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Décembre 1943 - Seconde Campagne de France
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FREGATON



Inscrit le: 06 Avr 2007
Messages: 973
Localisation: La Baule

MessagePosté le: Mer Jan 03, 2018 11:06    Sujet du message: Répondre en citant

le casque tient chaud par dessus le chèche:



A noter que le chèche (ou Khiout en arabe, ne pas confondre avec le Kheffieh du moyen-orient) est un effet réglementaire, il est porté "en turban" (comme sur la photo du défilé) ou "à la saharienne" (couvrant tout ou partie du coup et de la tête) par la troupe et "à l'européenne" (autour du coup uniquement) par l'encadrement.
La Djellabah est devenu un modèle réglementaire pendant la campagne 44/45, (modèles 42 et 42/45) auparavant chaque Goum avait son propre modèle de tissage et de couleurs correspondant à des valeurs tribales.
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La guerre virtuelle est une affaire trop sérieuse pour la laisser aux civils.
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patzekiller



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MessagePosté le: Mer Jan 03, 2018 11:54    Sujet du message: Répondre en citant

bref, capa a parfaitement pu voir un casque Wink
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www.strategikon.info
www.frogofwar.org
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Dronne



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MessagePosté le: Jeu Jan 04, 2018 20:48    Sujet du message: Répondre en citant

Très belle photo de goumier (notez qu'il est équipé d'un fusil Springfield 1903 et d'un casque Adrian)

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"Tu vois, c'est l'inné et l'acquis"
"Ok, Linné, j'vois qui c'est, le naturaliste, mais Lakki, c'était un pote à lui? Un Finnois?"
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FREGATON



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MessagePosté le: Jeu Jan 04, 2018 22:06    Sujet du message: Répondre en citant

Springfield 1903 ou Enfield US17? difficile à identifier... Think mais vu le guidon plutôt Springfield effectivement Wink
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Dronne



Inscrit le: 30 Jan 2014
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MessagePosté le: Jeu Jan 04, 2018 23:16    Sujet du message: Répondre en citant

Le guidon, la bretelle ,et la baïonnette Wink
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Tahitian Warrior



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MessagePosté le: Sam Jan 06, 2018 01:49    Sujet du message: Répondre en citant

Springfield mle 1903, l'Enfield modèle 1917 avait un guidon à oreilles comme le PPSH-43 soviétique OTL.
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« Il faut écouter beaucoup et parler peu, pour bien agir au gouvernement d'un État. » Armand Jean du Plessis de Richelieu
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Jan 19, 2018 11:39    Sujet du message: Répondre en citant

Ce petit texte de Houps aurait dû passer en "coloriage" dans la Chrono. Le voici tout de même, pour le plaisir, avec un peu de retard…


7 décembre 1943
Puy Saint-Martin, au soir
– Dans un sens ou dans l’autre, des véhicules grondant et cahotant aspergeaient de boue piétons harassés et bêtes de somme chargées de caisses.
Jacob coupa la circulation au niveau du Sidi-Brahim, aux canons négligemment braqués vers le ciel. L’équipage s’offrait quelque repos en cassant la croûte sur fond de plaisanteries grasses.
A la tête de la civière, un infirmier tenait une poche à perfusion. Le sergent les contourna pour s’agenouiller près d’Albertini. Demander « Ça va ? » à un type dont bras et jambe droits disparaissaient sous des lambeaux de treillis, des bandages et des plaques sombres ne semblait pas approprié.
Heureusement, le blessé le tira d’affaire :
– Oh !… Jérem’… Dis, t’aurais pas une sèche ? Il toussa… « Je crois que c’est foutu pour Marseille, hein ?… »
Après un coup d’œil à l’infirmier, qui répondit par un haussement d’épaule, Jacob farfouilla dans ses poches. Il s’y reprit à trois fois pour allumer la cigarette.
Un éclair crépita. C’étaient deux gars en uniforme US. Ha ! Ceux-là…
Celui qui changeait l’ampoule de son flash leur grimaça un sourire. Jacob les ignora. Albertini tourna la tête vers ses pansements.
– Grenade. (Pause) Tu sais… en 40…
Un second infirmier vint s’agenouiller de l’autre côté du brancard. Fit une injection. Albertini ne cilla même pas.
– En 40 ?! En 40, tu…
– … En 40, les Boches…
La voix s’affaiblissait. « … y nous balançaient des tas de bombes. (Pause) Là, c’t’ une grenade… juste une grenade… »
La tête roula sur le côté. Le préposé à la perfusion se pencha, colla son oreille aux lèvres sèches. Il se redressa et s’adressa au sergent :
– L’est dans les vapes. La morphine. Morphine, ça vient de Morphée, sergent. Poussez-vous, on va l’embarquer…
– Qu’est-ce qu’il a dit ?
– « Preuve qu’y sont foutus », je crois.

Jacob s’appuya sur son arme pour se redresser. Deux brancardiers soulevèrent la civière et emmenèrent le blessé.
– Du feu, sergent ?
C’était Dermeyer.
Albertini réalisa qu’il tenait toujours la cigarette entre ses doigts. Il tira deux ou trois bouffées, la tendit à son interlocuteur.
– Merci. Un ami ?
– Un pote.
– L’a toute sa tête, et ses tripes. Morphine, sulfamides… L’est bon pour aller direct à Alger. Si le cœur tient, dans six mois, un vrai lapin.

D’autorité, il tira soudain sur la paupière du sergent, puis sur l’autre : « Fatigué, sergent ? »
– Crevé…
– Si ça persiste, revenez me voir. On tâchera de faire quelque chose. Bon, c’est pas tout ça. Où est Colette ?

Plantant là un Jacob médusé, il s’en alla en clamant : « Colette ? V’nez par ici, mon p’tit. C’est bien beau les sourires aux troufions, mais j’ai besoin d’vous ! »
Des éclairs crépitèrent. Des ambulances s’ébranlaient. La cohue s’organisait.
Soudain fusil, sac et casque se mirent à peser des tonnes.
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Etienne



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MessagePosté le: Ven Jan 19, 2018 12:00    Sujet du message: Répondre en citant

J'suis paumé:

Citation:
Albertini réalisa qu’il tenait toujours la cigarette entre ses doigts.


C'est pas plutôt Jacob, là?
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Ven Jan 19, 2018 12:07    Sujet du message: Répondre en citant

Euh, oui (trop de choses à la fois !).
_________________
Casus Frankie

"Si l'on n'était pas frivole, la plupart des gens se pendraient" (Voltaire)
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houps



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Messages: 403

MessagePosté le: Ven Jan 19, 2018 13:13    Sujet du message: Répondre en citant

Very Happy Bravo Etienne!
Et un panier garni pour le beau militaire!
Mea culpa, Casus! Embarassed
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Timeo danaos et dona ferentes
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Casus Frankie
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MessagePosté le: Mer Fév 14, 2018 10:54    Sujet du message: Répondre en citant

Ce nouveau coloriage de Houps doit être précédé de la mention suivante, à laquelle l'auteur tient beaucoup :

Avertissement
– Peut contenir des traces de fruits à coques.
– Traces potentielles de gluten.
– Ne pas passer au micro-ondes.


On ne saurait trop souligner l'importance de cette mention.
Qu'il me soit permis d'ajouter, c'est important aussi :
Ne pas confier à un enfant de moins de 36 mois.

Ouf.




27 décembre
Escarmouche
Sur le front de la Drôme
– Serviac avait un tic : caresser les cicatrices de sa mâchoire de sa main atrophiée. Tic qui devenait proprement agaçant pour ses interlocuteurs, une fois que ceux-ci avaient digéré le spectacle.
Pestant contre des cailloux (sournois) complices de branchages (antipathiques) embusqués sous les plaques de neige gorgée d’eau, il se planta devant la carte. Autrefois fruit des amours défendues d’un pneumatique et d’une (route) nationale, sans cesse plié, déplié, replié, le papier agonisait au vent d’hiver, crucifié sur l’autel d’Arès (à savoir un genévrier, promu, à son corps défendant – et Arès savait combien il était épineux – au rang de panneau d’affichage).
– Fort bien, messieurs, déclara le commandant en se tournant vers son auditoire. « Où diable sommes-nous ? Et où est le reste du bataillon ? »
Aucun des présents ne se risqua à hasarder que le reste du bataillon était probablement, lui, où il devait être. Et que ses véhicules avaient dû emprunter autre chose que de vagues « chemins dans la bonne direction ». Encore heureux que la compagnie ait repéré les Boches, et pas l’inverse !
– Euh… Nous sommes ici, mon commandant. Un doigt plus très net pointa prudemment la carte. « En bas, c’est la départementale, et les baraques, en face, Les Jaux… » Le doigt indiqua une pierre tavelée de plaques de lichen. Miracle et grandeur de l’esprit militaire, tous les présents y virent les bâtiments en question.
– La départementale ? Vous êtes sûr ?
– Ben… C’est à dire, mon commandant, pas la départementale, mais la départementale. La départementale, euh… enfin… la nôtre … elle est de l’autre côté de la colline, là, sur la droite.
(Nouveau signe) Celle que vous avez vue, c’est l’autre départementale. Celle qui la double, en quelque sorte…
– Foutu pays ! Soit ! Donc, n’est-ce pas, nous ne sommes pas perdus. Juste égarés, en quelque sorte. Quand ils nous verront, les légionnaires vont se foutre de nous, s’ils ne nous canardent pas avant.
(Grimace, caresse.) Alors, soit nous faisons demi-tour (main à trois doigts désignant leur dernier trajet), ce qui, vous en conviendrez, messieurs, serait problématique, soit, les autres ne nous ayant pas repérés, pas de raisons que nos collègues ne fassent pas de même, (retour vers la pente) nous nous occupons nous-mêmes de ces salopards, puis nous attendons que les képis blancs se pointent. Droit de suite, etc. L’idée me tente assez, je l’avoue… Toujours rien à la radio ?
– Négatif, mon commandant. Trop de parasites… Le relief…
– Eh bien, retournez auprès de ce foutu poste ! Z’en foutrai, moi, du relief ! Et revenez avec du positif !
(Tic).
L’officier leva soudain la tête : « Qu’est-ce que c’est ? »
– On dirait le moteur d’une Cigale…
– Dites au radio de m’avoir cet oiseau ! On va peut-être pouvoir y voir un peu plus clair… En attendant, Messieurs, donnez-moi votre avis : pourquoi ce blindé à la ferme ?
– Euh… Ils bloquent en bas, et ils assaisonnent d’en haut ?
– Il y a gros à parier qu’ils voient la chose comme ça.
– Mon commandant ! Mon commandant ! Communication établie !
– Gueulez pas comme ça, soldat ! Les voisins vont finir par nous entendre ! Enfin, c’est pas trop tôt. J’arrive ! De Fresnay et Roumilly, suivez-moi !

Au risque de planter son engin, le conducteur du véhicule radio avait pris l’heureuse initiative d’abandonner la colonne à l’arrêt pour “donner de l’air” à l’appareil. Les trois hommes eurent donc bien moins de chemin à faire qu’à l’aller, ce qui n’atténua pourtant que très peu les ressentiments du commandant vis-à-vis d’un matériel qui n’en faisait qu’à ses lampes.
– Voilà, mon commandant… c’est pas très bon, mais ça passe. Indicatif du jour : “Colibri”.
– “Colibri ?” Et le notre, c’est “Campagnol ?” Ou “Champignon” ?
– Euh… non, mon commandant. Juste “Capucine”…
– “Capucine” ! Pff… ! Bien. Va pour “Colibri”… Transmettez : Avons repéré hostiles en… en ?… en D4 ? Merci capitaine, en D4. Demandons confirmation, observation, position.

………
– De “Colibri”, mon commandant : bien reçu, il arrive.
– Dites-lui bien : juste un passage ! Pas la peine de leur mettre la puce à l’oreille ! En attendant, voilà comme je vois les choses. Disons qu’ils ne nous ont pas détectés, et faisons en sorte que ça continue un petit moment.

Toujours escorté, Serviac retourna au poste d’observation. Ils passèrent la crête en se frayant un chemin dans les broussailles courbées sous la neige. Dissimulés dans les arbres maigrichons accrochés à la pente, ils découvraient le vallon à leurs pieds.
Serviac parlait maintenant à voix basse : « Roumilly, vous me placez vos mortiers là… La petite ligne d’arbres… (Jumelles, pluie de gouttes) Vous voyez ? Vos gars sont suffisamment marioles pour s’y installer en finesse, non ? »
– On peut y aller par là… le bois nous couvre…
– Bon. Objectif principal : le blindé, évidemment. C’est pas un StuG, juste un “half-track”, comme disent nos fournisseurs, mais j’ai horreur des surprises. Peuvent en avoir planqué un autre dans le bâtiment. Dès qu’on descend, ils vont se remuer. Vos gars devront envoyer à ce moment-là, capitaine. Le blindé, le bâtiment. Après, libre à vous de traiter ce que vous jugerez bon. Essayez quand même que ça reste des Fritz…
« De Fresnay, vous, vous gagnerez le petit truc, en face. Et vous bougerez après nous, lorsqu’on les occupera. Vérifiez quand même qu’ils n’ont pas mis des guetteurs dans le coin, hein… Votre objectif : les baraques. Si le morceau est trop gros, restez au niveau de la route, enfin, du chemin, et occupez les.»

Un soldat parut, le treillis barré de larges traces d’humidité : « Colibri signale des traces suspectes à la ferme, mon commandant. Et au moins trois camions aux baraques. Mal planqués, il a dit. Il refera un passage, mais pas avant une demi-heure, si on tient à la discrétion. »
– Mon commandant, ça bouge…

Serviac jeta un œil dans la direction d’où provenait le zonzon du petit moustique évoluant dans l’azur, puis il ajusta ses jumelles : « Ah, ça fait bizarre, hein, de plus pouvoir compter sur la Luftwaffe ? On a appris à se méfier de tout ce qui vole, hein ?… Donc… qu’avons-nous ?… » Les jumelles allaient et venaient, du hameau à la ferme, de la ferme au hameau. « Là, on a des camions. Doivent pas être seuls… Et ici… au moins un half-track. Des camions, un blindé… Des camions en bas, un blindé plus haut…
– Un problème, mon commandant ?
– Hmm ? Non… je réfléchissais… Attendez !… Des camions… au moins un half-track… des camions mal planqués… un half-track très bien dissimulé… Merde !
– Mon commandant ?
– Un piège à Flak, messieurs ! Un piège à Flak ! C’est évident ! De Fresnay, où vous placeriez vous pour arroser un avion qui arriverait… comme Colibri à son retour ?
(Les jumelles suivaient le vol de l’appareil imaginaire) Et vous, Roumilly ? A part la ferme, bien sûr !
Les deux capitaines se concertèrent du regard avant d’examiner le paysage.
– Dans les arbres, là-bas…
– Au village… On aperçoit le clocher, là…
– Vous comprenez ?
– Il y a un véhicule sous les arbres…
– Z’êtes sûr, capitaine ? Je ne vois rien… Passez-moi vos jumelles… Ben dites donc, vous ne vous refusez rien !
– C’est juste…
– … Effectivement… on dirait un camion… et des gus… Ça confirme ce que je vous ai dit
.
Il se tourna : « Imaginez un de nos pilotes en manque de cible… “Ho ! Des camions ! Et tous seuls !” s’exclame-t-il. “Mazette, quelle chance !” Alors, il arrive… (Jumelles promues au rang d’appui aérien)… Ne me demandez pas comment, mais il arrive… assez bas, sans doute, il ajuste les Chleus… et se prend une bonne giclée. Tirs croisés… Paf ! Imparable !… Tenez, reprenez vos jumelles, mais faites attention : ceux d’en face n’aiment pas trop qu’on collectionne leurs outils. Bon. Ça ne change pas grand chose : Roumilly, mes ordres restent les mêmes. De Fresnay, oubliez le petit truc : vous vous chargez du bois, là-bas, du camion… et de ce qui l’accompagne. Doivent pas être trop nombreux, juste les servants et peut-être une section en soutien. Par contre, je verrai bien des guetteurs au village, là-haut… (Embardée des jumelles) Faites le nécessaire. »
………
Le “village” se résumait à une petite église et une poignée de bâtiments rangés le long d’une bande de terrain qui voyait passer plus de brebis que de véhicules. Des chats faméliques se terraient au passage des tirailleurs, hérissés et crachant dans leur direction.
Le sergent Martinez parut sur le seuil d’une maison : « Devriez v’nir dans celle-ci, mon capitaine. Ça va vous intéresser. »
Carabine en main, De Fresnay s’engouffra dans un étroit couloir sombre. L’intérieur de la bâtisse avait été visité, évidemment. Sur les talons du sergent, il pénétra dans une petite chambre. Ignorant l’armoire béante et le lit dévasté, sur lequel tranchait le rouge violacé d’une courtepointe, il rejoignit le soldat auprès d’une fenêtre.
– D’ici, on les aperçoit…
Effectivement, en se tortillant, on distinguait nettement l’arrière du camion et les servants de l’affût de Flak. On avait aussi confirmation de l’usage des draps “réquisitionnés” dans le village. De même qu’il était évident que tout ce joli monde, ému par le passage de la Cigale, était aux aguets. Aux aguets de ce qui viendrait d’en haut, certes, mais ça serait chaud.
– Désolé, capitaine, mais y’a pas mieux, à cause des arbres. A moins que vous vouliez rejoindre El Mardi : je l’ai collé dans le grenier de celle d’à côté, y’a une ouverture… Il pourra faire ses cartons.
– Alors, à vos postes. Le commandant ne devrait pas tarder à y aller. Z’avez vu le camion ?
– Un quadruple de 20, mon capitaine. Et prêt à servir…
– Dès que les mortiers donnent, on fonce ! On n’aura guère de temps !

Comme de juste, la fusillade et le bruit des explosions sonnèrent le branle-bas de combat dans la position. En un tournemain, les branchages et les draps qui dissimulaient le véhicule furent ôtés et le moteur lancé.
L’agitation tourna court. Couverts par leurs camarades embusqués dans les broussailles, les tirailleurs leur tombèrent sur le poil, baïonnette au canon, sans trop leur laisser le loisir de changer d’idée.
Dans sa course, De Fresnay vit l’affût pivoter avec une rapidité stupéfiante pour pointer dans sa direction, avant que le tireur ne s’écroule, suivi de peu par son voisin. Il y eut quelques coups de feu. La secousse qui lui ébranla le bras ne l’arrêta pas et il se trouva quasiment nez à nez avec un gus qui préféra lever les mains.
Et voilà, c’était fini.
Ahmed saisit le prisonnier sans ménagement et le propulsa en direction de deux autres hommes, mains sur la tête. On entendit encore deux ou trois détonations, des cris et, au loin, d’autres explosions, des tirs isolés, une rafale de FM…
Le capitaine réalisa qu’il avait en face de lui des gamins. Ils étaient terrifiés. Le plus vieux ne devait pas avoir plus de dix-huit ans.
– Y’en a un ou deux qui se sont barrés, capitaine…
– Laissez-les courir. Sécurisez le coin. Des… pertes ? Pourquoi faites-vous cette tête ?
– Ben, mon capitaine… c’est juste que…

De Fresnay suivit son regard : la crosse de son fusil avait éclaté. C’était ça, le choc. Il contempla l’arme un instant, la laissa tomber et tâta machinalement son flanc.
– Jacob, des nouvelles du commandant ?
Le sergent haussa les sourcils en regardant l’arme sur le sol.
– Heu… D’après ce que j’en ai vu, y sont à la ferme, mais y’a du monde aux baraques… Heu… ça va, mon capitaine ?
– Ça va, sergent. Ça va…

Cette affirmation ne sembla pas suffisante au sergent qui se racla la gorge et choisit de demander : « Que fait-on d’eux ? »
Le capitaine suivit son regard. Des tirailleurs récupéraient les armes qui traînaient, tandis que les autres s’installaient ici ou là, au cas où. Le soldat Abisbor tenait les prisonniers sous la menace de son arme.
Devinant qu’il était question de leur sort, l’un d’eux les observait, les yeux écarquillés, pris de tremblements. « Et, bon Dieu, pensa De Fresnay, il est en train de chialer ! »
– C’est que, mon capitaine… on peut pas les laisser…
– Je sais, sergent, je sais…

Il se passa la main sur la figure. « Fourrez-les dans une cave. Doit bien y avoir une cave, là… » Il désigna les maisons. « Et mollo, sergent, ce ne sont pas des SS ! » Il désigna les pattes d’épaule écarlate d’un cadavre proche. « Luftwaffe... »
– Des aviateurs ?
– Plus tard, sergent ! Foutez-moi ceux-ci au bloc, tâchez qu’ils n’en sortent pas, on peut pas se payer le luxe de leur laisser un gardien. Et dites à Martinez de rappliquer… Et à El Mardi de descendre de son perchoir !
– Mon capitaine, qu’est-ce ti veux qu’on fasse di camion ? On l’brûle ?
– Misère de ma mère ! Mon capitaine ! Ti vas pas l’brûler ! Regarde ! Y marche impeccable ! Et puis, r’garde les canons ! On va pas gaspiller !
– Yalla ! Ti parles, ti sais même pas servir le FM !
– Mais le capitaine y sait lui ! Hein mon capitaine ?
– Gardavous ! Qu’est-ce que vous me foutez là ! Bon sang ! On va d’abord s’occuper des Boches ! Vous croyez qu’ils prennent des vacances ? Le caporal Santini a besoin de vous ! Rompez ! Soldat Sebbar, descendez de là !
– Heu, mon capitaine…
– Ha ! Martinez ! Rapport ?
– Y’en a deux qui se barrent par là. Geste de la main. Et le commandant a l’air d’être bloqué à la ferme. Les autres sont bien… Allons bon, c’est quoi, ça ?

Deux fusées rouges venaient d’éclater au dessus des toits des maisons d’où montait une colonne de fumée.
– Ça, sergent, ce sont justement les autres qui réclament de l’aide de leurs copains. Z’ont peut-être pas fait attention à nous. D’ici qu’ils nous envoient un courrier… Prenez des dispositions en ce sens.
– Justement, je me disais, capitaine…
– Oui ?
– Ben…
– Allez-y, accouchez…
– Si on leur envoyait une petite dégelée d’obus du Reich ? Hein ? Façon retour à l’envoyeur ? C’est du beau matos, ça… ça serait dommage de pas s’en servir. Quasiment un péché !
– D’accord. Et comment met-on le camion en position ? En le poussant ?
– Oh, mon capitaine ! Mon oncle du côté de ma mère, il est entrepreneur de travaux publics. Tonton Gégé m’a laissé conduire le Renault dès que j’ai pu toucher les pédales. C’est jamais qu’un moteur, une boîte et des roues. On appuie, on pousse, on tire… Fastoche ! Vous voulez pas essayer ? Pas de risque de s’embourber : s’ils l’ont mis là, je peux le sortir !
– D’accord. Et après ?
– Après ?
– L’affût !
– Ça ? Bah, doit y avoir des trucs et des pédales…
lâcha-t-il en grimpant sur la plate-forme. « Ah non : des volants. Fastoche ! Tu tournes… Pardon, mon capitaine… On tourne, ça tourne, ça monte, ça descend… Et après, doit y avoir un truc à tirer ou à pousser… et pt’êt’ bien comme un genre de sécurité… »
– Bon sang ! Ne touchez plus à rien !

De Fresnay rejoignit le sergent.
– Et puis, mon capitaine, on est un peu court en matériel… Et on a les flingues des Boches à…
– C’est bon ! Amenez-moi jusqu’à la route, qu’on voit comment ça se passe !

Radieux, le sergent sauta à bas de son perchoir pour grimper dans la cabine, en lançant : « Accrochez-vous, mon capitaine, ça va secouer ! »
Au passage, agrippé à un des tubes, De Fresnay entendit un des tirailleurs interpeler ses camarades. Une histoire de baraka et d’échange d’un fusil cassé contre un fusil bien plus gros.
Une fois sur la route, Martinez le rejoignit de nouveau alors qu’il observait le combat quelques centaines de mètres plus loin. De la ferme s’élevait un lourd panache noir. Roumilly avait déplacé ses mortiers, dont les projectiles tombaient maintenant sur le petit hameau, sans effet notable sur la densité du feu qui en provenait.
Les jumelles errèrent sur la route et les collines au delà – manquerait plus que de nouveaux arrivants se joignent à l’explication – puis, à l’opposé, vers la crête dans leur dos – penser à placer du monde, pour les mêmes raisons.
– Alors, mon capitaine ? On y va ? C’est pas comme si on devait flinguer un Stuka…
– D’accord… Mais tant qu’à être responsable, si c’est une connerie…

Il s’installa sur le petit siège, tourna un volant. L’autre. L’arme était approvisionnée. S’en était vraiment fallu de peu. Bon, comment ça marchait ?
A deux, ils pratiquèrent la méthode éprouvée du “Et si on fait ça, y s’passe quoi ?” que validèrent soudain le fracas des canons, le rebond des douilles, et une jolie guirlande lumineuse qui eut le bon goût de converger vers l’arrière des bâtisses, peu ou prou la zone visée.
Le succès de l’opération fut salué par une bordée de commentaires élogieux, ravis et appréciateurs venant des spectateurs éparpillés dans les environs en attente de la suite des opérations.
Seul le caporal El Mardi, au pied de l’engin, semblait contrarié, et De Fresnay devina pourquoi.
– Assez joué, sergent. Faites charger les flingues sur le camion, là, ensuite, vous et Jacob descendrez avec vos hommes vers les baraques. Le caporal El Mardi prendra votre place. Après tout, vous avez bien dit que ce n’était qu’un moteur, une boîte et des roues. (Sourire radieux du caporal.) Foncez, on ne va pas se tourner les pouces ! Le camion par la route, vous par les champs… enfin… par là, et faites gaffe…
– A vos ordres, mon capitaine… mais… Ben, c’est vous qui êtes dans le camion… Vous voulez pas descendre ?

C’est à ce moment que la fusillade cessa. Aux jumelles, le capitaine vit s’agiter un drapeau blanc. Alors, avec prudence et circonspection, ils rejoignirent le hameau.
Serviac était très satisfait de la tournure de l’opération : un mort – hélas – deux “bonnes” blessures et une “mauvaise” – tic – au passif, et pour l’actif, une vingtaine de prisonniers, ainsi que plusieurs véhicules – y compris l’Opel de Flak et un half-track – dont on allait rapidement évaluer le potentiel.
Un des camions leurres était franchement dans un état pitoyable, sur les jantes et quasiment à sec. Par contre une ambulance, découverte sous un appentis, semblait prometteuse. On en approcha avec les précautions d’usage, mais les soldats qui ouvrirent l’arrière reculèrent aussitôt tant la puanteur qui en émanait était effroyable.
Sur trois civières gisaient cinq corps, auxquels un infirmier tentait de dispenser des soins avec les moyens du bord, à savoir, rien. L’arrivée des tirailleurs lui était un soulagement. Mais utiliser le véhicule pour les blessés du jour était impensable.
Et les prisonniers ? Et les véhicules laissés presque sans garde de l’autre côté de la colline ? Et où étaient les autres Allemands ? Et les légionnaires ?
Tandis que les officiers paraient à tout, les tirailleurs se charriaient : camion contre semi-chenillé, affût quadruple contre mitrailleuse simple (là, certains regrettaient que les mortiers aient bousillé l’autre engin et son 37 mm) blindage (léger) contre… rien… Le half-track semblait faire la course en tête, mais de peu : quatre cercles blancs rehaussaient le prestige de son challenger.
Le commandant envoya l’engin, son pilote novice avec les gars partis récupérer les véhicules du groupe, histoire de pouvoir aider au franchissement de la zone qui les avait bloqués.
L’agitation brouillonne tournant peu à peu à une effervescence organisée, De Fresnay se permit d’entreprendre Serviac à propos d’une idée qui lui était venue lors de son bref transport.
– Voilà, mon commandant : je crois qu’on a un problème. Imaginons que se pointent des avions à nous. Que verront-ils ? Des véhicules… qui ne leur seront pas sympathiques. Alors… vu qu’on ne peut pas trop compter sur la radio…
– Diable, capitaine, vous avez raison ! Déjà qu’on risque de se faire flinguer par la Légion – vous savez comment ils sont ! Et les volants sont pires !… Bon, vous allez installer des drapeaux sur les camions…
– C’est que… mon commandant … on n’en a pas plus d’un ou deux, et pas gros, alors, vus d’en haut…
– Eh bien, débrouillez-vous, que diable !

Voilà pourquoi, à la demande du capitaine, Martinez revint du hameau avec les prisonniers (on avait failli les oublier !), des draps, et un dessus de lit à peu près rouge.
– C’est tout ce que j’ai trouvé, mon capitaine.
– Il nous faut du bleu ! Jamais les volants ne croiront qu’il y a des Polaks dans l’secteur !
– Heu… y’avait bien un falzar civil, mais j’ai pensé que ça faisait un peu peu…

Fort heureusement, on finit par dénicher un vieux pot de bleu-charrette, oublié dans un coin. Quelques gouttes d’essence permirent d’en barbouiller le toit et le capot de l’Opel. On croisa les doigts : avec un drap blanc (fallait pas y regarder de trop près) et la courtepointe jetée sur l’affût, histoire de minimiser la chose en la dissimulant, on pouvait difficilement faire mieux.
La journée tirait à sa fin quand les sentinelles annoncèrent du mouvement.
Le caporal Santini, qui avait accueilli cette mission avec un enthousiasme mitigé, établit ainsi la liaison avec les éléments de la 13e DBLE. S’ensuivit un sacré pataquès. Il faut avouer que Serviac, qui ne pleurait pas sur son butin, se montra ravi de pouvoir rétablir la communication radio avec le reste du régiment. Fort de son succès, il fut très peu diplomate avec les nouveaux venus, qui, s’ils n’étaient pas adversaires, n’en représentaient pas moins, dans son esprit, la partie adverse.
Peu diplomate, c’était peu dire. Il afficha une mauvaise fois écrasante et un entêtement à toute épreuve. L’affaire fit quelques vagues et refroidit des relations déjà mitigées entre ces messieurs des échelons supérieurs. Il paraît même qu’en plus haut lieu on se vit obligé d’y mettre le holà.
Plus prosaïquement, au hameau, on s’installa pour bivouaquer : la nuit venait. On partagea tours de garde, cigarettes, rations et boissons diverses. Pour tous, ç’aurait pu être pire. En quelque sorte, les légionnaires de la Narvik-Limnos “relevaient” les tirailleurs, héritant des prisonniers, d’une partie des armes (mais pas des véhicules, surtout pas !) et prenant en charge les blessés des deux bords. Le major, appelé en renfort, qui en avait pourtant vu d’autres, fut horrifié par l’état sanitaire des occupants de l’ambulance.
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MessagePosté le: Sam Mar 03, 2018 01:37    Sujet du message: Répondre en citant

Sans rapport avec ce qui précède, sauf l'auteur bien sûr.

@ HOUPS
Tu as parlé du sergent-chef Emilienne Chaumard, des Transmissions, maman-qui-se-porte-bien, assurément.
Mais un carnet rose qui se respecte aurait sûrement indiqué :
"Emilienne Chaumard, née………"
Alors ? Le nom de jeune fille du sergent-chef ???
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MessagePosté le: Sam Mar 03, 2018 09:34    Sujet du message: Répondre en citant

Houps...
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MessagePosté le: Sam Mar 03, 2018 10:14    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
– Si on leur envoyait une petite dégelée d’obus du Reich ? Hein ? Façon retour à l’envoyeur ? C’est du beau matos, ça… ça serait dommage de pas s’en servir. Quasiment un péché !

OTL, de nombreux artilleurs alliés se sont fait piéger par des équipements abandonnés : ils les retournaient contre leurs anciens servants et se recevaient en retour une bordée bien ajustée sur les coordonnées soigneusement relevées en partant par les canonniers du Reich.
Je pense que FTL les mêmes pratiques ont lieu occasionnant probablement une interdiction de réemploi des pièces abandonnées.
Bon, ici on est dans un autre cas de figure : les pièces ne sont pas abandonnées donc on peut légitimement penser qu'elle ne sont pas un piège à cons. Et puis, c'est un réemploi sur place, si je puis dire, il ne va pas attirer les foudres d'une batterie repliée.
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MessagePosté le: Sam Mar 03, 2018 11:30    Sujet du message: Répondre en citant

houps a écrit:
Houps...
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Sans oublier le prénom du papa ! Wink
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