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GUY2LUZ



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MessagePosté le: Mar Nov 13, 2018 15:38    Sujet du message: Répondre en citant

Je l'avais remarqué il y a quelques temps avec plusieurs écarts par rapport à FTL mais sur un postula comparable.
C'est d'ailleurs le 1er épisode de toute une série. J'aime bien celui de la guerre de 7 ans d'ailleurs.
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Pendjari



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MessagePosté le: Mar Nov 13, 2018 16:08    Sujet du message: Répondre en citant

Intéressant, en effet...

Je pensais qu'Archibald en était l'auteur mais vu qu'il ne regarde que des films avec Leslie Nielsen, j'ai un doute Very Happy Very Happy Very Happy
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"J'ai glissé Chef !"
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Archibald



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MessagePosté le: Mar Nov 13, 2018 17:36    Sujet du message: Répondre en citant

Oh bordel la réputation !!!
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Capitaine caverne



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MessagePosté le: Dim Nov 18, 2018 17:44    Sujet du message: Répondre en citant

Pendjari a écrit:
Intéressant, en effet...

Je pensais qu'Archibald en était l'auteur mais vu qu'il ne regarde que des films avec Leslie Nielsen, j'ai un doute Very Happy Very Happy Very Happy



C'est vilain de dire ça venant d'un fan de l'œuvre d'Uwe Boll!
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"Au jeu des trônes, il n'y a que des vainqueurs et des morts, il n'y a pas de demi-terme". La Reine Cersei.
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Capitaine caverne



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MessagePosté le: Dim Nov 25, 2018 17:50    Sujet du message: Répondre en citant

Le Capitaine informe ses fidèles lecteurs qu'il a acheté le livre "L'autre siècle" qui est une uchronie basée sur une victoire allemande en 1914. Il vous fera un rapport dès qu'il aura eu le temps de le lire.
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Capitaine caverne



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MessagePosté le: Dim Déc 02, 2018 09:34    Sujet du message: Répondre en citant

Le Capitaine est heureux d'informer ses fidèles lecteurs de la découverte d'un feuilleton uchronique. Il s'agit d'un feuilleton Netflix polonais intitulé 1983 qui traite d'une Pologne ou un attentat survenu en 1983 a fait basculé le court de la guerre froide. Le régime communiste n'est jamais tombé et le rideau de fer est toujours en place. Le feuilleton commence en 2003 lorsqu'une conspiration cherche à provoquer une révolution et apparemment le spectateur va être déplacé entre les deux époques pour suivre les enquêtes policières.
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loic
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MessagePosté le: Dim Déc 02, 2018 09:55    Sujet du message: Répondre en citant

Cher capitaine, pouvez-vous reposter dans les sections adéquates (Autres uchronies ou A lire et à entendre) vos découvertes ? Merci !!!
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On ne trébuche pas deux fois sur la même pierre (proverbe oriental)
En principe (moi) ...
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Capitaine caverne



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MessagePosté le: Dim Déc 02, 2018 10:25    Sujet du message: Répondre en citant

loic a écrit:
Cher capitaine, pouvez-vous reposter dans les sections adéquates (Autres uchronies ou A lire et à entendre) vos découvertes ? Merci !!!


Ouille! Aille! Pitié, pas taper Drapeau blanc
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loic
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MessagePosté le: Dim Déc 02, 2018 16:43    Sujet du message: Répondre en citant

Je ne tape pas, je suggère Laughing Grrrr
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Capitaine caverne



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MessagePosté le: Dim Déc 09, 2018 15:45    Sujet du message: Répondre en citant

..2. La crise de la Politique Agricole Commune.
Le 30 Juillet 1967, le Danemark, l'Irlande et la Grande-bretagne devinrent bénéficiaires de la Politique Agricole Commune. Si l'élargissement de la PAC était parfaitement régulier, il fit néanmoins fait grincer des dents chez les anciens bénéficiaires qui virent mécaniquement leurs parts respectives diminuer en proportions des moyens accordés aux nouveaux entrants (1). Trois mois après cela, le 23 octobre, la Cour de Justice des Communautés Européennes fêtait ses dix ans avec une audience solennelle à laquelle assistaient des représentants politiques, administratifs, policiers et judiciaires venus de tous les états membres. Malheureusement, journalistes et politiciens n'y accordèrent qu'une attention distraite. Et le mois suivant, le 27 Novembre le Conseil, la Commission et le Parlement se réunirent et échangèrent leurs visions sur l'avenir des communautés. Il était question de démocratisation des mécanismes institutionnels, de l'avenir d'Euratom et de la création d'une coopération monétaire étroite entre états membres des communautés (2). Ce qui fut une aimable discussion, au tont très différent de ce qui devait suivre. Et après plusieurs mois de tensions croissantes, le 1er Avril 1968 éclata une crise entre la Grande-Bretagne et les autres membres des communautés à propos de la PAC. Londres estimait que les différences entre taux de changes des monnaies des membres des communautés lui portent préjudice. (3) De plus, le financement du budget communautaire posait problème car Londres s'était découverte contributrice nette, elle versait bien davantage que ce qu'elle recevait en retour. L'économie britannique était en effet essentiellement basé sur l'industrie et les services, mais très peu sur l'agriculture. Londres demandait donc une diminution de sa contribution au budget, ce qui fut refusé par les autres membres. La publication le 16 Juillet d'un mémorandum présenté au Conseil par la Commission afin de remplacer les contributions des états par des recettes communautaires propres aux communautés permis de gagner du temps (4). Ce qui devait trouver une solution le 22 Avril 1969 avec la signature du Traité de Luxembourg, aboutissement de mois de travail et de négociations difficiles. Il instaurait un système de ressources propres et permettait aux communautés européennes de percevoir la totalité des droits de douanes et autres prélèvements fiscaux sur les importations de produits agricoles, ainsi que la TVA lié.
Ce n'est pas avant les 1 et 2 Décembre qu'un début de solution fut trouvé à la Conférence de La Haye entre les chefs de gouvernements des états membres et le président de la commission européenne. Elle était destinée à mettre un terme aux blocages qui empêchent l'intégration européenne de progresser. Après deux jours de discussions, les participants se mirent d'accord sur un programme de réformes destinés à approfondir la construction européenne (5).
Ils décidèrent d'achever la création du Marché Commun en fixant son achèvement au 7 Février suivant, de préparer le refinancement de la PAC pour la troisième période (1973-1979) et de mobiliser les ressources issues du tarif exterieur commun pour contribuer directement au budget des communautés.
Les participants décidèrent également de faire élire le parlement européen au suffrage universel direct, de créer une université européenne, de réformer le Fond Social Européen et de developper un cadre légal pour encourager la recherche scientifique et technologique en europe. Décision fut prise de créer de nouvelles politiques européennes dans les domaines des transports, de la monnaie et de l'industrie, ainsi qu'une Coopération Politique Européenne pour coordonner la politique étrangère de la CEE avec un secrétariat politique permanent pour la mettre en oeuvre.
Les participants à la conférence décidèrent également de donner leur accord pour ouvrir des négociations d'adhésions avec les postulants à l'entrée dans les communautés européennes. De même deux comités sont crées, dirigés par le Luxembourgeois Pierre Werner et le Belge Etienne Davignon, afin de faire des propositions pour approfondir les communautés européennes et pour renforcer la politique exterieure de la CEE. L'année 1968 s'acheva donc le 31 Décembre avec la Naissance officielle du marche commun au terme de la période de douze ans prévus par le traité instituant la CEE. Néanmoins, certains évènements commerciaux significatifs de l'année écoulé n'avaient guère retenus l'attention des populations (6). Ainsi, le 29 Juillet avait eu lieu la signature de la deuxième convention de Yaoundé entre les Communautés européennes et les anciennes colonies africaines des Etats membres. Le précédent accord étant arrivé à expiration et ayant donné de bons résultats, les signataires avaient décidé de le reconduire. Les anciennes colonies françaises, britanniques, Italiennes et Belges étaient désormais presque toutes concernés par la convention, avec l'espoir d'y faire entrer un jour les futures-ex colonies espagnoles et portugaises. Ne furent absentes que les états en ruptures complète avec les anciennes métropoles, assez peu nombreuses en réalité. La seconde convention ressemble comme deux gouttes d'eau à la première, et comptait surtout davantage de membres que la première. Parmi les nouveaux venus, on pouvait compter notamment Madagascar et l'Ile Maurice mais le texte créait aussi un lien avec les pays du futur Accord en cour de négociation entre la CEE et plusieurs pays africains de la région des grands lacs. Et le 24 Septembre avait eut lieu la signature à Arusha, capitale de la Tanzanie, d'un accord économique entre la CEE, le Kenya, l'Ouganda et la Tanzanie. Le texte établissait une association commerciale entre les signataires, avec une zone de libre-échange partielle et des institutions communes. L'accord incluait différents chapitres qui traitaient du commerce, du droit de créer et fournir des services, du capital et des modalités de paiement, des institutions communes et des modalités de ratification/modifications. Mais à la différence de l'Accord de Yaoundé, l'Accord d'Arusha n'incluait pas de coopération technique et financière à destination des pays africains (7). Et le 15 Octobre la commission européenne présentait au conseil un projet destiné à mettre en place une politique de développement régional et à lui donner les moyens de son action, ce qui était devenu un autre serpent de mer de la politique européenne. Tandis que le 15 Novembre l'arrêt Stauder de la Cour de Justice des communautés européennes examinait pour la première fois la question de la protection des particuliers ( 8 ).
Ce fut les 2 et 3 Mai 1969 que les commissaires Werner et Davignon remirent leurs propositions aux membres des Communautés européennes réunis lors du sommet de Londres. Etienne Davignon proposa d'instituer une véritable politique extérieure communautaire avec un secrétariat permanent et un vrai service diplomatique afin que les communautés parlent d'une seule voie au reste du monde. Pierre Werner proposa lui de mettre sur pied une politique régionale afin d'aider au développement des régions défavorisés des état-membres (9). Il proposait également la mise sur pied d'une politique commune de la pèche, afin que les flottes de pèches des derniers entrants ne ruinent pas celles des six fondateurs (10). De même, afin de régler la question du statut de contributeur net de la Grande-Bretagne, Werner proposait deux mesures alternatives, soit un rabais à la contribution britannique équivalente à ce qu'elle ne recevait pas en retour, soit la mise sur pied d'une politique industrielle commune parallèle à la PAC, afin que Londres puisse bénéficier d'un "retour sur investissement" qui tienne compte de la structure de son économie, peu axé sur l'agriculture (11). Peux désireux de prendre une décision trop rapide, les participants se séparèrent le temps de réfléchir aux propositions et d'en discuter entre eux. Sept mois plus tard, les 1er et 2 Décembre 1969 les membres des communautés se réunirent lors de la conférence de Rome, afin de rendre leur verdict quand aux propositions des commissaires Werner et Davignon. Après des mois de dialogues entres gouvernements et institutions européennes, les propositions furent acceptés. La question hautement sensible du financement des nouvelles politiques fut résolu grâce au président de la commission européenne de l'époque, Franco Malfati. Sachant que les états membres étaient défavorables à l'idée d'une augmentation des contributions au budget, il a proposé avec succès que soit procédé à une diminution du budget de la PAC, et particulièrement des aides à la production. En effet, la PAC s'était avéré trop efficace dans ce domaine et les communautés croulaient sous les stocks de produits agricoles invendus, faisant baisser les prix du marché (et donc mobilisant encore plus le budget de la PAC) lorsqu'il n'étaient pas simplement détruit pour faire de la place dans les entrepôts (12). C'était faire ainsi d'une pierre, trois coups. Cela réglait le problème de la surproduction agricole, permettait le financement des nouvelles politiques et améliorait le climat politique européen en tenant compte des intérêts des différents acteurs.


(1) Le budget de la CEE étant programmé de manière pluriannuelle, il ne pouvait être augmenté au cour de son exécution étalé sur six ans. Il fallait donc prendre la part des nouveaux sur celle des anciens.
(2) A fin entre autres de mettre un terme à la concurrence entre états basés sur des dévaluations en cascade des monnaies nationales.
(3) Ce qui devait mener aux différents systèmes de stabilisations des années 70 et 80, et In Fine à l'Euro.
(4) Et de renforcer les prérogatives du parlement en matière budgétaire.
(5) Motifs sincères au demeurant mais constituant aussi de l'aveu même des participants un prétexte pour noyer la question de la PAC dans un package décisionnel plus large.
(6) Comme souvent hélas dans l'histoire de la construction européenne.
(7) Ce qui n'empêcha pas l'accord d'Arusha de s'avérer plus productif que celle de Yaoundé
( 8 ) Les instances judiciaires européennes n'ayant pas de manière étonnante étés conçues pour s'intéresser aux cas individuels au moment de leur création.
(9)Base de la future politique régionale de la CEE/UE.
(10) En raison de l'importance des flottes de pèche des états concernés par rapport à celle des états-membres.
(11) Base de la future Politique Industrielle Commune, voué à un grand succès.
(12) La situation faisant l'objet de vives critiques depuis de nombreuses années à travers toute l'Europe et même au delà.
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Capitaine caverne



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MessagePosté le: Dim Déc 16, 2018 17:26    Sujet du message: Répondre en citant

Voici les liens vers ce qui sera les différentes parties de mon œuvre! Comme çà, vous n'aurez pas à trop chercher si vous voulez lire quelque chose de précis.


http://www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?t=805&postdays=0&postorder=asc&start=2490

Correspond au lien vers la page qui rassemble les différentes parties de mon travail préparatoire.

http://www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?t=2705&postdays=0&postorder=asc&start=0

Correspond au lien vers la page de couverture.

http://www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?t=2705&postdays=0&postorder=asc&start=15

Correspond au lien vers la page du sommaire et de l'avant-propos.

http://www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?t=2705&postdays=0&postorder=asc&start=30

Correspond au lien vers la page de l'introduction.

http://www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?t=2705&postdays=0&postorder=asc&start=45

Correspond au lien vers la page de la partie
I) Des naissances difficiles dans une Europe convalescente (1946-1956)
, avec les sous-parties
1) La CEE, une héritière de la CECA.

2) De la seconde guerre mondiale à la rupture de la grande alliance.

3) La CED, un enfant naturel de la guerre civile chinoise.


http://www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?t=2705&postdays=0&postorder=asc&start=60

Correspond au lien vers la sous-partie
4) Un premier âge chaotique et mouvementé.
, et la première moitié de la
5) La crise du canal de suez en 1956, entre fin d'une époque et renouveau (1ère partie)

http://www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?t=2705&postdays=0&postorder=asc&start=75
.

Correspond au lien vers la sous-partie
5)La crise du canal de suez en 1956, entre fin d'une époque et renouveau (2ème partie)


http://www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?t=2705&postdays=0&postorder=asc&start=90

II. Des premiers pas compliqués sur la scène internationale (1956-1962).
..1. Une construction politico-économique qui progresse.

http://www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?t=2705&postdays=0&postorder=asc&start=120

Correspond au lien vers la sous partie
..2. Une CED qui se transforme et s'adapte.
..3. Dans un climat de tensions croissantes.

http://www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?t=2705&postdays=0&postorder=asc&start=135

Correspond au lien vers la sous partie
..4. Un activisme européen croissant dans les ex-empires coloniaux.
.5. La crise des missiles Turcs, une épreuve de vérité euro-américaine.

http://www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?t=2705&postdays=0&postorder=asc&start=165

Correspond au lien vers la sous partie
III) Les approfondissements institutionnels et les innovations des années 60 (1963-1969).
..1. La fusion des exécutifs européen.
..2. La crise de la Politique Agricole Commune.
..3. La question des armements de la CED.
..4. L'affaire du Biaffra et la guerre des six jours.
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Capitaine caverne



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MessagePosté le: Dim Jan 06, 2019 18:10    Sujet du message: Répondre en citant

Le Capitaine est heureux d'informer ses fidèles lecteurs qu'il va dès la semaine prochaine passer à la partie suivante de son œuvre avec le III) 3) consacré à la question des armements au sein de la CED.

Bonne lecture à tous! Et encore bonne année à tout le monde!
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Capitaine caverne



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MessagePosté le: Dim Jan 13, 2019 18:47    Sujet du message: Répondre en citant

..3. La question des armements de la CED.
Pour la Communauté Européenne de Défense, l'année 1963 avait commencé en fanfare avec le 6 Avril la signature de l'Accord de Vente M1 à Paris qui était un texte permettant de lancer le programme du M1 britannique. Ce plaçant dans la suite des Accords de Guernesey, il devait permettre au Royaume-Uni de se doter d'un missile balistique lancé depuis un sous-marin en quelques années. La France fournirait le missile M1, les tubes de lancement et le système de contrôle des tir tandis que le Royaume-Uni fournirait sous-marins et têtes nucléaires. L'ensemble devait entrer en service à bord du HMS Resolution, tête de classe de la première génération de SNLE britanniques. En guise de paiement, le Royaume-Uni devait transférer à la France l'intégralité des éléments du programme Skybolt en sa possession, des données de recherche aux prototypes en passant par les machines-outils. Si le programme du missile lui-même ne fut jamais relancé, son examen attentif devait permettre aux français de lancer avec succès le programme du missile balistique air-sol ASMP entré en service en 1976 dans les Forces Aériennes Stratégiques françaises (1).
Le restant de l'année 1963 fut assez calme pour la CED, si on exceptait les combats toujours en cour au Congo-Léopoldville, ou la rébellion ne cessait de céder du terrain. Ce ne fut d'ailleurs que l'année suivante, le 1er Aout 1964 que devait avoir lieu la Fin officielle des hostilités avec le retour à la paix civile et l'intégrité territoriale du pays. Le même jour fut proclamé la République Démocratique du Congo, avec un nouveau drapeau, un nouvel hymne national et une nouvelle devise. La nouvelle constitution faisait de la République un état fédéral mené par un régime présidentiel. Les forces Communautaires entamèrent leur retrait dès le jour suivant, car les combats s'étaient en fait arrêtés depuis plusieurs semaines. Moise Tshombé, ses principaux partisans et leurs familles avaient déjà pris la route de l'exil et s'installèrent en Algérie ou ils seront protégés en échange de l'arrêt de toute activité politique (2). Le mois suivant eut lieu un évènement historique avec le 1er Septembre 1964 le départ de ses fonctions de Paul-Henri Spaak, Haut-commissaire sortant de la CED après deux mandats consécutifs, inaugurant ainsi une tradition qui sera suivi par tous ses successeurs (3). Il fut remplacé par Joseph Bech, un homme politique Luxembourgeois ancien premier ministre et fraichement retiré de la vie publique de son pays. Contrairement à la reconduction difficile de Spaak dans ses fonctions cinq ans plus tôt, Bech a suscité l'unanimité des états membres. En effet, il avait pour lui d'être un européen convaincu et un partisan de la première heure de la CED (4). A la même époque l'année suivante, il y eu du 1er au 3 Aout 1965 de grandes festivités dans les capitales des états membres afin de célébrer les 10 ans de la CED. A Londres, siège de l'organisation, elles furent d'une magnificence particulière. Elles inclurent notamment lors du dernier jour un grand défilé militaire "à la française" sur les bords de la Tamise ou des détachements venus de tous les membres participèrent. Les écoles militaires précédant les troupes à pied, le défilé aérien s'intercalant entre les troupes à pied et les troupes mécanisés. Derrières celles-ci, le défilé naval termina le défilé avec les gardes protocolaires des chefs de gouvernements qui fermait la marche (5).
La question des équipements en elle même resta pendante jusqu'au 1er et 2 Septembre 1966. Alors que les dix ans de la crise de Suez approchaient, les chefs de gouvernement des membres et le Haut-Commissaire de la CED se réunirent afin de régler un problème qui devenait de plus en plus sérieux, celui du cauchemar logistique qui consistait à alimenter les forces armées communautaires avec des matériels qui provenaient d'au moins deux fois plus d'états que la communauté ne comptait de membres (6). Si les participants étaient d'accord sur le principe qui consistait à homogénéiser le matériel, ils se divisèrent sur les modalités. Les Britanniques préfèreraient des appels d'offres communautaires ouvert aux entreprises de l'ensemble du "monde libre", les français eux pensaient plutôt à privilégier les sociétés d'armements communautaires, les états du Bénélux s'entendant sur une approche intermédiaire qui consistait à lancer des appels d'offres privilégiant les sociétés nationales, mais ouvert à d'autres intervenants en fonction des carences de l'industrie européenne. Un accord s'avérant impossible dans l'immédiat, le Haut-commissaire Bech proposa de créer une commission spéciale, dirigé par lui-même et qui devait inclure des représentant des états, mais aussi des grands commandants communautaires et des industriels, et proposer des solutions susceptibles de régler la question tout en tentant de préserver les sensibilités de chacun. La proposition fut accepté à l'unanimité (7). La suite eut lieu les 1et 2 Février 1967. Au sommet de Paris, la Commission Bech remit son rapport aux chefs de gouvernement de la CED. Le rapport préconisait de créer un système d'appels d'offres communautaires réservé aux sociétés d'armements des états-membres, mais si les sociétés concernés n'étaient pas capables de fournir à court ou moyen terme les équipements demandés, les appels d'offres seraient ensuite ouverts à l'ensemble des états européens, puis à l'ensemble des états alliés et amis de la communauté. Les entreprises des états neutres ne seraient pas concernés par ces limitations et pourraient concourir comme les états-membres ( 8 ). Afin d'éviter les risques de corruption, le rapport proposait d'instituer une administration communautaire de l'armement chargé de passer les appels d'offres au nom de la CED et de veiller au respect des contrats qui en seraient issus. De même, le rapport proposait d'autoriser la CED à lancer ses propres programmes d'armements afin de pourvoir à ses besoins spécifiques (9). Le rapport fut accepté dans son entier, mais devait désormais être débattu entre les états, les services du Haut-Commissaire, les entreprises et le haut commandement européen. Trois mois plus tard, le 2 Mai 1967, lors du sommet de Bruxelles, les états membres rendirent leur avis sur les propositions issue du rapport de la Commission Bech. Elles furent presque toutes acceptés, même si les débats furent vifs pour en arriver là. L'idée des appels d'offres qui s'ouvraient progressivement en fonction des carences de l'industrie européenne fut acté, car il permettait de privilégier les industries européennes (avec leurs emplois, leurs revenus fiscaux, leurs marchés à l'exportation) tout en laissant la porte ouverte aux sociétés extérieures pour les matériels que l'Europe ne produisait pas ou peu. L'idée d'une administration prenant en charge les questions d'armement au niveau communautaire fut également accepté, mais elle ne pourrait pas lancer ses propres programmes, afin de ne pas saturer des bureaux d'études et des laboratoires déjà sollicités pour les besoins nationaux. La future administration pourrait toutefois lancer ses propres programmes de modernisation, et soutenir les programmes nationaux/européen dont le contenu l'intéressait (10).
Si le restant de l'année promettait initialement d'être relativement calme, les évènements de Juillet démentirent ce pronostic. Le 24 Juillet 1967, a l'issue d'un voyage officiel de plusieurs semaines à travers l'Europe ou il avait visité successivement toutes les capitales des états ayant aidé la Chine pendant la seconde guerre mondiale, le Président de la République de Chine Tchang-Kai-Tchek se trouva à Londres au siège de la CED. A l'issue d'un discours public prononcé depuis le balcon, il prononça des mots qui restèrent fameux :<< Vive Londres, vive Bruxelles! Vive l'Europe! Vive les communautés européennes Libres et indépendantes!". Les mots surprirent toutes les personnes présentes et mirent les européens dans l'embarra (11). Les esprits les plus avisés de la presse mirent le discours du président chinois sur le compte de la rupture entre la Chine et les USA, et la volonté du généralissime (12) de "jeter un pavé dans la mare américaine". Dans les semaines qui suivent, le président Chinois reconnaitra officiellement la CED comme acteur géopolitique et décidera d'ouvrir une ambassade à Londres chargé de représenter la chine auprès de l'organisation. De fait, si la Chine fut le premier état à agir ainsi, la plupart des membres de l'ONU agirent de même avant le fin de la guerre froide (13). Et le 1er Janvier 1968naissait l'Agence Européenne de l'Armement, rattaché directement au Haut-commissariat et placé sous la double tutelle du parlement et du commissariat de la CED à la défense. Elle prenait en charge l'ensemble du domaine de l'armement communautaire, avec les appels d'offres, les programmes de modernisation, la coopération avec ses équivalents nationaux ou extra-communautaire, les liens avec les entreprises d'armements et bien sur la liaison avec le vrai bénéficiaire, les forces armés européennes. L'AEA fut installé à Londres, à proximité du siège de la CED mais prévoyait d'ouvrir des antennes dans tous les état membres.



(1) En accélérant les recherches françaises par évitement des erreurs américano-britanniques.
(2) Certains d'entre eux, ne s'étant pas repentis avant leur mort reposent toujours en terre algérienne.
(3) En effet, le nombre de mandat que pouvait effectuer un Haut-commissaire ne fut jamais déterminé par un texte légal.
(4) Il inaugurait sans le savoir une autre tradition, celle qui consistera pour occuper le poste de Haut-Commissaire à nommer d'anciens premiers ministres ayant fraichement terminé leur carrière politique nationale.
(5) Très critiqué par les médias et le public au point qu'il n'y eu pas de nouvelle édition durant plusieurs décennies, le défilé devait surtout servir de vitrine aux forces armées communautaires en manque de reconnaissance et de visibilité.
(6) Avec par exemple dix modèles de tanks différents incluant ceux placés en réserve.
(7) Ce qui devait donner involontairement naissance au complexe militaro-industriel européen, les militaires et les industriels se retrouvant à avoir leur mot à dire en politique aux cotés des politiciens.
( 8 ) Rendant ainsi possible de laisser une place aux sociétés américaines sur le marché communautaire de l'armement tout en privilégiant les européennes.
(9) Rapidement réduit aux programmes de modernisation et d'amélioration de l'équipement déjà en service.
(10) Les forces communautaires récupérant ainsi des programmes qui les intéressaient mais avaient échoué à convaincre au niveau national comme le porte-avions CV-01 britannique.
(11) Mots préparés des mois à l'avance et sans en avertir les européens évidemment.
(12) Bien qu'il l'eut officiellement abandonné en 1949 en faveur d'un "simple" titre de président de la république de chine, le titre/surnom datant de l'époque des seigneurs de guerre était resté.
(13) Si qui valut dès l'époque et encore de nos jours une primauté d'honneur à l'ambassadeur chinois dans le corps diplomatique accrédité auprès des instances européennes.
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MessagePosté le: Dim Fév 03, 2019 18:28    Sujet du message: Répondre en citant

..4. L'affaire du Biaffra et la guerre des six jours.
Le 30 Mai 1967, après des mois de tensions croissantes, le sud-est du Nigéria, une ex-colonie africaine de la Grande-Bretagne, proclama son indépendance sous le nom de Biafra. Le gouvernement fédéral déclara l'état d'urgence sur tout le territoire. Il récupèrait dans les heures qui suivent quelques villes "frontalières" mais échoua à reprendre le contrôle des zones insurgés. C'est une situation très grave pour le Nigéria, car les deux-tiers des réserves pétrolières du pays se trouvent De Facto aux mains des rebelles. C'est le début de la guerre du Biafra, qui couvait depuis longtemps car à l'époque coloniale les britanniques gouvernaient les populations qui composaient le territoire nigérian de manière différenciés afin qu'elles ne puissent faire front commun contre eux (1). Le résultat est que le nouvel état indépendant manquait de cohésion avec des peuples qui ne se reconnaissaient guère de lien entre eux. Le jour suivant, le 1er Juin, le gouvernement fédéral nigérian et le gouvernement rebelle appelèrent à l'aide les anciennes puissances coloniales qu'étaient la France et la Grande-Bretagne. L'URSS et les USA furent également contactés, mais ne répondirent pas et refusèrent de prendre partie (2). Au bout d'une semaine, le 7 Juin après s'êtres concertés, les gouvernements français et britanniques décidèrent de soutenir le gouvernement fédéral nigérian. Le premier ministre Français De Gaulle reconnaitra plus tard avoir été tenté de jouer la carte des rebelles, mais avoir choisi de faire preuve de solidarité entre alliés européens (3). Le jour suivant, les USA et l'URSS suivirent le mouvement général et refusèrent la demande d'aide des rebelles qui se trouvèrent isolés diplomatiquement. Ils seront de fait largement contraint d'avoir recours à des mercenaires et des trafiquants d'armes payés par des dollars acquis grâce à la vente au marché noir de pétrole. Il fallait pour les européens formaliser davantage les choses et le 14 Juin, lors d'une réunion au siège de la CED à Londres, les membres votèrent à l'unanimité le principe d'une intervention au Nigéria afin d'aider le gouvernement légal à mettre un terme à la sécession de ses provinces sud-est. Mais comme les forces armées nigérianes paraissaient assez puissantes pour y parvenir seules à terme, l'intervention communautaire se ferait sous une forme inédite, celle de l'envoi d'une mission d'assistance militaire ne comptant que quelques milliers de personnels destinés à assister et former les troupes nigérianes à l'usage des équipements militaires modernes (4). De même, la fourniture d'armes aux forces fédérales est également décidé. Dès le jour suivant, les premiers contingents de troupes et chargements d'armes sont expédiés vers le Nigéria depuis l'Europe. Toutefois, comme il était apparu assez évident que seul le pétrole pouvait servir au financement de la cause rebelle, il fallait pour ceux qui soutenaient le gouvernement d'Abuja priver les insurgés de tous revenus. Et le 6 Juillet 1967, l'ensemble des compagnies pétrolières actives au Nigéria, Shell, BP et American Overseas, déclarèrent dans un communiqué commun qu'elles verseraient à l'avenir les royalties tirés de l'exploitation pétrolière directement et uniquement au gouvernement fédéral.
Toutefois, contrairement à d'autres interventions, celle-ci était sensible car fortement médiatisé, la crise du Biafra ayant suscité l'attention des médias du monde entier. Une diversion pour détourner l'attention était estimé souhaitable par les autorités européennes et elle leur fut fournit de manière inattendue. En effet, le 24 Juillet 1967 à l'issue d'un voyage officiel de plusieurs semaines à l'étranger ou il avait visité successivement toutes les capitales des états ayant aidé la Chine pendant la seconde guerre mondiale, le Président de la République de Chine Tchang-Kai-Tchek se trouvait à Londre au siège de la CED (5). A l'issue d'un discours public relativement convenu prononcé depuis le balcon d'honneur, il prononça des mots qui restèrent fameux :<< Vive Londres, vive Bruxelles! Vive l'Europe! Vive les communautés européennes Libres et indépendantes!". Les mots surprirent toutes les personnes présentes et mirent les européens dans un profond embarras. Les esprits les plus avisés de la presse mirent le discours du président chinois sur le compte de la rupture entre la Chine et les USA, et la volonté du généralissime de "jeter un pavé dans la mare américaine" (6). Dans les semaines qui suivirent, le président Chinois devait reconnaitre officielement la CED comme acteur géopolitique et décida d'ouvrir une ambassade à Londres chargé de représenter son pays auprès de l'organisation. De fait la Chine sera la première état à agir ainsi. La tempête politico-médiatique sino-américaine déclenché par le discours de Tchang-Kai-Tchek fut telle qu'elle permis de faire passer au second plan une nouvelle désagréable avec le 28 Septembre la chute d'Enugu, ville capitale de la rébellion biafraise, qui fut reprise par les forces fédérales nigérianes, le gouvernement rebelle étant transféré à Umuahia.
Pour la rébellion biafraise, cette perte était le signal du début de la fin car moins de huit mois plus tard, le 24 Mai 1968, Port-Harcourt, la capitale du pétrole Nigérian fut reprise par les forces gouvernementales avec ses champs pétrolifères. Les Biafrais, qui contrôlaient jusque-là la ville, perdaient ainsi leur principal débouché maritime et la principale source de revenus. Le gouvernement fédéral choisi alors de vaincre la rébellion en isolant et réduisant l'une après l'autre les différentes poches de résistance, ce qui devait entrainer famines et épidémies avec de nombreuses victimes civiles (7). La perte de leur revenus pétroliers entraina l'étouffement de l'économie biafraise et son aptitude à soutenir un effort de guerre, et moins d'un an et demi plus tard le 23 Septembre 1969, le gouvernement Nigérian lançait son offensive finale destiné à éliminer pour de bon la rébellion Biafraise. Et le 9 Octobre, Oweri, la dernière capitale Biafraise, tombait aux mains des troupes gouvernementales, entrainant la fuite du gouvernement rebelle qui quitta le pays en avion pour se réfugier en Côte-d'Ivoire ( 8 ). Le 12 Octobre signa la fin officielle du conflit avec la signature d'un cessez-le-feu entre la rébellion et le gouvernement légal qui prend effet immédiatement. Il faudra tout de même Trois jours pour que les derniers combats cessent vraiment. C'est la fin de la rébellion du Biafra qui réintègre le Nigéria. Les soldats rebelles sont progressivement réintégrés à l'armée fédérale et le revenus tirés du pétrole permettront de reconstruire rapidement le Pays. Mais le prix pour parvenir à retrouver son intégrité aura été lourd. Près de trois millions de personnes sont mortes, essentiellement de faim ou de maladies. Moins de trois semaines plus tard, le 1er Novembre, lors d'une réunion au siège de la CED, les état-membres firent le bilan de leur action au Nigéria. Même si l'ensemble était considéré comme un succès et validait le concept de mission d'assistance militaire, les pertes civiles élevés combiné à l'action des médias, poussèrent les états à décider qu'à l'avenir lors des interventions communautaires, il faudrait systématiquement anticiper la possibilité de pertes civiles et mettre sur pied les moyens de les réduire autant que possible avant même le début des opérations (9). De plus, comme il n'était visiblement plus possible de faire sans la présence des médias, il faudrait çà l'avenir mettre sur pied une stratégie et des moyens pour présenter positivement les aspects d'une intervention ou au minimum pour limiter les dégâts en cas de problèmes.


(1) Le fameux "Diviser pour régner" couramment utilisé par les puissances coloniales pour assurer le contrôle de leurs territoires, France y compris.
(2) Les deux grands de la guerre froide considérant l'Afrique subsaharienne comme un théâtre secondaire, ils préféraient sous-traiter la question de son contrôle à leurs alliés.
(3) En guise de "renvoi d'ascenseur" pour l'affaire de Suez en 1956 qui avait intéressé surtout la France, l'affaire du Biaffra étant celle du Royaume-Uni (et de BP).
(4) Formule destiné à un grand avenir pour la CED, mais qui servit aussi régulièrement et dès cette époque à camoufler l'intervention des "forces spéciales" européennes.
(5) 8 Pays au total: Afrique du sud, Belgique, France, Italie, Pays-bas, Royaume-Uni, URSS, USA.
(6) Le chef de l'état chinois s'étant bien gardé de prévenir ses hôtes sur ses intentions.
(7) Entre 600000 et 1 million de morts, sans qu'une intention génocidaire puisse être prouvé en dépit des termes employés à l'époque.
( 8 ) Puis ultérieurement aux USA, en échange du renoncement à toute activité politique en rapport avec son pays.
(9) Ce qui devait mener à la création des premières associations humanitaires tiers-mondistes dans les années suivantes, théoriquement indépendantes mais de fait l'un des instruments de l'action politique des occidentaux.


Dernière édition par Capitaine caverne le Jeu Fév 28, 2019 15:47; édité 7 fois
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MessagePosté le: Dim Fév 03, 2019 18:32    Sujet du message: Répondre en citant

Le Capitaine est heureux d'apprendre a ses fidèles lecteurs que la semaine prochaine il va entamer la rédaction des sections consacrés au Biaffra et à la guerre des six jours FTL. Comme vous pouvez vous en douter, il y aura des différences par rapport à OTL.


Bonne lecture à tous!
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