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Avril 1944, la 2e Campagne de France
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patzekiller



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MessagePosté le: Dim Jan 20, 2019 13:13    Sujet du message: Répondre en citant

pas tant que ça : à ce stade de la bataille seule la 9 Pz div a encore dans l'ouest de la France le nom d'unité, le gros des PzD est face aux français donc plus facilement désengageables avec leur matos car plus prés de la frontière
un encerclement "normal" c a d sans percée/désengagement en normandie n'encercle que la 1 Armée et une partie de la 7
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Oct 28, 2019 12:21    Sujet du message: Répondre en citant

Après lecture, relecture, réflexions, échanges entre les intéressés etc. ---
La chronologie du front français du 16 au 30 avril 44 a été revue et quelque peu remaniée par Loïc. C’est lui qui a rédigé le texte qui suit en guise d’introduction.
Je posterai ensuite les textes révisés.


« Le travail de base (simulation) reste celui de Patzekiller, retravaillé à ma sauce avec des coups de main.

Dans la première version…
Au 5 mai, on avait une progression alliée qui potentiellement pouvait enfermer toutes les troupes allemandes du sud-ouest. La ligne de front faisait grosso modo Genève-Macon-Moulins-La Souterraine-Limoges-Brive-Cahors-Auch-Tarbes. Les unités les plus au nord étaient sur la Loire et à 250 km de Paris, alors qu'au sud les Allemands tenaient encore le Pays Basque, le tout avant même Overlord.
Par ailleurs, il faut savoir que l'obstination d'Hitler (pas un pas en arrière) a été surtout vraie jusqu'en 1943, beaucoup moins par la suite.

Dans cette nouvelle version, en plus de modifications de nature plus cosmétique et des inévitables coquilles à corriger…
Une fois Cobra démarrée, qui s'avère une opération majeure avec des Alliés qui attaquent en force partout, a lieu une décision allemande assez rapide d'un repli en bon ordre (mais pas sans pertes), plutôt que l'envoi de renforts dans le sud qui se font hacher au fur et à mesure ; c'est dicté par la situation allemande et surtout l'épée de Damoclès d'Overlord, tout en sachant que sur le front de l'Est la situation s'est très sérieusement détériorée depuis le début de l'année (je n'en dirais pas plus, suspense !)
Ce repli se fait vers la ligne de défense la plus logique dans ce contexte : rivière Dordogne - Monts Dore - fleuve Rhône - frontière suisse ; c'est vers cette ligne de recueil que sont envoyés les renforts dégagés du nord de la France.
Bien sûr, cette ligne n'est pas infaillible, à cause :
a) du manque de temps pour la fortifier ;
b) du secteur entre Clermont-Ferrand et Lyon qui ne dispose pas de cours d'eau pour barrer la route de l'ennemi et juste un petit massif forestier (Forez)
c) de la ville de Lyon elle-même qui permet de franchir le Rhône et remonter des 2 côtés de la Saône ; Lyon est un nœud de communications, du fait de ses très nombreux ponts que les Alliés - comme OTL - ne vont pas détruire et que les Allemands - comme OTL - n'arriveront pas à détruire à 100%.

Le Rhône étant un obstacle majeur, il imposera une nouvelle pause aux Alliés. À l'ouest, c'est un peu moins vrai pour la Dordogne, mais les lignes de ravitaillement alliées sont ici nettement plus longues. Au moment de cette pause, Overlord entre en scène.

Loïc »
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Oct 28, 2019 12:41    Sujet du message: Répondre en citant

16 avril
Accalmie
Sud de la France
– Dans les deux camps, les hommes profitent de cette journée printanière pour faire une pause dans les combats.
Le général von Schweppenburg, commandant du LVIII. PanzerKorps, obtient de von Mackensen, son supérieur à la 19. Armee, l’autorisation de replier la 21. Panzer au nord de l’Isère. Elle rejoint ainsi la 14. SS Panzergrenadier Division et la 2. Panzer Division à l’abri du cours d’eau, tandis que les Tiger du 504. schw Pz Abt sont en réserve un peu en arrière. La position allemande derrière la rivière est à présent jugée solide, car l’accalmie des semaines précédentes a permis de construire de nombreux blockhaus, sous la protection de la 21. Panzer justement. Par ailleurs, une partie des ponts sur l’Isère, déjà détruits lors du Grand Déménagement et dont une partie seulement avaient été remis en état, ont à nouveau été coupés par les bombardements alliés : difficile dans ces conditions de maintenir cette division isolée face à plusieurs grandes unités françaises, tout en garantissant à la fois son ravitaillement et une voie de repli. Plus à l’est, la 39. Infanterie Division assure la liaison avec le nord du massif du Vercors, tenu par la 2. Fallschirmjäger Division. Les deux autres divisions du LXXXV. ArmeeKorps, 77. Infanterie Division et 157. Gebirgs Division, défendent les accès sud de Grenoble.
Chez les Français, le repli de la division blindée allemande est bien noté, mais il ne provoque pour le moment aucune réaction sur le terrain. En effet, l’état-major ne souhaite pas précipiter l’offensive majeure prévue pour les prochains jours, l’opération Cobra, dont la préparation logistique est en train de s’achever. Par ailleurs, inutile d’exposer la population de Valence et de ses environs à des représailles de la part de l’artillerie allemande stationnée derrière l’Isère. Seuls de discrets éléments de reconnaissance vont tâter le terrain.
Du point de vue de l’organisation, le IVe Corps français (général Kœltz), qui se trouvait jusqu’au mois de janvier en Italie, prend ce jour officiellement en charge le secteur du Vercors. Il s’intercale ainsi entre le Ier Corps (général Juin), qui opère dans les Alpes, et le IIIe Corps (général de Lattre de Tassigny), qui tient la vallée du Rhône [voir appendice 1].


17 avril
Guerre aérienne (au féminin)
Front français
– Suzanne Janin devient la première femme pilote française à être capturée. Un de ses équipiers ayant assisté à l’ouverture de son parachute lors du combat aérien où elle a été abattue, on suppose qu’elle est en vie, ce qui sera confirmé trois jours plus tard par l’intermédiaire de la Croix-Rouge.


18 avril
Illusion
Sud de la France
– Un calme trompeur continue de régner sur le front. Chacun sait que le retour du beau temps n’est pas synonyme de tranquillité. A Orange, une colonne de camions bâchés quitte le quartier Bonnet. A bord, les hommes du 113e RI partent vers le nord se mettre en position pour l’opération Dauphin.


19 avril
Dauphin et Chardon, Connétable et Bergerie, Necklace et Jester
Dauphin et Chardon, 17h00
– Deux bataillons du 113e RI (colonel de Laplane) ont entamé une marche d’approche et d’infiltration dans les bois au pied du Vercors, le II/113e étant pour le moment tenu en réserve. L’opération Dauphin commence.
Dans le même temps, les trois bataillons du 1er Choc (colonel Gambiez) embarquent à bord de planeurs et de DC-3 sur des terrains du sud de la France pour une opération lancée dans le secteur immédiatement au nord de “Dauphin” : “Chardon”.
Les objectifs des deux opérations diffèrent mais se complètent. “Dauphin” doit neutraliser un important dépôt et le QG de la 39. ID, localisés dans la petite ville de Saint-Jean-en-Royans, dans la partie nord du Vercors. Dans le cadre de “Chardon”, les hommes du 1er Choc auront à s’emparer des ponts sur l’Isère plus au nord, à Eymeux, La Sône et Beauvoir-en-Royans (celui de Saint-Nazaire-en-Royans, détruit comme les autres en juin 1940, n’a pas été reconstruit).
………
Connétable et Bergerie – Sur les terrains des Bouches-du-Rhône, la 1ère DP se lance à la nuit tombante dans l’opération Connétable, qui doit permettre de s’empare de Grenoble.
Les parachutistes embarquent à bord de DC-3 et de planeurs des escadres de transport, mais aussi de C-47 des 51st et 52nd TCW. Pour faire bonne mesure, l’allié britannique est de la partie, avec les Halifax du Sqn 148 venus d’Italie, les Stirling du Sqn 46 et même quelques C-47 sud-africains du Sqn 44, venus d’Egypte. Le largage aura lieu après à peine une heure de vol dans la vallée remontant vers la capitale du Dauphiné, autour de Clelles et du pont de Lavars-Roissard, entre Monestier de Clermont et Saint-Paul lès Monestier, près de Saint-Guillaume et près de Saint-Andéol. Les paras français devront tomber dans le dos de la 77. ID, la bloquer et empêcher tout transfert “horizontal” entre le Vercors et les positions de cette division.
Comme à l’accoutumée, diront certains aéroportés, ils devront tenir “jusqu’à la relève”. Celle-ci devrait arriver très vite grâce à la prise des positions du 1049. Grenadier Rgt au col de Menée par le 2e Choc, suivie d’une exploitation par les légionnaires des 11e et 14 DBLE et de la 4e BMLE. C’est l’opération Bergerie.
………
Necklace et Jester – A l’extrémité ouest du front, les Américains ne sont pas en reste. A Montpellier-Fréjorgues, les hommes des 1st et 2nd Rgt de la 1st SSF (les pertes subies depuis Dragon ont obligé à réduire la Special Service Force à deux régiments) embarquent eux aussi, le visage noirci, pour les opérations Necklace et Jester.
Necklace vise les secteurs de Camarès et de Montlaur, dans le dos de la 708. ID. Jester a pour cible le secteur de Lacabarède, dans le dos de la 327. ID.
………
En réalité, ces six opérations de commandos et d’aéroportés forment la rampe de lancement de l’opération Cobra.


20 avril
Opération Cobra
Attaque générale
Alpes et vallée du Rhône
– Dans la nuit, le 2e Choc neutralise l’avant-poste du col de Menée, permettant à la 14e DBLE de déborder le 1049. Grenadier Rgt en direction de Chichilianne (Bergerie). Au matin, ce régiment est la cible d’une attaque de fixation au col de la Croix Haute par la 11e DBLE. Pendant ce temps, les 11e et 13e BCA mènent des actions de débordement à travers les reliefs contre le 1050. Grenadier Rgt, tandis que le 18e RI de la nouvelle 36e DI s’en prend aux positions du dernier régiment de la 77. ID, le 1051., avec l’appui des blindés de la 6e BMLE et du II/19e Dragons.
Dans ce secteur, la Résistance a réussi un coup de maître en empêchant les Allemands de faire sauter le barrage de Sautet, sur le lac du même nom, malgré les dispositions prises fin mars par l’Occupant. Par bonheur, l’action des 11e et 13e BCA quelques semaines auparavant, plus au sud, a distrait les moyens et l’attention de la 77. ID. Du coup, le harcèlement effectué par les Résistants a pu retarder l’installation des explosifs.
Devant cette attaque générale, le QG de la 77. ID ne sait plus où donner de la tête. Il se trouve contraint de faire venir de Grenoble les personnels de ses services, alors qu’une insurrection couve dans la ville, et de demander l’aide de la 2. Fallschirmjäger, déployée sur le plateau du Vercors. Cette demande restera lettre morte dans la mesure où les parachutistes sont eux-mêmes vigoureusement attaqués par la 10e DI et la 13e DBLE.
Pendant ce temps, les parachutistes de la 1ère DP (Connétable) repoussent des contre-attaques désordonnées lancées par la 77. ID. Ils y parviennent, mais non sans peine – en effet, ils ont subi des pertes du fait de l’imprécision des largages. De plus, des sticks entiers ont atterri sur l’autre rive du Drac, entre La Mure et le plateau du Vercors. Bien qu’isolés, ces hommes rempliront malgré tout une tâche importante en faisant régner l’insécurité sur les arrières allemands.
A la nuit tombante, la 77. ID, qui a subi de lourdes pertes, est obligée de reculer en désordre sur la rive orientale du Drac, poursuivie par les unités françaises et sous le feu continu de la 12e BACA. Pendant ce temps, chasseurs, dragons et légionnaires ont percé sur la D227 ; en pointe, la 4e BMLE a fait sa jonction avec les parachutistes.
………
Au nord du Vercors, les opérations Dauphin et Chardon doivent ouvrir la porte à la 83e DIA.
Les hommes du 1er Choc (“Chardon”) ont été largués sur les arrières de la 39. ID, sur les deux rives de l’Isère, avec pour mission de prendre au moins un pont intact. L’opération se passe bien à la Sône et Beauvoir-en-Royans, mais à Eymeux, l’imprécision des largages entraîne l’échec de l’assaut surprise ; l’arrivée de quelques blindés de la 21. Panzer appelés en renfort achève de dissuader les hommes du colonel Gambiez d’insister.
Dans le massif, le 113e RI (“Dauphin”) a également fort à faire. Le 1er Bataillon réussit son mouvement d’infiltration et décapite la 39. ID à Saint-Jean-en-Royans au moment fatidique. Les Allemands se ressaisissent en milieu de journée et les commandos sont pourchassés, après avoir fait sauter le dépôt divisionnaire ; c’est ainsi que disparaît la 7e Compagnie. Quelques années après la guerre, René Clément réalisera un film sur cet épisode, La Dernière Bataille de la 7e Compagnie, dans la ligne de sa Bataille du Rail. Hollywood, ou plus exactement Steven Spielberg, en rachètera les droits en 2017 pour ce que l’on appelle aujourd’hui un reboot, mais Death of George Coy [La Mort de la Compagnie G, et non La Mort du soldat George Coy, comme l’ont traduit certains journaux français…] transpose l’épisode sur le front américain.
Dans la vallée du Rhône, les unités françaises s’approchent de l’Isère. Le long du fleuve, la 1ère DIM atteint Valence, libérée de facto par le départ de la 21. Panzer quelques jours plus tôt. La progression des soldats marocains est prudente, entre l’accueil enthousiaste de la population et la crainte d’éventuels éléments retardateurs. Contournant la ville par l’est, la 3e DIM se dirige vers Châteauneuf-sur-Isère et Bourg-de-Péage, tandis qu’au pied des pentes du Vercors, la 83e DIA avance dans les pas des commandos vers le Royans, une petite plaine située entre l’Isère et le massif montagneux. Derrière elles, les 1ère et 5e DB attendent leur heure, pour éviter de former un énorme embouteillage dans une zone coincée entre fleuve et relief et faisant à peine vingt kilomètres de large. Un peu plus loin, la 3e DB est dans la même situation, mais elle pourrait aussi basculer de l’autre côté du Rhône, en fonction de l’évolution de la situation.
En fin de journée, l’Isère est bordée sur toute la longueur entre son confluent avec le Rhône et le pied du Vercors. Dans ce secteur, les Français constatent que les Allemands ont fait sauter les ponts, sauf à Eymeux, où la 39. ID refuse de céder pour conserver une voie de repli, déjà compromise par la présence du 1er Choc sur ses arrières. Mais l’état-major français s’yattendait et fait monter en ligne les 607e et 615e Rgt de Pionniers et la 11e BACA. De son côté, le II/113e RI se prépare à tenter le sort vers Romans-sur-Isère le lendemain soir. Enfin, dans le secteur de Pont-de-l’Isère (qui porte à présent bien mal son nom), la nuit va permettre d’acheminer les moyens pour l’opération de débarquement fluvial prévue à partir du lendemain.
………
A l’ouest du Rhône, le secteur face aux Franco-Belges du IIe CA est défendu par le LXXXVI. AK (165., 243. et 255. ID). Celui-ci dépend à nouveau, depuis mi-mars, de la 19. Armee. En effet, le ravitaillement destiné à ce secteur passant par Lyon, il a été donc décidé de rééquilibrer les deux armées et de confier un troisième corps à la 19. Armee, qui n’en encadrait plus que deux depuis le retrait du II. SS PzK. En Ardèche, la 4e DI belge, bien appuyée par la Brigade Tancrémont, force la 255. ID à reculer le long du fleuve, mais les résultats sont plus mitigés dans les collines, où la 14e DI fait face à la 243. ID et à une partie de la 165. ID, renforcées du 200. StuG Abt. En fin de journée, les nœuds routiers d’Antraigues-sur-Volane et Meyras sont toujours au centre d’âpres combats. Il est vrai que l’artillerie de la 13e BACA n’a pu appuyer la 14e DI, se consacrant à aider la 19e DI (renforcée du 1er Ardennais), pour une attaque de flanquement plein nord au bénéfice de la 3e DI-US.

Full-fledged attack
Grand Sud-Ouest
– Le VIe Corps US (3e, 28e et 88e DI-US, 10th Mountain Division) mène une attaque de fixation dans le Massif Central. Bien qu’affaiblies, les 334. et 355. ID arrivent à résister dans les contreforts du mont Lozère au sud-est de Mende, dans les gorges du Tarn et sur les causses à l’est de Millau. De même, la petite 266. ID, renforcée d’éléments de génie et du 341. StuG Abt, tient le coup elle aussi.
Cependant, c’est un peu au sud que tout se joue. Les planeurs du 2e Rgt de la 1st SSF se sont posés sur le nœud routier de Montlaur (Necklace), immédiatement sur les arrières du 728. Grenadier Rgt de la 708. ID. Les grenadiers refluent en désordre sous une brusque poussée du 17th RCT, renforcé du 191st Tk Btn. Cette attaque est d’autant plus destructrice que le Kampfgruppe divisionnaire constitué d’éléments des pionniers et des panzerjägers et qui assure la jonction avec le 748. Grenadier Rgt est pris en tenaille, toutes voies de repli coupées. Le 748. Rgt, lui-même sous la pression du 32nd RCT associé au 601st TD Btn, ne peut intervenir et est finalement obligé de reculer. Mais la situation de la 708. ID devient encore pire quand le CCA de la 3rd Armored Spearhead s’élance pour l’exploitation. En fin de journée, la déroute de la division est sur le point de se transformer en désastre.
Encore plus au sud, la 36th DI-US fixe les 595. et 597. Grenadier Regiments, mais c’est au centre, sur la route de Castres, que tout va se jouer. Ce secteur est la cible de l’opération Jester. Pendant que les commandos du 1er Rgt de la SSF jouent les freins antichars dans la vallée à l’ouest de Labastide-Rouairoux, le 596. Grenadier Rgt de la 327. ID, en première ligne, subit tout le poids de l’offensive du 142nd RCT, massivement appuyé par le 6th Artillery Group, tandis que l’infiltration du 1st Ranger Bn déstabilise la défense. Ne disposant que d’un peu d’artillerie guidée par des observateurs postés sur le pic de Nore, le régiment allemand tente de résister avant que l’introduction en exploitation des blindés du CCB de la 3rd Armored ne le fasse exploser. La route de Castres est ouverte ! Les commandos n’auront que peu de travail, se contentant de piéger les éléments de reconnaissance du 104. PzrGr Rgt de la 15. Panzer, avant d’être rejoints par les premiers Sherman.
Si au nord, sur les routes de Castres et d’Albi, les Américains jouent une partition délicate mêlant opérations spéciales, assaut et exploitation blindée, ils ne cherchent pas à agir avec subtilité face aux défenses de la trouée de Carcassonne. En effet, s’inspirant de l’utilisation des bombardiers lourds autour de Dien-Bien-Phu, il est décidé d’envoyer pas moins de cinq Bomber Groups matraquer les positions de la 158. ID.
Pour ce carpet bombing massif, les bombardiers vont survoler Agde (où le mont Saint-Loup et la cathédrale sont de très bons points de repère) puis Béziers (là encore, la cathédrale est très visible), puis le canal du Midi, avant de virer au sud-sud-ouest et de s’orienter sur l’église Saint-Félix de Lézignan, bien reconnaissable dans la plaine avec sa tourelle presque aussi haute que son clocher. Le secteur visé est à l’ouest de cette ville, à 25 ou 30 Km de Carcassonne – l’approche nord-sud évite le risque de toucher celle-ci… mais non celui d’atteindre les lignes amies.
De fait, lorsque les bombes pleuvent, les premières lignes de la 1ère DI-US ne sont pas épargnées. Les Américains ont 80 morts et près de 200 blessés. Le Lt-général Lesley McNair, en mission d’observation (c’était un ami du général Bradley) est parmi les morts.
Mais ces pertes ne sont rien à côté de la punition infligée à la 158. ID. Les GIs de la Big Red One et de la Hell on Wheels décriront un paysage complètement bouleversé, parsemé de cadavres et de véhicules détruits. Ils capturent de nombreux Allemands hagards, brisés, au bord de la folie. Mais la réussite de ce bombardement ne signifie pas la fin de la résistance. Si la 158. ID, en première ligne, s’est littéralement évaporée sous l’impact, il reste malgré tout suffisamment de pièces au 615. Flak Abt et suffisamment de Tiger au 503. sPzr Abt pour contrer l’avance des Sherman. Et les panzergrenadiers du 115. Rgt, placés en deuxième ligne, sont assez pugnaces pour tenir le terrain le temps que le 8. Panzer Rgt arrive de Carcassonne. La journée se termine donc dans ce secteur sur un résultat mitigé : si la première ligne s’est effondrée, les Américains sont maintenant au contact du gros de la 15. Panzer, renforcée des éléments d’infanterie en déroute et des Tiger qui ont survécu au choc initial.
Dans le sud de l’Aude et en Ariège, les 45th et 85th DI-US, appuyées par les 757th Tank Btn et 776th TD Btn, attaquent elles aussi. Cependant, le but de leur manœuvre sur les flancs des Pyrénées est simplement pour l’instant de malmener la 344. ID et la 3. Fallschirmjäger Division, afin d’empêcher la 3. Panzergrenadier Division de se joindre aux deux divisions blindées dans la plaine de Carcassonne.

(A suivre, demain)
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Etienne



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MessagePosté le: Lun Oct 28, 2019 13:12    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Connétable et Bergerie – Sur les terrains des Bouches-du-Rhône, la 1ère DP se lance à la nuit tombante dans l’opération Connétable, qui doit permettre de s’empare de Grenoble.


Citation:
Cette attaque est d’autant plus destructrice que le Kampfgruppe divisionnaire constitué d’éléments des pionniers et des panzerjägers et qui assure la jonction avec le 748. Grenadier Rgt est pris en tenaille, toutes voies de repli coupées.

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Colonel Gaunt



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MessagePosté le: Lun Oct 28, 2019 17:23    Sujet du message: Répondre en citant

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Anaxagore



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MessagePosté le: Lun Oct 28, 2019 17:30    Sujet du message: Répondre en citant

Si cela vous intéresse, j'ai une anecdote intéressante sur le soulèvement de Grenoble. Les Résistants locaux disposaient de beaucoup d'armes... italiennes. Après le renversement de Mussolini, les Allemands désarmèrent la garnison italienne de Grenoble... mais il eut beaucoup d'Italiens qui désertèrent. Dans la région, il y avait une loooongue habitude de contrebande dans les régions et les contrebandiers furent parmi les premiers à entrer en résistance. Aussi, ils jouèrent un rôle important en tant que passeur... et dans ce cas de figure à ramener les déserteurs italiens en Italie... en échange de leurs armes.
Je connais cette histoire par mon grand-père qui a fait partie de l'insurrection de Grenoble.
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Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe.
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MessagePosté le: Lun Oct 28, 2019 22:37    Sujet du message: Répondre en citant

Etant moi-même grenoblois et haut-alpins, j'ai deux trois trucs à raconter ... faudra qu'on s'écrive là-dessus. D'ailleurs je t'ai adressé un mail ? Confused
_________________
Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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loic
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MessagePosté le: Mar Oct 29, 2019 09:24    Sujet du message: Répondre en citant

Surtout n’hésitez pas !
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On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Oct 29, 2019 10:45    Sujet du message: Répondre en citant

21 avril
Opération Cobra
Vers Grenoble
Alpes et vallée du Rhône
– Alors que les 11e et 13e BCA nettoient le terrain au nord et à l’ouest du lac du Sautet, le 18e RI et la 6e BMLE, soutenus par l’artillerie divisionnaire de la 36e DI, maintiennent le contact avec la 77. ID, dont le 1051. Grenadier Rgt s’est installé en bouchon autour de La Mure. De l’autre côté de la vallée, alors que le 2e Choc et le 57e RI terminent de sécuriser les cols de Menée et de la Croix Haute, la 14e DBLE et le 2e RCP repoussent une contre-attaque d’un Kampfgruppe de la 157. Gebirgs Division qui tente plus de s’ouvrir un passage dans le dispositif français que de le prendre de flanc. De même, entre Monteynard et Avignonet, le 1050. Grenadier contre-attaque localement pour faciliter sa retraite et couvrir l’artillerie divisionnaire qui tente de prendre à partie la progression française. Son tir est réglé par des observateurs perchés sur la montagne du Conest, mais la contre-batterie effectuée par la 12e BACA et l’action de la 6e EC réduisent beaucoup son efficacité.
La principale action de la journée dans ce secteur est la contre-attaque lancée au sud de Vif par des éléments divers, dont beaucoup viennent de Grenoble. Les fantassins allemands, dont certains se battent depuis le jour du débarquement, font face aux légionnaires de la 4e BMLE et de la 11e DBLE. En fin de journée, une 77. ID très entamée recule pour se réfugier dans Grenoble, alors même qu’une insurrection vient d’éclater dans la région.
Sur le plateau du Vercors, les parachutistes allemands se redéploient pour éviter l’encerclement. Ils savent qu’ils pourraient tenir leurs positions, mais il ne fait plus de doute qu’ils seraient rapidement piégés : il faut se préparer à décrocher. Les officiers des 10e DI et 3e DBLE notent un fléchissement de la résistance allemande sur les pentes.
………
Les Allemands se préparent d’autant plus à évacuer le plateau que les troupes de la 83e DIA attaquent violemment les positions de la 39. ID du côté de Saint-Nazaire-en-Royans, point de passage obligé entre le Vercors et l’Isère, pour tenter de rallier le 1er Choc. Ce dernier a dû abandonner le pont conquis à la Sône, sous la pression d’un détachement de la 21. Panzer qui fournit ainsi un appui décisif pour le repli de sa voisine au nord de la rivière. Toutefois, les hommes du colonel Gambiez tiennent encore le pont de Beauvoir-en-Royans.
………
Dans la plaine, au confluent entre le Rhône et l’Isère, la préparation de la traversée commence dans la matinée. Dès l’aube, quatre groupes de bombardiers de l’Armée de l’Air sont engagés pour matraquer la rive opposée du fleuve, mais aussi une bande de plusieurs kilomètres en arrière, pour museler l’artillerie des 14. SS Panzergrenadier et 2. Panzer, déjà engagée dans un duel avec la 11e BACA. Les canons des 1ère et 3e DIM s’emploient de leur côté à éliminer les blockhaus allemands qui tiennent les berges de l’Isère sous leur feu.
Dans la soirée, un assaut en canots permet de prendre pied sur l’île qui divise la rivière à Châteauneuf-sur-Isère, tandis que le génie est à pied d’œuvre pour commencer à monter des ponts provisoires ou à rafistoler les ouvrages détruits. La traversée elle-même est programmée pour le lendemain.
Plusieurs centaines d’hommes de la 1ère DIM vont embarquer à Valence sur des LCVP et des LCM-III. La destruction des ponts sur le Rhône empêchant leur remontée du fleuve, les engins amphibies ont été convoyés depuis Marseille sur des porte-chars M26. Afin d’éviter d’attirer l’attention de l’ennemi qui contrôle encore la rive ouest du fleuve, l’embarquement et le court trajet vers le lieu de traversée devront s’effectuer de nuit. Le Rhône est un fleuve puissant et les embarcations mettront plus d’une heure pour parcourir les quelques kilomètres jusqu’au secteur de Pont-de-l’Isère.
Dans le même temps, la 5e DB commence à monter en ligne vers Bourg-de-Péage pour s’intercaler entre la 3e DIM et la 83e DIA face à la 21..Panzer. Plus discrètement, le II/113e RI rejoint les berges de l’Isère à l’est de Bourg-de-Péage, plus précisément au niveau du barrage de Pizançon. Le pont-route qui surplombe l’édifice a bien entendu été détruit par les Allemands, mais l’ouvrage hydroélectrique lui-même est intact et les commandos comptent bien en profiter pendant la nuit.
………
De l’autre côté du Rhône, alors que la 1ère Brigade de la 4e DI belge nettoie les collines au nord de Privas, les Taureau de la Brigade Tancrémont atteignent La Voulte sur Rhône. Pendant ce temps, la 14e DI progresse lentement face à une 243. ID accrocheuse. Les Français arrivent tout de même à s’emparer des nœuds routiers d’Antraigues-sur-Volane et Meyras, mais les collines alentour empêchent toute progression plus marquée.

Vers Carcassonne
Grand Sud-Ouest
– Bien que les offensives des divisions composant le VIe Corps US ne cherchent qu’à fixer l’ennemi, celui-ci est contraint de reculer, en particulier dans le secteur de la 266. ID. En effet, l’offensive des 7e et 36e DI-US, appuyée par les opérations Necklace et Jester et exploitée par la 3rd Armored Division, a créé de nombreux trous qu’il faut boucher urgemment. Ainsi, le 899. Grenadier Rgt recule autour de Saint-Affrique pour garder le contact avec une 708. ID mal en point. Son 728. Grenadier Rgt, du moins ce qu’il en reste, a réussi à s’échapper et bouche comme il peut la route d’Albi, tandis le reste de la division allemande, regroupé autour de son 748. Grenadier Rgt, défendent les accès autour de Lacaune.
Plus au sud, la situation n’est pas meilleure pour la 327. ID. Le Kampfgruppe formé par ses pionniers et ses panzerjägers se sacrifie pour empêcher le CCB de la Spearhead d’exploiter la percée, évitant un encerclement et permettant au 597. Grenadier Rgt et à une poignée de survivants d’autres unités de décrocher jusqu’aux alentours de Brassac. Mais les mauvaises nouvelles pour les Allemands continuent à s’accumuler dans ce secteur : le CCB de la 3e Armored Division vient culbuter le 104. Panzergrenadiers Rgt de la 15. Panzer au débouché sur Mazamet. Le régiment allemand a tenté de s’accrocher sur les reliefs de la Montagne Noire, mais le recul de la 327. ID a ouvert une porte à l’aile, permettant au 142nd RCT de la division du Texas de le flanquer et de le forcer à reculer en direction de Castres.
Dans la vallée menant à Carcassonne, les deux camps font entrer en jeu de nouvelles unités. Pour les Allemands, la 9. Panzer approche de la ville (bien qu’un KG centré sur le 11. PzrGr Rgt et le 50. PzrJg Abt se dirige vers Castres) ; elle rejoint la ligne de front – ou la ligne de front la rejoint. Du côté des Américains, la Old Ironsides avance avec ses Sherman “français” (à canon de type français). Les Allemands reculent en bon ordre et ne lâchent rien. En fin de journée, on se bat près de Trèbes, à une dizaine de kilomètres de la cité médiévale.
A l’exception du régiment encore sonné par le carpet bombing de la veille, la 1ère DI-US a repris sa progression et nettoie le terrain sur les arrières comme à Villeneuve-Minervois contre le 595. Grenadier de la 327. ID, de plus en plus isolé. La 85e DI-US a réussi à progresser contre la 344. ID (et des survivants de la 158. ID qui se sont retrouvés là par hasard) dans le secteur de Labastide en Val. Cette poussée de la division Custer n’est pas la seule, puisqu’avec l’aide du 757th Tk Btn, son 338e Régiment réussit à faire reculer les grenadiers du 854. GR vers Alet-les-Bains. À très court terme, la vallée de l’Aude est perdue, d’autant qu’après l’opération Pique, la 344. ID n’est plus que l’ombre d’elle-même.
Plus à l’ouest, la 45e DI-US mène une série de reconnaissances agressives. Dans ce secteur, les Allemands peuvent toutefois compter sur une solide seconde ligne avec la 3. Panzergrenadier Division.

Prise de conscience allemande
Paris
– Le Feld-maréchal von Rundstedt a réuni son état-major ainsi que Lemelsen et von Mackensen, chefs des 1. et 19. Armeen. Tout le monde ne peut que constater que la situation ne cesse de se dégrader sur l’ensemble du front tenu par le HeeresGruppe G. Depuis l’échec de Nordwind, plus personne ne se fait d’illusions sur une hypothétique contre-attaque destinée à rejeter les Alliés à la mer. Pire, si la situation n’évolue pas, les Alliés seront à Paris, voire sur le Rhin, sans même avoir besoin de ce fameux débarquement dans le nord de la France que tout le monde attend et pour lequel on continue à fortifier frénétiquement les côtes.
D’une façon générale, il apparaît possible de stabiliser le front ou, tout au moins, de reculer en bon ordre plutôt qu’en étant bousculés et surtout en épuisant l’adversaire, jusqu’à ce que ce dernier commette un faux pas… ou que Berlin décide que le sud de la France devient prioritaire, ce qui a peu de chances d’arriver, reconnaissent les plus lucides. Mais, quoiqu’il arrive, il faut des renforts !
Dans les deux secteurs de plaine, vallée du Rhône et plaine de Carcassonne, les unités blindées font bonne figure, mais leurs pertes s’accumulent : les derniers modèles de Panzer IV sont quelque peu inférieurs au « Sherman à canon long » (comme les Allemands appellent le Taureau) et les tankistes français, très expérimentés, s’avèrent d’une efficacité redoutable. Les Tiger restent heureusement supérieurs à tous les chars ennemis, mais les pertes subies malgré tout par les bataillons de chars lourds sont difficilement remplaçables. Il devient impératif de laisser souffler les troupes et de renouveler le matériel. Von Rundstedt commence donc par appeler l’OKW afin obtenir l’indispensable accord du Führer pour piocher parmi les unités du PanzerGruppe West, la réserve blindée du nord de la France. Le Feld-maréchal contacte ensuite Dollman et von Salmuth, qui commandent respectivement les 7. et 15. Armeen déployées dans le nord de la France, afin qu’ils cèdent plusieurs divisions d’infanterie.
La situation sur le terrain est ensuite examinée en détail.
Dans les Alpes, zone pourtant très favorable à la défense sur le papier, il n’y a tout simplement pas assez de troupes aptes au combat de montagne pour stopper durablement les Français et leurs “supplétifs” marocains spécialisés. Von Mackensen prévient que la liaison avec le LI. Gebirgs Armee Korps, qui défend la frontière italienne, ne tiendra plus très longtemps. La 91. Luftlande Infanterie Division, cantonnée à Dijon, doit rejoindre l’Isère de toute urgence. C’est tout ce qu’il est possible de faire dans l’immédiat dans ce secteur ; il faudra donc continuer de compter sur le relief et la rivière Isère en faisant payer à l’ennemi le prix du sang pour chaque mètre cédé, puis se replier lorsque le coût pour les troupes du Reich deviendra trop élevé. Von Rundstedt rappelle au passage que von Choltitz, gouverneur de Lyon, a toute liberté pour procéder à des destructions dans cette ville pour favoriser la défense. Dans la région voisine du Forez, les usines d’armement de Saint-Etienne et Saint-Chamond doivent se préparer à évacuer leurs stocks vers le nord.
Dans le sud-ouest, les trois divisions du LXXX. ArmeeKorps reçoivent l’ordre de renforcer le front. La 159. RD, qui deviendra pour l’occasion une division d’active, doit se diriger vers l’Ariège, la 245. ID vers la région toulousaine et la 265. ID vers le Tarn-et-Garonne. Lemelsen souligne que ce redéploiement, relativement aisé sur le papier, va laisser le contrôle du vaste territoire entre l’Atlantique, la Garonne et les Pyrénées aux seules forces de police du Reich et aux unités côtières de la Kriegsmarine. Quant à ce qui reste des hommes du NEF, à la fiabilité plus que douteuse, il semble inenvisageable de recourir à leurs services : que les Français se débrouillent entre eux !
La région la plus dangereuse est clairement le Massif Central, d’autant plus que les “terroristes” y pullulent. Si on ne parvient pas à y stabiliser la situation, l’ennemi pourra percer et, à terme, se rabattre sur les arrières des PanzerKorps qui défendent les plaines. Pour renforcer cette région, pas moins de quatre divisions venant du nord de la France, cédées par Dollman et von Salmuth, sont finalement désignées. Les 85. et 362. ID, basées respectivement à Limoges et Niort, se déplaceront principalement à pied – et par camion quand ce sera possible. L’état-major du LXIV. ArmeeKorps, qui était jusqu’alors en charge du secteur Poitou-Limousin, devra les encadrer. La 84. ID, venant du Mans, et la 182. RD (qui deviendra elle aussi une division d’active), venant de Nancy, voyageront en train… si l’aviation alliée, toujours aussi active, et les cheminots français, toujours aussi “paresseux”, le leur permettent. Dans un premier temps, elles seront directement rattachées à la 19. Armee.
Après avoir longuement examiné la carte, von Rundstedt décide de s’en tenir aux fondamentaux : une défense s’appuyant sur le relief et les coupures humides, accompagnée de toutes les destructions possibles, à commencer par le dynamitage systématique des ponts dès qu’ils ont perdu leur utilité. Exactement ce qu’ont fait les Français quatre ans plus tôt avant de décamper en Afrique, et avec pas mal de réussite, songe le Feld-maréchal avec une ironie amère. Malheureusement, la longue sécheresse qui caractérise ce printemps 1944 ne va pas faciliter les choses. Les chefs de corps d’armée auront toute latitude pour ordonner des replis en l’absence d’autre solution, plutôt que de prendre le risque de voir l’ennemi réaliser percées et encerclements.
Reste à savoir où positionner la ligne d’arrêt… L’acheminement des renforts venus du nord de la France va être difficile, car l’aviation ennemie et la Résistance s’en prennent impitoyablement aux moyens de transports déjà insuffisants. Or, faire arriver des troupes par petits paquets sur une ligne proche du front reviendrait certainement à les sacrifier en vain. Il faut donc établir une ligne de recueil suffisamment loin de l’ennemi, pour avoir le temps de la fortifier un minimum. En conséquence, il est décidé d’ancrer la défense dans le Massif Central, de part et d’autre de la région montagneuse regroupant les monts Dôme (ou chaîne des Puys) et les monts Dore. Ce qui n’exclut pas de résister d’abord plus au sud, sur le Lot et ses affluents, ainsi que sur les contreforts des monts du Cantal. À l’ouest de cette région, la situation est simple : la ligne de défense suivra la Dordogne de la région bordelaise jusqu’aux montagnes. À l’est par contre, c’est plus délicat, car entre la chaîne des Puys et les monts du Lyonnais, les principaux cours d’eau, Allier et Loire, sont orientés sud-nord, traversant deux zones de plaine séparées par les monts du Forez. Il faudra donc probablement envoyer des blindés dans le secteur. Plus à l’est, la défense s’appuiera naturellement sur la ville de Lyon et sa banlieue, avant de se prolonger vers la Suisse en suivant le Rhône.
En fin de journée, l’OKW approuve la demande de renforts de von Rundstedt : la division Panzer Lehr, stationnée entre Nancy et Verdun, et la 16. SS-Panzer Division Hitlerjugend, basée à Sarrebruck, reçoivent leurs ordres de marche pour la vallée du Rhône. Toutefois, il est indiqué clairement qu’en cas de débarquement des Alliés dans le nord de la France, ces divisions seront récupérées, quitte à être à nouveau mises à disposition lorsque l’ennemi aura été rejeté à la mer.
Pour finir, le Feld-maréchal s’enquiert de l’avancement des travaux de mise en défense et d’approvisionnement des Festungen (forteresses) côtières, dont la mise en place a été décidée fin décembre. Par la force des choses, la priorité doit aller à l’estuaire de la Gironde (Royan et la pointe de Grave), ainsi qu’au port de La Rochelle.


22 avril
Opération Cobra
Le Vercors reconquis
Alpes et vallée du Rhône
– Les combats pour Grenoble se situent maintenant au sud d’Echirolles. Le 1049. Grenadier est venu se repositionner sur le cours du Drac et affronte la 4e BMLE, aidée par le 14e RI (36e DI) et plusieurs batteries de l’artillerie divisionnaire. À l’est, le 1050. Rgt continue de défendre la trouée des quatre lacs (Chatel, Petichet, Laffrey, Mort), sous la pression des paras du 1er RCP à l’est et du binôme 6e BMLE et 18e RI au sud. À l’ouest et sur les arrières, paras et légionnaires verrouillent les descentes du Vercors et s’occupent du nettoyage. Globalement, les Français avancent, mais lentement, car il faut nettoyer le terrain des mines et autres pièges que les Allemands laissent derrière eux.
Dans ce secteur, le recul allemand a ouvert de nombreuses portes vers des vallées alpines menant sur les arrières des Italiens de la RSI. Ces derniers, informés par leurs alliés, n’ont d’autre solution que d’ordonner au 1° Reggimento de la Monterosa de se replier sur La Grave et L’Argentière-la-Bessée pour conserver le pays briançonnais.
Aux alentours de Grenoble, l’insécurité règne pour les Landsers : rares sont les convois de camions partant vers le nord qui ne se font pas accrocher plus ou moins violemment sur leur trajet. Cette insurrection a éclaté plus ou moins spontanément et les hommes de l’échelon arrière de la 77. ID, basés à Grenoble, s’efforcent avec férocité de la réprimer.
Sur le plateau du Vercors, l’heure est à l’évacuation : la 39. ID achève de se replier à l’abri de l’Isère, au nez et à la barbe de la 83e DIA. Plus à l’est, la 2. Fallschirmjäger Division a envoyé son 6. FJ Rgt pour garantir que les commandos du 1er Choc, toujours agrippés au pont de Beauvoir-en-Royans, n’entravent pas davantage le recul des troupes allemandes dans ce secteur. De l’autre côté du massif, la voie de sortie pour les parachutistes passe par Villard-de-Lans. Côté français, la 10e DI investit méthodiquement le Vercors pour s’assurer qu’aucun élément ne reste en embuscade.
À Romans-sur-Isère, dans la nuit, les commandos du II/113e RI ont réussi, par un coup de main audacieux, à franchir le barrage de Pizançon et à prendre pied dans la ville, grâce à la diversion apportée par un violent tir de barrage de l’artillerie de la 5e DB à l’ouest de la localité, suivi d’un simulacre de franchissement de la rivière par des éléments précurseurs de cette même division. Au petit matin, la 21. Panzer tente de réagir, mais elle ne peut faire mieux que contenir l’insolent bataillon dans la ville, car elle a reçu l’ordre de ne pas se faire piéger dans un combat urbain, alors que le franchissement de l’Isère par l’ennemi semble imminent. Le siège de Romans-sur-Isère va durer plusieurs jours.
Dès l’aube, le passage en force de la rivière a commencé vers Pont-de-l’Isère. Précédés par une compagnie de SAV-42 DD (amphibies) du 1er Bataillon d’Infanterie et de Chars de Marine, les hommes de la 1ère DIM se lancent à l’assaut contre les positions avancées de la 14. SS Panzergrenadier Division.
Plus à l’est, les Coloniaux de la 3e DIM ont pu, au prix de pertes sensibles, s’emparer en totalité de l’île de Châteauneuf-sur-Isère, mais ils n’arrivent pas encore à déboucher sur la rive nord, car les ruines du pont et le barrage de Beaumont-Monteux sont encore sous le feu de la 2. Panzer Division. Toutefois, cette dernière encaisse de moins en moins bien le déluge d’obus qui s’abat sur elle et le génie français commence la mise en place de ponts Bailey sur les piles du pont routier qui enjambait le bras sud de la rivière.
………
De l’autre côté du Rhône, les troupes belges bordent la rivière Eyrieux et constatent que la 255. ID est bien installée sur les hauteurs qui font face. Dans ce secteur, le cours d’eau ne fait que quelques dizaines de mètres de large, mais son débit en cette fin d’hiver est abondant ; tous les ponts ont bien entendu été détruits.
De leur côté, les 14e et 19e DI continuent de piétiner face aux 243. et 165. ID. Néanmoins, les Français notent en fin de journée que leurs adversaires commencent à se replier, de façon méthodique, alors que le terrain leur est favorable. C’est la première application concrète des décisions prises la veille par von Rundstedt : un recul maîtrisé pour conserver un dispositif cohérent – il se justifie ici par un début de décrochage entre la 255. ID et ses voisines.
Dans ce secteur, si le front des Alliés s’étire, leur situation logistique s’améliore, grâce à un travail entamé il y a plusieurs semaines. En effet, le génie du corps d’armée met en service sur le Rhône, à hauteur de Loriol, un pont provisoire (bâti là aussi sur les piles du pont détruit) : l’essence arrivera ainsi directement à partir du terminal du pipeline de Montélimar et non plus d’Avignon.

Piétinement
Grand Sud-Ouest
– Le VIe Corps US piétine face à une 334. et une 355. ID bien campées sur leurs positions. Seule la Rock of the Marne progresse légèrement du côté de Bagnols-les-Bains et de Saint-Etienne du Valdonnez.
En revanche, une attaque de la 28e DI-US, renforcée des 70th Tk et 636rd TD Btn dans le secteur de La Cavalerie force une 266. ID fragilisée à se replier sur Millau. La réussite de cette offensive a tenu à un homme : le sergent Edwin Yost, du 636th TD Btn. Opérant en appui du II/112th RI à bord de son M-10 Jinx (Poisse), Yost élimine à lui seul, tirant souvent à plus de 1 000 mètres, pas moins de cinq blindés du 341. StuG Abt (deux Marder et trois StuG III), créant une brèche décisive dans le dispositif allemand. Pour son action lors de cette journée, le sergent Yost recevra la Silver Star.
Le repli de la 266. ID risque de ne pas être suffisant : au sud, autour de Lacaune, le 32nd RCT de la 7e DI-US déborde les positions du 748. Grenadier Rgt, alors que ce dernier est la cible d’une attaque frontale menée par le 53rd RCT et le 601st TD Btn. La 708. ID, déjà bien malmenée, est sur le point de s’effondrer.
Suivant à la lettre les décisions prises à Paris la veille, l’état-major du LXXXX. ArmeeKorps ordonne à la 708. ID, pressée par la 7e DI-US au nord de Lacaune, de reculer vers Albi pour maintenir la cohérence du dispositif. Plus au sud, la 327. ID suit le mouvement en direction de Castres, talonnée par la 3rd Armored Division.
Dans la trouée de Carcassonne, les progrès américains sont minimes : la principale ligne de défense allemande tient bon, mais l’attrition commence à se faire sentir, notamment au 503. schw Pz Abt, qui n’a même plus vingt chars lourds opérationnels. Cependant, c’est la situation sur les ailes qui contraint le LXVI. PanzerKorps à reculer : au nord, la 327. ID recule, tandis qu’au sud, la 158. ID a virtuellement cessé d’exister.
Une partie de la 85e DI-US, sur le point de déboucher dans le secteur de Limoux, menace, elle aussi, de déborder les défenseurs. Sa progression est cependant ralentie par les nombreux pièges et traquenards que les Allemands laissent derrière eux. Ces derniers ont d’ailleurs bien anticipé en positionnant là le 29. Rgt de la 3. Panzergrenadier Division en recueil.
Dans la vallée de l’Ariège, le 179th RCT de la 45e DI-US, qui était bloqué depuis fin janvier, a réussi, à force d’assauts précédés de barrages de mortiers, à faire reculer le 5. FJ Rgt jusqu'à Tarascon-sur-Ariège. Ce dernier, de crainte d’être débordé par la route des corniches, qui contourne la ville par l’est, se scinde en deux. Une partie se replie sur la RN618 [aujourd’hui D618], pour ralentir la progression américaine vers Saint-Girons, tandis que le gros du régiment remonte en hâte vers Foix.

(La suite demain)
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Wil the Coyote



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MessagePosté le: Mar Oct 29, 2019 13:07    Sujet du message: Répondre en citant

Si j ai bon souvenir j avais fait des coloriages belges.

😉😉
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loic
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MessagePosté le: Mar Oct 29, 2019 15:32    Sujet du message: Répondre en citant

Coloriages qui sont en cours de relecture ...
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En principe (moi) ...
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Imberator



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MessagePosté le: Mar Oct 29, 2019 18:45    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Son 728. Grenadier Rgt, du moins ce qu’il en reste, a réussi à s’échapper et bouche comme il peut la route d’Albi, tandis que le reste de la division allemande, regroupé autour de son 748. Grenadier Rgt, défendent les accès autour de Lacaune.

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Anaxagore



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MessagePosté le: Mar Oct 29, 2019 19:48    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:
Surtout n’hésitez pas !


Il faudrait que j'appelle mon grand-père, il a participé à la libération de Grenoble. Il devrait pouvoir me raconter ça.

Romans-Sur-Isère, mon grand-père a habité juste à côté pendant près de trente ans.
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Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe.
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Wil the Coyote



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MessagePosté le: Mar Oct 29, 2019 20:06    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:
Coloriages qui sont en cours de relecture ...



Ok Cool
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lbouveron44



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MessagePosté le: Mar Oct 29, 2019 21:46    Sujet du message: Répondre en citant

Je fais une petite incise, pour le 22 ou le 23 avril
(Comme vous l'avez compris, je vais essayer de faire l'histoire des deux poches de Lorient et St Nazaire de fin avril 44 à la capitulation)

Festung Saint Nazaire. Les ordres ont été reçus et le commandement s'adapte. La base U-boot est terminée et la plupart des positions aussi. Pour les tranchées abri et les abris divers, ordre est donné d'économiser fers et béton, à réserver au renforcement des positions et à la mise en place d'affuts de tir fortifiés (tobrouks) un peu partout, notamment aux abords des positions déjà réalisées et sur le port de Saint Nazaire, mais aussi sur les principaux ponts ferroviaires.

Pour finir les abris, la méthode est simple et efficace - creuser un trou, faire deux murettes en blocs de pierre au fond de la souille, poser dessus des tôles en arc de cercle à ondes larges, dites tôles métro, recouvrir le tout d'un bon mètre de terre sinon deux - ça c'est un wellblech et ça sert à toutes les tâches secondaires - stock, écurie, cacher l'entrée d'une tranchée abri.... Par endroits les abris seront en briques et même en bois, dûment recouverts de rondins entrecroisés - quand ce n'est sont pas des poutres arrachées à une maison voisine évacuée sur ordre, de paille et de terre - on appelle cela des Sonderkonstruktionnen (Sk sur les cartes).

La main d'oeuvre ne manque pas : la Festung dispose de deux bataillons de supplétifs géorgiens, jugés peu fiables sur l'Ostfront et affectés à la garde du Mur. Ils sont envoyés illico au sud de la Loire où les travaux ont pris du retard : pour ainsi dire, Pornic est toujours ouvert à tous les vents.

Pour parer à l'envahissement de la Festung par l'intérieur plusieurs positions ont été construites, notamment à l'est de Donges, au nord et à l'est de Montoir, à l'est de St Brevin, tout autour de Guerande.

Ordre est donné de compléter cette protection intérieure sur la seule réelle coupure naturelle protégeant Saint-Nazaire : au raz des marais au nord de la Loire (marais de Loire, Briere, traict de Pen Be, marais du Mes) et au sud (marais du Tenu, de l'acheneau et de la Haute Perche). Cette enceinte devra être Sk pour l'essentiel : bunkers enterrés boisés, abris wellblech divers, fossés en eau, asperges de Rommel sur les drop zones possibles, positions reliées par des tranchées couvertes et articulées autour du bâti existant. En avant, au milieu du marais, le village de St Lyphard pourrait être fortifié et servir de sentinelle, fait remarquer un officier. Un autre mentionne des iles entre Loire et Briere : Rohars ( Roch arz, le rocher de l'ours ) en Bouée, Sem et Maca sur l'etier reliant la Loire et la Briere entre Donges et Prinqiau, le manoir de Mareil tout en bas de la Chapelle Launay... Au sud, Chauvé et la Sicaudais attirent l'attention des gradés, ainsi que la ville - ile de Paimboeuf.

Dans les gares ordre est donné d'installer aux entrées et près des postes d'aiguillage des cloches en béton* dotées de meurtrières d'observation - elles permettent au personnel et/ou aux soldats qui les surveillent de se mettre à l'abri lors des bombardements voire de riposter en cas de combats au sol.

Très rapidement elles seront grutees en gares de Savenay, Redon, Pontchateau, La Baule, Saint Nazaire - ce qu'il en reste, Le Croisic, Ste Pazanne, Pornic, et celles du noeud ferroviaire nantais. Il est aussi ordonné de renforcer les défenses de Redon, Pontchateau, La Roche Bernard.

A Redon c'est carrément un poste carré pour mitrailleuse** qui est construit au sud des voies, près de deux imposants Luftschutz (abris DCA). A Pontchateau deux petits blockhaus rudimentaires couvrent la sortie nord du tunnel ferroviaire. Idem à la Roche Bernard à l'entrée ouest du pont*** où ils sont plus creusés dans la roche que réellement bétonnés.

Les fortifications des plages sont achevées et un mur de béton bati tout le long du Remblai baulois. Le système de guet aérien et de Flak est aussi achevé. Depuis fin 43 les alliés surnomment Saint Nazaire Flak City et évitent de s'en approcher de près. Dommage que la ville ait été presque entièrement rasée auparavant.

Enfin le commandement donne l'ordre de constituer un état des stocks et de les recompleter, autant que cela est possible. Des draps aux torpilles - stockées dans plusieurs installations à Saint Nazaire, Pornichet et Trignac - en passant par les balles et l'essence.

* elles étaient fabriquées en série selon 2 à 3 modèles différents. Certaines datent d'avant guerre (une de 1938 à la batterie de Villes Martin à St Nazaire) mais sont moins épaisses. De nos jours subsistent plusieurs au dépôt du Grand Blottereau à Nantes, une sur le pont de la Joneliere (idem), une à l'entrée est de Savenay.

**existait OTL, a été rasé il y a quelques années

*** de l'ancien pont maintenant


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