
L'émission se faisait en 280 ou 290 lignes.
L'enregistrement, je crois, était sur pellicule...j'avais vu une émission il y a une bonne quinzaine d'années sur la naissance de la télé en france, et ses prémices avec les allemands, juste après la libération.
_________________
Marc Le Bayon

La liberte ne s'use que si l'on ne s'en sert pas
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé MSN Messenger
Van Gogh



Inscrit le: 09 Juil 2014
Messages: 129

MessagePosté le: Ven Déc 14, 2018 23:03    Sujet du message: Répondre en citant

requesens a écrit:
fhaessig a écrit:
requesens a écrit:
ChtiJef a écrit:
Trouvé dans un article du magazine Slate C’était en 1942, quand les nazis voulaient observer le lancement de leurs missiles V-2, utilisés sur les populations belges et britanniques.[/b]

Les V2 lancés en 1942, un peu tôt non ? Shocked

Non, OTL, il y a eu des tirs d'essai en 1942. Je suppose que l'article fait un raccourci entre l'instrallation des moyens de tests et les tirs operationels (qui, de toutes facons n'avaient pas lieu depuis Peenemunde)


Surement, de mémoire le premier tir operationnel eu lieu à l'été 44, soit 2 ans plus tard.


C'est la différence entre un système qui marche vaguement dans des conditions parfaites, en laboratoire, et le système que les américains appellent "marine-proof", autrement dit, que peut fonctionner à coup sûr même au milieu des pires débarquements dans la jungle avec un grunt du Marine Corp.
Dans mon expérience du développement industriel, 2 ans, c'est même rapide !
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Imberator



Inscrit le: 20 Mai 2014
Messages: 2258
Localisation: Régions tribales au sud-ouest de Nîmes.

MessagePosté le: Sam Déc 15, 2018 00:22    Sujet du message: Répondre en citant

Archibald a écrit:
Premier lancement réussi d'un V2 OTL: 3 Octobre 1942

Lancement réussi pourquoi pas ?

Mais de là à ce qu'il puisse déjà alors accomplir son périple sans dévier singulièrement et donc soit en mesure d'atteindre sa cible, ce avec une fiabilité acceptable, toutes conditions qui permettraient de le considérer comme opérationnel, c'est autre chose. Non ?
_________________
Point ne feras de machine à l'esprit de l'homme semblable !
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
ChtiJef



Inscrit le: 04 Mai 2014
Messages: 253
Localisation: Du côté de Clochemerle

MessagePosté le: Sam Déc 15, 2018 09:05    Sujet du message: Répondre en citant

Etienne a écrit:
jamais vu quelque chose en vidéo-surveillance. Peut-être (sûrement) filmaient-ils la course du missile, mais de là à parler de système automatisé avec écran... Shocked

C'est bien ça qui m'a surpris Rolling Eyes
D'accord, j'ai vu, comme tout le monde je pense, des images de lancement d'A4... Mais de la vidéosurveillance ? Rolling Eyes Kesako dans le cadre du programme ? Pour répondre à quels besoins ? Question Question Question
_________________
Il vaut mieux prendre ses désirs pour des réalités que prendre son slip pour une tasse à café (P. Dac)
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Archibald



Inscrit le: 04 Aoû 2007
Messages: 2116

MessagePosté le: Sam Déc 15, 2018 09:40    Sujet du message: Répondre en citant

marc le bayon a écrit:
il y avait sur Paris des Studios de télé, et dans Paris même des Soldatenkino, des cinémas avec téléviseurs et les émissions étaient en direct.
L'émission se faisait en 280 ou 290 lignes.
L'enregistrement, je crois, était sur pellicule...j'avais vu une émission il y a une bonne quinzaine d'années sur la naissance de la télé en france, et ses prémices avec les allemands, juste après la libération.


Et qui c'est qui a poussé les PTT vers la première émission française de télévision, un jour de 1936 ?
Un des héros de la FTL... George Mandel !
_________________
Surely you can't be serious !
I'm serious, and don't call me Shirley.

Conservatoire de l'Air et de l'Espace d'Aquitaine
http://www.caea.info/index.php?lang=fr
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
requesens



Inscrit le: 11 Sep 2018
Messages: 262

MessagePosté le: Sam Déc 15, 2018 13:09    Sujet du message: Répondre en citant

[quote="Archibald"]
marc le bayon a écrit:

Un des héros de la FTL... George Mandel !


Mandel comme Mendes-France 20 ans plus tard sont les grands politiques que la France à manqué.
A leur profil d'hommes d'état les français, ou leurs representants, ont préférés les grenouillages des IIIº et IVº républiques. Lors de mes jeunes années j'ai produit quelques centaines de pages sur le ministére Mendes. Le conservatisme et la courte vue des autres politiques furent incroyables. Je citerai François Mauriac qui parlait du ministére Laignel ( celui de Dien Bien Phu ), comme de" la dictature à tête de boeuf" et qui disait d'Henri Queuille
( un radical opposé à Mendes ) "il y a du lingot dans cet homme là" et n'oublions pas Edgard Faure, autre radical, qui succéda à Mendes " ce n'est pas la girouette qui tourne mais le vent".
_________________
Territoire tribal du nord-est de la péninsule ibérique connu sous le nom de Catalunya.
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Casus Frankie
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 17 Oct 2006
Messages: 9531
Localisation: Paris

MessagePosté le: Sam Déc 15, 2018 18:32    Sujet du message: Répondre en citant

requesens a écrit:
et n'oublions pas Edgard Faure, autre radical, qui succéda à Mendes " ce n'est pas la girouette qui tourne mais le vent".


Mais dans le cas d'Edgar Faure, c'est lui-même qui le disait ! quand on critiquait ses changements de cap.
Et il s'est très très bien tiré de plusieurs dossiers difficiles, du Maroc au post-Mai 68.
_________________
Casus Frankie

"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire)
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
requesens



Inscrit le: 11 Sep 2018
Messages: 262

MessagePosté le: Sam Déc 15, 2018 18:53    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:

Mais dans le cas d'Edgar Faure, c'est lui-même qui le disait ! quand on critiquait ses changements de cap.
Et il s'est très très bien tiré de plusieurs dossiers difficiles, du Maroc au post-Mai 68.


C'est vrai !
Edgard Faure, plus jeune avocat de France, était doté d'un cheveu sur la langue, d'une belle calvitie, d'un solide sens de l´humour et d'un vrai talent. J'ai souvent pensé qu'il aurait pu être appelé à un autre destin mais qu'un certain dilletantisme l'en empêcha.

Par contre il contribua à la chute du ministére Mendes-France, dont il était ministre et qu'il remplaça, ce qui vu le contexte de l'époque et les événements à venir fut une véritable faute.
_________________
Territoire tribal du nord-est de la péninsule ibérique connu sous le nom de Catalunya.
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
loic
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 4332
Localisation: Toulouse (à peu près)

MessagePosté le: Sam Déc 15, 2018 19:43    Sujet du message: Répondre en citant

Qui peut me dire le rapport avec le sujet ? Grrrr
_________________
On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
requesens



Inscrit le: 11 Sep 2018
Messages: 262

MessagePosté le: Sam Déc 15, 2018 20:00    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:
Qui peut me dire le rapport avec le sujet ? Grrrr


mais c'est facile Very Happy

Edgar Faure => Mendes France => George Mandel => ministre des P&T => 1º retransmission televisée en France => televisión => video surveillance => Peenemunde => V2

C'est simple, non?..

et encore nous n'avons pas évoqué la maitresse de Mandel qui presenta la premère emission télévisée et qui l'accompagna sur le Massilia car là-aussi... Cool
_________________
Territoire tribal du nord-est de la péninsule ibérique connu sous le nom de Catalunya.
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Hendryk



Inscrit le: 19 Fév 2012
Messages: 945
Localisation: Paris

MessagePosté le: Dim Déc 16, 2018 09:17    Sujet du message: Répondre en citant

requesens a écrit:
et encore nous n'avons pas évoqué la maitresse de Mandel qui presenta la premère emission télévisée et qui l'accompagna sur le Massilia car là-aussi... Cool

Ben si, je l'ai évoquée à la page précédente, c'est juste que personne n'a remarqué.
_________________
With Iron and Fire disponible en livre!
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
requesens



Inscrit le: 11 Sep 2018
Messages: 262

MessagePosté le: Dim Déc 16, 2018 13:17    Sujet du message: Répondre en citant

Hendryk a écrit:

Ben si, je l'ai évoquée à la page précédente, c'est juste que personne n'a remarqué.[/quote]

Mais si mais si c'est bien pour cela que j'ai évoqué cet épisode ( que j'avais complétement oublié ).
En fait j'aurais du écrire "nous n'avons pas encore développé la présence de la maitresse de Mandel qui presenta la première emission télévisée et qui l'accompagna sur le Massilia…"
Donc rendons à Hendryk ce qui est à Hendryk. Je m'incline devant votre grandeur
_________________
Territoire tribal du nord-est de la péninsule ibérique connu sous le nom de Catalunya.
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Casus Frankie
Administrateur - Site Admin


Inscrit le: 17 Oct 2006
Messages: 9531
Localisation: Paris

MessagePosté le: Sam Déc 22, 2018 12:27    Sujet du message: Répondre en citant

La suite, pour Noël ! Merci Etienne.


1er janvier 1943
Sur la piste des V
Une vieille connaissance
Londres
– Dans son petit bureau du 10 Covent Garden, siège de la délégation militaire française, le capitaine Philippe Allier se remet difficilement des agapes du réveillon. Non pas que celui-ci ait été une orgie romaine : en cette période de guerre, le ravitaillement est toujours délicat, même si son ordonnance, l’adjudant Marrec, n’a pas usurpé son titre de roi du système D. Mais le colonel Mac Tavish a trompé la légende faisant de l’avarice un apanage des Écossais en apportant de nombreuses fioles de whisky de tous les comtés d’Écosse, et il a bien fallu y faire honneur, toast après toast, en bon petit-fils d’une grand-mère des Highlands. A présent, Allier a l’impression que les cheveux lui poussent à l’intérieur du crâne, sensation éminemment désagréable que le café pourtant fort de Marrec ne parvient pas à faire passer. Aussi, lorsque l’on tambourine à sa porte, a-t-il l’impression de l’arrivée d’une douzaine de tambours-majors. Sa réponse ressemble plus à un gémissement, mais l’huis s’ouvre.
En guise de major, c’est le Captain Sean Mac Hinshoes, adjoint du colonel Mac Tavish, qui pénètre dans la pièce, une serviette sous le bras. Un type sympa, grand rouquin à la moustache soigneusement travaillée, et qui s’obstine à parler français alors qu’il a du mal à prononcer certains ‘‘R’’… Entre autres.
– Hello Captain ! Ow, on diwait que vous ne suppowtez pas twès bien la médicine du colonel, my dear…
– Non, ce n’est pas ça, mais tous ces mélanges m’ont détraqué l’estomac !
– Well, il faut touer le mal per le mal. Un scotch ?
– Surtout pas ! Mais bon, vous n’êtes pas venu m’achever, je suppose ? Qu’y a-t-il pour votre service ?
– Aoh, nous avons reçiou ce matin quelques dociouments qui devwaient vous intéwesser pour Argos, je pense. Plus un homme se disant officier français, mais nous véwifions son identité pour le moment, avant de vous l’envoyer.
– Un officier français ? D’où vient-il ?
– De Pologne. Il dit êtwe là-bas depuis 1939, et avoiw récolté des informations capitales. Il est veniou par un Lysander du SOE que nous avions envoyé à la demande de notre réseau suw place.
– A-t-il donné un nom de code ?
– Yes indeed. Polackovski, ou quelque chose comme ça.
– Pavel Polackowski ! Capitaine détaché en liaison en Pologne en 39. J’ai vu son dossier, on n’avait plus de nouvelles de lui depuis un moment, il avait émis quelques messages radio après la chute de la Pologne, puis plus rien.
– Oh ? Donc vous pouwiez vous powter gawant de lui.
– Je ne le connais pas personnellement, mais je dois pouvoir retrouver son dossier ici.
– All right, alors je vous l’amène cet apwès-midi. Bonne lectiouwe !

Bonne lecture, il en a de drôles, lui… Avec cette migraine… En soupirant, Allier se prépare une aspirine dans un verre d’eau, puis se réinstalle à son bureau et ouvre le dossier apporté par l’Écossais. Tout en commençant à lire, il porte le verre à sa bouche… Et le repose aussitôt sans avoir bu, les sourcils froncés, non par la céphalée, mais par ce qu’il vient de lire. La bouche entrouverte de stupéfaction, il parcourt les feuillets avant de pousser un rugissement digne d’un lion en rut. Du coup, la porte du bureau s’ouvre pour laisser passer la tête d’un adjudant inquiet.
– Ça va, mon capitaine ?
– On les a, Marrec ! On les tient !
– Qui ça, mon capitaine ?
– Les Boches de Thor ! La résistance polonaise les a localisés !
– En diwehz ! Enfin ! Que va-t-on faire, mon capitaine ?
– J’appelle le bureau de Mac Tavish pour un rendez-vous. Toi, tu vas au bureau des disparus me chercher le dossier Polackowski Pavel… ou Pluzswitanski Pavel, c’est le même.

Le coup de fil étonne la secrétaire du colonel : elle allait justement appeler le capitaine pour le convier à 4 pm au S.I.S. à Vauxhall Cross pour une réunion avec le colonel et “Sir Henry”. Beaucoup plus pratique que Cambridge, pense le Français en raccrochant.
………
15h00 – C’est très en avance que le capitaine Allier se présente au siège de l’Intelligence Service. Il a en fait été rappelé par Mac Hinshoes qui, ayant appris sa venue, lui a demandé de venir plus tôt s’occuper du cas du voyageur franco-polonais. Il ne lui faut guère de temps pour identifier l’homme, beaucoup plus pour apprendre ce qu’il a à dire.
– Votre nom véritable, Monsieur ?
– Pavel-Oscar Charles Pluzswitanski, officier de liaison de l’armée de l’Air avec la Pologne avec le grade de capitaine. Né à Lens, dans le Pas-de-Calais, le 15 mars 1908, de Karl Pluzswitanski, mineur de fond de nationalité polonaise et de Germaine Vaneecke, femme de ménage de nationalité française. J’ai pris le pseudonyme de Pavel Polackowski afin d’échapper aux Allemands après la défaite polonaise, en me fondant dans la population grâce à ma connaissance de la langue.

Allier pose ensuite plusieurs question précises, dont les réponses le confortent dans la véracité des dires de l’aviateur, avant qu’il lui demande ce qui l’a incité à revenir.
– Simple. Je n’avais plus aucun moyen de vous contacter depuis que ma radio est tombée en panne, il y a un peu plus d’un an. Or, pendant ce temps, j’ai appris pas mal de choses qui devraient vous intéresser, par le biais du réseau que j’avais monté aussitôt après la défaite. J’ai difficilement réussi à contacter un autre réseau qui travaille avec les Anglais, je leur ai demandé s’ils avaient un moyen de rejoindre l’Angleterre, ils m’ont recontacté dès que ce fut possible, et me voici. Pas très cordialement accueilli par nos alliés, mais je m’y attendais, leur méfiance est proverbiale. Je tiens d’ailleurs à vous remercier d’être venu aussi vite vous occuper de moi, cela a indéniablement eu un effet positif sur ma détention !
– Pourquoi aviez-vous besoin de nous contacter ?
– Avec mon réseau, nous avons appris que les Boches construisaient un site d’importance sur la presqu’île d’Usedom.
[L’œil d’Allier s’éclaire un bref instant.] Il leur fallait des ouvriers, du béton, de la ferraille, etc. Il a suffi de faire embaucher un gars pour savoir ensuite où cela se trouvait. Par contre, il nous a fallu du temps pour comprendre de quoi il s’agissait. Il a fallu construire des routes, des voies de chemin de fer avec des gares, une centrale électrique, un château d’eau, des maisons et des usines, quasiment une ville complète.
– Des usines de quel genre ?
– Ça, ce fut le plus difficile à savoir. Les simples ouvriers bâtissaient l’infrastructure, mais les installations à l’intérieur étaient faites par des Allemands qui ne partageaient pas les mêmes baraquements que les autres, bien sûr : impossible de discuter. On a cru longtemps qu’une fois le gros œuvre terminé, les ouvriers étrangers seraient mis dehors, mais heureusement les travaux ont duré plus longtemps que prévu, d’ailleurs ils ne sont pas achevés, ils agrandissent toujours tout et tout le temps. Ce qui a permis à mes gars – oui, j’en ai fait employer d’autres, volontaires, bien sûr – d’en apprendre un peu plus. Indirectement, car ils n’ont pas accès à de nombreuses zones, mais des explosions, ça s’entend, et quand une fusée décolle, ça fait du bruit et ça se voit de loin.
– Une fusée ?
– Oui, une fusée, comme dans les romans futuristes. Sauf que là, c’est réel. Le plus souvent, l’engin explose en plein vol, mais il y a eu au mois d’octobre un lancer qui a dû être réussi, car il y avait de l’ambiance chez les Teutons ! En fait, en rassemblant les différentes informations, je me suis aperçu qu’il s’agit d’un centre de recherches. Il y a même une section de la Luftwaffe avec un aérodrome. J’ai vu personnellement, de loin, décoller un Kondor, qui est allé larguer une bombe volante.
– Une bombe volante ?
– Oui, enfin je suppose que ce sera une bombe. Pas de pilote, mais un propulseur plutôt bizarre, dont le bruit est haché. Pas d’hélice, plutôt un réacteur intermittent. Pas une fusée à poudre, en tout cas. Depuis, il semblerait que ces engins-là soient catapultés par une rampe. Enfin, quand ils fonctionnent.

Allier se lève en souriant. S’il lui fallait une preuve de la sincérité de son interlocuteur, le fait qu’il recoupe toutes les informations du réseau ‘‘Anglais’’ avec précision enlève toute trace de suspicion. Aussi prend-il sur lui de l’emmener à la réunion Argos. Autant dire que les Anglais sont surpris.
– Mais Allier, vous êtes fou ! Que signifie la présence de cet individu ?
– Il est tout simplement le témoignage vivant et la confirmation des documents que vous avez reçus, messieurs.
– Comment cela ?
– Vous n’êtes pas les seuls à avoir un réseau en Pologne occupée. Le capitaine Pluzswitanski, que nous avions envoyé là-bas en 39, a monté une organisation et nous avait déjà envoyé quelques informations, mais nous avons eu des problèmes techniques de liaison, et nous étions sans nouvelles depuis plus d’un an.
– Mais enfin, capitaine ! Il était convenu que nous partagions toute information concernant Argos ! Personne ne devait faire bande à part !
– Le but d’Argos est de mettre en commun toute information concernant les armes nouvelles allemandes, Sir Henry, pas de partager TOUS les renseignements, et nous ignorions tous à l’époque tout de Peenemünde. Je viens de l’apprendre, tout comme vous.
– Soit. Donc ce gentleman peut confirmer les documents qui sont venus dans le même avion ?
– Un peu mieux, car s’il n’a pas apporté de papiers, il est techniquement plus à même de détailler ce qu’il a vu ou récupéré grâce à ses compagnons.
– Well, voyons cela…

Après cette entrée en matière un peu tendue, la suite de la réunion se fait entre épluchages de documents avec commentaires du Français rapatrié, hypothèses sur l’état d’avancement des travaux allemands et interrogations sur ce qu’il y a lieu de faire. Tout le monde tombe d’accord sur la nécessité d’effectuer des reconnaissances photographiques sur Peenemünde, car si le colonel Mac Tavish se souvient d’une photographie prise en mai 1942 lors d’une mission sur un site proche, montrant l’installation d’un aérodrome dans le secteur, il faut à la fois confirmer les dires des uns et des autres et établir un plan des lieux plus précis que le croquis dessiné de mémoire par Pluzswitanski, en vue d’un bombardement des installations. Ce réveil brutal d’Argos impose également d’en informer le Premier ministre britannique, la géographie imposant une attaque à partir d’Angleterre, tandis que le capitaine Allier préviendra Alger, afin de communiquer si possible avec le professeur Barré, toujours coincé dans son Sahara.

4 janvier 1943
A la recherche de sites de lancement
Lille-Vendeville Flugplatz
– Quand ils débarquent du Junkers 52 qui les a amenés de Berlin, l’Oberst Max Wachtel, de la Luftwaffe, et l’Oberstleutnant Georg Thom, de la Heer, ignorent encore qu’ils vont pouvoir poursuivre longtemps la conversation engagée sur le trajet. Les deux hommes ont sympathisé pendant les bourrasques hivernales qui ont secoué le trimoteur, l’aviateur expliquant au terrien qu’il valait mieux discuter pour ne pas avoir le mal de l’air, l’esprit se concentrant sur le sujet choisi. A condition d’éviter de parler du mauvais temps, ou de cuisine grasse.
L’officier de jour qui les accueille dans le petit bâtiment administratif de la Luftwaffe prend un air embêté en les recevant.
– Herr Oberst, Herr Oberstleutnant, je suis surpris de vous trouver à deux.
– Comment cela ? Vous n’avez pas reçu nos avis de mission ?
– Si, bien sûr. Mais comme les demandes et motifs étaient identiques, j’ai pensé qu’il y avait eu modification, et que seul l’Oberst Wachtel venait.
– Vous avez reçu les mêmes demandes ? Mais ce n’est pas possible !
– Voyez plutôt.

L’officier subalterne tend les deux messages. Effectivement, chacun comporte une demande de véhicule afin de pouvoir circuler dans toute la région Nord de la France, assortie des mentions Secret. Seule différence, la provenance. De la Luftwaffe pour l’une, du Ministère de l’Armement pour l’autre. Mêmes dates, mais horaires différents, l’homme de réception a cru que le deuxième message remplaçait le premier !
– Vu votre air contrarié, cela signifie que vous n’avez qu’un seul véhicule à nous fournir ?
– En effet… Je pourrais en trouver un autre, mais il me faudra un peu de temps…

Les deux colonels se regardent, indécis. Chacun pense la même chose …
– Georg, je suis ici pour trouver des sites où construire des blockhaus pour nos Vergeltungswaffen. Et vous ?
– Pareillement, Herr Oberst.
– Je m’en doutais. Ach ! Évidemment, nos supérieurs se tirent dans les pattes l’un de l’autre. A peu de choses près, nous aurions fait le même travail l’un derrière l’autre, mais je vous propose de gagner du temps chacun en opérant conjointement. Nous y sommes un peu forcés par cette histoire de véhicule, mais après tout ce n’est pas plus mal. Qu’en pensez-vous ?
– Pourquoi pas, Herr Oberst ? Cela leur évitera de se battre après pour un terrain que nous aurions repéré à l’identique.
– Par exemple ! Nos compétences peuvent se compléter au mieux, donc nous ferons ainsi. Et appelez-moi Max, cela simplifiera nos échanges.
– Parfait, Max. Vous n’avez que cette région à explorer ?
– Oui, jusqu’à Caen, en Normandie. Le Reichsmarschall voulait m’envoyer aussi en Italie, mais il aurait fallu aller en Sicile, et avec le retournement de ces Schweinhunden, la distance devient trop grande pour que nos engins puissent atteindre les Français.
– Même chose pour moi. Mais je dois malgré tout aller explorer du côté de Gênes ou Turin, si jamais la situation se stabilise, le Führer veut absolument punir les Français…
– La distance est possible pour votre fusée ?
– Pour Alger, non. Mais la Corse pourrait devenir la capitale des Français, d’après notre état-major.
– Ah… Il faudra que je regarde ça de près, mais entre Gênes et la Corse, ça doit aller… Au moins Bastia… Bon, allons-y, nous avons du pain sur la planche, Georg.



18 janvier 1943
Premiers pas d’Hydra
Croydon
– Grisaille et pluie fine sur le parking et les bâtiments. Voici le spectacle qu’offre le hublot de l’avion Casablanca-Londres au passager quadragénaire vêtu d’un uniforme saharien qui détonne parmi les complets et uniformes sombres et qui étonne leurs porteurs. L’homme esquisse une grimace : sa légendaire distraction lui a fait oublier la différence de climat, surtout au mois de janvier ! Il entreprend de fouiller son sac de voyage, espérant y trouver quelque protection plus efficace, mais de pardessus, point. Dépité, le Français en extrait une étoffe de grande taille, entre écharpe et drap, qu’il enroule autour du cou et qui accentue le caractère drôlatique de la scène, surtout lorsqu’il entreprend de se coiffer d’un chapeau de tissu mou et beige convenant plus au climat africain.
Bien sûr, la descente de l’avion et la traversée de l’aire de parking jusqu’au bâtiment d’accueil se déroulent sous la pluie, qui a redoublé à ce moment : les lois de Murphy sont indéniablement anglaises. C’est donc un professeur-commandant Barré dégoulinant et grelottant que le capitaine Allier récupère après les formalités d’usage. Pourtant habitué à ne pas laisser paraître ses sentiments, le militaire du 2e Bureau ne peut s’empêcher de laisser paraître son étonnement, ni d’esquisser un sourire devant la mise de son visiteur, dont seule la barbichette à la Napoléon III réclame le respect.
– Mes respects, mon commandant.
– Ah ! Bonjour Allier. Dites-moi, y a-t-il moyen de trouver une boutique de vêtements pas loin d’ici ? J’ai oublié de prendre un imperméable, ou tout autre vêtement chaud, d’ailleurs.
– Bien sûr. Le train pour Cambridge est en fin d’après-midi, nous avons largement le temps.

Sous les regards souriants, incrédules ou indifférents de la foule bigarrée dans ses uniformes, les deux hommes grimpent dans un taxi réquisitionné et réservé au Military Service qui les emmène vers la gare de King’s Cross, pour les déposer dans une rue proche, dotée de boutiques de toutes sortes. La guerre a laissé de nombreuses cicatrices sur les immeubles, témoignages du Blitz aveugle de 1940-41, mais les passants semblent n’y prêter aucune attention. Il faut pourtant faire encore un détour par la chaussée pour contourner un tas de gravats, mais on rencontre plus souvent des travaux ô combien nécessaires, ou des effondrements récents, conséquence des dégâts initiaux des bombes nazies. Ainsi, l’immeuble voisin de la boutique où pénètre un Barré déterminé est-il étayé de façon rudimentaire derrière une palissade de bois empêchant les curieux d’approcher.
Ce qui n’entame en rien le flegme du vendeur de l’échoppe, spécialisée en vêtements de toute saison, mais correspondant singulièrement au climat des Îles Britanniques : chandails, pardessus, chapeaux et parapluies en constituent la majorité, ce qui arrange bien le savant français en quête d’une tenue adaptée aux conditions météorologiques. Si le choix est rapide, Allier doit venir à la rescousse pour le règlement, le scientifique n’ayant pas non plus pensé à échanger ses francs contre des livres sterling. Soupir. Où est le temps où son épouse s’occupait pour lui de ces détails fastidieux ?
Le capitaine doit d’ailleurs insister pour l’achat d’un pantalon, Barré pensant garder sa tenue saharienne (dont le short) sous la redingote verte qu’il vient de choisir, sans s’apercevoir que le côté ridicule de son arrivée risquait de perdurer. Petit plaisir personnel, puisque son allure devient moins martiale : Un superbe chapeau melon, assorti à la redingote. Sans oublier le parapluie noir, voilà un homme neuf qui a plus fière allure en ressortant du magasin. Et moins froid.
En attendant leur train, les deux hommes prennent le thé avec une légère collation – pas encore de restaurant ouvert.
– Alors Professeur, où en sont vos travaux ?
– Mais c’est secret, je ne puis en parler ! Euh, oui, enfin bon, vous êtes au courant, suis-je distrait…
– Il semblerait que l’ennemi ait pris de l’avance, mais nous verrons cela tout à l’heure.
– D’après ce que vous m’avez envoyé, c’est certain. Mais c’est logique, aussi.
– Pour quelle raison ?

Le regard du savant se perd au loin, au-dessus des lunettes perchées sur le bout de son nez, tandis que ses sourcils se froncent.
– Le Sahara était loin d’être une bonne idée. On est loin de tout, ce qui est bien pour le secret, le calme pour travailler loin des bureaux ministériels, on a le plus grand champ de tir possible. Mais cet éloignement a un effet désastreux sur les approvisionnements : il faut cinq jours au mieux pour un transport, et on a besoin de tout faire apporter. Matériel, outils, matériaux… L’eau, les vivres, le carburant…
– C’est partout pareil, vous savez.
– Non, pas à ce point. Ailleurs, on n’a aucune idée du temps nécessaire dans le désert. Les indigènes là-bas ne comptent pas le temps, et ils ont raison : ça ne sert à rien ! Ils parlent en journées, pas en heures. Il faut attendre, toujours attendre.

Il s’interrompt. Suit ses pensées, revoit les images dans sa tête. Finit son thé et reprend.
– Et il y a la chaleur. Normal dans le désert, me direz-vous, mais on a du mal à imaginer, nous les Européens. Oh, pour y vivre, on s’habitue. Mais pour y installer un centre de recherches, c’est autre chose. Il a fallu creuser pour se mettre à l’abri de la chaleur. Creuser, bétonner. Alimenter en air, en électricité, en eau. Faire des chambres froides, très froides même. Savez-vous quelle est la température nécessaire pour garder de l’oxygène liquide ? -220°C à pression atmosphérique. Il a donc fallu installer des groupes de réfrigération, dont les moteurs claquent aussi souvent que ceux des groupes électrogènes, tous surchauffent. Sans parler de ceux des compresseurs, car on tente d’augmenter la température de l’oxygène à -150°C sous pression de 50 bars. En fait, on a passé plus de temps à résoudre les problèmes techniques du matériel qu’à essayer nos carburants et fusées ! J’ai des techniciens et ingénieurs qui prévoient de s’installer pour fabriquer des réfrigérateurs après-guerre, c’est dire les progrès accomplis dans ce domaine. Les Allemands se sont installés dans une île, c’est ça ?
– Oui, au bord de la Baltique.
– C’est ce qu’il nous aurait fallu. Pas la Baltique, mais une île. Saint-Pierre et Miquelon, par exemple. C’est aussi frais, et c’eût été aussi loin et discret.
– Mais pour ravitailler ?
– Bah, nos amis américains ne sont pas loin, et le Canada est tout proche.

La conversation se poursuit dans le train bondé qui les emmène plein nord, vers la prestigieuse ville universitaire. Difficultés techniques et manque de moyens adaptés au terrain en fournissent l’essentiel.
– Et Monsieur Leduc ? Comment s’en sort-il de son côté ?
– Bien mieux que moi, il n’a pas mes problèmes de réfrigération pour son kérosène. Son statoréacteur n’est pas encore opérationnel, mais son planeur ne s’en sort pas trop mal, en dehors de soucis de guidage. Oh ! A ce propos, il faut que je vous en raconte une bien bonne, il faudra d’ailleurs que j’envoie une note au ministère, voire à la présidence !
– A quel sujet ?
– Avez-vous entendu parler du commandant Hurel ?
– Celui qui s’est évadé de France avec un hydravion ?
– Lui-même. René Leduc l’avait croisé à Alger à son arrivée, mais sans penser qu’on le verrait arriver chez nous.
– Dans le Sahara ?
– Oui ! Il est arrivé avec toute une équipe et du matériel… Et tenez-vous bien, avec un modèle de bombe planante radioguidée qu’il avait mis au point entre 38 et 40 avec un électronicien de génie, Jean Türck. Cet engin avait passé ses tests avec succès en avril 40, mais pour la Marine seulement ! Avec le déménagement, c’est passé aux oubliettes, il a fallu le retour de Hurel pour que cela ressorte des tiroirs. Bravo la coopération entre les armes ! Deux ans que Leduc se démène pour rien, alors qu’il aurait pu bosser sur son statoréacteur ! Car leur BHT-38 fonctionne ! Nous étions plutôt sceptiques, comme les gars du ministère qui nous les avaient envoyés, mais au premier vol du MB-162 qui a largué un exemplaire, paf ! Coup au but direct. On était sciés. Ils sont à présent en train de répéter les essais et de mettre au point les tactiques de largage, et lorsque je rentre, ce sera rédaction des notices et des rapports, dont un de ma part qui va faire fumer le ministère, je vous prie de me croire ! Vous pourriez en ajouter une couche de votre côté ?
– Je vais voir ce que je peux faire, mais pour ma part, cela passera forcément par la hiérarchie.

………
Malgré l’heure d’arrivée tardive à Cambridge, les deux hommes sont pris en charge et rapidement amenés dans le bâtiment universitaire qui loge la mission Argos. En plus des habituels MacTavish, Jones et Sir Henry, et outre Pluzswitanski et des officiers de l’unité d’interprétation centrale de la PRU, présents afin d’expliciter leurs photographies, on note la présence de Duncan Sandys, gendre du Premier ministre, chargé par celui-ci de chapeauter cette opération, baptisée Hydra. La réunion entre immédiatement dans le vif du sujet après les salutations d’usage, les Britanniques feignant d’ignorer le surprenant accoutrement du professeur français, qui se jette avec avidité sur les notes et photographies, épaulé par son collègue anglais.
Deux photos inexpliquées attirent particulièrement l’attention des savants. La première montre un objet conique estimé à 8 mètres de long, entouré de fumée, au beau milieu d’un terre-plein ovale situé au nord du centre de recherches. Sur la deuxième prise quelques secondes après, l’objet a disparu.
Barré hausse les épaules. « Messieurs, le pilote a simplement photographié le départ d’une fusée ! » Si le Professeur Jones opine du chef, persuadé lui-même de cette réalité, Duncan Sandys oppose les avis d’autres scientifiques anglais, pour qui les dimensions ne correspondent pas aux estimations qu’ils ont faites. Jones intervient en disant que ses estimés collègues ont extrapolé un concept de fusée propulsée par poudre, non par carburant liquide, ce qui fait éclater de rire le savant français.
Reprenant son sérieux, Barré expose brièvement ses propres travaux sur l’oxygène liquide, expliquant ainsi les différences de taille entre les engins. Démonstration brillante qui emporte l’adhésion générale et conduit à une conclusion : les nazis ont certainement réussi leurs essais, ce qui donne à tous de sueurs froides, surtout au gendre de Churchill. L’explication à Downing Street sera chaude.


Dernière édition par Casus Frankie le Sam Déc 22, 2018 14:12; édité 1 fois
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Fantasque Time Line Index du Forum -> 1943 - Europe du Nord Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Aller à la page Précédente  1, 2, 3, 4, 5  Suivante
Page 3 sur 5

 
Sauter vers:  
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum


Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com