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Avril 43 - Méditerranée
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Aoû 12, 2015 08:00    Sujet du message: Avril 43 - Méditerranée Répondre en citant

Texte incomplet, bien sûr (manquent les événements de Grèce...), mais tant pis !


Avril 1943
1 – La guerre en Méditerranée
De la difficulté de commander un front “secondaire”

1er avril
La campagne d’Italie
Front italien
– A l’ouest, après les Américains, c’est au tour des Italiens de suspendre leurs opérations. La Trento est épuisée, la Bari monte en ligne pour remplacer la Testa di Ferro, la Cremona a beaucoup souffert et a besoin de recompléter ses effectifs.
Chez les Belges, les premiers éléments de la 4e DI sont en train de monter en ligne. La division va ainsi remplacer la Brigade Tancrémont entre les unités italiennes et françaises.
Chez les Français, la 14e DI et la 83e DIA font leur jonction à Montefalco. La Brigade Noiret entre à Cerreto di Spoletto. Cependant, dans la plaine, les Allemands ont eu tout le temps de se réorganiser en une ligne cohérente entre Bevagna et Foligno.
A part quelques opérations de sécurisation des 44e DI et 5e Division Indienne, le Xe Corps britannique reprend son souffle. Son prochain objectif est la ville de Norcia.
A l’est, la bataille d’Ascoli Piceno fait rage entre la 1ère Division Sud-Africaine et un Kampfgruppe constitué d’éléments de la 292. ID et de la 10. Panzer. Bien qu’on s’y batte toujours, le sud de la ville, ou ce qu’il en reste, peut être considéré comme pris. En effet, un coup de main audacieux des Britanniques a enlevé intacts le pont di Cecco et le fort Malatesta qui le contrôle, permettant la jonction de troupes alliées de part et d’autre du Castellano.
Dans les airs, l’as de la II/JG 77, le lieutenant Johan Pichler, fête sa cinquantième victoire, obtenue contre un Hurricane du Sqn 603.

L’Union fait la Force – Passage de relais
Au sud de Marsciano
– Les pièces du 19e d’Artillerie à Cheval de la Tancrémont laissent la place aux tubes du 10e d’Artillerie, 1ère Brigade, 4e DI. Les chefs de pièce se transmettent les informations relatives aux secteurs, tandis que dans les bureaux de tir, les tables fournies par le major Legrand sont très appréciées. On reconnaît le travail de quelqu’un de méticuleux – en fait, tout est écrit pour permettre aux artilleurs de fournir un tir immédiat en cas de besoin. Pendant que le 10 A se déploie et camoufle ses pièces, le 19 ACh accroche les siennes aux GMC pour rejoindre la zone de rassemblement de la Brigade.
– Vous verrez, la position est potable, on balaie bien le secteur et puis le temps s’arrange !
– Oui, en effet. Merci pour votre accueil, on se reverra au pays.
– Sûrement ! D’ici là, mettez en plein la figure aux Schleus !

………
Monte Castello di Vibio, à l’EM divisionnaire de la 4e DI – Le désengagement de la Tancrémont s’effectue de manière fluide ; les unités sont relevées au fur et à mesure de l’arrivée des brigades de la 4e DI. L’état-major divisionnaire de celle-ci monte en puissance, l’artillerie divisionnaire s’installe, les transmissions fonctionnent. Il n’y a pas encore eu d’alerte aérienne et les Allemands se contentent de tirs de harcèlement sur les positions. Après avoir été reçu par son commandant de corps, le général Bastin donne ses ordres.
– Vérifiez que la 3e Brigade s’installe bien en réserve dans le centre du secteur avec le II/1L.
– Ils sont à Fratta Todina,
indique Vandenheede.
– Les réserves de munitions ?
– Installées, nous en avons pour trois jours de combat et notre transport est prêt à faire des norias le cas échéant.
– Excellent, n’oubliez pas de bien les camoufler.

A ce moment, le colonel Piron est annoncé. Il est accueilli avec chaleur : « Ah, Colonel ! Je suis content de vous voir. Vous avez été très occupé depuis votre arrivée en Italie. Après la Sicile, vous avez encore eu les honneurs du communiqué ! » s’exclame Bastin, avant d’ajouter, avec un léger sourire : « Et vous avez même eu droit à la chronique mondaine… ».
– C’est vrai, reconnaît Piron, notre réveillon du Nouvel An a été… surprenant.
– Bien, laissons les mondanités de côté pour le moment. Qu’avez-vous à nous apprendre sur la situation dans le secteur ? Comment se comporte l’ennemi ? Nous vous écoutons.
– Les Allemands s’accrochent au terrain, et de manière efficace je dois dire. Alors vous devrez profiter de tous les appuis disponibles. En particulier, n’hésitez pas à utiliser vos antichars au cours des assauts, ça nous a bien aidés. Par exemple, c’est ainsi qu’on a pu prendre un pont intact. Et puis, le terrain est compartimenté et vallonné, il faudra alterner blindés et infanterie en pointe. Et méfiez-vous des Pak, qui sont toujours bien camouflés.
– Mais pour le moment nous sommes en défensive,
remarque Vandenheede.
– Oui, mais maintenez la pression sur les Boches en effectuant des patrouilles si vous ne voulez pas qu’ils vous le fassent subir.
– Ne vous inquiétez pas, déclare Bastin. Cette fois, c’est nous qui avançons et eux qui reculent. On ne les lâchera pas.
« Bon,
ajoute le général, voici les ordres pour votre Brigade. Vous rejoignez Naples pour embarquer en direction de la Tunisie. Vous irez stationner avec les Ardennais dans le secteur d’Hammamet. Vous êtes remis à disposition du FBM, qui vous attend, pour entraînement et reconstitution des effectifs. Dès que vous serez installés en Tunisie, vous devrez vous rendre à l’état-major belge. »
– A vos ordres mon Général. Avant de partir, je vais me rendre au cimetière de Todi pour rendre les honneurs aux hommes tombés au combat. Mais dès ce soir, nous serons partis !
– Je vous souhaite bonne chance pour la suite. Et encore félicitations pour la façon dont vous avez mené notre première Unité Blindée au combat.

Piron parti, Bastin conclut : « Je pense qu’une grande carrière l’attend, s’il n’a pas d’ennui avec un obus allemand, bien sûr… Où en sommes-nous avec notre installation ? ».
– Nos troupes sont installées, les liaisons avec nos flancs sont faites et l’artillerie a déjà entamé des tirs de contre-batterie.
– Très bien. C’est le 2e Grenadiers qui est sur notre droite, n’est-ce pas ? Pas de problèmes avec les Français ?
– Non, ça se passe bien.
– A toute les unités sur la ligne de front : effectuez des patrouilles de nuit pour tâter le terrain et situer l’ennemi. Pour le moment, on doit fixer les Allemands.

………
Secteur du 2e Grenadiers – Le II/13 Li et le 2 Cy partis, le 2 Gr aménage ses positions. Pour les grenadiers, la réalité du front s’installe. L’EM régimentaire fait le point et s’apprête à exécuter les ordres reçus de la Brigade.
– Nous devons exécuter des patrouilles pour voir ce que préparent les Moffen. Si c’est possible, on ramène des prisonniers, annonce Felies.
– Les Allemands doivent déjà savoir qu’il y a eu du changement, observe Balleger.
– Oh, ils le savent, c’est sûr, depuis que la riposte d’artillerie est effectuée par les 155 du 20 A et non plus par les 105 du 19 ACh. Ils voient bien qu’ils reçoivent des obus plus gros sur le crâne ! sourit Herbiet. Que les bataillons aménagent de solides positions défensives. Les observateurs d’artillerie sont en position ?
– Oui, avec les compagnies de combat. Le 3e Bataillon est en réserve avec l’escadron de Lanciers à la hauteur de la limite sud de Marsciano, prêt à renforcer le 1er à droite ou le 2e à gauche. La batterie anti-char de Brigade est installée à hauteur des routes qui viennent du nord et du nord-est et l’EM Brigade est à Casaccia
– Bernard, tu rejoins Dirk Naessens au 1er. En tant que francophone, tu te chargeras d’assurer la liaison avec les Tirailleurs qui sont à notre droite.
– A vos ordres.
– Jorg, fait passer l’ordre que si nos armes lourdes ont une cible d’opportunité, elles n’hésitent pas à la neutraliser sans demander la permission. De toute façon, les Allemands savent où nous trouver… Pour tout le monde : on ne décroche que sur ordre. Faites bien passer le message, nous ne sommes plus sur le Canal Albert !

………
Positions du I/2 Gr – Le major Naessens fait le tour des positions pour vérifier le dispositif. Ses hommes sont prêts. Certes, il peut remarquer une certaine appréhension chez certains, qui vont subir leur baptême du feu, mais pour les anciens, ceux de Canne et de Redon, c’est plutôt un esprit de revanche. Van Strijdonck, qui l’accompagne, ne peut que remarquer la froideur de son chef et surtout des leurs subordonnés à son égard… C’est vrai qu’il a peut-être été trop loin avec les charistes, se dit-il.
– Capitaine, vérifiez que les munitions sont bien distribuées en suffisance, je préfère trop que pas assez, lance Naessens, compris ?
– A vos ordres.
– Assurez-vous que le véhicule radio soit installé à bonne distance du PC, c’est une chose dont nous avons appris à nous méfier.
– C’est fait. J’ai aussi fait vérifier la pose des lignes et le camouflage. Les observateurs wallons du…

Van Strijdonk s’arrête, fusillé du regard par Naessens, qui grimace de fureur et articule d’un ton grave, mais sans élever la voix : « Capitaine, dernier avertissement, à la prochaine remarque de ce genre, je vous expédie en Urundi voir si les indigènes du coin font bien la différence entre Wallons et Flamands… Compris ! ».
– Compris mon Major, souffle Van Strijdonck, tétanisé par le ton de son chef.
– Et faites passer aux gars des armes lourdes qu’ils peuvent neutraliser les cibles qui se présentent sans demander la permission. Rompez.
………
Un moment plus tard, Balleger se présente au PC de Naessens avec son ordre de mission et des directives du régiment.
– Ça tombe bien que le colonel t’aie envoyé ici, Bernard. Tu as été au feu l’an passé, ton expérience pourra nous être utile.
– Mon Major,
appelle le radio, nos antichars ont repéré quelque chose de suspect.
– Eh bien, sitôt dit… Répondez que le commandant Balleger arrive.

………
Le Marieke est bien camouflé dans les ruines d’un bâtiment. Son 75 bat le terrain devant lui et les servants observent. Le chef de peloton discute avec Devos quand Balleger arrive.
– Vous êtes sûr de vous ?
– Oui, mon Lieutenant, il n’a pas bougé, mais il y a un blindé là-bas. Un Marder III je pense. Et je dois avouer qu’il est bien planqué, mais ils ont dû oublier qu’un reflet, ça se voit.
– Grave erreur. Vous sauriez l’avoir ?
– C’est possible. Peut-être pas du premier coup, mais on y tâchera.
– Ce serait une bonne idée,
commente Balleger, les jumelles aux yeux.
– Mais ça va découvrir nos positions,
s’inquiète le lieutenant.
– Vous pensez qu’ils ne savent pas où nous sommes ? Allez-y, Devos, allez-y. Lieutenant, dites aux observateurs du 10 A de se tenir prêt à régler le tir de contre-batterie au cas où.
Sur le Marieke, Devos donne ses ordres. Enfin… Il attend ce moment depuis le 20 juin 40, bientôt trois ans !
– La cible est adossée sur sa gauche à la bâtisse en ruine.
– Vu.
– Prends ton temps, fieu, il ne doit pas se douter qu’il est repéré.
– Prêt.
– Feu !

Le 75 parle. Explosion, flammes, fumée, quelques mouvements, des hommes qui courent…
– But ! annonce Devos calmement. Bien joué, ajoute-t-il pour son tireur.
– Toujours aussi bon, je vois,
lance Ballegeer.
– Je ne fais que mon boulot, mon Commandant.
– Ne soyez pas modeste. Vous avez bien entraîné votre équipage. Bon travail.
– A présent, la riposte va arriver…
– Hum, possible. Vous avez une seconde position ?
– Oui.
– En cas de riposte, décrochez tout de suite et allez-y. Sinon, ne bougez pas.

La relève de la Tancrémont est bien assurée…

Deux sénateurs en campagne
Front italien
– La mission Truman – Cabot Lodge se poursuit par une visite à l’état-major anglais. Alexander et ses officiers leur présentent – non sans une certaine condescendance parfois – les brillants résultats de la 1st Army de Sa Majesté. Malgré un ravitaillement “limite”, leur offensive de février a permis d’avancer en une seule étape d’autant de miles, et parfois plus, que les autres fronts en deux mois.
Mais les Britanniques concentrent leur discours sur les futures opérations qu’ils projettent. Sans revenir explicitement sur les débats qui ont agité le haut commandement allié en février-mars quant à la pertinence d’une posture plutôt offensive ou plutôt défensive en Italie, ils insistent pour obtenir rapidement le ravitaillement nécessaire à la reconstitution des stocks destinés à la reprise des opérations offensives, avant que les positions allemandes se soient trop renforcées pour être enlevées sans difficultés majeures. Les combats en cours pour la prise de Norcia confirment bien le durcissement des positions ennemies, ce qui prouve de façon éclatante, affirment les Anglais, la justesse de leur point de vue.

Le combat des chefs
Rome
– C’est au tour du QG des forces interalliées en Italie de vivre la même ébullition que celui du SoS la veille à Naples avec l’arrivée inattendue de Frère et Bedell-Smith – Alger a pris tout juste la peine d’annoncer, quelques heures plus tôt, l’arrivée de « deux officiers du GQG », sans préciser leur importance !
Le général Mark W. Clark s’isole rapidement avec ses visiteurs pour discuter en toute discrétion. Il leur décrit dans un premier temps la situation générale, en insistant sur trois points : le calme qui s’installe peu à peu sur tout le front, le nombre important de divisions (d’élite !) allemandes retenues en Italie, et le terrain gagné par les Alliés depuis leur irruption dans la péninsule à Noël précédent. A ce moment, Frère interrompt son monologue et lance la discussion – ou l’offensive : « Général, comment conciliez-vous cette progression avec l’importance secondaire du théâtre italien dans notre stratégie en Méditerranée ? »
– De la façon la plus simple, mon Général,
répond Clark : j’ai bien compris que l’Italie est la troisième et dernière priorité et que je ne disposerai que de forces limitées. J’ai aussi compris qu’avec ces forces limitées, ma mission consistait à immobiliser le maximum d’unités ennemies en Italie. Pour atteindre ce but, dans la limite de mes moyens, j’essaie d’attaquer chaque fois que j’en ai l’occasion, c’est à dire chaque fois que je peux m’assurer une supériorité locale : j’empêche ainsi l’ennemi de se reposer, de fortifier son front, de retirer des unités pour constituer des réserves – et je l’oblige à mobiliser en face de moi un maximum de troupes. De plus, garder l’initiative me permet de prendre l’ascendant psychologique. Enfin, nos succès, même mineurs et sur un théâtre secondaire, nous permettent d’alimenter la presse avec des communiqués optimistes !
– Mais au bout de trois mois de cette stratégie,
demande Bedell-Smith, dans quel état sont vos forces, d’une part, et vos moyens logistiques, d’autre part ?
– La 1ère Armée britannique d’Alexander est solide ; la moitié de ses unités sont actuellement fatiguées après les brillantes opérations de ces deux derniers mois, mais elles avaient pu se reposer et stocker du ravitaillement en janvier, elles seront bientôt capables de lancer une nouvelle offensive du niveau de l’armée. D’ici là, il reste à Alexander assez d’unités aguerries et fraîches pour faire face à toute éventualité.
Du côté de la 5e Armée US de Devers, la situation est plus contrastée : le corps américain a besoin de repos, le corps italien est plein d’allant mais a du mal à recompléter les effectifs de ses unités et surtout à les équiper correctement, seul le corps franco-belge est en pleine forme. Devers interrompt en ce moment les offensives de ses corps d’armée pour les laisser se reposer et reconstituer leur logistique.
– A ce propos, l’état de la logistique de la 5e Armée m’inquiète,
enchaîne Frère.
– Nos officiers généraux américains ont l’habitude de manœuvrer en consommant en abondance munitions et carburant, c’est vrai. Certaines unités françaises et belges en font autant. Quant aux Italiens, soucieux de se racheter, ils attaquent sans regarder à la dépense. Au total, Devers consomme beaucoup de ravitaillement, mais Lee fait un travail remarquable pour que la logistique tienne le coup.
– Justement,
réplique Bedell-Smith, je crois que Jake a trop tiré sur la corde : le SoS explique qu’il n’y arrive plus et demande des moyens supplémentaires pour ravitailler la 5e Armée… Moyens que nous ne pouvons lui donner sans mettre en péril les actions prévues dans les Balkans, ou ailleurs !
– Nous continuerons à opérer avec les moyens que vous pourrez mettre à notre disposition après avoir servi les autres théâtres d’opérations, comme nous l’avons fait depuis Avalanche, n’ayez aucune inquiétude,
répond Clark. Si je dois prolonger la pause opérationnelle pour reconstituer nos réserves, je le ferai.
– Attention Mark,
reprend Bedell-Smith, je dois vous avertir qu’on s’inquiète à Alger, à Londres et même à Washington. Des hommes politiques haut placés se demandent si les opérations alliées en Italie correspondent à ce qu’a décidé le conseil suprême interallié ou à ce que souhaitaient les Britanniques. A Washington, certains – pas nécessairement les mêmes – se sont émus du comportement de nos grandes unités blindées et du taux de pertes. Si ces Messieurs apprenaient que le SoS s’inquiète de l’état des réserves de la 5e Armée, quels rapprochements feraient-ils et quelles conclusions tireraient-ils ? Ce serait un scandale, il faudrait un bouc émissaire…
– Nous ne voulons pas en arriver là, ni laisser se répandre ce genre de doutes et d’interrogations,
intervient Frère. Il nous faut prendre des décisions fermes, chacun à son niveau, pour montrer que ces doutes, s’ils venaient à se répandre encore, n’ont pas lieu d’être. Ordonnez dès aujourd’hui à Devers et Alexander de maintenir toutes leurs unités sur une stricte défensive jusqu’à nouvel ordre. Et prenez les mesures pour vous assurer que vos ordres sont compris et appliqués sur le terrain, afin de ne pas vous retrouver devant le fait accompli à cause d’une initiative locale ! Toute exception devra être validée à mon niveau. Je regrette de devoir ajouter que, si vous ne prenez pas ces mesures de votre propre initiative, je vous en donnerai l’ordre formel dès demain.
– Mais enfin, pourquoi une telle mesure ?
s’insurge Clark, qui a rougi sous le coup violent qu’il vient d’encaisser. Les Anglais ont absolument besoin de prendre Norcia, arrêter l’opération en cours les laisserait dans une situation de vulnérabilité. Et du côté de Devers, toute la 5e Armée a pratiquement l’arme au pied !
– On ne va pas demander aux Anglais de se mettre en danger, bien sûr,
répond Bedell Smith. Et je sais que la 5e Armée fait une pause. Mais après cette pause, pourriez-vous nous jurer que de nouvelles opérations ne seront pas relancées ? Quant aux Anglais, une fois Norcia prise, êtes-vous sûr qu’ils n’en demanderont pas davantage ?
– Donnez l’ordre général immédiatement et faites-nous parvenir sous une semaine des prévisions précises pour la fin de l’opération britannique et de tout autre mouvement offensif local en Italie,
ordonne Frère. Je le répète : en dehors de ces opérations, tout mouvement offensif devra faire l’objet d’une autorisation exceptionnelle de ma part.
– Mark, à ce stade, c’est une affaire de discipline : montrez-nous que vous gardez le contrôle de vos armées et que vous pouvez faire appliquer les ordres, même s’ils paraissent désagréables,
explique Bedell-Smith. C’est votre intérêt ! Comprenez qu’il est désormais trop tard pour des demi-mesures. Si nous attendons plus longtemps en essayant de finasser, cette affaire nous échappera ! Si elle tombe entre les mains de nos sénateurs en goguette, cela deviendra une affaire politique ; si elle prend de l’ampleur dans le gouvernement français ou dans l’administration Roosevelt, le fait qu’une activité excessive de vos forces risque de remettre en cause le débarquement en France sera vu comme une faute grave. Vous savez combien Ike vous apprécie : il m’a néanmoins chargé de vérifier si vous pouviez ou pas remplir votre mission dans le cadre fixé par le GQG.
– Sir, yes Sir,
répond Clark, désormais blême. Laissez-moi vingt-quatre heures pour donner ces ordres et vous rendre compte.
Frère et Bedell-Smith repartent rassurés : il faudra certes veiller à la bonne exécution des consignes, mais Clark a visiblement compris le message – il faut dire qu’ils n’ont pas hésité à en rajouter. Par contre, il n’est pas certain que cette affaire améliore les rapports entre Devers et Lee… Il faudra s’assurer que cela ne complique pas la préparation et l’exécution des prochaines opérations.


2 avril
La campagne d’Italie
Front italien
– Au lever du jour, chaque QG d’armée a reçu un message lapidaire du QG des forces interalliées en Italie « Ordre de passer toutes vos unités en mode défensif ; toute action offensive est strictement interdite sauf autorisation spécifique préalable. Transmettez aux CA et GU et rendez compte ». Ce message provoque de vives discussions, en particulier entre Devers et Clark, mais dans l’ensemble, il est appliqué au plus tard à midi : Clark peut rendre compte à Frère en fin de journée.
A l’ouest du front, c’est le calme plat.
Chez les Français, la journée se passe en opérations de nettoyage (sans avancée du front) dans et autour de Montefalco.
Chez les Britanniques, la dernière séquence des opérations offensives engagées en mars se déclenche – c’est la principale exception concédée par Frère à Clark et Alexander, pour quelques jours encore.
Au nord et à l’est de Cascia, la 138e Brigade de la 46e DI sonde le dispositif allemand. Devant sa résistance, il est décidé de commencer par une journée de bombardements.
De l’autre côté, avec l’appui de l’artillerie et de l’aviation, les Indiens se lancent à l’assaut des monts Sibillini par la route à l’ouest de Pretare et dans les couloirs menant au Belvédère. Les pertes sont importante, car la 6. Gebirgs Division tient solidement les crêtes. La progression est également difficile pour la 44e DI britannique à l’ouest de Capodacqua sur la Route 64, qui décrit de nombreux lacets à flanc de montagne au-dessus d’une vallée très encaissée. Il faudra à plusieurs reprises faire intervenir les pièces lourdes du 6th AGRA pour débloquer la situation.
On se bat toujours furieusement dans les rues d’Ascoli Piceno. Les Sud-Africains progressant vers les rives du Tronto, les Allemands décident une contre-attaque blindée. Cependant, les soldats du Transvaal ont su s’adapter et montrent qu’une infanterie compétente peut bloquer, piéger ou même détruire des blindés aventurés en milieu urbain.
Dans les airs, c’est aux Anglais de se réjouir. Le Squadron Leader Neville Duke, récemment réaffecté au Sqn 92, fête ses 21e et 22e victoires, obtenues contre un Bf 109 de la JG 77 et un Fw 190 de la ZG 2. Il devient ainsi l’as numéro un de la RAF en Méditerranée.

Florence – Une cérémonie marque à la fois le départ d’Italie de la SS PzrGr Division Hohenstaufen et la transformation de la Division Hermann-Göring en une véritable division blindée. Elle recomplète ses effectifs en recevant un bataillon de fusiliers et un autre de Sturmgeschutz III armés d’un 75 long. La division fétiche de Göring jouera désormais le rôle de réserve mobile sur le front d’Italie.

Deux sénateurs en campagne
Front italien
– Truman et Cabot Lodge sont aujourd’hui chez les Français. Autour d’un copieux repas (les Français ont retrouvé en Italie des possibilités culinaires dont ils avaient perdu l’habitude…), les officiers de l’état-major de Kœltz décrivent l’expérience qu’ils ont accumulée depuis 1940 en matière de guerre moderne – et surtout d’utilisation des blindés – en illustrant au besoin leur propos par des exemples tirés des combats de janvier et notamment de la contre-offensive allemande.
Lorsque Truman demande d’un air innocent s’ils partagent, du point de vue stratégique, les positions anglaises – favorables à une offensive dès que possible – ou américaines – beaucoup moins agressives, les Français affirment (avec discipline, diront certains) leur préférence pour l’attitude de Devers, arguant que les armées alliées en Italie manquent encore trop de moyens pour une offensive de grand style. Le coup d’arrêt infligé en février par les Panzers aux opérations de poursuite et d’exploitation a bien montré les limites actuelles des possibilités alliées. Il ne faut cependant pas refuser d’aider les Anglais quand l’occasion se présente de débloquer une situation difficile – les opérations de mars ont ainsi permis au Xe Corps britannique d’avancer de façon significative.
Interrogés sur la performance des Italiens, les Français concèdent qu’ils se sont bien comportés et admettent que leur volonté de lutter contre les Allemands est réelle. Mais en mars, le mordant de leurs troupes s’est émoussé, sans doute du fait de l’attrition subie par leurs divisions et de l’usure de leur médiocre équipement.
En ce qui concerne le secteur français en particulier, Kœltz déclare qu’il aimerait pouvoir passer rapidement à l’offensive pour prendre Pérouse, mais qu’il doit tenir compte du fait que ses plans d’attaque comme le tempo des opérations dépendront d’une part de la possibilité de constituer des stocks de munitions et de carburant et d’autre part des unités dont il disposera. Néanmoins, il ne regrette pas trop le retrait de la 3e DB, qui passe en réserve pour un autre théâtre, car il conserve un corps d’armée solide et bien adapté aux opérations en montagne.
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Jubilé



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Messages: 673

MessagePosté le: Mer Aoû 12, 2015 09:09    Sujet du message: Répondre en citant

Les Britanniques vont grincer des dents en prétendant qu'on les bloque par jalousie.
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Wil the Coyote



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Messages: 1639
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MessagePosté le: Mer Aoû 12, 2015 11:08    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
ceux de Canne et de Redon, c’est plutôt un esprit de revanche. Van Strijdonck, qui l’accompagne, ne peut que remarquer la froideur de son chef et surtout des leurs subordonnés à son égard… C’est vrai qu’il a peut-être été trop loin avec les charistes, se dit-il.


Deux petites coquilles:

ceux de Kanne

et surtout DE leurs subordonnés

Merci Frank
_________________
Horum omnium fortissimi sunt Belgae
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Anaxagore



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MessagePosté le: Mer Aoû 12, 2015 11:26    Sujet du message: Répondre en citant

C'est Alexander qui commande, pas Mongomery (heureusement !)
_________________
Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe.
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Andrew



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MessagePosté le: Mer Aoû 12, 2015 12:29    Sujet du message: Répondre en citant

Je me perd un peu dans le récit. De quel côté sont les Italiens?
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Aoû 12, 2015 12:40    Sujet du message: Répondre en citant

Ah, Andrew, tout est expliqué en 1942...
1er novembre : éviction de Mussolini.
Négociations (mal) dissimulées entre Badoglio et les Alliés.
24-25 décembre: débarquement des Alliés en Italie (Naples notamment) et prisse de contrôle par les Allemands du nord de l'Italie ; Rome est sauvée de justesse.

Depuis le début de 43, plusieurs divisions italiennes se battent avec les Alliés, au sein de la 5th Army américaine.
_________________
Casus Frankie

"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire)


Dernière édition par Casus Frankie le Mer Aoû 12, 2015 13:01; édité 1 fois
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Andrew



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MessagePosté le: Mer Aoû 12, 2015 12:53    Sujet du message: Répondre en citant

Oh? J'ai dû raté cet épisode. Je vous pris de m'excuser pour cette inattention.
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Capitaine caverne



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MessagePosté le: Jeu Aoû 13, 2015 07:31    Sujet du message: Répondre en citant

La Version FTL des Accords d'Anfa avec les Italiens à la place des français OTL est-elle prévue?
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"Au jeu des trônes, il n'y a que des vainqueurs et des morts, il n'y a pas de demi-terme". La Reine Cersei.
"Les gens se disent en genéral affamé de vérité, mais ils la trouvent rarement à leur goût lorsqu'on la leur sert". Tyrion Lannister.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Jeu Aoû 13, 2015 08:44    Sujet du message: Répondre en citant

@ Capitaine Caverne : non pour le moment, mais n'hésite pas à nous en proposer une version.

La suite.


3 avril
La campagne d’Italie
Front italien
– Kœltz a obtenu (profitant, diront les méchantes langues américaines, de ses bonnes relations avec Olry, donc avec Frère) une première « autorisation exceptionnelle » pour améliorer localement le front de son corps d’armée en profitant de l’avancée de ses voisins britanniques. En prélude à ces opérations, les fantassins français reprennent leur progression vers le nord et arrivent à nouveau au contact de la nouvelle ligne de défense ennemie. Quelques accrochages voient les antichars de la 29. PzrGr Division détruire plusieurs blindés des 1/5 et 1/7 Rgt de Chasseurs d’Afrique.
Côté anglais, la 138e Brigade de la 46e DI britannique lance ses premières attaques vers Serravalle et dans les collines au nord-est d’Agriano. La résistance allemande reste forte malgré les bombardements de la veille. En fin de journée, les Anglais sont obligés de revenir sur leurs positions de départ.
Plus à l’est, en revanche, le dispositif de la 6. Gebirgs Division est percé au Belvédère, à l’ouest de Pescara del Tronto, par la 161e Brigade de la 5e Division Indienne. Les Gurkhas et les Punjabis subissent le jour même pas moins de trois contre-attaques, qu’ils arrivent à repousser avec l’aide d’un soutien aérien efficace. Le subedar Singh témoigne : « Quand nous avons débouché sur le col, l’affaire a été vite réglée. Nous les avons repoussés rapidement, mais nous savions qu’ils reviendraient très vite, c’est ce qu’ils font toujours. Alors nous avons vite mis nos mitrailleuses en batterie et nous les avons protégées aussi bien que possible. Une heure plus tard, on a vu du mouvement et lorsqu’ils ont lancé l’assaut, nous étions prêts. La première fois, nous les avons repoussés seuls, mais nous avons dû dépenser une grande partie de nos munitions. Heureusement, le Sahib Captain a parlé avec les avions qui nous ont protégés lorsque ceux des Allemands sont arrivés et qui nous ont aidés à repousser leur deuxième attaque. Les Hurricane nous passaient au-dessus de la tête, très bas, et fonçaient droit vers les Huns ! Quand ça s’est calmé, j’ai envoyé une patrouille pour vérifier que tout le monde était mort et sinon, pour régler ça. Quand ils ont lancé leur troisième assaut, dans l’après-midi, ils savaient que ça allait mal pour eux : nos gars grimpaient de l’autre côté et nous étions soutenus par deux ou trois mortiers. Ils sont quand même venus se battre et comme on manquait de munitions, et aussi d’hommes, un peu, ils sont même arrivés jusque dans nos lignes. Mais au contact, nous autres Gurkhas nous pouvons compter sur notre fidèle ami le khukri, et il a fait la différence. » La photo du subedar exhibant sa large lame avec un sourire éclatant fera la une de nombreux journaux alliés.
On se bat toujours dans les rues d’Ascoli Piceno, mais il semble que la combativité allemande fléchisse ; les hommes de la 292. ID et de la 10. Panzer commencent à se replier sur l’autre rive du Tronto.

Deux sénateurs en campagne
Front italien
– En visite chez les GI de la 34e Division et chez les tankistes du 752e Bataillon (ancien de la 1st Armored, Cabot Lodge ne pouvait envisager de négliger les blindés), les deux sénateurs passent la journée à discuter et à plaisanter, sans hésiter, parfois, à s’approcher à quelques centaines de mètres des premières lignes.

Point final pour l’Olterra
Gibraltar
– Après près de deux mois d’intenses pressions diplomatiques, l’Espagne cède et donne aux Alliés un nouveau gage de sa bonne volonté en autorisant le remorquage de l’Olterra jusqu’à Gibraltar. Mais à cette date, il n’y a plus que trois marins italiens à bord, tous trois civils. En effet, alerté par Forza, Borghese a pris les devants dès fin février : les nageurs de la Decima Mas ont été discrètement exfiltrés, sans que les autorités espagnoles, soucieuses d’éviter un scandale qui les aurait éclaboussées, aient vraiment tenté de les en empêcher.
Après examen minutieux du navire, les Britanniques découvrent des aménagements spéciaux évocateurs : le pont intermédiaire a été transformé en atelier très discret de montage et maintenance, et a été ouvert sur le niveau inférieur, encore immergé. Au niveau de celui-ci, une ouverture a été découpée dans la coque pour permettre aux SLC de quitter le navire et d’y revenir en plongée, donc sans être vus. Les Italiens ont évidemment saboté tout leur matériel avant d’abandonner le navire, mais les hommes de Crabb réuniront assez de pièces pour réussir à reconstituer une maiale entier !


4 avril
La campagne d’Italie
Front italien
– Ayant repris contact avec les Allemands sur tout leur front, les Français cessent toute progression dans la plaine de Montefalco. La 14e DI doit en effet être relevée dans les prochains jours. La 83e DIA, elle, a bien besoin de souffler.
Côté britannique, l’offensive se poursuit difficilement. Dans la poussée vers Norcia, la 138e Brigade de la 46e ID prend Serravalle, mais se retrouve stoppée moins d’un kilomètre plus loin, dans le secteur du monastère. Au nord-est d’Agriano, la situation semble bloquée également : après une nouvelle journée de combats, la progression sur les pentes n’est que de quelques centaines de mètres. De l’autre côté du massif, la 5e Division Indienne progresse sur la crête en direction du col de Forca di Presta, où passe la route. A la nuit, un coup de main est tenté, qui tombe sur du vide : les Gebirgsjägers ont pu s’échapper. Dans la vallée, à l’ouest de Capodacqua, la 133e Brigade d’Infanterie ne peut progresser.
Tout à l’est du front, les rives du Tronto sont atteintes par les Sud-Africains sur presque toute la longueur du fleuve. Le traverser est cependant impossible car les Allemands ont fait sauter les derniers ponts restants.
………
Dans les airs, on ne note que quelques escarmouches. L’une d’elles permet au jeune Alfred Froling, du 65th FS, d’obtenir sa deuxième victoire sur P-40, contre un Bf 109.

Deux sénateurs en campagne
Front italien
– Les sénateurs Truman et Cabot Lodge partagent aujourd’hui un barbecue à la texane (organisé à leurs frais) avec les hommes de la 36e Division d’Infanterie. Même les positions les plus avancées auront droit à leur côte de bœuf. La journée se déroule comme la veille dans une ambiance bon enfant. En fin d’après midi, les artilleurs du corps d’armée auront droit à l’attention des deux illustres visiteurs, permettant à Truman d’évoquer ses souvenirs d’artilleur sur le front français, en 1918.
Tous les Américains sur le front ont compris que Washington n’oubliait personne, pas même les troupes des échelons arrières, même si le rôle de ceux-ci est souvent obscur. Les nombreux journalistes qui suivent les sénateurs l’ont bien noté – en revanche, ils ne semblent pas avoir relevé l’absence de visite aux troupes italiennes (il est vrai cobelligérantes et non alliées), alors qu’ils sont allés voir les Anglais et les Français (mais non les Belges – cet oubli s’explique par l’arrivée récente sur le front de la 4e DI belge, alors que les sénateurs souhaitaient rencontrer la Brigade Tancrémont, ayant entendu parler de son invitée royale du Nouvel An).


5 avril
La campagne d’Italie
Front italien
– Le front est calme dans le secteur français, mais il s’y passe un important changement. Le 1er Rgt de Zouaves de la Brigade Arnault de la Ménardière (86e DIA) arrive sur le front. La 86e DIA, de type montagne, va remplacer dans quelques jours la 14e DI, appelée à rentrer en Afrique pour se préparer au débarquement en France. Le front du 4e CA français comprendra donc, à gauche la 4e DI belge (qui fera la jonction avec les Italiens), au centre la 83e DIA, et la 86e DIA à droite. L’appui blindé du corps d’armée sera assuré par la 6e BMLE renforcée par le 4e Spahi, l’appui d’artillerie sera assuré par le 108e RALCA.
La 1ère Armée britannique s’acharne. La 46e DI tente toujours de forcer les défenses érigées par la 263. ID et la Division Grossdeutschland autour de Norcia. Dans les collines, les Anglais sont toujours bloqués à mi-pente, tout comme à l’est de Serravalle. Devant cette situation, le général Dempsey décide de tenter une attaque dans un autre compartiment. La 137e Brigade de la 46e DI attaque Castel Santa Maria pendant que la 131e Brigade de la 44e DI attaque dans la vallée. Mais les Allemands tiennent et les deux attaques sont sèchement repoussées. Les nouvelles ne sont cependant pas mauvaises sur tout le front du Xe Corps : la 5e Division Indienne repousse la 6. Gebirgs Division, qui décroche vers l’autre bord du plateau des monts Sibillini. Du coup, la situation se débloque pour la 133e Brigade de la 44e DI, qui avance jusqu’à Castelluccio.
Tout à l'est du front, ce jour marque la fin de la bataille d’Ascoli Piceno. La 1ère Division Sud-Africaine a bordé le Tronto et occupe presque toute la ville, mais les Allemands de la 292. ID contrôlent toujours la rive nord.

Deux sénateurs en campagne
Rome
– Les sénateurs Truman et Cabot Lodge ont droit ce matin à une réunion stratégique avec les généraux Clark, Frère et Auchinleck (le Français est venu d’Algérie et l’Anglais d’Egypte pour l’occasion). Les visiteurs de Washington se voient expliquer la situation sur le front italien du point de vue du haut état-major allié dans le cadre de la guerre en Méditerranée et de la lutte contre l’Allemagne nazie en général. Contrairement aux craintes de Frère et de Clark, aucun des sujets brûlants discutés quatre jours plus tôt entre eux n’est évoqué par les sénateurs.
Après cette réunion, les sénateurs repartent avec Clark et deux ou trois officiers de son état-major seulement pour un repas en privé où certaines questions douloureuses vont être enfin abordées. Henry Cabot Lodge attaque : il ne cache pas qu’il s’est ému des pertes subies par “sa” 1st Armored Division – il a lui-même appris la mort de plusieurs de ses camarades et ne doute pas que l’opinion publique américaine serait troublée de découvrir l’importance de ces pertes.
– Pourquoi les Français et les Belges ont-ils pu garder leurs unités blindées sur le front depuis décembre, alors que l’Old Ironside a dû être retirée à deux reprises pour recomplètement ? demande le sénateur. Et je crains que ce ne soit pas fini : le tableau des pertes actuel n’est guère plus favorable que celui de janvier !
– Monsieur le Sénateur,
répond Clark, embarrassé, vous êtes bien placé pour savoir que nos tankistes manquent encore d’expérience dans le domaine très difficile à maîtriser de la guerre blindée moderne. De plus, la division qui leur était opposée est celle de Hermann Göring, qui a profité de sa position politique en Allemagne pour faire attribuer à ses hommes les meilleurs matériels, les plus récents, qui se montrent encore supérieurs à nos blindés…
– Oui,
coupe le sénateur, mais lors de l’offensive allemande de janvier, les Français ont eu en face d’eux une division d’élite de SS fanatiques, expérimentés et équipés eux aussi du meilleur matériel, et ils n’ont pas cédé de terrain. De plus, cette division Hermann-Göring est une unité neuve, donc pas plus aguerrie que notre 1st Armored !
– Sénateur, l’offensive allemande a quand même été à deux doigts de réussir. Dans l’urgence, l’état-major du IIe Corps a jugé nécessaire de faire intervenir la 1st Armored sur les points les plus chauds et parfois dans des conditions difficiles.

Le sénateur Truman intervient alors, avec calme mais sur un ton sévère : « Général, comme vous le savez sans doute, j’étais capitaine d’artillerie durant l’autre guerre et je sais lire une carte. Je dois dire que l’argument de vos subordonnés sur l’urgence de la situation ne m’a pas convaincu, d’autant que vous étiez, m’a-t-on dit, au courant, dans une certaine mesure, des intentions allemandes. La 1st Armored Division, même encore incomplète, avait eu plusieurs semaines pour se préparer depuis son arrivée en Italie. Sans être un stratège de haut niveau, il me semble que toute cette masse mécanisée, utilisée judicieusement, aurait pu encercler les éléments de tête allemands, c’est ce que montre la lecture des rapports. L’élimination de ces éléments aurait pu permettre une percée qui aurait pu, si ça se trouve, remonter jusqu’à Grosseto, devant lequel vos hommes piétinent encore aujourd’hui, après un nouvel échec ! »
Le général Clark est livide. Il se dit que Bedell-Smith avait raison : le véritable but de cette visite est de trouver un bouc émissaire et de convoquer un peloton d’exécution pour une sentence déjà écrite. Et il se sent pris à revers : alors qu’il s’était préparé à argumenter sur la stratégie et à démontrer la réalité de la pause opérationnelle qu’il a ordonnée, les sénateurs l’attaquent sur le comportement tactique de certaines unités américaines.
Cabot Lodge intervient alors pour adoucir les angles : « Nous voulons dire, Général, qu’il y a des lacunes dans le commandement – non pas sans doute à votre niveau ni à celui du général Devers [Cabot Lodge n’ajoute pas que désavouer Clark ou Devers serait politiquement gênant vis-à-vis des Anglais et des Français], mais aux niveaux intermédiaires. Or, le peuple des Etats-Unis demande des comptes sur la vie de ses soldats, ainsi que sur le matériel et l’argent engagés dans cette affaire. Nous allons proposer au Président de renouveler le commandement de la 1st Armored Division et du IIe Corps. Afin de laver notre linge sale en famille, le général Ward passera de la 1st Armored à un poste d’instruction ou d’inspection, et nous trouverons bien un bureau à Washington DC pour le général Dawley, à moins de l’envoyer en mission de liaison auprès d’un état-major allié quelconque. »
La messe est dite. Les sénateurs repartiront le lendemain, laissant le soin à Clark d’expliquer la situation à ses subordonnés et de faire passer la pilule… de gré ou de force.


6 avril
La campagne d’Italie
Front italien
– Dans le secteur français, tout est calme dans la plaine. Sur les pentes, la Brigade Noiret progresse lentement en direction de Sellano : c’est la rectification locale du front pour laquelle Kœltz a obtenu l’accord exceptionnel de Frère. Dernier effort de la 14e DI avant de quitter l’Italie, il faut réduire un à un les points d’appui allemands, solidement installés des deux côtés de la vallée.
Dans les airs, le commandant Papin Labazordière, du GC II/7, arrose ce soir sa troisième victoire pleine, contre un Ju 87 en route avec son groupe vers le secteur de Norcia. En tout, les Allemands perdent deux Stukas et deux Bf 109 en échange de deux Mustang, dont les pilotes seront récupérés.
Sur le front du Xe Corps britannique, la 138e Brigade s’empare du monastère de Serravalle, mais elle combat toujours, parfois au corps à corps, sur les pentes au nord-est d’Agriano. De son côté, après un mouvement tournant le long de l’ancienne voie romaine qui part de Manigi, la 137e Brigade de la 46e DI débouche sur Castel Santa-Maria par le nord-ouest. Plus à l’est, la 131e Brigade de la 44e DI, soutenue par une aviation efficace, s’empare du fort San Marco. Cette action est décisive car elle force le dispositif défensif allemand entourant Norcia. Les Allemands de la 263. ID reculent pour s’installer au resserrement suivant, moins d’un kilomètre plus loin.
Les Indiens de la 5e Division continuent leur progression sur le plateau des monts Sibillini et dépassent la Route 477. Mais la 133e Brigade de la 44e DI est à nouveau bloquée vers la sortie des gorges. En effet, la route passe à flanc de montagne, en vue directe de l’artillerie allemande positionnée dans la vallée.


7 avril
La campagne d’Italie
Front italien
– Avec l’appui de l’artillerie de la 14e DI (qui n’est pas encore repliée), l’infanterie française arrive en vue de Sellano.
Dans le secteur du Xe Corps britannique, la 138e Brigade de la 46e DI arrive à percer près d’Agriano. Elle s’empare de la cuvette et du hameau d’Ospedaletto, mais il faut encore traverser la forêt pour redescendre de l’autre côté, vers Norcia.
La percée est faite également dans le secteur de Castel Santa-Maria. Pendant que la 137e Brigade de la 46e DI s’occupe de nettoyer le flanc gauche, dans les collines, la 1ère Army Tank Brigade est engagée avec la 131e Brigade de la 44e DI britannique et commence à remonter rapidement la vallée.
A l’est, la 5e Division Indienne attaque Castelluccio di Norcia, petit village montagnard qui commande la sortie du plateau des monts Sibillini. La commune est prise en fin de journée par la 9e Brigade Indienne. En entendant le « Ayo Gurkha » des troupes montant à l’assaut, les défenseurs allemands réalisent que leurs adversaires sont les sinistres coupeurs d’oreilles et lâchent pied ! Pendant ce temps, l’artillerie des Indiens et le 65e Field Artillery Btn de la 44e DI prennent position sur le bord ouest du plateau. De là, ils arrosent jusqu’au nord du hameau de Campi les convois allemands qui commencent à évacuer Norcia.

Deux sénateurs en campagne (postface)
Front italien
– La décision tombe officiellement : le général Woodruff est nommé à la place de Dawley à la tête du IIe Corps américain de la 5e Armée, tandis que le général Harmon succède au général Ward au commandement de la 1st Armored Division. Ces changements s’accompagnent d’un certain nombre de mutations d’officiers supérieurs au sein de l’état-major divisionnaire. Elles seront complétées dans les semaines suivantes par des remaniements à la tête des bataillons blindés.


8 avril
La campagne d’Italie
Front italien
– Dernier effort pour la Brigade Noiret de la 14e DI : elle attaque les villages de Preci et de Sellano avec le 1er Rgt de Zouaves de la 86e DIA. La résistance est faible : l’engagement des Allemands contre les Anglais autour de Norcia facilite le travail des Français. Les deux villages voisins tombent avant midi au prix de moins de dix morts côté français.
Les Britanniques, eux, fêtent la prise de Norcia, après presque un mois d’effort. Ils disposent à présent d’une route principale permettant les mouvements d’est en ouest sur toute la largeur de leur front, alors que les Allemands doivent passer beaucoup plus au nord pour des mouvements d’envergure. C’est cette même route qui, un mois plus tôt, avait permis les mouvements rapides de la SS Hohenstaufen vers Teramo et la contre-attaque de flanc qui avait durement étrillé les Canadiens. Le printemps s’annonce donc sous les meilleurs auspices pour la 1ère Armée de Sa Majesté.


9 avril
La campagne d’Italie
Front italien
– Calme presque général. L’arrêt de toute action offensive, promis par Clark à Frère, devient une réalité sur le terrain.
Chez les Français, les dernières unités de la 14e DI quittent le front pour rejoindre le reste de leur division vers Spolète, en attendant de quitter définitivement l’Italie.
Chez les Britanniques, la 46e DI se réorganise, pendant que la 44e DI passe sa journée en opérations de nettoyage sur les hauteurs autour de Norcia. Elle en profite pour s’emparer sans coup férir des villages de Campi et Todiano.


10 avril
La campagne d’Italie
Front italien
– La Brigade Arnault de la Ménardière (86e DIA) se charge de nettoyer le terrain autour de Sellano. En l’absence d’urgence, l’état-major français a préféré disposer des deux régiments de la brigade avant d’effectuer ces opérations.

Regia Marina cobelligérante
Tarente
– Redevenu un sous-marin classique (il a notamment récupéré un canon), l’Adua est remis en service actif. Il est confié au lieutenant de vaisseau Giovanni Sorrentino, ci-devant commandant de l’Axum, qu’il a fait saborder à La Spezia avant de réussir à rejoindre les lignes alliées. L’Adua sera utilisé par la Regia Marina, sous le contrôle des Alliés, pour des missions de dépose et de récupération d’agents de renseignement ou de saboteurs, notamment dans les Balkans.

La campagne des Balkans
Nettoyage
Rijeka/Fiume
– Le vice-amiral allemand Joachim Lietzmann, amiral commandant l’Adriatique, publie une « Directive sur la lutte contre les bandes en mer » qui témoigne de l’efficacité croissante des Partisans et de l’inquiétude qu’ils inspirent au commandement allemand. Après une série d’observations sur les tactiques des Partisans et les moyens de les combattre, il en vient au statut de la population civile. Lietzmann applique à son secteur une instruction générale du commandant du XVe Corps d’Armée de Montagne, le général Rudolf Lüters : « La méthode, au fond, reste la même : pour rendre sûres les îles et les régions côtières qui nous intéressent, il est nécessaire de les vider de tous les hommes en âge de porter les armes (à partir de 15 ans). Les bandits pris en flagrant délit seront immédiatement liquidés. Les autres (suspects ou douteux en général) seront déportés. »
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JPBWEB



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MessagePosté le: Jeu Aoû 13, 2015 14:52    Sujet du message: Répondre en citant

Plutôt 'Captain Sahib' je crois.
_________________
"Les grands orateurs qui dominent les assemblées par l'éclat de leur parole sont, en général, les hommes politiques les plus médiocres." Napoléon
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Aoû 14, 2015 17:03    Sujet du message: Répondre en citant

11 avril
La campagne d’Italie
Front italien
– Journée calme sur le front où la seule activité notable est celle de la 4e DI belge, qui étend son dispositif vers l’est. Ce faisant, les éléments de pointe entrent dans le hameau de Collepepe, mais ne peuvent dépasser la route 415 vers le nord en raison de la présence de nombreux canons antichars et d’une couverture d’artillerie allemande efficace, dirigée à partir des reliefs qui font face aux troupes belges.


12 avril
La campagne d’Italie
Front italien
– La brigade Brosset, de la 83e DIA, passe en réserve sur l’aile gauche française, vers Trevi ; elle est relayée sur ses anciennes positions par la 4e DI belge. Pendant ce temps, à l’aile droite française, la 86e DIA étend son dispositif vers l’est, à la rencontre de la 46e DI britannique. Sur ce compartiment, les heurts ne sont que mineurs, les fantassins allemands semblent avoir déserté le terrain.
Plus à l’est, le tableau est le même pour les Indiens, qui patrouillent toute la journée dans les monts Sibyllins sans être accrochés une seule fois.


13 avril
La campagne d’Italie
Front italien
– Le nettoyage autour de Norcia est terminé et les deux divisions d’infanterie britanniques avancent à un train de sénateur dans un paysage vide d’Allemands. Ceux-ci semblent s’être retirés sur les lignes de crête suivantes. C’est donc à nouveau une journée extrêmement calme, qui voit la jonction entre la 86e DIA française et la 46e DI anglaise.
Dans les airs, les P-39 belges se distinguent. Aidés par quelques contrôleurs aériens avancés détachés auprès des Italiens, ils passent la journée à des missions Rhubarb au-dessus de la vallée entre Fabro et Orvietto, détruisant plus d’une vingtaine de véhicules.


14 avril
La campagne d’Italie
Front italien
– Début d’une réorganisation entre le Xe Corps anglais, côté est, et le IVe Corps français, côté ouest. La 46e DI commence à remplacer sur ses positions la 86e DIA. Celle-ci passera dans les jours à venir au centre du corps français, vers Bastardo.
Plus à l’est, la journée est calme pour le Xe Corps, qui avance prudemment sur un terrain vide d’ennemis, mais abondamment piégé.

La campagne des Balkans
Des Partisans sur mer
Dalmatie
– Près de l’embouchure de la Neretva, les Partisans s’emparent du caboteur armé Anton, qui deviendra le NB 11. La défection de marins croates servant sous commandement allemand a probablement contribué au succès de cette opération.


15 avril
La campagne d’Italie
Front italien
– Après plusieurs jours de calme, les Britanniques recollent au dispositif allemand. Celui-ci s’est établi au sud d’une ligne Foligno – Sellano – Belforte di Preci – Piedivalle et s’appuie sur les monts Sibyllins jusque vers Montegallo.
Plus à l’est, profitant du redéploiement de la 44e DI, la 5e Division Indienne avance vers l’est et le nord-est, occupant de nombreux petits villages de montagne au sud d’Uscerno. Elle revient ainsi au contact du Ve Corps, lequel pousse la 1ère Division Canadienne vers Roccafluvione. Dans le même mouvement, la 1ère Division Sud-Africaine étend son dispositif dans la plaine, vers l’Adriatique.
Tous ces remaniements, s’ils se déroulent sans affrontement notable au sol, ne passent pas inaperçus de la Luftwaffe, qui fait tout ce qu’elle peut pour les gêner. Les Canadiens se retrouvent harcelés toute la journée par les Fw 190 Jabos de la JG 2 tandis qu’Ascoli Piceno est bombardée par les Ju 88 du KG 26. Le Sqn 126, qui vient d’être rééquipé avec des Spitfire Mk IX, se heurte à la JG 2, mais ne peut abattre qu’un seul chasseur-bombardier.

Maskirovka à la française
Zeppelin sur les Balkans
Rapport de l’Oberführer Walter Schellenberg, chef du RSHA
(Reichssicherheitshauptamt, Office central de la sécurité du Reich) au Reichsführer SS Heinrich Himmler (extrait)
« (…) La décision anglo-franco-américaine d’évacuer les troupes badogliennes des Balkans a suscité de fortes tensions entre alliés. Ce sont avant tout les Américains qui l’ont imposée contre la volonté de Churchill et De Gaulle qui, une fois de plus, sont apparus comme les supplétifs de la ploutocratie majeure. Mais, dans un second temps, les Bolcheviks ont protesté contre une dérobade qui leur laissait l’essentiel du fardeau de la lutte terrestre contre l’Allemagne. La menace des Bolcheviks de réduire leurs efforts contre l’Allemagne et même d’employer leur réseau d’espions et de saboteurs contre les puissances ploutocratiques a vite ramené Mr Roosevelt à de meilleurs sentiments. Un nouveau débarquement dans le secteur des Balkans est donc en préparation pour cet été. Il sera sans doute aussi infructueux que le premier. En effet, nos renforts récemment envoyés en Roumanie, en Bulgarie et sur la côte nord de l’Adriatique devraient décourager toute tentative directe contre ces pays, bien que la vigilance reste de mise.
C’est surtout vers l’Albanie et la Dalmatie que semblent s’orienter les efforts ennemis. Les bandits rouges de la région et les déserteurs badogliens qui les ont rejoints ont reçu d’importants moyens en matériel ; la pression de leurs commanditaires les oblige donc à redoubler d’activité malgré de lourdes pertes. Nous avons appris que les principales bandes avaient envoyé plusieurs centaines de leurs hommes en Algérie et en Egypte pour y recevoir une formation d’opérateurs radio, de saboteurs et d’espions. Des recruteurs ont été envoyés dans les unités fantoches grecques et « yougoslaves » pour y chercher des hommes ayant une connaissance directe de ces régions, ou des Grecs arvanites parlant l’albanais. Les unités des flottes fantoches grecque et « yougoslave » ont été équipées en matériel neuf et notamment en vedettes légères susceptibles de mener des coups de main sur le littoral. Enfin, les Anglo-Franco-Américains construisent ou remettent en état avec une rapidité suspecte une série de bases navales et aériennes à Tarente, Bari, Pescara, Zanthe et Corfou.
Dans le Péloponnèse, le général anglais Montgomery, chef du 18e Groupe d’Armées, se démène comme un diable pour agrandir ses dépôts et installations et presser l’entraînement de ses unités : tout donne à penser qu’il se prépare à une opération offensive de grande envergure. Cependant, il a eu plusieurs disputes avec ses subordonnés français et australiens, qui n’ont pas la même hâte de se heurter aux défenses allemandes. (…) »

Malgré certaines prudences de langage, Schellenberg semble persuadé qu’un grand coup des Alliés dans les Balkans est imminent. Il donne ainsi dans le panneau de l’opération Zeppelin. Branche balkanique du plan Fortitude, Zeppelin vise à immobiliser le maximum de forces allemandes dans les Balkans à l’approche du débarquement prévu en France.


16 avril
La campagne d’Italie
Front italien
– Le front est toujours aussi calme. Les seuls faits notables se déroulent sur le secteur du front tenu par les Italiens. La 47e DI Bari, grâce à quelques coups de main audacieux, s’empare des hameaux de Valle Castagneta et de San Valentino, à l’est d’Elmo. En effet, Devers a obtenu à son tour de Clark (c’est à dire de Frère) une « autorisation exceptionnelle », limitée dans l’espace et dans le temps, pour quelques actions locales. Le but réel est davantage d’aguerrir les nouvelles recrues italiennes que de gagner du terrain.
A l’ouest, les Américains sont toujours en train de recompléter leurs divisions et d’accumuler du ravitaillement, tandis qu’à l’est, Français et Anglais réorganisent leurs fronts respectifs.

Un adversaire à la hauteur de Borghese
Naples
– La récente attaque contre leur principal port en Italie a convaincu les Alliés que la menace de la Decima Mas est encore réelle et qu’il leur faut renforcer la défense des ports italiens. Ils se tournent alors vers leur expert numéro un : le (désormais) commandant Crabb est nommé Principal Diving Officer for Italy. Il quitte Gibraltar, accompagné d’un seul de ses nageurs, Stower Knowles.
Rien ne prédestinait Crabb à tenir un tel rôle. Né en 1909 dans une famille pauvre du sud de Londres, Lionel Crabb a commencé sa vie active par de nombreux petits travaux qui l’ont amené à beaucoup voyager, aux Amériques comme en Asie et notamment à Singapour. En 1938, sentant la guerre approcher, il tente de s’engager dans la Royal Navy Volunteer Reserve, mais il est recalé en raison de son âge avancé (il a 29 ans…) et de son expérience limitée (il n’a été qu’apprenti dans la marine marchande pendant quelques mois et il n’est pas capable de nager plus de trois longueurs de piscine). Quand la guerre éclate, la Royal Navy le considère encore comme trop âgé et il s’engage comme canonnier à bord d’un pétrolier. Transféré à l’automne 1940 dans le Royal Naval Patrol Service, il passe son temps à patrouiller le long de la côte sur de petits navires civils réquisitionnés dont les équipages se considèrent toujours comme civils et étrangers aux codes militaires… Ce n’est qu’à la fin de 1941 que la Royal Navy, ayant un besoin urgent de personnel, revoit ses critères et finit par l’engager, mais la visite médicale ayant détecté une faiblesse à l’œil gauche, il est interdit de service en mer et devient officier de défense passive à la base de Douvres ! C’est alors que sa carrière bascule : par hasard et par relations, il se fait transférer à l’école de destruction des mines et bombes, surnommée avec humour HMS Vulcano, où il apprend la théorie du fonctionnement des bombes et mines, sans jamais se sentir à l’aise avec ces notions abstraites.
A l’automne 1942, il est nommé officier de déminage et envoyé à Gibraltar. Loin de la routine des ports anglais, il est surpris d’arriver dans une base en état de tension permanente face à la menace des plongeurs de combat italiens. En cas d’alerte, les plongeurs examinent les coques des navires, la plupart du temps en vain (fausse alerte). S’ils trouvent une mine ou une bombe, ils doivent la détacher pour l’apporter aux officiers de déminage restés à terre, seuls capables de la désamorcer. Crabb veut comprendre le processus complet et fait la connaissance du chef des plongeurs (il n’y a que deux plongeurs à Gibraltar !), le lieutenant William Bailey. Par curiosité, goût du risque et envie de se rapprocher de cette élite, il commence à s’entraîner avec les plongeurs : après tout, n’est-il pas plus rapide et efficace que l’officier de déminage trouve et désamorce la mine directement sous la coque plutôt que de perdre du temps à la transporter, avec les risques inhérents à ces manipulations ? En quelques jours, Crabb apprend à plonger avec le matériel obsolète disponible et découvre très vite sa première mine magnétique. En novembre 1942, quand Bailey se casse la cheville, il lui succède comme Principal Diving Officer.
La lutte contre les nageurs de la Decima Mas devient alors sa guerre personnelle, une guerre chevaleresque dans laquelle on cherche à tuer son adversaire tout en le respectant et en lui rendant les honneurs militaires… Crabb est très à l’aise dans ce commandement, où son sens pratique et son flair font des miracles. Il se débrouille pour renforcer son équipe de volontaires qu’il emprunte (dirons-nous) à d’autres services et qu’il forme sur le tas. Il récupère aussi un ancien instructeur, le premier maître Ralph Thorpe, spécialiste de l’utilisation du système respiratoire Davis, alors que ce dernier, jugé inapte au service en mer, rentrait en Grande-Bretagne en passant par Gibraltar ! Les compétences de Thorpe vont permettre d’améliorer le matériel et les techniques. Bientôt Crabb obtient d’éclatants premiers succès, en repoussant l’attaque du 18 novembre 1942 puis celle du 7 février 1943. Sous son autorité, le port de Gibraltar est devenu inviolable (alors que le cuirassé HMS Nelson y avait été endommagé en 1941) et seuls deux cargos ont été endommagés ou perdus en rade (contre une dizaine l’année précédente).
A son arrivée en Italie, Crabb constate que son expérience de Gibraltar n’a pas été diffusée et que les méthodes locales de défense sont embryonnaires. Il lui faut reconstruire au plus vite ce qui avait assuré son succès à Gibraltar…


17 avril
La campagne d’Italie
Front italien
– Les Italiens de la Bari continuent leurs attaques ponctuelles, mais cette fois à l’ouest d’Elmo, en direction de Montebuono. S’ils sont aussi audacieux en cette période de calme, c’est qu’ils sont soutenus par les Américains, sur l’autre rive de la Fiora. Ceux-ci ont engagé le 2nd Ranger Btn, qui lance un coup de main vers Semproniano, appuyé sur son aile, vers Catabbio, par le 751e Tank Btn et le 601e Tank Destroyer Btn. Les deux localités sont prises en fin d’après-midi, les Rangers repoussant une contre-attaque grâce à l’appui de l’artillerie de la 34e DI-US et de l’aviation.
Les P-40 arborant le scorpion du 64th FS couvrent ce jour là les Rangers. Les lieutenants Paul Carll et Gene Kowalsky sont les derniers de la section rouge, qui entame une passe de mitraillage. Soudain, alors que les premiers appareils sont déjà en train d’engager l’ennemi, le lieutenant Carll repère des chasseurs dans le soleil. Donnant l’alerte par un « Five o’clock high ! », il grimpe avec son ailier face à la menace. En quelques minutes de combat acharné, ils abattent un Bf 109 et en endommagent un autre, dispersant la formation ennemie et surtout protégeant leurs camarades de la section rouge, qui terminent leur passe pendant que ceux de la section bleue reviennent sur les lieux pour leur prêter main forte. Tous les P-40 réussissent à rentrer sans pertes, mais l’appareil du lieutenant Kowalsky est si endommagé qu’il s’écrase à l’atterrissage, tuant son pilote. Ce dernier recevra la DFC à titre posthume.


18 avril
La campagne d’Italie
Front italien
– Pendant que les tankistes américains se déploient vers le nord-est et l’est à partir de Catabbio, le 2e Ranger Btn s’installe en position défensive en attendant d’être relayé par les fantassins de la 34e DI-US. Plus à l’est, le 139e RI de la Bari atteint Montebuono et commence à se déployer entre cette localité à l’est et la Fiora, quelques kilomètres à l’ouest.

Le combat des chefs
Rome
– Une nouvelle conférence au sommet réunit Devers, Alexander, Clark et Frère (pour ce dernier, c’est le troisième déplacement en Italie depuis le début du mois). Les ordres de stricte défensive donnés début avril ont créé de tels remous que Clark a décidé avec ses subordonnés – et d’abord avec Devers et Alexander – de faire valider au plus tôt par le GQG les projets d’offensive. Ceux-ci doivent tenir compte d’une logistique limitée (l’essentiel des moyens alliés en Méditerranée sont alloués à la préparation du débarquement en France et à l’offensive dans les Balkans) qui oblige à amasser lentement des réserves puis à échelonner des opérations de corps d’armée.
La première opération d’une certaine envergure projetée est la prise de l’île d’Elbe. Jusque là, les armées d’Italie (comme les a baptisées la presse alliée) respecteront sans faute la pause générale ordonnée le 2 avril.
L’attaque d'Elbe, baptisée opération Aiglon, sera menée par des troupes françaises et italiennes. Comme elle permettra de mettre au point certaines procédures avec les nouveaux matériels de débarquement, quelques moyens prélevés sur ceux destinés à l’opération Dragon pourront lui être affectés. Il est prévu de déclencher Aiglon durant la deuxième semaine de mai.
Simultanément, afin de disperser les moyens de riposte aérienne des Allemands, le corps franco-belge lancera une offensive limitée destinée à faciliter l’opération pour s’emparer de Pérouse qui aura lieu par la suite : « La plaine qui s’étend vers Pérouse est resserrée en son milieu, en double entonnoir, explique Kœltz. Pour déboucher vers la ville, il nous faudra d’abord contrôler le secteur resserré. » L’opération sera baptisée Spaghetti (« Car les pâtes, une fois cuites, ça se déforme, comme le front » commente Kœltz). Dans la foulée de l’attaque franco-belge, il sera nécessaire de mettre à niveau le front anglais ; les Britanniques bénéficieront donc à leur tour pour y parvenir d’une « autorisation exceptionnelle » d’offensive. Cette nouvelle rectification du front sera, indique l’un des collaborateurs d’Alexander d’une voix égale, l’opération Ravioli…
Les planificateurs de la 5e Armée US et de la 1ère Armée britannique ont d’autres projets sous le coude : libérer Sienne, Livourne, Pérouse d’un côté, libérer Ancône de l’autre. Mais Frère doit tempérer leur ardeur : « Quelle que soit l’opération, l’objectif premier de vos divisions est d’infliger le plus de pertes possible à l’ennemi et de le forcer à mobiliser contre vous le plus possible de forces. Sans doute, il est souhaitable de libérer des villes et des provinces italiennes, mais votre progression devra être fonction de la résistance ennemie, sans oublier que les Allemands sont experts en contre-attaques, nous en avons souffert au début de l’année ! » Le commandant en chef des forces alliées en Méditerranée tient cependant à encourager ses hommes : « Je valide dès aujourd'hui l’opération Aiglon et les opérations qui l’accompagneront et la suivront sur le continent ; je les présenterai moi-même à l’état-major combiné interallié pour obtenir son feu vert. Pour la suite, le principe d’une attaque en direction d’Ancône d’une part et d’une poussée vers Pérouse, Sienne et Livourne d’autre part me paraît excellent. »
Effectivement encouragé, Clark expose la suite de ses projets, en commençant (peut-être par diplomatie) par le rôle dévolu au corps français : « Cette nouvelle phase des opérations commencera – si l’état-major combiné nous y autorise, bien sûr – par une attaque du IVe Corps vers Pérouse. Dans un deuxième temps, une fois les forces allemandes déséquilibrées, le reste de la 5e Armée passera à l’offensive pour libérer Sienne et surtout Livourne. Ce sera l’opération Chianti, non seulement pour faire passer les pâtes précédentes, mais parce que nos forces approchent du vignoble en question et que ce mot est compris de toutes les nationalités engagées. Les ressources britanniques allant en grande partie alimenter les combats en Grèce, ce n’est qu’ensuite que la 1ère Armée britannique passera à l’attaque, en direction d’Ancône, dont la libération sera confiée au Ve Corps. Notez bien que les différentes phases de Chianti étant échelonnées, nous éviterons de trop tirer sur la corde logistique ! En juin, nous prévoyons même une nouvelle pause de trois semaines pour regarnir les stocks. »
Frère approuve le schéma opérationnel ainsi tracé. Il prévoit de le faire également valider par l’EMCI et conclut en rappelant une date clé : « Je suis convaincu que vous saurez faire le meilleur usage des deux mois et demi dont vous disposerez, de fin mai à début août, en sachant être économe de vos moyens et surtout, en sachant que tout devra être terminé le 15 août. »


19 avril
La campagne d’Italie
Front italien
– Vers midi, la jonction est faite entre Américains et Italiens de part et d’autre de la vallée de la Fiora. Un peu au sud, une section renforcée allemande a été encerclée dans le hameau de San Martino sul Fiora. Elle résistera jusqu’au lendemain avant de se rendre.

Des moyens pour la Decima Mas
La Spezia
– Excellente nouvelle pour le capitaine de corvette Borghese : les Allemands viennent d’autoriser le transfert à la Decima Mas du sous-marin Murena, qu’ils avaient saisi en cours de construction à La Spezia. Ce transfert s’ajoute à celui de l’Alagi, saisi lui aussi à La Spezia et remis à Borghese une semaine plus tôt. Ces deux navires ne sont pas opérationnels : l’Alagi a été sabordé par les marins italiens avant sa capture, le Murena doit être achevé… Mais ces nouveaux moyens sont tout de même bienvenus car ils viennent renforcer la section sous-marine de la Decima, qui ne comptait jusque là que le seul Durbo, encore en cours de réparations après les dommages subis en mars – ceux-ci étaient pourtant limités, mais les moyens disponibles ont bien diminué depuis décembre… Borghese compte néanmoins sur la débrouillardise italienne pour venir à bout de toutes les difficultés !
Ces “dons généreux” mécontentent fort la marine “officielle” de la RSI, qui espérait bien récupérer les deux sous-marins. Les Allemands n’en ont cure : ils ont décidé de récompenser les actions offensives de la Decima Mas, dont la loyauté pour la cause fasciste et la valeur militaire ne sauraient être mises en doute. De toute façon, le “don” en question ne leur coûte pas grand-chose : la remobilisation industrielle de l’Italie du Nord est bien plus difficile que prévue, en raison des bombardements alliés mais aussi de la mauvaise volonté des ouvriers ; du coup, la Kriegsmarine a perdu tout espoir de récupérer les deux bâtiments pour ses propres sous-mariniers. Après tout, si le prince Borghese veut dépenser son énergie et ses moyens pour les remettre en service, qu’il essaye ! Si par extraordinaire il y arrivait, ses actions serviront la cause de l’Axe.
Cependant, pour sa section de surface, Borghese a réussi à relancer la construction des canots torpilleurs MTS et des canots explosifs MTM. La production reste lente et limitée, mais elle permettra bientôt de reconstituer les stocks et de relancer les opérations. De même, la production des SLC redémarre avec le type 200, le plus récent, tandis que l’on travaille à mettre au point une torpille pilotée de nouvelle génération, baptisée Siluro San Bartolomeo (S.S.B.). Celle-ci inclut toutes les améliorations élaborées grâce à deux ans d’opérations de guerre.


20 avril
La campagne d’Italie
Front italien
– Journée très calme au sol, mais animée dans les airs, au-dessus de la côte tyrrhénienne. Les Alliés profitent de leur supériorité aérienne pour lancer un “Circus” dans entre Livourne et Grosseto. Les Américains n’alignent pas moins de trois groupes complets sur P-38 et P-51, et les Français sont de la fête avec toute la 7e EC. Du côté allemand, on répond avec toute la JG 77.
Le score final de la journée sera de trois P-51 et deux P-38 perdus en échange de cinq Bf 109 – égalité apparente, mais qui avantage les Alliés. L’exploit de la journée est accompli par le lieutenant Richard J. Lee, qui engage le combat alors qu’un des moteurs de son Lightning vient de tomber en panne, abat un Messerschmitt et réussit à ramener son appareil. Cette action lui vaudra la DFC.
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Hendryk



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MessagePosté le: Ven Aoû 14, 2015 17:26    Sujet du message: Répondre en citant

Casus Frankie a écrit:

Tous les P-40 réussissent à rentrer sans pertes, mais l’appareil du lieutenant Kowalsky est si endommagé qu’il s’écrase à l’atterrissage, tuant son pilote. Ce dernier recevra la DFC à titre posthume.

Ses derniers mots, selon l'opérateur radio de la base, furent "Stella! Stella!" Peut-être parce qu'il avait, la veille, partagé quelques bières avec des pilotes belges.
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MessagePosté le: Ven Aoû 14, 2015 17:32    Sujet du message: Répondre en citant

tiens y'avait pas quelques coloriages belges ici?
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MessagePosté le: Ven Aoû 14, 2015 17:42    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
20 avril
La campagne d’Italie
Front italien
– Journée très calme au sol, mais animée dans les airs, au-dessus de la côte tyrrhénienne. Les Alliés profitent de leur supériorité aérienne pour lancer un “Circus” dans entre Livourne et Grosseto.

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MessagePosté le: Ven Aoû 14, 2015 17:54    Sujet du message: Répondre en citant

j'ai du commencer à écrire la phrase en pensant "dans l'intervalle" et la terminer en pensant qu'un simple entre allègerait la tournure... ou j'ai oublié de supprimer un mot
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