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Les aventures de Subhas Chandra Bose et la Légion Indienne
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Tyler



Inscrit le: 11 Oct 2008
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MessagePosté le: Ven Mar 29, 2013 14:38    Sujet du message: Les aventures de Subhas Chandra Bose et la Légion Indienne Répondre en citant

Bonjour à tous,
Voici quelques épisodes sur la Légion Indienne qui officia pour les Allemands pendant la guerre et sur son créateur, le leader indépendantiste indien Subhas Chandra Bose. Avis, commentaires, corrections sont les bienvenus...




26 août 1942
Königsbrück, Saxe.

Subhas Chandra Bose finit de passer en revue les troupes, flanqué qu’il est de deux officiers allemands dont l’Oberstleutnant Kurt Krappe. Qu’elles ont belle allure ses troupes, pense-t-il avec un air satisfait. Bien sur le nombre présent n’est pas celui espéré mais qui sait ? Si les fulgurantes victoires de l’Axe continuent, les volontaires devraient être plus nombreux, tente-t-il de se rassurer en repensant à la situation sur le front russe sous l’angle de la fameuse théorie en vogue en Allemagne ces derniers temps, celle de la maison pourrie. L’URSS résiste vaillamment, c’est indéniable (et Bose, admirateur de la Russie, ne le nie pas) mais son effondrement ne saurait tarder… Alors la Légion Indienne (ou la Indische Freiwilligen-Legion Regiment 950 comme la nomme les Allemands) pourra rentrer en Inde par le nord-ouest en passant à travers le Caucase et libérer son peuple de l’oppression britannique ! Il suffit juste d’attendre… Car Bose a été clair avec ses amis allemands : pas question de guerroyer dans la « croisade contre le Bolchevisme », le seul véritable ennemi c’est l’Empire Britannique. Les Indiens se joindront donc aux Allemands, Italiens, Japonais et autres alliés quand l’ogre russe aura été défait et que la route du Caucase et de la Perse sera sécurisée. « Une question de temps. Uniquement de temps », lui a répété pour le rassurer, le co-créateur avec Bose du Bureau Spécial pour l’Inde (bureau de propagande pour le mouvement de l’Inde Libre en Europe) Adam von Trott zu Solz, directeur du bureau « Indes » des Affaires Etrangères…et accessoirement membre influent du Cercle de Kreisau ! En attendant, Bose s’apprête à s’installer pour écouter la prestation de serment de sa Légion. Certes, il espérait plus que les 2500 Indiens présents aujourd’hui, mais il devra faire avec : seulement un bon millier de soldats indiens a répondu à son appel, en grande majorité des anciens de la 4ème division indienne faits prisonniers en Albanie… Il faut dire que les autres théâtres d’opérations ou sont allés au feu les Indiens (Afrique Orientale Italienne, Moyen-Orient) ont été des théâtres ou l’Axe n’a pas pu faire de prisonniers (ou du moins les rapatrier). Les effectifs ont été complétés par des civils indiens expatriés dans les territoires de l’Axe.
Les deux bataillons (1) du 950ème Régiment d’Infanterie de la Wehrmacht (qui sera commandé par Krappe) sont en place et vont pouvoir prêter serment :
« Je fais par Dieu ce saint serment que j’obéirai au chef de la race et de l’état allemand, Adolf Hitler, Commandant des forces armées allemandes dans le combat pour la liberté de l’Inde, dont le leader est Subhas Chandra Bose ».
A l’écoute de la dernière partie, le leader indien ne peut se retenir d’afficher un sourire de ravissement. « Il suffit juste que la maison s’écroule… », pense-t-il tout en applaudissant chaleureusement ses troupes en compagnie de Krappe, Von Trott et des autres allemands et indiens présents dans la tribune…

Subhas Chandra Bose. Né en 1897. Fait des études de philosophie à l’université de Calcutta. Obtient son diplôme en 1918. Il part ensuite étudier à Cambridge, refusant d’entrer au service d’une administration « étrangère » il rentre en Inde. Il travaille dans le milieu du journalisme (proche des milieux indépendantistes) et est mis plusieurs fois en prison pour « désobéissance civil ». Il en ressort en 1930 pour devenir maire de Calcutta. Il devient en 1938 président du Congrès National Indien (avec le soutien de Gandhi), réélu l’année suivante (cette fois face à un candidat soutenu par Gandhi), il doit néanmoins démissionner la même année face à une motion de défiance. Opposé au même Gandhi, il estimait que la tactique de non-violence de ce dernier serait insuffisante pour obtenir l’indépendance de l’Inde et prônait la résistance armée. Il crée un parti, le Bloc pour l'avenir de toute l'Inde, militant pour l’indépendance complète et immédiate de l’Inde. Son discours ne change pas à la déclaration de guerre en 1939, qu’il voit comme une occasion de renverser le pouvoir britannique. Il est emprisonné par les Britanniques. En janvier 1941, il quitte clandestinement Calcutta, pour se rendre via Kaboul à Moscou puis à Berlin pour y proposer son aide contre l'Empire britannique et pour chercher de nouveaux appuis pour l'indépendance de l'Inde. Un temps impressionné par les succès allemands en Corse, Yougoslavie et Grèce il se décide à la création d’une Légion Indienne au début de l’année 1942 après une rencontre avec Ribbentropp. Il rencontre aussi Hitler quelques jours après le déclenchement de Barbarossa mais il est accueilli fraichement par le Führer et n’obtient que de vagues promesses. Après les premiers échecs allemands de fin 1942, il intrigue pour rentrer en Asie au début de l’année 1943… (….). (Grand Larousse de la Seconde Guerre Mondiale, op. cit.)


(1) L’armée britannique organisait les unités indiennes selon des bases de religion et d’identités ethniques. Bose décida de supprimer cette tradition et organisa la Légion Indienne comme une entité une et indivisible, ciment selon lui de l’unité indienne. C’est ainsi que l’on trouva des unités mixtes ou se retrouvèrent cote à cote Musulmans, Hindous, Sikhs, Jats, Rajputs, Marathes, Kumaunis, Garwhalis…


21 décembre 1942
Berlin

A l’annonce des cuisantes défaites allemandes en Ukraine (information fournie malicieusement par Von Trott sous le sceau du secret, cela va de soi), Subhas Chandra Bose est particulièrement ombrageux : il faudra probablement attendre longtemps avant que sa Légion Indienne ne puisse traverser la frontière du Nord-Ouest… Assurément, ce n’est pas avec les Allemands qu’il a le plus de chances de réaliser son grand projet… Les Japonais semblent être un meilleur cheval sur lequel miser : après tout ne viennent-ils pas de venir à bout de l’imprenable forteresse de Singapour ? Faisant prisonnier un nombre considérable de compatriotes indiens par la même occasion ? Et puis, la Ligue d’Indépendance Indienne, sponsorisée par ces même Japonais, n’a-t-elle pas officiellement invité Bose, lors de sa deuxième conférence, à Bangkok, en juin dernier, à venir prendre la tête du mouvement indépendantiste ? Oui, oui et trois fois Oui ! C’est pourquoi Subhas Chandra va donc demander audience auprès de l’ambassadeur japonais à Berlin, le général Hiroshi Ōshima, pour organiser un transfert vers la sphère de coprospérité de la Grande Asie orientale…
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Tyler



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MessagePosté le: Ven Mar 29, 2013 14:45    Sujet du message: Répondre en citant

La suite, avec cette fois des évènements 100% OTL aux dates OTL. Question aux (nombreux) marins de la FTL : est ce que cet échange se déroulera aussi bien et dans les mêmes circonstances FTL (lieu de départ ou d'arrivée différent, interception d'un des deux sous-marins par des navires alliés du fait du contexte différent dans l'Atlantique ou l'Océan Indien, etc...)?

9 février 1943
Kiel

L’U-180 (Frgkpt. Werner Musenberg) appareille avec à son bord divers plans et documentations dans le but d’aider l’effort de guerre de l’allié japonais…ainsi que deux passagers : Subhas Chandra Bose, leader du mouvement indépendantiste indien proche de l’Axe et son assistant Habib Hassan (ingénieur officiant en Allemagne, il est devenu le traducteur et secrétaire particulier du leader indien). Sa femme, l’autrichienne Emilie Schenkl (rencontrée lors d’une visite en Europe dans les années 30) et leur nourrisson Anita restent en Allemagne, par souci évident de sécurité. Il va laisser dans le désarroi les officiers, sous-officiers et soldats de la Légion Indienne qui n’ont pas été prévenus de son départ… Le voyage de l’U-180 doit le mener aux environs de Madagascar à la rencontre d’un sous-marin japonais.

13 avril 1943
Pays-Bas

L’Oberstleutnant Kurt Krappe, commandant de la Légion Indienne arrive afin de préparer et organiser le futur transfert du 950ème Régiment d’Infanterie dans le secteur. En effet, si les Indiens, comme promis, ne se battront pas contre les Russes, ils peuvent toujours servir, en attendant, de garde-côtes a-t-on estimé cote allemand… C’est pourquoi, un mois plus tard, le premier bataillon prendra place à Zandvoort, ville balnéaire située à une vingtaine de kilomètres à l’ouest d’Amsterdam et le second bataillon prendra garnison au nord de l’ile de Texel dans l’archipel frison.

18 avril 1943
A 500 miles au sud-est des cotes sud-africaines

Dans la nuit, le tanker britannique Corbis (Master S.W. Appleton. 8132 Tonnes), sans escorte, est coulé par l’U-180. Seulement 10 membres d’équipage seront secourus plusieurs jours plus tard. Les 50 autres membres dont Appleton périront dans le naufrage.

21 avril 1943
A 300 miles au sud-est de Madagascar, Océan Indien

L’U-180 rencontre son homologue japonais l’I-29 (Capitaine Masao Teraoka). L’échange entre les deux sous-marins va durer une douzaine d’heures à cause du mauvais temps. Shubhas Chandra Bose, Habib Hasan et les nombreux documents allemands montent à bord de l’I-29, alors que le commandant Emi Tetsuhiro, le lieutenant Tomonaga Hideo (chargés d’étudier les technologies sous-marinieres allemandes) et la bagatelle de deux tonnes d’or, en guise de paiement pour cet échange de technologies, montent à bord de l’U-180… Une fois leurs petites affaires terminées, chacun repart chez soi…

6 mai 1943
Pulau Weh, Indonésie

L’I-29 débarque ses deux passagers indiens, Bose et Hasan, dans le petit port de Sabang. Il était prévu de les débarquer à Penang mais on a eu peur coté japonais que les deux passagers soient repérés par des espions à la solde des Britanniques. Après un court passage par Singapour, Bose (et son secrétaire) sera à Tokyo quelques jours plus tard pour commencer son travail de propagandiste…
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loic
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MessagePosté le: Ven Mar 29, 2013 22:25    Sujet du message: Répondre en citant

Hello,

Excellent idée, Menon-Marec pourrait avoir un avis sur cet épisode.

Trois corrections :
- fraîchement
- côte à côte
- Seuls 10 membres d’équipage

À noter que le sous-marin allemand arrive à Bordeaux le 3 juillet.

Vu que le secteur Madagascar-Réunion est davantage surveillé qu'en OTL (sachant que les routes maritimes passent justement au sud de la grande île), il peut être dangereux de rester douze heure en surface pour effectuer l'échange. Néanmoins, le mauvais temps signifie aussi à coup sûr pas d'avions alliés dans le coin. Sinon, le rendez-vous peut avoir lieu plus au sud (Île du Prince Edward ou Île aux Cochons).
_________________
On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
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Tyler



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MessagePosté le: Sam Mar 30, 2013 10:24    Sujet du message: Répondre en citant

OK pour les corrections. Pour le lieu de rdv, je m'y connais peu niveau marin donc pas taper si je dis des betises! Smile. Les Allemands,comme les Japonais doivent savoir que le secteur Madagascar-Reunion est assez bien surveille. Ne connaissant peut etre pas la meteo suffisamment de temps a l'avance,ils prefereront quoi qu'il arrive un lieu plus calme. Un point de rencontre : 200 miles au nord de l'Ile du Prince Edward. Serait donc convenable ( plus pres pour les Allemands que l'Ile aux Cochons) ?
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Capu Rossu



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MessagePosté le: Sam Mar 30, 2013 14:43    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour,

Tyler a écrit :

Citation:
Un point de rencontre : 200 miles au nord de l'Ile du Prince Edward. Serait donc convenable ( plus près pour les Allemands que l'Ile aux Cochons) ?


Là on se trouve en plein dans les Quarantièmes Rugissants, le calme y est exceptionnel. La solution la moins mauvaises serait de faire l'opération près de l'île et sur la côte est pour que l'île fasse écran à la grosse mer.
Accessoirement, les milles marins s'écrivent avec deux "l" sinon il s'agit des miles anglais.
1 mille nautique : 1,852 km
1 mile anglais : 1,609 km

@+
Alain
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patrikev



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MessagePosté le: Sam Mar 30, 2013 23:10    Sujet du message: Répondre en citant

A-t-on une idée du nombre de prisonniers indiens FTL du côté germano-italien d'une part, japonais de l'autre? La 4e Division d'Infanterie indienne, quelque peu malmenée par Rommel en avril 1941, comptait 3 brigades d'infanterie indienne. La répartition exacte a varié selon les époque, et les brigades "indiennes" comportaient un certain nombre de bataillons britanniques. Mais en l'absence de guerre du désert, le nombre total d'Indiens faits prisonniers à l'ouest devrait être sensiblement inférieur à OTL.

http://en.wikipedia.org/wiki/4th_Indian_Division

Du côté asiatique, les trois officiers les plus connus de l'Indian National Army, Colonel Prem Sahgal, Colonel Gurubaksh Singh Dhillon et Major General Shah Nawaz Khan, capturés en Malaisie OTL, ont de fortes chances de connaître le même destin FTL.
_________________
- Votre plan comporte un inconvénient majeur.
- Commençons par le plus facile: capturer la bête.
- Le voilà, l'inconvénient majeur.
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Tyler



Inscrit le: 11 Oct 2008
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MessagePosté le: Dim Mar 31, 2013 00:02    Sujet du message: Répondre en citant

@Capu Rossu : OK pour l'est de l'ile du Prince Edward. Ok pour miles-milles. @patrikev: Beaucoup moins important même le nombre de POW : les divisions indiennes participent a l'effort de guerre,certes, mais a part en Grece, il n'y a pas d'endroits ou il pourra y avoir de prisonniers indiens. Difference avec OTL: OTL le 950eme R.I possede trois bataillons et un effectif d'environ 4500 hommes ( dont a priori les 2/3 sont des prisonniers de guerre). FTL on est a 2500 et 2 bataillons...
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Tyler



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MessagePosté le: Dim Mar 31, 2013 23:34    Sujet du message: Répondre en citant

Deux courts passages pour préciser la fin du voyage de l'U-180 (merci loic pour l'info sur la date de retour à Bordeaux!). Cela marque aussi la fin de la première partie des aventures de Bose, la seconde partie portera sur l'Armée Nationale Indienne mais je m'y mettrai plus tard je pense...

3 juin 1943
A l’ouest de l’Ile de l’Ascension, Océan Atlantique

En fin de soirée, le navire marchand battant pavillon grec du nom de Boris (5166 tonnes), sans escorte, est coulé par l’U-180. Aucun membre d’équipage ne périt dans le naufrage.

3 juillet 1943
Bordeaux

L’U-180 du capitaine Musenberg termine sa première patrouille en ayant mené à bien sa mission d’escorte du leader indépendantiste indien Bose jusqu’au sous-marin japonais I-29 en plein Océan Indien. Il a par la même occasion eu l’opportunité d’envoyer par le fond deux navires pour un tonnage total de 13298 tonnes.
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Capitaine caverne



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MessagePosté le: Lun Avr 01, 2013 09:29    Sujet du message: Répondre en citant

Historiquement, Bose est mort (selon toute vraisemblance) à l'été 1945 lors d'un accident d'avion. Il cherchait apparemment à fuir le japon et a se rendre à Taiwan. En FTL, la présence en force des francos-britanniques et des choix stratégiques différents peuvent lui permettre de survivre à la guerre et de devenir un rival très dangeureux pour Nehru et Gandhi après guerre. Des idées dans ce sens?
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Anaxagore



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MessagePosté le: Lun Avr 01, 2013 14:21    Sujet du message: Répondre en citant

Capitaine, j'ai lu que OTL les membres de "l'armée indienne" pro-japonaise ont été très mal vu par la population et que ses membres furent à l'indépendance :
1°) interdit dans l'armée indienne
2°) ont été interdit de toute mention de cette appartenance et n'ont pas réussi à toucher une retraite d'ancien soldat (de nombreuses années plus tard).

Tout ce que j'ai lu suggérait que les anciens membres de cette armée ont été toléré en Inde... mais guère plus. Difficile de voir dans sa direction un quelconque marchepied vers la présidence.
_________________
Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe.
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Tyler



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MessagePosté le: Dim Avr 14, 2013 15:40    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour à tous ! La suite avec cette fois la partie asiatique de l'affaire corrigée et complétée par Casus. Aujourd'hui, tout ce qui précède le retour de Bose en Asie. Avis, commentaires, corrections sont les bienvenus...


25 septembre 1942
L’Armée des Indes des Japonais

Farrer Park, Singapour – Enfin la forteresse des colonialistes occidentaux est aux mains des Japonais ! A présent, songe le commandant Iwaichi Fujiwara, c’est encore une fois à lui de jouer. Pour l’instant, la guerre s’est bien déroulée pour Fujiwara et son unité d’action psychologique et de renseignements, dite F-Kikan (F pour Fujiwara !). En Indonésie, il a très efficacement soudoyé les mouvements autonomistes musulmans de la province d’Aceh, à Sumatra, ce qui a facilité la progression japonaise dans la grande île. En Malaisie, il a aussi obtenu quelques petits succès auprès de sultans et d’indépendantistes locaux. A présent, sa mission est de contribuer à la création d’une Armée de Libération Indienne, évidemment toute dévouée à l’Empire du Japon.
Fujiwara s’est à peine vexé que les Allemands, avec Subhas Chandra Bose, lui aient quelque peu brûlé la politesse – leur Armée Indienne est encore bien loin de l’Asie et même de l’Inde ! De toute façon, l’idée date de bien avant la déclaration de guerre contre les Britanniques, mais les Japonais ont décidé de la concrétiser au début de l’année, quand leurs troupes avaient commencé à marcher sur Singapour. Dans ce but, Fujiwara avait alors intensifié ses contacts avec Giani Pritam Singh Dhillon, le grand indépendantiste indien. Las ! D’une part, ces fichus Occidentaux avaient eu l’idée saugrenue de résister à la puissance de l’Armée Impériale et Singapour n’était pas tombée ! D’autre part, Giani Pritam Singh Dhillon avait eu l’idée tout aussi stupide de mourir dans un accident d’avion à la fin du mois de mars, alors qu’il se rendait à une conférence d’indépendantistes indiens à Tokyo. Mais rien ne pouvait entraver la marche en avant de l’Empire : aujourd’hui, le commandant Fujiwara se trouve bien à Singapour et s’apprête à s’adresser aux prisonniers indiens rassemblés.
Mais – il y avait encore des mais… Son auditoire est bien peu nombreux. Pas plus d’une vingtaine de milliers d’hommes. Il faut dire que les divisions indiennes ont compté parmi les plus ardents défenseurs de Singapour et que les services japonais ont dû en hâte s’efforcer de trier le bon grain – les potentiels partisans de la Sphère de Coprospérité asiatique – de l’ivraie – les valets des colonialistes. On a par prudence rejeté les sous-officiers, en attendant de les passer au crible. Les hommes de Fujiwara ont en revanche pris le temps d’interroger les officiers – malheureusement, beaucoup ont dû être passés par les armes sans plus de formalités, comme irrémédiablement soumis aux Occidentaux. Certaines unités ont même été écartées en bloc, d’après les rapports de la F-Kikan signalant que des agents provocateurs indiens qui avaient tenté de répandre des messages antibritanniques peu après la reddition des derniers défenseurs de Singapour avaient été copieusement passés à tabac… voire pire. Les valets des colonialistes avaient alors évoqué les « Martyrs de Malacca ». De fait, on a retrouvé dans les baraquements des troupes indiennes de nombreuses photos du massacre. Sans doute les glorieux combattants japonais avaient-ils été un peu brusques avec leurs prisonniers lors de ce fâcheux épisode… Bah, la mission risque d’être plus difficile qu’à Sumatra, mais que ne ferait-on pas pour la gloire de l’Empire !
Le commandant Fujiwara se redresse, prend l’air le plus martial possible, monte sur la petite estrade prévue et commence son discours, traduit au fur et à mesure en hindi et en anglais. Il évoque avec enthousiasme la Sphère de Coprospérité asiatique, à laquelle appartient l’avenir sous la direction de son chef naturel et vénéré, l’Empereur du Japon. Il décrit avec des accents vibrants sa vision d’une Inde libérée de tout impérialisme et occupant une place au premier rang de l’Asie Libre – dans le sillage du Japon, bien sûr : l’Empire du Soleil Levant n’a-t-il pas promis aux valeureux combattants indiens son aide fraternelle et généreuse pour la création de leur Armée de Libération ! Les soldats indiens qui rejoindront cette armée, promet Fujiwara, ne seront plus traités comme des prisonniers de guerre, mais comme des alliés ! Des amis du grand peuple nippon !
Enfin, Fujiwara passe la parole au capitaine Mohan Singh. Celui-ci est l’un des officiers capturés qui ont passé victorieusement le test de l’interrogatoire par la F-Kikan. Fujiwara le considère comme le plus anti-anglais de toute l’Armée des Indes ! Il invite à son tour ses frères à rejoindre l’Armée Nationale Indienne et à combattre pour une Inde Libre. Il parle peu, mais sait trouver les mots, d’autant plus qu’il s’exprime en hindi.
Fujiwara observe l’auditoire d’un œil attentif et exercé. Une petite moitié de l’assemblée paraît touchée, à divers degrés allant de la sympathie à l’enthousiasme, par l’intervention du capitaine Singh ! Les autres observent le plus profond silence… Ils ont vu les jours précédents que manifester son inimitié aux Japonais pouvait coûter très cher.
Tans pis pour eux. L’Armée Nationale Indienne se fera sans leur participation. Dans quelques jours, son QG s’installera au Mount Pleasant, au nord de la ville de Singapour.



Xx novembre 1942
L’Armée des Indes des Japonais

Camp de prisonniers de Bidadary, Singapour – Cela fait maintenant deux mois que les officiers indiens épargnés par la F-Kikan (et toujours officiellement prisonniers) cherchent à en savoir plus sur les intentions japonaises concernant cette fameuse Armée Nationale Indienne. Les promesses et notes d’intentions de Fujiwara et des autres officiers japonais sont toujours aussi vagues. De fait, côté japonais, on est déçu : on espérait un plus grand nombre d’engagés et, de leur part, un enthousiasme un peu plus… débordant. Mais la perspective de faire partie de la Sphère de Coprospérité ne paraît pas enflammer les esprits indiens, au point que des dissensions apparaissent.
Le lieutenant-colonel Niranjan Singh Gill, chargé d’administrer les camps de prisonniers indiens à Singapour, ne se fait aucune illusion sur les intentions japonaises : pour lui, la cérémonie du 25 septembre n’était qu’un coup de bluff, de la propagande pour faire peur aux Britanniques. Les Japonais n’admettront jamais une Inde puissante et vraiment libre dans “leur” Asie.
En revanche, le capitaine Mohan Singh écoute toujours la voix de ses maîtres. C’est lui qui rédige et fait diffuser la proclamation qui sera plus tard connue comme “la résolution de Bidadary” : « Les Indiens sont au-dessus de toute différence de castes, communautés ou religions. L’indépendance est le droit inaliénable de chaque Indien. Une Armée Nationale Indienne va être constituée afin de se battre pour ce droit. L’Armée Nationale Indienne se place sous l’autorité de la Ligue d’Indépendance Indienne. Elle ira combattre les ennemis qu’elle lui désignera, quand elle les désignera. »
La Ligue d’Indépendance Indienne est une organisation politique fondée en 1928, dont l’objectif principal est l’indépendance de l’Inde et la suppression de toute forme d’autorité ou de souveraineté britannique sur le territoire indien. Depuis 1939, elle est peu à peu passée sous la coupe des Japonais. Son chef actuel est Rash Behari Bose. Né en 1886, celui-ci a été dès les premières années du nouveau siècle impliqué dans deux conspirations majeures : la tentative d’assassiner le vice-roi des Indes, Lord Charles Hardinge, en 1908, et l’organisation d’une gigantesque rébellion indienne durant la Première Guerre Mondiale, avec la complicité des services secrets allemands. Il vit depuis de nombreuses années au Japon.



9 décembre 1942
L’Armée des Indes des Japonais

Singapour – Le capitaine Mohan Singh a obtenu l’une des promotions les plus fulgurantes de l’histoire militaire moderne : il est devenu général, et commandant en chef de l’Armée Nationale Indienne ! Un titre correspondant pour l’instant à bien peu de choses… C’est pourquoi le général Mohan Singh et ses quelques fidèles, accompagnés du commandant Fujiwara, entament la tournée des camps de prisonniers indiens pour y recruter enfin la future Armée Nationale Indienne. Il y a deux mois et demi que la forteresse est tombée, les Japonais ne se sont pas trop pressés.



29 avril 1943
L’Armée des Indes des Japonais

Singapour – Le “général” Mohan Singh va de désillusions en désillusions. Son principal relais chez les Japonais, le commandant Fujiwara, de la F-Kikan, a été relevé de ses fonctions quelques semaines plus tôt et rappelé au Japon pour enseigner dans une école militaire. Il a été remplacé par le colonel Hideo Iwakuro et, logiquement, la F-Kikan a été dissoute au profit de la I-Kikan (I pour Iwakuro), qui a des antennes un peu partout en Asie du Sud-Est. Hélas, le colonel est beaucoup plus pragmatique et moins idéaliste que son prédécesseur dans ses rapports avec le mouvement indépendantiste indien. Il se refuse à mettre sur pied une véritable unité combattante – seule a été créée une unité spéciale, le “Groupe Bahadur”, chargé de mener des actions de renseignement, sabotage et désinformation derrière les lignes ennemies, en Birmanie et jusqu’en Inde.
C’est pourquoi Singh ne cesse de réclamer une reconnaissance publique par le Japon de l’Armée Nationale Indienne comme une entité à part entière, indépendante de l’armée japonaise. Mais ce discours n’est pas fait pour améliorer son image auprès des officiers nippons, et en particulier d’Iwakuro.
La veille, n’en pouvant plus, Mohan Singh a ordonné la démobilisation de toute l’Armée Nationale Indienne. Et ce jour, le capitaine qui s’est rêvé général est arrêté par les autorités japonaises et envoyé croupir à Pulau Ubin, petite île au nord de l’ile de Singapour. Encore son sort est-il enviable, comparé à celui de beaucoup de ses compagnons qui ont suivi ses ordres et décidé de retourner à leur condition de prisonniers de guerre. La plupart seront en effet affectés à la construction de la voie ferrée de la Mort (qui emprunte le fameux pont de la rivière Kwai).
L’éphémère général Mohan Singh restera prisonnier des Japonais jusqu’à la libération de Singapour. Après la guerre, son procès pour haute trahison n’aboutira pas à une condamnation en raison de pressions populaires sur fond d’euphorie indépendantiste, mais seulement à son exclusion de l’armée. Ses défendeurs plaideront en effet avec succès qu’il s’était opposé aux Japonais… Il réussira même à se faire élire député !

Mais le projet d’Armée Nationale Indienne n’est pas mort.
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Tyler



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MessagePosté le: Dim Avr 14, 2013 21:32    Sujet du message: Répondre en citant

Réponse tardive :
@Capitaine Caverne : Concernant Bose, je crois qu'il va subir l'uchronique "Loi d'Huntziger" (OTL le général Huntziger meurt dans un accident d'avion en novembre 41. FTL, le général Huntziger ... meurt dans un accident d'avion en novembre 41) : OTL il meurt à la fin de la guerre dans un accident d'avion, FTL il mourra à la fin de la guerre dans un accident d'avion. Comme dans la vraie vie, il sera bien sur précisé qu'il comporte plusieurs zones d'ombre à propos du dit accident...
Pour le reste, je suis globalement d'accord avec ce qu'a dit Anaxagore, meme si les anciens de l'ANI ont été plus que tolérés : Bose est considéré comme un des héros de l'indépendance indienne et a son portrait dans le parlement indien, plusieurs anciens de l'INA ont fini à des postes d'importance dans l'armée indienne ou pakistanaise.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Avr 14, 2013 22:09    Sujet du message: Répondre en citant

Les anciens de l'INA seront sans doute moins héroïsés en FTL qu'en OTL, surtout si l'évolution politique de l'Inde est un peu différente, ce qui se peut fort bien.
Si cette évolution se fait sous l'autorité de militaires et de politiques ayant "marché" avec les Anglais pendant la guerre, les Bose peuvent apparaître comme ceux qui n'ont rien compris.
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Casus Frankie

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Tyler



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MessagePosté le: Lun Avr 15, 2013 00:55    Sujet du message: Répondre en citant

Suite et fin (provisoire) de l'année 1943...

15 juin 1943
L’Armée des Indes des Japonais

Singapour – Les Japonais n’ont jusqu’ici pas su quoi faire de l’Armée Nationale Indienne de Mohan Singh. Mais la situation difficile sur le front birman et même en Indochine a décidé le colonel Iwakuro à accepter la reconstruction d’une véritable unité combattante – tout ce que souhaitait Mohan Singh !
Il a aujourd’hui à sa disposition une dizaine de milliers d’hommes, tous anciens de l’armée des Britanniques, qu’il a confiés au général Mohammad Zaman Kiani. Aujourd’hui est officiellement créée la 1ère Division de l’Armée Nationale Indienne (Azad Faud Hind), composée de quatre brigades. Celles-ci ont reçu des noms célébrant des indépendantistes indiens auxquels on sans doute pas demandé leur avis…

– Brigade “Subhas” : Col. Shah Nawaz Khan
– Brigade “Gandhi” : Col. Inayat Kiani
– Brigade “Azad” : Col. Gulzara Singh
– Brigade “Nehru” : Lt-Col. Jaganath Rao Bhonsle.

Tous les officiers supérieurs ont fait l’objet d’une enquête approfondie de la part de l’I-Kikan avant d’être nommés. Le fait que Jaganath Rao Bhonsle ne soit que lieutenant-colonel signifie-t-il que les Japonais ont un doute à son sujet ? Probablement pas, mais ils devraient…



4 juillet 1943
L’Armée des Indes des Japonais

Cathay Building, Singapour – L’ex-capitale de l’Extrême-Orient britannique tente avec difficulté d’effacer les stigmates des combats de l’année précédente. Peut-être pour marquer qu’elle est bien passée dans la Sphère de Coprospérité japonaise, le colonel Iwakuro a été chargé d’y organiser un grand meeting à la gloire de l’Inde Libre. Rash Behari Bose doit y passer les rênes du mouvement indépendantiste indien soutenu par Tokyo à Subhas Chandra Bose, qui a été triomphalement accueilli au Japon en mai, à son retour d’Europe. Ce n’est pas que le fondateur de la Ligue d’Indépendance Indienne ait été vraiment séduit par son homonyme, mais il n’est plus vraiment en odeur de sainteté auprès des Japonais depuis le psychodrame du capitaine Singh, au mois d’avril, qu’il est fortement soupçonné d’avoir approuvé.
L’importance de l’événement (ce son point de vue) rend S.C. Bose lyrique. « Donnez-moi du sang et je vous donnerai la liberté » lance-t-il lors d’un discours enflammé.
Il semble que les Japonais aient eu avec lui la main heureuse, car les effectifs de l’Armée Nationale Indienne vont fortement augmenter, grâce à l’engagement entre juillet et décembre d’une dizaine de milliers de volontaires venus pour la plupart de Malaisie et d’Indonésie. Mais en réalité, c’est bien peu par rapport à ce qu’escomptaient les Japonais. L’évolution défavorable à l’Axe des opérations militaires et les rumeurs d’une attribution du statut de dominion à l’Inde ont sans doute tempéré certains enthousiasmes. Néanmoins, il va être possible de compléter la 1ère Division de Mohamed Zaman Kiani et de créer une 2e Division, confiée au colonel Abdul Aziz Tajik. Mais celle-ci, composée de soldats n’ayant pour la plupart aucune expérience militaire, sera toujours en sous-effectifs.
Enfin, grande première en Asie (et même ailleurs), l’Armée Nationale Indienne va inclure le bataillon “Rani de Jhansi”, entièrement composé de femmes ! Il est commandé par un médecin, la doctoresse Lakshmi Saghal.



21 octobre 1943
Le gouvernement indien… des Japonais

Singapour – Subhas Chandra Bose crée officiellement le Gouvernement Provisoire de l’Inde Libre qui, dit-il, restera provisoire tant que les Britanniques n’auront pas été chassés du sol indien. S.C. Bose s’attribue le poste de chef de l’Etat ainsi que le portefeuille de Premier ministre, ce qui devrait éviter les dissensions au sommet. Entre autres, le lieutenant-colonel Chatterjee est aux Finances, S.A Ayer au ministère de l’Information et de la Propagande, et la capitaine Lakshmi Sahgal au ministère de la Santé – mais elle recevra bientôt également le titre de ministre des Affaires Féminines.
Le Gouvernement Provisoire de l’Inde Libre aura une reconnaissance internationale des plus limités. Seuls huit pays le reconnaîtront pleinement : outre le Japon, le Mandchoukouo, la Thaïlande, les Philippines et la Chine (ou du moins le « gouvernement national réorganisé de la République de Chine », c’est à dire les collaborateurs des Japonais), ainsi que trois pays européens : l’Allemagne, l’Italie (ou du moins la République de Salo) et la Croatie. Eamon de Valera, président du Taoiseach d’Irlande, enverra ses félicitations à Bose en se gardant d’aller plus loin. L’URSS, toujours soucieuse de préserver son flanc sud (et d’agacer les Anglais, du moins dans cette partie du monde), en fera autant. Même le NEF de Jacques Doriot n’ira pas plus loin qu’un message de sympathie de son ministre des Affaires Etrangères, Avenol (nul ne jugera bon de sortir Bonnet de sa quasi-prison mongole pour l’occasion, mais qui s’intéresse encore à l’opinion du NEF ?).



23 octobre 1943
Le gouvernement indien des Japonais entre en guerre

Singapour – Lors d’un discours devant la Ligue d’Indépendance Indienne, Subhas Chandra Bose annonce une nouvelle fracassante !

« Le Gouvernement Provisoire de l’Inde Libre, ayant observé prudemment (sic) la situation actuelle de l’Inde dans le monde, a décidé que, ce soir à minuit, le temps serait venu de déclarer la guerre. Je sais que quelques-uns de nos compatriotes auront des doutes sur la validité de cette déclaration, mais ils peuvent être convaincus de sa légalité, dans la mesure où elle est publiée par un gouvernement légalement établi et qui représente le pays. Cette décision du Gouvernement Provisoire est la déclaration solennelle au monde que le Gouvernement Provisoire de l’Inde pense qu’il est de son devoir de déclarer la guerre à la Grande-Bretagne et à ses Alliés, les Etats-Unis d’Amérique et la France. Mes amis, préparons-nous dès maintenant à marcher vers l’Inde ! Nous déploierons notre drapeau national sur le sol indien et nous irons nous emparer de Delhi. Nous sommes déterminés à être en Inde d’ici un an pour prendre le contrôle des terres et des mers de notre pays. L’Armée Nationale Indienne doit se préparer pour le combat à venir. »
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MessagePosté le: Lun Avr 15, 2013 07:02    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
ou du moins la République de Salo

Il faut peut-être rester un peu flou ici, ce point n'a pas été abordé.
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On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
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