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Cols Bleus
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Anaxagore



Inscrit le: 02 Aoû 2010
Messages: 7259

MessagePosté le: Lun Jan 08, 2018 11:01    Sujet du message: Répondre en citant

patzekiller a écrit:
ben, voilà Very Happy
bon j'ai plus qu'à m'occuper de la campagne aérienne en mer de flores, makassar et sur bali, et à écraser batavia Twisted Evil


Une paille Laughing
_________________
Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
Si vous épousez une femme belle et douce, vous serez heureux... sinon, vous deviendrez un excellent philosophe.
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Casus Frankie
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Inscrit le: 16 Oct 2006
Messages: 10135
Localisation: Paris

MessagePosté le: Lun Jan 08, 2018 11:03    Sujet du message: Répondre en citant

24 janvier
Dans la presse
Toulon
– Le quatrième et dernier Cols Bleus du mois de janvier est paru. Cette fois, notre envoyé spécial a eu le privilège de suivre les tous premiers entraînements aéronautiques du nouveau fleuron de la flotte : le porte-avions Joffre.

Entraînement sur le Joffre
Dans les premiers jours du mois, au cours d’une inoubliable cérémonie d’amitié franco-britannique, qui se déroula dans la rade de Portsmouth, le Joffre hissait pour la première fois le pavillon français. Construit pour notre marine par l’Angleterre, ce magnifique porte-avions de combat gagnait bientôt Mers-el-Kébir où il complétait son armement puis faisait route sur Bizerte. Il entra alors dans une période d’entraînement qui se terminera dans plusieurs semaines par une inspection de l’amiral Ollive, chef d’état-major général de la Marine.
Tout au fond de la rade, mouillé auprès de son vétéran le Lafayette, le porte-avions Joffre détache sa fine silhouette de croiseur sur un ciel chargé de nuées. Il porte pour l’occasion la marque du contre-amiral Lafargue, inspecteur général pour le théâtre Méditerranée, pilote et ancien commandant du Béarn, qui est venu assister à cette première.
Un simple regard sur les deux bâtiments permet de mesurer le chemin parcouru par une technique dont la nécessité dans la guerre moderne n’est plus à prouver. Haut sur l’eau, chargé d’une superstructure métallique étrange appuyant sa coque de cargo, le Lafayette, après de nombreux périples et campagnes fatigantes, arrive déjà au crépuscule d’une carrière bien remplie.
Le Joffre, au contraire, commencera la sienne dans quelques mois. Sa ligne est celle d’un croiseur de grandes dimensions et son pont d’envol couvre et dépasse en long et en large toute la surface de sa coque d’une finesse qui en assure la rapidité. La tour et le mât déportés à tribord ont été réduits au moindre volume et, tout au long de la coque, des encorbellements permettent d’assurer le service de l’artillerie sans en encombrer le pont d’envol, véritable terrain d’atterrissage de deux cent vingt mètres de longueur sur quarante mètres de largeur.
Ce pont recouvre un immense hangar de cent trente mètres sur vingt où les avions émergent par deux plates-formes d’ascension avant de se rendre sur leur ligne de départ. La conception de ce superbe bâtiment est extrêmement moderne et si le logement du personnel est un peu différent de celui des unités françaises, il renferme du moins tous les perfectionnements techniques pour les services généraux et la navigation, pour les services d’aviation et la sécurité.
Ce matin nous appareillons à 9h30. Déjà les contre-amiraux Latham (sous-chef d’état-major aéronautique navale) et Colin (responsable des constructions neuves) sont à bord pour approuver les résultats de la période d’armement pour essais qui a préalablement été menée en Angleterre et ouvrir ainsi officiellement la voie à la saison d’entraînement qui débouchera sur l’admission au service actif du porte-avions.
Sous les ordres de son commandant, le capitaine de vaisseau Caron, le grand bâtiment anime délicatement la masse de ses 18 600 tonnes et traverse la passe encore encombrée. Le ciel s’obscurcit rapidement et un fort vent du nord-ouest commence à souffler. Ce n’est plus cette calme mer d’azur qu’on se plaît à imaginer quand on songe à la Méditerranée, mais une mer grise déjà brutale, avec une houle irrégulière qui, tour à tour, rappelle la mer de Chine et l’Atlantique Nord. Derrière nous par bâbord, un croiseur léger, Le Terrible, ballotté dans la houle, nous escorte, prêt à intervenir avec célérité au moindre accident, et plus loin, un croiseur anglais nous suit et complète la formation. Un grain arrive du nord qui bientôt s’abat sur toutes ces choses, brouillant la ligne plus sombre de la côte lointaine, mais ne parvenant pas à décourager les groupes de mouettes qui nous accompagnent.
Les exercices d’appontage et de décollage, particulièrement difficiles par un tel temps, auront lieu toutefois et, sur le pont, les différentes équipes se préparent. Les hommes du service d’incendie ont revêtu leurs scaphandres d’amiante et les équipes ont coiffé leurs serre-tête de couleurs différentes, rouges pour la sécurité, jaunes pour le pont, blancs pour l’aviation, bleus etc. Ce bariolage anime soudain la grise atmosphère, dans l’activité des préparatifs.
Le vent forcit et sur le pont sans abri, tout balayé d’embruns, les hommes avancent, le corps penché en avant dans une inclinaison impressionnante. Chacun est à son poste quand on annonce une formation de bombardiers venant de la base aéronavale de Karouba. Bientôt dans le ciel tourmenté où courent furieusement les nuages, apparaissent trois appareils à bâbord avant. Le bruit de leurs moteurs se perd dans le vent. Ils approchent pourtant, rapides, perdent de la hauteur, décrivent un grand cercle au-dessus du porte-avions, se séparent pour régler l’intervalle des appontages.
Sur sa minuscule plate-forme au niveau du pont, le « batman », officier d’appontage, en l’occurrence le lieutenant de vaisseau Condroyer, ne les perd pas du regard. Revêtu de son blouson jaune, serre-tête de même couleur, tenant dans ses mains les « battoirs » de signalisation, il attend, sur le fond bleu de son léger écran, que les appareils se présentent en poupe pour les guider jusqu’au pont.
Son rôle est prépondérant et porte toute la responsabilité de l’appontage. Car, contrairement à la méthode américaine, où les gestes du « batman » ne sont que des indications, ceux de l’officier d’appontage sont dans les méthodes françaises, récemment reprises des anglaises, de véritables ordres. Tout un code de signalisation amène ainsi le pilote à se poser à l’endroit prévu sur le pont qu’il ne voit pas.
L’avion se présente par bâbord, amorce son virage. On croirait parfois qu’il va dépasser les limites du pont dans une dérive angoissante. Alors le « batman » agite ses deux raquettes jaunes dont chaque mouvement est un ordre auquel le pilote doit obéir dans la fraction de seconde qui suit. Les bras se lèvent, se détendent, s’agitent, s’abaissent : « Prenez de la hauteur »… « Descendez »… « Redressez-vous à gauche »… « Sortez votre train »… « Appontez »… etc.
Fonction de sang-froid et de prompte décision. L’appareil se penche, se cabre, reprend son équilibre et subitement touche le pont, roule quelques mètres et stoppe, freiné par des câbles transversaux tendus sur la piste et dans lesquels il s’accroche. La manœuvre demande quelques secondes.
A peine le premier reparti pour se placer à l’avant, un second appareil se présente et la manœuvre délicate, précise, rapide se renouvelle. Des appareils nouveaux sont en vue, la piste est dégagée prestement, cependant que le pont roule et tangue.
Parfois les « brins » successifs de freinage ne suffisent pas à arrêter l’appareil qui va buter contre les barrières souples dressées plus loin pour le stopper enfin. Les ascenseurs amènent d’autres appareils sur le pont, les ailes curieusement repliées comme celles d’un gigantesque insecte. Ceux-ci vont décoller sur une distance très faible. Bien avant de parvenir à la hauteur de l’avant, ils auront quitté le sol en mouvement où 1e vent souffle durement.
L’un d’eux fait un décollage saisissant en quelques mètres. Le moteur est poussé à fond sur l’ordre de l’officier de pont. A peine l’appareil mis en mouvement, le pilote le projette littéralement dans l’air en un tonnerre de vrombissements.
Il serait vain de chercher à décrire dans le cadre d’un court article tous les dispositifs d’un porte-avions moderne, dont la vie est si complexe.
Disons seulement qu’il peut emmener avec lui plus de quarante appareils, chasseurs ou bombardiers, et qu’indépendamment du service de la navigation et des services généraux qui comprennent environ six cent cinquante hommes, effectif normal d’un croiseur, il comprend les services d’aviation, environ cent cinquante hommes sous le commandement du C.C. Ortolan, les services Sécurité, cent à cent cinquante hommes sous les ordres du C.C. Dartigues, le service Opérations sous les ordres du C.C. de la Ménardière.
La Marine française, dont les formations aéronautiques ont joué depuis le début de la guerre un rôle de premier plan ne possédait, il y a quelques semaines encore, qu’un seul grand porte-avions de combat, le Jean-Bart. Avec ce nouveau navire que les Britanniques nous ont remis à la fin de l’année dernière (et ce ne sera pas le dernier), elle possède dorénavant une force qui formera l’ossature de l’organisation de l’avenir.
L’efficacité de l’aviation maritime, côtière ou embarquée n’est plus à démontrer. C’est pour l’avoir préparée sournoisement avec soin que les Japonais ont pu réussir leur criminelle expédition de Pearl Harbour. Les Etats-Unis n’ont été maîtres dans le Pacifique par la suite que lorsque leurs constructions maritimes ont pu combler en porte-avions les pertes des premiers combats.
Quel que soit l’avenir des armes nouvelles, les formations aéronavales resteront l’élément essentiel de la maîtrise de la mer. L’avion naval représente pour ces formations une arme indispensable, toujours prête à intervenir, aussi bien dans la défense du trafic ami que pour l’attaque du trafic ennemi, ou dans les opérations contre la terre.
A la fin de cette première journée d’entrainement, après des manœuvres d’attaque du Joffre et du Terrible qui l’escortait, le contre-amiral Lafargue remit sur la plage arrière du bâtiment des certificats de capacité d’appontage à une vingtaine de pilotes.
Puis, avant de quitter le bord, il rappelait lors d’un discours poignant à cette admirable phalange de jeunes hommes, l’exemple de leurs ainés qui se sont sacrifiés à bord du Béarn et du Bois-Belleau ou qui se sont couverts de gloire lors des opérations alliées dans tous les ciels et sur toutes les mers du globe.
Le dynamisme du personnel de l’aéronavale, son esprit de sacrifice, sa compétence et ses états de service font de cette arme l’une des principales forces de la marine française.

(signé) Paul-Jean Lucas, correspondant de guerre naval.
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Finen



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MessagePosté le: Lun Jan 08, 2018 11:35    Sujet du message: Répondre en citant

Excellent!!
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delta force



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Messages: 516
Localisation: france Gironde

MessagePosté le: Lun Jan 08, 2018 11:41    Sujet du message: Répondre en citant

c'est bien un PA de la classe COLOSSUS ?
donc l'Arromanches de OTL ?
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FREGATON



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Messages: 1232
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MessagePosté le: Lun Jan 08, 2018 11:56    Sujet du message: Répondre en citant

delta force a écrit:
c'est bien un PA de la classe COLOSSUS ?
donc l'Arromanches de OTL ?

Si ce n'est lui, c'est donc son frère.... FTL, avec un peu d'avance par rapport à l'OTL.
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Imberator



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Messages: 2750
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MessagePosté le: Lun Jan 08, 2018 13:52    Sujet du message: Répondre en citant

A-t'on des chances de voir un binôme Jean Bart-Joffre opérer en mer de Chine méridionale pour y traquer les reliquats de la flotte japonaise vers la mi-45 ?
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FREGATON



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MessagePosté le: Lun Jan 08, 2018 14:47    Sujet du message: Répondre en citant

Chabert a écrit:
Il ne manque que l'accent journalistique de l'époque...


Eh oui! mais on peut imaginer quelque-chose dans ce genre là:
https://www.youtube.com/watch?v=Edkl4uF9JGo
Cool
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Lun Jan 08, 2018 17:29    Sujet du message: Répondre en citant

Imberator a écrit:
A-t'on des chances de voir un binôme Jean Bart-Joffre opérer en mer de Chine méridionale pour y traquer les reliquats de la flotte japonaise vers la mi-45 ?


Oh, il n'y aura pas qu'eux !
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Casus Frankie

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patzekiller



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MessagePosté le: Lun Jan 08, 2018 17:45    Sujet du message: Répondre en citant

j'y travaille déjà Wink

je vois que les escadrille du GAN2 travaillent déjà dessus, avec déjà un as l'enseigne Bédart... c'est du tout bon pour mes futur coloriages aériens dans l'océan indien
_________________
www.strategikon.info
www.frogofwar.org
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