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Fin des Salomon (Démolition Dan, avec l'aide de Parménion)
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Mai 07, 2018 16:58    Sujet du message: Fin des Salomon (Démolition Dan, avec l'aide de Parménion) Répondre en citant

L'année 1943 sur le théâtre Pacifique présentait un trou fort regrettable, en plein milieu ! Nous n'avions pas évoqué, entre la fin de la campagne de Guadalcanal, la fin de la campagne de Nouvelle-Guinée, les opérations dans les Aléoutiennes et dans l'Océan Indien, et le début des opérations dans le Pacifique Central :
la fin (FTL) de la campagne des Salomon.

Ouf ! Ce trou est aujourd'hui comblé, grâce à Démolition Dan, selon les directives de Parménion.
Pièce après pièce, le puzzle de la 2e GM FTL se complète.
1943 va donc être complet en dehors du front russe, où mars touche à sa fin…

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Casus Frankie

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Dernière édition par Casus Frankie le Lun Mai 07, 2018 17:04; édité 1 fois
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Mai 07, 2018 17:02    Sujet du message: Répondre en citant

20 mars
La Nouvelle-Géorgie et l’opération Toenails – Les plans
Quartier Général Interallié (Nouméa)
– Sanglé dans son impeccable uniforme blanc, le contre-amiral Richmond K. Turner, responsable des opérations amphibies de la VIIe Flotte, présente à l’amiral Halsey le plan établi par son état-major qui doit permettre d’achever de prendre le contrôle des îles Salomon. Et par “présenter”, il faut comprendre : expliquer, défendre et faire valider chacune des phases de la dite opération. Pas si facile, même avec le soutien de son supérieur direct, le vice-amiral Kinkaid, nommé commandant de la nouvelle VIIe Flotte le 15 mars et arrivé à Nouméa le 18 ! Car le commandant du théâtre SOPAC ne porte pas son surnom de “Bull” pour rien, et son humeur est d’autant plus mauvaise qu’il est frustré de jouer les seconds rôles. En effet, le Pacifique Sud-Ouest n’est plus qu’un théâtre relativement secondaire, comme la conférence King-Nimitz l’a définitivement confirmé le 17 janvier. La confrontation avec le Nihon Kaigun qui se déroulera probablement plus au nord, dans le Pacifique Central, sera de bien plus grande importance.
Après une semaine de bouderie ostensible pour protester contre cette grossière erreur – ne pas lui avoir confié à lui, Halsey, le commandement de la poussée décisive contre les Jaunes – le tempérament de fonceur du “Bull” a repris le dessus et il a exigé que Turner lui présente un plan détaillé dans les plus brefs délais. Bien embarrassé, ce dernier a obtenu, à force de diplomatie, de ne présenter ce plan qu’après l’arrivée de Kinkaid, afin de lui éviter une humiliation certaine (et de ne pas se mettre à dos son chef direct).
Dieu merci, le plan est clair et la géographie implacable. On débarquera en premier lieu sur les plages de Nouvelle-Géorgie, île principale du sous-archipel éponyme. Cet ensemble volcanique, qui comprend également les îles de Kolombangara, Vangunu, Rendova et Vella Lavella, se situe en gros au milieu de l’archipel des Salomon, allongé du nord-ouest au sud-est à l’est de la Nouvelle-Guinée.
La côte sud-ouest de Nouvelle-Géorgie – plus de 70 kilomètres de jungles et de plages de sable blanc – est protégée par une barrière de corail qui court sur presque toute sa longueur et délimite un lagon baptisé Blanche Channel. Ce “canal” ne s’ouvre sur la mer libre que par une seule passe significative, la passe Blanche, au sud-est de l’île, dont la profondeur atteint 1 100 mètres. C’est évidemment là que l’on débarquera. La barrière de corail servira ensuite de protection contre une éventuelle contre-attaque de la Marine Impériale. Une base aérienne et navale sera installée à cet emplacement stratégique. Seule petite ombre au tableau, il faudra traverser les reliefs volcaniques qui divisent l’île en deux pour aller détruire les aérodromes et mouillages nippons situés sur la côte nord-est.
La chose devrait être assez facile, car la disproportion des forces paraît écrasante : le XIVe Corps du général Patch (VIe Armée) débarquera deux divisions d’infanterie. Certes, la 43e DI est peu expérimentée, mais la 23e DI Americal a fait Guadalcanal. De plus, il y aura l’artillerie et les chars du Corps, et, en réserve, une autre division d’infanterie, la 24e DI (composée de bleus, elle vient d’arriver à Guadalcanal). Turner regrette juste l’absence d’une division de Marines, que Nimitz veut préserver pour la conquête du Pacifique Central, mais les “Grunts” du 4e Bataillon de Marine Raiders auront l’occasion de montrer ce qu’ils savent faire. En face, les renseignements ne signalent sur l’île que moins de 3 000 hommes : une garnison installée là en octobre 1942. Le secteur serait tenu par la 38e Division, renforcée par la 8e SNLF, mais la majorité de ses forces se trouvent sur Kolombangara, on s’en occupera plus tard.
Pour écraser les Nippons sur l’île, l’état-major compte évidemment sur une considérable puissance de feu. En l’air, les avions basés à Henderson Field, dans les îles Russell et en Nouvelle-Guinée, soit environ 750 appareils. Les Japonais ne pourront vraiment compter que sur les avions de Rabaul – d’ici le lancement de l’opération, si Lae n’est pas pris, son aérodrome sera au moins aux abois, les Australiens l’ont promis. En mer, la VIIe Flotte du vice-amiral Kinkaid soutiendra l’opération. Elle comprend principalement des croiseurs et des destroyers, mais aussi des porte-avions d’escorte, et elle est renforcée par une partie de l’ABDAF – Turner compte notamment sur le croiseur français Jeanne-d’Arc, où il commence à avoir ses habitudes et dont il apprécie les locaux (et, selon certains, la cuisine). Les navires européens ne devront cependant être engagés qu’au minimum, à la fois pour les ménager et pour conserver à l’opération un caractère « purement américain » (ordres de l’amiral King…). Une force de croiseurs (contre-amiral Walden Ainsworth) s’approchera davantage, pour des missions de couverture et d’appui-feu, et une escadre mixte de croiseurs légers, de destroyers et de mouilleurs de mines (contre-amiral Aaron Merrill) posera des champs de mines pour barrer la route à d’éventuels renforts japonais. Enfin, huit sous-marins du SubSQUA 8 (contre-amiral William N. Downes) seront postés en vigie. Evidemment, il est douteux que les Japonais mobilisent la Flotte Combinée pour défendre un carré de jungle, mais sait-on jamais…
Mais “Bull” Halsey ne compte pas s’arrêter une fois la Nouvelle-Géorgie entre ses mains et les avions alliés basés dessus. Ce qu’il veut, c’est écraser lui-même les Japonais, et, grâce à une série de résultats éclatants, faire changer d’avis Nimitz et les huiles de Washington, qui ne comprennent décidemment rien à cette guerre. Turner a donc été prié d’ignorer les ordres de King, qui sont de ne pas s’enfoncer jusqu’à Rabaul, en Nouvelle-Bretagne, et de se contenter d’étouffer la base japonaise. Cependant, les étapes suivantes ne sont pas encore déterminées avec précision – Kolombangara, Vella Lavella, Bougainville ?
Quoi qu’il en soit, l’ensemble est dénommé opération Cartwheel. Halsey insiste pour que tout passe par lui : cette opération doit le remettre sur le devant de la scène. Il faudra aller vite : la Nouvelle-Géorgie devra être attaquée à la mi-juin et sécurisée dans les deux semaines. Cette première étape de Cartwheel sera l’opération Toenails – ongles d’orteils. Turner risque un sourire : comment mieux dire qu’il s’agira d’une petite chose insignifiante…


30 mars
La Nouvelle-Géorgie et l’opération Toenails – Les préparatifs
Segi Point (extrémité sud-est de la Nouvelle-Géorgie), 23h00
– Sous une lune pâle se reflétant dans les flots de l’océan Pacifique, quatre hydravions PBY-5A “Black Cats”, intégralement peints en noir, amerrissent à environ un mille de la côte de Nouvelle-Géorgie. Sans perdre de temps, sitôt les aéronefs immobilisés, des mains recouvertes de cirage mettent à la mer des canots pneumatiques. Sortant des baies ovales du fuselage, des équipes de douze Raiders des Marines du 4e Bataillon prennent place dans les esquifs qui se dirigent vers la côte, portés par les courants et les coups de rame. Les hydravions redécollent sans demander leur reste. A deux cents mètres du rivage, le chef de section du premier canot remarque des ombres entre les palmiers. Comme prévu, ils sont attendus – par des amis, du moins faut-il l’espérer.


31 mars
La Nouvelle-Géorgie et l’opération Toenails – Les préparatifs
Segi Point (extrémité sud-est de la Nouvelle-Géorgie)
– Les Raiders ont rejoint une vigie néo-zélandaise déployée sur l’île il y a plus de six mois, le dénommé Donald Kennedy. Ce dernier se charge de l’accueil de l’avant-garde des Marines et leur résume la situation.
Avant-guerre, les Occidentaux (civils) n’occupaient que la plantation Lambeti, à Munda, au nord-ouest de l’île, et une mission à Rendova (la petite île en face de Munda). Conformément aux renseignements alliés, et comme l’avaient fait leurs prédécesseurs britanniques, les Japonais ont concentré leurs installations et la majorité de leurs troupes à Kolombangara (île réputée la plus saine et la moins sujette à la malaria de l’archipel de Nouvelle-Géorgie, entre la pointe ouest de l’île principale et Vella Lavella). La Nouvelle-Géorgie elle-même n’est occupée que par quelques garnisons dans les mouillages du nord-est. L’agent, qui dirige une troupe d’environ deux cents Malaisiens, se fait fort de guider les Raiders vers ces implantations afin de procéder à des reconnaissances, pour peu que les Marines puissent traverser des montagnes volcaniques recouvertes de jungle malgré un climat infernal !
Seule ombre au tableau, les actions de guérilla de Kennedy, outrepassant largement les ordres qui lui avaient été donnés, ont déchainé l’ire du général Sasaki, qui a lancé une compagnie d’infanterie à la recherche des rebelles. Il faudra donc être très discret, soupire le lieutenant Suborn, qui conduit l’expédition…


22 avril
La Nouvelle-Géorgie et l’opération Toenails – Les préparatifs
Segi Point (extrémité sud-est de la Nouvelle-Géorgie)
– Quatre grandes formes noires se posent de nouveau sur l’océan. Les Raiders des Marines remontent à bord, leur mission est achevée. Cette dernière s’est révélée riche de renseignements. D’abord, les occupants nippons s’attendent à un assaut direct sur l’ensemble portuaire Bairoko-Enogai, le mouillage au nord de l’île qui fait face à Kolombangara. Cette constatation ne surprend guère le lieutenant Suborn, qui a constaté la difficulté du terrain. Pas de route évidemment, mais pas de piste non plus. Des dénivelés atteignant 25 % par endroits, une végétation obligeant à progresser à quatre pattes, parfois sur des centaines de mètres, des marais ou des rivières sur toutes les surfaces planes. Il a fallu deux semaines pleines à son unité pour traverser ce véritable piège. Encore ont-ils progressé sans opposition, avec un équipement très léger et avec l’aide des chefs de clan indigènes, tous favorables aux Alliés (un peu grâce à l’entremise de Kennedy, mais surtout à cause des exactions nippones contre leurs tribus). Les indigènes sont assez malins, eux, pour circuler exclusivement en pirogue ! Il faut rapporter tout cela d’urgence à l’état-major à Nouméa.
Il faudrait aussi transmettre la demande de Kennedy, qui se trouve bien seul et s’inquiète de ses chances de survie si d’aventure les Japonais découvraient sa cachette.
C’est donc un lieutenant épuisé et pensif qui observe la Nouvelle-Géorgie disparaitre dans la nuit noire. Et avec elle, sur la plage, un Néo-Zélandais esseulé écoute avec angoisse le bruit de moteurs s’éloigner.


25 avril
La Nouvelle-Géorgie et l’opération Toenails – Les préparatifs
Quartier Général Interallié (Nouméa)
– Le contre-amiral Richmond K. Turner sort du bureau de l’amiral Halsey avec un sourire qui traduit un soulagement compréhensible. Thomas Kinkaid a pris en main et organisé la VIIe Flotte en un temps record : Turner commande à présent la TF-71, chargée de mener l’assaut sous la protection de la TF-77 d’Ainsworth. Sous leur impulsion, tout est prêt pour lancer l’opération Toenails. En deux mois, les services logistiques ont accumulé et entreposé à Guadalcanal pas moins de 54 273 tonnes de ravitaillement, 13 085 tonnes d’équipement, 23 775 fûts d’essence et de lubrifiants. Nouméa abrite également un dépôt complémentaire de près de 7 500 m3 d’essence, réservé à l’opération. Bien plus qu’il n’en faut pour conquérir quelques îlots.
Et le rapport du lieutenant Suborn, des Raiders ? Halsey l’a balayé d’un revers de main : si les Japs sont tous au même endroit, encore mieux ! Le terrain est impraticable ? Sans importance. Une fois qu’on aura débarqué à Segi, on y construira un aérodrome provisoire sur le sable, puis on progressera par bonds en passant par la mer et en s’emparant des mouillages intermédiaires, jusqu’à Enogai et au port de Bairoko. Cela bloquera le ravitaillement de la garnison. L’artillerie lourde, déployée à Rendova par un autre débarquement, couvrira les troupes contre toute contre-attaque avec l’aide de l’aviation de Segi. Les Nippons seront étranglés dans leur refuge et l’assaut final sera lancé au plus tard une semaine après la fermeture de la rade de Bairoko.
Un plan simple et brillant, qui n’expose même pas la Marine ! Une simple question de motivation, que Turner entretiendra au besoin. Il n’est pas surnommé pour rien « le Terrible » !
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Merlock



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MessagePosté le: Lun Mai 07, 2018 17:09    Sujet du message: Répondre en citant

Très bien, bravo, mais ça manque d'illustration...

http://ekladata.com/aLqqhtpOwTYhuCdFBBvUl7cP7Ug@500x318.jpg
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demolitiondan



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MessagePosté le: Lun Mai 07, 2018 17:18    Sujet du message: Répondre en citant

Casus est trop modeste, il a échangé un nombre certain de mail avec moi sur ce sujet. Et il a une carte mais ... CHUT ca viendra :

Sinon, et je suis navré

Citation:
de clanS indigènes


Quand je pense au nombre de fois qu'on a relu le texte ... Rolling Eyes
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Mai 07, 2018 17:21    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
Quand je pense au nombre de fois qu'on a relu le texte ... Rolling Eyes


Hé heu, non, c'est "des chefs de clan indigènes" - Il y a plusieurs chefs, ils sont indigènes, mais chaque chef n'a qu'un clan !
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Casus Frankie

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demolitiondan



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MessagePosté le: Lun Mai 07, 2018 17:31    Sujet du message: Répondre en citant

Effectivement ça peut se voir comme ça aussi ! Very Happy
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le poireau



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MessagePosté le: Lun Mai 07, 2018 18:48    Sujet du message: Répondre en citant

Par contre il faudrait voir avec Loïc et Patzekiller si Patch est encore dans ce secteur au mois de mars 43 en FTL ; j'en doute.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Mai 07, 2018 18:54    Sujet du message: Répondre en citant

le poireau a écrit:
Par contre il faudrait voir avec Loïc et Patzekiller si Patch est encore dans ce secteur au mois de mars 43 en FTL ; j'en doute.


Patch n'arrive que le 11 juin à Alger… Il peut donc quitter le Pacifique fin mars et passer 2 mois de permission aux USA.
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solarien



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MessagePosté le: Lun Mai 07, 2018 18:55    Sujet du message: Répondre en citant

Jolie texte et désolé de poser une question pas tellement en rapport avec le dit texte mais, que vont devenir les colonies et mandats japonais dans le Pacifique, tout va être récupérer par les américains comme OTL ou alors les européens vont obtenir quelques iles, ilots voir archipel ??
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Mai 07, 2018 19:01    Sujet du message: Répondre en citant

Vu que les Européens vont déjà devoir s'occuper de leurs colonies… ! Le reste ira aux USA comme OTL.
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Parmenion



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MessagePosté le: Lun Mai 07, 2018 21:09    Sujet du message: Répondre en citant

Rendons à César... Malgré l'accroche de Casus très avantageuse pour moi, c'est bien Démolition Dan qui a réalisé 99% du travail de conception et d'écriture de cette "fin des Salomon" Applause

Concernant Patch, il est rapatrié OTL parce qu'il souffre de dysenterie et de malaria. Pas de raison qu'il en soit autrement en FTL, on le remplace par Oscar Griswold à partir d'avril.
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le poireau



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MessagePosté le: Lun Mai 07, 2018 22:04    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:
le poireau a écrit:
Par contre il faudrait voir avec Loïc et Patzekiller si Patch est encore dans ce secteur au mois de mars 43 en FTL ; j'en doute.


Patch n'arrive que le 11 juin à Alger… Il peut donc quitter le Pacifique fin mars et passer 2 mois de permission aux USA.


J'ai retrouvé l'historique FTL de Patch écrit par Loïc (échange par mail le 8 décembre) : il quitte bien Guadalcanal dès le 22 février (rapatriement sanitaire).
Après trois mois de convalescence aux USA il sera réaffecte au front méditerranéen comme commandant du IVe corps US et adjoint de Bradley.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Mai 07, 2018 22:25    Sujet du message: Répondre en citant

Bon, bon ! Confused
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demolitiondan



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MessagePosté le: Lun Mai 07, 2018 22:41    Sujet du message: Répondre en citant

Erreur somme toute légère Cool
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mar Mai 08, 2018 10:01    Sujet du message: Répondre en citant

20 juin
Campagne de Nouvelle-Géorgie
Opération Toenails – Entrée en scène
Segi Point (extrémité sud-est de la Nouvelle-Géorgie), 02h00
– Donald Kennedy, assis sur un cocotier abattu, regarde avec anxiété les vagues de l’Océan Pacifique. C’est pour ce soir, a dit la radio. Il était temps, nom d’un chien, les Japs se rapprochent dangereusement de sa cachette !
Au loin, deux silhouettes se découpent enfin sur l’horizon à la lumière de la lune. Les APD Thatcher et Thomas bravent l’entrée de la passe Blanche malgré les hauts-fonds et jettent sur la plage deux compagnies des Marines Raiders, dont le lieutenant Suborn, qui ne paraît que modérément satisfait de retourner en ces lieux. Kennedy, lui, est soulagé. Sa tête ne roulera pas sous un katana ! Depuis que les camarades de Suborn l’ont informé avec force détail des rumeurs en provenance de Guadalcanal, selon lesquelles “l’homme au sabre”, un Japonais invincible de plus de deux mètres, à moitié fou, aurait réussi à s’échapper après avoir massacré des dizaines de Marines à l’arme blanche, ses nuits sont peuplées de décapitations et de membres tranchés.
Il l’ignore, mais la date du débarquement a été avancée de deux semaines pour le secourir, lui et ses alliés locaux, sur l’insistance de l’amiral Halsey en personne – même si certaines mauvaises langues affirment qu’Halsey en avait simplement assez d’attendre, et que la situation précaire de Kennedy a été le prétexte qu’il espérait.

Nouméa, 08h00« Notre brave Jeanne-d’Arc est un peu esseulée au sein de l’escadre américaine qui quitte Nouméa ce matin. Le Lamotte-Picquet et nos partenaires britanniques Danae et Dragon ont été affectés à un autre task-group. Hier soir, avec quelques-uns de leurs officiers, dont mon ami Simpsons, nous avons porté trois toasts, enfin pour autant que je m’en souvienne : à la République Française, au roi George VI et… aux empires européens. La Jeanne tangue un peu, mais rien qu’un Normand comme moi ne puisse supporter. » (Lieutenant de vaisseau Jacques Chambon – Journal de guerre – L’Enfer au Paradis, Perrin, 1997)


21 juin
Campagne de Nouvelle-Géorgie
Opération Toenails – Entrée en scène
Segi Point (extrémité sud-est de la Nouvelle-Géorgie), 02h00
– Comme la nuit précédente, deux transports rapides – les APD Colhoun et Stringham – se présentent devant la passe Blanche, et débarquent une compagnie du 182e RI (23e DI Americal), ainsi que quelques troupes spécialisées chargées de construire une piste de fortune. Avec l’arrivée de ces éléments endurcis, qui ont connu la bataille de Guadalcanal, la position de Segi Point devient presque inexpugnable.
Les hommes du génie se mettent sans attendre au travail et commencent l’abattage des palmiers afin de dégager une emprise suffisante sur la plage. Le terrain marécageux et le dénivelé des pentes n’offre de toute façon pas d’autre possibilité. Une installation peu brillante, mais suffisante dans l’attente de la conquête de Munda Point et de ses 1 430 mètres de coraux concassés. Sans parler de ce que l’on pourra faire sur Kolombangara !
Devant l’absence de réaction nippone, un officier féru d’histoire se serait exclamé « Comme à Guam en 1898 ! » Les regards inquiets des vétérans de Guadalcanal autour de lui auraient dû lui suggérer que l’empire du Soleil Levant de 1943 n’était pas l’empire espagnol quarante-cinq ans plus tôt.

Au sud des Salomon, 10h00« Aujourd’hui, le pacha m’a convoqué sur la passerelle pour une mission que je n’envisageais pas. En effet, il semblerait que les missions d’appui-feu font être critiques pour la campagne qui s’annonce. Donc, nos amis américains ont souhaité réviser les procédures et définir des responsables uniques, pour l’aviation [Pour l’aviation, ce sera le brigadier-général Francis Mulcahy, placé sous l’autorité directe de Turner et ayant tout pouvoir sur les avions opérant aux Salomon. C’est une première : auparavant, les responsabilités étaient diluées entre les responsables des différentes formations.] et pour la marine. Et ces responsables auront besoin de relais sur le terrain. Pour ses loyaux services et son bilinguisme franco-anglais, devinez qui a été désigné comme représentant de la Marine Nationale à l’état-major du général Hester ? Seule consolation, l’ami Simpsons sera aussi du voyage sur cette île sûrement infestée de moustiques, serpents et autres bêtes venimeuses, pour représenter la Royal Navy. » (L.V. Jacques Chambon – op. cit.)


26 juin
Campagne de Nouvelle-Géorgie
Opération Toenails – Entrée en scène
Archipel des Salomon
– D’un commun accord, les amiraux Halsey, Kinkaid et Turner constatent que la position à Segi Point est suffisamment renforcée pour passer à la suite de Toenails. En conséquence, les premiers raids aériens sont lancés : de Guadalcanal, des B-25 de l’USAAF et des Corsair des Marines frappent les bases de Munda, de Kolombangara et de Villa Lavella, ainsi que tous les aérodromes de l’archipel, jusqu’à Bougainville. Il s’agit de neutraliser les forces ennemies aériennes (et éventuellement navales) tout en maintenant l’incertitude sur l’objectif final.
Grâce à la surprise et à la faible défense des cibles, les raids s’enchaînent sans autre perte qu’un Corsair endommagé et un B-25 contraint d’amerrir près de l’ile Pavuvu (équipage récupéré). La chasse américaine et néo-zélandaise entreprend un ratissage soigneux de l’archipel, pour détruire tout appareil ennemi qui pourrait menacer l’opération.
Au large des Salomon, formant un arc de cercle au nord, les sous-marins de Downes sont en sentinelle, prêts à intercepter tout mouvement de troupes ou de bâtiments. Et la nuit, les PBY-5A "Black Cat" rôdent…


30 juin
Campagne de Nouvelle-Géorgie
Opération Toenails – Entrée en scène
Archipel des Salomon, 03h00
– S’approchant dans l’obscurité sans être détectés, le croiseur mouilleur de mines MN Lamotte-Picquet, accompagné des mouilleurs de mines USS Breese, Gamble et Preble, qui font partie de la force mixte de Merrill, entreprennent le mouillage d’un champ de mines au nord des îles Shortland, en complément du rideau de huit sous-marins. Sa tache accomplie, la force se retire sans opposition.
Au même instant, l’escadre d’Ainsworth apparait au nord de la Nouvelle-Géorgie et entame un bombardement des positions précédemment reconnue par les Raiders autour de Munda. Les batteries côtières de Kolombangara et de Munda ne peuvent riposter efficacement dans l’obscurité et ne font qu’endommager légèrement un destroyer. La frappe américaine manque toutefois clairement d’efficacité.
………
QG japonais de Kolombangara – Le général Minoru Sasaki prend acte de la situation. La présence de navires américains aux environs de Munda ne peut dire qu’une seule chose : la Nouvelle-Bretagne est menacée ! Des vedettes envoyées en reconnaissance confirment au petit matin la présence de troupes ennemies à l’extrémité sud de l’île. Le général a du mal à conserver son flegme asiatique : que viennent faire les Yankees dans ce trou perdu ? Il ordonne aussitôt d’envoyer un message au lieutenant-général Harukichi Hyakutake, commandant la XVIIe Armée, à Rabaul. Il prie Amaterasu que son supérieur puisse convaincre la Marine de participer sans délai à une riposte commune.
………
Segi Point (extrémité sud-est de la Nouvelle-Géorgie), 08h00 – Trois nouveaux transports rapides de la Transport Division 12, les APD Dent, Manley et Waters, filent vers la base des Raiders et du 182e RI. Ils s’échouent sur le sable pour décharger plus vite le 47e Seabee Btn. Il s’agit de renforts imprévus, décidés devant l’incapacité des fantassins, présents depuis déjà dix jours, de construire la base aérienne provisoire prévue. Les cocotiers se révèlent indéracinables sans matériel lourd et le corail ne cède que sous l’explosif. Les moyens spécialisés des Seabees devront résoudre ces difficultés et rattraper le retard sur le planning opérationnel. Les navires attendront la marée haute pour se dégager, sans mal. De toute façon, l’attention de l’ennemi s’est portée ailleurs.

Opération Toenails – Premier mouvement
En effet, c’est à présent toute la Nouvelle-Géorgie qui est attaquée. Pas moins de quatre débarquements simultanés engagent la quasi-totalité de la 23e DI. D’abord à Wickham Anchorage, sur l’île de Vangunu, au sud de Segi Point, puis à Viru Harbor, sur la côte même de Nouvelle-Géorgie, à l’ouest de Segi Point. Ces deux opérations visent à installer une base pour les transports légers et les vedettes rapides devant opérer dans Blanche Channel, afin de contrôler ce “canal” et faciliter l’envoi de renforts de ravitaillement aux troupes déjà présentes, au plus près de l’action. Plus important, le troisième débarquement est lancé vers Enogai, au nord de la Nouvelle-Géorgie, face à Bairoko, afin de couper l’approvisionnement de la base japonaise de Munda. Enfin, d’autres éléments débarquent sur l’île de Rendova, au sud de Munda, afin de profiter de son pic de 3 400 pieds, qui permettra à l’artillerie américaine de bombarder non seulement Munda mais aussi le QG de Sasaki, sur Kolombangara.
Tous ces débarquements bénéficient d’un puissant parapluie aérien et sont effectués par des bâtiments rapides pour prendre les Japonais de court. Mais ils sont entravés par des conditions météorologiques très défavorables. La forte houle chahute les APD des Transport Divisions 16 et 22 et de fortes pluies soudaines désorientent les convois.
Ainsi, le convoi qui transporte les troupes destinées à Wickam Anchorage dérive vers Oleana Bay et défile devant des batteries côtières japonaises, qui coulent trois petits transports. Néanmoins, une fois hors de portée des canons ennemis, les fantassins débarquent sans opposition et entament une marche forcée vers leur objectif. Leur tâche est rendue particulièrement difficile par l’absence de cartes fiables de l’île. Les officiers en sont réduits à utiliser les documents établis par l’Amirauté en… 1890, qui ne mentionnent ni les récifs, ni les dénivelés. Pour la grande majorité de l’île et même de l’archipel, ces derniers ne montrent même que de larges taches vertes portant la mention « Forêts denses »
Plus à l’ouest, les transports en approche de Viru Harbor sont pris à partie par un canon de 76,2 mm, soigneusement camouflé et passé inaperçu de l’aviation. Sans escorte, les petits transports n’insistent pas et débarquent à Segi Point.
Le convoi pour Enogai, lui, constatant qu’il ne bénéficie pas de l’effet de surprise qui lui aurait permis théoriquement de passer devant les batteries de Bairoko et de Kolombangara, fait sagement demi-tour.
Enfin, à Rendova, des éléments du 172e Rgt de la 23e DI débarquent au point prévu, mais sous le feu des 300 hommes et des quelques canons de la garnison. Toutefois, un tir chanceux élimine le commandant de cette force dès les premières minutes du combat. Les destroyers USS Gwin, Kearny et Plunkett s’approchent pour soutenir à bout portant les “Grunts” de la 3e Compagnie des Raiders qui forment la seconde vague et s’emparent des canons de vive force. L’affaire est réglée dans la journée, malgré des pertes sensibles (45 tués, 67 blessés). Trois bataillons d’artillerie de l’US Army (un de 105 mm et deux de 155 mm) sont immédiatement débarqués sur la jetée conquise de haute lutte. Dans la soirée, le QG du général Sasaki est à portée de tir. En se repliant, les navires sont pris à partie par les batteries côtières de Nouvelle-Géorgie, décidément très en verve, qui endommagent le Gwin. Les marins ripostent et réduisent au silence les impudents, dont le canon de Viru Harbor, qui a poussé sa fortune trop loin.
La réponse de Rabaul ne se fait pas attendre. La Marine envoie en urgence un groupe de 27 chasseurs Zéro chargé de « balayer le ciel » et qui se présente au-dessus de l’archipel à 11h15. C’est lui qui est balayé par les Corsair en embuscade, qui abattent 13 appareils sans pertes. Un second raid suit à 15h50, sous une pluie fine qui n’empêche pas les combats aériens. Sur 25 G4M et 24 Zéro, 17 bombardiers et 3 chasseurs sont abattus, contre un seul Corsair qui va se poser dans le lagon devant Segi Point. Toutefois, l’un des Betty parvient à placer une torpille dans la salle des machines du transport McCawley, qui rentre de Vangunu avec le groupe de Wickham Anchorage, décidément malchanceux. Le bâtiment tente d’abord de rejoindre Segi Point, mais il doit finalement s’échouer sur un récif de Blanche Channel, où il est abandonné par son équipage. Enfin, huit D3A “Val” arrivent avec dix minutes de retard sur le gros du raid au dessus de leur objectif ; ils sont sèchement dispersés par les P-40 de la NZAF, qui en abattent trois sans perte.
………
Dans la soirée, en adressant son rapport à Nouméa, le major-général Hester, commandant de la 43e DI et des forces d’occupation en Nouvelle-Géorgie, ne peut que constater l’échec du plan. Si les Japonais n’ont pas infligé de pertes significatives aux assaillants, leurs actions, le climat et la malchance ont bouleversé l’opération complexe conçue au frais dans les bureaux de Nouméa. Le débarquement de Wickham Anchorage est un demi-échec, celui de Viru Harbor s’est transformé en apport de renforts à Segi Point, celui d’Enogai a été annulé. Seul celui de Rendova a vraiment réussi. Pour s’emparer de Bairoko et Munda, il faudra marcher, ce sera nettement plus long que prévu. Ce n’est pas sans inquiétude que Hester envisage l’entrée en scène de sa propre division, qui va connaître son baptême du feu.
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