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Un rapport pour monsieur le diplomate.
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Capitaine caverne



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MessagePosté le: Mer Juin 27, 2018 17:08    Sujet du message: Répondre en citant

L'idée de base est qu'en FTL, la "crise de cuba n'a pas lieu" tout simplement parce que le débarquement de la Baie des cochons est une réussite et que le régime castriste est renversé. Par contre les missiles américains basés en Turquie et pointés sur le cœur de l'URSS sont toujours là, et quelqu'un à Moscou finit par s'apercevoir de leur présence…
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"Au jeu des trônes, il n'y a que des vainqueurs et des morts, il n'y a pas de demi-terme". La Reine Cersei.
"Les gens se disent en genéral affamé de vérité, mais ils la trouvent rarement à leur goût lorsqu'on la leur sert". Tyrion Lannister.
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marc le bayon



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MessagePosté le: Mer Juin 27, 2018 17:22    Sujet du message: Répondre en citant

la Baie des Cochons ne pouvait pas marcher.
D'abord parce que c'était un régime véritablement détesté. et qu'ensuite les protagonistes anti castristes n'avaient pas les mêmes idéaux, ni les mêmes objectifs entre eux.
Manque de moyens enfin.
OTL, Castro a gagné sans équipement, sans armes(ou presque) sans soutien extérieur.
En plus, il avait commencé les pourparlers avec l'équipe de JFK, afin de mettre un terme au différent entre les USA et Cuba.
Fidel a été très déçu de la réaction US à l'époque, car il était pro américain.
Les russes se sont empressés de lui apporter leur soutien après.
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Marc Le Bayon

La liberte ne s'use que si l'on ne s'en sert pas
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Capitaine caverne



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MessagePosté le: Jeu Juin 28, 2018 17:35    Sujet du message: Répondre en citant

En réalité, il y a deux éléments méconnus qui ont influencé le résultat historique de l'opération. Le premier est qu'il s'agit d'un projet mis sur pied sous l'administration Eisenhower, mais lancé sous celle de Kennedy. La seconde est que le plan initial incluait en cas de difficultés post-débarquement la possibilité d'avoir recours à des bombardements de l'US Navy pour faire sauter les obstacles s'opposants aux forces de débarquements. Lorsque ca à commencé à tourner au vinaigre OTL, JFK a refusé d'accorder le soutien prévu car l'opération lui déplaisait. L'idée est qu'en FTL l'administration qui lance l'opération est la même que celle qu'il l'a monté, et que l'appui de la Navy est accordé permettant aux anticastristes de vaincre et de l'emporter.
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Capitaine caverne



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MessagePosté le: Dim Juil 01, 2018 16:46    Sujet du message: Répondre en citant

Voici les liens vers ce qui sera les différentes parties de mon œuvre! Comme çà, vous n'aurez pas à trop chercher si vous voulez lire quelque chose de précis.


http://www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?t=805&postdays=0&postorder=asc&start=2490

Correspond au lien vers la page qui rassemble les différentes parties de mon travail préparatoire.

http://www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?t=2705&postdays=0&postorder=asc&start=0

Correspond au lien vers la page de couverture.

http://www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?t=2705&postdays=0&postorder=asc&start=15

Correspond au lien vers la page du sommaire et de l'avant-propos.

http://www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?t=2705&postdays=0&postorder=asc&start=30

Correspond au lien vers la page de l'introduction.

http://www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?t=2705&postdays=0&postorder=asc&start=45

Correspond au lien vers la page de la partie
I) Des naissances difficiles dans une Europe convalescente (1946-1956)
, avec les sous-parties
1) La CEE, une héritière de la CECA.

2) De la seconde guerre mondiale à la rupture de la grande alliance.

3) La CED, un enfant naturel de la guerre civile chinoise.


http://www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?t=2705&postdays=0&postorder=asc&start=60

Correspond au lien vers la sous-partie
4) Un premier âge chaotique et mouvementé.
, et la première moitié de la
5) La crise du canal de suez en 1956, entre fin d'une époque et renouveau (1ère partie)

http://www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?t=2705&postdays=0&postorder=asc&start=75
.

Correspond au lien vers la sous-partie
5)La crise du canal de suez en 1956, entre fin d'une époque et renouveau (2ème partie)


http://www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?t=2705&postdays=0&postorder=asc&start=90

II. Des premiers pas compliqués sur la scène internationale (1956-1962).
..1. Une construction politico-économique qui progresse.

http://www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?t=2705&postdays=0&postorder=asc&start=120

Correspond au lien vers la sous partie
..2. Une CED qui se transforme et s'adapte.
..3. Dans un climat de tensions croissantes.

http://www.1940lafrancecontinue.org/forum/viewtopic.php?t=2705&postdays=0&postorder=asc&start=135

Correspond au lien vers la sous partie
..4. Un activisme européen croissant dans les ex-empires coloniaux.
.5. La crise des missiles Turcs, une épreuve de vérité euro-américaine.
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Dernière édition par Capitaine caverne le Dim Aoû 19, 2018 18:22; édité 3 fois
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Capitaine caverne



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MessagePosté le: Ven Juil 06, 2018 12:16    Sujet du message: Répondre en citant

Le Capitaine demande de l'aide pour un motif personnel. Amateur de feuilleton en tous genres, il est abonné à Netflix depuis quelques mois, ce qui le satisfait presque pleinement. Netflix a beau avoir un catalogue très large, il n'y a ni tous les feuilletons, ni toutes leurs saisons sur ce site.

Est-ce que les honorables membres de la FTL pourraient lui conseiller des sites de VOD ou de Streaming (légaux si possibles) ou il pourrait trouver de quoi embrasser la quasi-totalité de ce qui sort ou est sorti à l'heure actuelle?
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MessagePosté le: Ven Juil 06, 2018 12:18    Sujet du message: Répondre en citant

Capitaine caverne a écrit:
Est-ce que les honorables membres de la FTL pourraient lui conseiller des sites de VOD ou de Streaming (légaux si possibles) ou il pourrait trouver de quoi embrasser la quasi-totalité de ce qui sort ou est sorti à l'heure actuelle?

Par définition, sauf à raquer sur tous les abonnements existants, la solution "légale" que tu recherches n'existe pas.
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Point ne feras de machine à l'esprit de l'homme semblable !
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Capitaine caverne



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MessagePosté le: Dim Juil 08, 2018 16:54    Sujet du message: Répondre en citant

..4. Un activisme européen croissant dans les ex-empires coloniaux.
Fraichement indépendant, nombres d'anciennes colonies ou protectorats européens peinaient à devenir des états stables et prospères. Car en plus des jeux d'influences déstabilisateurs entre est et ouest propres à la guerre froide, des facteurs internes parfois anciens jouaient pour miner la cohésion des nouveaux états. Parmi les 70 à 80 nouveaux pays, pas encore tous affranchis de la tutelle européenne, certains se distinguèrent par leur propension à subir des crises politiques a répétition agrémentés d'épisodes guerriers (1). Le premier à se distinguer en la matière fut le Liban qui ne cessa jamais d'être une source d'inquiétude pour les européens.
Le 15 Juillet 1958, le président Libanais Camille Chamoun, un pro-occidental, appela à l'aide la Communauté Européenne de Défense. Il devait en effet faire face depuis plus d'un an et demi à des tensions croissantes entres communautés religieuses. Les communautés musulmanes, pronassériennes, poussaient à une alliance avec la Syrie et l'Egypte, ce dont ne voulaient pas entendre parler les communautés chrétiennes. Les assassinats succédaient aux attentats à la bombe et aux manifestations de rue massives. Six semaines auparavant, une guérilla avait éclatée entre partisans et opposants du gouvernement dans les montagnes et l'armée libanaise n'arrivait pas à maitriser la situation. Les faits en eux-mêmes étaient connus entre Londres et Paris, mais les européens s'étaient gardés d'intervenir pour ne pas envenimer les choses tout en espérant que le gouvernement de Beyrouth parviendrait à régler la question (2). Dès le jour suivant, le 16 Juillet, la CED déclencha l'opération "Chauve-souris bleue/Blue Bat" qui vit le débarquement à Beyrouth de la toute première grande unité terrestre communautaire, la Première Division d'Infanterie Européenne qui comptait plus de 15000 hommes dans ses rangs. La division occupa sans résistance le Port et l'aéroport de Beyrouth et elle était appuyé dans son action par la flotte française de Méditerranée et la Royal Air Force qui opérait depuis Chypre. La rapidité inhabituelle de la réaction de la CED s'expliquait par le fait que celle-ci suivait de près la vie politique locale et que désireuse d'éviter la chute d'un pays ami dans l'orbite communiste, elle avait prépositionné la division sur Chypre depuis l'éclatement des combats en montagne, officiellement pour des exercices (3). Pendant les deux mois qui suivirent, les forces européennes remportèrent succès sur succès sur le plan militaire, prenant le contrôle d'une proportion croissante du territoire libanais. Mais politiquement, il n'en n'était pas de même car les différentes factions rebelles refusaient de négocier une sortie de crise. C'est pourquoi le 23 Septembre,le président libanais Chamoun démissionna de son poste sous la pression de la CED. Il fut remplacé par le Général Fouad Chebab, un homme bénéficiant du respect de tous dans le pays. Il s'agissait d'un geste de bonne volonté destiné à faire baisser les tensions entre communautés et d'ouvrir des négociations avec les rebelles, ce qui fut fait quelques jours plus tard. Ainsi, le 25 Octobre, eut lieu l'arrêt des combats au Liban par la reddition des rebelles. Pris entre leurs opposants, l'armée nationale et les forces de la CED, ils avaient jugés préférable de cesser la lutte et de négocier un accord de paix. De fait, ils durent renoncer à leurs revendications initiales et rendre les armes, mais obtinrent en échange que le Liban renonce à adhérer au Pacte de Bagdad comme le souhaitait le président Chamoun. Les forces de la CED commencèrent à rembarquer le même jour. Rachid Karamé, chef des rebelles fut nommé premier ministre afin de former un gouvernement de réconciliation nationale. Trois semaines plus tard, les forces de la CED avaient quitté le territoire libanais avec deux cent morts et six cent blessés (4).
Si les années 1959 et 1960 furent plus calmes, ce n'était que parce que le feu couvait dans les futurs ex-empires et qu'une plus importante affaire allait surgir sur le scène internationale. Ce fut au Congo qu'une crise éclata de manière inattendue. Le 30 Juin 1961 eut lieu la proclamation de l'indépendance du Congo-belge sous le nom de République du Congo-Léopoldville (du nom de la capitale), afin de le différencier de son voisin l'ex Congo français déjà indépendant et qui portait le nom de République du Congo. Les deux plus éminents leader des indépendantistes congolais, Joseph Kasa-vubu et Patrice Lumumba devinrent respectivement président et premier ministre. Moins d'une semaine plus tard, le 5 Juillet, la Force Publique du Congo Belge, l'ancienne armée coloniale fut proclamé Armée Nationale Congolaise par le nouveau gouvernement. La Radio Nationale congolaise chanta alors l'unité de la nouvelle armée, entre officiers blancs ex-colonisateurs et sous-officiers et soldats noirs ex-colonisés devenus militaires congolais. Des mécontentements se firent toutefois rapidement entendre chez les cadres qui n'appréciaient pas leur changement de statut, ce qui ne manqua pas très rapidement de causer des problèmes. Et dès le 11 Juillet, des émeutes eurent lieu dans les casernements de l'armée congolaise placés près de Léopoldville. L'attitude et les propos ouvertement racistes et colonialistes de certains cadres blanc avaient mis le feu aux poudres chez la troupe qui espérait un changement d'attitude après l'indépendance. Ce n'est que le 13 Juillet que le calme revient dans les casernes après deux jours de violence. Le premier ministre Lumumba était parvenu à calmer les esprits en faisant intervenir les vétérans, blancs et noirs, de la seconde guerre mondiale retirés du service actif et ayant pris leur retraite dans la région. Les anciens avaient usé à fond de leur prestige auprès des jeunes soldats pour que ceux-ci acceptent de rentrer dans le rang. De même, le premier ministre s'est engagé à la radio à punir les officiers au comportements fautif. De fait, plusieurs dizaines de cadres à l'attitude inacceptable seraient renvoyés du service dans les semaines qui suivent et pour beaucoup, renvoyés directement dans l'ancienne métropole. Afin de compenser la perte d'hommes qualifiés pour exercer des commandements dans l'armée congolaise, de nombreux vétérans des campagnes d'Ethiopie et d'Indochine pendant la guerre acceptèrent de réintégrer le service actif. Après une grosse frayeur, les européens du Congo-Léopoldville retrouvèrent leur calme (5). Ce n'était toutefois qu'une pause avant que la crise ne change de dimension et ne déstabilise tout le pays.
En effet, le 29 Juillet Moise Tshombe, gouverneur de la riche province minière du Katanga proclama l'indépendance de sa province. Il était soutenu dans sa démarche par une grande partie des dignitaires locaux et une partie des colons européens. Les rebelles demandèrent alors l'aide de l'ancien colonisateur pour soutenir leurs revendications, ainsi que l'intervention de l'ONU. Mais les indépendantistes en furent pour leur frais, car le 31 Juillet, à la surprise générale le gouvernement Belge désavoua publiquement le soulèvement katangais, le déclarant illégal et lui déniant toute légitimité. Le premier ministre en exercice déclara que Bruxelles avais déjà eut assez de difficultés à assurer une transition vers l'indépendance dans des conditions à peu près acceptables pour ne pas tout compromettre en cautionnant l'action de politiciens douteux et d'hommes d'affaires malhonnêtes (6). L'ONU, travaillé par les USA qui soupçonnaient Lumumba d'être communiste, proposa une médiation, ce qui met en colère le gouvernement de Léopoldville. Le refus de la Belgique de les soutenir déstabilisa assez les Katangais pour que les choses restent en suspens quelques temps. Le gouvernement de Léopoldville pis à profit ce bref répit pour essayer de limiter les dégâts. Et le 20 Aout, la sécession de la province congolaise du Sud-Kasai fut évité de justesse par l'action conjointe des forces armées congolaises et des services secrets belges. Les services spéciaux de Bruxelles, restés sur place après l'indépendance, avaient agit sur ordre de leur gouvernement, désireux de limiter l'ampleur du soulèvement et de préserver ses intérêts. Le même jour, les troupes de l'ONU commencèrent à débarquer au Congo-Léopoldville. Mais au bout de deux semaines, lorsque le 2 Septembrele premier ministre Lumumba demanda aux forces de l'ONU d'intervenir aux côtés de l'armée nationale pour mater la rébellion katangaise, il eut la déception de voir le commandant des forces onusiennes refuser d'agir. Sa position politique affaiblit par la crise, Lumumba devint la cible de son plus grand rival le président de la République. Du 5 au 14 Septembre 1961, le premier ministre Lumumba et le président Kasa-vubu se livrèrent à une féroce lutte d'influence pour le contrôle de l'état, qui se solda par la destitution du président lors d'un coup d'état appuyé par l'armée nationale (7). Une semaine plus tard, le 21 Septembre, il s'était assuré du contrôle de l'état et des forces armés, le premier ministre Lumumba appela à l'aide la Communauté Européenne de Défense. Il cherchait en fait à obtenir l'aide de la Belgique tout en permettant à celle-ci de ne pas envoyer de troupes nationales conformément aux accords ayant présidés à l'indépendance et qui interdisent la présence de l'armée belge sur le sol congolais. C'était une situation humiliante pour le fier patriote qu'était Lumumba que de devoir faire appel à l'ancienne puissance coloniale, mais devant l'hostilité américaine et le peu d'empressement des soviétiques pour l'aider il fallait faire contre mauvaise fortune bon cœur et chercher de l'aide ou il y en avait de disponible. Il fallut tout de même dix jours pour que la CED délibère et le 1er Octobre la CED acceptait la demande du gouvernement congolais et décida d'envoyer un corps expéditionnaire pour aider à réduire la rébellion katangaise. Et le 15 Octobre sonna le début du débarquement des troupes de ce même corps au Congo-Léopoldville, même si la montée en puissance du dispositif faisait que les opérations actives ne commenceraient pas avant l'année suivante ( 8 ).
La fin de l'année devait être frustrante pour Lumumba, occupé à réorganiser l'état congolais, le gouvernement et les forcés armées pendant que la crise tournait à la guerre civile. Certes, la rébellion ne s'était guère étendue au delà de son foyer initial mais le 15 Janvier 1962 apporta une information nouvelle. Les forces de la CED venait d'entrer en action aux cotés de l'armée congolaise. Fortes d'un corps d'armée composé de la 2ème Division d'Infanterie Européenne, de la 3ème Brigade de Montagne et d'une nouveauté, la 1ère Brigade aéromobile, elles rassemblaient le meilleur des troupes communautaires. Cette dernière unité avait la particularité d'être équipé d'hélicoptères qui permettent aux soldats de manœuvrer et de combattre avec une fluidité inconnue jusque là. Appuyé par une division aérienne composite dont les unités viennent de tous les membres de la communauté, les forces de la CED étaient commandés par le général belge Jean-Baptiste Piron. C'était un vétéran prestigieux des forces armées royales qui s'était laissé tenté cinq ans plus tôt par quelques années de service dans la CED au lieu de prendre sa retraite. L'ensembles des forces communautaires comptait plus de 50000 hommes en incluant les forces navales qui agissent sur les grands fleuves et les lacs du Congo. Les combats qui suivirent, éclatés, obscurs et sans gloire durèrent plus de deux ans jusqu'au 1er Aout 1964 avec la fin officielle des combats au Congo-Léopoldville qui retrouve la paie civile et son intégrité territoriale (9). Le même jour fut proclamé la République Démocratique du Congo, avec un nouveau drapeau, un nouvel hymne national et une nouvelle devise. La nouvelle constitution faisait de la République un état fédéral mené par un régime présidentiel. Les forces de la CED entamèrent leur retrait dès le jour suivant, car les combats s'étaient en fait arrêtés depuis plusieurs semaines. Moise Tshombé, ses principaux partisans et leurs familles avaient déjà pris la route de l'exil et s'installèrent en Algérie ou ils seraient protégés en échange de l'arrêt de toute activité politique. En réalité, au fil des ans des "repentis" abjurant leur soutien à la cause indépendantiste obtinrent de pouvoir rentrer au pays. Mais Tsombé lui-même ne le fit jamais, au point qu'après sa mort en 1969 il fut inhumé en terre algérienne ou il repose toujours à l'heure actuelle (10).

(1) A cette époque, les pays arabes et africains étaient ceux qui inquiétaient le plus et c'est hélas toujours le cas aujourd'hui en dépit d'une nette diminution de la fréquence des crises.
(2) Ce qui resta une constante de la vie politique libanaise jusqu'à la fin de la guerre froide lorsque les européens parvinrent enfin à s'imposer face à leurs rivaux syriens en terme d'influence sur Beyrouth.
(3) Ce qui devint au fil des ans un ruse de guerre courante pour les forces de la CED, au point de susciter régulièrement la méfiance du "voisinage" face à de véritables exercices.
(4) Ainsi que le droit d'ouvrir une base interarmes à Tripoli dans le nord, loin de la capitale pour ne pas mettre mal à l'aise le gouvernement libanais.
(5) Les historiens se disputent encore aujourd'hui pour déterminer ce qui ce aurait pu se passer si la mutinerie avait du s'étendre et son impact sur les relations entre congolais "européens" et "africains" dans l'état fraichement indépendant.
(6) Face à un gouvernement belge divisé quand à la réponse à apporter, le dernier mot revint au Roi Léopold III qui déclara "Tout ça ne nous rendra pas le Congo, mais il serait préférable de ne pas perdre le fruit de décénnies d'efforts en les laissant entre les mains de factieux.
(7) Ce fut le seul du genre au Congo-Léopoldville, une rareté en Afrique ou le coup d'état tenait parfois du sport national.
( 8 ) La Belgique obtint le leadership sur la "question congolaise" après l'indépendance, mais l'affaiblissement progressif de Bruxelles fit que Léopoldville reportât progressivement son "parrainage" sur la France qui était vu comme possédant les moyens de soutenir le nouveau pays.
(9) Même si en réalité des maquis indépendantistes subsistèrent jusqu'à la fin des années 1960.
(10) Il semblerait que le dossier ait progressé ces dernières années, le gouvernement de Léopoldville ayant accepté de négocier avec la famille de Tsombé et le parti politique congolais héritier de son action. Les discussions achoppent toutefois sur la question du lieu d'inhumation et de son impact sur la vie politique du pays.
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Dernière édition par Capitaine caverne le Dim Nov 11, 2018 19:31; édité 6 fois
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Capitaine caverne



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MessagePosté le: Dim Juil 15, 2018 16:48    Sujet du message: Répondre en citant

Le Capitaine est heureux d'apprendre à ses fidèles lecteurs que la progression de son travail continue. Et qu'aujourd'hui, en plus de l'échauffement que constitue l'affaire libanaise de 1958, c'est le début des problèmes dans l'ex Congo belge tout nouvellement indépendant!

Bonne lecture à tous!

Et bon match pour l'équipe de France!
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Capitaine caverne



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MessagePosté le: Dim Juil 22, 2018 16:42    Sujet du message: Répondre en citant

Le Capitaine Caverne est heureux d'annoncer à ses fidèles lecteurs que les chose sérieuses commencent au Congo-Léopoldville. Et que si Lumumba sauve sa tête (et son fauteuil au passage), les bruits de bottes s'amplifient d'une manière de plus en plus menaçante dans l'ex Congo-belge! Début de la grosse bagarre la semaine prochaine!


Bonne lecture à tous!
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Capitaine caverne



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MessagePosté le: Dim Juil 29, 2018 17:11    Sujet du message: Répondre en citant

.5. La crise des missiles Turcs, une épreuve de vérité euro-américaine.
La guerre froide fut parcourut de nombreuses crise en tous genres, plus ou moins sérieuses, mais aucune ne fit autant trembler le monde que celle dite des "missiles turcs" qui éclatât le 14 Octobre 1962. Cela se produisit lorsque des avions espions soviétiques, se déplaçant sécrètements camouflés par l'ombre radar d'avions de lignes (1), repèrent des travaux sur les bases américaines en turquie qui laissèrent croire que les USA s'appretent à installer des missile balistiques à longue porté. Si ces missiles étaient mis en service, les centres vitaux de l'URSS seraient menacés sans que celle-ci ait le temps de repliquer en cas d'attaque nucléaire. Car en combinant la distance et leur temps de vol, Moscou même averti dès leur décollage n'aurait pas eu le temps d'utiliser sa capacité de seconde frappe. C'était la une rupture dans l'équilibre de la terreur qui était établit entre les USA et l' URSS et qui garantissait l'absence de conflit direct entre les deux grands (2).
Dès le jour suivant, 15 Octobre, avec l'accord de ses collègues du Politburo, Nikita Khroutchev dévoila au monde la situation et menaça le bloc occidental en général et les USA en particulier d'une guerre totale si tous les missiles américains basés en Europe, tant ceux à porté intermédiaire que ceux à longue porté, n'étaient pas retirés rapidement. Le président américain Eisenhower découvrit d'ailleurs à cette occasion qu'une partie du haut-commandement des forces armées US, ainsi que des services secrets, ne lui obéissaient pas. En effet, il avait donné l'ordre l'année précédente de retirer les missiles nucléaires américains d'Europe, ce qui n'avait pas été fait, et les services de renseignements avaient omis de le prévenir (3). Le troisième jour, le 16 Octobre, le gouvernement soviétique décida après concertation de rejeter l'option d'une attaque directe contre les USA et opta à la place pour un "blocus de la Turquie" en ferment les détroits de Sicile et de Messine avec la flotte soviétique afin de faire pression sur les occidentaux. Il fut également décidé de demander à l'Egypte, pays ami de l'URSS, de fermer le canal de Suez. L'idée générale officielle était d'empêcher l'acheminement des missiles américains jusqu'à leurs emplacements (4). Au même moment à Washington, découvrant que son état-major avait anticipé (sans le consulter), le déploiement de missiles nucléaires à longue porté, le Président Eisenhower annula le projet de manière immédiate et définitive. Le quatrième jour, le 17 Octobre la flotte soviétique de la mer noire leva l'ancre au grand complet et quitta son mouillage de Sébastopol pour se diriger vers le sud. Ordre lui avait été donné de se rendre en Méditerrané pour bloquer le passage à tout convoi militaire américain au niveau des détroits de Sicile et de messine. Il fallut cinq jours, le neuvième de la crise le 22 Octobrepour que le mouvement naval soviétique soit connu et donne lieu à une réaction (5). Alors que les déploiements de la flotte soviétique semblaient de plus en plus menacants, la CIA informa le président Eisenhower que les Soviétiques disposent de forces nucléaires très inférieures à celles des USA, aussi bien en quantité qu'en qualité. Des sous-marins nucléaires d'attaque avaient également été repérés à proximité de la flotte soviétique. Au cours d'une allocution télévisée, le président américain reconnutt pour vraies les déclarations du leader soviétique mais demandait néanmoins le retrait des forces navales soviétiques de Méditérannée. Il signa devant les caméras l'ordre de déployer l'US Navy pour barrer la route aux soviétiques et le cas échéant de les forcer à faire demi-tour. Les chefs d'états et de gouvernement des pays alliés aux USA assuraient le gouvernement américain d'un soutien total. L'OTAN, l'OTASE et le Pacte de Bagdad furent mis en état d'alerte. La CED se mobilisa et après un vote unanime de ses membres, fit passer ses forces opérationelles sous controle otanien (6). Les réseaux de communication des differents protagonistes étaient tellement actifs que l'état-major soviétique perdit le contact avec ses forces navales expéditionnaires. Le même jour, le gouvernement égyptien ferma unilatéralement et sans préavis le canal de Suez en mouillant de grands cargos à chaque extrémité, avec ordre de les saborder si les occidentaux en général et les américains en particulier tentaient de les aborder. Deux jours après, le 24 Octobre à 10 heures du matin, le blocus était en place dans les détroits de Sicile et de Messine qui étaient désormais fermés à tout trafic militaire. Le trafic radio diminuant, l'état-major soviétique reprit contact avec la flotte de la mer noire (7). Dans la nuit, la VIème flotte US, basée en Méditerranée et renforcé par des navires de la CED et de l'OTAN se positionna en face des navires soviétiques mais sans chercher à forcer le passage. Les forces stratégiques soviétiques furent misent en état d'alerte, prètes à entrer en action sur ordre.
Le jour suivant, plusieurs navires occidentaux quittèrent la formation Otanienne, victimes de pannes et de problèmes de carburants dues au fait qu'ils avaient pris la mer dans la précipitation. Le 26 Octobre, par le biais d'un homme d'affaire américain de retour d'un voyage à Moscou, Khroutchev fit savoir à Eisenhower que si les USA voulaient déclencher une guerre entre les deux blocs en rompant l'équilibre des forces qui existait entre eux avec des missiles nucléaires installés en europe, ils ne s'y prendrait pas autrement. Au même moment, des sous-marins des deux camps furent détectés par les différents flottes, un jeu de cache-cache mortel commençant immédiatement avec les forces anti-sous-marines des différentes forces navales en présence. Le 27 Octobre, un avion-espion U2 en mission au dessus de la flotte soviétique fut abattu par la DCA embarquée, en dépit d'ordre contraires donnés par Khroutchev qui ne voulait pas "tirer le premier". Les USA répondirent en grenadant avec des charges d'exercice les sous-marins soviétiques, lesquels allèrent se refugier à proximité des bâtiments de surface. De part et d'autres, ces différents gestes furent interprétés comme des gestes d'escalade, avec ordre d'ouvrir le feu sur les flottes rivales en cas de nouvel incident ( 8 ). Et à ce stade, aussi étonnant qu'il y paraisse aucun dialogue ne s'était encore établit entre les leaders des deux blocs. Hors le 28 Octobre avec un courrier diplomatique remis par son ambassadeur en poste à Washington, Khroutchev signala qu'il était près à négocier, si et seulement si les USA renonçaient à positionner un quelconque missile nucléaire sur le sol de leurs alliés et à retirer définitivement ceux qui s'y trouvent déjà. Il effectua également une annonce sur Radio Moscou ou il exposa ses demandes et déclara qu'il avait ordonné de lancer la construction de sites de lancement de missiles nucléaires sur le sol des pays alliés et amis de l'URSS. Une escarmouche navale eut aussi lieu ce jour-là entre destroyers américains et sous-marins soviétiques, et l'un d'eux fut contraint de faire surface à cause d'un problème de batterie. Il se retrouva immédiatement encerclé par plusieurs bâtiments de guerre américains. Les sous-marins soviétiques reçurent l'ordre de se tenir prêt à réagir à toute agression et engagèrent leurs torpilles nucléaires dans les tubes de lancement (9). Heureusement, dès le 29 Octobre les USA décidaient de reculer et ordonnèrent le retour à leur bases du temps de paix des forces navales impliqués dans la crise. Les navires des nations alliés reçurent des ordres similaires par leur propre chaine de commandement. En fait, grâce à l'action de l'ambassadeur soviétique à Washington, un compromis avait été trouvé (10). Les USA s'engageaient à retirer tous leurs missiles nucléaires présent en Europe et à renoncer à toute future installation. En échange, l'URSS s'engageait à ne plus soutenir un quelconque mouvement révolutionnaire ou insurrectionnel en Amérique Latine, et à réduire au silence le gouvernement cubain en exil à Moscou. De même, Washington et Moscou acceptaient de renoncer à envahir les états voisins pour y maintenir l'ordre dans leurs sphères d'influences respectives, et à n'agir qu'avec l'accord des autres pays limitrophes. Le 30 Octobre 1962, le contenu de l'accord américano-soviétique fut dévoilé dans les médias. La flotte de la mer noire reçut à son tour l'ordre de regagner sa base de Sébastopol. Deux sous-marins durent néanmoins faire le chemin en surface car ils avaient connus des pannes à leur bord qui les empêchaient de plonger (11). La tension internationale se mit à décroitre fortement au grand soulagement des populations. Et le 31 Octobre, au cour d'un entretien téléphonique auquel assistaient leurs équipes respectives, Eisenhower et Khroutchev convinrent de créer une ligne de communication directe entre le Kremlin et la Maison blanche afin d'éviter tout nouveau malentendu entre eux à l'avenir. On l'appellera bien vite "Le téléphone rouge", bien qu'en réalité ce ne soit pas un téléphone et qu'il ne soit pas rouge (12). Le 1er Novembre 1962, le monde considérait que la crise des missiles turcs était un succès personnel de Nikita Khroutchev, ce qui valut à l'homme et au régime soviétique un grand prestige dans le monde, et surtout auprès des régimes communistes et mouvements politiques assimilés. La République de Chine accusa les USA de s'être comportés comme des Cow-boys et d'avoir joué à la roulette russe avec la vie des habitants de la planète, ce qui ne fit qu'accroitre les tensions entre Nankin et Washington. La réputation d'Eisenhower en souffrit et son prestige personnel ne s'en relèva jamais complètement, même après sa mort.

Après un automne passablement tendu, la fin de l'année 1962 fut étrangement calme. L'envie d'oublier la crise fit qu'un texte aux conséquences politiques majeures passa pratiquement inaperçu sur le moment. Le 21 Décembre 1962 eut lieu la signature des Accords de Guernesey dans les Iles Anglo-Normandes, par le Premier ministre Britannique Harold Macmillan et le premier ministre français Charles de Gaulle. Il portait sur la fourniture de missiles balistiques M1 de la société française Sud-Aviation au Royaume-Uni. Après quatre jours de négociations, il était convenu que la France livre des missiles M1 utilisables par des sous-marins en échange de tous les éléments de la technologie des missiles américains AGM-48 Skybolt que le Royaume-Uni détenaient. L'idée de Paris était de permettre aux britanniques de conserver une force de frappe nucléaire autonome et aux français de faire avancer leurs recherches dans le domaine des missiles balistiques air-sol. De plus, Londres et Paris acceptaient de lancer des travaux pour que leurs bases de sous-marins nucléaires deviennent "compatibles" et rendent possible l'hébergement ainsi que la maintenance des bâtiments des marines franco-britanniques dans leurs bases réciproques.
La signature du texte avait été rendue nécessaire à cause d'une crise entre Londres et Washington. Londres souhaitant bâtir une force nucléaire indépendante efficace n'arrivait pas à mettre au point un vecteur à la fois discret et efficace capable de percer les défenses soviétiques. Le Royaume-Uni avait donc intégré le programme américain du missile Skybolt qui devait remédier au problème. Mais l'engin fut un échec technique, et abandonné à l'été 1962 par les USA d'autant plus facilement que ceux ci disposaient du missile Polaris et de SNLE. Ce qui laissait Londres sans solution car tout les autres programmes britanniques équivalents avaient étés annulés pour concentrer les moyens sur le Skybolt. Washington avait alors essayé d'utiliser la situation pour "vendre" son missile Polaris et tenter de placer sous tutelle l'arsenal nucléaire britannique, tentative qui fut contrée par une contre-offre de Paris qui n'avait aucune envie de voir son principal allié tombé sous influence stratégique américaine. Laquelle offre fut immédiatement accepté par le Premier Ministre Macmillan qui préférait une aide venant d'un allié raisonnablement fiable et qui ne pouvait dicter ses conditions. Mais bien au delà des intentions initiales des différents acteurs à l'époque, les historiens considèrent que ces Accords de Guernesey comme le début de la fin de l'influence des USA sur l'Europe de l'ouest, car Washington commença dès cette époque à voir diminuer ses capacités à faire pression sur ses alliés. Et ceux-ci à élargir continuellement leur marge de manœuvre.

(1) Pratique risquée mais courante des deux blocs pendant la guerre froide, qui devait hélas entrainer le drame de la Korean Air Line deux décennies plus tard.
(2) Pendant la brève période ou il fut au pouvoir à Cuba, le régime castriste eut un projet similaire qui ne vit pas le jour à cause de son renversement.
(3) Information qui ne fut connue qu'en 2012 lors de l'ouverture des archives US après un délai officiel de 50 ans.
(4) La stratégie fut sélectionné parmi les options disponibles car elle offrait un maximum de délai et d'option pour Moscou.
(5) Cette défaillance ne fit qu'accroitre la méfiance du président envers ses agences de renseignements dont il soupçonnait une manipulation destiné à le pousser à la faute.
(6) Ce geste démonstratif de la loyauté européenne à leur égard fit que l'hostilité des USA envers la CED diminua très fortement dès la fin de la crise et ne refit surface qu'au cour des années 1980.
(7) Ce qui mit un terme à deux jours d'angoisse de l'amirauté soviétique qui se demandait si son escadre n'avait pas été intercepté et coulée par l'OTAN.
( 8 ) Ce fut le moment de la crise ou les forces des deux blocs furent le plus prêt de transformer la planète en champ de tir nucléaire.
(9) Torpilles nucléaires dont la présence à bord des sous-marins soviétiques était inconnue des occidentaux à cette époque.
(10) Lequel ambassadeur y gagna de conserver son poste jusqu'au début du "règne" de Mikhail Gorbatchev en 1983.
(11) La fiabilité incertaine des technologies sous-marine soviétique entraina des incidents parfois mortel jusqu'aux années 1970.
(12) Le système ressemble en fait à un Fax dans lequel les parties prenantes envoi quotidiennement les éléments les plus ennuyeux de leurs littératures nationales pour en vérifier le bon fonctionnement.
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Dernière édition par Capitaine caverne le Dim Nov 18, 2018 19:33; édité 8 fois
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MessagePosté le: Dim Juil 29, 2018 17:16    Sujet du message: Répondre en citant

Le Capitaine est heureux d'apprendre à ses fidèles lecteurs qu'il vient de terminer l'affaire katangaise et de commencer l'équivalent FTL de la Crise des missiles de Cuba qui devient ici celle des "missiles turcs". Avec des conséquences majeures comme une perception différente de l'identité du vainqueur et le maintien au pouvoir de Kroutchev qui sauve son fauteuil!

Bonne lecture à tous!
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MessagePosté le: Dim Aoû 05, 2018 16:48    Sujet du message: Répondre en citant

Le Capitaine est heureux d'apprendre à ses fidèles lecteurs que la Crise des missiles Turcs avance bien, et que désormais les soviétiques font face aux américains, renforcés par l'OTAN et les européens de la CED. Chaude ambiance en Méditerranée centrale, en dépit du fait que nous sommes en Octobre.


Bonne lecture à tous!
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Capitaine caverne



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MessagePosté le: Dim Aoû 12, 2018 23:03    Sujet du message: Répondre en citant

Le Capitaine est heureux d'apprendre à ses fidèles lecteurs qu'il en a finit avec la version FTL de la Crise OTL des missiles de Cuba, qui se déclenche autour de la Turquie cette fois-ci. Avec en teasing le début des Accords de Guernesey qui remplacent en FTL ceux de Nassau (Bahamas).


Bonne lecture à tous!
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Anaxagore



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MessagePosté le: Lun Aoû 13, 2018 11:48    Sujet du message: Répondre en citant

En tout cas , la reculade des USA permet de développer un programme de missile balistique à tête nucléaire européen ce qui rendra l'Europe indépendante du "parapluie américain".
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Ecoutez mon conseil : mariez-vous.
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Capitaine caverne



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MessagePosté le: Lun Aoû 13, 2018 18:22    Sujet du message: Répondre en citant

Anaxagore a écrit:
En tout cas , la reculade des USA permet de développer un programme de missile balistique à tête nucléaire européen ce qui rendra l'Europe indépendante du "parapluie américain".


En fait, dans l'idée que je m'en faisais, la motivation FTL de De Gaulle ne va pas aussi loin qu'un programme de missile balistique à tête nucléaire européen. Il s'agit pour lui d'éviter que l'arsenal nucléaire britannique ne bascule sous tutelle américaine de fait et ne menace l'autonomie stratégique de Londres. Et par ricochet l'alliance franco-britannico-européenne.
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