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Juillet 43 sur le Front Russe
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Juil 23, 2019 09:00    Sujet du message: Juillet 43 sur le Front Russe Répondre en citant

Hé oui, le retour du Front Russe, serre-file de la Chrono… Mais il y a du lourd ! Merci à CIDERS, conseillé par Le Poireau.


1er juillet 1943
Opération Zitadelle
La bataille du renseignement
Londres
– Les préparatifs de l’Axe en Ukraine ne pouvaient passer inaperçus des services de renseignement britanniques. Les informations récupérées via les écoutes électromagnétiques du système ULTRA et secondairement par d’autres sources (des agents sur le terrain et des reconnaissances aériennes ayant confirmé le déplacement d’unités vers l’est) avaient permis à Churchill et à son état-major d’anticiper l’offensive allemande. Mais plusieurs questions fondamentales demeuraient en suspens et avaient suscité de vifs débats.
D’une part, s’il était acquis que les Allemands allaient frapper en Ukraine, il n’était pas complètement certain que la cible fût Kiev. Stratégiquement, elle représentait la direction la plus probable d’une opération majeure. Mais Churchill avait appris à se méfier d’Hitler et de ses intuitions qui, géniales ou pas, pouvaient totalement défier la logique. Les rapports de Bletchley Park n’étaient pas clairs : ignorant les débats au sein de l’OKH et de l’OKW, les analystes britanniques mettaient parfois la main sur des informations contradictoires. Le décryptage du code utilisé par Kluge (HeeresGruppe Nord-Ukraine) pour communiquer avec l’OKH était certes une grande victoire, mais ULTRA n’avait pu entamer d’autres codes tout aussi intéressants. En réalité, la plupart des données sur le front russe provenait de l’écoute des communications de la Luftwaffe, très diserts sur les forces aériennes… mais nettement moins sur les forces terrestres.
Faute d’avoir une vue précise de la répartition des moyens blindés de l’Ostheer en Ukraine et bien qu’ils aient reconnu la réactivation de la 2. PanzerArmee au sud et la création de la 3. PanzerArmee au nord, les Britanniques hésitaient sur les conclusions à tirer. Hitler donnerait-il son aval à une attaque simultanée au nord et au sud de Kiev avec un encerclement majeur potentiel à l’est de la métropole ukrainienne ? Une telle manœuvre n’était-elle pas trop visible pour ne pas devoir échouer ? Zitadelle n’était-elle en réalité qu’une offensive limitée visant à éliminer quelques irrégularités du front afin de dégager des effectifs pour mieux se placer sur la défensive ? L’arrivée de renforts blindés en Roumanie laissait-il présager une attaque vers Odessa afin de repousser les Fronts soviétiques les plus méridionaux loin du Danube et des précieux puits de pétrole roumains ? Et que faisaient les Hongrois loin de chez eux, si ce n’était pas pour épargner des effectifs allemands ?
Par ailleurs, une autre interrogation demeurait, avec des implications particulièrement lourdes : que dire à Staline ?
Naturellement, le Royaume-Uni était l’allié indéfectible de l’Union Soviétique face au Troisième Reich. Mais personne n’avait oublié à Londres que c’était le pétrole soviétique qui avait soutenu l’effort de guerre nazi jusqu’à l’été 1942 (sans parler du manganèse !). Bien qu’il se trouvât un certain nombre de sympathisants (voire d’agents doubles) soviétiques dans les élites militaires et politiques britanniques, nombre de personnalités n’étaient pas fâchées de voir Moscou en difficulté face à son ancien partenaire. Il n’y avait pas que chez les Polonais réfugiés à Londres que l’idée de voir l’Armée Rouge subir de lourdes pertes suscitait une (fort discrète) approbation. Churchill lui-même hésitait : ne rien dire à Staline ne pouvait entraîner que de vives complications (ainsi que la lecture de courriers très désagréables). Mais après tout, lui-même ne savait pas grand-chose des plans de l’Axe. On ne pourrait pas lui reprocher de n’avoir pas révélé ce qu’il ignorait dans le détail. Et puis, les Soviétiques n’étaient-ils pas eux-mêmes confiants ? Sans trop montrer s’il était vraiment dans les confidences de la Stavka, l’ambassadeur soviétique à Londres s’était fendu d’un sourire rassurant : l’URSS avait été surprise en 1942, elle ne commettrait pas deux fois la même erreur.
Finalement, la solution du dilemme était arrivée de Moscou sous la forme d’un courrier (parfaitement diplomatique celui-là) du Guide en personne. Remerciant les services alliés pour leur coopération avec les siens, Staline se montrait lui aussi rassurant : que les Allemands attaquent à leur guise, l’Armée Rouge était prête.

Blitz sur Korosten
Korosten
– La ville n’abrite pas que le quartier général du 3e Front d’Ukraine. Située à une cinquantaine de kilomètres du front, elle en est le centre nerveux, le cœur, les poumons et le foie. Bourrée de dépôts de matériel et de camps de tentes, voyant arriver des dizaines de trains chaque jour, c’est l’un des piliers de la défense de Kiev. Et en tant que tel, elle est lourdement défendue. Deux lignes fortifiées en font le tour, bornées à intervalles réguliers de positions bétonnées garnies de canons, de lance-flammes à déclenchement automatique et de nids de mitrailleuses lourdes. Entre ces lignes, le génie soviétique a posé des milliers de mines tandis qu’il a transformé plusieurs dizaines d’immeubles en forteresse. Des détachements de blindés et d’infanterie motorisée sont prêts à se précipiter sur les points menacés tandis que dans les airs veille la 3e Armée aérienne.
Mais il faut bien plus que des nuées de chasseurs et des masses de batteries antiaériennes avec leurs moyens de détection acoustiques ou électroniques pour dissuader la Luftwaffe. Plus encore certains équipages mal aimés de leurs collègues et de la propagande : ceux des Nachtschlachtgruppen (NSGr).
C’est ainsi que l’idée d’attaquer Korosten a fait son chemin parmi les pilotes du NSGr 4. Bien sûr, le site est surprotégé. Les équipages de la LuftFlotte 4 ont été très clairs sur ce point : voler de jour reviendrait à se promener dans Berlin avec un panneau « J’ai été pacifiste en 1914, spartakiste en 1918 et aujourd’hui je soutiens les Alliés ». Mais ce n’est pas beaucoup plus sûr de nuit : les quelques Ju 88 qui se sont risqués à tenter de réduire au silence les radars de Kiev ont rapidement dû battre en retraite face à une DCA très active et même à des chasseurs de nuit. Alors, pourquoi ne pas y aller avec des appareils plus petits et plus lents, pais plus discrets ? Ce serait certes dangereux, mais on ne pilote pas un avion d’entraînement militarisé au-dessus du front russe sans un minimum de courage (ou de folie). Et l’abondance de cibles dans et autour de la cité élimine la nécessité de bombarder avec précision : les projectiles trouveront toujours quelque chose à détruire et il est évident que les pertes civiles éventuelles seraient sans importance.
Une mission a donc été planifiée grâce aux informations fournies par des miliciens de l’UPA et à quelques cartes soviétiques. Quatre équipages du NSGr 4 se sont portés volontaires.
Décollant bien avant le lever du jour d’un terrain boueux aux environs de Sarny, leurs Heinkel He 46 se dirigent d’abord vers le nord avant de piquer vers l’est au nord d’Olevsk. Traversant les lignes soviétiques au niveau de la limite entre la 5e Armée et la 57e Armée, volant à basse altitude et à vitesse réduite pour réduire au maximum les risques d’attirer l’attention, les appareils finirent par parvenir au-dessus de Korosten pour découvrir qu’on ne les attend absolument pas. Piquant sur la ville aux premières lueurs del’aube, peu dérangés par quelques tirs provenant de batteries servies par des artilleurs mal réveillés et visiblement pas prévenus de leur arrivée, les He 46 larguent un peu au hasard cinq bombes de vingt kilos chacun, avant de filer à tire-d’aile en espérant très fort ne pas rencontrer un Yak ou un MiG matinal. Affronter un chasseur avec un biplan d’entraînement désarmé serait aussi bref que fatal ! Toutefois, à l’heureuse surprise des équipages, la chasse soviétique ne se montre pas et le retour s’effectue sans encombre.


2 juillet
Opération Zitadelle
Blitz sur Korosten
Korosten
– L’accueil triomphal réservé à Sarny aux équipages allemands contraste fort avec la colère de Vatoutine. Bien sûr, le raid n’a pas causé de gros dégâts mais il va perturber la logistique de son Front pendant plusieurs jours. Il va falloir déterminer pourquoi la 3e Armée aérienne n’a pas correctement fait son travail, pourquoi personne au sol n’a détecté l’arrivée des Allemands et pourquoi personne n’a riposté de façon efficace. A quoi bon avoir des centaines d’avions si on est incapable d’empêcher une poignée de pilotes adverses de venir frapper comme bon leur semble un des points les plus critiques du secteur ? On n’a pas fini d’en entendre parler !

Crimée
Nettoyage par le vide
Sébastopol
– La Crimée est officiellement considérée comme « nettoyée » par une commission d’inspection conjointe du NKVD et du Parti communiste. Selon le rapport final de la commission, ce ne sont pas moins de 191 000 Tatars qui ont été déportés en Asie centrale, essentiellement en Ouzbékistan. Les minorités nationales non russes ont également été largement touchées : 15 000 citoyens soviétiques d’origine grecque, 12 000 d’origine bulgare, 10 000 d’origine arménienne ainsi que des Italiens et des descendants de colons allemands sont transférés eux aussi. La forte minorité juive est en revanche épargnée pour des raisons de politique étrangère et sur l’insistance du CAJ (Comité antifasciste juif).
Un plan de remplacement des déportés par des colons russes ou ukrainiens est planifié pour l’après-guerre. En attendant, la commission insiste sur la nécessité d’accroître la productivité et de développer le recours à la main d’œuvre carcérale et féminine afin de remplacer les départs, notamment dans le secteur agricole.
Les instances dirigeantes locales ont elles aussi subi de profonds changements. Tous les cadres d’origine tatare ont été déportés : c’est le cas d’Abdul-Celil Menbariyev, président du Praesidium du Conseil suprême de la République Socialiste Soviétique (RSS) autonome de Crimée, et d’Ismaïl Seyfullayevitch Seifullayev, président du Conseil des commissaires du peuple de la RSS. Mais des cadres russes sont eux aussi déplacés, le plus haut placé étant le Premier secrétaire du PCUS en Crimée, Vladimir Semenovitch Boulatov. Plus important encore, la région perd son statut de république autonome pour devenir un simple oblast.
Pour diriger la Crimée, Staline surprend en faisant appel à Alexandre Feodorovich Kabanov. Loin d’être un haut cadre du Parti, Kabanov a fait carrière dans la région de Stalingrad et surtout de Penza, dont il est devenu le dirigeant. Ancien ouvrier ayant choisi par la suite de se tourner vers l’agriculture, il occupait depuis juin 1942 le poste secondaire de commissaire du peuple adjoint aux fermes d’État.
Le message délivré ici est double : porter un coup aux nationalités, dont Staline estime qu’elles ont profité du conflit pour s’affirmer de façon trop importante (la Pravda le rappellera elle aussi, attaquant avec force le déviationnisme régionaliste durant l’été et l’automne 1943), tout en marquant son autorité sur des cadres et des représentants régionaux qui auraient pu eux aussi s’affranchir du Kremlin. Pour bien confirmer la nouvelle inflexion de la politique soviétique vis-à-vis des régions, Staline ordonnera à Beria de maintenir dans la presqu’île une brigade motorisée du NKVD, officiellement pour protéger les livraisons du prêt-bail. On n’est jamais trop prudent.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Mar Juil 23, 2019 09:11    Sujet du message: Répondre en citant

Enfin la suite du front de l'Est ! Deux questions :

- Pourquoi le premier paragraphe est au passé simple, et tous les autres au présent ?
- J'ai du mal à comprendre comment 5 bestiaux comme ceux-là peuvent enquiquiner la logistique soviétique en un seul raid :



Quant aux grecs .. .dommage Crying or Very sad
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Juil 23, 2019 09:15    Sujet du message: Répondre en citant

1) Parce qu'il évoque des faits qui, ce 1er juillet, sont déjà passés.

2) Comme tu le dis fort bien, ils enquiquinent, ils ne gênent pas vraiment.
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Casus Frankie

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ciders



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MessagePosté le: Mar Juil 23, 2019 09:24    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
- J'ai du mal à comprendre comment 5 bestiaux comme ceux-là peuvent enquiquiner la logistique soviétique en un seul raid :



Quant aux grecs .. .dommage Crying or Very sad


Oui, on est vraiment dans du harcèlement comme OTL. On prend de vieux coucous trop lents pour survivre en temps normal (en même temps, quand on est lent, on peut gêner les manœuvres des chasseurs plus rapides), on largue des grenades, des cocktails Molotov et des bombes légères sur ce qui est à découvert et on file à tire d'aile (enfin bon, façon de parler). Mais objectivement, à part tuer des soldats à découvert, détruire des tentes ou mettre le feu à des stocks non protégés... l'idée est vraiment d'embêter, d'enquiquiner, d'escagasser et éventuellement de démolir un camion de temps en temps. Ça tape sur les nerfs, ça crée des petits tracas et ça empêche l'adversaire de dormir. A noter que les Po-2 soviétiques font exactement la même chose mais en quantités industrielles.

Pour les Grecs de Crimée, les chiffres de déportation sont à peu près équivalents OTL. J'ignore par contre si ils ont pu ensuite sortir du pays. Les Tatars ont été interdits de revenir mais est-ce que les Grecs et Italiens ont pu avoir leur autorisation de rentrer en Europe ?
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Capitaine caverne



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MessagePosté le: Mar Juil 23, 2019 10:20    Sujet du message: Répondre en citant

C'est amusant ces avions lents qui font du harcèlement nocturne, ca fait penser aux actions du GB "Louvre" en Indochine. Est-ce qu'on aura un truc du même genre sur le front russe?
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demolitiondan



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MessagePosté le: Mar Juil 23, 2019 10:23    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
L’accueil triomphal réservé à Sarny aux équipages allemands contraste fort avec la colère de Vatoutine. Bien sûr, le raid n’a pas causé de gros dégâts mais il va perturber la logistique de son Front pendant plusieurs jours.


C'est cette phrase qui m'interpelle. On a l'impression d'une scène avec des explosions dans les stocks, des munitions qui volent et des Russes qui courent de partout. Bof ... ca remonte vraiment au chef de front une tracasserie comme ca ?
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ciders



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MessagePosté le: Mar Juil 23, 2019 10:43    Sujet du message: Répondre en citant

On a déjà un truc du genre sur le front russe. J'avais rédigé une petite annexe sur les groupes allemands qui faisaient ce type de missions. Et on en verra d'autres.

Demolitiondan, Vatoutine ne peut ignorer l'attaque... puisque son quartier général avancé est à Korosten. Alors des explosions non contrôlées, ça s'entend même quand on travaille sur ses cartes. Quant à perturber la logistique... oui il ne faut pas s'imaginer un raid de B-52 qui aurait aplati trois cents camions irakiens. On parle de nuisances, de gêne engendrée plus par les mesures à prendre pour empêcher le retour de ces avions que par des destructions ingérables. Ne pas négliger non plus le stress qui monte avec la future offensive allemande et cette idée que "bon sang de bois on n'a pas mobilisé trois mille avions pour se faire pourrir à domicile par une poignée de Heinkel désuets !" Wink
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patzekiller



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MessagePosté le: Mar Juil 23, 2019 11:57    Sujet du message: Répondre en citant

Capitaine caverne a écrit:
C'est amusant ces avions lents qui font du harcèlement nocturne, ca fait penser aux actions du GB "Louvre" en Indochine. Est-ce qu'on aura un truc du même genre sur le front russe?


ben, otl on a eu les sorcières de la nuit : des gonzesses sur Po2 qui coupaient leur moteur dans le noir pour survoler les lignes allemandes et laguer de la bombinette
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Finen



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MessagePosté le: Mar Juil 23, 2019 12:36    Sujet du message: Répondre en citant

La désorganisation sera totale juste après le raid! Enfin après la gueulante de Vatoutine puisqu'il faudra prendre des "mesures de protection".

Du coup réécriture des règlements locaux sur le transit et le stationnement de tout ce qui passe par Korosten avec contrôle de la présence des unités de DCA et vérification des plannings de patrouille aérienne.

Le temps que la tempête administrative passe, il y aura eu en effet un grand moment de solitude pour les responsables logistique! Et le tout sans qu'il soit nécessaire de rééditer la folie des 4 biplans au petit matin.
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DMZ



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MessagePosté le: Mar Juil 23, 2019 18:01    Sujet du message: Répondre en citant

Alors, pourquoi ne pas y aller avec des appareils plus petits et plus lents, pais plus discrets ?

Piquant sur la ville aux premières lueurs del’aube,
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MessagePosté le: Mar Juil 23, 2019 18:20    Sujet du message: Répondre en citant

Un détail mais les Heinkel He 46 sont donnés sur différents sites pour 20 bombes de 10 kg et non 5 de 20 kg.

Mais peut-être avaient-ils été modifiés (peu probable car soute interne).
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Juil 24, 2019 09:03    Sujet du message: Répondre en citant

3 juillet
Opération Zitadelle
La colère de Staline
Moscou
– Convoqués d’urgence au Kremlin, Novikov, Yakovlev et Antonov (représentant Vassilievski, retenu à Kiev car il s’occupe de la coordination du 3e Front d’Ukraine et du 3e Front de Biélorussie) sont reçus par un Staline tout miel au premier abord… mais qui explose littéralement dès que la porte de son bureau est refermée par le personnel de garde. Jetant sur la table plusieurs courriers, Staline entre dans une colère noire. Très noire. Et rarement vue depuis le début de la guerre !
Staline parle, non, il crie, il éructe, il vocifère. Des problèmes de fiabilité sur les nouveaux chasseurs Yak-9 sont remontés jusqu’à lui. Des pilotes lui ont parlé d’avions mal construits, d’ailes se détachant en plein vol. Le bureau d’études Yakovlev n’est-il bon qu’à vendre fort cher de la camelote et des cercueils volants ? Et pourquoi a-t-on voulu lui cacher cette information ? Des traîtres, assurément. Sans parler de ce bombardement sur Korosten. Les VVS seraient-elles donc incapables, ou commandées par des incapables… ou les deux ? Sous ce déluge, aucun des trois hommes convoqués ne prend le risque d’interrompre le Guide. Tandis qu’à l’extérieur les gardes et les responsables attendant leur rendez-vous pâlissent à vue d’œil aux échos des imprécations du Vojd, les reproches continuent de fuser, entrecoupés d’injures et de menaces. Ah, mais ça ne se passera pas comme ça. On ouvrira des enquêtes ! On a commencé à purger la Flotte, on purgera aussi l’Aviation. On nettoiera tout ça et le plus tôt possible !
Après plusieurs salves de hurlements, Yakovlev profite d’une accalmie pour prendre posément la parole. Oui, des défauts de l’entoilage des ailes ont été signalés à l’usine de Omsk, liés semble-t-il à une défectuosité de la colle fournie par une entreprise américaine par prêt-bail. Oui, des ouvriers trop enthousiastes n’ont pas respecté les plans de fabrication afin de produire plus d’appareils. Mais des parades existent et sont sur le point d’être appliquées. L’utilisation d’une nouvelle colle soviétique pour les entoilages réglera le problème des ailes jusque sur les appareils déjà en service. Et naturellement, on punira avec l’aide du NKVD les saboteurs et les tire-au-flanc. Il ne faudra pas longtemps pour que tout rentre dans l’ordre.
La défense de Yakovlev suscite un regard furieux de Staline, mais celui-ci se reprend vite. Que l’on règle au plus vite ce problème, avant quinze jours. Sinon… des têtes tomberont. Et pas uniquement chez les ouvriers. Trois hochements de tête en réponse : les trois convoqués ont parfaitement compris de quoi il était question.
A leur sortie du bureau du Chef, il faut pourtant bien se rendre à l’évidence. Comment faire pour tenir des délais aussi courts, surtout alors que l’offensive allemande est imminente et que tout le personnel des VVS est mobilisé en conséquence ? Pourtant, il n’est pas question de décevoir Staline ! C’est l’adjoint au commissaire du peuple à l’Aéronautique, Piotr Dementyev, qui trouve la solution : puisqu’il n’y a plus d’ouvriers, faisons appel à des ouvrières ! Aussitôt dit, aussitôt fait. L’arrivée sur les terrains d’aviation de contingents de vingt à trente femmes suscitera rapidement le vif intérêt des pilotes et des rampants, éloignés de toute présence féminine depuis des mois. Désireux de voler à nouveau dans de bonnes conditions… et de gagner les faveurs des ouvrières, pilotes et mécanos se mettront en devoir d’aider celles-ci à recoller l’entoilage de chaque Yak-9 en service. Dans ces conditions, tout sera réglé en moins de deux semaines…

Incitation à la production
Haute-Silésie
– Les mines de charbon de la ville de Plesschen [Pleszew] reçoivent la visite d’une délégation de Berlin. Le tout-puissant ministre des Armements du Troisième Reich, Albert Speer, a entendu parler plusieurs jours auparavant des Plesschen Werke, modeste entreprise charbonnière mais dont l’organisation du travail paraissait suffisamment prometteuse pour que l’on s’y intéresse de près. Les représentants de Speer viennent donc s’entretenir directement avec leur directeur. Gunther Falkenhahn leur explique avoir mis au point une organisation fondée sur le rendement des ouvriers. Rien d’extraordinaire jusque-là, pas davantage le fait que l’essentiel de ces ouvriers soient des Ostarbeiter, des travailleurs plus ou moins volontaires recrutés dans toute l’Europe Orientale.
La brillante (?) idée de Falkenhahn est de lier les rations alimentaires fournies à la main d’œuvre au rendement de celle-ci. Le calcul est simple : produire la quantité de charbon requise permet à chaque mineur de percevoir sa ration standard de nourriture. Produire moins que ce quota, c’est recevoir moins de nourriture. A l’inverse, les meilleurs travailleurs se voient récompensés par des rations améliorées… avec les denrées prises aux moins productifs. Se met ainsi en place un cercle vicieux effroyable pour les plus faibles – condamnés à mourir de faim à plus ou moins long terme – au profit des travailleurs les plus efficaces. Mais cette mesure assure une production plus élevée et plus régulière. Cet aspect des choses convient parfaitement au ministère, la perte de quelques sous-hommes peu productifs étant considérée tout à fait insignifiante.
L’organisation des Plesschen Werke ne peut donc que susciter l’enthousiasme des bureaucrates allemands. D’abord étendu aux houillères de Haute-Silésie, le « système Falkenhahn » se répandra progressivement dans toute l’Allemagne.


4 juillet
Opération Zitadelle
Alea jacta est
Rastenburg
– Une ultime réunion de préparation rassemble tous les chefs de l’opération Zitadelle. Kluge, Manstein, Model, Paulus sont là, ainsi que les plus hauts représentants de l’OKH et du FHO. Présents également, les commandants des PanzerKorps engagés dans l’opération : Eberbach, Hausser et Kempf, ainsi que des représentants de la LuftFlotte 4. A la demande expresse d’Hitler, le chef d’état-major de la 2. PanzerArmee ainsi que le général Jàny (commandant la 2e Armée hongroise, subordonnée à la 2. PanzerArmee) ont eux aussi été convoqués. Ils ne participent cependant pas au début de la réunion.
Le Führer reprend méthodiquement les plans de l’offensive, insistant sur chaque étape, posant de nombreuses questions aux officiers responsables. La logistique n’échappe pas aux interrogations d’Hitler. Les relevés des dépôts de carburant et de munitions sont passés en revue, de même que ceux des unités de remplacement. La priorité absolue donnée à Zitadelle a permis de les compléter à un niveau inédit depuis le déclenchement de Barbarossa. Les intervenants relèvent tous le haut niveau de préparation des troupes, l’accumulation de matériels modernes, l’excellent moral des soldats. Les renseignements du FHO sont aussi de nature à rassurer : l’Armée Rouge a mordu à l’hameçon. Les douze armées déjà repérées sont toujours là, concentrant des moyens colossaux. Détruire ces forces, ou du moins les saigner sérieusement, constituerait vraiment un coup terrible porté aux capacités soviétiques.
Entrent alors les représentants de la 2. PanzerArmee et des Hongrois. Hitler leur résume rapidement la future offensive tout en insistant sur un point crucial : il faut impérativement que leurs forces fixent le 2e Front d’Ukraine afin d’empêcher celui-ci de se jeter sur l’aile droite des troupes de Manstein. Bien sûr, von Arnim n’a que des moyens limités, mais il ne lui sera pas demandé d’attaquer à outrance. S’agiter face à Vinnitsa devrait suffire à dissuader Bagramian de bouger, d’autant plus que les Soviétiques auront en mémoire les conséquences de leur dernière attaque… Ainsi couvert, Manstein pourra avancer aussi vite que possible et refermer la solide nasse qui sera tissée autour de Kiev. Bousculées sur leurs flancs ouest et sud-ouest, coincés contre le Dniepr, les forces rouges seront écrasées.
Hitler va plus loin : la perte de douze armées et de leur matériel, plus la chute de Kiev, ville symbolique, devraient fragiliser le pouvoir communiste. Voire le faire vaciller. Se lançant dans des considérations politiques, le Führer insiste : vaincre en Ukraine avant l’automne est impératif. Une fois sa force blindée anéantie et son moral durement atteint, l’Armée Rouge ne pourra plus lancer de grandes chevauchées et passera inévitablement sur la défensive. Ainsi, une fois Zitadelle couronnée de succès, on pourra rapatrier une partie des moyens allemands vers l’ouest pour en finir avec les Alliés en Italie et consolider les positions sur les côtes françaises pour empêcher le débarquement qui ne manquera pas d’arriver.
Reste une ultime question à régler : la date de l’attaque. La nécessité de régler des détails logistiques de dernière minute et celle de réceptionner quelques chars lourds supplémentaires (détail qui préoccupe beaucoup Hitler) pousse à fixer le démarrage de Zitadelle au 10 juillet.
………
Bucarest – Les Hongrois ayant été prévenus de l’offensive à Rastenburg, il convient de prévenir aussi les Roumains. Pour ne pas donner l’impression d’un traitement différent entre les deux pays, Hitler prend le soin d’appeler personnellement le maréchal Antonescu afin de lui expliquer les grandes lignes de Zitadelle. Le dirigeant roumain apprécie le geste et écoute attentivement son interlocuteur, tiquant tout juste à l’idée que des soldats hongrois pourraient combattre à proximité des frontières roumaines. Antonescu profite de cet entretien pour remercier de nouveau Hitler de l’envoi de renforts à la 11. Armee. Si, pour l’heure, l’activité soviétique sur le Dniestr est contenue, il n’en reste pas moins que le Front d’Odessa ne demeurera pas éternellement l’arme au pied. Et les deux alliés conviennent de maintenir et renforcer la coopération entre leurs deux armées.
Après avoir raccroché, Antonescu demeure pensif. Zitadelle… Voilà donc la raison qui a poussé les Allemands à revoir leur ordre de bataille sur le front russe. Une opération très ambitieuse… peut-être trop. Bien sûr, la qualité et la quantité des moyens déployés par la Wehrmacht pour cette opération étaient de nature à rassurer. Mais si la machine se grippait ? Si les Panzers ne parvenaient pas à déboucher ? Si Kiev se révélait une noix trop dure à casser ? Qu’adviendrait-il ? Dans ces conditions, avoir deux ou trois divisions blindées dans le Groupe d’Armées Sud-Ukraine ne serait peut-être pas une assurance suffisante pour la Roumanie et la survie de son régime.


5 juillet
Opération Zitadelle
Guerre aérienne
Front russe
– Par une curieuse coïncidence, l’activité des aviations des deux camps diminue graduellement à compter de ce jour. Du côté allemand, l’essentiel des appareils sont envoyés en révision afin de garantir un haut degré de disponibilité pour les semaines à venir. Du côté soviétique, la réparation des Yak-9 défectueux et l’entraînement frénétique des nouveaux équipages réduisent considérablement le nombre d’avions en l’air.
Par voie de conséquence, le nombre de missions de bombardement diminue lui aussi… sauf la nuit, où Nachtschlachtgruppen et Polikarpov Po-2 multiplient les exploits anonymes et les attaques de harcèlement.

Commandos
Marais du Pripiet
– Les combats n’ont jamais vraiment cessé en Biélorussie depuis la fin de l’opération Galop. Les rives du Dniepr font ainsi toujours l’objet d’affrontements, notamment près de Gomel, ce à quoi il faut ajouter une intense activité de partisans. En riposte, forêts et marais biélorusses sont régulièrement visités par des unités de sécurité de l’Axe, sans que ces dernières puissent pour autant éliminer tous leurs occupants (déserteurs, soldats soviétiques isolés, Juifs ayant fui les villes…). La situation est compliquée par le fait que ces secteurs sont aussi fréquentés par des commandos infiltrés par l’Abwehr et les SS pour mener des opérations sur les arrières des lignes soviétiques. Les tirs “amis” sont rares mais le risque est réel.
Les Soviétiques connaissent naturellement l’existence des raids de commandos allemands, mais le Pripiet est si inhospitalier et si difficile d’accès qu’il est impossible d’en surveiller la lisière sud afin d’intercepter tous les infiltrés. D’autant que ceux-ci peuvent s’appuyer sur les membres des mouvements collaborationnistes ukrainiens pour éviter les patrouilles.
Il n’est donc pas surprenant que, dans la nuit du 4 au 5 juillet, un petit groupe de Brandenburgers, assistés par des déserteurs soviétiques retournés et quelques miliciens ukrainiens, puisse émerger du Pripiet à peu près à la limite entre les 3e Fronts de Biélorussie et d’Ukraine. Leur mission n’a rien d’ordinaire. Le commandant de la petite troupe a été briefé par l’amiral Canaris en personne. De cette opération dépendent en effet non seulement une partie de la réussite de Zitadelle, mais également la survie de l’Abwehr face aux intrigues de la SS. Pour repousser les assauts bureaucratiques d’Heinrich Himmler et de Walter Schellenberg, Canaris a besoin de réaliser un gros coup.
Le gros coup passe d’abord par la petite ville de Tchernobyl, sur la rivière Pripyat. Arrivant déguisés en soldats soviétiques, les Brandenburgers parviennent à saisir plusieurs véhicules civils (« réquisitionnés par l’Armée Rouge » déclarent-ils aux habitants) et prennent la route d’Ivankov [Ivankiv] et de Dymer. Ensuite, il leur faudra trouver un moyen d’atteindre leur objectif : Kiev.


6 juillet
Opération Zitadelle
Fausse alerte
Moscou
– La Stavka transmet aux 1er et 3e Front d’Ukraine un ordre de mise en état d’alerte maximale. Convaincu par des rapports de renseignements émanant de plusieurs sources jugées crédibles, Staline croit imminente l’offensive allemande, annoncée pour le lendemain ou le surlendemain. Rokossovski et Vatoutine appliquent l’ordre et attendent la ruée adverse. En vain.

Désertions
Rovno
– Les Soviétiques ne sont pas les seuls à tenter de déstabiliser le camp opposé. Côté allemand, l’OKH et le FHO ne sont pas restés inactifs. Lancée depuis quelques semaines, l’opération Silberstreiß devait encourager les désertions chez les Soviétiques. Soutenue par des largages de tracts et des émissions en russe à la radio, elle a provoqué ou facilité le passage dans les lignes allemandes de plusieurs centaines de soldats, et de quelques officiers et sous-officiers. Immédiatement pris en charge par des équipes spécialisées, ces transfuges se sont vus très correctement traités avant d’être débriefés puis d’avoir le choix entre prendre un poste d’auxiliaire dans la Wehrmacht ou aller travailler en Allemagne dans l’industrie de guerre.
Mais début juillet, force est de constater que Silberstreiß est un échec relatif. Déjà difficiles en temps normal, les désertions soviétiques ont été encore réduites par l’activité renforcée des forces de sécurité (SMERSH et NKVD en tête). De plus, elles n’ont pas été encouragées par les informations sur les crimes de guerre allemands sur le front, crimes dont la presse militaire soviétique se fait très largement l’écho. Un document du NKVD adressé à la Stavka attirera cependant l’attention de Staline : sur les huit cents à neufs cents déserteurs, il se trouve une majorité de Caucasiens (pourtant peu représentés parmi les troupes de première ligne) et d’Ukrainiens. On saura s’en rappeler après la guerre.

Brouillard
Rastenburg
– Le FHO est encore moins heureux dans son domaine de prédilection, la pêche aux informations. Celles fournies par les transfuges de Silberstreiß ne sont clairement pas à la hauteur des attentes. Trop rares sont les déserteurs ayant eu accès à des quartiers généraux de division, encore moins d’armée ou de Front. La Luftwaffe, elle, parvient de moins en moins à mener des reconnaissances lointaines face à la densification des défenses soviétiques. Et, au sol, si les patrouilles et reconnaissances en force sont toujours aussi nombreuses, elles ne rapportent par nature que des données tactiques. Au-delà de vingt à trente kilomètres de profondeur, la Wehrmacht est donc confrontée à un brouillard de guerre de plus en plus opaque.
Zitadelle constitue une sorte d’exception. Grâce à l’appui d’habitants désireux de secouer le joug communiste, Reinhard Gehlen dispose de sources valables à Kiev, mais aussi dans les régions environnantes. Cela lui permet de compléter son ordre de bataille des Fronts soviétiques que Zitadelle aura à engager. Mais au-delà du Dniepr, les informations manquent cruellement. A la question de savoir de quelles réserves les Soviétiques disposent, la réponse est simple : elles sont inconnues. Cette incertitude ne passe pas inaperçue chez les opposants à l’offensive qui se prépare, Guderian et Halder en tête. Mais il leur est impossible de critiquer publiquement ce qui est désormais un ordre du Führer.
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MessagePosté le: Mer Juil 24, 2019 09:16    Sujet du message: Répondre en citant

la volée de bois vert de Staline sur les problèmes des avions vient d'un fait réel OTL (je crois l'avoir lu dans "KOURSK" de J. LOPEZ ).
signe de la nervosité de Staline avant une bataille majeure qui peut être décisive.
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Hendryk



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MessagePosté le: Mer Juil 24, 2019 09:34    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Tandis qu’à l’extérieur les gardes et les responsables attendant leur rendez-vous pâlissent à vue d’œil aux échos des imprécations du Vojd, les reproches continuent de fuser, entrecoupés d’injures et de menaces.

Non non, nous on n'a rien entendu.


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Wardog1



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MessagePosté le: Mer Juil 24, 2019 11:46    Sujet du message: Répondre en citant

Et dire que OTL c'est fin septembre 1941 que Kiev à été capturé, les soviet ne savent pas à quoi ils ont échappé dans cette ligne temporel.
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Ne soyez pas trop sévère avec vos enfants, car c'est un peu de votre faute s'ils son c**

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