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Mai 1943 sur le Front Russe
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Aoû 01, 2018 11:01    Sujet du message: Mai 1943 sur le Front Russe Répondre en citant

Par Ciders et Le Poireau, bien sûr.


1er mai
Fête du Travail
Moscou
– Malgré la guerre, la Journée Internationale des Travailleurs est une nouvelle fois célébrée en grande pompe sur la Place Rouge. Venus de tout le pays par trains spéciaux, des dizaines de milliers de soldats, de syndicalistes, de membres des Jeunesses Communistes et de vieux bolcheviks défilent devant le mausolée de Lénine sur lequel sont installés Staline et les principaux dirigeants du Parti communiste de l’Union Soviétique. Pour l’occasion, les trois composantes de l’Armée Rouge sont à l’honneur. Fantassins, chars d’assaut, avions, troupes de marine défilent devant une batterie de caméras et une nuée de photographes sous le regard d’une foule nombreuse. Le corps diplomatique étranger est aussi venu assister au spectacle – et tenter d’identifier des véhicules encore inconnus. Mais les attachés militaires en seront pour leurs frais et doivent se contenter de fusiliers défilant impeccablement en rang serré et de pelotons de T-34/76 briqués au point de briller comme des sous neufs.
La lecture de la Pravda et du reste de la presse du jour est plus instructive. Entre deux articles sur les récentes victoires des forces armées soviétiques et sur la débâcle à venir de l’envahisseur fasciste, le lecteur peut découvrir trois nominations de maréchaux. Les dernières en date avaient été la malheureuse promotion de 1935 (trois des cinq généraux distingués alors avaient été éliminés dans les purges des années suivantes 1) et celle de 1940, plus heureuse sinon plus glorieuse (Chapochnikov écarté pour raisons médicales, Kulik disgracié, il ne reste que Timochenko, mais à un commandement secondaire). Mais la promotion 1943 est victorieuse et comporte un piment particulier. Outre Joukov et Vassilievski, elle récompense en effet un homme dont les mérites sont discrètement mais de plus en plus régulièrement vantés. Un homme crédité d’avoir tenu bon face à l’attaque sournoise d’Hitler, un homme qui ne dort jamais et qui assurera certainement la victoire au peuple soviétique : Joseph Staline lui-même.


2 mai
Raison de santé
Lettonie
– Les médecins du général von Brockdorff-Ahlefeldt, en accord avec les responsables des services médicaux du HeeresGruppe Nord, ordonnent son transfert immédiat en Allemagne, son état de santé ne lui permettant plus de demeurer à la tête du II. ArmeeKorps de la 16. Armee. Il est remplacé à son poste par le général Paul Laux.

Relations
Novgorod
– Alexeï Kouznetsov (second secrétaire du PCUS pour Leningrad – à ne pas confondre avec l’amiral Nikolaï Kouznetsov) rend une visite impromptue à Popov, chef du 1er Front Balte, dans son quartier général. Alors que son patron, Jdanov, affaibli physiquement, demeure le plus souvent terré dans ses bureaux ou dans un bunker, Kouznetsov refuse de se cloîtrer et ne dédaigne pas visiter le front ou ses arrières immédiats. Pressenti comme le futur remplaçant de Jdanov, Kouznetsov est généralement bien accueilli par les militaires. Si son entregent ne vaut pas encore celui des membres du Politburo, son influence est suffisante pour faciliter certaines choses.
Popov ne se fait donc pas prier pour solliciter de son visiteur qu’il fasse remonter à Moscou les besoins de ses armées, pas assez pris en compte selon lui. Les usines de Leningrad ne pourraient-elles pas notamment leur livrer quelques-uns de ces nouveaux MKSU-57, tous acheminés vers le sud dès qu’ils sortent des chaînes de fabrication ? Il serait après tout logique que les travailleurs de la ville de Lénine puissent contribuer à la future victoire en Lettonie, près de chez eux. Koutnetsov promet de faire quelque chose en ce sens. Après tout, lui aussi a besoin d’appuis et des amitiés nouées dans les forces armées pourraient ne pas être inutiles pour son ascension au sein du Parti.


3 mai
Réflexions allemandes
Berlin
– Un rapport du FHO confirme le ralentissement significatif des opérations offensives de l’Armée Rouge sur l’ensemble du front. Reinhard Gehlen l’explique par l’épuisement des forces soviétiques après les offensives de l’hiver et du printemps, par le radoucissement des températures qui a rendu les sols impraticables et par la préparation de nouvelles attaques d’ici les mois de juin et de juillet. Deux secteurs semblent privilégiés par les analystes allemands : la Bessarabie et la Biélorussie. Cette évaluation profite au HeeresGruppe Sudukraine : Hitler valide la proposition de l’OKH d’y envoyer la 24. PanzerDivision d’ici les trois prochaines semaines et la 17. PanzerDivision à moyen terme.


4 mai
Plans soviétiques en Baltique
Moscou
– Mis en appétit par les succès des opérations amphibies dans la région d’Odessa lors des opérations Saturne et Grand Saturne, l’état-major général de l’Armée Rouge n’a pas manqué de se souvenir du rôle de la Flotte de la Baltique dans les combats pour les îles estoniennes à l’été 1942. « Et si nous demandions à la marine de refaire le coup de Kobleve en débarquant des troupes en soutien de l’offensive vers la Dvina ? » a proposé un officier. L’idée a immédiatement séduit Vassilievski.
Mais où mener ce débarquement ? Avec quels moyens ? Et surtout quand ? En Ukraine, les choses avaient été couronnées de succès, mais l’ennemi avait été surpris et les lignes soviétiques étaient assez proches des fantassins arrivés par la mer. Et, accessoirement, il n’y avait pas de marine adverse digne de ce nom en face…
Bien que n’étant pas marins, les membres de l’état-major général ne sont pas sots. Forcer l’entrée du golfe de Riga poserait très certainement de grosses difficultés du fait des champs de mines et accessoirement des batteries côtières installées au sud du détroit d’Irbe. Attaquer Memel serait parfaitement suicidaire, la ville étant trop éloignée. Il n’y a en fait qu’un seul objectif envisageable en pratique : la Courlande. Le nom donne soif de revanche à certains officiers. On s’est rudement battus là-bas l’été précédent et les combats n’ont pas été favorable aux Soviétiques. Mais beaucoup de choses ont changé depuis cette date.
La décision est rapidement prise de coopérer avec la marine pour frapper dans le dos les forces allemandes dans les Pays Baltes.


5 mai
Opération Carmen
Korosten
– La gare est dévastée par trente Heinkel He 111 escortés par une vingtaine de chasseurs Bf 109G. Prise par surprise, la chasse soviétique arrive sur les lieux après le bombardement, tandis que la DCA se montre totalement inefficace. Apprenant la nouvelle, Vatoutine pique une grosse colère et, appuyé par Khrouchtchev qui cherche à monter une affaire politique, crie à qui veut l’entendre que la 3e Armée aérienne (commandée par le général Krasovski) est aussi efficace que l’aviation slovaque.
Se sentant directement menacé et ayant encore en mémoire ses difficultés rencontrées en 1937, le général Novikov (patron des VVS) monte au créneau pour défendre ses aviateurs. Le soutien de Malenkov et des responsables de la construction aéronautique (Chakourine, Yakovlev…) se montre décisif. Staline se refuse finalement à saquer Krasovski. Il se borne à rappeler que la couverture aérienne doit être la plus étanche possible au-dessus du front et des arrières et autorise Novikov à renforcer les batteries antiaériennes de la région de Kiev en prélevant des canons et des artilleurs dans les réserves de la Stavka.

Un nom maudit ?
Biélorussie
– Khatyn [sans rapport autre qu'une quasi homonymie avec le village polonais de Katyn] est le dernier nom d’une longue liste de villages détruits lors de l’opération “Kibitz”. Menée par des collaborateurs biélorusses et ukrainiens appuyés par des éléments de la brigade d’Oscar Dirlewanger, Kibitz a été décidée en représailles contre une embuscade montée dans la région et ayant entraîné la mort du capitaine SS Hans-Otto Woellke et de trois autres hommes du Schutzmannschaft 118 (bataillon auxiliaire de police n°118). L’information sera traitée comme une opération de police par la presse nazie, les journalistes s’intéressant en fait davantage au passé de Woellke, ancien champion olympique du lancer de poids à Berlin en 1936.


6 mai
Pêche interdite
Région de Kiev
– Une belle journée de fin de printemps a donné au colonel commandant le 32e IAP l’idée d’aller à la pêche. Invitant quelques-uns de ses subordonnés, il convient avec eux d’employer non pas des cannes, mais des explosifs pour assurer qu’ils ne reviendront pas bredouilles. Certains n’en reviendront pas… du tout.
L’enquête immédiatement diligentée par le NKVD montrera que l’un des obus utilisés n’avait pas supporté les mouvements désordonnés puis la chute de l’un des officiers, visiblement sous l’effet d’un abus de boisson. L’explosion subséquente entraîna sa mort ainsi que celle d’un de ses voisins et en blessa trois autres, dont le colonel, qui fut immédiatement transporté dans une clinique de Moscou pour y recevoir des soins.
Discrètement informé par Beria, Staline ordonna de destituer ce colonel indélicat qui portait le même nom que lui. Cela n’entrava pas trop la carrière de Vassili Staline, qui put reprendre le commandement d’un autre régiment dès sa sortie de l’hôpital, grâce à l’appui de son père affectionné…


7 mai
Objectif Courlande
Leningrad
– L’arrivée d’une lettre personnelle du maréchal Vassilievski surprend l’amiral Kouznetzov. Une demande officielle de la Stavka en vue de mettre au point une opération amphibie dans le cadre d’une offensive terrestre ? Voilà qui est intéressant. Après tout, la Flotte de mer Noire a pu soutenir les attaques de Tolboukhine contre Odessa, avec succès qui plus est. Pourquoi ne pas réitérer en Baltique ?
Mais les croquis accompagnant la lettre laissent entendre que la Courlande pourrait être la cible de cette mission. Et c’est un premier problème. La péninsule est probablement truffée de batteries côtières et de défenses antiaériennes. Il faudra s’en assurer et vérifier au passage l’état des défenses de l’île de Saaremaa. Et ce n’est pas la plus grande menace : sans doute la Kriegsmarine est-elle affaiblie, mais il ne faudra pas négliger les trois ou quatre croiseurs et “cuirassés de poche”, les destroyers et les torpilleurs qu’elle déploie encore dans la Baltique, sans parler des sous-marins.
Un coup d’œil au calendrier fait apparaître un dernier problème. La Stavka donne à la Marine trois semaines pour mettre au point un plan d’action, déterminer quels moyens engager et quel soutien leur apporter. Les planificateurs allaient devoir livrer une course contre la montre !


8 mai
Et le gagnant est… le T-34/85 !
Moscou
– Réuni au Kremlin, le GKO entérine définitivement le lancement de la production de ce qui sera le futur char moyen standard de l’Armée Rouge, le T-34/85, en s’appuyant sur le rapport de la Compagnie expérimentale 100. Menés intensivement en Lettonie entre mars et avril, les essais des trois prototypes se sont révélés extrêmement utiles.
– Bien que jugé de taille à faire face aux blindés légers allemands voire à des chars tels que le Panzer III et le Panzer IV, le T-34/57 pâtit de la faible qualité de ses obus HE, incapables de traiter efficacement des positions d’infanterie ou des pièces antichars.
– Le T-43 s’est révélé plus intéressant à l’usage et a obtenu de bons résultats. Cependant, son canon de 76,2 mm n’est vraiment plus de taille à traiter les nouveaux chars allemands. De plus, si l’usine de Kharkov assure qu’il serait possible de rééquiper les exemplaires existants avec le D-5T de 85 mm, il est évident que cela demanderait du temps.
– Reste le T-34/85, qui apparaît comme le meilleur choix possible.Bien que non dénué de défauts qu’il faudra corriger, le T-34/85 apparaît comme le meilleur compromis disponible entre blindage, mobilité et puissance de feu. Il permet aussi de profiter à fond de complémentarités déjà existantes, le nouveau char mêlant la tourelle du KV-85 avec le châssis du T-34/76, légèrement modifié.
En donnant son aval immédiatement, Staline peut compter sur une production en série démarrant au mois d’août. Pour accroître les cadences de production, Viatcheslav Malychev (commissaire du peuple à l’industrie des blindés) reçoit l’ordre de lancer la fabrication dans trois usines simultanément, à Kharkov, Gorki et Stalingrad (une autre implantation, à Omsk, est projetée). Néanmoins, au vu des délais incompressibles pour mettre en place les chaînes d’assemblage et former les équipages, les premiers T-34/85 ne seront pas opérationnels avant la fin de l’été 1943. Trop tard donc pour participer aux combats attendus en juin ou juillet… Il faudra faire sans eux !
………
Par ailleurs, Staline confirme la priorité absolue donnée aux 1er et 3e Fronts d’Ukraine en matière d’équipements et de renforts humains. Si les deux Fronts Baltes pourront recevoir quelques SU-85, les nouveaux automoteurs MKSU-57, les canons ZIS-3 de 76 mm ou les chasseurs Yak-9 doivent être acheminés aux dépôts de Kiev, d’où ils seront distribués aux unités combattantes de la région. Popov et Merestkov devront se contenter de matériels plus anciens.


9 mai
Des femmes dans les VVS
Bila Tservka
– La 16e Armée aérienne se voit assigner deux nouveaux régiments indépendants, le 586e IAP (régiment de chasse, sur Yak-9) et le 587e BAP (régiment de bombardement, sur Petlyakov Pe-2). Ces deux formations se distinguent au sein des VVS de par le fait que leurs pilotes sont tous de sexe féminin. Elles ont été crées à l’initiative de Marina Raskova, qui s’était illustrée avant-guerre par l’établissement d’un record de distance entre Moscou et Komsomolsk et bénéficie de l’oreille attentive du Vojd.
L’arrivée de ces personnels féminins suscite des réactions mitigées parmi les équipages masculins, mais Raskova se montre ferme en se présentant au général Rudenko. Pas de traitement de faveur, ses filles feront leurs preuves au combat.

Partisans
Proskurov
– Une équipe de reconnaissance infiltrée par le GRU parvient à établir un premier contact sûr avec un groupe de partisans opérant autour de la ville. Formé d’anciens soldats des 13e et 58e Armées soviétiques, ce groupe a pour l’essentiel réussi une seule chose, survivre sur les arrières du front et ne pas attirer l’attention des patrouilles allemandes. Mais c’est un bon début.
Dans les semaines suivantes, d’autres équipes réussiront à nouer des liens avec des groupes de taille variable et à leur faire parvenir de quoi subsister et garder un contact radio avec Moscou. Le chef du GRU, Ivan Ilyitchev, concurrence ainsi les mouvements partisans officiellement dirigés par l’état-major particulier de Ponomarenko et Vorochilov, mais il n’en a cure. De fait, Staline approuvera vite son action. Mieux vaut avoir plusieurs fers au feu qu’un seul.


10 mai
Reconstruire Odessa
Odessa
– Le contre-amiral I.D. Kulishov, qui dirigeait jusque-là la base navale de Nikolaiev, est transféré à la tête de celle d’Odessa. Ou plutôt de ce qu’il en reste. La plupart des installations ont été endommagées et le plus souvent détruites lors des deux sièges. Il faut nettoyer le port, relever les épaves, rétablir l’alimentation électrique. La tâche de Kulishov ne sera pas simple et il devra travailler en étroite collaboration avec le MPVD et les autorités civiles. Les militaires ne seront pas de trop pour contribuer à dégager les rues et remettre en service les principales voies de communication : tâche ingrate mais urgente, car seul le port pourra permettre d’acheminer les équipements lourds dont Odessa a besoin pour reprendre son activité. Déjà, des milliers de prisonniers de guerre roumains sont mis à contribution pour déblayer les monceaux de débris accumulés un peu partout. La 5e Armée aérienne et la PVO sont quant à elle priées d’apporter leur concours pour la couverture aérienne de la ville, que ce soit grâce à des chasseurs ou à des batteries de défense antiaérienne.
La seconde mission de Kulishov est de constituer une flottille apte à opérer le long des côtes mais surtout sur les fleuves (Dniestr, Prut et Danube). Il confie cette tâche au capitaine de second rang A.A. Melnikov, qui commandait la 2e Brigade de vedettes lance-torpilles de la Flotte de mer Noire au début des hostilités. A charge pour lui de rassembler les navires et les équipages capables de mener des missions fluviales et littorales. Sa flottille devra faciliter les opérations du Front d’Odessa et permettre au gros de la Flotte de se concentrer sur l’élimination des restes des marines allemande et roumaine en mer Noire.


Dernière édition par Casus Frankie le Mer Aoû 01, 2018 11:41; édité 2 fois
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ciders



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MessagePosté le: Mer Aoû 01, 2018 11:06    Sujet du message: Répondre en citant

Nom de Zeus, j'avais raté un détail. Le village détruit le 5 mai n'est pas Katyn mais bien Khatyn. C'est une localité biélorusse qui n'a rien à voir avec la forêt de Katyn qui elle se situe en Russie. A noter que cet évènement FTL est la copie d'un évènement OTL :

https://en.wikipedia.org/wiki/Khatyn_massacre
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Aoû 01, 2018 11:24    Sujet du message: Répondre en citant

Corrigé.
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MessagePosté le: Mer Aoû 01, 2018 11:27    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
6 mai
Pêche interdite
Région de Kiev – Une belle journée de fin de printemps a donné au colonel commandant le 32e IAP l’idée d’aller à la pêche.
Discrètement informé par Beria, Staline ordonna de destituer ce colonel indélicat qui portait le même nom que lui. Cela n’entrava pas trop la carrière de Vassili Staline, qui put reprendre le commandement d’un autre régiment dès sa sortie de l’hôpital, grâce à l’appui de son père affectionné…


Selon sa notice Wikipédia, Vassili Iossifovitch Djougachvili a été nommé au grade de lieutenant-général des forces aériennes en 1942.
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MessagePosté le: Mer Aoû 01, 2018 11:30    Sujet du message: Répondre en citant

Oui, mais en FTL, la guerre a commencé plus tard et l'avancement a été retardé…
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MessagePosté le: Mer Aoû 01, 2018 11:45    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Oui, mais en FTL, la guerre a commencé plus tard et l'avancement a été retardé…


Ah, d'accord ! Cela étant, OTL, tjs selon Wikipédia, il est commandant en décembre 41, et décolle direct lieutenant-général en 42.

On peut penser qu'il suit le même chemin météorique en FTL. Quoi que colonel, c'est déjà une sacrée promotion pour un type qui, en dehors de son penchant prononcé pour la dive bouteille, n'a pas spécialement marque l'histoire des forces aériennes soviétiques (26 sorties et 2 ennemis abattus pour toute la guerre) Rolling Eyes Rolling Eyes
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MessagePosté le: Mer Aoû 01, 2018 12:12    Sujet du message: Répondre en citant

Avancement éclair ? Mais non voyons. Et ça n'a absolument rien à voir avec le fait qu'il ait été le fils de Staline. Bon si un peu.

Le cas de Vassili est assez étrange. Il est alcoolique, incompétent, c'est un enfant colérique et qui n'est pas attentif à l'école (ce qui en fait une sorte de honte familiale surtout en comparaison des enfants des autres hauts représentants du PCUS dont beaucoup font de brillantes études), son père n'a pas la fibre paternelle et il ne l'apprécie pas tant que ça. Mais il lui passe tout ou presque même quand il prend le parti inverse : quand il indique aux professeurs de son fils qu'il va le punir parce qu'il est insupportable, il le dit... et ce sont les professeurs qui sont punis. Il est ivre et cause la mort d'un officier ? On le sanctionne mais on le promeut ensuite. Ça n'a été que ça ou presque.

La chute n'en a été que plus rude à la mort de Staline.
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MessagePosté le: Mer Aoû 01, 2018 17:59    Sujet du message: Répondre en citant

Deux petites répétitions :
Citation:
– Reste le T-34/85, qui apparaît comme le meilleur choix possible.Bien que non dénué de défauts qu’il faudra corriger, le T-34/85 apparaît comme le meilleur compromis disponible entre blindage, mobilité et puissance de feu.

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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Aoû 01, 2018 18:24    Sujet du message: Répondre en citant

Désolé - j'ai regroupé deux fichiers écrits à des moments différents et j'ai été un peu vite ! Je corrige.
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MessagePosté le: Mer Aoû 01, 2018 19:27    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai lu le livre écris par la fille de Staline... c'était vraiment pas un papa gâteau.
_________________
Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe.
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Capu Rossu



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MessagePosté le: Mer Aoû 01, 2018 21:26    Sujet du message: Répondre en citant

Bonsoir,

Citation:
Les dernières en date avaient été la malheureuse promotion de 1935 (trois des cinq généraux distingués alors avaient été éliminés dans les purges des années suivantes 1) et celle de 1940, plus heureuse sinon plus glorieuse (Chapochnikov écarté pour raisons médicales, Kulik disgracié, il ne reste que Timochenko, mais à un commandement secondaire).


Ce 1) est-il un appel de note ou un reliquat d'un copier-coller Question

@+
Alain
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Aoû 01, 2018 21:48    Sujet du message: Répondre en citant

Capu Rossu a écrit:

Ce 1) est-il un appel de note ou un reliquat d'un copier-coller Question


Un appel de note ! Comme d'habitude, le logiciel refuse les notes…

Voici la note en question :

1) Vorochilov et Boudienny (les moins méritants…) ont survécu.
_________________
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Aoû 02, 2018 11:04    Sujet du message: Répondre en citant

11 mai
Prévisions allemandes
Berlin
– Un nouveau rapport du FHO attire de nouveau l’attention sur la Bessarabie. Celle-ci est présentée comme faiblement défendue et suffisamment proche d’Odessa pour être l’objet d’une offensive limitée visant à porter les troupes soviétiques sur le fleuve Prut voire sur l’estuaire du Danube.
Concernant la Biélorussie, Gehlen nuance son jugement du 3 mai. L’Armée Rouge pourrait bien tenter de forcer les verrous allemands (Vitebsk, Orsha, Moguilev, Gomel…) afin de progresser par étape, rivière après rivière, vers Minsk. Informé, Rommel se montre des plus sceptiques. Les concentrations soviétiques ne manqueraient pas d’être détectées à l’avance et la nature difficile du sol biélorusse obligerait les assaillants à passer par une poignée d’axes facilement défendables. De plus, il serait toujours possible en cas de percée de faire appel à des renforts issus du HeeresGruppe Nord, voire même d’Allemagne. Il n’y a donc pas vraiment lieu de crier au loup pour l’instant.


12 mai
Plans soviétiques
Moscou
– Meretskov et Popov présentent officiellement à Staline et à la Stavka l’opération Dvina-Niémen. Celle-ci aura deux volets distincts afin de maximiser la désorganisation de la défense allemande.
L’effort soviétique se portera d’abord tout à l’est vers Polotsk, qui sera attaquée par la seule 55e Armée (2e Front de la Baltique). Les deux généraux espèrent ainsi susciter une réaction allemande. En effet, perdre Polotsk signifierait abandonner une voie ferrée (Riga-Vitebsk) très commode pour le ravitaillement des divisions déployées le long de la Dvina, et ferait aussi peser la menace d’un encerclement de Vitebsk par le nord-ouest. L’idée est non seulement validée mais bénéficie aussi d’une aide inattendue, Vassilievski promettant d’activer Eremenko afin qu’il organise des mesures de maskirovka dans le secteur de la 20e Armée, stationnée à l’est de Vitebsk.
Dans un second temps, trois autres offensives seront lancées :
– à l’ouest, la 1ère Armée, flanquée sur sa gauche de la 4e Armée et appuyée par le 12e Corps Blindé, avancera vers le sud le long de la côte, la 7e Armée se jetant sur Valga pour y fixer les forces allemandes qui pourraient être tentées de s’en prendre aux deux autres armées ;
– au centre, les 42e et 27e Armées, plus le 15e Corps Blindé, auront la charge de passer par la Vidzeme, une région de collines de faible altitude, afin de parvenir à l’est de Riga ;
– enfin, à l’est, les 34e et 39e Armées, assistées de deux corps blindés, devront liquider le saillant de Rezekne. Pour ce faire, Meretskov préconise une attaque “à l’allemande” avec deux pinces qui se rejoindront une quarantaine de kilomètres plus à l’ouest, près du village de Stirniene. Une fois la Dvina bordée et des têtes de pont consolidées au sud du fleuve, la question se posera de savoir si un nouvel effort offensif est possible ou non.
Cette dernière manœuvre retient l’attention de Vassilievski. Si des réserves allemandes subsistent à ce moment de la campagne, il sera possible à l’ennemi de les engager contre la 39e Armée depuis Dünaburg [Daugavpils]. Meretskov l’admet, mais considère qu’il s’agit d’un risque à prendre. Tout engagement de panzers en dehors de Riga sera un atout supplémentaire pour la réussite de toute l’opération.
C’est à ce moment qu’il est question du rôle de la marine soviétique. De fait, l’idée d’un débarquement en Courlande suscite un grand intérêt de la part de Staline, même si on n’entre pas dans les détails. Tout juste Popov est-il informé de la possibilité d’une opération amphibie sur les côtes de la péninsule, dans la première semaine du mois de juin.
Après des discussions sur la logistique et sur le rôle de l’aviation, Staline finit par approuver les grandes lignes de “Dvina-Niémen”. En guise de motivation supplémentaire, le Vojd promet le titre d’Armée de la Garde à la première formation qui atteindra la Dvina… tout en lâchant juste avant de partir qu’au vu de l’évolution prévisible du front, il n’y aura peut-être bientôt plus besoin de deux Fronts de la Baltique, mais uniquement d’un seul.


13 mai
Une arme simple et efficace
Leningrad
– L’arsenal de Sestroretsk commence la production en série du pistolet-mitrailleur PPS-43. Conçu par un jeune ingénieur de la ville, Alexeï Soudaiev, il est de taille réduite, de facture rustique et de construction très simple. Ces qualités peuvent en faire l’arme idéale pour les groupes de Partisans, les équipages de chars et les unités de second échelon, le reste de l’Armée Rouge conservant le PPSh-41 comme arme réglementaire. En tout, près de deux millions d’exemplaires seront fabriqués durant le conflit.


14 mai
Inquiétudes allemandes
Minsk
– Le chef d’état-major de l’OKH, Franz Halder, effectue une tournée d’inspection au quartier général du HeeresGruppe Mitte. Cette inspection est surtout un prétexte. Devant Rommel et Krebs, Halder ne tergiverse pas et dit ce qu’il a sur le cœur. L’opération Citadelle n’est pas correctement planifiée. Le FHO et l’OKH se trompent quand ils affirment que les Soviétiques sont trop affaiblis pour se défendre correctement. Kluge et Zeitzler prennent bien trop d’importance et leur influence est néfaste pour la conduite des opérations. On court à la catastrophe. Ne peut-on faire quelque chose ?
Rommel hésite. Son statut de général favori d’Hitler n’est plus aussi évident depuis les récents succès de Manstein et de Model. Lui-même ne rechignerait pas à prendre l’offensive. Mais comme toujours dans le Troisième Reich, tout dépend de la décision d’un seul homme. C’est Hitler qu’il faut convaincre. Hélas, se lamente Halder, il semble que le Führer soit déjà convaincu, et se montre favorable à Citadelle. Mais peut-être qu’en allant à Berchtesgaden le maréchal saurait trouver les mots pour le faire changer d’avis ? Face à son patron silencieux, Krebs pousse en ce sens. Manstein est un jeune fat aux dents bien trop longues et Model ne vainc qu’en faisant passer ses troupes sur un pont constitué des corps de leurs camarades.
Après une longue hésitation, Rommel secoue la tête, apparemment résigné. Il faut suivre les ordres. Le Führer ne peut pas se tromper. Toute discussion avec lui n’amènerait qu’un désordre supplémentaire, tout sauf utile. Il quitte alors la pièce sous les yeux d’un Halder catastrophé. Krebs soupire : à mesure que la guerre s’éternise, n’y aurait-il plus que de mauvaises décisions à prendre ?


15 mai
Les MiG-5 de série au combat
Crimée
– Le 7e IAP mène sa première mission de guerre. Quatre MiG-5 chargés chacun de deux bombes de cinq cents kilos bombardent le port roumain de Sulina tandis qu’un second groupe de quatre appareils mène deux passes au canon à basse altitude. D’abord surpris, les artilleurs roumains se reprennent vite et se montrent suffisamment mordants pour dissuader les pilotes soviétiques de procéder à une troisième attaque. Le bombardement est imprécis : la plupart des bombes tombent dans le Danube, endommageant légèrement un caboteur. Trois autres s’abattent à proximité de l’ancien palais de la Commission européenne pour le Danube.


16 mai
Echanges de frappes aériennes
Ukraine centrale
– Si les VVS ont renoncé pour l’instant à leurs bombardements des villes éloignées du front, elles n’en poursuivent pas moins leurs frappes tactico-opérationnelles. A l’ouest de Kiev, les gares situées entre Rovno et Sarny font l’objet d’un matraquage sévère tout au long de la journée, perturbant l’approvisionnement de la 3. PanzerArmee.
En retour, la Luftwaffe pilonne Fastov et Jitomir, détruisant plusieurs trains chargés de ravitaillement. Mais les observateurs soviétiques constatent tous que Kiev demeure – très étrangement – épargnée par les appareils allemands.


17 mai
Plans pour la Courlande
Moscou
– Le commandant de la marine soviétique et celui de l’état-major général de l’Armée Rouge se réunissent rarement, mais l’affaire est d’importance. L’amiral Kouznetzov brosse rapidement à Vassilievski les capacités de la Flotte de la Baltique et celles de la Kriegsmarine. Supérieure en nombre, la première est devenue plus performante qu’au début de la guerre grâce à l’installation de radars britanniques et à un entraînement très amélioré. De plus, les services de renseignement de la Flotte sont formels : après quatre ans de conflit, la marine allemande est très affaiblie. Il paraît possible de soutenir une opération en Courlande.
En tout, Kouznetzov promet l’engagement d’un cuirassé, de trois croiseurs lourds et de dix destroyers pour couvrir le débarquement d’une division de fusiliers-marins concentrée sur l’île estonienne de Saaremaa. Le transport serait assuré par une trentaine de bâtiments plus légers (destroyers, patrouilleurs, caboteurs civils réquisitionnés). En sus, l’aviation navale et plusieurs sous-marins pourront signaler et affaiblir l’irruption de navires ennemis.
Le site choisi pour l’assaut amphibie fait l’objet de débats plus approfondis. Vassilievski insiste pour que les marins s’emparent de Ventspils, port le plus important de la péninsule, et certainement la cible la plus prometteuse.
A son tour, Kouznetzov se montre insistant. L’opération amphibie serait très périlleuse du fait de la topographie des lieux et Ventspils est à près de cent cinquante kilomètres de Riga. Même si elles arrivent à prendre le port, il lui semble impossible que ses troupes puissent faire mieux que contrôler une petite partie de la Courlande, surtout si le HeeresGruppe Nord devait contre-attaquer. Combien de temps faudrait-il tenir avant l’arrivée des Fronts de la Baltique ? Antonov (adjoint du chef d’état-major général) n’hésite pas : au moins quinze jours, et sans doute plus. Il faudrait donc que les marins, après avoir pris un port certainement bien gardé, défendent pendant des semaines une poche de quelques dizaines de kilomètres carrés, le temps que les lignes allemandes soient percées au nord. Et il n’est pas à exclure que les troupes soviétiques ne puissent franchir la Dvina. Dans ce cas, on ne pourrait compter que sur la ténacité des troupes débarquées et sur un ravitaillement maritime difficile et exposé aux attaques de la Kriegsmarine, en espérant que Popov s’empare de Riga le plus vite possible.
L’amiral conclut qu’il serait bien plus commode de débarquer entre Kolka et Roja, sur la côte nord-est donnant sur le golfe de Riga, où la flotte pourrait bien plus facilement soutenir les troupes débarquées. La menace sur les arrières des Allemands serait tout aussi grande en cas de percée et l’ennemi serait donc contraint de retirer des troupes du front principal.
Finalement, Vassilievski est convaincu. La mission principale du débarquement est bien de faciliter la tâche des Fronts Baltes, elle sera sans doute remplie aussi efficacement sur la côte est qu’à Ventspils.


18 mai
Il faut manger pour faire la guerre
Berlin
– Le ministre du Reich à l’Alimentation, Herbert Backe, fait ses comptes. Les réquisitions de la Wehrmacht (depuis 1942, les forces armées sont tenues de se nourrir en priorité sur le terrain, y compris au détriment des habitants), les exigences d’Hitler sur la nécessité absolue de maintenir des rations alimentaires élevées pour la population allemande et les demandes répétées des entreprises pour nourrir leurs travailleurs exigent un nouvel accroissement des livraisons de céréales de fruits, de légumes, de viande et d’autres produits. La production du Reich n’augmentant pas, il faudra chercher ailleurs.
Les années précédentes, Backe avait su se tirer d’affaire en détournant une part croissante de la production de la Pologne et des territoires occupés. Cette fois, il faudra faire encore plus. Comment ? En augmentant les achats de blé en Hongrie et en Roumanie mais surtout en pressurant davantage les territoires occupés (la France et le Danemark, bien sûr, mais aussi l’Italie) et en réglant une bonne fois pour toutes le problème juif à l’Est. Les SS font déjà un travail remarquable en ce sens, mais il reste encore beaucoup à faire.
Une autre option pourrait devenir disponible : Backe a été informé de la forte possibilité d’une offensive en Ukraine. L’ouest de ce territoire est déjà largement ponctionné, mais ce n’est pas la partie la plus riche. Les steppes à blé se trouvent de l’autre côté du Dniepr. Et il y a Odessa et la Crimée. Dans l’hypothèse – pas l’hypothèse, la certitude – d’une victoire prochaine, il faudra préparer un plan “d’évacuation” des ressources locales. Après tout, il n’y a nul besoin de nourrir des ennemis vaincus, et encore moins des Russes.


19 mai
Guerre aérienne
Crimée
– L’aviation soviétique est mobilisée pour une opération de nettoyage fluvial. Trente MiG-5 (7e IAP) couverts par une dizaine de Yak-1 (32e IAP) décollent vers Sulina avant de se disperser dans le delta du Danube. Plusieurs embarcations sont coulées au canon tandis les villes de Izmail, Kilia, Tulcea et Vilkovo sont bombardées. Les dégâts sont mineurs mais l’impact psychologique autrement plus sérieux chez les mariniers.
Dans le même temps, quarante bombardiers Pe-2 de la 5e Armée aérienne se présentent au-dessus de Galați. Le 7e Groupe de Chasse roumain relève le gant et s’interpose avec ses Messerschmitt Bf 109. L’escorte d’une vingtaine de Yak-9DD est accrochée tandis que la défense antiaérienne se montre des plus précises. Six Yak-9 et quatre Pe-2 sont abattus contre deux Bf 109. Les Soviétiques revendiquent cependant avoir endommagé les chantiers navals de la ville.


20 mai
Attaque de diversion
Nevel
– Vladimir Petrovitch Sviridov relit le document transmis en main propre par un officier de l’état-major du 2e Front de la Baltique. Il veut chasser le doute qui soudain l’a envahi. Sa 55e Armée n’est certes pas la formation la plus faible de l’Armée Rouge mais elle tient un secteur étendu. Trop étendu selon les standards. Occuper plus de cent dix kilomètres de front avec quatre divisions d’infanterie, une division d’artillerie et quelques chars n’est pas une tâche facile. Heureusement que son adversaire, la 2. Armee allemande, n’a aucune velléité offensive. En aurait-elle que le terrain ne lui faciliterait pas la tâche. Car Sviridov, natif de la région de Minsk, le sait bien : défendre une zone aussi peu franchissable est relativement aisé, attaquer l’est beaucoup moins.
Hélas, c’est justement ce qu’on attend de lui à partir du 28 mai ! Bousculer frontalement cinq ou six divisions allemandes sans doute aussi bien enterrées que ses propres unités, franchir une quarantaine de kilomètres au milieu d’une myriade de lacs, de marais et de forêts humides et s’emparer de Polotsk… Rien que ça ! S’il était croyant ou à une autre époque, Sviridov lèverait les yeux au ciel. Généra de l’Armée Rouge en 1943, il réagit en stalinien bon teint : répondre qu’on va suivre les ordres tout en se demandant quel est le trotskiste infiltré qui a bien pu convaincre l’état-major de prendre une décision pareille. Au moins pourra-t-il compter sur l’appui de la 14e Armée aérienne.

Partisans
Moscou
– GRU, NKVD et état-major des Partisans reçoivent la même consigne du Kremlin. Le moment est venu de tester véritablement les capacités des différents groupes plus ou moins irréguliers (allant de Juifs survivants des ghettos biélorusses à des unités spéciales infiltrées, en passant par d’anciens soldats restés en arrière) face à des forces armées constituées. Staline a choisi de profiter pour cela de l’offensive dans les pays baltes et plus particulièrement de la diversion qui doit être entreprise par la 55e Armée.
Le mot d’ordre de l’opération est simple : faire régner l’insécurité sur les arrières des troupes allemandes, attaquer les isolés, détruire tout ce qu’il est possible de détruire entre Vitebsk et la frontière lettone à partir du 26 mai au soir.
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patzekiller



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MessagePosté le: Jeu Aoû 02, 2018 11:25    Sujet du message: Répondre en citant

ça avance bien Very Happy
vu que je vais ralentir avec la rentrée et que je dois m'occuper également des front italien et malais, le front russe a de bonnes chance de me rattraper d'ici l'été prochain...
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Aoû 02, 2018 11:38    Sujet du message: Répondre en citant

patzekiller a écrit:
vu que je vais ralentir avec la rentrée et que je dois m'occuper également des front italien et malais, le front russe a de bonnes chance de me rattraper d'ici l'été prochain...


Ce qui serait une excellente chose ! Very Happy
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