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Cols Bleus
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Jan 05, 2018 09:36    Sujet du message: Cols Bleus Répondre en citant

Grâce à FREGATON, la naissance FTL d'un hebdomadaire bien connu… et l'explication de son superbe dessin de Bonne Année.


3 janvier
Dans la presse
Toulon
– Ce lundi, parution du premier numéro – fort mince – de l’hebdomadaire Cols Bleus, créé par le lieutenant de vaisseau Jean Raynaud, du Service Cinématographique des Armées, avec l’appui de l’amiral Ollive. Ce journal répond à une double intention : fournir aux marins une lecture spécialement choisie pour eux et tenir le public au courant de la vie de notre Marine Nationale.
En première page, une photo qui deviendra célèbre : une vue aérienne prise à la verticale du porte-avions Jean-Bart par un TBM Avenger – pardon, par un TBM Vengeur. On y voit l’équipage parfaitement aligné sur le pont d’envol qui forme le message de vœux : “Bonne année 1944”. Puis, sur cinq colonnes à la une, un premier reportage, effectué quelques semaines auparavant par un correspondant de guerre embarqué sur un croiseur léger.

Un reportage en Méditerranée
Un jour comme les autres sur mer

Comme partout sur nos côtes, la guerre a marqué ce petit port de la Riviera de son empreinte tragique.
Les barques de pêche, les élégantes embarcations coulées par l’explosion des quais gisent fraternellement, la quille en l’air, parmi tant d’autres débris, ou bien montrent leurs flancs qui pourrissent près des éboulis.
Peu de mal en somme, puisque sur l’un des côtés du bassin hâtivement réparé, les silhouettes fines de petits bâtiments de guerre émergent de la mer aujourd’hui couleur d’argent.
Bien accostés sur des alignements impeccables, ils attendent au mouillage, mais toujours prêts à appareiller, le retour de leurs frères, en tous points semblables à eux, qui sont à la mer.
Il y a là, ainsi que dans d’autres ports de la côte, des « P. C. », petits patrouilleurs d’escorte de moins de quatre cents tonnes, des « S. C. », chasseurs de sous-marins, des « Y. M. S. », dragueurs de mines.
Ailleurs encore, des torpilleurs français, anglais et américains et aussi de magnifiques croiseurs, comme le Colbert, la Gloire et le Fantasque, pour ne citer que des bâtiments dont les communiqués officiels ont fait mention.
Nuit et jour, des bâtiments sont à la mer. Nuit et jour, ils remplissent des missions indispensables à notre sécurité, non seulement de surveillance, mais aussi de combats presque journaliers dans des eaux qu’il faut purger de tous leurs dangers sournois. Car l’ennemi continue de répandre mines et engins que l’imagination du mal multiplie, comme les vedettes rapides, les « explosive boats » qu’un homme pilote contre nos bateaux, les hommes-torpilles dont le capot de flexiglass est presque invisible, les « sous-marins de poche » si difficiles à déceler…
Toute cette « vermine », comme disent les marins, infestait le nord de la Méditerranée il y a peu de semaines encore. De quarante à cinquante mines étaient journellement détruites par les torpilleurs, les chasseurs, les escorteurs ou les dragueurs. Aujourd’hui, une dizaine « seulement » augmente chaque jour le tableau de cette chasse périlleuse.
A présent, des vedettes ennemies qui menaçaient nos bâtiments ou déposaient des agents secrets sur nos côtes ne peuvent à peu près plus prendre la mer sans être coulées. Des sous-marins sont grenadés dès qu’ils s’éloignent de leurs bases italiennes.
C’est que chacun des plus petits bateaux dont je conterai prochainement l’action possède un armement et des appareils détecteurs extrêmement modernes.
Mais l’escadre ne borne pas son action à cette chasse quotidienne. Ses torpilleurs et ses croiseurs qui « briquent » tout le plan d’eau qui va de la frontière espagnole à Gênes en passant par le nord de la Corse, prêts à détruire tout bâtiment qui voudrait intercepter nos convois, harcèlent l’ennemi sans arrêt, bombardant ses batteries côtières, détruisant ses ponts, ses voies ferrées, toujours en œuvre pour se porter en force de support lors des opérations de nos armées sur le front terrestre. C’est en revenant d’un raid de nuit que notre magnifique Le Fantasque a reçu la mission d’aller bombarder des ouvrages ennemis de grande importance stratégique.
………
A neuf heures ce matin, les klaxons retentissent, appelant chacun à son poste de combat, car chacun à la mer tient un poste de combat, du commandant au cuisinier.
La côte apparaît nette par le temps clair avec ses rochers, ses collines et, à l’arrière-plan, ses montagnes éblouissantes. Au creux des golfes ou étalées sur les petits caps, ce sont les villes aux noms bien connus qui chantent à nos mémoires les souvenirs de repos ensoleillé : Villefranche, Beaulieu, Monaco, Menton… et tant d’autres.
Lentement, Le Fantasque suit le littoral et s’en approche insensiblement. Le voici à portée de canon.
Le télémètre indique 12.000 mètres, 11.000, 10.000…
En arrière de nous, deux torpilleurs anglais et américain nous suivent, prêts à intervenir. Les ceintures de sauvetage sont placidement revêtues par tous, les casques coiffent maintenant uniformément toutes les têtes, et sur la passerelle, les oreilles se bouchent de coton.
L’officier canonnier se penche sur les cartes, mesure les distances, remonte à son poste dans la tourelle du télémètre.
Le bateau continue sa marche. Sur la plage avant, les canons pivotent lentement à la vitesse du navire, braquant leur regard fixe sur leur objectif. Eux seuls peut-être le voient, puisque, pour nous, ce matin, il est caché derrière une faible colline… Nous nous approchons toujours de la côte… 9.000, 8.500 mètres.
De chaque monticule, les observateurs ennemis là-bas doivent épier notre marche, mesurer leurs distances, transmettre leurs indications. La terre est maintenant aussi sournoise que la mer.
Le silence de l’attente se fait autour de nous, silence d’où vient seule la voix de l’officier canonnier dont les ordres, sur la plate-forme des canons, se répètent en écho.
Puis c’est l’ordre autoritaire du commandant :
– Tirez une salve sitôt paré !
On entend, résonnant contre les tôles, une voix mystérieuse qui annonce :
– Paré !
Puis, immédiatement, l’injonction :
– Feu !
Alors, c’est le tonnerre des pièces qui pénètre en vous jusqu’aux moelles.
La gueule du canon est à hauteur du visage, à quelques coudées. Son souffle chaud vous gifle d’une bouffée brûlante. Sa flamme vous éblouit un instant.
Les jumelles tentent de voir. Les observateurs de terre, loin, en France, eux, transmettent leurs messages.
Les rectifications sont immédiatement fixées.
– Plus près… 200… à droite… 100
– Tirez deux salves sitôt paré
– Paré !
– Feu !

Puis le tir augmente sa cadence.
– Comme ça, trois salves, cadence quinze secondes.
– Paré !
– Feu !

Le bateau tremble à chaque bordée. Près des canons, les hommes reliés au téléphone par de longs fils opèrent comme à la manœuvre. Mais de terre, les batteries ennemies se décident. L’oreille les a perçues.
– Coups partis !
Le sifflement classique des obus qui plongent. Une salve soulève de l’eau deux gerbes, peupliers blanchâtres, soudain surgis à peu de distance devant l’étrave.
Le commandant ordonne aussitôt la manœuvre :
– A gauche 25, les deux machines avant 150 tours… 180 tours.
– Coups partis !

Une seconde salve tombe juste derrière nous, frappe notre sillage. Quelques mots du commandant, la rapidité d’exécution de l’ordre ont sauvé le bâtiment et ses centaines d’hommes.
Le torpilleur voisin envoie son rideau de fumée que le vent essaime un instant entre la côte et nous et qui nous masque un moment.
– Faites un Boutakoff !
C’est une manœuvre qui consiste à replacer le bateau à son point initial.
De nouveau, le tir est réglé.
– Tirez sitôt paré une salve !
– Paré…
– Feu…
– Bien !

Le bateau varie sa marche, vire et change sa vitesse, puis revient. Les salves ennemies l’encadrent. Tout à l’heure, nous en examinerons les marques sur la coque éraflée.
Chacun est un peu grisé par la poudre, l’ébranlement du tonnerre que crachent les gueules ardentes des canons.
– Paré.
– Feu !
– 100 à gauche.
– Paré.
– Feu !

Et jusqu’à l’heure du déjeuner, le croiseur léger pilonne son objectif. Les batteries nous encadrent toujours. Bientôt, un incident au poste de réception de terre nous prive de renseignements. C’est notre ami le torpilleur américain qui nous les communique par message lumineux : “Shoot effective: four direct hits on bridge, direct hits on railroad and houses, all salvoes in target area.”
– Rompre du poste de combat. L’équipage au poste de manœuvre !
Les hommes sont radieux. L’officier canonnier a le sourire. Il y aura à boire au carré.
Le croiseur léger, après une nuit mouvementée, vient une fois de plus d’aider nos troupes qui se battent sur le front, un jour « où il ne se passe rien sur mer ».
(signé) Paul-Jean Lucas, correspondant de guerre naval.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Jan 05, 2018 10:45    Sujet du message: Répondre en citant

A noter ces précisions transmises par Fregaton :

"Le journal « Cols bleus » est né OTL le 23 février 1945. FTL j’ai avancé la date au 3 janvier 1944…

Le reportage est authentique à 90% (son style journalistique aussi… ce n’est pas un marin qui écrit et ça se voit !), bien qu’en avance d’un an par rapport à l’OTL, mais il correspond aux opérations FTL."
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Casus Frankie

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Wil the Coyote



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MessagePosté le: Ven Jan 05, 2018 13:31    Sujet du message: Répondre en citant

Pardonnez moi mais le Fantasque....n est ce point un contre-torpiller?
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Merlock



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MessagePosté le: Ven Jan 05, 2018 14:00    Sujet du message: Répondre en citant

Wil the Coyote a écrit:
Pardonnez moi mais le Fantasque....n est ce point un contre-torpiller?


Il avait été reclassé comme "croiseur léger" vers la fin de la guerre...
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FREGATON



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MessagePosté le: Ven Jan 05, 2018 14:14    Sujet du message: Répondre en citant

Wil the Coyote a écrit:
Pardonnez moi mais le Fantasque....n est ce point un contre-torpiller?


Si! du moins du point de vue franco-français...

Par contre ces bâtiments ne pouvaient être classés comme "destroyer" par les alliés (au sens du traité de Londres de 1930) qui définissaient ces derniers comme des navires de combat d'un déplacement maximal de 1.850 tw, ou avec des canons d'un calibre inférieur à 130 mm.

Du coup, au fil de la guerre et pour aller dans le sens "inter-alliés", la marine reclassa ses gros CT en "croiseur léger"... Et pour la "communication" c'était beaucoup plus valorisant!
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Jan 05, 2018 17:50    Sujet du message: Répondre en citant

FREGATON a écrit:
Du coup, au fil de la guerre et pour aller dans le sens "inter-alliés", la marine reclassa ses gros CT en "croiseur léger"... Et pour la "communication" c'était beaucoup plus valorisant!


Ce qui fait que, dans les textes FTL, nous continuerons à parler de CT, mais dans ce texte "d'époque" précis, il est question de CL.
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solarien



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MessagePosté le: Ven Jan 05, 2018 19:44    Sujet du message: Répondre en citant

D'ailleurs, après guerre, la France va elle continuer a construire des CT ou bien va elle abandonner se type de navire pour ne construire que des destroyer ???

Même chose pour le GB, va elle continuer a faire des Destroyer ou pourrait elle être tenter de faire des équivalents CT qui se sont montrer plus pratique et mieux adapter à la haute mer ?? (duel Bismark, Hood, Richelieu)
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Wil the Coyote



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MessagePosté le: Ven Jan 05, 2018 19:59    Sujet du message: Répondre en citant

solarien a écrit:
D'ailleurs, après guerre, la France va elle continuer a construire des CT ou bien va elle abandonner se type de navire pour ne construire que des destroyer ???

Même chose pour le GB, va elle continuer a faire des Destroyer ou pourrait elle être tenter de faire des équivalents CT qui se sont montrer plus pratique et mieux adapter à la haute mer ?? (duel Bismark, Hood, Richelieu)


Sans être spécialiste de la chose....il me semble que contre le Bismark c était des Torpilleurs type Le Hardi
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Capu Rossu



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MessagePosté le: Ven Jan 05, 2018 20:49    Sujet du message: Répondre en citant

Bonsoir,

Pour répondre brièvement Solarien, OTL les escorteurs d'escadre programme 47 et 53 sot des extrapolations des Mogador mais avec un armement adapté aux enseignements de la WW II.
Lors de l’engagement Cardinal - Chancelier, comme le fat remarquer Wil, ceux sont des torpilleurs type Le Hard qui sont présents.

@+
Alain
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FREGATON



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MessagePosté le: Ven Jan 05, 2018 20:57    Sujet du message: Répondre en citant

L'équivalent français du destroyer serait plutôt le "torpilleur d'escadre" (le type Le Hardi, les séries de 1500 tonnes...)
Les gros CT, qui dépassaient les 2500 tonnes, n'avaient pas vraiment d'homologues chez les anglo-saxons avant-guerre, mais leurs nouveaux destroyers issus des programmes de guerre ont vu leur tonnage augmenter singulièrement (Fletcher, Gearing et Battle en particulier) pour arriver à 2300/2500 tonnes.
Après guerre, les destroyers modernes atteignaient les déplacements des CT d'avant guerre. En France ils furent classés "escorteurs d'escadre" avec un code OTAN en "D" pour destroyer et dépassaient les 3000 tonnes.
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demolitiondan



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MessagePosté le: Ven Jan 05, 2018 21:51    Sujet du message: Répondre en citant

Quelque chose est prévue pour "l'accident" du Fantasque ?
_________________
Quand la vérité n’ose pas aller toute nue, la robe qui l’habille le mieux est encore l’humour &
C’est en trichant pour le beau que l’on est artiste
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FREGATON



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MessagePosté le: Ven Jan 05, 2018 22:42    Sujet du message: Répondre en citant

demolitiondan a écrit:
Quelque chose est prévue pour "l'accident" du Fantasque ?

La "collision de Noël" entre le Terrible et le Malin ?
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Sam Jan 06, 2018 11:14    Sujet du message: Répondre en citant

10 janvier
Dans la presse
Toulo
n – Parution du second numéro de l’hebdomadaire Cols Bleus. Au sommaire, un nouveau reportage de notre envoyé spécial en Méditerranée, embarqué cette fois à bord d’un patrouilleur.

En « briquant » la Méditerranée
Avec la nuit, ses traîtrises…
Mais on veille à bord du petit bateau
Deux détonations sèches, brutales, déchirent un instant le silence de ce beau soir et font trembler les parois de la petite passerelle.
Deux autres leur succèdent, aussi soudaines, puis cinq, puis deux. La voix d’un des tireurs s’écrie joyeusement : « Touchée ! »
Nous regardons avec lui et nous voyons la mine qui s’avançait vers nous, lentement, avec des balancements de méduse, incliner un peu plus sa carapace luisante. La mitrailleuse de 20 millimètres tire encore deux balles dont les points lumineux ricochent sur l’eau avec une apparente lenteur et se perdent vers l’horizon. La calotte ronde de la mine disparaît peu à peu; quelques bulles d’air s’en échappent. Le terrible engin coule, désormais inoffensif.
C’est la dernière mine que notre petit bateau, un escorteur de 330 tonnes, neutralisera aujourd’hui, car le jour baisse rapidement. Bientôt nos veilleurs ne pourront plus déceler les calottes noirâtres à la surface de la mer, si calme ce soir.
Elles nous frôleront avec tous les dangers sournois de la nuit. Tant mieux si la vague de l’étrave les éloigne un moment de notre route quand nous nous approchons sans les voir.
Pas de lune. Bon temps pour patrouiller. A bâbord, loin vers l’horizon, les lumières de la Riviera sont allumées, en traînées très floues. Voici Cannes, Nice, Monaco… Puis la côte ne se devine pas plus avant. En Italie le black-out est complet…
Notre Cimeterre, un « PC » de 173 pieds de long, va continuer placidement sa patrouille pendant vingt-quatre heures.
Là-bas, derrière ces lumières qui maintenant disparaissent, la vie continue, presque normale. Le rideau silencieux des petits patrouilleurs la protège.
Celui avec lequel nous sommes ce soir en liaison croise à quelques milles de là.
A intervalles réguliers, nous communiquons avec lui. La voix un peu nasillarde du haut-parleur nous fait connaître sa position et les moindres incidents de route :
– Ici Pertuisane, commandant L… Ici Pertuisane, commandant L… Vous m’entendez ? Répondez…
Car les mines dérivantes que les petits bâtiments font couler ou éclater chaque jour ne sont pas les seuls périls de la navigation. La mer est infestée des embûches que l’ennemi multiplie contre nos bateaux. Il faut un écumage régulier, une surveillance constante pour les neutraliser et permettre à nos navires de commerce et à nos gros bâtiments de circuler avec une relative sécurité.
Les patrouilleurs avec leurs soixante hommes d’équipage sont armés pour la défensive et pour l’attaque. L’an dernier encore, ils étaient dans leurs berceaux natals, sur quelque lac lointain des Etats-Unis où leurs commandants, de jeunes lieutenants de vaisseau pleins de « cran », sont allés les chercher et les ont amenés de ce côté de l’Atlantique, à travers les tempêtes.
Munis des appareils détecteurs les plus récents, des dispositifs d’écoute sous-marine les plus précis, de radios modernes, ils sont équipés et armés pour la chasse des petits bâtiments et des sous-marins.
Le radar accomplit sans cesse son mystérieux travail et « voit » comme un œil étrange les obstacles, jusqu’à des kilomètres de distance. Le radar fait apparaître soudain le bateau ami ou ennemi qui se déplace sous son regard.
Sur le Cimeterre, chacun est à son poste de veille. Dans le silence, seulement coupé par les Indications de surveillance qui viennent de l’intérieur.
– Contact au radar dans le gisement 240…
– Prenez la distance.

C’est peut-être une vedette rapide ennemie, un P.T. boat en mer pour quelque mauvais coup. Le point se déplace sur le cadran. Chacun est à l’écoute.
Sur la passerelle découverte et sans cesse éventée, les jumelles de nuit se braquent sans parvenir à percer l’obscurité épaisse. En liaison avec le second de patrouille, la manœuvre est aussitôt commencée.
La vitesse augmente, il s’agit de rattraper ou de couper la route à l’embarcation ennemie. Poursuite affolante dans la nuit noire. Les appels de radios se multiplient. Par un mouvement tournant indiqué sur les appareils de bord, on suit la route de la vedette qui après s’être enfoncée vers le large suit maintenant la côte. L’un des patrouilleurs se lance derrière elle, mais c’est un autre qui l’atteindra par le travers.
L’obus éclairant qui tombe lentement, retenu par son parachute, fera apparaître bientôt sa silhouette encore lointaine. Et, à bonne portée, avec une rapidité de décision dont dépend le succès, le tir précis des pièces l’enverra par le fond.
Montée par un nombre impressionnant de passagers, dix-sept, la vedette n’accomplira pas sa mission. Les prisonniers donneront des renseignements utiles.
La mer recèle bien d’autres dangers encore : les vedettes explosives, dont le pilote se jette à l’eau au dernier moment, après avoir dirigé son engin vers le but.
Comme chance de salut, il n’a que son radeau minuscule, sa combinaison pneumatique avec, aux pieds, des semelles de caoutchouc, sortes de nageoires qui le font ressembler à un pingouin. Mais le salut est rare. Témoin celui que nous avons repêché il y a peu de jours.
L’aube est venue, une aube toute rose à travers le ciel nuageux. Le Cimeterre enfonce régulièrement son étrave dans l’eau couleur d’argent. Et le jour arrive enfin.
La vie de ce petit bateau est passionnante. Ici l’équipage, les officiers, le commandant vivent comme une grande famille laborieuse, très près les uns des autres, en confiance absolue. Ils se connaissent et s’apprécient. Ils s’aiment. Ils forment un ensemble homogène où aucune fêlure ne peut se produire dans la promiscuité cordiale de la vie quotidienne au danger.
Et pendant que le bateau file dans le silence et que la houle légère glisse en bruit soyeux le long de la petite coque, le ronronnement des diesels accompagne de son activité tranquille le travail régulier, modeste, de l’équipage plein de mordant et d’esprit de sacrifice. Dans le carré, le café du petit déjeuner répand son odeur intime mêlée à celle du tabac blond.
Le commandant, le visage reposé comme s’il s’était couché, se dévêt de sa « peau de mouton ». Il est souriant et grave comme à l’habitude. Mais la petite porte s’ouvre : écho à l’écoute sous-marine.
En quelques secondes il a traversé la chambre de navigation et son oreille déjà est à l’écouteur près de la timonerie.
Il gravit ensuite la raide échelle qui le conduit sur la passerelle, auprès de l’officier en second. L’écoute révèle le bruit distinct d’un moteur sous-marin. Les visages se tendent. Le bruit en craquements réguliers se distingue parfaitement de celui de notre propre hélice.
Je questionnerai plus tard. Pour le moment j’essaie seulement de comprendre. Minutes anxieuses, mais non, inquiètes. S’il s’agit d’un sous-marin de « poche » monté par un ou deux hommes, il doit être assez près.
La voix calme commande :
– A gauche 20… Gouvernez au 320…
La voix du pilote répond :
– La barre 20 à gauche.
– Gouvernez au 310… Au…

L’écho mystérieux s’éloigne, se rapproche, s’éloigne de nouveau, se rapproche encore. Le Cimeterre a dessiné sur l’eau un quadrilatère qui encadre l’écho.
Près de moi les ordres se précisent.
– Parez à grenader. Machine en avant toute !… A droite toute !
– Feu !

Et les mortiers lancent dans l’air les grenades cylindriques qui tourbillent dans leur lente trajectoire et tombent lourdement à l’eau.
Peu de secondes… une détonation assourdie… un remous et une faible gerbe en surface. Le veilleur à l’écoute tend davantage l’oreille. Peu de temps après, il annonce :
– Perdu contact.
Qu’est devenu l’obstacle ? A-t-il coulé ? A-t-il stoppé son moteur ? S’est-il enfoncé dangereusement sans espoir de remonter ?
La chasse aux mines commence, comme hier, comme elle recommencera demain. Les sphères de mort coulent ou elles explosent,
Et ainsi les petits bateaux dont la vie est si prenante, le Cimeterre, la Pertuisane, la Pique, le Trident, le Coutelas et tant d’autres avec leurs petits « carrés », leur petit poste d’équipage, leur petite installation, gardent nos routes et nos côtes avec les dragueurs, les chasseurs et les vedettes lance-torpilles.
Quand la mer est dure, le spectacle est terrifiant. Ils roulent d’un bord à l’autre et la navigation se fait de l’intérieur. Mais ils tiennent bon et sont bien « manœuvrants ».
Cette besogne de nos marins, pleine d’esprit de sacrifice et d’héroïsme journalier, reste obscure et discrète. Elle méritait d’être montrée dans sa simplicité.
(signé) Paul-Jean Lucas, correspondant de guerre naval.
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Dim Jan 07, 2018 11:19    Sujet du message: Répondre en citant

17 janvier
Dans la presse
Toulon
– Parution du troisième numéro de l’hebdomadaire Cols Bleus. Cette semaine, notre reporter a embarqué sur un dragueur de mines de type YMS pour une mission dans le golfe de Fos-sur-Mer.

Dragage…
Le golfe de Fos s’étire dans cette aube hivernale après une nuit sereine. Ses installations industrielles semblent encore endormies et près de Port-de-Bouc, où s’enchevêtrent les mâts sur le fond pâle du ciel, la tour du fort, puissante et carrée, offre au jour naissant sa façade hautaine et sobre du XIIème siècle.
C’est sur le dragueur D223, chef de patrouille, que j’embarque : un équipage décidé et silencieux habitué à naviguer. Le commandant n’est pas une « demoiselle » mais un rude marin, vétéran des deux guerres. Voilà des mois qu’il fait ce métier effacé, dangereux, de dragueur de mines sur la mer parsemée d’embûches… Rôle modeste mais combien nécessaire et dont on connaît mal les duretés.
A peine balancés par une mer calme et bleue nous quittons le mouillage, sous le plus beau soleil levant qui soit.
Une quinzaine de milles nous séparent de ces fonds où tant de pièges ont été placés par l’ennemi pour se protéger et par les Alliés contre l’ennemi.
Parmi tous les engins diaboliques qui servent à faire la guerre, la mine sous-marine est l’un des plus perfectionnés et des plus dangereux. C’est l’arme sournoise par excellence, celle qui se cache sous les eaux les plus calmes et agit à sa guise selon son réglage et sa position, sans qu’on puisse réellement prévoir sa traîtrise.
Jusqu’au début de cette guerre on ne connaissait guère que les mines percutantes, soit dérivantes à la fantaisie des courants, soit retenues entre deux eaux à profondeur convenable par un filin ou orin fixé au fond sur un crapaud.
Quand, en novembre 1939, apparurent les premières mines magnétiques mouillées par sous-marins ou par avions devant Dunkerque et dans les eaux anglaises, les marines alliées furent un moment décontenancées par cette nouvelle fourberie allemande.
On connaissait son existence, mais on ne possédait aucun moyen effectif de combattre ce nouvel ennemi. L’Etat-major français et l’Amirauté anglaise se reprirent vite. Les mines magnétiques gisaient sur les fonds moyens, de plus en plus nombreuses. Les bateaux métalliques sautaient et le péril devenait menaçant pour les convois et les bâtiments de combat.
Les dispositifs de cette arme nouvelle n’étaient pas connus dans leur détail. On tenta d’abord de draguer des chenaux à l’aide de radeaux remorqués et supportant une importante masse métallique, rails ou poutrelles à laquelle on ajoutait des aimants destinés à actionner la force magnétique de la mine pour la faire éclater. Mais ce moyen primitif ne donna guère de résultats.
Il fallut en hâte mettre au point des dragues électriques alimentées par des groupes électrogènes dont furent munis de petits bateaux en bois cependant que des dispositifs de protection étaient placés sur les navires métalliques. Avec une grande célérité se développa une technique nouvelle.
Aujourd’hui les méthodes sont au point. Elles demandent de la part des officiers de dragueurs et de leurs équipages une connaissance approfondie de cette technique nouvelle dont dépendent la sécurité de nos routes maritimes et le ravitaillement de nos forces.
Les petites flottilles réparties sur nos côtes méditerranéennes sortent chaque jour par tous les temps et nettoient des chenaux qui permettent l’accès de nos ports aux plus grands bâtiments.
Dès l’aube, les dragueurs appareillent et sortent un à un du port pour rejoindre au large le plan d’eau suspect et que jalonnent des bouées. C’est, après bien d’autres, le chenal d’accès vers l’étang de Berre que nous allons draguer aujourd’hui.
Le petit bâtiment de 300 tonnes où j’ai embarqué dirige l’opération sous le commandement du capitaine de corvette Le B… De construction américaine, sa ligne est fine, les apparaux modernes, bien répartis dans sa coque de bois, correspondent au service qu’on attend d’eux. Deux moteurs de 500 CV assurent sa propulsion. Grâce à eux, il filera ses 13 nœuds – un dragueur n’est pas un racer – et un moteur auxiliaire de 500 CV alimente toutes les installations du bord y compris, en premier lieu, la génératrice électrique.
Sur la plage avant son canon de 76 et sur les bords ses mitrailleuses, momentanément recouverts de housses, lui gardent son aspect de navire de guerre. Sur l’arrière, le treuil de la drague est posé au-dessus d’une grande cuve comme une grosse bobine où s’enroulent les câbles magnétiques. A tribord, retenu encore à son palan, le cône tronqué du marteau acoustique que l’on mouillera tout à l’heure.
Impeccablement, la petite flottille a pris sa formation de travail. Cinq bâtiments en ligne de front à 250 yards d’intervalle. Derrière nous, à un mille environ, une seconde ligne nous suit entre nos sillages. Ainsi toute la largeur du chenal sera complètement balayée par les champs magnétiques.
Sur la plage arrière, un groupe s’affaire autour de la bobine, l’ordre a été donné de mouiller la drague, la « queue » comme on l’appelle. Et c’est en effet une immense queue flottante de plus de 400 mètres de long qui se dévide lentement et que le petit bateau va traîner derrière lui tout au long du jour.
Deux brins inégaux la composent, munis chacun d’une électrode où dans un instant passera le courant qui doit faire sauter la mine qu’il surplombera.
Attention, les mines mouillées par nos amis anglais et américains sont beaucoup plus sensibles que les mines allemandes. L’ennemi en sait quelque chose et nombreux ont été les accidents de ses dragueurs, du temps qu’il occupait nos côtes.
Pour nous, il a fallu diminuer considérablement l’ampérage des premiers courants et protéger nos petits bateaux par un troisième brin muni d’une électrode et coupant le champ magnétique à distance convenable pour supporter l’éclatement des mines.
Mais vous pensez peut-être que, touchés par un courant magnétique, les dispositifs de la mine fonctionnent à la première fois ; il n’en est rien. Il faut plusieurs actuations ou passages du courant, parfois quatre, parfois six, et jusqu’à douze, pour que le déclic qui commande l’explosif se décide à agir.
On a donc décidé de passer de nombreuses fois dans les endroits à draguer. La mine magnétique, ai-je dit, est un engin diabolique. Elle se complique de dispositifs qui ne marchent qu’au son ou bien combinés avec l’électricité. Il a donc fallu imaginer des marteaux acoustiques qu’on mouille près du bateau, à l’aide d’un palan qui fonctionne grâce au moteur électrique qu’il contient.
Le bruit lui-même est mesuré, il faut qu’il ne soit ni trop faible ni trop fort. Parfois, son tintement sous-marin ne fait qu’« endormir » la mine jusqu’à ce que le dispositif électrique agisse de nouveau. Il y a ainsi les mines « spéciales » et les mines « séquences ». Les unes éclatent au bout de quelques secondes, les autres au bout de quelques minutes. Parfois le déclenchement acoustique se combine avec le déclenchement magnétique ; parfois, l’un ou l’autre agit seul. Quant aux mines « huîtres », elles s’éveillent sous la poussée de l’eau que le bateau déplace.
Le hasard a son rôle. Une mine s’isole avec les algues ou le sable et se découvre inopinément…
Cependant, notre petite flottille, bien sage, passe et repasse dans le chenal, chaque navire traînant sa longue « queue » dont le sillage blanc étincelle parfois. La navigation doit être extrêmement précise, à moins de trente mètres près, afin que la sécurité de la route soit certaine, où, demain, les convois s’aventureront en toute confiance.
La force des mines est extraordinaire. Quand elles éclatent, des gerbes monstrueuses s’élèvent brusquement à quarante, soixante et même quatre-vingt mètres de haut. Elles restent quelques instants comme immobiles et s’étalent ensuite dans un effondrement impressionnant qui laisse après lui une poussière d’eau ténue comme un brouillard. La «queue» remorquée par le dragueur disparaît alors, hachée, disloquée, et la force de l’explosion ébranle les petites coques de bois où tout tremble pendant quelques instants.
Parfois aussi, une explosion imprévue retourne un bateau innocent dans une catastrophe soudaine, comme cela s’est produit il y a peu de semaines, lorsque qu’un vieux et obscur serviteur de notre Marine, le pétrolier Ethylène, a sauté sur une mine magnétique à la sortie du port, emportant dans la mort dix de nos vaillants camarades…
De simples héros, modestes et consciencieux, meurent pour que d’autres vivent. On ne dira jamais assez la gratitude que doit avoir le Pays envers eux, pour qui la guerre n’est faite que des mêmes dangers et des mêmes dévouements…
Au bout du chenal, le premier front de la flottille vire de bord et recommence sa route. Le second front, un mille derrière, suit exactement son chemin. Quand ils se croisent, les petits bateaux sont bien près les uns des autres, et par gros temps, il faut une grande précision de manœuvre pour éviter les abordages et l’enchevêtrement des dragues.
Aujourd’hui, dans ce petit coin de mer, nous avons fait quatre « passes ». Il en faut seize pour que la flottille, consciente d’avoir accompli son devoir, s’en aille vers une nouvelle tâche aussi monotone et aussi périlleuse.
Et ainsi, notre bateau et ses frères draguent successivement l’entrée des ports. Ensemble, ils rendent libre la mer pour que les opérations se poursuivent. Parfois la nuit, par un temps de chien, tous feux éteints, ils ont permis la venue et les évolutions de nos bâtiments de guerre et de nos convois.
Nous arrivons à la sortie du chenal. De nouveau, les signaux montent le long des drisses. Cette fois, c’est pour amener la drague qui, lentement, reprend sa place sur la lourde bobine qui suinte. Lourdement, le marteau acoustique est hissé sur le pont. Il fait presque nuit quand nous atteignons la passe et que, sagement, jusqu’à demain, les petits dragueurs pensent à s’endormir.
(signé) Paul-Jean Lucas, correspondant de guerre naval.


Dernière édition par Casus Frankie le Dim Jan 07, 2018 12:56; édité 1 fois
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MessagePosté le: Dim Jan 07, 2018 12:52    Sujet du message: Répondre en citant

Il devait falloir des nuées de ces dragueurs de mines pour effectuer le boulot nécessaire pour sécuriser ports et côtes.

Du coup, même si ce sont des navires de petites tailles, au bout du compte ça devait finir par faire un tonnage conséquent. Celui-ci était-il comptabilisé par les traités de Washington et Londres ?
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