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Décembre 1943 - Italie / Balkans
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demolitiondan



Inscrit le: 19 Sep 2016
Messages: 1227
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MessagePosté le: Sam Jan 12, 2019 23:27    Sujet du message: Répondre en citant

Faut mieux lire les postes Requesens Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad
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Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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loic
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Messages: 4333
Localisation: Toulouse (à peu près)

MessagePosté le: Sam Jan 12, 2019 23:37    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
La 3e Brigade arrive au contact des défenseurs du versant est du vallon, qui l’ont vue venir.

Joli carnage ; il y a juste un hic, la consommation en munitions. Un Pz-IV (en admettant qu'il ait la dotation complète) embarque 87 obus. Pour le Leopard, on ne sait pas, mais probablement similaire (le Panther c'est 79). Les Allemands, vu le massacre commis (à moins qu'on ne considère qu'ils font mouche à chaque coup, ce qui est peu probable, car la qualité des équipages de la Panzerwaffe a déjà commencé à baisser) doivent commencer à être à court. Sachant que le terrain est enneigé, que les transports de munitions sont plus vulnérables que les chars, que l'artillerie yougoslave peut intervenir en visant les axes de ravitaillement allemand et que ravitailler un char à découvert, ça ne se fait pas.
Les Allemands ont plutôt intérêt à se remettre à l'abri vite fait.
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On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...


Dernière édition par loic le Dim Jan 13, 2019 09:46; édité 1 fois
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Anaxagore



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Messages: 6725

MessagePosté le: Dim Jan 13, 2019 00:01    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
10h12 – Le 1er Bataillon de la brigade blindée yougoslave dépasse le village de Dobrotin, qui marque la fin du fameux vallon. La 2e Brigade de Dekaneva n’envoie pas d’hommes vers cette localité – les 1ère et 3e Brigades continuent en effet de continuer[ d’avancer sur les reliefs, elles devraient donc la rejoindre indépendamment de l’avancée vers Leskovac.
[
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Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe.
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demolitiondan



Inscrit le: 19 Sep 2016
Messages: 1227
Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris

MessagePosté le: Dim Jan 13, 2019 00:18    Sujet du message: Répondre en citant

L'engagement est en plaine, court et violent, avec des serbes en position très défavorable. On n'est pas loin des 60% de but !
Mais ne t'inquiète pas, la bataille ne va durer encore longtemps. L'arrivée du 2.regiment va permettre de faire durer un peu la sauce - mais sans plus. Je ne prévois pas de faire durer toute la journée ... et d'autres éléments vont tenter de rééquilibrer la balance.
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Wardog1



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Messages: 354
Localisation: Puy de Dome,France

MessagePosté le: Dim Jan 13, 2019 02:24    Sujet du message: Répondre en citant

En tout cas le retour de Miha ostric marque le début des ennuis des allemands qui va se faire une joie d'aligner les panzer allemands les un aprés les autres!
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Ne soyez pas trop sévère avec vos enfants, car c'est un peu de votre faute s'ils son c**

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loic
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Messages: 4333
Localisation: Toulouse (à peu près)

MessagePosté le: Dim Jan 13, 2019 09:54    Sujet du message: Répondre en citant

Merci pour cette réponse.
Puisque nous ne sommes pas très loin, voici un article intéressant : https://www.liberation.fr/planete/2019/01/11/crimes-des-nazis-en-grece-la-repentance-allemande-a-peu-de-frais_1702410
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Jon-Jon



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Messages: 152
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MessagePosté le: Dim Jan 13, 2019 10:36    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
09h32 – Un des Panzers postés à l’ouest du vallon repère un M7 Mouflon, qu’il expédie d’un tir chanceux dans la tourelle. Le général Stefanović voit ses soupçons confirmés : cette zone est également défendue. Il demande à Krstic d’envoyer sa 1ère Brigade (Antonije Stosić), qui sort à peine à son tour des gorges de Predejane, pour sécuriser cette zone.


Suggestion: "pour la sécuriser" ou "pour la nettoyer".
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demolitiondan



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Messages: 1227
Localisation: Salon-de-Provence - Grenoble - Paris

MessagePosté le: Dim Jan 13, 2019 12:47    Sujet du message: Répondre en citant

Un dernier point Loic, pour continuer. Ne pas oublier que l'embuscade a lieu sur des positions largement préparées (depuis 3 jours). Les Panzers ont eu tout le temps de prévoir leurs approvisionnements tant qu'ils restent dans les sous-bois. En plaine, effectivement, c'est différent. Mais en plaine, ca durera pas non plus !

Sur l'article : Ah ben, c'est sûr. Mais c'est comme les dettes de guerres françaises - je ne crois pas que nos amis d'outre-rhin nous les ait remboursé. Bon, on nous dira que Vichy était légal à l'époque ... Merkel a une responsabilité terrible dans l'état actuel de l'Europe.

@ Jon- Jon : bien sûr.
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requesens



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MessagePosté le: Dim Jan 13, 2019 13:39    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
Faut mieux lire les postes Requesens Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad


Mais il me cherche.... Grrrr
Je viens de découvrir que la rdaction d'un post est incompatible avec la preparation soignée d'un canard aux épices.
Je vous presente mes confuses...
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demolitiondan



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MessagePosté le: Dim Jan 13, 2019 14:05    Sujet du message: Répondre en citant

Ca va y a pas offense !! Laughing Laughing Laughing Et puis c'est pour la chère alors !
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requesens



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MessagePosté le: Dim Jan 13, 2019 14:10    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
Ca va y a pas offense !! Laughing Laughing Laughing Et puis c'est pour la chère alors !


Et comme la chair est faible, j'ai succombé à l'appel des nourritures terrestres.
Ivrogne
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Territoire tribal du nord-est de la péninsule ibérique connu sous le nom de Catalunya.
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Imberator



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MessagePosté le: Dim Jan 13, 2019 16:53    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
C’est à la sortie que tout le reste de la 1. Panzer et la 118. Jäger l’attendront, échelonnées sur dix kilomètres de terres agricoles, bosquets et collines arborées.


Citation:
Plus loin sur la route du nord-ouest et sitôt en vue du village du village de Velika Grabovnica, les SAV-42 essuient des tirs nourris de 75 mm – soit les blindés allemands s’y sont redéployés, soit il y en a d’autres ici.


Citation:
11h38 – Les combats se poursuivent.

L'heure à mettre en gras.
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Point ne feras de machine à l'esprit de l'homme semblable !
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Jan 13, 2019 20:45    Sujet du message: Répondre en citant

Merci pour les relecteurs, Imberator notamment (sauf pour le gras oublié, ça c'est parce que je dois refaire les enrichissements sur la version postée, il m'arrive d'en oublier, le gras est bien dans l'original !).
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Casus Frankie

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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Jan 13, 2019 21:52    Sujet du message: Répondre en citant

12h25 – L’Oberst Feller (1. Panzer Rgt) n’est pas le moins surpris – ni le moins inquiet – de ce qu’il voit arriver sur sa droite. Son unité étant la plus exposée à la vague ennemie, il choisit de laisser au baron von Holtey le soin d’achever le 1er Rgt blindé pendant que ses 70 blindés font front. Charge et contre-charge : on se croirait à la bataille d’Eylau. Mais pour l’instant, les adversaires sont encore loin : les premiers échanges ne voient la destruction que de trois SAV-42 et deux Leopard.
Sur sa colline, maudissant la folie de ces Slaves, Krüger décide d’engager le Panzerjäger-Abteilung 37 du Hauptmann Heinz Poeppl en renfort – il devra rester à distance, mais ne sera pas de trop ! 20 Jadgpanzer IV camouflés autour de Leskovac sortent de leurs cachettes pour se regrouper.
………
12h30 – La 1ère Brigade (Dorde Denidac) de la 2e DI commence à s’avancer sur la route de Vlasotince, étroite voie cheminant au milieu d’un vallon boisé. Les fantassins yougoslaves, débarqués de leurs engins, ont décidé d’avancer virage après virage…
………
12h32 – Contact ! La charge de “Murat” se jette sur le 1. Panzer Rgt. De nouveaux échanges de tirs ont déjà éliminé 9 Léopard et 5 Panzer IV, contre 23 SAV-42, 2 M7 et un SAV-AU-42. Les blindés se croisent désormais dans un fracas de métal, passant au milieu des carcasses de leurs camarades, foudroyant à bout portant leurs adversaires et allant parfois jusqu’à les éperonner. Le tableau est dantesque, le Front Russe ne ferait pas mieux.
Pendant ce temps, le 2. Panzer Rgt du baron von Holtey poursuit son avancée vers la Morava, mais sa supériorité numérique a beaucoup faibli. A 66 contre 58, les Allemands perdent encore 12 Leopard et 8 Panzer IV contre 16 SAV-42, 4 SAV-AU-42 et 3 M7. Krüger commence à envisager le repli de ses forces – il a infligé d’énormes pertes à l’ennemi, mais les renforts adverses prélèvent un tribut trop lourd pour son goût…
………
12h38 – Les P-38 de Miha Ostric survolent le champ de bataille – ils n’ont eu aucune difficulté à le trouver, les panaches de fumée sont visibles à des lieux à la ronde. Ostric envoie aussitôt le message : « Plafond 1 500 à 3 000 pieds sol, ni pluie, ni neige ni avions ennemis, j’attaque ! »
Plongeant sans hésiter mais avec force jurons vers les lignes adverses, les avions du I/82 (Y), bien renseignés par les avions d’observation, s’en prennent à l’artillerie et à tous les véhicules au nord des fumigènes rouges mis en place par les survivants de la 2e Brigade de Dekaneva. Evidemment, ils ne peuvent pas grand-chose contre les chars… mais une Panzerdivision compte aussi un grand nombre de véhicules peu ou non blindés et l’intervention des P-38 suffit à semer la confusion parmi les troupes au sol. L’artillerie allemande perd ainsi un Wespe, trois 150 mm et quatre 105 mm tractés, tandis que leurs servants insultent cette mauvaise fille de Luftwaffe, totalement absente du ciel.
………
12h40 – L’Oberst Herbert Lindenblatt annonce qu’il ne peut plus tenir sous la pression – le 750. Jäger Rgt se replie désormais vers Leskovac, couvert par les tirs des panzergrenadiers et de leurs camarades du 738. Jäger Rgt. Le dispositif allemand n’est pas là pour arrêter coûte que coûte les Alliés, mais simplement pour les retarder – s’acharner ne rapportera que des pertes.
Krüger décide de sonner la retraite sur une ligne Leskovac – Gornje Krajince. La 187. ID et les Hornisse de Schwartz devront donc se redéployer en conséquence, passant de Vlasotince aux vallons de Zavidince, avant de reculer vers le nord au même rythme que la 1. Panzer et la 118. Jäger.
………
12h45 – Le 1. Panzer Rgt se désengage, ayant perdu 12 Leopard et 9 Panzer IV. L’unité est réduite à 34 blindés opérationnels, plus 7 engins endommagés à des degrés divers et qui ont pu se replier. En face, les Yougoslaves ont perdu 21 SAV-42 et 1 Mouflon. Le colonel Janković n’ordonne pas de poursuivre l’ennemi – il est mort dans l’incendie de son char de commandement.
………
12h48 – C’est au tour du 2. Panzer Rgt de von Holtey de se retirer – il éprouve moins de difficulté pour ce faire, étant un peu moins engagé face à l’ennemi. Les ultimes échanges couteront 16 blindés aux Yougoslaves – 10 SAV-42, 5 SAV-AU-42 et 1 M7. Le 1er Rgt blindé de Vučković n’a plus que 8 engins opérationnels, la 2e Brigade d’infanterie n’en a plus que 11 ! Mais en face, von Holtey perd encore 2 Panzer IV et 3 Leopard – sa force, qui combat depuis le tout début de la matinée, est réduite à 37 blindés (plus 4 endommagés).
………
12h55 – Les Jadgpanzer IV de Poeppl éprouvent une répugnance compréhensible à se faire voir dans une plaine que survolent de nombreux avions ennemis. Restant bien cachés dans les sous-bois et autres couverts, ils se contentent de tirer de très loin quelques obus afin de décourager les poursuivants les plus téméraires, avant de retourner dans leurs tanières.
………
Il est vrai qu’en l’air, le commandant Ostric (indicatif : Able) a eu une bonne surprise en tentant de contacter le contrôle, à Skopje. Dans ses écouteurs, une voix lui a parlé en français, avec un accent bien meilleur que le sien, mais des inflexions slaves néanmoins : « Able, de Baker ! Tu espérais garder tout le gâteau pour toi, vieux pirate ! » C’est Lech Ciekansky, de la 22e E-ACCS. « Mais dès qu’on nous a prévenus, on a mis en route nos Cobra et nous voilà ! Même les Tchèques ont voulu venir, on n’a pas pu les en empêcher ! »
Ostric sourit. Il a dû suffire au colonel Girond d’évoquer l’envoi des P-38 yougoslaves pour déclencher le volontariat de toute la 22e E-ACCS. C’est dire que soixante P-39, que le plafond bas n’incommode guère, sont sur le point de tomber sur la tête des Allemands. Et, s’il ne se trompe pas, ils ne seront pas seuls…
Il ne se trompe pas. Vers 13h30, rentrant à sa base, il croise les soixante Mustang “Percheron” de la 39e EC – des Français, ceux-là. Les deux 40 mm des NA-92 et l’arsenal de bombes des NA-93 vont faire des ravages.
………
13h45 – Le général Brasic prend son mouchoir pour essuyer la sueur qui perle à son front malgré le froid de l’hiver. La situation parait s’être calmée – l’aviation est finalement arrivée pour couper court à toute velléité des Allemands. Mais la poursuite de l’avance sur Belgrade paraît bien compromise sans l’aide des Britanniques.
La 2e DI, couverte par l’aviation, tente bien de poursuivre l’ennemi en retraite, mais le général Mihaïlovitch signale que sa 1ère Brigade est retardée et saignée par une tactique de “repli agressif” déjà utilisée par les Allemands durant la bataille du Péloponnèse (opération Périclès). A chaque virage guette un Hornisse, qui allume le premier char serbe qui s’avance, puis se replie jusqu’au virage suivant… Et bien sûr, l’infanterie aussi a droit à son lot d’embuscades. En définitive, les Yougoslaves ne peuvent avancer librement que dans les secteurs découverts, d’où les avions alliés chassent les Allemands en leur infligeant à leur tour des pertes notables.
Il va donc falloir stopper un jour, peut-être deux, pour se refaire une santé, soigner les blessés, enterrer les morts, réparer les véhicules endommagés… Avec une pensée haineuse pour ses terribles adversaires, et sans songer à incriminer sa folle témérité, Brasic va observer ses soldats qui reviennent et tenter de les réconforter en passant parmi eux.
………
15h00 – P-38, Cobra et Mustang sont rentrés. Alors que les A-30 Baltimore de la 81e EB (Y) approchent de la trop fameuse plaine de Guberevac (les autres bombardiers alliés ont jugé que, décidément, 1 500 pieds de plafond, c’était un peu bas), ils sont dépassés par d’autres bimoteurs, bien plus rapides : les Banshee des Sqn 6 et 213 ! C’est un petit coup de maître du colonel Girond : il n’a pas demandé leur intervention, mais il les a avertis que des Yougoslaves, des Polonais, des Tchèques et des Français étaient engagés à basse altitude dans le secteur de Leskovac et qu’il ne fallait surtout pas les gêner. Cinq minutes plus tard, les deux squadron-leaders téléphonaient à leur hiérarchie pour demander pourquoi ils n’avaient pas le droit, comme les autres, de fêter Noël avec dix jours d’avance, après de longues semaines de vaches maigres !
La combinaison des Banshee (qui étrennent leurs roquettes air-sol sur ce front) et des Baltimore est meurtrière pour les panzergrenadiers et l’artillerie de la 1. Panzer, déployés autour de Leskovac. Vingt-deux semi-chenillés et une bonne douzaine de pièces d’artillerie sont détruits et les victimes sont nombreuses. Les canons de Flak disposés sur les collines environnantes réagissent évidemment, mais c’est pour être eux-mêmes très vite pris à partie par les rapides bimoteurs britanniques. Lorsque l’engagement s’achève, les assaillants n’ont perdu qu’un Baltimore et un Banshee ; six Baltimore et trois Banshee ont été endommagés.
………
15h45 – Le soleil est en train de disparaître à l’ouest quand la 6th Armoured Division fait son entrée à Grdelica, observant sans mot dire les mines défaites et contrites des soldats yougoslaves. A l’évidence, les Serbes ont payé cher d’avoir voulu faire cavaliers seuls. Diplomates et flegmatiques, les Britanniques se garderont bien de toute remarque envers leurs alliés – mais Charles Gairdner ne résiste pas, en privé, à une touche d’humour acide : « N’est-il pas regrettable que les habitants de cette région du monde déploient une énergie aussi spectaculaire à répéter leurs erreurs ? » dit-il devant son état-major. L’intéressé fait bien évidemment référence à l’effondrement yougoslave de 1941, quand le Royaume des Slaves du Sud avait refusé de tenir compte des conseils des émissaires alliés.
………
15h57 – Le soleil se couche… la bataille est terminée. Durant la nuit, la 6th Armoured se déploiera à la sortie des gorges de Grdelica, dans des positions soigneusement choisies, à la fois non exposées et bien gardées. La 10th Armoured est encore une dizaine de kilomètres en arrière, elle campera en convoi au sud de Predejane. Les ténèbres s’abattent sur un paysage de désolation, vaste tableau en gris et noir au milieu duquel ressortent les touches de jaune et rouge des incendies. En tendant l’oreille, au-delà du crépitement des flammes, on perçoit les râles les appels au secours des survivants.
Durant la nuit, grâce à une sorte de trêve tacite, de courageuses équipes des deux camps tentent de venir en aide aux blessés abandonnés dans la neige. Pendant ce temps, de nombreux équipages de chars réussiront à regagner leurs lignes par leurs propres moyens.
………
« La bataille de Leskovac – car c’est sous ce nom impropre que la postérité la retiendra – constituait, après Kavadartsi, le second avertissement pour les forces de Montgomery, qui avaient sans doute commencé à sous-estimer leurs adversaires, depuis le départ de Rommel. Ce n’était pas un avertissement sans frais, mais un coup sérieux porté au corps yougoslave : le 1er Régiment blindé était hors de combat, la malheureuse 2e Brigade d’infanterie réduite à 50 % de ses effectifs. Les Yougoslaves (en fait, il s’agissait surtout de Serbes) laissaient 172 blindés et presque 1 750 hommes sur le terrain ! Un vrai carnage, qui fut considéré comme la première défaite alliée sur ce théâtre depuis les contre-offensives de Rommel en mars-avril 1942.
Cette performance remarquable inspira de nombreux articles et ouvrages et fut surnommée par certains auteurs américains « Löhr’s Backhand Blow » – les auteurs français préférant quant à eux l’appellation « Eylau des Balkans ». Elle coûtait toutefois assez cher aux Allemands : en comptant les conséquences de l’intervention aérienne, la 12. Armee déplorait cent trois blindés détruits (et irrécupérables), et 1 500 morts ou blessés graves en une seule journée de combat. Des pertes significatives, qui amoindriraient les performances de la 1. Panzer contre les Russes.
Passé le romantisme de la fameuse charge du colonel Janković, qui trouva là une fin capable de faire oublier nombre d’errements, il fallait bien tirer les leçons de ce fiasco. Les Britanniques, non sans raison, mirent en cause l’optimisme et l’impétuosité de leurs partenaires, ainsi que – avec quelque chauvinisme – la médiocre protection des blindés français. Les Serbes eux, invoquèrent le manque de soutien aérien au début de la bataille, une force ennemie supérieure en blindés et… la météo, qui aurait empêché les reconnaissances. Nous savons aujourd’hui que ce dernier point était faux – mais la controverse n’était pas près de s’éteindre en ces temps de confusion.
Côté allemand, point de polémique. On quittait la scène avec satisfaction, mais non sans regrets – le corps d’armée serbe, à la pointe de l’offensive alliée, n’avait pas été anéanti et l’arrivée des divisions britanniques remettait déjà les compteurs à zéro. Il sera plus tard reproché à Krüger – souvent par les mêmes qui jugèrent ses pertes excessives – une forme de timidité. Il est certain que son dispositif sur plusieurs lignes de défense a dilué sa force de frappe et limité la puissance de son coup d’arrêt, puis empêché de le faire suivre d’une contre-attaque immédiate. Mais il était illusoire d’espérer camoufler 150 engins dans une plaine agricole ! Et la ligne de recueil formée par les PanzerJägers empêcha certainement une poursuite écrasante durant les jours qui suivirent.
Finalement, il est curieux de constater que Leskovac-Guberevac marquera moins la campagne de Serbie (dont l’issue était connue dès le retournement roumain) que la politique yougoslave d’après-guerre. L’armée royaliste « de l’extérieur », surtout composée de Serbes, avait subi des pertes substantielles, qui ne pouvaient qu’affaiblir sensiblement son prestige d’armée de Libération – les royalistes durent donc compter davantage sur leurs partenaires de droite, les Tchetniks, ou de gauche, les Partisans de Tito, pour continuer la libération de la Patrie. Et il fallut bien que le gouvernement royal lui-même, quel qu’aient été ses errements durant l’hiver 43-44, compose finalement avec les communistes et avec les Croates repentis. L’échec sanglant de Leskovac avait paradoxalement contribué à sauvegarder l’unité yougoslave. »
(Robert Stan Pratsky, La Libération de la Grèce et des Balkans, Flammarion, 2005)
………
Alger, 20h00 – Pierre II accueille avec déception les nouvelles de Leskovac, bien que son ministre de la Guerre tente de les enjoliver par diverses circonvolutions langagières : « un revers passager », « un semi-échec facile à réparer »… Le souverain exprime en conséquence son espoir « que l’avance reprenne dans les meilleurs délais, sans que rien ne puisse l’entraver. » Les Britanniques apprécieront…

Inquiétudes confirmées et précautions utiles
Bulgarie
– Gustav Fehn et le gros de son XXII. GAK traversent Dragoman, dernière ville importante avant la frontière serbe. Signe des temps, la retraite s’effectue sur un fond d’hostilité latente des Bulgares – on note même quelques huées. Les Landsers, un instant tentés de réagir avec violence, se contentent finalement de presser le pas : déclencher un incident sanglant n’améliorera en rien leur situation, et risquerait même de l’aggraver en les retardant, voire en les exposant à une riposte. Brandenburgers et Jägers ravalent leur humiliation et taillent la route…

Novi Sad – Le général Löhr n’est pas mécontent de sa journée : l’avance des forces alliées a été bel et bien arrêtée – de surcroît, l’essentiel des pertes allemandes ont été subies par une unité qui ne restera sûrement pas longtemps encore sous ses ordres… Toutefois, ce succès est évidemment temporaire et ne change rien à la situation stratégique désastreuse de son armée : son repli commencera dès demain, alors même que son ampleur n’est toujours pas entièrement fixée à ce jour. « La décision sera politique… et elle dépendra aussi de nos camarades du Front de l’Est ! » lui a précisé von Weichs – et les camarades en question sont eux aussi en pleine retraite.
Les deux corps de la 12. Armee, une fois réunis, se retireront donc petit à petit vers les monts de Bosnie et le nord, sans plus de précision mais vraisemblablement jusqu’au Danube. Ce qui, se dit Alexander Löhr avec un sourire grimaçant, implique qu’on laisse tomber Belgrade. Une bonne nouvelle en vérité, s’agissant d’une cité en insurrection qui se trouve être aussi l’objectif de l’offensive alliée !

Décembre à Belgrade
Belgrade
– L’offensive de la 4. SS-Polizei-Panzergrenadier-Division contre le quartier de Vračar redémarre au matin. L’idée est de raser les immeubles et abris des rebelles. L’action, menée en priorité par le 8. Rgt de Walther Schimana, progresse bien et atteint le boulevard Njegoševa en début d’après-midi. Mais les soldats en noir s’arrêtent à ce moment – non pas du fait de l’ennemi, mais… de la Luftwaffe.
En effet, l’Oberst Hans Seidemann, qui s’est fait tirer les oreilles par son Reichsmarschal la veille, a envoyé tout ce qu’il a pour bombarder la zone insurgée – à l’aveugle, bien sûr, mais ce n’est pas l’important. Les avions du LG 1 au grand complet survolent donc la ville, accompagnés des chasseurs du JG 53. Soit 45 Junkers 188, 20 Fw 190F et une cinquantaine de Bf 109G. Décidément la Luftwaffe n’est plus ce qu’elle était ! Contemplant le glorieux spectacle qui le contraint à interrompre son avance, le SS-Standartenführer Bock ironise sur le fait qu’entre Göring et gering [faiblard] il n’y a qu’une lettre de différence… Les seigneurs de la destruction sont toujours présents au sol, mais plus vraiment en l’air.
L’attaque, pour déplaisante qu’elle soit, ne cause que des dégâts limités, bien loin de ce que décriront la propagande de Berlin, qui évoquera avec force « l’écrasement de la ville félone dans le sang de ses habitants félons », et la propagande de Moscou, pour une fois d’accord avec Herr Doktor Goebbels, qui brossera un tableau effrayant avec « des corps charriés par le Danube jusqu’au front de Roumanie ».
De fait, s’il y a des cadavres dans le beau fleuve bleu, ce serait plutôt le fait du corps Oplenac de Kalabić ou des hommes de la police spéciale de Belgrade. Quant à Nédic, on apprend finalement qu’il est enfermé dans la forteresse ottomane depuis trois jours, plus prisonnier que réfugié.
A la nuit tombée, un Leo 451 solitaire parachute sur la rive nord du Danube (que les Allemands n’ont guère les moyens de sécuriser) deux envoyés du 2e Bureau, le colonel Georges-Henri Morel et Sonia Olschanesky. Tous deux passent ensuite le fleuve en barque pour s’introduire discrètement dans la ville. “Gerry” Morel et son assistante seront reçus avec cynisme par le Comité de Défense de Belgrade, où l’on s’exclame : « Nous avons besoin de combattants, pas d’officiers supérieurs et de secrétaires ! » Le colonel aura fort à faire pour transformer toute cette aigreur en attitude constructive.
Dans la soirée, Radio-Belgrade émet un nouvel appel au secours désespéré, évoquant une résistance « menée sans espoir ni renfort, face à la terre et au ciel, avec la seule aide de Dieu – mais Dieu est tout-puissant ! » Un autre message, moins religieux, parvient à Salonique. Dès demain, la main de l’aviation alliée, à défaut de celle de Dieu, protègera Belgrade.

Vieilles rancunes serbes
Kraljevo (Serbie)
– Au matin, l’assaut reprend sur les rives de l’Ibar, sans rien obtenir de réellement décisif. Les partisans royalistes ont bien pris pied sur l’autre rive, mais la ville est encore loin d’être sous contrôle… et derrière elle, il y a la Morava !
Lassé de cette tuerie, le major Dragoslav Racic envoie “son” unité, le 4e Groupe d’Assaut, en enfant perdu à Konarevo, 8 kilomètres plus à l’ouest, afin de passer l’Ibar, déborder la ville, franchir enfin la Morava à Grdica et contraindre les hommes du SDK au repli. L’action réussit au-delà de ses espérances : le Corps de volontaires serbes se replie en hâte vers l’est avant d’être doublé. Krajlevo est libérée, la route du nord est ouverte. Mais ce succès a aussi une conséquence négative : toute humiliation bue, Mihailo Olćan envoie un message alarmé au commandement allemand, signalant « la présence massive de forces rebelles organisées en direction de Kragujevac. » Soit en plein sur la ligne de retraite allemande…

Ames noires
Croatie et Bosnie annexée
– Tandis que le reste de l’armée oustachi met, comme à l’accoutumée, beaucoup d’enthousiasme pour réprimer et massacrer avec soin son prochain, le 1er Corps d’armée d’Ivan Brozovic quitte enfin les monts de Bosnie pour arriver à Loznica, en vue de la plaine de la Save. Les hommes de la 1ère Division de Montagne et de la 3e Division d’Infanterie Osijek ont hâte d’atteindre leur destination.

Yaourt bulgare
Rideau pour le général
Sofia (ancien palais royal)
– Marinov a envoyé hier par l’ambassade de Suisse une demande de cessez-le-feu à la totalité des puissances alliées. Le général bulgare ne prévoit pas de faire la même erreur que Mouraviev – tant que les Allemands sont à portée de représailles, cette démarche doit rester discrète et officieuse. Et puis, ce n’est pas comme si des combats se poursuivaient entre forces bulgares et alliées. Observant d’un œil attentif la frontière roumaine, Ivan Krastev Marinov espère désormais aller négocier la paix à Athènes – quitte à rester ensuite dans la capitale grecque, sous un statut ou un autre.

Pleven (Bulgarie) – Dans cette cité importante mais négligée du nord du pays, l’ex lieutenant-colonel Kimon Georgiev Stoyanov, vétéran des guerres balkaniques, ancien membre du Zveno influencé par l’Italie fasciste puis congédié par le tsar Boris III, réunit un certain nombre de personnalités mises sur la touche durant le conflit. On retrouve ainsi autour de Stoyanov les nommés Petko Stoyanov Staynov (avocat, ancien ministre de l’alliance démocratique et allié de fait du Parti communiste contre le Reich), Traycho Mihov Dobroslavsky (journaliste influent, membre de longue date des partis de gauche) et Krustyo Ivanov Pastuhov (chef du Parti socialiste bulgare). La réunion est protégée de toute intrusion par la présence d’Ivan Krastev Bonev et de ses hommes de la brigade Shopian – même si, dans le fond, personne ne se sent vraiment menacé.
Stoyanov a une grande expérience en renversement de gouvernement : il a déjà contribué au coup d’État de Devoyun en 1923, à la chute d’Alexandre Tsankov en 1925 et bien sûr au coup du 18 mai 1934. L’ordre du jour se résume à deux questions : est-il possible d’envisager un retour du camarade Georgui Dimitrov Mikhaylov, exilé depuis 1923 à Moscou, afin que ce dernier prenne la tête d’un gouvernement de transition ? Et si oui, est-il possible que cette transition s’effectue d’une manière pacifique ?
A ces deux questions, la réponse est « oui, car c’est nécessaire ». De concert avec Mikhaylov, qui anime depuis 1942 des émissions de radio appelant à la résistance, les complices préparent donc un appel officiel au gouvernement bulgare… et à l’Armée Rouge.

10, Downing Street (Londres) – Winston Churchill a sous les yeux la demande de cessez-le-feu – d’armistice serait un terme plus approprié – envoyée par les Bulgares. Il connait déjà les positions du Département d’Etat et du Quai de la Joliette, elles n’ont pas varié depuis septembre dernier. Quant à Athènes… ce n’est pas Papandréou qui va faire la loi, même si le vieux bulldog se doute que les Grecs auraient très envie de parader dans Sofia. Cette demande n’aura donc pas de réponse – que les Soviétiques se débrouillent, avec toutes ces histoires à Belgrade, ce n’est pas le moment de créer une nouvelle cause de dispute !
Que faire donc du message du général Marinov ? Un instant, Churchill est pris d’un accès de mauvaise conscience et envisage de le brûler. Un geste idiot, qui pourrait abîmer ses précieux tapis. Se levant avec lassitude de son fauteuil, il range finalement le courrier dans ses archives, en grognant « It’s too late for you, my friend, sorry. » Evidemment, la presse n’en aura jamais connaissance.
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Wil the Coyote



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MessagePosté le: Dim Jan 13, 2019 23:50    Sujet du message: Répondre en citant

Bon....en résumer. Les allemands reculent et abandonnent Belgrade.

Dans le grand jeu....la yougo ftl est +- côté occident. La Bulgarie chez le Vodj.....

J ai bon?
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