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Juin 1943 sur le Front Russe
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ciders



Inscrit le: 16 Sep 2016
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MessagePosté le: Mar Aoû 07, 2018 23:41    Sujet du message: Répondre en citant

Anaxagore a écrit:
En fait, je ne les connais pas... je ne suis le "spécialiste" des Roumains que par accident... je ne m'étais jamais préoccupé de leur rôle dans la 2ème GM avant de m'apercevoir qu'on leur avait donné le même ordre de bataille pour Barbarossa OTL et FTL.


Si ça peut te rassurer, j'ai beaucoup progressé dans ma connaissance de l'hydrologie ukrainienne depuis que j'ai travaillé sur l'opération Saturne. Ce qui n'était pas vraiment prévu au départ. Very Happy

Après, on se forme sur le tas. On part avec ses connaissances et ses préjugés, et on se rend compte que l'on se plante souvent totalement. On s'adapte, on lit, on relit et on discute et là, les choses changent. Je mesure le chemin depuis que j'ai commencé à lire les livres de Jean Lopez puis ce forum. C'est comme ça qu'on mesure les égarements de l'historiographie plus ancienne et qu'on se dit que finalement, on est quand même parfois passé très loin de ce qui se rapproche le plus de la vérité historique.
_________________
- C’est magnifique...
- Oh oui. « Ouh ! », « Ah ! » Ça commence toujours comme ça. Et puis après il y a des « sauve qui peut », et puis il y a des hurlements...

The Lost World, Eddie Carr et Ian Malcolm.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Aoû 08, 2018 10:18    Sujet du message: Répondre en citant

Pour l'agrément de la (re)lecture, j'ai intégré des textes déjà parus (et à peine revus).


5 juin
Bataille du détroit d’Irbe (1)
Mer Baltique
« La bataille navale qui s’est déroulée dans la nuit du 6 au 7 juin 1943 entre la péninsule de Courlande et le prolongement de l’île de Saaremaa dénommé péninsule de Sörve est sans doute plus connue sous son surnom de “Savo de la Baltique”. Il est vrai que l’affrontement a de nombreux points communs avec la première bataille de Savo (dans la nuit du 8 au 9 août 1942), et d’abord celui de se dérouler principalement dans un détroit, de nuit, entre deux forces de croiseurs et de destroyers, dont l’une tentait de protéger une force de débarquement. Bien entendu, les historiens ont aussi été frappés par le caractère déséquilibré des résultats. » (V.I. Achkasov et N.B. Pavlovitch, Sovetskoe Voienno-Morskoe Iskusstvode [L’Art de la Guerre Navale Soviétique] – t.1, La Grande Guerre Patriotique en Baltique, Presses du Ministère de la Défense, Moscou, 1973)
06h00 – Le contre-amiral Youri F. Rall appareille de Leningrad à la tête d’une force puissante – trois croiseurs lourds, les Maksim Gorky (navire amiral), Kirov et Petropavlovsk (2), et dix destroyers modernes, six de type 7 ou 7-U, les Silnyi, Skoryi, Slavnyi, Storojevoy, Smertlivyi et Spokoinyi, et quatre de type 30, les Odaryonnyi, Otverjdyonnyj, Surovoj et Svirepoj.
L’amiral Tributs a chargé Y.F. Rall et son escadre d’assurer la couverture d’une “force de débarquement et d’appui” commandée par le capitaine de première classe Feldman.
13h00 – L’escadre Feldman appareille de Tallinn, où elle a été concentrée progressivement les semaines précédentes. Ces navires sont conduits par le vieux cuirassé Oktjabrskaja Revolucija (3), escorté par cinq destroyers anciens, les Engel’s, Kalinin, Karl Marx, Lenine et Volodarskij (classe Novik), six destroyers d’escorte ou garde-côtes, les Yastreb, Oriol, Korchun, Zorkij, Bditel’nyj (classe Yastreb) et Tsyklon (classe Uragan), cinq grands escorteurs ASM, les BO-101, 103, 105, 106 et 107, et six patrouilleurs ASM, les MO-200, 202, 204, 207, 501 et 502, plus une dizaine de caboteurs naguère civils. Cette force a embarqué à Leningrad la 6e BMS (brigade de fusiliers marins), de la 4e Division de Fusiliers Marins. La 6e BMS est principalement constituée de membres des Jeunesses Communistes (Komsomol) et son moral est très élevé. Les destroyers de classe Novik ont embarqué 450 hommes chacun, les garde-côtes 250 hommes chacun, les escorteurs ASM de type BO 120 hommes chacun, soit en tout plus de quatre mille hommes – sans armes plus lourdes que des mortiers de 82 mm cependant. Chacun des dix caboteurs emporte un char amphibie T-40 de 6 tonnes et quelques dizaines d’hommes.
Les quinze petites G-5 des 4e et 5e Divisions de vedettes lance-torpilles ont reçu pour mission de reconnaître respectivement les approches ouest du détroit d’Irbe et la côte est de la Courlande. Dix petits dragueurs, les T-212, T-213, T-214, T-216, T-217, T-219, T-220, T-221, T-223 et T-226 (classe Tral), sont chargés d’éviter toute mauvaise surprise aux deux escadres dans ces parages souvent minés et notamment de déminer, si besoin, les approches des plages choisies pour le débarquement.
………
« Le mois de juin 1943 devait être marqué par une grande victoire de l’Armée Rouge sur les forces occupant la Lettonie – c’était du moins l’intention de la Stavka. L’offensive devait franchir la Daugava, enlever Riga, à l’embouchure du fleuve, et pénétrer en Lituanie, vers le sud-ouest, tout en s’emparant de toute la péninsule de Courlande, au nord-ouest.
Ce mouvement devait être facilité par une opération hardie : le débarquement de la 4e Division de Fusiliers Marins sur la côte est de la Courlande, à égale distance entre Mérsrag, au sud, et Kolka, à la pointe nord de la péninsule. On espérait ainsi déstabiliser le front allemand. Le plan prévoyait de jeter sur les plages une brigade renforcée – la 6e BMS – dès le premier jour de l’offensive, grâce à une escadre venant de Leningrad, avec escale à Tallinn. Les deux ou trois jours suivants, les 3e et 4e BMS (d’excellentes unités formées à l’Académie militaire de Leningrad), renforcées par trois compagnies de T-34, seraient transférées de Saaremaa, où elles avaient été prépositionnées, par des bâtiments légers faisant la navette. Manquant d’armement lourd, ces troupes seraient appuyées par les canons du vieil Oktjabrskaja Revolucija et de cinq destroyers, tandis qu’une escadre constituée autour des croiseurs Kirov, Maksim Gorky et Petropavlovsk patrouillerait entre Saaremaa et la pointe de la Courlande. Le détroit d’Irbe n’est large que de 27 km.
L’aviation de la Flotte de Baltique (les VVS-VMF de Baltique) avait déployé sur Saaremaa et Hiiumaa, ainsi qu’à Tallinn, la plus grande partie de ses forces. Une division de bombardement, mine et torpillage (MTAD) devait assurer l’appui aérien des troupes débarquées, avec un régiment de bombardement en piqué (30 Pe-2) et deux régiments d’assaut (60 Il-2). Un régiment de torpillage (30 DB-3F/Il-4) était prévu pour faire face à une éventuelle réaction navale allemande. La couverture aérienne devait être assurée par une division de chasse dotée de deux régiments de Yak-9 (60 appareils) et deux de La-5 (60 appareils), basés sur Saaremaa et Hiiumaa. Un régiment de MiG-5 (30 chasseurs à long rayon d’action) devait venir compléter chacune de ces divisions, mais seuls une dizaine d’appareils étaient disponibles début juin. Enfin, un régiment de reconnaissance côtière (30 hydravions MBR-2bis) et un régiment mixte de reconnaissance (10 Pe-2R et 10 MiG-3UD-R) devaient éclairer les mouvements de la flotte.
Par ailleurs, plusieurs divisions de sous-marins avaient été chargées de surveiller les ports ennemis. C’est ainsi que les S-16, S-20 et S-21, de la 3e Division (Liepaja, repliée sur Tallinn), et les Schch-407, Schch-408 et Schch-410, de la 7e Division (Tallinn) avaient été envoyés devant Memel. Les M-90, M-968 et M-102, de la 8e Division (Hango) et les M-201, M-202 et M-203, de la 9e Division (Cronstadt), montaient la garde devant Gotenhafen. »
(V.I. Achkasov et N.B. Pavlovitch, op. cit.)
………
Comme trop souvent, ce plan fait peu de cas des possibilités d’action de l’ennemi.
La Kriegsmarine a reçu du Führer l’ordre de « nettoyer la Baltique » des grandes unités soviétiques, pour permettre aux grandes unités allemandes de rejoindre le Tirpitz en Norvège. Bien entendu, la chose n’est pas facile tant que les Rouges restent blottis à Leningrad… Mais ils finiront bien par en sortir, se dit-on à Berlin. Il faudra alors en profiter pour frapper ! C’est pourquoi le vice-amiral Oskar Kummetz s’est installé à Gotenhafen avec les deux Panzerschiffe, Admiral Scheer et Lützow, le croiseur lourd neuf Seydlitz (classe Hipper) et deux flottilles de destroyers : la 3e (Z-6 Theodor-Riedel, Z-23, Z-26) et la 7e (Z-32, Z-33, Z-37). Le croiseur léger Nürnberg a même été rapproché davantage de l’ennemi, puisqu’il est basé à Memel avec les 1ère et 7e Flottilles de Torpilleurs (T-7, T-8, T-10 et T-20, T-21). Deux U-Boots, l’U-34 (un type VIIA) et l’U-259 (un type VIIC), ont été chargés de surveiller l’éventuelle sortie du golfe de Finlande de la Flotte Rouge basée à Leningrad.
Pour complaire aux désirs du Chef, le Reichsmarschall Göring lui-même a daigné faire un geste ! Le 1er Groupe du 2e Sturzkampfgeschwader Immelmann (1. StG II), a reçu des bombes perforantes de 500 et 1 000 kg destinées à percer le blindage des grands bâtiments soviétiques, au cas où les marins seraient incapables de les éliminer. Ce groupe, fort d’une vingtaine de Ju 87D Stuka commandés par le Hauptmann Steentz, est basé à l’ouest de Riga.

Opération Dvina-Niémen
Contre la 18. Armee
– Le général Lasch n’est pas assez narcissique pour se croire capable d’annihiler une armée ennemie toute entière (même de taille réduite, comme les armées soviétiques) avec son unique division d’infanterie. Il ne se fixe qu’un objectif : gêner suffisamment la 1ère Armée pour donner le temps à la 61. ID de se fortifier sur l’estuaire de la Salacea, tout en encaissant pas trop de pertes pour pouvoir lui aussi se rétablir un peu plus au sud. De fait, l’essentiel de sa 217. ID a déjà abandonné Staicele et se dirige à marche forcée vers Vidsmeži et Pāle.
Kourkine a deux fers au feu et les moyens pour les traiter. Il pousse vers Salacgrīva tout en attaquant la division de Lasch. Rapidement, les fusiliers font remonter des informations contradictoires. La résistance de l’ennemi est erratique : quelques salves de mortiers, de brèves fusillades et une utilisation intensive de mines. Le chef de la 1ère Armée comprend alors que Lasch cherche à gagner du temps… et à lui en faire perdre. Laissant une couverture légère sur son flanc gauche, il décide de reporter le gros de son effort au sud dès le lendemain et de faire avancer des moyens de franchissement ainsi que le 12e Corps Blindé : le général Butkov reçoit l’ordre de préparer à exploiter la brèche qui devrait apparaître le 6 juin.
Ayant obtenu l’accord de Staline, Popov ordonne à Gusev de se concentrer sur la prise de Valmiera. Il s’agit d’abord de neutraliser les 1. et 291. ID qui tentent de se regrouper entre Mazsalaca et Sēļi. Tandis que la 13e Armée aérienne de Rybalchenko se livre à une noria incessante au-dessus du champ de bataille, trois divisions appuyées par l’équivalent d’une brigade blindée se jettent contre les deux divisions allemandes. Déjà mal en point, la 1. ID est vite débordée, les rescapés cherchant un refuge dans les forêts marécageuses au nord-est du lac Burtnieku. Mais la 291. ID se montre beaucoup plus coriace et réussit à s’accrocher autour de Mazsalaca. Appelant directement von Küchler, le général Göritz est prié de former sa troupe en hérisson, le temps que la 11. ID vienne à son secours… alors même que cette dernière est déjà partie vers Valga. En face, Gusev libère l’une des trois divisions qui assaillent les défenses allemandes et l’envoie vers Vecate sur la route de Valmiera, tandis que de l’autre côté du lac, la quatrième division de son armée avance sans rencontrer de résistance vers Oleri et Baloži.
A Valga, Krutikov enregistre son premier échec. Prises à partie dès le départ, les troupes montant à l’assaut sont décimées. La 96. ID dégage Raavitsa et regagne plusieurs kilomètres de terrain avec l’appui du 184. StuG Abt. La 7e Armée ne peut relancer son effort et passe le reste de la journée à repousser les contre-attaques menées par les différentes divisions ou éléments divisionnaires présents aux alentours. Très engagée en soutien de Gusev, l’aviation soviétique ne peut mener que quelques dizaines de missions d’appui-feu qui ne permettent pas de renverser la situation. Mais Timochenko et Voronov encouragent Krutikov à tenir pendant quelques jours : le sort de la campagne se joue sûrement dans son secteur !
………
Contre la 16. Armee – L’attaque à l’est du saillant de Rezekne se poursuit selon le même mode opératoire que la veille, mais les troupes Soviétiques avancent de moins en moins vite. Harcelé par Staline, Meretskov explique qu’il a presque terminé de détruire les lignes défensives allemandes et qu’une fois qu’il aura sécurisé son flanc droit, les choses iront beaucoup plus vite.
En face, après quelques heures de regroupement, Busch lance la 253. ID et les SS lettons de la 13. SS-Grenadier-Division en contre-attaque. Le contact a lieu à l’entrée du village de Skuškava [Skūškova], à la lisière d’une forêt. Mais contrairement à ce qu’imaginait Busch, les assaillants ne tombent pas sur des colonnes soviétiques en mouvement, mais sur des éléments du 13e Corps Blindé, fortement appuyés par de l’artillerie. Surpris, les SS sont cloués au sol par des salves précises d’obus de 76 et de 122 mm. Cherchant à contourner le village, ils tombent alors sur des chars couverts par des détachements d’infanterie portée. Parmi eux, d’anciens condamnés de droit commun (et quelques politiques) envoyés dans des bataillons pénaux (Shtrafbats) à qui il a été promis qu’ils pouvaient se racheter par le sang versé et qui font tout pour y arriver. Sans moyens antichars dignes de ce nom et face à une infanterie très motivée, les Lettons subissent des pertes très sévères, tandis que la 253. ID s’échappe comme elle le peut du piège. Au soir, le commandant de la 16. Armee ne peut qu’annoncer à von Küchler que le flanc droit de la 39e Armée est fortement gardé et qu’il ne pourra pas l’entamer.
………
Riga – Le commandant du HeeresGruppe Nord fait grise mine. Si la 18. Armee tient solidement Valga, elle a déjà perdu une quinzaine de kilomètres le long de la côte du golfe de Riga. Et il faut compter sur la menace soviétique qui se fait jour près de Valmiera. A quoi bon conserver une forte emprise à Valga si c’est pour se faire tourner plus au sud ? Quant à Rezekne, l’échec des Lettons à briser l’étau soviétique (ce sont sans doute des SS, mais à quoi fallait-il s’attendre avec des Baltes à moitié Slaves ?) pose un sérieux problème. Par ailleurs, Busch a signalé l’inactivité des 27e et 42e Armées. La zone qu’elles pourraient viser est de toute manière bien défendue et le relief local n’est pas des plus favorables à une percée. Non, il y a vraiment deux points critiques : Rezekne et Valga.
Les réserves d’armée étant déjà presque toutes engagées, von Küchler va devoir puiser dans celles de son groupe d’armées. Après quelques heures de réflexion, un plan d’action est envoyé à l’OKH. La menace blindée étant la plus forte à Rezekne (le FHO ayant finalement confirmé la présence de deux corps blindés), il convient d’y déployer la division SS Wiking, la 13. Panzer et le 655. Btn de chasseurs de chars lourds. L’ensemble représente soixante Panzer IV, trente Panzer III, trente Leopard et trente Hornisse, qui s’ajouteront aux vingt-cinq Panzer III déjà sur place avec la 3. Panzergrenadier. La 22. Panzer serait quant à elle employée à Valmiera pour y tenir solidement le secteur et conserver la liaison avec Valga. Resterait le 505. Btn de chars lourds, à Riga, au cas où la situation devrait vraiment mal tourner quelque part.
Mais ce ne sera peut-être pas suffisant. Pour contrer la ruée soviétique le long de la Baltique, des canons automoteurs ne seraient pas superflus. Cependant, von Küchler n’en a plus de disponible. Peut-être que l’OKH aurait la possibilité d’en prélever ailleurs… au hasard, au HeeresGruppe Mitte ?

Bataille du détroit d’Irbe
Le plan soviétique connaît un premier accroc quelques heures après l’appareillage des navires commandés par Y.F. Rall, sans que celui-ci en soit conscient. La force de débarquement et d’appui est repérée par l’U-259, qui reconnaît sans trop de mal l’Oktjabrskaja Revolucija, mais, gêné par les hydravions en patrouille, ne parvient ni à se mettre en bonne position pour attaquer, ni à identifier les autres bâtiments de l’escadre. Le commandant du sous-marin, le Kapitänleutnant Klaus Köpke, finit par s’écarter pour envoyer un bref message : un cuirassé et son escorte – au moins une quinzaine de bâtiments légers – ont appareillé de Tallinn et se sont engagés entre Hiiumaa et la côte estonienne, vers le Golfe de Riga.
A Gotenhafen comme à Berlin – où le message a été retransmis en toute hâte – les Allemands décident immédiatement de réagir. Mais que faire ? Si le « cuirassé classe Gangut » signalé par l’U-259 est en route vers Riga pour bombarder la ville, transformée en forteresse par la Wehrmacht, il sera difficile d’aller le chercher au fond de ce golfe dont les Soviétiques contrôlent toute la rive est et toutes les îles qui le délimitent au nord. Néanmoins, on ne peut pas rester sans rien faire. Le Nürnberg et son escorte sont chargés d’aller tâter le terrain du côté du détroit d’Irbe dans la nuit du 5 au 6 ; s’il ne repère rien de particulier, il pourra toujours mouiller une centaine de mines entre Saaremaa et la Courlande. Dans le même temps, l’escadre commandée par le vice-amiral Kummetz appareille de Gotenhafen, afin d’être prête à toute éventualité (et de pouvoir répondre au Führer que la Kriegsmarine ne reste pas inactive).
Les deux forces appareillent respectivement vers 17h00 et 18h00. Elles n’échappent pas à la vigilance des sous-marins soviétiques de garde devant les deux ports, même si une forte activité ASM (hydravions et patrouilleurs légers) ainsi que la vitesse des deux escadres empêchent ceux-ci de tenter une interception. Le S-21 signale la sortie du Nürnberg, cap au nord, et le M-202 celle d’une « force importante, avec deux croiseurs lourds et un léger et au moins trois destroyers ». Il indique aussi, correctement d’ailleurs, que cette force se dirige vers l’est-nord-est (c’est à dire vers Memel)…
Mais un autre officier, l’Oberleutnant zur See Karl-Heinz Hagenau, décide lui aussi de réagir au message de l’U-259. Hagenau commande l’U-34, qui patrouille plus au nord, entre Hiiumaa et la côte finlandaise. Ce “vieux” sous-marin est opérationnel depuis 1936 – il a participé à la guerre d’Espagne, pendant laquelle il a coulé le sous-marin espagnol C-3 ! De septembre 1939 à octobre 1940, il s’est constitué un palmarès impressionnant : 19 cargos et 2 escorteurs coulés, deux cargos capturés. Mais depuis fin 1940, il a été relégué à l’entraînement (dans la 24e Flottille, tout de même, celle qui forme les futurs commandants !). Dernièrement, pour soulager les sous-marins de la 23e Flottille (4), il a reçu pour mission de surveiller l’entrée du golfe de Finlande, en guise d’entraînement pour les élèves qui se trouvent à bord. Hagenau, Croix de Fer, ayant déjà une certaine expérience de sous-marinier, mais dont c’est le premier commandement, est persuadé que si l’un des deux U-Boots a une chance d’inscrire un cuirassé à son tableau de chasse, c’est son U-34. Quoi que le cuirassé aille faire dans le golfe de Riga, il ne va pas s’y éterniser – il rentrera sous peu à sa base, sans doute par le même chemin, le long de la côte estonienne, et là, Hagenau se fait fort de le couler ! A condition, bien sûr, de ne pas rester à patrouiller au large de la Finlande. Après tout, ses ordres ne spécifiaient pas qu’il devait y rester ancré… De toutes façons, il n’est plus très loin de la fin de sa patrouille : ses réserves de carburant s’épuisent ; il devrait dans quelques jours être relayé par l’U-407 (un type VIIC de la 23e Flottille, comme l’U-259).
Et c’est ainsi que l’U-34 perd toute chance d’apercevoir l’escadre des croiseurs soviétiques, qui va déboucher du golfe de Finlande quelques heures plus tard et contourner par le nord et l’ouest Hiiumaa et Saaremaa.
………
22h50 – Le Nürnberg, précédé par la 1ère Flottille de Torpilleurs et suivi par la 7e Flottille, approche du détroit d’Irbe, marchant à 25 nœuds au cap 45. Lancées en éclaireurs pour sécuriser l’avance du groupe Nürnberg, les S-Boots de la 2e Flottille ont appareillé de Ventspils. Elles ont bien aperçu des vedettes G-5 (celles de la 4e Division), mais après quelques échanges de tirs, les petites vedettes soviétiques ont (sagement) décroché.
Au même moment, l’escadre de Rall, qui a contourné Saaremaa par le nord, se dirige vers le détroit au cap 160, à 22 nœuds.
Ce qui suit est une bataille de rencontre typique – une escarmouche, plutôt – qui s’explique par le fait que le Kapitän zur See Ernst von Studnuitz, qui commande le Nürnberg et son groupe, a prévu, tout comme le contre-amiral Y.F. Rall, d’arriver à la nuit faite dans les eaux resserrées du détroit.
Les torpilleurs de la 1ère Flottille aperçoivent les destroyers Skoryi, Smertlivyi et Spokoinyi, qui naviguent en avant et à tribord des croiseurs soviétiques, mais les veilleurs russes repèrent les navires allemands presque au même moment – peut-être grâce à l’entraînement au combat de nuit suivi depuis plusieurs mois avec l’aide de conseillers de la Royal Navy, peut-être aussi parce que le message du S-21 laissait supposer qu’une force ennemie pouvait se diriger vers le détroit. Les destroyers ouvrent le feu, mais sans courir sus à leurs adversaires, au contraire. En effet, Rall espère que les « petits bâtiments ennemis » qui viennent d’être repérés vont s’approcher de ses croiseurs… C’est d’ailleurs ce qui arrive !
Quelques minutes plus tard, le radar FuMO 25 du Nürnberg (qui n’a été mis en marche qu’au moment où les torpilleurs ont signalé un contact (5) ) repère le gros de l’escadre soviétique. Au même moment, le Skoryi aperçoit les superstructures du croiseur allemand (en revanche, les radars des croiseurs, des modèles déjà dépassés fournis par les Britanniques à la Flotte du Drapeau Rouge à la fin de 1942, n’ont rien repéré). Très rapidement, le combat se transforme en une course-poursuite. Sous le feu des trois croiseurs soviétiques, le Nürnberg tourne casaque, ouvrant le feu de ses deux tourelles de 152 mm arrière (disposition justement prévue en cas de mauvaise rencontre !). Les T-7, T-8 et T-10 lancent une demi-salve de torpilles d’intimidation et suivent leur chef de file en déployant un épais rideau de fumée.
23h30 – L’escarmouche est terminée. Après avoir évolué pour éviter les torpilles allemandes, dont le lancement avait été observé, l’escadre soviétique n’a pas poursuivi le croiseur ennemi. Elle s’est contentée d’une victime : le malheureux T-10, stoppé net par deux obus de 180 (sans doute tirés par le Kirov) alors qu’il tendait un rideau de fumée. Il est achevé au canon par les destroyers soviétiques.
Tout en diffusant fébrilement la grande nouvelle – toute la flotte soviétique de Baltique est sortie ! – le Nürnberg se replie vers Memel. Au bout d’une heure environ, comme il devient évident qu’on ne le poursuit pas pour le moment, le KzS von Studnuitz ordonne de mouiller les 120 mines qu’il transporte pour couvrir les approches de Ventspils, au cas où les Rouges auraient pour mission de bombarder cette ville, conquise – non sans mal – par la Wehrmacht l’année précédente… Mais toute l’affaire n’a été qu’un lever de rideau.


Notes
1- Irbe est le nom letton du détroit. Son nom estonien est détroit de Kura.
2- Si les deux premiers sont de la classe Kirov, le Petropavlovsk n’est autre que l’ancien Lützow (classe Hipper), vendu par le IIIe Reich à l’URSS du temps du Pacte Germano-Soviétique. Le nom Lützow avait aussitôt été réutilisé par les Allemands pour rebaptiser le “cuirassé de poche” Deutschland.
3- De classe Gangut – en fait, il s’agit du Gangut lui-même, qui a été rebaptisé.
4- La 23e Flottille d’U-Boots, créée fin 1942, est une flottille de combat destinée à lutter contre la marine soviétique en Baltique. L’aggravation des pertes dans l’Atlantique empêchant l’U-Bootwaffe d’y engager un nombre suffisant de submersibles, des sous-marins anciens appartenant à des flottilles d’entraînement sont parfois utilisés pour la soutenir, d’autant plus que les capacités ASM des forces soviétiques sont considérées comme médiocres.
5- Von Studnuitz respecte ainsi les consignes de la Kriegsmarine pour échapper aux détecteurs de radar.
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ChtiJef



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MessagePosté le: Mer Aoû 08, 2018 12:34    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Le nom Lützow avait aussitôt été réutilisé par les Allemands pour rebaptiser le “cuirassé de poche” Deutschland
.
Si je ne trompe, Hitler a donné l'ordre de le rebaptiser pour des raisons de prestige et de propagande. Il ne supportait pas l'idée qu'un ennemi puisse claironner et se vanter d'avoir coulé l'Allemagne. Shocked Enguele


Pour la toponymie allemande des lieux, voici des liste bien utiles
Estonie : https://de.wikipedia.org/wiki/Liste_deutscher_Bezeichnungen_estnischer_Orte
Lettonie : https://de.wikipedia.org/wiki/Liste_deutscher_Bezeichnungen_estnischer_Orte
Lituanie : https://de.wikipedia.org/wiki/Liste_deutscher_Bezeichnungen_litauischer_Orte

En bonus : Laughing Laughing
Pologne* : https://de.wikipedia.org/wiki/Liste_deutscher_Bezeichnungen_polnischer_Orte
Alsace : https://de.wikipedia.org/wiki/Liste_deutsch-französischer_Ortsnamen_im_Elsass
[url]Liste deutsch-französischer Ortsnamen im Elsass[/url]

* liste incluant les anciennes provinces allemandes ainsi que les dénominations particulières à certaines localités entre 1939 et 1945
** on voudra bien se souvenir que les nazis n'avaient pas l'intention de se contenter de l'Alsace-Moselle Shame on you Shame on you
_________________
Il vaut mieux prendre ses désirs pour des réalités que prendre son slip pour une tasse à café (P. Dac)
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ChtiJef



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MessagePosté le: Mer Aoû 08, 2018 12:43    Sujet du message: Répondre en citant

Neuneu Neuneu

Un problème avec mon ordinateur et les liens URL Brick wall


J'essaie autrement pour ce qui manque (Alsace, Lorraine et France) : https://de.wikipedia.org/wiki/Liste_der_Listen_deutschsprachiger_Bezeichnungen_nicht_deutschsprachiger_Orte
_________________
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MessagePosté le: Mer Aoû 08, 2018 13:37    Sujet du message: Répondre en citant

Le problème vient plutôt du logiciel du forum.
_________________
On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
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ciders



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MessagePosté le: Mer Aoû 08, 2018 13:45    Sujet du message: Répondre en citant

Des liens très utiles, merci ! Very Happy
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Etienne



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MessagePosté le: Mer Aoû 08, 2018 14:11    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
toute armée souhaitant s’emparer (les Soviétiques emploient plus volontiers le mot « libérer ») la partie orientale de la Lettonie.


de

Citation:
la 7e Armée peut progresser de près de neuf kilomètres et prend presque en marchant du village de Väheru,



possession ?
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Wardog1



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MessagePosté le: Mer Aoû 08, 2018 14:53    Sujet du message: Répondre en citant

Heureusement pour les allemands, le Kirov en face d'eux n'est pas celui des années 1977!
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Aoû 08, 2018 15:38    Sujet du message: Répondre en citant

@ Etienne - exact dans les deux cas, merci.
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Capu Rossu



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MessagePosté le: Mer Aoû 08, 2018 15:53    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour,

ChtiJef a écrit :

Citation:
:
Citation:
Le nom Lützow avait aussitôt été réutilisé par les Allemands pour rebaptiser le “cuirassé de poche” Deutschland

.
Si je ne trompe, Hitler a donné l'ordre de le rebaptiser pour des raisons de prestige et de propagande. Il ne supportait pas l'idée qu'un ennemi puisse claironner et se vanter d'avoir coulé l'Allemagne.Shocked Enguele


Exact.
A contrario, en juillet - août 1943 en Italie, après la chute de Mussolini, seuls furent rebaptisés les navires dont le nom rappelait le fascisme et en particulier le Littorio qui devint l'Italia.

@+
Alain
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Imberator



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MessagePosté le: Mer Aoû 08, 2018 17:17    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
La menace blindée étant la plus forte à Rezekne (le FHO ayant finalement confirmé la présence de deux corps blindés), il convient d’y déployer la division SS Wiking, la 13. Panzer et le 655. Btn de chasseurs de chars lourds.

Citation:
Resterait le 505. Btn de chars lourds, à Riga, au cas où la situation devrait vraiment mal tourner quelque part.

On utilise pas plutôt l'abréviation allemande "Abt" ?
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Aoû 08, 2018 17:19    Sujet du message: Répondre en citant

Un Abteilung (je parle sous le contrôle des spécialistes, qu'ils n'hésitent pas à me corriger) est un "détachement" en général plus gros qu'un bataillon.
Un bataillon s'inscrit (au moins en théorie) dans un régiment, un Abteilung est indépendant.
J'ai bon ?
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Casus Frankie

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Kirishima



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MessagePosté le: Mer Aoû 08, 2018 17:24    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
Sous le feu des trois croiseurs soviétiques, le Nürnberg tourne casaque, ouvrant le feu de ses deux tourelles de 152 mm arrière (disposition justement prévue en cas de mauvaise rencontre !).
Détail mineur, le Nürnberg est armé de canons de 150 mm (et pour l'anecdote tous les canons de marine allemands dits de 150 sont en réalité du 149,1 mm)
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ciders



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MessagePosté le: Mer Aoû 08, 2018 17:34    Sujet du message: Répondre en citant

Imberator a écrit:
On utilise pas plutôt l'abréviation allemande "Abt" ?


A la décharge de Casus, j'ai employé le terme "bataillon" pour les chars lourds et les chasseurs de chars. C'était plus simple que d'utiliser l'abréviation allemande standard.
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MessagePosté le: Mer Aoû 08, 2018 17:53    Sujet du message: Répondre en citant

ciders a écrit:
Imberator a écrit:
On utilise pas plutôt l'abréviation allemande "Abt" ?

A la décharge de Casus, j'ai employé le terme "bataillon" pour les chars lourds et les chasseurs de chars. C'était plus simple que d'utiliser l'abréviation allemande standard.

OK ! Mais :

Casus Frankie a écrit:
Un Abteilung (je parle sous le contrôle des spécialistes, qu'ils n'hésitent pas à me corriger) est un "détachement" en général plus gros qu'un bataillon.
Un bataillon s'inscrit (au moins en théorie) dans un régiment, un Abteilung est indépendant.
J'ai bon ?

Précisément, tel que présentés dans le texte on dirait bien que ces unités sont effectivement indépendantes. Si ce n'est pas le cas, peut-être faudrait-il le mentionner.
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