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1940 - La France continue la guerre
 
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Tyler



Inscrit le: 11 Oct 2008
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MessagePosté le: Lun Oct 15, 2018 13:05    Sujet du message: Répondre en citant

Bolko von Schweinichen
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Anaxagore



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MessagePosté le: Lun Oct 15, 2018 13:07    Sujet du message: Répondre en citant

Ah merci ! Laughing
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Anaxagore



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MessagePosté le: Mar Oct 16, 2018 10:38    Sujet du message: Répondre en citant

Tyler a écrit:
Anaxagore a écrit:
Et je cherche toujours un chef SS opérant en France pour participer aux négociations. Le seul candidat que j'ai en tête, c'est Wolff... mais il doit être en Italie en FTL.


Le directeur de cabinet d'Oberg ?
https://fr.wikipedia.org/wiki/Herbert_Hagen

Le n°2 du SIPO-SD en France ?
https://fr.wikipedia.org/wiki/Kurt_Lischka

Ou bien encore le chef de l'OrPo, le lieutenant colonel Bolko von Schweinichen?


Hagen détestait trop les français pour proposer le plan SONNNENAUFGANG ( Soleil levant, c'est le nom de l'opération)

Kurt Lischka, n'avait pas l'influence nécessaire.. toutefois, il semble pouvoir faire partie de l'opération. A garder sous le coude.

requesens a écrit:


J'ai trouvé ceci:

Richard Jungclaus
SS-Gruppenführer
Equivalent de Oberst pour la France du nord et la Belgique

Wilhelm Bittrich
Obergruppenführer und General der Waffen-SS
En France en 44 à la tête de la Hohenstauffen


Richard Junglaus semble un bon choix, il a une autorité suffisante, et le fait qu'il ait voulu livrer des prisonniers à la Croix-rouge montre qu'il est près à des concessions " humanitaires" (ou plutôt au réalisme).

Wilhelm Bittrich par contre est uniquement un militaire, il lui manque l'entregent pour des négociations sur la vie de milliers de personnes, contrairement à Junglaus.

demolitiondan a écrit:
Profil plus technique - le commandant de l'ORPO : SS-Standartenführer und Oberst der Schupo von Schweininchen


Je n'ai rien trouvé sur ce dernier, je vais en rester à Junglaus qui a le bon profil.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Mar Oct 16, 2018 10:54    Sujet du message: Répondre en citant

A ton service Laughing :

Citation:
Bolko von Schweinichen (1 May 1896, Bytom - ???) was a police official in Nazi Germany who, for the majority of the German occupation of France, served as the commander of the regular German police (the Ordnungspolizei) in Paris.

Von Schweinichen served in the Imperial German Army during the First World War and was commissioned a Lieutenant (Leutnant) in 1914. After the war, he joined the German police and during the 1920s served as a Police Captain in Silesia. In May 1933, four months after Adolf Hitler came to power in Germany, von Schweinichen became a Nazi Party member and held Party #2,152,299.

Upon the consolidation of all police forces in Germany under the national structure of the Order Police, von Schweinichen was appointed a Major in the Schutzpolizei with date of rank from November 9, 1935. Upon the outbreak of war, von Schweinichen was assigned to homeland police duties and was promoted to a Lieutenant Colonel of Police in 1940. In 1942, he was deployed to France where he became the Befehlshaber der Ordnungspolizei in the city of Paris. Under his command were garrison police units in Paris which were consolidated in 1943 to form the 4th SS Police Regiment.

By 1944, von Schweinichen had been promoted to Colonel of Police and was reassigned to Germany after the invasion of Normandy and the liberation of Paris. In 1945, he was appointed the police district commander for Berlin (Befehlshaber der Ordnungspolizei im Wehrkreis III - Berlin) and held this post until the end of the war. His post war fate is unknown.

Dates of rank
Leutnant (Germany Army): 16 September 1915
Oberleutnant (Polizei): 1 February 1922
Hauptmann (Polizei): 30 June 1926
Major der Schutzpolizei: 9 November 1935
Oberstleutnant der Schutzpolizei: 20 April 1940
Oberst der Schutzpolizei: 21 December 1943
References
Arico, Massimo; "Ordnungspolizei: An Encyclopedia of the German Police Battalions", Leandoer & Ekholm (Stockholm), 2011

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Anaxagore



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MessagePosté le: Mar Oct 16, 2018 11:36    Sujet du message: Répondre en citant

17 octobre 1943

Gaevenitz réussit à obtenir un rendez-vous avec von Neurath. Ce dernier écouta attentivement les propositions de Gaevenitz qui tenta de convaincre le consul allemand que la guerre était perdue pour les nazis. Von Neurath acquiesça, répondant même qu'il lui paraissait criminel de continuer dans ces conditions.

23 octobre 1943

Von Neurath reviens en Suisse après un bref et discret voyage en France. Comme il le raconte à Gaevenitz, il a rencontré "deux grands généraux" dont il tait les noms. Tout deux refusent de prendre quelque contact que ce soit avec les Alliés. Ils ont évoqué tout à tour leur serment personnel de fidélité envers le Führer et... la situation, craignant que leurs agissements soient vus comme un "coup de poignard dans le dos", en particulier pour les troupes combattant le "fléau bolchevique" car pour celles-ci, il n'y a d'autre choix que de se battre jusqu'au bout.
Von Neurath promet de contacter directement Kesselring et Guderian, mais n'en attend guère de miracles.

2 novembre 1943

Ayant franchis sans encombre les lignes alliés et allemandes, un moine bénédictin arrive alors en Suisse. Il est chargé de transmettre une lettre du pape Pie XII, dont voici un extrait : " L'Allemagne se trouve seule à combattre le bolchevisme russe. Dans l'intérêt du salut de l'humanité, elle se tourne maintenant vers la plus haute autorité religieuse pour qu'elle intervienne auprès des Alliés et elle garantit le secret absolu dans toutes les négociations avec le Vatican".
Il s’avérera, par la suite, que le souverain pontife se targuait d'une autorité qu'il n'avait pas. "L'Allemagne" qui s'était tourné vers lui n'était représentée que par les diplomates de ce pays restés bloqués au Vatican après que Rome ait été libérée. Ils ne représentaient rien d'autres qu'eux-mêmes.
Quelques jours plus tard, un agent de Shellenberg, chef du service de renseignement SS à l'étranger arriva en Suisse pour rencontrer Allen Dulles, mais ce dernier refusa de rencontrer le personnage (1).

Début novembre, après des mois de contacts difficiles, Alliés et Nazis jouaient toujours à une étrange partie de cache-cache où chacun sondait les objectifs des autres à coup de propositions. Toutefois, ni d'un côté, ni de l'autre, il y avait eu d'échanges prometteurs. C'était un jeu d'ombres et de miroir, où les manœuvres de désinformation et les initiatives personnelles se croisaient dans un climat de méfiance réciproque. Toutefois, les choses devaient bientôt changer.



(1) Il s'avéra que Dulles avait raison de se méfier, Shellenberg cherchait simplement à intoxiquer les Alliés en prétendant que l'avance rapide des Soviétiques était un plan visant à laisser l'Europe à Staline pour punir les Franco-anglo-américains et que pour convaincre Hitler d'abandonner cette idée, il fallait que ceux-ci fassent la paix avec le Reich !
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demolitiondan



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MessagePosté le: Mar Oct 16, 2018 20:39    Sujet du message: Répondre en citant

Rien ne sortira de tout cela évidemment - les joueurs jouent pour eux-même, pas pour l'équipe Evil or Very Mad
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Anaxagore



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MessagePosté le: Lun Oct 22, 2018 15:10    Sujet du message: Répondre en citant

3 novembre 1943, banlieue de Lille, Nord de la France, zone d'occupation rattachée à la Belgique.

La gentilhommière était une de ces extravagances du dix-neuvième siècle construite pour un riche négociant de la région. À l'abri au bout d'un parc soigneusement entretenue, que des haies d'arbres et des grilles isolaient de la campagne environnante, la grande maison ressemblait à un... gros gâteau à la crème fouettée. Entièrement en pierre blanche, décorée de frontons et de demi-colonnes, sa façade s'ouvrait d'une série de portes-fenêtres qui lui donnaient un aspect gai et aérien... vite dissipé par la présence de sentinelles casquées et bottées, en uniforme noir...
Au milieu des statues allégoriques, aux poitrines généreusement dénudées, portant gerbes de blé ou cornes d'abondance, le vent faisait claquer un drapeau à croix gammée.
En 1940, les habitants de la magnifique demeure avaient fuit devant l'avance des nazis. Puis, le gouvernement Laval avait édicté une série de lois et de règlements pour confisquer les biens des "judéo-bolchéviques" et autres "ploutocrates à la solde de la perfide Albion". La gentilhommerie s'était retrouvée la liste des biens saisis. Après tout, ses propriétaires avaient fuit jusqu'en Algérie, c'était donc une preuve suffisante de leur qualité d'ennemis du "redressement national".
Au titre de dommages de guerre, l'usage de la grande maison avait été cédé à la S.S. Contrairement aux commérages, les paramilitaires arborant l'insigne à tête de mort n'emprisonnaient pas les "terroristes" dans ses caves. Quelques pièces, dont la salle de bal, avaient été transformées en bureaux où officiaient des standardistes en uniforme, au milieu des téléphones, des machines à écrire et des armoires de documents.
En fait, les chambres servaient surtout à héberger des officiers de la S.S. de passage dans la région lilloise et qui souhaitaient opérer à l'abri des regards. La Mercedes 170, qui venait de franchir le poste de garde près des grilles, et avançait en faisant crisser le gravier amenait un de ces S.S. avides de discrétion. Comme un des factionnaires s'avançait pour ouvrir la portière, il en sortit un officier en uniforme noir. L'homme n'avait rien, au physique, d'une foudre de guerre. De taille moyenne, des cheveux rares lui promettaient une calvitie précoce, ses yeux de myopes fixaient le monde derrière des lunettes rondes, cerclées de fer. Intrigué, un peu mal à l'aise, il regarda autour de lui. Sa mémoire précise, son esprit rapide, notaient tout, comparaient, fichaient, près à ressortir les impressions si nécessaires.
Claquement de talons.
Un officier S.S. vient se planter devant lui, levant haut le bras.
- Obersturmbannführer Lischka, nous sommes heureux de vous voir parmi nous. Avez-vous fait bon voyage ?
Kurt Paul Werner Lischka, numéro 2 de la Sipo-SD en France (1), leva le bras dans un salut nazi moins prononcé.
- Les routes étaient vides, mais pas le ciel, nous avons été survolés par des chasseurs anglais ! C'est inqualifiable, il faut prendre des mesures.
- Oui, Obersturmbannführer.
Précédé par l'officier, il entra dans la grande maison, gravissant un escalier jusqu'au premier. On le fit entrer dans un bureau meublé d'une bibliothèque, et d'une imposante table de travail. Il n'y avait toutefois aucun bibelot personnel. En effet, l'actuel occupant officiait à Bruxelles, d'habitude.
Les deux hommes se saluèrent, puis se serrèrent la main.
L'officier S.S., le senior de Lishka, avait une allure nettement plus martiale, le visage fort, les cheveux dégarnis sur les côtés, des rides en pattes d'oies aux coins des yeux, l'uniforme paraissait bien plus naturel que sur son vis-à-vis.
- C'est une joie de vous revoir, Gruppenführer Junglaus.
Richard Junglaus désigna l'un des deux divans qui se faisaient face de part et d'autre d'une table basse.
- Asseyez-vous Obersturmbannführer.
Lishka s'exécuta et coula un regard acéré à Junglaus tandis qu'il s'asseyait à son tour. Ils commencèrent par échanger quelques banalités, le temps qu'une jeune femme en uniforme gris souris viennent leur apporter le café. Puis, Lischka lança réellement la discussion :
- Je m'avoue intrigué, Gruppenführer. Vous dirigez la S.S. pour la Belgique et le nord de la France. Je ne suis pas sous vos ordres. Que voulez-vous de moi pour me demander de venir vous voir, ici et pas à Bruxelles ? Comme je suppose- ce n'est pas une attaque - que vous savez que mon temps est précieux, j'en déduis que vous avez des raisons très importantes de m'arracher à mes occupations.
Junglaus approuva gravement.
- Oui, j'ai de bonnes raisons pour cette rencontre discrète. Savez-vous que le Reichsführer Himmler cherche à négocier avec les Alliés occidentaux, les États-Unis, le Royaume-Unis et la France, pour obtenir un armistice sur le front de l'Ouest ?
Lishka qui était en train de prendre sa tasse de café, s'immobilisa, le bras en l'air avant de cacher sa surprise et reprendre maladroitement le mouvement.
- Il n'est pas le seul, d'ailleurs, Shellenberg du SD agis aussi pour son propre compte, en la matière.
- Non, je l'ignorais, Gruppenführer Junglaus. Je... je suis très surpris. Par ces négociations d'abord, mais surtout par le fait que vous m'en informiez. Pourquoi le faites-vous ?
- Parce que j'ai l'intention, moi aussi, de négocier avec les Alliés.
Il leva la main au vu de l'air troublé de son cadet.
- Rassurez-vous, j'ai mis au courant le Reichsführer Himmler de mon idée. Bien qu'il ne puisse m'approuver officiellement, il m'a donné la permission d'agir.
- Avant que la conversation ne continue, j'aimerais demander... bien que je me doute déjà de la réponse... hum... le Führer n'est pas au courant ?
- Non, il n'est pas au courant. Je pourrais vous répondre que le Führer a d'autres tâches qui nécessitent son attention urgente et que nous ne pouvons pas le déranger avant d'avoir obtenu un premier contact positif et donc obtenu des résultats. La vérité, c'est qu'il est très probable que le Führer se mette en colère et m'ordonne d'arrêter mon entreprise. Ce que je ferais immédiatement bien sûr... Toutefois, ce serait dommage.
Lischka acquiesça.
- Je vois, il est plus facile de demander pardon que de demander la permission.
- C'est exactement cela. Il va sans dire que je suis persuadé du triomphe prochain du National Socialisme. Toutefois, la guerre sur le front de l'Ouest coûte des vies dans nos rangs, disperse nos ressources. Nos vrais ennemis sont les Bolchéviques et les Juifs. Êtes-vous d'accord avec moi, Obersturmbannführer Lischka ?
La question de Junglaus avait été énoncée d'une voix tendue, ce qui allait suivre pouvait arrêter son plan. En face, Lischka se rembrunit. Lui aussi comprenait les enjeux... bien que pour des raisons différentes.
- Sur le principe, je suis d'accord, Gruppenführer. Tout obstacle qui ralentit la résolution du problème juif et l'inéluctable victoire à l'Est doit être ôté de notre route.
Junglaus se détendit quelque peu.
- Êtes-vous d'accord avec moi que la violence n'est toujours la meilleure manière de résoudre un problème ?
Cette fois, Lischka sourit.
- Lorsque j'ai un prisonnier récalcitrant qui refuse de parler, je ne le fais pas torturer. Je lui parle poliment, je le renvois à sa cellule et je lui donne pour tout repas un hareng salé sans eau. Je le rappelle le lendemain et je le réinterroge en buvant mon café. S'il ne répond pas... il prendra un nouveau repas avec un hareng salé, toujours sans une goutte d'eau. Ils finissent toujours par parler (2).
Junglaus fronça les sourcils et hésita un instant.
- Et bien, nous aussi nous avons quelque chose que les Belges et les Français veulent autant que votre prisonnier assoiffé.
- Ah ?
- Leur population.
Ouvrant une serviette en cuir qu'il avait posé sur la table basse, il en tira un dossier sur lequel était imprimé un mot : " SONNENAUFGANG".
- Levé de soleil ? Joli nom de code.
- Oui le levé de soleil pour des milliers de civils français et belges que nous allons sauver de la guerre... pour notre plus grande bénéfice.
Ce fut au tour de Lischka de froncer les sourcils. Quoique les S.S. ne soient pas d'accord, la plupart des gens ne les classeraient pas dans les associations philanthropiques. Sauver les civils ne figurait pas, en tout cas, dans leurs attributions. Bien souvent, ils faisaient même le contraire. Mais "pour notre plus grand bénéfice" ?
Après un dernier regard à Junglaus, Lischka ouvrit le dossier. Il n'y avait que quelques pages... Qu'il parcourut rapidement. Oui, cela pouvait marcher.
- Intéressant ! Vous pouvez compter sur mon aide.

(1) Police de sûreté allemande qui regroupe la police politique (gestapo) et la police criminelle (Kripo).
(2) anecdote véridique.
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Capitaine caverne



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MessagePosté le: Mer Oct 24, 2018 14:50    Sujet du message: Répondre en citant

Interrogé à coups de harengs salés? Ca doit être une méthode d'interrogatoire particulièrement originale car je n'ai jamais entendu parler d'un truc pareil!
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Anaxagore



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MessagePosté le: Mer Oct 24, 2018 15:37    Sujet du message: Répondre en citant

11 novembre 1943, Lucerne, Suisse

L'année 43 avait été l'année de basculement de la seconde guerre mondiale. Les Alliés avaient débarqués en Provence et remontaient vers Lyon... et donc vers Genève et la frontière suisse. De manière évidente, à mesure que la situation militaire tournait en la défaveur de l'Axe, les Suisses adoptaient une attitude plus favorable envers le gouvernement français. Il n'y eu donc rien d'étonnant à ce que ce fut le commandant Waibel du Renseignement militaire suisse qui contacte Adolfo Ramirez et lui demande de venir le rejoindre à Lucerne.
Il faut dire que la Suisse se trouvait - par sa neutralité- en contact avec les deux parties, mais craignait également et avec raison que la guerre ne finisse par s'inviter de manière ou d'une autre sur son sol. Après tout, des bombardiers américains l'avaient déjà bombardé et des chasseurs allemands avaient été abattus par leurs équivalents suisses au cours d'accrochages, qui pour être involontaires, avaient tout de même aboutis à des dommages sur le sol helvétique.
La Suisse avait donc un intérêt évident et plus qu'enthousiaste à trouver un terrain d'entente pacifique en l'Axe et les Alliés.
La rencontre eut lieu dans un restaurant de Lucerne. Ramirez était venu avec Gaevernitz, se doutant que les connaissances de ce dernier sur le fonctionnement interne de l'Allemagne nazie lui serait utilie. Waibel vint aussi accompagné d'un autre Suisse, Max Husmann, personnage assez célèbre puisque directeur d'une école privée renommée, non loin de Lucerne.
Ramirez était un peu intimidé qu'un personnage aussi important que Waibel l'invite à diner, toutefois la conversation qui se déroula autour de la table lui tira une grimace. S'étant attendu à une nouvelle de première importance, il ne pouvait qu'être déçu par celles colportées par Hussmann.
En effet, ce dernier avait été contacté par le père d'un de ses anciens élèves français. À l'origine, ce dernier sollicitait l'aide du professeur de son fils pour obtenir un visage de passage vers la Suisse. En effet, un visa ne pouvait être obtenu que contre un dépôt de 10 000 francs suisses (1). Toutefois, "l'ami français" ne put se rendre en Suisse car les Allemands contrôlaient également leur côté de frontière et ne laissaient personne en sortir qui ne fut un de leurs bons amis ou qui ne se rende de l'autre côté pour des raisons commerciales qui leur profitent. Et naturellement, " l'ami français" n'avait pas réussis à obtenir des Allemands qu'ils le laissent passer en l'absence de justification suffisante pour son déplacement. Aussi Hussmann avait-il repris à son compte la mission de ce dernier.
Des industriels français qui contactaient les agents alliés de leur propre volonté pour offrir leurs services de médiateurs, terrifiés par la politique de terre brûlée du Reich, il y en avait eu plus d'un pour contacter les agents alliés en Suisse. Toutefois, jusque là, cela n'était pas allé bien loin. Le SD allemand était souvent le seul interlocuteur et il se servait des émissaires français comme d'un moyen d'intoxiqué les Alliés.
- Vous voyez, monsieur Ramirez, la paix devrait être le but premier des hommes. Je me fais d'ailleurs une joie d'avoir été choisi pour permettre un contact pacifique entre des hommes que la guerre oppose.
Comme Ramirez échangeait un regard épuisé avec Gaevernitz, ce dernier haussa les épaules. Il avait visiblement abandonné tout espoir que le grandiloquent professeur suisse fasse avancer l'œuvre de la paix mondiale avant quelques millénaires d'efforts.
Déjà, l'homme reprenait sans s'apercevoir du manque d'enthousiasme de ses interlocuteurs.
- Tout d'abord, vous devez comprendre que vous vous trompez d'interlocuteurs. Essayez de contacter les généraux allemands est une perte de temps. Depuis les Ides de Mars, la peur d'un soulèvement de l'armée fait que celle-ci est trop surveillée et les officiers trop effrayés pour risquer de se compromettre avec les Alliés. Les seuls personnes encore capable d'action indépendante dans le Troisième Reich sont les S.S. Cette dernière n'a rien de l'organisme monolithique que vous imaginez, les S.S. sont divisés en coteries rivales qui se jalousent.
Comme Gaevernitz pressait Hussmann de cesser de parler dans le vide, pour en venir au fait, le professeur hésita.
- Mon ami français m'a mis en contact avec un officier de la S.S. agissant au nom d'un supérieur haut placé. Ces derniers sont opposés à la politique de "terre brûlée" d'Hitler. Ils la jugent inhumaine et criminelle. Ils seraient disposés à permettre l'évacuation de français et de Belges vers les zones libérées.
- Un supérieur, haut placé ? Excusez-moi, mais vous nous demander de croire une affaire de ce genre sans avancer un nom, une autorité. Pourquoi voulez-vous que je crois cela ?
Hussmann eut une nouvelle hésitation.
- Tout ceci est très sérieux, le chef S.S. qui est à l'origine de notre rencontre n'est nul autre que le Gruppenführer Junglaus, il dirige la S.S. en Belgique et dans le nord de la France. Je vous assure de sa sincérité. Il ne veut que permettre le franchissement des lignes de front à des milliers de civils innocents et menacés par les pénuries alimentaires. Il ne demande rien en échange.
Tout cela paraissait très intéressant, mais cela n'était pour l'instant rien d'autre qu'une chimère. Faire passer la ligne de front à des milliers de civils ne pouvait être fait sans un accord aux plus hauts niveaux entre les deux armées en guerre.
Ramirez tapa un rapport et l'envoya à Marseille... s'assurant de placer quelques mots aimables sur la Suisse... le bureau Ha ayant cassé ses codes il y a longtemps. Il passa ensuite à autre chose, ne s'attendant pas à une suite rapide à ce contact.
Il avait tort...


(1) De l'époque, une somme considérable.
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Dernière édition par Anaxagore le Mer Oct 24, 2018 16:45; édité 1 fois
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Capu Rossu



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MessagePosté le: Mer Oct 24, 2018 15:48    Sujet du message: Répondre en citant

Bonsoir Anaxagore,

Citation:
Ramirez était venu avec Gaevernitz, se doutant que les connaissances de ce dernier sur le fonctionnement interne de l'Allemagne nazie lui serait utilise.


Je suppose que tu as voulu écrire "utile" ? Think

@+
Alain
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Anaxagore



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MessagePosté le: Mer Oct 24, 2018 16:44    Sujet du message: Répondre en citant

Oui, faute de frappe.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Mer Oct 24, 2018 21:18    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Ils la jugent inhumaine et criminelle.


Ca ne manque pas de sel. En même temps, il faut définir humain. Personne historique que ce suisse ?
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Anaxagore



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MessagePosté le: Mer Oct 24, 2018 23:07    Sujet du message: Répondre en citant

En fait, jusque là, à l’exception d'un seul personnage (vous devinerez sans peine qui) tout le monde est historique.
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Pendjari



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MessagePosté le: Jeu Oct 25, 2018 10:46    Sujet du message: Répondre en citant

Personnellement, mais ça n'engage que moi, Adolfo Ramirez EST historique !!!

Jamais autant rigolé qu'en voyant la tronche de Jugnot en Gestapiste Very Happy
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Archibald



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MessagePosté le: Jeu Oct 25, 2018 16:54    Sujet du message: Répondre en citant

Il faut qu'il en fait des tonnes mais qu'il le fait très bien, dans le genre raclure. Comme dans Le père noel est une ordure d'ailleurs.
Foyeux anniffersaire Félix ! (vlan, fer à repasser dans sa tronche).
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« Je ne crois pas que les Allemands aient jamais l’idée d’attaquer dans la région de Sedan. » Charles Huntziger, 7 mai 1940.
...
"La Meuse, ça ne m'intéresse pas" Gamelin à Corap, mars 1940.
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