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Fin des Salomon (Démolition Dan, avec l'aide de Parménion)
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Merlock



Inscrit le: 19 Oct 2006
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MessagePosté le: Mar Mai 15, 2018 16:15    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
comme Louis De Funès dans la grande vadrouille : c était très mauvais !


"Nous reprenons au numéro 17..."
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"Le journalisme moderne... justifie son existence grâce au grand principe darwinien de la survivance du plus vulgaire." (Oscar Wilde).
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Archibald



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MessagePosté le: Mar Mai 15, 2018 16:19    Sujet du message: Répondre en citant

https://www.youtube.com/watch?v=niWNfc5WVQw

Ran ta ta ta ta ta ta ta tan, ratatatatan, ratatatatan...

La damnation de Faust. Et le type déguisé en diable qui leur dit "dieu vous garde !"

Ca me fait penser que j'ai toujours la version FTL de La grande vadrouille sur le feu...

D'après Wiki, au début La grande vadrouille de dvait être... comme ça.

Citation:
Au début des années 1960, le producteur Henry Deutschmeister de la Franco-London Films tient sous contrat Zizi Jeanmaire, célèbre meneuse de revue et actrice de l'époque1. À la même période, Deutschmeister vient de produire La Main chaude, premier film réalisé par Gérard Oury. Il demande à Oury et son co-scénariste Jean-Charles Tacchella d'écrire un film dans lequel Zizi Jeanmaire pourrait jouer deux rôles à la fois.

Ceux-ci écrivent alors le synopsis d'un film sur deux sœurs jumelles nommées Lili et Lulu qui, pendant la Seconde Guerre mondiale, sous l'Occupation, sauvent des aviateurs anglais dont l'appareil a été abattu au-dessus de Paris et les conduisent en zone libre1,2,3. Lili est très pieuse et l'épouse d'un marchand de « bondieuseries » de la place Saint-Sulpice et ne fréquente que des curés, tandis que Lulu est une prostituée1,4.

Lulu prend en charge trois aviateurs et les conduit jusqu'à Marseille, en les faisant « transiter de claques en lupanars et de bordels en boxonscit. 1 », à leur plus grande joie1,4, même si ces lieux sont dangereux, car fréquentés par de nombreux officiers allemands3,2.

Les trois autres aviateurs, eux, voyagent avec Lili « de monastères en couventscit. 1 », aidés par de courageuses nonnes, et vivent moins agréablement leur périple jusqu'en zone libre1,4 : « Tirés de leur sommeil à l'aube, repas frugaux, froides cellules, les trois autres en fait de robe n'aperçoivent que la bure des moines ou les blanches cornettes des nonnescit. 1 ».

Un véritable fait divers a inspiré Oury et Tacchella : en 1942, un avion allié canadien a été abattu au-dessus de Paris et les membres de l’équipage ont dû sauter en parachute, l'un atterrissant sur les toits des Grands Magasins du Louvre et un autre place Clichy.


Pas sur pour les dames de petite vertue (surtout avec une dame appelée Zizi), par contre s'ils vont a Marseille, ils peuvent toujours piquer un avion ou un bateau pour aller a Alger... ou en Corse, en planeur. Tiens je viens de vérifier, il a 180 km entre la Corse et le continent... ça a déjà été fait.
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Toubib



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MessagePosté le: Mar Mai 15, 2018 17:37    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
Effectivement j ai vérifié le terme précis est "combat exhaustion". Après je voyais plus ca comme une forme de PTS ? Y a il moyen que vous nous éclairiez de votre science toubib ? Smile

encore un truc à corriger ... comme Louis De Funès dans la grande vadrouille : c était très mauvais !

Dès 1940, les américains ont conscience qu'ils auront des pertes psy et qu'il faut les prévenir. Mais les troubles psychiques chez les militaires sont toujours perçus par l'encadrement soit comme des faibles soit comme des simulateurs. Jusqu'à l'accident Patton en 1943 où il gifle un soldat en pleur, qui se trouve être un vétéran (plutôt bien montré dans le film éponyme). Bradley ne veut pas stigmatiser les blessés psychiques par le terme de névrose et impose le terme de combat exhaustion, fatigue de combat qui est suffisamment passe-partout.
Les américains sont relativement pionniers dans le traitement de ces cas. Néanmoins, John Houston tourne un, très intéressant, documentaire se déroulant dans un hôpital où sont traité ces cas. Le film est passionnant car outre une démonstration des techniques de l'époque (par exemple de narco analyse), il est poignant de voir ces soldats raconter ce qui les a conduit là. Le documentaire sera censuré jusque dans les années 80 par l'armée américaine car il montrait une mauvaise image des GI. En 45, le soldat américain est un héros. Il faudra attendre les années 80 pour qu'on réhabilite les blessures psychiques sous l'avatar de l'état de stress post traumatique. Mais c'est une, plus longue, histoire.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Mar Mai 15, 2018 18:35    Sujet du message: Répondre en citant

Très intéressant, il faudrait que je me renseigne sur les techniques de traitement de l'époque. Il y a sûrement quelque chose à écrire là-dessus…
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JFF



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MessagePosté le: Mar Mai 15, 2018 19:20    Sujet du message: Répondre en citant

Archibald a écrit:
https://www.youtube.com/watch?v=niWNfc5WVQw

Citation:
..........Un véritable fait divers a inspiré Oury et Tacchella : en 1942, un avion allié canadien a été abattu au-dessus de Paris et les membres de l’équipage ont dû sauter en parachute, l'un atterrissant sur les toits des Grands Magasins du Louvre et un autre place Clichy.


Pas sur pour les dames de petite vertue (surtout avec une dame appelée Zizi), par contre s'ils vont a Marseille, ils peuvent toujours piquer un avion ou un bateau pour aller a Alger... ou en Corse, en planeur. Tiens je viens de vérifier, il a 180 km entre la Corse et le continent... ça a déjà été fait.


Ce vol entre continent et Corse a bien été fait en planeur, la première fois vers 1975 (il me semble par le cpt Tavernier). Par contre, il ne faut pas penser le faire avec les planeurs de l'époque, car manque de finesse (20 à 25 de finesse max pour un monoplace de compétition de l'époque).
De plus, pour ce vol, le pilote doit prendre un maximum d'altitude dans l'onde (d'où le départ de Fayence), car il n'y a aucune pompe sur la mer.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Mai 15, 2018 19:21    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
Effectivement j ai vérifié le terme précis est "combat exhaustion". Après je voyais plus ca comme une forme de PTS ? Y a il moyen que vous nous éclairiez de votre science toubib ? Smile
encore un truc à corriger


Argh, je les avais vus, le mot "stress" et l'expression " burn out", et je m'étais dit "bon, à corriger, je vais voir quel termes employer" ……… et j'ai oublié.
Burn out pour moi aussi, je suppose.
Merci Toubib.
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Archibald



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MessagePosté le: Mar Mai 15, 2018 19:27    Sujet du message: Répondre en citant

JFF a écrit:
Archibald a écrit:
https://www.youtube.com/watch?v=niWNfc5WVQw

Citation:
..........Un véritable fait divers a inspiré Oury et Tacchella : en 1942, un avion allié canadien a été abattu au-dessus de Paris et les membres de l’équipage ont dû sauter en parachute, l'un atterrissant sur les toits des Grands Magasins du Louvre et un autre place Clichy.


Pas sur pour les dames de petite vertue (surtout avec une dame appelée Zizi), par contre s'ils vont a Marseille, ils peuvent toujours piquer un avion ou un bateau pour aller a Alger... ou en Corse, en planeur. Tiens je viens de vérifier, il a 180 km entre la Corse et le continent... ça a déjà été fait.


Ce vol entre continent et Corse a bien été fait en planeur, la première fois vers 1975 (il me semble par le cpt Tavernier). Par contre, il ne faut pas penser le faire avec les planeurs de l'époque, car manque de finesse (20 à 25 de finesse max pour un monoplace de compétition de l'époque).
De plus, pour ce vol, le pilote doit prendre un maximum d'altitude dans l'onde (d'où le départ de Fayence), car il n'y a aucune pompe sur la mer.


Ah bon, il faucheront un avion allemand alors...
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demolitiondan



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MessagePosté le: Mar Mai 15, 2018 20:39    Sujet du message: Répondre en citant

Petite disgression (que je referme très vite car c est mon dernier post sur le sujet) : saviez vous que LDF dirige vraiment l orchestre pendant la scène ? Il avait pris des cours et les musiciens l applaudirent à l issue de la prestation. Il avait longuement observé les chefs et pris tous leurs tics :

"J ai une conception très personnelle de l ouvrage" - comme tous ...
"Les enfants, mephisto, Marguerite , sortez" - appelez les acteurs par leur nom de scène...
-"je ne veux personne dans la pièce quand je travaille. Je ne veux que Berlioz et moi" - et l orchestre symphonique quand même ... tant les chefs comme Boulez considérait les musiciens comme des outils animés !

Cet homme prenait ses films très à cœur: comme la danse dans Rabi Jacob. C est des trucs comme ça qui l on tué ... Bon évidemment, ce n est pas Jean Marais dans " le Capitan" qui escalade une tour à main nue avec des poignards mais bon !
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MessagePosté le: Ven Juin 08, 2018 09:57    Sujet du message: Répondre en citant

Début du DERNIER chapitre (ou partie de chapitre) manquant pour 1943 Asie-Pacifique… Merci Démolition Dan pour avoir bouché ce trou (avec quelques conseils et relectures par Parménion).


22 septembre
L’archipel de Nouvelle-Géorgie
Opération Littlefoot
Vella Lavella
– Les réflexions de Turner, Kinkaid et Halsey ont porté leurs fruits. Le contre-amiral Wilkinson reçoit un message ordonnant de préparer un débarquement sur Vella Lavella, avec tout l’appui naval nécessaire et sous un parapluie aérien fourni par Munda et Guadalcanal. Le débarquement doit être mené « avec célérité mais prudence », pour une prise rapide de l’île. Ce sera l’opération Littlefoot.
Les reconnaissances menées au mois de juillet n’ont donc pas été inutiles, et Wilkinson se félicite intérieurement de sa sagacité. Sans perte de temps, il demande au major-général Oscar Griswold quelques escouades du 19e RI pour procéder à des « explorations », suivies de marquages, dans les baies précédemment repérées par ces hommes.
C’est ainsi que quatre PT-Boats se dirigent vers Vella Lavella. En traversant le détroit de Gizo, les embarcations ont la malchance de rencontrer plusieurs Zéro en maraude, qui mitraillent leurs ponts, causant plusieurs morts. Cependant, les avions japonais n’insistent pas, craignant peut-être une intervention des Corsair nichés à proximité.
Les petits navires peuvent donc atteindre leur objectif, la baie de Barakoma, où ils sont immédiatement accueillis par des indigènes, qui transfèrent sur la plage les soldats, blessés ou valides, en pirogues. Les premiers sont pris en charge par les coastwatchers Henry Josselyn et Robert Firth et le révérend méthodiste Silvester, qui sont décidément de bons samaritains pour les soldats alliés.
Les valides confirment d’abord les premières évaluations des officiers envoyés par Wilkinson. Toutefois, ils ont la surprise de croiser, au détour d’un palmier, sept soldats du Tenno au bivouac, voire à la baignade. Ces derniers, sidérés, sont promptement capturés, une grande première dans la campagne ! Les GIs procèdent ensuite au marquage des points de débarquement possibles en y positionnant des fumigènes, et rapportent leurs observations et rencontres au QG désormais situé à Munda.
Cette reconnaissance a appris aux Américains un fait capital : l’île n’est pas inoccupée. De fait, il reste à Horaniu et aux alentours environ 250 hommes précédemment évacués de Munda, ainsi que quelques marins naufragés.


23 septembre


24 septembre

L’archipel de Nouvelle-Géorgie
Opération Littlefoot
Vella Lavella
– Deux nouvelles escouades du 19e RI arrivent sur l’île par PT-Boats. Ces soldats aideront à sécuriser la minuscule tête de pont. Wilkinson et Griswold ne souhaitent prendre aucun risque, alors que le lancement de Littlefoot est imminent. Célérité et discrétion doivent permettre la surprise, donc la réussite de l’opération.


25 septembre
L’archipel de Nouvelle-Géorgie
Opération Littlefoot
Vella Lavella
– Dès l’aube, une petite flotte d’APD et de navires de débarquement, couverts par des destroyers, traverse le détroit de Gizo, en direction de la baie de Barakoma, sous le vrombissement des Corsair des Marines et des P-40 de la NZAF. A bord, pas moins de 4 600 hommes de la 25e DI, commandée par le brigadier-général Robert MacClure. Cette unité, la moins éprouvée par l’opération Toenails, a été désignée pour mener à bien “Petit pied”.
Dans son QG de Kolombangara, le général Sasaki observe la manœuvre et enrage. Ces chiens de Yankees évitent le combat ! Malgré leur supériorité numérique, ils refusent d’attaquer “son” île ! Son devoir est cependant de faire face à cette manœuvre inattendue. Bien qu’il lui en coûte, il contacte donc le lieutenant-général Harukichi Hyakutake, à Rabaul, pour que ce dernier demande à nouveau l’aide de la Marine Impériale.
Cette dernière relève courageusement le gant, malgré les pertes déjà subies. Son aviation lance même un raid massif : 42 Val et 53 Zéro se présentent dans l’après-midi au-dessus de Barakoma. Mais les Corsair et les P-40 leur infligent de lourdes pertes, et les bombardiers qui réussissent à passer se heurtent à un efficace barrage de DCA. Seul un Val obstiné, qui finira d’ailleurs par s’écraser devant la plage, réussit un coup au but : sa bombe pulvérise un LCI en cours de débarquement, faisant 12 morts et 50 blessés. Puis, les appareils qui battent en retraite sont surpris par un squadron de Corsair en mission de chasse libre au-dessus de Kahili. Au total, les Japonais perdent 39 appareils sur 95, pour… un P-40 abattu et un Corsair endommagé. Cette disproportion est notamment liée au médiocre entraînement des aviateurs nippons envoyés hâtivement sur le front ; presque tous ceux ayant un peu d’expérience ont été réaffectés pour reconstituer les groupes aériens des porte-avions.
Les Japonais lancent un nouveau raid à la tombée de la nuit, mais celui-ci n’a pour résultat que la perte de deux Zéro et quatre Val de plus. L’aviation de Rabaul jette l’éponge : le détroit de Gizo et la baie de Barakoma ne seront plus disputés aux Alliés de jour.
A terre, cependant, la 25e DI ne pousse pas son avantage pour l’instant. Il ne s’agit pas de se presser maladroitement et de refaire les erreurs de la Nouvelle-Géorgie. Le reste de la journée et la nuit se passent donc en sécurisation et ravitaillement.


26 septembre
L’archipel de Nouvelle-Géorgie
Opération Littlefoot
Vella Lavella
– Peu après minuit, un convoi d’APD traverse le détroit de Gizo. Il est intercepté par un raid composé de 44 bombardiers-torpilleurs G4M [Betty] de la Marine, qui tentent leurs chances en utilisant leur technique d’attaque nocturne avec illumination des cibles pour le torpillage. Mais celle-ci nécessite, outre un entraînement parfait, que l’ennemi soit plus ou moins surpris et ne se rende compte de l’attaque qu’à la dernière minute.
Or, les bâtiments américains sont équipés de radars et dressent un véritable barrage de feu devant les Betty, qui ne peuvent se positionner correctement et dont les torpilles se perdent sur les massifs de coraux ou dans les fonds marins. Pire encore, les Corsair de Munda décollent, malgré la nuit, au son du canon ; ils engagent les bimoteurs sur le chemin du retour et en abattent plusieurs avant de revenir se poser, guidés par la lumière de barils enflammés et des phares de tous les véhicules disponibles alignés autour de la piste. Au total, le raid a coûté 17 bombardiers, sans aucun résultat. L’heure de gloire des Kōkūtai qui avaient envoyé par le fond le Prince of Wales et le Chicago, entre autres, est bien passée…
Les passagers des APD, à savoir le 58e Naval Construction Bataillon, débarquent donc sans opposition ni pertes, bulldozers en premier. Ils construiront en quinze jours pas moins de 14 kilomètres de routes, ainsi qu’un dispensaire et un hôpital de campagne du même modèle que le défunt établissement de Segi Point, mais mieux protégé. Cette installation enterrée de 1 000 lits, comportant plusieurs salles d’opérations, ne sera fort heureusement jamais pleine et servira somme toute fort peu…


27 septembre
L’archipel de Nouvelle-Géorgie
Opération Littlefoot
Rabaul
– Il se fait tard. Depuis plusieurs heures, l’amiral Kusaka, le général Imamura et leurs états-majors discutent à la lueur des lampes à pétrole de la riposte à opposer au nouveau débarquement américain. Ils se renvoient la balle avec acrimonie, tant sur les causes des progrès américains que sur les lourdes pertes qu’ils ont tout deux subis du fait de l’incompétence de l’arme rivale…
Mais malgré leur opposition, le bushido et leur serment à l’Empereur imposent toutefois de faire quelque chose. Or, s’il est un point sur lequel les deux officiers sont d’accord, c’est sur l’impossibilité de tenter une opération d’ampleur, telle qu’un contre-débarquement à Vella Lavella. Nonobstant la supériorité navale et aérienne alliée, dont les pertes subies ces dernières semaines offrent un exemple éclairant, il est évident que les installations sur l’île ne pourraient subvenir aux besoins d’une troupe importante. Inutile de jeter des soldats dans la jungle pour qu’ils y meurent de faim !
On se met donc d’accord sur une solution a minima, destinée à saigner les occidentaux comme Sasaki le fit en Nouvelle-Géorgie. Les destroyers Amagiri, Murasame et Suzuki, commandés par le contre-amiral Matsuji Ijuin, iront la nuit prochaine débarquer à Vella Lavella deux compagnies du 13e Régiment et une section de la 8e SNLF, en tout 390 hommes, avec pour mission de barrer le chemin des troupes allant de Barakoma vers Horaniu. Cette force ira se déployer dans la jungle à environ 14 kilomètres du mouillage, et y mènera une guerre d’usure.


28 septembre
L’archipel de Nouvelle-Géorgie
Opération Littlefoot
Villa Lavella
– Les Américains continuent d’accumuler renforts, matériels et ravitaillement dans la baie de Barakoma, transformée en vaste camp retranché. Hormis quelques reconnaissances lancées aux alentours pour identifier cheminements et terrains propices à des installations, aucune action offensive n’est entreprise.


29 septembre
L’archipel de Nouvelle-Géorgie
Opération Littlefoot
Vella Lavella
– Lors d’une exploration de la baie de Kokolope pour positionner un futur radar, les soldats américains repèrent les éléments les plus avancés du 13e Régiment japonais, qui leur barrent la route du nord de l’île. Un PBY envoyé en reconnaissance en fin d’après-midi repère finalement le mouillage d’Horaniu.
Bien décidé à profiter de l’expérience durement acquise sur Munda et à ne pas subir le sort du malheureux Hester, le brigadier-général MacClure choisit de progresser selon un axe sud-nord tout en restant le long de la côte est, afin de profiter au maximum du soutien naval et aérien que lui offre le contre-amiral Wilkinson. De plus, il sollicite au maximum de leurs capacités les éclaireurs indigènes afin d’identifier les pistes les plus sûres, tout en renforçant ses avant-gardes d’éléments fidjiens acclimatés à la jungle, arrivés de Nouméa. Il espère ainsi limiter au maximum les pertes liées aux difficultés naturelles.
Le 1er Bataillon du 19e RI marchera en tête, suivi de près par le 3e Bataillon et l’artillerie. Le 21e RI reste en réserve, afin de sécuriser les lignes de ravitaillement.

Evacuation
Dans le “Slot”
– N’en déplaise au général Sasaki, son supérieur le général Imamura, à Rabaul, voit bien que la chute de Vella Lavella n’est qu’une question de temps, et il estime que les forces occupant Kolombangara, encerclées, deviendront dès lors inutiles. Or, il connaît la valeur des hommes des 45e et 229e Régiments, qu’il préférerait avoir auprès de lui en Nouvelle-Bretagne, pour résister à un assaut qu’il croit devoir suivre la chute de Vella Lavella. Il a donc sollicité de nouveau l’amiral Kusaka pour une opération pudiquement qualifiée de « transfert », qui a lieu cette nuit.
Les destroyers Amagiri, Murasame, Suzuki et Tamanami, toujours sous le commandement du contre-amiral Matsuji Ijuin, filent dans la nuit au milieu du Slot. C’est là, au large d’Horaniu, que doivent se concentrer les barges nécessaires à l’opération, venues de tout l’archipel des Salomon.
L’arrivée des barges et des destroyers, sous silence radio absolu, n’attire pas l’attention des guetteurs alliés. Mais à 23h30, lors de l’assemblage du convoi, les bateaux sont repérés par deux PBY Black Cats qui surveillent Vella Lavella de nuit. Ces derniers larguent quelques bombes qui explosent sans causer de dommages, mais l’alerte est désormais donnée. Le convoi appareille aussitôt et file dans un relatif désordre vers Vila, sur la côte sud de Kolombangara.
Le contre-amiral Ainsworth n’a malheureusement que peu de moyens immédiatement disponibles. Ses croiseurs sont trop au sud, ils ne pourraient intercepter l’ennemi que dans le détroit de Blackett, au sud de Kolombangara. De plus, il est peu désireux de les exposer à un sort funeste dans ces eaux resserrées sans une bonne raison – or, la poussière navale japonaise repérée n’est pas une bonne raison ! Faute de mieux, il envoie les quatre destroyers de garde au sud de Barakoma, à savoir les Chevalier, Nicholas, O’Bannon et Taylor, commandés par le Captain Thomas J. Ryan.


30 septembre
L’archipel de Nouvelle-Géorgie
Opération Littlefoot
Détroit de Gizo, 00h29
– Les destroyers du Captain Ryan interceptent le convoi japonais au nord de l’île de Gizo. Les quatre navires, arrivant astucieusement par l’arrière, chargent les barges et en détruisent trois au canon de 5 pouces avant que les destroyers japonais ne puissent réagir (et le bilan aurait pu être beaucoup plus lourd sans la solidité de la coque en acier des barges Daihatsu). Dans la confusion, et ne bénéficiant pas de la surprise, le contre-amiral Matsuji Ijuin ne peut utiliser immédiatement sa meilleure arme, ses torpilles. Il tente donc de contre-charger les Américains afin de gagner le temps nécessaire à la fuite des transports.
Or, à bord du Nicholas, le Captain Ryan, qui était aux premières loges lors de la perte du Strong, du Cleveland et du Gwin, est hanté par la crainte des Longues Lances. Aussi, il choisit de virer plein nord, vers le large, pensant esquiver des torpilles mais perdant ainsi de vue le convoi. Lorsque ses navires remettent cap au sud-est, les barges ont disparu dans la nuit. Le reste de la bataille sera fait d’échanges inefficaces de torpilles et d’obus entre les destroyers. Les Américains renonçant à poursuivre aux alentours de 01h00.
Peu après, à Vila, les petits transports japonais embarquent dans la précipitation, mais avec efficacité, deux mille soldats qui sont évacués de leur forteresse volcanique et atteindront Rabaul sans encombres. La nuit voit donc une victoire tactique des Japonais, qui ont atteint leur objectif avec des pertes somme toute limitées.
Par la suite, néanmoins, la Marine Impériale privilégiera la discrétion : les nuits suivantes, elle se contentera de lancer vers Vila une ou deux barges à la fois. Mais elle réussira ainsi, patiemment, à évacuer en deux semaines, presque tous les occupants de Kolombangara, soit 9 000 hommes.


1er octobre
L’archipel de Nouvelle-Géorgie
Opération Littlefoot
Vela Lavella
– Deux barges rescapées de l’action navale de la veille et restées en arrière transfèrent de nuit 150 hommes du 13e Régiment de Kolombangara vers Horaniu pour renforcer la défense du mouillage. Elles assureront ensuite (toujours de nuit) le ravitaillement de Vella Lavella à partir de Kolombangara, dans la mesure de leurs faibles capacités.
Au total, les forces japonaises sur Vella Lavella se montent à présent à près de 800 hommes.


2 octobre
L’archipel de Nouvelle-Géorgie
Opération Littlefoot
Vella Lavella
– Les troupes du général MacClure continuent d’accumuler renforts et ravitaillement pour se préparer à avancer dans la jungle. Dans la matinée, plusieurs LST débarquent dans la baie de Barakoma des chars M3 en provenance de Munda.
En fin de matinée, sous un temps nuageux qui réduit l’efficacité de la couverture aérienne alliée, les transports entreprennent de se retirer. C’est à leur sortie de la baie qu’un raid de 15 Val, escortés par 12 Zéro, choisit de frapper. La DCA de l’escorte se déchaîne et les escorteurs tendent un rideau de fumée, mais les navires ne peuvent zigzaguer sur ces hauts-fonds. Deux transports sont secoués par des bombes et le LST-396, touché de plein fouet, est incendié et doit être abandonné.
Alors qu’il manœuvre pour étendre le rideau de fumée, le destroyer Philip aveugle le Waller (un classe Fletcher, comme lui), qui le perd de vue. Et lorsque le Philip émerge de la fumée de ses propres fumigènes, son équipier lui barre la route et il l’éperonne brutalement. L’action rapide des équipes de contrôle des dommages prévient toutefois toute voie d’eau grave – les servants de DCA restent à leur poste et ceux du Philip revendiquent même deux des six avions japonais abattus. Le Waller doit toutefois quitter la zone de combat et rentrer à Nouméa pour deux mois de réparations.


3 au 12 octobre


13 octobre

L’archipel de Nouvelle-Géorgie
Opération Littlefoot

Vella Lavella – Le brigadier général MacClure se sent enfin prêt à progresser vers Horaniu. Il faut dire qu’il a accumulé, depuis plus de deux semaines, 8 600 tonnes de ravitaillement pour ses 6 300 hommes – il ignore bien sûr qu’il n’y a que six à huit cents Nippons sur l’île. Il donne l’ordre de marcher vers le nord dès le lendemain matin.


14 octobre
L’archipel de Nouvelle-Géorgie
Opération Littlefoot
Vella Lavella
– Les hommes de la 25e DI s’enfoncent dans la jungle, en suivant la côte vers le nord, guidés par les indigènes et les Fidjiens. Le terrain, aussi pénible qu’en Nouvelle-Géorgie, se révèle de nouveau l’ennemi principal.
Pendant ce temps, à Barakoma, les Seabees poursuivent leurs travaux. Ayant finalement gagné une emprise suffisante sur la jungle, ils entreprennent la construction d’un aérodrome destiné à la future campagne d’interdiction aérienne contre Rabaul. Une fois achevé, deux mois plus tard, il comprendra une piste de 1 219 mètres de long sur 61 mètres de large, une tour de contrôle de 12 mètres de haut, des citernes à carburant pour 120 000 litres, plus une salle d’opération enterrée et même un camp d’acclimatation pour les nouveaux arrivants. Tout le confort pour les formations qui utiliseront cette base, dont la VMF-214 de Gregory Boyington.


15 au 21 octobre


22 octobre

L’archipel de Nouvelle-Géorgie
Fin programmée des opérations
Nouméa
– Halsey reçoit de King l’ordre de programmer le redéploiement des troupes occupant la Nouvelle-Géorgie, ainsi que de celles opérant à Vella Lavella « sitôt achevée la prise d’Horaniu ». Les positions durement conquises seront confiées à des unités néo-zélandaises, qui se chargeront de les défendre ; le reste de la campagne contre Rabaul sera exclusivement confié aux forces aériennes des Marines et à l’USAAF. L’amiral grince des dents, mais il devra chercher la gloire sur d’autres théâtres d’opération. Pour faire passer la pilule et calmer son bouillant subordonné qui reste, malgré le front secondaire où il est affecté, très populaire auprès de l’opinion publique américaine, Nimitz se fend d’un message qui lui laisse miroiter le commandement de la poussée décisive vers le Japon… courant 1944.


23 au 27 octobre


28 octobre

L’archipel de Nouvelle-Géorgie
Opération Littlefoot
Vella Lavella
– Après deux semaines dans la jungle à lutter contre la végétation et les insectes, maladies, champignons et dangers de toutes sortes, le 1er Bataillon du 19e RI arrive enfin en vue d’Horaniu. La progression a été lente, pénible, sous les piqûres de moustiques, qu’il s’agisse des insectes ou des avions envoyés de Rabaul. En effet, ces derniers n’ont cessé de harceler les troupes alliées, qui ont comptabilisé pas moins de 121 attaques aériennes, soit près de 9 par jour ! Ces raids, menés par des petits groupes d’appareils, ont heureusement causé plus de désagréments que de pertes, tant à cause de la densité de la jungle que du fait de la très grande efficacité de la DCA américaine. Ainsi, le 4e AA Defense Btn, qui couvre la tête de la colonne américaine, revendique pas moins de 42 victoires – chiffre sans doute exagéré, mais non sans fondement.
Les troupes envoyées de Rabaul, elles, sont restées invisibles. Peu nombreuses et manquant de ravitaillement, le mode de progression en rouleau compresseur, lent et massif, des troupes américaines, leur a interdit de reproduire les exploits de Nouvelle-Géorgie.
Rien n’a donc empêché les GIs d’atteindre leur objectif, qu’ils prennent d’assaut dans la foulée. Le mouillage d’Horaniu est détruit en fin d’après-midi et ses défenseurs se dispersent puis s’enfuient vers la péninsule nord-ouest de l’île. Les Américains ne les poursuivent pas. Personne ne veut mourir pour quelques arpents de jungle qui ne sauraient tarder à engloutir les Nippons : pour MacClure, la campagne de Vella Lavella est terminée.
Dans la soirée, les premiers éléments des troupes néo-zélandaises qui doivent remplacer les GIs débarquent à Barakoma. Dans la semaine, 7 400 “Kiwis” de la 3e DI néo-zélandaise du major-général Harold Barrowclough et de la 14e Brigade du brigadier-général Leslie Potter prendront pied sur l’île. Leurs alliés leur abandonneront sans trop de regrets leurs conquêtes.
Cependant, dans le même temps, d’autres Américains débarquent sur l’île : les 20e et 26e Field Engineers Coys viennent assister les Seabees dans la construction de l’aérodrome de Vella Lavella, dont la mise en service est souhaitée au plus vite.
………
« En permission à Nouméa, où je me remettais avec Simpsons de nos aventures néo-géorgiennes, j’eus la surprise de croiser le capitaine Gibson, de la 43e DI. Nous avons éclusé tous les trois quelques chopes, en évoquant les souvenirs pas trop agréables de ces derniers mois. A ce qu’il m’a dit, les Yankees ont remis Munda, Enogai et autres Bairoko aux Néo-Zélandais. Le pauvre paraît écœuré, un peu pour son ancien général, mais surtout pour tous ses amis restés là-bas… Je me suis rappelé qu’au QG d’Hester, il nous avait parlé de son grand-père, qui avait fait la campagne de… Géorgie avec le général Sherman. Dans un sourire, il m’avait dit que la guerre ne pouvait pas être plus sale que ca, de toute façon. Je crains que le pauvre homme ait changé d’avis depuis. Il a fallu lui payer au moins deux tournées pour réchauffer son humeur. Fichu pays et fichue guerre. » (L.V. Jacques Chambon – op. cit.)

(à suivre, demain)
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Etienne



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MessagePosté le: Ven Juin 08, 2018 11:56    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
28 septembre
L’archipel de Nouvelle-Géorgie
Opération Littlefoot
Villa Lavella – Les Américains continuent d’accumuler renforts

Sont rentrés à la maison? Laughing


Un peu plus loin, tu as presque la même chose, un seul "l" à Vella Wink
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FREGATON



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MessagePosté le: Ven Juin 08, 2018 14:16    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:

Les passagers des APD, à savoir le 58e Naval Construction Bataillon, débarquent donc sans opposition ni pertes, bulldozers en premier.


A reprendre à mon sens car je persiste sur le fait qu'un APD ne peut embarquer (ni débarquer à fortiori) des bulldozers...
Il y à donc forcément des LCT ou LST en plus des APD...

Pour le reste rien à dire c'est parfait...
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Juin 08, 2018 14:24    Sujet du message: Répondre en citant

@ Etienne et @ Fregaton : Merci, vu, corrigé.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Ven Juin 08, 2018 14:31    Sujet du message: Répondre en citant

Alors comme ça Halsey va monter en grade et en latitudes ?
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Juin 08, 2018 14:39    Sujet du message: Répondre en citant

En latitude seulement (il s'agit de l'application des décisions prises au début de l'année entre Nimitz et King).
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Sam Juin 09, 2018 14:42    Sujet du message: Répondre en citant

29 octobre au 3 novembre


4 novembre

L’archipel de Nouvelle-Géorgie
Opération Littlefoot
Vella Lavella
– Dans son QG de Barakoma, le général Harold Barrowclough met la touche finale à son plan pour chasser les derniers défenseurs japonais de la péninsule nord-ouest de Vella Lavella. Peu désireux d’exposer outre mesure ses hommes dans ce qui n’est, après tout, qu’un grand nettoyage, il a choisi de procéder par petites opérations amphibies, qui seront autant de bonds permettant d’économiser aux troupes des marches à travers la jungle. De plus, il ambitionne d’utiliser cette mobilité, dont ses adversaires ne semblent pas disposer, pour dénier aux Nippons toute possibilité de manœuvre, repli ou évacuation.
Sa 3e DI fournira en conséquence les 35e et 37e Bataillons, qui remonteront respectivement les côtes sud et nord, grâce à deux groupes de huit Landing Crafts escortés par des PT-Boats. S’arrêtant à chaque mouillage intermédiaire, ils en assureront la sécurisation avant d’être relayés par d’autres unités, principalement du 30e Bataillon. La progression s’effectuera donc en pince, une pince qui se refermera sur les trois baies les plus septentrionales de l’île, à savoir Warambari Bay, Marquana Bay et Timbala Bay (du nord au sud). La 14e Brigade, qui reste en réserve, fournira un appui dans l’éventualité d’un improbable coup dur.
Les ordres étant donnés, les unités préparent les premiers débarquements prévus.


5-6 novembre


7 novembre

L’archipel de Nouvelle-Géorgie
Opération Littlefoot
Vella Lavella
– Les Seabees ont de nouveau fait des merveilles : le premier Corsair de la VMF-214 se pose à Barakoma moins d’un mois après le démarrage des travaux. La base n’est certes pas encore achevée, mais qu’importe. Les avions fourniront aux Néo-Zélandais un appui toujours bienvenu et une couverture constante contre les avions de Rabaul.


8 novembre
L’archipel de Nouvelle-Géorgie
Opération Littlefoot
Vella Lavella
– L’offensive décidée par Barrowclough démarre sous des pluies torrentielles qui retardent fortement ses troupes. Une fois les 35e et 37e Bataillons débarqués à leurs premières étapes, la journée se passe en actions mineures, les chars se révélant inutilisables et l’artillerie intransportable, sauf par traction humaine et évidemment par bateau. La jungle se révèle une fois de plus le plus féroce des adversaires.
Sur la côte nord-est, une puissante explosion retentit et un geyser d’eau de mer jaillit devant une des baies les plus abritées. Le PT-Boat Squadron n°11, qui compte sept vedettes lance-torpilles et un APC de ravitaillement, établit une base avancée après avoir fait sauter le récif obstruant le mouillage.


9 novembre


10 novembre

L’archipel de Nouvelle-Géorgie
Opération Littlefoot
Vella Lavella
– Sur la côte sud, le 35e Bataillon atteint sa deuxième étape, Pakoi Bay, et l’occupe sans coup férir. Encouragé par ce succès, il choisit de pousser des éléments jusqu’à Timbala Bay, vers l’extrémité de la péninsule. Les Kiwis se veulent prudents et les patrouilles les plus avancées doivent se couvrir mutuellement. Toutefois, l’absence de réaction japonaise depuis fin octobre a provoqué un relâchement routinier. Les soldats du Tenno peuvent-ils encore se battre ? D’ailleurs, sont-ils seulement encore sur l’île ? Les Néo-Zélandais commencent à croire qu’ils ne feront qu’achever des mourants et ramasser quelques prisonniers.
Mais c’est bien mal connaitre les guerriers de l’Empire. Les premières patrouilles tombent dans une série d’embuscades, qui font une dizaine de morts et une quinzaine de blessés. Seule l’intervention de deux sections rameutées en urgence de l’arrière, au risque d’une sur-embuscade, prévient des pertes plus lourdes. Sévèrement refroidis par cette opposition féroce qu’ils n’attendaient plus, les soldats n’insistent pas et se mettent en position défensive en attendant l’arrivée du 37e Bataillon dans le dos des Japonais, qui les contraindra au repli.


11 novembre
L’archipel de Nouvelle-Géorgie
Opération Littlefoot
Vella Lavella
– Sur la côte nord, le 37e Bataillon accumule les retards, en raison d’ennuis mécaniques de deux de ses LCT. En désespoir de cause, il doit emprunter des engins au 35e Bataillon, qui n’en a plus présentement l’utilité. La situation se débloque quelque peu en fin de journée, lors de l’arrivée des troupes à Tambana Bay (à l’est de Warambari), où elles prennent à l’abordage une barge Daihatsu, qui change promptement de pavillon.


12 novembre
L’archipel de Nouvelle-Géorgie
Opération Littlefoot
Vella Lavella
– Pour favoriser le ravitaillement des unités néo-zélandaises et des avions de la VMF, le 77e Naval Construction Btn commence l’aménagement du mouillage de Biloa, situé immédiatement au sud de Barakoma. Ce dernier doit recevoir une rampe pour le déchargement direct des LST, ainsi qu’une jetée en L permettant l’accueil des cargos les plus lourds, qui sera ouverte après dragage de la baie.
Ces chantiers sont exécutés en un temps record, malgré des conditions climatiques et sanitaires difficiles, aggravées par le harcèlement des avions japonais – pas moins de 47 raids en deux semaines, faisant 10 morts et d’assez nombreux blessés. Mais les sapeurs sont obstinés et ingénieux. Pour mener leurs travaux, ils ont carrément mis en service une scierie exploitant la jungle alentour, qui produira jusqu’à 14 m3 de bois de construction par jour !


13 au 15 novembre


16 novembre

L’archipel de Nouvelle-Géorgie
Evacuation
Kolombangara
– Les derniers soldats du Tenno présents sur l’île se préparent pour leur « redéploiement », prévu cette nuit. Dans son PC, Sasaki observe ses officiers procéder à la destruction des dossiers et à l’empaquetage du peu d’effets personnels qu’ils pourront emporter avec eux. Un élément toutefois nécessite un soin particulier. D’un geste autoritaire, il désigne le portrait de l’Empereur à son ordonnance, qui le décroche avec vénération. Il devra en prendre soin comme s’il s’agissait du dieu vivant en personne.


17 novembre
L’archipel de Nouvelle-Géorgie
Evacuation
Nouvelle-Géorgie
– Il est minuit passé et le général Sasaki observe, mélancolique, l’île de Kolombangara disparaître dans la nuit. Pour une fois, la Marine s’est avérée utile, hélas pour prendre la fuite. Comment ses ancêtres jugeront-ils son action, alors qu’il n’a pas combattu ? A-t-il servi son pays, son Empereur, comme il convient ? Profondes pensées, qui contrastent singulièrement avec la pathétique barge qui lui sert de transport ! Si cette parodie de vaisseau n’arrivait pas à destination, son nom disparaîtrait dans l’oubli avec son corps au milieu du Pacifique Sud…
Le général Sasaki n’a pourtant pas à s’inquiéter : il débarquera sain et sauf à Bougainville. De là, il rejoindra Rabaul, où sa carrière se poursuivra. Mais ses soldats et lui, en passant de Kolombangara en Nouvelle-Bretagne, n’ont fait que changer de prison.


18 novembre
L’archipel de Nouvelle-Géorgie
Opération Littlefoot
Vella Lavella
– Le 37e Bataillon rattrape enfin son retard et s’empare de Warambari Bay, à l’extrémité nord de l’île. L’affaire est cette fois disputée, les soldats du Tenno ne pliant que sous l’appui direct des Corsair de Barakoma, qui n’ont qu’une vingtaine de kilomètres à faire pour délivrer leurs munitions.
Cette résistance, évidemment imposée aux Japonais à qui il ne reste plus guère de marge de manœuvre, aggrave sensiblement leurs pertes. Ne pouvant se replier et disparaître comme auparavant, ils se font tuer sur place pour défendre leur dernière position, Marquana Bay, située entre les deux bataillons alliés.
En fin de journée, les chefs de bataillon envoient quelques éléments faire la jonction pour fermer la nasse autour de cette baie. Il est hors de question que des Japonais puissent s’échapper vers le sud pour tenter de mener une guérilla dans la jungle.


19 novembre
L’archipel de Nouvelle-Géorgie
Opération Littlefoot et bataille navale de Vella Lavella
Vella Lavella
– Les éléments les plus avancés des 35e et 37e Bataillons se rejoignent et le 37e Bataillon s’empare de Mende Point, devant Marquana Bay. La poche est donc désormais refermée et les soldats du Tenno encerclés, dos à la mer. Une offensive finale est prévue cette nuit, après une forte préparation d’artillerie.
A 23h00, alors que le barrage vient de commencer, un puissant vrombissement emplit le ciel. Ce sont 25 Val en provenance de Rabaul, qui interviennent malgré la nuit. Leurs bombes font taire les canons alliés, non qu’elles leur infligent de lourdes pertes, mais bien parce que les artilleurs cessent de tirer pour ne pas se faire repérer. Et surtout, cette offensive est coordonnée avec une autre manœuvre, non pas une offensive mais une évacuation.
………
Dans le Slot – En effet, la Marine Impériale a décidé de tirer d’affaire les quelques six cents soldats coincés à Marquana Bay ! Six destroyers, les Amagiri, Murasame, Shigure, Samidare, Suzuki et Tamanami, menés par le croiseur léger Yubari, portant la marque du contre-amiral Matsuji Ijuin, couvrent une évacuation qui doit être assurée par les vieux destroyers Fumizuki et Yunagi, et par une douzaine de barges et de transports improvisés (chasseurs de sous-marins…) rassemblés pour l’occasion.
Guetteurs et avions alliés ont repéré les arrivants, mais un peu tard et les Américains réagissent avec célérité mais en ordre dispersé. Dès 22h45, les vigies japonaises repèrent trois destroyers venant de l’est. Ce sont les Chevalier, O’Bannon et Selfridge, commandés par le Captain Frank R. Walker. Ce dernier n’a pas la prudence de Ryan et choisit de ne pas attendre les destroyers Coghlan, Duncan et Lardner, qui remontent vers le nord le long de la côte ouest de Vella Lavella pour tenter de prendre les Japonais entre deux feux. De fait, l’amiral Ijuin a été surpris et son Yubari se retrouve en queue de ses navires pour faire face aux trois Américains.
23h00 – Walker fait ouvrir le feu, immédiatement imité par les Japonais. Le Suzuki, en tête de la ligne japonaise, est sévèrement touché par plusieurs obus de 5 pouces, qui détruisent sa passerelle, tuant le commandant, et déclenchent un violent incendie.
Mais les Japonais ont lancé leurs Longues Lances et deux de celles-ci atteignent leur cible. Le Chevalier encaisse une torpille dans sa soute à munitions avant et une terrible explosion le coupe en deux. L'O’Bannon, qui le suivait d’un peu trop près, ne peut que percuter ce qui reste de sa partie arrière dans un fracas de métal et doit stopper. Pendant ce temps, le Selfridge (devant le Chevalier) est lui aussi touché par une torpille, mais il la digère moins mal et continue à tirer, même si sa vitesse tombe brutalement.
Il semble que les navires américains soient perdus, mais les Japonais les croient plus durement touchés qu’ils ne le sont : ils ignorent qu’en fait, l’O’Bannon est presque intact et que le Selfridge n’est pas à l’agonie. Du coup, l’escadre du Soleil Levant fait demi-tour et disparaît vers le sud-ouest ! En effet, le Yunagi a repéré l’approche des trois autres Américains et appelle à l’aide. Le contre-amiral Ijuin donne donc l’ordre de leur porter secours au plus vite, quitte à se rapprocher des hauts-fonds, ce qui va limiter ses possibilités de manœuvre.


20 novembre
L’archipel de Nouvelle-Géorgie
Bataille navale de Vella Lavella et baisser de rideau
Vella Lavella, 00h15
– Constatant la supériorité numérique de l’ennemi, les destroyers Coghlan, Duncan et Lardner rompent le combat en abattant vers l’ouest, mais non sans lancer leurs torpilles.
Les navires impériaux, qui sont d’abord cap au sud-sud-ouest, droit vers l’ennemi, ne peuvent poursuivre dans cette direction : si près de la côte, ils risqueraient de heurter l’un des nombreux récifs non repérés qui parsèment le secteur. Ils abattent donc eux aussi vers l’ouest, mais présentent ainsi le flanc aux engins de leurs adversaires qu’ils croient en déroute. Sur le Yubari, l’amiral Ijuin comprend soudain le danger et donne l’ordre d’abattre plein sud, mais c’est trop tard pour les deux derniers navires de sa ligne !
Le Murasame encaisse une torpille à l’arrière qui l’immobilise. Machines hors d’usage, il devra être sabordé à l’aube, faute de pouvoir être remorqué sous un ciel plein d’avions ennemis. Et derrière lui, le pauvre Suzuki, qui s’efforçait de suivre ses équipiers, est crucifié par deux torpilles qui le coulent net.
Pendant ce temps, épuisés et indifférents au son du canon, 589 soldats, soit la quasi-totalité des forces japonaises sur Vella Lavella, embarquent à Marquana Bay. Seuls restent quelques blessés et les morts. Les évacués seront débarqués à Buik ou à Bougainville. Le Japon est ainsi définitivement chassé des Salomon centrales. La conquête de Vella Lavella aura coûté aux Alliés 150 morts, contre 250 morts japonais (des deux côtés, il y a deux fois plus de blessés et de malades).
………
La base de Barakoma sera utilisée jusqu’au 1er mars 1944. Les installations seront ensuite démontées les unes après les autres (les cuves à essence en dernier) et le terrain définitivement abandonné le 15 août 1944. Le dernier soldat allié quittera l’île le 12 septembre 1944, quand la 502e Construction Btn Maintenance Unit sera redéployée à Emirau.
………
« Littlefoot concluait les opérations terrestres dans les Salomon, et constituait aussi l’oraison funèbre de Cartwheel. Il est paradoxal qu’une opération si limitée, surtout par comparaison à Toenails, ait été aussi riche d’enseignements.
Enseignements pour les Japonais, certes, qui découvraient les bienfaits d’une vraie coordination entre Armée et Marine. Sans cette entente, malaisée mais réelle, c’est plus de dix mille hommes qui auraient pu être laissés mourir de faim dans la jungle de Kolombangara. Par ailleurs, l’efficacité des tactiques d’usure de l’Armée ainsi que la supériorité incontestable de la torpille Longue Lance de la Marine se trouvaient confirmées. Une stratégie destinée à saigner les Américains pouvait donc être mise en œuvre lors de batailles défensives, avec des moyens relativement limités. C’était toutefois céder l’initiative à l’adversaire et négliger le fait que cette partie de la campagne des Salomon s’était aussi traduite par des pertes substantielles infligées aux forces japonaises, pertes que celles-ci étaient bien moins capables de tolérer que leurs adversaires.
Pire encore pour les Japonais : dans le même temps, les Alliés avaient eux aussi beaucoup appris. Comme l’US Navy et les forces aériennes, les hommes de l’US Army avaient compris qu’il ne fallait plus sous-estimer leurs adversaires, que ces derniers soient les soldats du Tenno ou la jungle. Par ailleurs, il était désormais évident que la conquête d’îles fortifiées exigeait une couverture navale et aérienne puissante, et une concentration des moyens interdisant de disperser ses forces en de multiples assauts amphibies. Enfin, les Américains avaient constaté de nouveau l’audace des Nippons et compris que le siège aéronaval d’une île ou d’un archipel exigeait des moyens sérieux pour réussir. La Nouvelle-Géorgie et Vella Lavella avaient été conquises, mais les occupants de Kolombangara avaient fui pour pouvoir se battre un autre jour. Les soldats de Sasaki s’étaient échappés et Littlefoot avait partiellement échoué. Cette erreur ne se répéterait pas pour Rabaul et la Nouvelle-Bretagne.
On peut aujourd’hui s’interroger sur les raisons qui ont conduit les Américains à envoyer de malheureux Néo-Zélandais pourchasser les Japonais dans la jungle avec si peu d’entrain, ce alors que le terrain de Barakoma était bien en place et les opérations aériennes sur Rabaul déjà engagées. Pourquoi n’avoir pas simplement laissé pourrir ces adversaires sous les lianes ? En vérité, les combats de Munda avaient généré au sein du commandement allié une véritable hantise de l’infiltration au niveau tactique ou même opérationnel. Il était impossible de laisser dans le flanc de la base des Marines une aiguille d’une taille inconnue, avec tout ce que cela impliquait en termes de risques de raid contre les installations alliées, notamment contre les les pistes et les avions. Les Japonais paraissaient capables de tout et, en conséquence, il ne fallait prendre aucun risque.
La campagne des Salomon ne fut pas poursuivie plus avant sur terre et le centre des affrontements se déplaça vers le nord. Nous laisserons le mot de la fin au sergent Frank Gilberto, du 2/169e de la 43e DI, avec ces quelques lignes extraites de son récit Into the Green Shadow of Death, où il raconte notamment sa campagne de Nouvelle-Géorgie – un sous-officier perdu dans l’enfer vert, isolé bien qu’au milieu d’une des plus puissantes armées du monde.
« Notre moral est au plus bas. Nos pertes sont plutôt élevées. Les hommes de mon escouade me regardent avec un air de reproche, comme pour me dire « Pourquoi sommes-nous de nouveau l’unité de tête ? N’y a-t-il donc personne d’autre que nous ? » Je sais à quel point ils sont frustrés. Combien de temps notre chance va-t-elle encore durer ? Et, bordel, que faisons nous sur cette île à deux dollars ? Pourquoi, quand les Japonais nous bombardaient depuis Munda Field avec leurs canons de 120 mm, n’ont-ils jamais été engagés en contre-batterie par toute l’artillerie à notre disposition ? Où sont la Navy et ses gros culs ? Ils n’arrivent pas à contrôler la mer autour de nous. Où sont nos avions, nos bombardiers ? Avec les rapports des services de renseignement, tout le soutien aérien et naval dont nous disposions, toute l’artillerie que nous avions, nous aurions pu croire que tout aurait été bombardé sur cette île avant qu’on nous fasse débarquer dessus.
Au beau milieu de la jungle de Nouvelle-Géorgie, nous avons l’impression tenace que tout ce qui nous est arrivés jusque là était le fait d’une connerie commise par un galonné, et que nous devons tous souffrir pour l’expier. »

(Robert Stan Pratsky, Salomon Occidentales et Nouvelle-Guinée – Les campagnes oubliées du Pacifique [op. cit.])
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