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Avril 1944, version complète
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loic
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MessagePosté le: Sam Nov 03, 2018 21:32    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
De Gaulle (qui se souvient de l’accueil médiocre qui lui avait été réservé trois ans plus tôt en Indochine par les gros coloniaux

Un peu cliché comme tournure ...

Pour l'épisode de la libération du bagne, je trouve que l'effet de surprise est peu fort. Les premiers tirs ("Le servant du FM, qui se trouvait derrière son arme, a le temps de lancer une giclée de balles") devraient avoir déclenché l'alerte, alors que le son porte assez loin grâce à la mer.
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On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Nov 04, 2018 00:40    Sujet du message: Répondre en citant

gros coloniaux : le mot "propriétaires" a dû sauter entre les deux.Je vais le rajouter (et mettre grands, tant qu'à faire).

Attaque de Poulo Condore : si j'ai bien suivi, le premier bunker est séparé des autres par une bande de terre et non par la mer.
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Casus Frankie

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Capitaine caverne



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MessagePosté le: Dim Nov 04, 2018 08:48    Sujet du message: Répondre en citant

Ce qui veut dire qu'après la guerre on aura un certain nombre de "petits et moyens" propriétaires terriens qui ayant pris le maquis conserveront leurs terres? Ca promet une chouette ambiance dans le Vietnam indépendant!
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Nov 04, 2018 09:50    Sujet du message: Répondre en citant

Je ne crois pas qu'il y avait beaucoup de petits et moyens au Vietnam ! (ce n'était pas l'Algérie)
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Casus Frankie

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Hendryk



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MessagePosté le: Dim Nov 04, 2018 09:52    Sujet du message: Répondre en citant

Capitaine caverne a écrit:
Ce qui veut dire qu'après la guerre on aura un certain nombre de "petits et moyens" propriétaires terriens qui ayant pris le maquis conserveront leurs terres? Ca promet une chouette ambiance dans le Vietnam indépendant!

Il devrait y avoir une solution négociée. Surtout si l'alternative est l'expropriation pure et simple.

Je me demande si le Vietnam FTL ne pourrait pas connaître le même type de décollage que Taiwan OTL. A Taiwan, l'expropriation des colons japonais avait permis le financement de l'industrialisation.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Nov 04, 2018 10:07    Sujet du message: Répondre en citant

21 avril
Campagne d’Indochine
Billard à trois bandes
Hué
– Un numéro spécial de La Patrie Annamite est imprimé. Il est consacré au rapport secret sur la situation de Cao-Bang adressé au gouverneur de l’Indochine, le général Rikichi. Et il se moque copieusement de ces peureux de soldats japonais !

Guerre sino-japonaise
Opération Bailu – Vers Hong Kong
Vallée de la Rivière des Perles
– En fin de journée, les avant-gardes des 1ère, 5e et 52e Armées chinoises arrivent au contact des premiers éléments du dispositif défensif japonais de Hong Kong : un verrou placé à Shenzhen. Cette petite ville de pêcheurs n’a pas d’importance particulière, mais elle est limitrophe des Nouveaux Territoires.

Nations Unies
Chongqing
– William Henry Donald, un Australien expatrié en Chine de longue date, rend visite au Généralissime et à son épouse dans leur résidence hors de la ville. Ancien journaliste, Donald est depuis deux ans conseiller civil du Naval Intelligence Service, un poste qu’il doit aussi bien à sa très longue expérience de terrain (il a commencé sa carrière de correspondant en Chine en… 1903 !) qu’à sa vieille amitié avec les époux Tchang. C’est grâce à son entremise que l’enlèvement du Généralissime par le seigneur de la guerre Zhang Xueliang, à Xi’an en 1936, avait été résolu de manière pacifique. En 1940, les deux hommes s’étaient brouillés au sujet des problèmes de corruption qui gangrenaient le régime nationaliste, mais Meiling avait obtenu qu’ils se réconcilient quelque temps plus tard, ce qui avait d’ailleurs été facilité par les progrès accomplis par Tchang (contraint et forcé par les Alliés, mais in fine pas mécontent des résultats) pour corriger les pires excès de ses subordonnés.
La visite de l’Australien n’est pas que de pure courtoisie : il vient demander au nom du gouvernement britannique que Tchang suspende l’opération Bailu ! A Londres, on doutait fort de la possibilité pour les Chinois de s’emparer de Canton à présent, et la prise de la ville a causé une surprise considérable. A présent, il semble que les forces chinoises soient sur le point de prendre Hong Kong ! Or, il serait du plus mauvais effet, se dit-on au Foreign Office, qu’une colonie de la Couronne soit libérée par ceux-là mêmes auprès desquels on l’avait obtenue (certains diraient à qui on l’avait extorquée) un siècle plus tôt. Malgré les accords financiers conclus en 1942 entre le Royaume-Uni et la Chine, ne risque-t-on pas que les Chinois soient tentés de récupérer ladite colonie, sans attendre même le terme échu pour la “location” des Nouveaux Territoires ? Les Britanniques ont bien vu comment, en Indochine, le rôle clé joué par les forces vietnamiennes pour chasser l’occupant japonais a créé un fait accompli qui ne pourra que se traduire, après la guerre, par la fin de la tutelle coloniale française.
Bien entendu, W.H. Donald fournit à Tchang une version diplomatiquement édulcorée de ce raisonnement (raison pour laquelle c’est lui, et non le général Crane, représentant le Commonwealth à l’état-major de Tchang, qui a été chargé de cette mission). Donald explique que le Royaume-Uni, reconnaissant pour l’aide précieuse apportée par la Chine sur le front birman, propose généreusement son assistance sous la forme d’un corps expéditionnaire, afin de soulager les armées chinoises qui ont porté seules le fardeau depuis le début de l’opération. Les forces chinoises pourraient d’ailleurs en profiter pour prendre un repos bien gagné en attendant l’arrivée du corps expéditionnaire en question.
Tchang, qui n’est pas le dernier venu en matière de double langage, comprend très bien le véritable sens de la requête britannique. Il remercie chaleureusement son vieil ami pour avoir transmis cette aimable proposition. L’aide fraternelle apportée par le Commonwealth à la Chine au sein des Nations Unies sera bien entendue accueillie avec joie. On sait en Chine combien les forces britanniques sont redoutables (Tchang comme Donald gardent le sourire malgré cette évocation du sac du Palais d’Eté, des Guerres de l’Opium et du siège de Pékin, entre autres) et ce corps expéditionnaire sera certainement d’une grande aide pour chasser les envahisseurs japonais… dès qu’il pourra être déployé sur le front.
Tandis que Meiling raccompagne W.H. Donald vers la sortie où l’attend sa chaise à porteurs (plus pratique qu’une automobile dans cette ville aux innombrables escaliers), le Généralissime appelle son chef d’état-major, Chen Cheng. « Général Chen, dit-il, veuillez transmettre au général Li Zongren l’ordre de commencer l’attaque de Hong Kong. Immédiatement ! »


22 avril
Campagne d’Indochine
Billard à trois bandes
Hanoi
– L’affaire des fuites soulève un tollé parmi les Japonais du Tonkin. Bien que Yanagita continue à défendre le réalisme du repli, d’autres s’y opposent, tels que le consul général Ogawa et le secrétaire général Kurimaya. Ceux-ci soutiennent que, politiquement, abandonner Cao-Bang ferait mauvais effet auprès du gouvernement de l’empereur Cuong De.
Dans ce contexte, Andou Rikichi se laisse facilement convaincre d’enterrer le rapport et d’annuler le resserrement du dispositif militaire envisagé par le général Yanagita.

Guerre sino-japonaise
Opération Bailu – Hong Kong
Shenzen
– Les Japonais n’y ayant laissé que des forces de retardement, la ville est vite libérée. Seul le vieux quartier fortifié de Nantou résistera jusqu’au lendemain – il faudra le réduire par un bombardement d’artillerie.
Les vraies difficultés commencent à la frontière avec les Nouveaux Territoires, délimités par le fleuve Sham Chun : les Japonais ont détruit le pont ferroviaire de Luohu qui l’enjambait et se sont retranchés sur la rive sud. Alors que les 1ère et 167e Divisions tentent de le traverser sous le feu ennemi, cinq Ki-51 et un Ki-32 arrivent par surprise à basse altitude. Escortés par cinq Ki-43, ils rééditent leur exploit du 14 et désorganisent les efforts chinois. Deux Hayabusa sont abattus par les P-40 qui couvraient l’opération de franchissement. Les autres appareils japonais, au lieu de retourner vers Sha Tin, désormais trop exposé, se replient sur un terrain sommairement aménagé sur l’île Wanzai [Lapa pour les Portugais], à l’ouest de Macao.


23 avril
Campagne d’Indochine
Billard à trois bandes
Hué
– « Victoire tournait lentement les pages d’un livre à couverture de cuir noir.
– Vous savez lieutenant, nous avons de la chance d’affronter des Japonais.
Le lieutenant Peynard considéra étrangement la jeune femme : « Une armée de fanatiques disciplinés prêts à mourir pour leur empereur, avec des chefs de guerre arrogants, conquérants, méprisants, affamés de violence… Je préférerais affronter les Allemands. »
Victoire secoua la tête.
– A ce qu’on dit, les Nazis sont pareils… Mais, quoi qu’il en soit… Fanatiques ? Ils ne reculent jamais, donc quand nous gagnons, leurs pertes sont plus élevées. Disciplinés ? Oui, mais au point qu’ils ne contredisent jamais les ordres les plus stupides ! Tant mieux, non ? Arrogants, méprisants ? Convaincus de leur propre supériorité, toujours inquiets à l’idée de perdre la face ? Il est donc facile de leur montrer ce qu’ils veulent voir.
La jeune femme referma le livre et le posa sur ses genoux.
– Avec ça, la préparation initiale de “Granite” est terminée. »


Guerre sino-japonaise
Opération Bailu – Hong Kong
Shenzhen
– Li Zongren fait déplacer l’axe de l’attaque chinoise vers l’est, de l’autre côté du Lac des Fées. Dans cette partie de l’isthme, les défenses japonaises ne peuvent s’appuyer sur des coupures humides et sont franchies en fin de journée. Plutôt que de contre-attaquer, les défenseurs se replient pendant la nuit sur le dispositif principal, la ligne Kin-Yama (prononciation japonaise d’un toponyme local, 金山), version remaniée et améliorée de l’ancienne ligne Gin Drinkers construite par les Britanniques.


24 avril
Guerre sino-japonaise
Opération Bailu – Hong Kong
Nouveaux Territoires
– Lorsque les forces chinoises atteignent la ligne Kin-Yama, celle-ci est prête à les recevoir. Défendue par les 40e et 68e Divisions ainsi que par les unités survivantes de la 104e, elle suit le tracé de l’ancienne ligne Gin Drinkers sur sa partie occidentale, puis bifurque vers le nord-est pour suivre la ligne de crête du mont Tai Mo (qui, à 957 mètres d’altitude, est le point culminant de la péninsule). Les Japonais ont généreusement miné tous les accès depuis le nord et installé des bunkers soigneusement camouflés sur les axes d’attaque les plus probables. En plus de l’artillerie des trois divisions qui la défendent, la ligne est hérissée des canons pris aux Britanniques, dont une vingtaine de pièces d’artillerie côtière enlevées au fort de Lei Yue Mun et au fort Stanley.
Précédée par un bombardement effectué par les tubes du 2e Régiment indépendant de Mortiers lourds et du 29e Régiment indépendant d’Artillerie, ainsi que par un raid de 14 B-25 escortés de neuf P-40 de la ROCAF, l’attaque chinoise est lancée entre la baie Gin Drinkers (qui donnait son nom à la version anglaise de la ligne) et le réservoir Jubilee. Cependant, les Chinois ont la désagréable surprise de constater que les améliorations japonaises incluent un renforcement de la redoute Shing Mun : celle-ci, dont les Japonais s’étaient facilement rendu maîtres en décembre 1941, est devenu un ouvrage autrement mieux défendu. Violemment pris à partie par l’artillerie japonaise, qui n’a guère souffert du barrage préparatoire, les 1ère et 88e Divisions, en pointe de l’attaque, sont clouées sur place. Après plusieurs heures de combat, elles sont repoussées avec de lourdes pertes par une contre-attaque japonaise.


25 avril
Campagne d’Indochine
Avant-poste
Phuc Hoa (Tonkin, à la frontière chinoise)
– Dans cette région accidentée, trouver un terrain assez plat pour être transformé en terrain d’atterrissage constitue une gageure. Pourtant, une piste vient d’être achevée en un temps record dans cette région naguère sous contrôle japonais.
Il a fallu acheminer à dos d’homme les plaques percées qui servent de revêtement sur des centaines de kilomètres patrouillés par l’ennemi, puis tracer un chemin dans la jungle avant même de commencer à abattre les arbres et aplanir les inégalités du terrain. Et tout cela a été achevé sans utiliser de machines ou d’explosifs – un exploit rendu possible par la véritable fourmilière humaine qui s’était abattu sur les proches collines. Des milliers de coolies ont œuvré de jour comme de nuit. Le plus remarquable est que cette construction n’a même pas attiré l’attention des Japonais… Il est vrai que leurs patrouilles au sol ne quittent plus les routes et que leurs avions de reconnaissance ne se risquent plus guère qu’aux alentours d’Hanoi et d’Haiphong dans ce ciel sillonné d’avions de chasse alliés.
Les premiers avions à se poser transportent des obus de 75 mm, des munitions pour les armes d’infanterie et un peu d’essence d’aviation. Cependant, de rares appareils ont été aménagés (plutôt sommairement) en transports mixtes fret /passagers.
« Comme l’appareil s’immobilisait, la porte arrière s’ouvrit pour permettre à un petit groupe d’officiers et de civils de quitter l’avion. Galamment, le lieutenant Peyrard offrit sa main à une jeune femme en tenue d’infirmière, mais bizarrement encombrée d’une ombrelle qui la gênait fort pour descendre l’échelle.
À la vue des grossières cahutes de bois et de toile et des mitrailleuses de DCA entourées de sacs de sable, Victoire se renfrogna. C’était encore pire que ce qu’elle avait imaginé. Elle lança un regard assassin vers Laurent Peyrard. Ce dernier sourit.
– Allons, ce n’est que pour quelques jours, Mademoiselle Dubois.
Comme le regard de la jeune fille se faisait plus noir encore, il ajouta : « Vous n’avez jamais été aussi proche de Kazuya Kujo ! »
Des émotions indéchiffrables passèrent rapidement sur le visage de Victoire. Elle se mit en marche et…
– Euh… Mademoiselle… c’est de l’autre côté.
Elle s’immobilisa, le regardant avec hauteur : « Vous faites vraiment tout pour me contrarier, lieutenant Peyrard ! »
Le jeune officier, pourtant renommé pour son à-propos, en resta pantois. »



26 avril
Campagne d’Indochine
Un domino de plus
Dong-Khê (à l’est de Cao-Bang)
– Le capitaine Martin vient de lever la main droite, les yeux fixés sur sa montre. A 07h00 pile, il baisse le bras.
– Feu !
Ses artilleurs s’activent avec une précision d’automates. Le temps que Martin porte ses jumelles à ses yeux, un premier panache de fumée s’élève au-dessus de Dong-Khê. Un obus percutant vient de frapper le bâtiment servant de caserne et de PC à la garnison japonaise. D’autres vont suivre !
La petite ville est entièrement encerclée. Au nord, le 1er Régiment Étranger de Parachutistes attaque après un arrosage au mortier. Les bunkers défendant l’entrée de la ville sont éliminés avec l’aide de bazookas – une nouveauté dans la région, aimablement fournie par l’Oncle Sam. La riposte des Japonais est très faible et les légionnaires s’emparent des barricades à la première poussée.
Au sud, les Vietminh de la Division 108 ne sont pas aussi bien armés, mais leurs cris de guerre s’entendent jusqu’à la batterie d’artillerie.
Une fusillade nourrie a éclaté en plusieurs endroits de la ville. Martin oriente ses jumelles vers la caserne. Les obus continuent à tomber sur le bâtiment, l’éventrant toujours d’avantage. Le capitaine se dirige vers la bâche camouflée qui accueille deux radios et leurs opérateurs. L’un d’eux ne tarde pas à le mettre en relation avec le colonel Ledroit.
– Mes respects, mon colonel. Oui… Aucune réaction des Japonais.
Jumelles en main, Martin observe l’évolution de la bataille. Sur le toit de la mairie, des silhouettes sont en train d’arracher le drapeau impérial de Cuong-De et de le remplacer par un étendard bien reconnaissable, jaune avec une étoile rouge.
– Les Vietminh tiennent la mairie. Oui… Cessez le feu !
Son cri s’adresse à un adjudant munitionnaire qui vient d’extraire un obus de son casier dans le caisson d’artillerie. L’ordre est répercuté et les trois tubes de la batterie se taisent.
Dans la ville, les légionnaires sortent des bâtiments proches de la caserne et pénètrent dans les ruines fumantes. Coups de feu, rafales, explosions de grenades… Puis le silence.
Il est 09h20, la ville de Dong-Khê est entièrement aux mains des Franco-Vietnamiens.

Guerre sino-japonaise
Opération Bailu – Hong Kong
Ligne Kin-Yama
– Après avoir laissé souffler ses hommes pendant vingt-quatre heures, Li Zongren opte pour une tactique différente : tandis que la 167e Division se lancera dans une attaque de diversion à l’extrémité orientale du dispositif japonais, près de la ville de Tai Po, la totalité de la 5e Armée, soutenue par les chars de la 200e Division, prendra d’assaut la redoute Shing Mun, dont il est espéré que la chute livrera toute la portion occidentale de la ligne. De nouveau précédé d’une préparation d’artillerie aussi intense que possible et appuyé par de petits groupes de B-25 et de P-40 chargés de traiter les batteries japonaises au fur et à mesure qu’elles se dévoilent, ce deuxième assaut parvient à atteindre les premières tranchées ennemies, mais c’est pour y voir son élan stoppé net par une résistance obstinée.
Dans une ambiance digne des pires batailles de l’Autre Guerre, au milieu d’un terrain ravagé par les explosions et labouré par les rafales de mitrailleuses, soldats chinois et japonais se ruent les uns sur les autres et, quand les chargeurs sont vides, s’entretuent à la baïonnette et au sabre. Le combat dégénère en une mêlée confuse qui se prolonge toute la nuit mais le 27, quand un soleil voilé par d’épais nuages de fumée noire finit par se lever, les défenses japonaises n’ont pas cédé.


27 avril
Campagne d’Indochine
Forbin en renfort
Dien-Bien-Phu
– Les forces françaises en Indochine voient arriver une petite troupe en renfort – petite, mais d’élite. Il s’agit d’une cinquantaine d'hommes, le “détachement Forbin”, appartenant au 113e RI. Ce sont des spécialistes reconnus de la guerre d'embuscade et des coups de main. Ils se sont illustrés à de nombreuses reprises sur le théâtre européen.
Intégrés administrativement au 1er RIMP, le détachement Forbin sera dans les faits déployé en deux commandos. L’un, sous le commandement du lieutenant Dio, sera utilisé contre les Japonais au Tonkin. Le second, sous les ordres du capitaine L…P…, excellera dans les combats de contre-guérilla face aux Hoa-Hao en Cochinchine.

Guerre sino-japonaise
Opération Bailu – Hong Kong
Shenzhen
– Li Zongren convoque une réunion d’état-major dans son quartier général provisoire, l’ancienne résidence d’une famille prospère de la ville, afin de faire le point sur la situation. Deux assauts coûteux en hommes ne sont pas parvenus à entamer le dispositif japonais, et si une telle tactique peut, malgré son coût humain, provoquer à terme la rupture des défenseurs sous le simple nombre des attaquants, elle nécessite des troupes en bonne forme ; or, l’opération Bailu ayant commencé il y a maintenant plus de deux mois, les soldats sont épuisés. Pire, les pertes subies depuis les premiers combats en février n’ont pas été comblées, et certaines divisions ne sont plus qu’à la moitié, voire moins, de leur dotation de départ. Li décide de se rendre en personne à Chongqing pour faire part à Chen Cheng – et surtout à Tchang Kaï-chek – de l’impasse dans laquelle il se trouve.
Arrivé quelques heures plus tard à bord d’un Beechcraft Staggerwing de liaison, Li est surpris de trouver le Généralissime et son chef d’état-major relativement compréhensifs. Tchang, en effet, a bien compris que les Japonais se battront jusqu’au dernier homme pour conserver Hong Kong, qu’ils peuvent sans trop de mal ravitailler par mer. De ce fait, dans l’état de fatigue où sont les troupes ayant participé à Bailu, toute tentative de franchir la ligne Jinshan (prononciation chinoise de Kin-Yama) a de fortes chances d’échouer. Or, échouer, ce serait perdre la face devant les Alliés ! Mieux vaut donc, en fin de compte, accepter la requête britannique, ce qui aura l’avantage de passer pour de la mansuétude plutôt que de la faiblesse… Li repart donc pour Shenzhen avec pour instructions de suspendre jusqu’à nouvel ordre les opérations offensives.

Canton – Les travaux de remise en état de l’aéroport de Baiyun étant en voie d’achèvement, les chasseurs du 68e Composite Wing de l’USAAF s’y redéploient, en attendant les bombardiers qui restent pour l’instant basés à Guilin.


28 avril
Guerre sino-japonaise
Nations Unies
Chongqing
– A l’invitation de Song Meiling, qui joue une fois de plus l’entremetteuse entre les deux hommes, William H. Donald rend une nouvelle visite aux époux Tchang. Après une conversation à bâtons rompus sur divers sujets anodins, et alors que le vieil Australien s’apprête à repartir, le Généralissime laisse nonchalamment glisser, comme s’il s’agissait d’un détail sans importance, qu’il a réfléchi à la proposition que son cher ami lui avait faite une semaine auparavant. Il lui est venu à l’esprit que ce corps expéditionnaire du Commonwealth envoyé en Chine lutter contre l’ennemi commun pourrait être employé pour libérer Hong Kong ! Il sait que les soldats britanniques seront dignes de l’honneur qui leur est fait – par pure bonté d’âme de sa part, évidemment.
En habitué de la Chine, W.H. Donald ne laisse paraître aucune satisfaction. Il se contente d’acquiescer. Mais après avoir regagné son bureau, il s’empresse d’envoyer un message codé au commandant Rupert Long, qui lui-même le relaie au haut commandement britannique : la Commonwealth Expeditionary Force in China va pouvoir participer à la reprise de Hong Kong !


29 avril
Campagne d’Indochine
Billard à trois bandes
Hué
– Un nouveau numéro de La Patrie Annamite est en vente ! Vu les restrictions en matière de papier, on peut dire que le périodique bénéficie d’un soutien certain de la part des autorités. Ce que confirme le contenu. En effet, le récit de la libération de Dong-Khê, très détaillé, comprend une foule d’informations précises : unités engagées, effectifs, tactique adoptée. La presse est rarement aussi libre en temps de guerre ! Il est vrai que ceux que l’on veut informer ici ne sont pas les lecteurs francophones de Hué, mais bien les Japonais.
Le journal évoque en détails l’offensive en cours contre Cao-Bang. Selon lui, 5 000 Japonais tiennent les garnisons dispersées de la RC4. En face, les unités régulières du Vietminh et les Français comptent en tout 25 000 hommes. La victoire est certaine !
La Patrie Annamite décrit même la stratégie que vont utiliser les Alliés : comme à Dong-Khê, écraser une à une les petites garnisons grâce à une énorme supériorité numérique et terminer par celle de Cao-Bang, la plus importante, une fois qu’elle sera isolée.
Les lecteurs de Hanoi ne sauraient manquer d’être impressionnés !

Guerre sino-japonaise
Nations Unies
Rangoon
– Depuis déjà plusieurs jours, l’état-major britannique s’efforce de trouver des forces pour l’envoi d’un corps expéditionnaire en Chine, sans gêner pour autant les opérations prévues en Malaisie. Quand la nouvelle tombe qu’il ne s’agit plus d’un projet, mais d’une décision ferme à mettre en pratique au plus vite, les préparatifs deviennent frénétiques ! Finalement, les lieutenants-généraux Alan F. Hartley, GOC India, et Arthur Percival, qui commande la 9e Armée britannique, arrivent à sélectionner des troupes suffisantes pour leur rôle diplomatico-militaire, mais ne risquant pas trop de manquer aux forces qui préparent la reconquête de la Malaisie, ni de déséquilibrer la logistique toujours fragile des armées chinoises.
La Commonwealth Expeditionary Force in China (CEFC) aura pour chef le général Geoffrey Scoones (qui commandait le IVe Corps de l’Eastern Army) et sera composée de trois éléments :
– la 11e East African Division (général Charles C. Fowkes) ;
– la 252e Armoured Brigade, récemment formée : un bataillon sur M5 Stuart, un bataillon sur Valentine, un bataillon (le 9e Deccan Horse) sur Sherman (il s’agit de M4 des tout premiers modèles, dotés du canon de 75 standard et dont on ne veut plus en Europe) ;
– la toute neuve Force W (australienne… en théorie) : 1er Bataillon de Parachutistes australien, avec ses appuis (génie et artillerie de campagne), 154e Bataillon de Gurkhas (aérotransporté), et n°1 Commando britannique (aérotransporté).


30 avril
Campagne d’Indochine
Billard à trois bandes
Hôtel Métropole, Hanoi
– L’onde de choc de la libération de Dong-Khê atteint le QG de l’Armée japonaise après un passage par les crieurs de journaux de Hué et le département de traduction des renseignements militaires. Son effet sur le général Andou Rikichi est particulièrement spectaculaire. Il est vrai que si le général ressemble à un morse doté de lunettes rondes, il a plutôt le caractère d’un taureau. De plus, comme tous les militaires japonais (surtout de haut rang), il est très sensible aux insultes personnelles. Et pour lui, il ne fait aucun doute que la feuille de chou intitulée La Patrie Annamite se paye sa tête !
Dire qu’il le prend très mal serait fort en dessous de la réalité. Le visage congestionné de fureur, le gouverneur militaire de l’Indochine passe la matinée à rabrouer ses subordonnées à la moindre occasion. Les fautes les plus mineures valent aux infortunés responsables des éclats de colère qui résonnent dans tout l’étage. Par bonheur, le général s’est un peu calmé quand l’ambassadeur Yoshizawa, représentant Sa Majesté le Tennô auprès du gouvernement de l’empire du Vietnam, vient lui parler en début d’après-midi.
Andou Rikichi est à peine poli avec le diplomate, mais c’est son habitude. Il méprise cet homme calme et urbain, qu’il voit comme quelqu’un de faible – quelqu’un qui croit que le sang n’est pas fait pour être répandu. Le général ignore évidemment tout du courage qu’il y a à défendre de telles opinions lorsque l’on est entouré de traîneurs de sabre belliqueux.
Après quelques circonvolutions typiques de l’Asie, où ce qui n’est pas dit a plus d’importance que les mots utilisés (mais qui laissent le temps de servir le thé), on entre dans le vif du sujet. D’un élégant geste de la main, Yoshizawa désigne l’exemplaire de La Patrie Annamite chiffonné sur le bureau.
– Ce journal est soudain très populaire, j’ai entendu dire que nombre de vos subordonnés, de mes supérieurs et même l’empereur Cuong De le lisent.
L’évocation réchauffe la colère de l’impétueux gouverneur. Dans un tic qui lui est familier, il glisse un doigt dans son col en écumant de rage. Certains moqueurs murmurent que le général Rikichi cherche en fait à desserrer la corde de chanvre qui se resserre chaque jour davantage autour de son cou.
– On se moque de moi ! Ce que je cache, l’ennemi le montre à tous ! Il divulgue l’état de mes troupes et les positions de mes garnisons. C’est insupportable !
Yoshizawa boit une gorge de thé et s’incline légèrement vers son interlocuteur.
– Votre Excellence, ce n’est pas seulement cela. La moquerie n’est pas le but, ce n’est que l’outil dont use l’ennemi. Au-delà, que veut-il ? Je ne doute pas que vous vous soyez posé la question. Voulez-vous connaître mon opinion à ce sujet ?
Comme Rikichi semble acquiescer, l’ambassadeur reprend : « Les Colonisateurs veulent que nous abandonnions Cao-Bang sans combattre. »
Le gouverneur cligna des yeux, surpris.
– Comment cela, Yoshizawa-san ? Ils se vantent ouvertement de pouvoir prendre tous nos avant-postes et massacrer nos garnisons. Et je suis hélas bien placé pour savoir que le danger est réel !
– Je pense qu’en réalité, les Colonisateurs et leurs valets locaux veulent nous embarrasser auprès du gouvernement d’Hanoi et de vos supérieurs en vous obligeant à abandonner Cao Bang.
– Je refuse de couvrir de ridicule le Tennô et le drapeau de l’empire en ordonnant une retraite honteuse !

L’ambassadeur boit une nouvelle gorgée de thé.
– Mais il ne s’agirait pas d’une retraite si l’empereur Cuong De demandait officiellement à la garnison de la frontière chinoise de protéger le delta, n’est-ce pas ?
L’idée paraît d’abord incongrue au gouverneur. Lorsque le général Yuzo Matsuyama a proposé d’abandonner Cao Bang et que La Patrie Annamite a rendu la chose publique, les premières notes de protestation qui sont tombées sur son bureau sont venues des services diplomatiques. Justement parce que ces derniers pensaient que cet abandon serait interprété comme un signe de faiblesse auprès du gouvernement légitime du Vietnam. Puis il réfléchit. Après tout…
– Il est vrai que si l’empereur Cuong De nous demande de redéployer les troupes disposées le long de la frontière avec la Chine pour protéger les citoyens tonkinois menacés par les bandits du Delta, l’armée japonaise sera heureuse de coopérer. Après tout, la Chine est un pays ami !
Ce disant, Rikishi pense bien sûr au gouvernement de Nankin, pas à la Chine de Tchang Kai-check, de même que, par « gouvernement légitime du Vietnam », il désigne l’équipe de Cuong-De.
Yoshizawa cache son sourire derrière sa tasse à thé. En Asie, la formulation est toujours plus importante que l’action. Déplacer les troupes ne serait plus un problème dès lors que cela ne pourrait plus être étiqueté comme une retraite.
– Je veillerai à vous transmettre dès demain une note officielle exprimant la demande du gouvernement vietnamien.
L’ambassadeur est content. Il a œuvré pour sauver cinq mille Japonais condamnés par la bêtise du gouverneur. C’est en grande partie exact – mais il ignore qu’il a été manipulé.
Sun Wu Kong, que les Japonais connaissent sous le nom de Sangoku, était le roi des singes. Capable de manier le lourd bâton cerclé d’or et de courir sur les nuages, il a défié le Bouddha. Mais tous comptes faits, il n’était qu’un singe prisonnier de sa paume.

Guerre sino-japonaise
Seabees
Canton
– Après un long voyage, la NMCB 133 des Seabees arrive à Canton. C’est à ce bataillon dont la formation en Californie s’est récemment achevée et qui attendait une affectation à Hawaï qu’incombera la reconstruction du port pour son utilisation par l’US Navy – dans un futur encore assez lointain, mais les planificateurs américains sont prévoyants.
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Finen



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MessagePosté le: Dim Nov 04, 2018 11:28    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
gros coloniaux : le mot "propriétaires" a dû sauter entre les deux.Je vais le rajouter (et mettre grands, tant qu'à faire).

...


La tournure était très usité aux XVIème et XVIIème siècles, voir même sous la forme de "gros et gras" et il s'agissait d'une forme de titre reconnaissant une stature sociale fort prisée en ce temp, la marche précédant la noblesse pour les bourgeois et les riches paysans.
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houps



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MessagePosté le: Dim Nov 04, 2018 11:31    Sujet du message: Répondre en citant

"25 avril
Campagne d’Indochine
Avant-poste
Phuc Hoa (Tonkin, à la frontière chinoise) – Dans cette région accidentée, trouver un terrain assez plat pour être transformé en terrain d’atterrissage constitue une gageure. Pourtant, une piste vient d’être achevée en un temps record dans cette région naguère sous contrôle japonais..."

Suggestions :

25 avril
Campagne d’Indochine
Avant-poste
Phuc Hoa (Tonkin, à la frontière chinoise) – Dans cette région accidentée, trouver un terrain assez plat pour être transformé en terrain d’atterrissage constitue une gageure. Pourtant, une piste vient d’être achevée en un temps record dans ce territoire naguère sous contrôle japonais.

ou

25 avril
Campagne d’Indochine
Avant-poste
Phuc Hoa (Tonkin, à la frontière chinoise) – Dans cette région accidentée, naguère sous contrôle japonais, trouver un terrain assez plat pour être transformé en terrain d’atterrissage constitue une gageure. Pourtant, une piste vient d’y être achevée en un temps record.
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Etienne



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MessagePosté le: Dim Nov 04, 2018 11:35    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Hué – « Victoire tournait lentement les pages d’un livre à couverture de cuir noir.
– Vous savez lieutenant, nous avons de la chance d’affronter des Japonais.
Le lieutenant Peynard considéra étrangement la jeune femme


One more time... Wink
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Nov 04, 2018 12:09    Sujet du message: Répondre en citant

Merci aux relecteurs.
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Capitaine caverne



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MessagePosté le: Dim Nov 04, 2018 12:58    Sujet du message: Répondre en citant

En métropole la chose avait été improvisé du fait des évènements, mais en Indochine ne devrait-il pas y avoir un/des réseaux d'espions européens délibérément laissés en arrière pour informer DBP? Et incluent quelques propriétaires terriens? Ce qui permettrait à ceux-ci de rester sur leurs terres après l'indépendance!
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MessagePosté le: Dim Nov 04, 2018 13:14    Sujet du message: Répondre en citant

La libération de Hong Kong n'aura donc rien à avoir avec son pendant historique, où les Japonais ont tenu la ville jusqu'au bout.
Toutefois, la Marine Japonaise contrôle encore la Mer de Chine et par conséquent il va manquer un soutien naval.
Seuls des sous-marins pourraient participer ou bien des unités légères venues d'Indochine, ce qui pose donc la question de la participation française. Dans la mesure où Roosevelt a promis la restitution de Hong-Kong (à la femme de Tchang Kai-check) et au sens plus large la fin des colonies, la France et la GB sont plus ou moins condamnées à s'entre-aider pour espérer libérer leurs comptoirs et les conserver par la suite.
Quid de la libération des possessions françaises d'ailleurs ?
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Nov 04, 2018 13:21    Sujet du message: Répondre en citant

@ Capitaine = les Européens (leur sort a été évoqué à divers reprises) ont été évidemment spécialement visés par les Japonais, y compris les partisans du NEF !

@ Loïc : on y pense, on y pense ! Smile
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MessagePosté le: Dim Nov 04, 2018 15:18    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Pour l'épisode de la libération du bagne, je trouve que l'effet de surprise est peu fort. Les premiers tirs ("Le servant du FM, qui se trouvait derrière son arme, a le temps de lancer une giclée de balles") devraient avoir déclenché l'alerte, alors que le son porte assez loin grâce à la mer.


Je me suis probablement mal expliqué. D'abord, je donne le point de vue des franco-vietnamiens... tout ce qu'ils voient c'st l'absence de réaction (relative) des Japonais. Il y a des patrouilles, les bunkers sont en alerte... ils ont été entendus. Toutefois, les japonais ne comprennent pas encore..; et ne comprendront que trop tard ce qui se passe. En fait, comme les effectifs japonais sont réduits (200 combattants + les gardiens de prisons + les bérets blancs) la résistance est brève. Les gardiens de prison coréen n'ont pas exécuter les prisonniers parce que... ils se sont rendus et qu'ils se sont bien douté qu'exécuter les prisonniers puis de se rendre n'était pas une très bonne idée.

Citation:
Attaque de Poulo Condore : si j'ai bien suivi, le premier bunker est séparé des autres par une bande de terre et non par la mer.


Le premier bunker est le plus proche du fort ex-français au sud-est de l'île, celui qui sert de Q.G. aux Japonais. Les coups de feu ont bien était entendu mais ce débarquement est une diversion pour occuper les japonais pendant que le commando pirate va au nord de la Grande Condor, neutraliser le second point de débarquement.

Casus Frankie a écrit:
Je ne crois pas qu'il y avait beaucoup de petits et moyens au Vietnam ! (ce n'était pas l'Algérie)


De plus, là on parle spécifiquement des immenses plantations. Les Viethminhs ne s'attaquent pas particulièrement à la propriété individuelle des "petits blancs".
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Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe.
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loic
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MessagePosté le: Dim Nov 04, 2018 15:43    Sujet du message: Répondre en citant

Merci pour les précisions, cela vaudra peut-être le coup de clarifier le texte ?
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